Festival annuel du Tourisme thaïlandais 2019 au parc Lumpini, au coeur de Bangkok

Pour y résider, nous nous concentrons sur les événements qui se déroulent à Chiang Mai sans toutefois oublier les grandes manifestations organisées ailleurs en Thaïlande. Et le TTF 2019 – Thailand Tourism Festival, soit le Festival du Tourisme thaïlandais 2019 est un de ses grands événements qu’il ne faut manquer pour rien au monde si vous êtes de passage dans la capitale – ou y vivez. Mais pourquoi donc ?

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Un Festival du Tourisme au cœur de Bangkok

C’est bien simple : en un lieu emblématique du pays, le parc Lumpini (สวนลุม), poumon vert de la capitale, est concentré chaque année tout ce que la Thaïlande peut vous offrir en matière touristique. C’est dire que tout voyageur transitant par la Cité des Anges entre ce mercredi 23 et le dimanche 21 janvier 2018, de midi à 21h, ne manquera surtout pas d’y faire un tour. Il s’y attardera avec plaisir, à n’en pas douter.

LA TAT – Autorité du tourisme de Thaïlande espère attirer plus de 600’000 visiteurs,  locaux comme étrangers – c’est dire que vous ne serez pas seul ! Cette année, l’accent est mis sur le voyage vert, écologique et durable. Vert ou pas vert, le but est tout de même d’attirer encore plus de touristes. Ils sont près de 40 millions par an à venir au Pays du Sourire, dont 10 millions de touristes chinois (sans parler des Thaïlandais eux-mêmes qui effectuent près de 170 millions de voyages annuels). En les rendant attentifs aux destinations provinciales, tout aussi attractives.

La plus grande foire touristique de la Thaïlande vous donne un aperçu des merveilleuses attractions du Pays du Sourire. L’entrée est gratuite. Beaucoup d’animations culturelles, avec un marché offrant de la nourriture locale provenant des diverses régions de Thaïlande, de l’artisanat et des ateliers, des danses traditionnelles, des concerts et autres parades. Le parc Lumpini, au cœur de Bangkok, sera transformé en mini-représentation du royaume avec des répliques de sites touristiques. Un événement à ne pas manquer donc !

Extrait du programme

La cérémonie d’ouverture de cette 39e édition aura lieu aujourd’hui, mercredi 23 janvier, dès 17h. Inutile de vous y rendre car elle s’annonce plutôt protocolaire. Et celle année, selon ce que nous en savons et contrairement à l’année dernière, pas de parade !

Que vous soyez présent ou non, une diffusion Facebook en direct est assurée durant les cinq jours du festival.

Voici le programme officiel des événements qui sont programmés sur la scène principale. Il faut cependant savoir que quantité d’autres événements sont organisés dans les autres zones, que ce soit des ateliers, des concerts ou des spectacles.

MERCREDI 23.01.2019 : dans le cadre de la cérémonie d’ouverture, spectacle à 18h40 puis show son & lumière à 19h20 et concert de Palmy, jeune chanteuse de pop belgo-thaïlandaise, à 19h50 (Facebook, Instagram, vidéo, Wikipédia pour celles et ceux désirant en savoir plus sur elle).

JEUDI 24.01.2019 : spectacle folklorique dès 16h20, concert dès 18h10 et show son & lumière à 19h30. À 19h40, concert de Getsunova (Facebook, Instagram, vidéo).

VENDREDI 25.01.2019 : spectacle folklorique dès 16h20 (théâtre khon) et concert dès 18h10, show son & lumière à 19h30. À 19h40, concert de Tono & The Dust (Instagram, YouTube).

SAMEDI 26.01.2019 : concert de Chant Aen Sputnik à 15h20 (Facebook, Instagramvidéo), spectacle folklorique moderne à 16h40, concert de Scrubb à 18h (Facebook, Instagram, vidéo), show son & lumière à 19h et concert de Stamp à 19h30 (Facebook, Instagram, vidéo).

DIMANCHE 27.01.2019 : spectacle théâtrale à 15h20, concert de Yinglee, chanteuse de molam, très populaire dans le royaume, à 16h40 (Facebookvidéo), concert de Twopee à 18h (Facebook, Instagram, YouTube), show son & lumière à 19h et concert de Potato à 19h30 (Facebook, site web, Instagram, vidéo).

TTF 2019 – Thailand Tourism Festival – Festival du Tourisme thaïlandais
Du mercredi 23 au dimanche  27 janvier 2019
Ouvert de midi à 21h (samedi et dimanche, ouverture à 11h)
Au parc Lumpini Park, à Bangkok
Page Facebook / FB Live
Hashtags : #TTF2019, ‪#‎เทศกาลเที่ยวเมืองไทย2562 et ‪#‎ThailandTourismFestival2019‬‬

Comment s’y rendre ?
– Arrêt Silom du métro souterrain (MRT), à défaut arrêt Lumpini.
– Arrêt S2 Sala Daeng du métro aérien (BTS)
– Bus no 4, 13, 14a, 15, 29, 45, 47, 50 62, 67, 76, 77, 89 ou 505

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Pas moins de 9 secteurs différents !

Ce festival incontournable draine chaque année des centaines de milliers de festivaliers, locaux comme touristes. Cette année, pas moins de 9 zones différentes vous présenteront le meilleur de ce qu’offre la Thaïlande.

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  • Zone 1 : Tourisme durable au mémorial du roi Rama VI. Plus de 90 nouveaux circuits ont été concoctés par l’Office du tourisme thaïlandais.
  • Zone 2 : À la découverte de la Thaïlande – Vente de séjours bon marché tout inclus.
  • Zone 3 : 5 villages pour vous présenter les 5 régions de la Thaïlande (avec leurs propres animations culturelles et musicales) :
    • thailandtourismfestival2019moregastronomyThaïlande du Centre – Davantage de patrimoine (album-photo). Ce village vous présente le patrimoine du vieux Siam à travers une maison traditionnelle thaïlandaise et l’ancien mode de vie rural avec des démonstrations comme la fabrication traditionnelle de guirlandes.
    • Thaïlande du Nord – Davantage d’authenticité (album-photo). Ce village présentera, entre autres, les magnifiques tissus en coton tissés à la main et soie qui ont rendu la région célèbre en mettant en valeur des modèles complexes. La nature artistique des peuples du Nord sera à l’honneur avec une gamme de produits d’arts contemporains inspirés de cette belle région montagneuse.
    • Isan, le nord-est de la Thaïlande – Davantage de gastronomie (album-photo). Ce village reproduira la cuisine la plus dynamique de Thaïlande. La gastronomie est l’une des principales sources d’inspiration pour voyager dans cette région, en la reliant aux festivals traditionnels et aux valeurs culturelles tout en faisant la promotion de ses trois principaux pôles touristiques :
    • Thaïlande de l’Est – Davantage de fun. La photographie 3D sera utilisée pour promouvoir l’identité de cette région à travers un prisme ludique.
    • Sud de la Thaïlande – Davantage d’inspiration (album-photo). Ce village a pour ambition de  présenter de nouvelles perspectives du Sud qui vont au-delà des plages et des îles, y compris les villes secondaires comme Surat Thani et Phatthalung, les joyaux cachés dans les grandes villes comme Peranakan à Phuket ou encore les arts des trois provinces méridionales.
  • Zone 4 : Amazing Bangkok ! Bangkok n’a plus besoin d’être promue, c’est la ville au monde accueillant le plus de touristes !
  • Zone 5 : Scène centrale (passage obligé, voir programme ci-dessus).
  • Zone 6 : TAT Studio & Start up. C’est le coin multimédia qui diffuse quotidiennement et en direct le TTF 2019 sous toutes ses formes : des reportages, des scoops spéciaux, des interviews, des activités et des performances.
  • Zone 7 : « Réduire, réutiliser et recycler », c’est le nom de cette zone qui veut vous sensibiliser en promouvant un tourisme responsable et durable à travers diverses activités, jeux et autres concours.
  • Zone 8 : TAT – Zone de repos et de rencontre.
  • Zone 9 : Partenaires et sponsors. Nous n’avons malheureusement pas réussi à obtenir la liste de ceux-ci. L’année dernière, cette section était animée par de nombreuses organisations partenaires, y compris le Département des ressources minérales; l’Association des parcs zoologiques, ThaiBev, ; SUPPORT – Centre international d’arts et d’artisanat, Centre touristique de la Marine nationale, la Compagnie nationale d’Electricité (qui regroupe toutes les sociétés provinciales, PEA), la centrale électrique de Lam Takhong, la Poste Thaïlandaise; Nakonchai Air (une compagnie de transport fort appréciée notamment pour ses bus de qualité), AirAsia, une compagnie aérienne low cost qu’on ne présente plus, la Police touristique thaïlandaise et la compagnie qui gère les transports publiques de la capitale (Bangkok Mass Transit Authority). Bref, du beau monde aux grands moyens pour vous laisser le meilleur des souvenirs du festival.

Vous l’aurez deviné, il y aura à boire et à manger ! Le guide Michelin ne s’est pas trompé en venant ici en Thaïlande, pays de délices culinaires. C’est sans doute là une des raisons principales de la venue de nombreux festivaliers, de même que les touristes, attirés par l’alléchante (et souvent piquante) cuisine siamoise 😋  De nombreux stands offrant de la nourriture provenant des cinq régions de la Thaïlande, sans parler de Bangkok, avec des démonstrations culinaires, donnant aux visiteurs un avant-goût de la vivacité de la cuisine du royaume.

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Le Nord sera bien représenté

L’artisanat est une des richesses du nord thaïlandais. Et la TAT de Chiang Mai sera accompagnée des meilleurs artisans de la Rose du Nord, à l’image de Chiang Mai Celadon, afin de présenter les produits artisanaux du nord aux nombreux festivaliers. D’autres artistes et artisans venus de Phayao, Lampang, Uthai Thani ou encore Phrae animeront des ateliers, reflétant la créativité, le dynamisme et la modernité (Benja Natural, HUG HOM Design, KAMON Indigo, Be Natural Project, Hand to Heart art and craft by Aimbun, ou encore Ta-Na-Ka Studio).

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Les artistes et artisans du chef-lieu, Chiang Mai, ne sont pas oubliés. Feront partie du voyage à Bangkok, entre autres : Commune Malai เวิ้งมาลัย, Rukbatik, Rissara, Khun Jack ชุดผ้าไทย ผ้าทอมือ ย้อมสีธรรมชาติ, YANO Handicraft, Chickawa, Thai Alaya BaTik (ไทย อลยา บาติก), bokeh item, Homlom Studio, Siyada. Et tous de proposer des ateliers sur place ! Egalement de la partie, la marque Playworks เล่นงาน. Signalons également la présence au village de Twister Bike Blender, un fort original concept que vous avez peut-être déjà eu l’occasion de voir ici à Chiang Mai. Vous commandez votre smoothie et… vous pédalez pour l’obtenir ! Pour le dire autrement : rien de plus écologique pour consommer un délicieux jus de fruits. D’autres partenaires accompagneront cette joyeuse équipe : des producteurs textiles ayant le label OTOP, des ateliers de celadon, de même que la saympathique communauté Loang Him Kao qui organise le non moins sympathique marché du week-end Cham Chaa (et une fois par année, durant le Festival Yi Peng, le marché Ton Yon). Présentation en vidéo.

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La province voisine et septentrionale de Mae Hong Son sera aussi de la partie, obvie. Elle présentera un ambitieux projet : MaeHongSon DoiSter CraftStay. Il s’agit d’un tourisme doux et vert, au sein de communautés, basé sur l’artisanat et le partage. Nous vous en reparlerons sans nul doute…

Le Nord recèle de fort nombreuses minorités ethniques, souvent installées dans les montagnes, ce sera là une belle occasion d’en rencontrer (espérons que cette promotion aille au-delà des seules femmes-girafes, faisant partie de l’ethnie Karen). Mais le Nord, c’est aussi sa cuisine, bien différente de celles des autres régions de Thaïlande. Vous pourrez donc en goûter sur place. Notamment en dégustant du café produit dans la région, dont le fameux café Doi Tung (mais il y en a beaucoup d’autres; lisez à cet effet notre article sur la folie du café ici à Chiang Mai).

La culture, c’est aussi des danses et de la musique. Et en la matière, le Nord est riche, très riche. Vous en admirerez donc sur place. En espérant que cela donne envie aux visiteurs de se déplacer ici dans la Rose du Nord où la culture était bien présente au récent Festival des Ombrelles à Bosang et à celui à venir, la Fête des Fleurs à Chiang Mai-même. Venez donc respirer le bon air de la montagne (en dehors de Chiang Mai, s’entend).

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Un bouddhisme ancré dans le quotidien…

… mais absent du festival ! Les Thaïlandais ne se posent pas la question de savoir si le bouddhisme est une religion ou une philosophie : il le vive au quotidien. Mais contrairement à l’année dernière, cette pratique ne sera pas mise en avant cette année (c’est le village de l’Isan qui s’y était collé). La région de l’Isan mettra en effet en avant sa gastronomie.

BNK48 – la jeunesse thaïlandaise adore ! De nombreux concerts de tous types de musique sont au programme en soirée. De grands artistes nationaux et locaux se produiront (programme ci-dessus). Et comme l’année dernière, ce sera encore le cas d’un groupe dont vous devriez déjà avoir entendu parler si vous nous suivez : BNK48 ! C’est un groupe de musique thaïlandais avec pas moins de 28 membres, des adolescentes s’habillant comme des écolières. Elles ont toutes leur propre page Facebook regroupant des dizaines de milliers de fans ! Découvrez leur jolie minois. La mode est venue du Japon qui a son propre groupe, l’AKB48, puis a essaimé en Indonésie (où un même groupe s’appelle JKT48) et en Chine (là-bas, ce son les SNH48). Et la traînée de poudre continue dans les autres contrées asiatiques ! On nous annonce la présence de toutes ses demoiselles ce mercredi 23 janvier 2019 à 20h dans la zone no 7…

Voici leur site web, leur page Facebook officielle et leur canal YouTubeWikipedia vous en dira plus (en anglais). Et Chiang Mai De-ci De-là vous offre une vidéo 😁

Suivez ce festival 5 jours durant sur la page Facebook d’Amazing Thailand


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Et puisque vous êtes à Bangkok

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Pas sûr que l’humour de TAT Studio soit du goût des dirigeants du tourisme © Facebook

Bangkok est certes noyée sous le smog ces dernières semaines mais ses habitants continuent de vivre à un rythme effréné. Et les événements sont toujours aussi nombreux dans la capitale. On vous a parlé de BAB2018 à son ouverture. Il s’agit de la Biennale d’art de Bangkok qui continue de se déployer dans la capitale, avec de nombreuses expos et autres animations. Prenez donc connaissance du regard du Petit Journal et de Gavroche. Et surtout, allez à la rencontre des œuvres artistiques proposées.

Occasion également de vous rappeler l’existence d’un nouveau service qui ravira les touristes désirant visiter la partie historique de la ville : le tour de ville en bus « Hop-on Hop-off ». Un de ses arrêts frôle le parc Lumpini où se déroule justement le Festival du Tourisme. Peut-être serez-vous tenté de grimper à bord et de découvrir ainsi le périmètre historique de la Cité des Anges…

Et puisque l’on en est à vous donner des conseils, terminons alors par la sympathique ambiance du Talakkia Friendly Market (ตะลักเกี้ยะ) qui a lieu les samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019 du côté du centre commercial River City. Un agréable complément à votre sortie au parc Lumpini.

On vous souhaite de passer le plus agréable des moments en cœur de la culture thaïlandaise. Amazing Thailand, vraiment 😉


Sources rédactionnellesœ : TAT Amazing Thailand, Bangkok Post et The Nation

Source photographique de l’image à la Une : SM Magazine © Facebook.
Mise à jour le 23.01.2019.

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‘Wan Khru’ – Les professeurs à l’honneur tous les 16 janvier en Thaïlande

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© Facebook – Dollar88design

Vous ne devriez rien remarquer de spécial en vous promenant dans les rues du royaume ce 16 janvier, sauf à vous perdre dans une école. La probabilité qu’elle soit officiellement fermée est grande puisque toutes les écoles publiques donnent congé ce jour-là pour célébrer le wan khru (วันครู en thaï), la Journée des Professeurs, plus exactement la Journée des Enseignants, un jour où tout(e) un(e) chacun(e) en Thaïlande se remémore ses enseignants chéris (et si d’aventure le 16 janvier tombe sur un week-end, c’est le vendredi précédent qui est retenu). Ceci quelques jours seulement après que tout le pays ait célébré la Journée des Enfants.

3 journées différentes en hommage aux enseignants

Une telle fête peut surprendre tant en France, en Suisse qu’en Belgique, puisque ces pays francophones européens ne connaissent pratiquement pas cette célébration. L’UNESCO, de son côté, a fixé la Journée Mondiale des Enseignants (JME) au 5 octobre de chaque année.

Et cette journée du 16 janvier ne doit pas être confondue avec la Journée d’appréciation des enseignants, qui a généralement lieu au début de la nouvelle année scolaire, en juin ou juillet, un jeudi. Une fête qui permet aux élèves thaïlandais de montrer leur respect envers leurs maîtres; les jeunes exécutent alors une cérémonie d’hommages wai khru. Quel que soit le domaine d’enseignement, les Thaïlandais vouent un très grand respect à leurs maîtres. Pratiquement toutes les corporations, comme les masseuses et masseurs traditionnel(les), célèbrent aussi leur wai khru, démontrant ainsi leur dévotion. C’est par exemple le cas des sportifs apprenant la boxe thaïlandaise, la fameuse muay thai, sujet déjà abordé dans cet article. Et lorsque ce sont des étudiants en arts qui rendent hommage, cela donne une cérémonie plutôt spectaculaire. Si vous avez l’occasion de voir une telle cérémonie, vous en garderez un très beau souvenir. Rien de cela ce 16 janvier puisque les cérémonies se font en privé, entre enseignants, dans les établissements scolaires.

RÉCAPITULONS :
► 16 janvier : Journée nationale thaïlandaise des Professeurs
► 5 octobre : Journée Mondiale des Enseignants (JME)
► Jour non fixe (la rentrée pour les établissements scolaires, un jeudi) : Journée d’appréciation des enseignants


Origine de la Journée nationale thaïlandaise des Enseignants

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Google a consacré son Doodle du jour à la Journée des Enseignants, célébrée tous les 16 janvier donc. Adoptée comme Journée des Professeurs par une résolution du gouvernement le 21 novembre 1956, la première Journée des Enseignants a eu lieu en 1957 (cela fait donc plus de 60 ans qu’elle existe). Pourquoi avoir choisi le 16 janvier ? C’est parce que le 16 janvier 1945 (2488 selon l’ère bouddhiste) a été promulgué la loi sur les enseignants (date qui correspond à sa publication dans la Gazette Royale). Une loi entrée en vigueur 60 jours plus tard.

C’est une journée où les enseignants se réunissent entre eux pour se souvenir de leurs propres professeurs. Les temps forts du jour comprennent des activités religieuses, une cérémonie de respect envers les enseignants et des activités visant à renforcer l’unité entre les enseignants. Il faut savoir qu’en Thaïlande, tout au long d’une vie, les élèves maintiennent une relation emplie de gratitude envers leurs maitres. Faites-vous une idée des cérémonies en visionnant cette vidéo tournée à Chiang Mai.

Peu ou prou de commémorations publiques ou officielles aujourd’hui. En revanche, le Premier ministre a pour habitude, dans sa déclaration officielle, d’émettre une devise. Et celle de cette année 2019 a pour but de sensibiliser les enseignants à devenir un modèle pour les élèves, à s’engager pour leur développement personnel et le renforcement de leurs capacités, et à suivre les changements mondiaux et sociaux. Le général Prayut Chan-o-cha réitère ensuite son soutien moral à tous les enseignants et au personnel éducatif qui œuvre avec force et dévouement² (déclaration officielle).

« Bons enseignants, bons élèves, développement vers la technologie « 
Devise de la Journée nationale des Enseignants 2019


Où l’on retrouve feu le roi Bhumibol le Grand….

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M. Cleon C. Seraidaris © Facebook – 77PPP

La soumission au maître est concept d’origine brahmanique. Pour un bouddhiste thaïlandais, elle renvoie au maître suprême, Bouddha lui-même. Plus proche dans le temps, un maître respecté des Thaïlandais est M. Cleon C. Seraidaris, précepteur particulier des deux précédents rois, Leurs Majestés Rama IX (Bhumibol le Grand) et Rama VIII, son grand frère. D’origine grecque, c’est lui qui a supervisé leur éducation à Lausanne, en Suisse. Et à ce titre, il est très respecté par le peuple siamois.

Le Roi Bhumidol et la famille royale de Thaïlande à LausanneLes férus de lecture plongeront avec délice dans l’ouvrage Le Roi Bhumibol et la famille royale de Thaïlande à Lausanne. Ce livre révèle pour la première fois les souvenirs de M. Séraïdaris, lui qui resta pendant vingt-six ans au service de la famille royale. C’est pour répondre au vœu de S.M. le roi Bhumibol de faire connaître la carrière de son précepteur que le fils de ce dernier a publié cet ouvrage, quinze ans après la disparition de son père. Par discrétion et loyauté, Cléon C. Séraïdaris n’avait pas révélé ces épisodes historiques, estimant être astreint à un devoir de réserve. Ces pages n’auraient donc jamais vu le jour sans la suggestion du roi qui, lors d’une audience privée, encouragea l’auteur à éditer ce recueil (il en existe deux autres éditions, en anglais et en langue thaï). Un témoignage unique, abondamment illustré de photographies et de documents issus des archives familiales de l’auteur, un point de vue intimiste et familial, une part de l’histoire du royaume de Thaïlande.

Sur le sujet, lisez donc l’intéressant article du journal helvétique Le Temps : À Bangkok, le deuil du «Suisse» de la famille royale. Ou encore le compte-rendu (en anglais) d’un lecteur de l’édition thaï. L’École nouvelle de la Suisse romande, à Lausanne, où le roi Bhumibol avait étudié de 1935 à 1945, reçoit régulièrement des professeurs thaïlandais en immersion. Le quotidien local 24 Heures nous le rappelle dans cet article.


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© Facebook (Wunpen Thapsongkror/Ana Sainab Salaeh/Nui Luckana)

Être enseignant en Thaïlande

Comme la langue peut représenter un obstacle difficilement surmontable pour entrer en contact avec un enseignant thaïlandais, il est d’autant plus intéressant de lire le témoignage de Mme Ruenrudee Tingsa, enseignante à Sisaket, dans le Nord-Est, région appelée l’Isaan. Et elle le fait en français : Une journée d’un prof à la thaïlandaise. Un quotidien qui n’est pas rose pour tous les enseignants. Lisez l’article du journal Le Monde sur le calvaire des enseignants face à la guerre dans l’extrême sud thaïlandais.

Quoi qu’il en soit, le système éducatif thaïlandais ne brille pas par ses résultats ! La Thaïlande, malgré sa richesse (comparée aux pays limitrophes), est bien souvent lanterne rouge dans les comparaisons internationales en matière d’éducation, hélas, trois fois hélas. Nous avons déjà effleuré ce sujet dans cet article (paragraphe De la qualité du système éducatif siamois). En 2013, le Courrier International titrait, reprenant un article d’un quotidien de Singapour – pays au système éducatif reconnu : Thaïlande. Mauvaise note pour le système éducatif. Il n’y a hélas aucune amélioration en vue, pour l’heure. Si vous désirez connaître le système éducatif de la Thaïlande, on vous invite vivement à lire la brève fiche documentaire Thaïlande réalisée à l’occasion du colloque « L’éducation en Asie en 2014 : quels enjeux mondiaux ? » organisé par la Revue internationale d’éducation de Sèvres.

Notons avec satisfaction que le français est malgré tout langue appréciée au royaume. En plus des cours donnés par l’Alliance Française, quelques facultés universitaires l’enseignent. Il existe même une Association thaïlandaise des Professeurs de français (ATPF), association créée il y a plus de 40 ans (site web). L’on vous en a déjà parlé sur notre page Facebook. Et l’on vous invite à aimer la page FB Oui je parle français en Thaïlande.

Les expatriés francophones aiment à venir enseigner leur langue maternelle en Thaïlande. Lisez le témoignage d’Antoine, 32 ans, prof en Thaïlande pour 1566 euros par mois. Des enseignants qui ont créé le C.E.F. Thaïlande – Collectif d’Enseignants Francophones, un réseau d’entraide d’animateurs, d’assistants de langue, de lecteurs, de professeurs francophones en Thaïlande (site web et groupe Facebook).

On se quitte avec cette émouvante vidéo¹ qui illustre à merveille le thème de cette journée (les réalisateurs thaïlandais sont passés maîtres quand il s’agit de toucher la corde sensible) :


¹ Si dite vidéo vous a plu, en voici trois autres offertes en prime, tout aussi émouvantes (pas besoin de comprendre le thaï ou l’anglais pour être touché) : la première, la seconde et enfin la troisième. Et puisque vous êtes arrivé en fin d’article, un cadeau bonus pour vous : cette Journée nationale des Enseignants inspire également les coquins qui publient des clichés érotiques ce jour-là…
² Notez que quelques mois après son putsch, la junte au pouvoir a drastiquement augmenté le salaire des professeurs d’université.

Sources rédactionnelles : WikipédiaMama Lisa’s World et Learn Thai with Mod
Source photographique de l’image à la Une : © Facebook. Mise à jour le 17.01.2019.

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Wan dek – La Thaïlande fête elle aussi l’enfance

Chaque année à mi-janvier, les enfants thaïlandais sont particulièrement choyés. L’on vous dit pourquoi et l’on vous parle des nombreuses activités organisées en Thaïlande, plus particulièrement à Chiang Mai 🧒

Journée de l’Enfance et Journée internationale des droits de l’enfant

A chaque pays sa Journée de l’Enfance ! En 1954, l’Assemblée générale des Nations Unies recommande d’instituer une Journée mondiale de l’enfance. Et c’est depuis 1989 seulement qu’est célébrée la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre de chaque année, commémorant l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). L’ancien bloc soviétique, lui, a fixé au 1er juin sa Journée internationale de l’enfance. Et il semble que la Turquie soit le pays instigateur d’une telle commémoration. Quoi qu’il en soit, la Thaïlande fête sa Journée Nationale de l’Enfance chaque second samedi du mois de janvier, et ce depuis 1965. Et en 2019, cela correspond au samedi 12 janvier (ou 2562 selon le calendrier bouddhiste thaïlandais) 😃

Wan Dek, journée où l’enfant est roi en Thaïlande

Wan dek (wan correspond à « jour » et dek à « enfant », วันเด็ก en thaï), plus précisément wan dek haeng chad, วันเด็กแห่งชาติ. C’est donc la Journée nationale thaïlandaise des Enfants (qui précède de quelques jours la Journée des Professeurs, le 16 janvier). À cette occasion, de nombreux bureaux gouvernementaux sont ouverts aux enfants et à leur famille : siège du gouvernement, complexes militaires et la Maison du Parlement, notamment. Lors de la visite guidée de la Maison du gouvernement (à Bangkok donc), les enfants ont l’occasion de voir le bureau du Premier ministre et de s’asseoir dans son fauteuil (si lui n’est pas là, son effigie le remplace).


Vœux royaux

หมั่นหาความรู้! ประพฤติดีมีวินัย
« Ne cessez jamais d’augmenter vos connaissances et comportez-vous de manière disciplinée ».
Rama X (traduction libre)

Comme chaque année, Sa Majesté le roi Maha Vajiralongkorn, Rama X, a également délivré un message à l’occasion de cette journée, message imprimé dans un livre pour enfants distribué gratuitement et intitulé “นอกหน้าต่างบานเล็ก” (« Au-delà de la petite fenêtre », illustration ci-dessous). L’année dernière, le livre en question était Hero Tua Jew (« Le petit héros », présentation vidéo).

Le Bangkok Post nous rappelle dans cet article l’engagement que fut celui du précédent roi pour la jeunesse du royaume (on parle ici de feu Sa Majesté le roi Bhumibol le Grand).


Vœux religieux

La devise de cette année, promulguée par l’actuel Premier ministre de la Thaïlande, le général Prayut Chan-o-cha, est “เด็ก เยาวชน จิตอาสา ร่วมพัฒนาชาติ” qu’on traduira librement par « Les enfants, la jeunesse et les volontaires. Pour accroître le développement national ».

Les autorités bouddhistes thaïlandaises y sont également allées de leur bons voeux à l’occasion de cette journée, donnant notamment trois conseils aux enfants :

  1. Essayez de réfléchir par vous-mêmes, avec sagesse;
  2. Appuyez-vous sur les opinions des personnes instruites (parents, enseignants…);
  3. Et, le plus important, réfléchissez aux conséquences de vos actes (c’est la notion du karma).
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Le Patriarche bouddhiste thaïlandais © Matichon

La situation des enfants thaïlandais est cependant loin d’être rose; ThaiVisa nous le rappelle. Malgré la prospérité du royaume, le sort de nombreux enfants thaïlandais n’est en effet pas toujours enviable. Ainsi de la vie quotidienne de Pam, qui dort avec son père dans un tuk-tuk. Ou des trop nombreux enfants qui disparaissent (plus de 400 en Thaïlande pour la seule année 2017). Sans parler de la pollution qui les affecte en premier lieu. C’est dire qu’il s’agit de promouvoir et faire respecter les droits des enfants. De l’enfance à la vieillesse, la Thaïlande est un pays très hiérarchisé où les anciens sont respectés, faisant l’objet d’un culte.

Notons encore que Google n’a pas manqué de célébrer cette journée spéciale thaïlandaise avec un Doodle (figurant en image à la Une).


Les diverses animations ici à Chiang Mai

Tous les enfants thaïlandais se remémorent avec émotion l’une ou l’autre de ces journées qui les marquent profondément. C’est un jour où ils sont choyés, recevant des cadeaux des membres de leur famille et où plus d’affection leur est accordée. Mod, une prof’ de langue thaïlandaise en ligne, nous donne (en anglais) quelques indications supplémentaires sur cette journée des enfants vécue en famille. Vous n’aurez pas manqué de noter que les écoles sont souvent en fête le jour précédent, vendredi donc, avec des activités à l’extérieur et bien souvent des spectacles destinés aux parents.

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© Facebook – Events Weekly News

Où donc célébrer la Journée de l’Enfance ? Tous les sites accueillant des enfants marquent l’événement, que ce soit à travers des activités spéciales ou alors des prix spéciaux, voire la gratuité complète. À Chiang Mai, de nombreuses animations gratuites destinées aux enfants égaient cette journée.

Les festivités officielles, organisées par la municipalité, se déroulent dès 7h au stade municipal de Chiang Mai (Muang Chiang Mai Stadium, สนามกีฬาเทศบาลนครเชียงใหม่), sis un peu au nord de la porte Chang Puak. Beaucoup d’activités avec des concours sont proposées là. Autres festivités officielles sous l’égide des autorités provinciales, de 9h à 16h, au grand Centre d’Exposition CMECC – Chiang Mai International Exhibition and Convention Centre. Diverses activités au programme, avec des ateliers pour petiots, une aire de jeux gonflable (ban lom); la nourriture et les boissons sont offertes.

L’un des rendez-vous des plus populaires ce jour-là se déroule dans la zone militaire aérienne Chiang Mai Wing Division 41 (Wing 41 Squadron Military Airport). De 8h à 16h, les enfants ont l’opportunité, entre autres, de s’asseoir dans des avions militaires (album-photo). Avec un show aérien en prime :

Et comme chaque année, le parc Royal Flora marque lui aussi l’événement. De 9h à 13h au Lan Som Sook (ลานส้มสุก), diverses activités sont proposées : réalisation d’un cerf-volant, atelier d’artisanat divers, animation avec ‘Nok Lae’ (artiste Lanna que les enfants adorent). La fête est généralement réussie.

Un jour spécial également au Musée National de Chiang Mai dès 8h. Il est proposé aux participants de devenir jeunes archéologues ! Nourriture et boisson gratuites.

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© Facebook – Chiang Mai Zoo

Autre endroit où les enfants sont rois, le zoo de Chiang Mai. L’entrée y est gratuite pour les enfants mesurant moins de 136 Chiang Mai (les adultes paient THB 100.-). Des événements spéciaux en lien avec les animaux – incarcérés, préciseront certains – y sont organisés, tant le samedi 12 que le dimanche 13 janvier 2019. Occasion par exemple de nourrir des lions, des suricates, des girafes, des tortues sulcata ou encore des calaos. La parade des mascottes, samedi et dimanche à 13h, permet faire de belles photos avec vos chérubins. Même type d’activités au zoo concurrent (et privé), le Night Safari.

L’on invite les parents à privilégier la visite du Centre d’étude de la Nature du Doi Suthep (DSNSC), animé par la Faculté des Sciences de l’Université de Chiang Mai (CMU). Les enfants y sont à la fête de 9h à 15h dans ce lieu au pied du Doi Suthep, la montagne tutélaire de la ville de Chiang Mai, près du zoo donc. Une sympathique occasion de se cultiver. Emplacement, site web, page Facebook et album-photo de l’événement.

Les universités s’ouvrent également aux plus jeunes à l’image l’Université Rajabhat de Chiang Mai (CMRU) qui est également en fête. Animations de 8h30 à midi au stade de foot (photos). Dans le même registre, le Bureau des Relations Publiques (district 3), soit l’autorité provinciale, est aussi animé (le gouverneur a pour habitude d’y participer). Ainsi l’année dernière, c’est une bourse aux livres d’occasion qui y avait été organisée, livres qui ont servi à des communautés aux faibles moyens financiers.

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De l’art d’instruire les enfants thaïlandais 😱 © Facebook – Events Weekly News

Beaucoup d’autres institutions étatiques se mettent en quatre pour accueillir les enfants. Ainsi de la Police provinciale 5 ! Allez savoir ce que les policiers réservent aux petiots, de 8h à midi. Pour celles et ceux qui s’y intéressent, c’est ici (au bord de la rivière Ping, au sud de la ville, là-même où flotte un immense drapeau de Mère Patrie). Cette année, une bande-annonce a même été créée. Même type d’invitation par le Bataillon d’Infanterie no 7. les activités proposées sont plus physiques, armée oblige ! Notamment des compétitions sportives et même un entraînement au… tir 🤔

Et comme toujours, les centres commerciaux font tout pour attirer les enfants (et leurs parents). Ils ne manquent jamais une occasion de marquer les grandes fêtes, surtout celles touchant aux enfants, grands prescripteurs d’achat devant l’Eternel ! On se limite à vous communiquer les programmes de ces quatre-ci :

  • Le Central Festival Chiang Mai ouvre de 11h à 21h (la fête est également promise dimanche 13). C’est le centre commercial qui dispose du plus de moyens financiers; ce week-end, c’est l’espace qui est à l’honneur. Sans oublier la présence de la Happy Farm, espace ludique apprécié des bambins. Emplacement et événement FB.
  • Son petit frère, le Central Kad Suan Kaew, fêtera la journée de 8h à 17h sur l’esplanade extérieure. C’est la cuisine qui est célébrée ici (‘Wonder Kids in Wonder Kitchen’), avec notamment la présence d’Idol, chef réputé de Masterchef Junior Thailand. On pouvait le prévoir, il y a eu affluence ! C’était sans doute l’espace commercial le plus sympathique à rejoindre cette année 2019. Emplacement et événement FB.
  • Quant au populaire MAYA, c’est une ambiance de cirque qui est offerte avec le Circus Wonderland, samedi et dimanche, de 15h30 à 22h. Emplacement et événements FB : samedi et dimanche.
  • Promenada Chiang Mai vous accueille quant à lui de 10h à 21h à l’Event Hall (bâtiment B). Ici, les robots sont à l’honneur. Emplacement. Événement FB. Quelques photos ici et .

Le Bangkok Hospital s’y met aussi avec des activités originales. De 9h à 11h30 à la meeting room (étage 4). Thème de cette année 2019 : ‘Once Upon a Time’. Ambiance colorée. Celles et ceux ayant eu à faire avec les hôpitaux de qualité thaïlandais, qui rivalisent avec les meilleurs hôtels en matière de prestations hôtelières, ne seront en rien étonnés de cela. Activités pour les enfants également organisées au Lanna Hospital (dont les moyens financiers sont moindres), de 9h à 11h.

Les parents désireux d’initier leur progéniture à des activités créatrices privilégient les lieux habitués à offrir ce genre d’activités. Comme par exemple la Journée des Enfants organisée par la Ginger Farm. Cette année, le thème en est les activités sportives. Ainsi, samedi 12 janvier, vos enfants s’adonneront à des activités fermières et des jeux dans la nature, au contact d’animaux.

Même idée proposée par la ferme biologique Oh Ka Jhu OhKaJhuLogoqui vend ses produits dans les restaurants du même nom au fulgurant succès (les locaux adorent). Ainsi samedi, des activités permettant aux plus jeunes d’être sensibilisés à la production biologique y sont organisées dans leur ferme non loin de Maejo, au nord-est de la ville (album-photo).

On ne vous raconte pas de salades : quand ce n’est pas des concours de beauté, les Thaïlandais raffolent des concours de chant. C’est ce qu’avait justement organisé le parc aquatique du Grand Canyon l’année dernière. Rien de cela cette année !


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Facétieux Ronnarong Khampha, un artiste Lanna que nous apprécions © Facebook

Les manifestations évoquées ici sont loin d’être exhaustives (vous en avez là un florilège en photos) ! Cette Journée des Enfants donne lieu à une multitude d’offres (rabais, prix spéciaux, voire gratuité). On ne signalera ici que celle du parc aquatique Tube Trek : 50% d’escompte sur les prix d’entrée samedi 12 janvier 2019. C’est là un rabais substantiel pour ce parc aux prix prohibitifs.

Toutes les villes et tous les villages du royaume célébreront cette Journée de l’Enfance. C’est dire que riche en sera le programme, notamment dans la capitale, Bangkok. Relevons pour terminer le show aérien qui est offert chaque année sur la base aérienne militaire Wing 6 à Don Muang.

Bien que beaucoup de ces célébrations aient une coloration commerciale, sortez donc avec vos enfants afin de les rendre heureux mais surtout chérissez-les durant cette Journée de l’Enfance… et tous les autres jours de l’année aussi !


🧒 Bonne fête à tous les enfants 👧


Source photographique de l’image à la Une © Google. Dernière mise à jour : 17.01.2019

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Miss Chiang Mai 2019. Et la gagnante est…

Miroir ô mon beau miroir, mais qui est donc la plus belle de Chiang Mai ?

Les Thaïlandais raffolent des concours de beauté

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Baby Bow © Facebook – Supaporn Ritthipreuk

La Thaïlande doit être LE pays des concours de beauté, chaque fête locale organise le sien. Et chaque province a sa Miss, Chiang Mai ne faisant pas exception. Avouons que depuis l’élection de Mlle Bow au titre de Miss Chiang Mai 2017, nous suivons plus attentivement, pour ne pas dire assidûment, ce concours de beauté. Il faut dire qu’elle dégageait (et dégage toujours) un charme certain.

De son vrai nom Supaporn Rittiphuek, élue Miss Chiang Mai 2017 à 19 ans, « Baby Bow » en a fait du chemin, gagnant en assurance dans l’univers de la mode. Elle a d’ailleurs été élue dauphine de Miss Universe Thailand 2017 ! Vous pouvez suivre sa carrière sur sa page Facebook. Sa successeur¹ est Mlle Watusiri Jaiklang, élue donc Miss Chiang Mai 2018 (กองประกวดนางสาวเชียงใหม่), plus connue sous son petit nom de Kitty. Toutes deux étudiantes universitaires ici à Chiang Mai et originaire de la province voisine de Lamphun.

Si l’on vous en parle aujourd’hui, c’est que Miss Chiang Mai joue un rôle culturel non négligeable, celui de représenter la ville dans toute la province et au-delà. Elle incarne à merveille la beauté des filles du Lanna, l’ancien royaume du nord thaïlandais, des filles sublimées jusque dans les temples bouddhistes à travers des peintures murales. Cette année, les créateurs de mode s’en sont donnés à cœur joie en habillant les miss à la mode du Lanna. Habituellement flanquée de Mister Chiang Mai 2019, Miss Chiang Mai 2019 sera en tête du cortège à la fameuse Fête des Fleurs 2019, un festival qui débutera vendredi 1er février 2019. C’est l’une des plus belles fêtes que vous puissiez vivre dans la Rose du Nord.

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Miss Parodie

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Karn (กรานต์, no 24), Cha Bai Pai (ชาใบใผ่, no 22), Tonkla (ต้นกล้า, no 7, Miss Parodie), Sure (ชัวร์, no 29) et Tomkaew (ต้อมแก้ว, no 2), heureuses élues de Miss Parodie © Facebook – นางสาวเชียงใหม่ในดวงใจ

Avant de vous dévoiler la gagnante de cette année, sachez que le concours de beauté a été précédé d’une soirée de couronnement de Miss Parodie (il s’agissait de gagner le cœur du jury en parodiant une ancienne miss). Les candidates sont des candidats. Les inénarrables lady boys ont assuré le spectacle de cette soirée animée à l’ambiance survoltée (album-photo). Et la gagnante (ou alors devrions-nous dire écrire le gagnant ?) est… Miss Ton Kla (ต้นกล้า en thaï, une langue qui ne s’embarrasse ni de masculin ni de féminin) ! Elle s’appelle Kritthathan Maacharoen et portait le no 7.


Miss Chiang Mai 2019

And the winner is… Le 5 janvier dernier, Kitty, Miss Chiang Mai 2018, a donc passé le flambeau de la plus belle créature de Chiang Mai à… Mlle Naruemon Sittiwang qui a été élue Miss Chiang Mai 2019 (กองประกวดนางสาวเชียงใหม่2562). Son petit nom est Plaifah, elle a 24 ans, ne pesant que 47 kg pour 1m70 (ses mensurations, américaines : 32-25-36). Plaifah étudie à la Faculté d’administration des affaires (branche marketing) de l’Université de Chiang Mai (CMU). À y regarder de plus près, elle a comme un petit air de Baby Bow…

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Plaifah, Miss Chiang Mai 2019 © Facebook – Mgroup Organizer

C’est la 66e Miss Chiang Mai a être couronnée. Une couronne qui est inspirée d’un paon du Pavillon Royal du parc Rajapruek, le Royal Flora. Entre autres gains, elle a touché THB 100’000.- en espèces. Le numéro 29 lui aura donc porté chance, elle qui a également ravi le titre de Miss Médias (la préférée des journalistes donc) et celui de Miss la Plus Appréciée (prix offert par Love Princess House). Plaifah n’en est pas à son premier titre de beauté ! Durant ses études, elle a été honorée en tant qu’ambassadrice de sa faculté, tout en étant également sélectionnée par l’Association thaïlandaise Junior Market; par ailleurs, Plaifah a déjà été couronnée Miss Songkran 2013 et Miss Air Asia 2013, entre autres distinctions. Dans une interview, elle a laissé entendre son vœu d’atteindre la finale du concours de beauté Miss Univers. En attendant, c’est donc elle qui ouvrira le cortège de la fameuse Fête des Fleurs, accompagnée de Mister Chiang Mai. Ensuite, en tant que détentrice du titre, elle se présentera au concours de Miss Universe Thailand 2019. On vous tiendra bien sûr au courant. En attendant, vous pouvez la suivre sur sa page Facebook (merci qui ?).

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© Facebook


Les dauphines

N’oublions pas cependant les autres titres distribués lors de cette finale qui s’est déroulée durant la Foire d’hiver de Chiang Mai :

  • La 1ère dauphine de Miss Chiang Mai 2019 est Mlle Kancharat Tantirithiporn (son surnom est plus facile à retenir : Mei Li), 23 ans (51 kg pour 1m72). Elle fait les mêmes études que la tenante du titre mais à l’Université Payap. C’est la Miss préférée du public (kwan jai, candidate 26).
  • 2e dauphine, Mlle Passorn Bussadee, Pan de son petit nom, n’a que 22 ans (elle pèse 59 kg, mesurant 1m68). Elle étudie à l’Université technologique du Lanna Rajamangala (décidément, les facultés d’administration des affaires sont un terreau  fertile pour les miss puisqu’elle aussi y étudie, candidate 25).
  • Élue Miss Smile (un prix sponsorisé par les assurances Muang Thai Life), Mlle Thanya Thepwong a 25 ans (52 kg pour 1m69), étudiant les arts de la communication à l’Université Payap. C’est la 3e dauphine de la compétition. Appelez-la donc Taew (candidate 13).
  • Quant à Mlle Phatarawadee Chanjang, surnommée Pim, c’est la 4e  et dernière dauphine. Du haut de ses 22 ans (54 kg pour 1m74), elle a décroché un titre honorifique, Best Costume, grâce aux vêtements qu’elle portait. Elle a 22 ans, elle étudie les sciences à l’Université Rajabhat de Chiang Mai (candidate 14).
  • Et c’est Mlle Pattama Wadi Phutthima qui a décroché le titre de Miss Central Festival Chiangmai (candidate 9).
  • On termine cette énumération par le Choix du Public, un choix qui découle des votes sur la page Facebook officielle, choix qui donc n’a pas été suivi par le jury. Miss People’s Choice 2019 est Mlle Manaschanok Mungmai (candidate 7) .

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Vous pouvez admirer toutes les candidates en maillot de bain tant en photo qu’en vidéo. Nous qui pensions que la chirurgie esthétique était interdite à toute candidate au titre de Miss, une fine analyse des photos nous laisse maintenant croire le contraire… On pense ici aux nez qui ne correspondent pas au canon local.

Pour vous tenir informé des activités organisées autour de Miss Chiang Mai 2019, n’hésitez pas à suivre la page Facebook officielle de ce concours de beauté organisé par Mgroup (il nous a été plus difficile de trouver quoi que ce soit sur Mister Chiang Mai 2019).

Rappelons enfin que Miss Chiang Mai 2019, Plaifah, sera candidate au titre de Miss Universe Thailand 2019. Bonne chance à elle. Mais avant, allez donc l’admirer en ouverture du cortège de la Fête des Fleurs 2019, samedi matin, le 2 février 2019, ici à Chiang Mai 🌺

En attendant, n’hésitez pas à visionner ci-dessous l’agréable vidéo récapitulative de la finale de Miss Chiang Mai 2019, une cérémonie dont le résultat vient de vous être résumé. Si vous êtes un mordu, la finale est visible en intégralité dans cette vidéo-ci.

Au niveau national, on s’y perd un peu avec toutes les Miss élues par la pléthore de concours de beauté. On vous en reparlera un jour, le temps pour nous de démêler l’écheveau.

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¹ Avouons que nous avons peine à suivre la règle générale de formation du féminin, avec l’ajout du « e » au nom masculin, édicté par l’Office québécois de la langue française, qui, comme le Robert, retient donc le terme de successeuse.

Source photographique de l’image à la Une (recadrée) © Facebook.
Mise à jour le 18.01.2019.

 

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Le monument des Trois Rois de Chiang Mai célèbre-t-il l’Épiphanie ?

C’est un des lieux touristiques emblématiques de Chiang Mai. On vous dit pourquoi et on vous apprend qui est l’artiste féminine qui l’a sculpté; l’on vous livre également les grandes manifestations annuelles organisées sur la place qui abrite le monument. Après lecture de cet article, vous saurez qui sont ces fameux Trois Rois et ce que représente cette sculpture.

Rappeler la « Théophanie » – qui signifie la « manifestation de Dieu » – peut paraître saugrenu en pays bouddhiste dont le concept philosophique ignore l’existence même d’un dieu créateur. Toujours est-il qu’aujourd’hui 6 janvier, comme tous les 6 janvier en terre chrétienne, est fêté ce qui est plus communément appelé l’Épiphanie, fête chrétienne qui célèbre le Messie venu et incarné dans le monde et qui reçoit la visite et l’hommage des rois mages (l’Évangile ne précisant pas qu’ils étaient trois). Or ici à Chiang Mai, pays de l’ancien royaume du Lanna, les rois, on connait – appelés localement chao (เจ้า) ou phaya (พญา), voire chao phaya (เจ้าพญา).

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© Facebook – Miss Universe Thailand 2017 devant le Monument des Trois Rois

Le Monument des Trois Rois

Comme dans la tradition chrétienne consignée dans la « Légende dorée« , ils sont également trois rois mais ne se nomment ni Gaspard, ni Melchior et encore moins Balthazar. Les trois souverains du Lanna dont il est question ici ont donné le nom de « Trois Rois » au monument sis à la grande place située au cœur de la Cité historique¹. Cependant, ces trois rois-là n’ont rien de mage ! La statue en bronze les représentant commémore en fait l’alliance forgée entre le roi Ngam Meuang de Phayao, le roi Mengrai, fondateur du royaume Lanna et de sa capitale Chiang Mai, et le roi Khun Ramkhamhaeng de Sukhothai. Nous vous avons déjà parlé de ce dernier, souverain du royaume de Sukhothaï et figure historique importante, dans notre article « 29 juillet, Journée nationale du thaï, la langue officielle de la Thaïlande ».

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© Facebook – Phanai Suwannaphat

อนุสาวรีย์สามกษัตริย์, à savoir anusawari sam kasat en thaï, littéralement le monument des Trois Rois. C’est ainsi qu’est nommée cette œuvre chère au cœur des locaux. Un monument créé en 1983 par feu la première femme sculpteur thaïlandaise, Kaimook Chuto, ce qui explique sans doute la douceur qui se dégage de l’œuvre. Google a célébré cette artiste avec un Doodle. La sculpture a été inaugurée à Chiang Mai le 30 janvier 1984 par feu Sa Majesté le roi Bhumibol le Grand, accompagné de son épouse, Sa Majesté la reine Sirikit.

Une place fort animée

Votre pérégrination pédestre dans la Cité historique devrait vous y mener. D’autant que la place fait partie intégrante du marché piétonnier du dimanche soir, le fameux Sunday Walking Street Night Market. La sculpture fait face au Musée folklorique Lanna (พิพิธภัณฑ์พื้นถิ่นล้านนา, Lanna Folklife Museum) avec, derrière elle, le Centre des Arts et de la Culture (หอศิลปวัฒนธรรมเมืองเชียงใหม่, Chiang Mai City Arts & Cultural Center) et, encore plus derrière, le Musée du Centre historique (หอประวัติศาสตร์เมืองเชียงใหม่, Chiang Mai Historical Centre); trois intéressants musées que nous ne pouvons que vous conseiller de visiter (page Facebook). Ajoutons encore la Maison de la Photographie (Chiang Mai House of Photography), charmante bâtisse en bois qui a été repeinte en bleu, caché derrière le Musée folklorique. Y sont régulièrement organisées des expositions en lien avec la photographie bien sûr. Non sans oublier d’admirer le très bel ouvrage religieux qui empiète sur la route, le magnifique Wat Inthakhin Sadue Muang (วัดอินทขีลสะดือเมือง), fort émouvant la nuit tombée, où des moinillons officient aux aurores. Le tout très joliment éclairé à la nuit tombante.

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Le Jour des Anges © Facebook

Cette place est fort animée l’année durant. Beaucoup de touristes s’y arrêtent – les cars bondés sont légion. Les lanternes traditionnelles du Lanna, illuminées durant la nuit, égayent l’endroit durant la Fête des Lumières, l’enchanteur Loy Kratong. Avec l’exécution d’une danse traditionnelle Lanna de toute beauté (cf. la vidéo ci-dessous). C’est à la place des Trois Rois qu’arrive la grande parade internationale « We Love the King » les 5 décembre, commémoration de l’anniversaire de feu le roi Bhumibol le Grand. En décembre encore, ce sont les installations de la Chiang Mai Design Week qui envahissent l’espace. Durant la Saint-Sylvestre (le 31 décembre donc), c’est le Countdown Festival qui y est régulièrement organisé, en alternance avec la place Tha Pae, autre épicentre touristique de la Rose du Nord. Chaque 1er janvier, généralement à 7h, une importante cérémonie d’offrandes aux moines afin d’attirer le bon augure chaque jour du Nouvel An (occidental). Une même cérémonie d’aumônes aux moines célèbre ici la fondation de la ville de Chiang Mai, il y a plus de 700 ans; elle se déroule à l’ouverture de la Fête de l’Eau (Songkran, le Nouvel An siamois), le 12 avril, dès 6h. S’ensuit une cérémonie d’adoration du roi Mengrai le Grand avec des prestations folkloriques (y compris une danse traditionnelle ‘fon leb’). Et début juin, c’est au tour du Jour des Anges d’être célébré, cérémonie animiste se déroulant sur les 10 sites sacrés de la cité historique, et la place des Trois Rois en est, un rituel honorant les esprits, gardiens de Chiang Mai.

Dire que l’âme du Lanna flotte sur cet espace n’est pas expression usurpée. Les habitants ne s’y trompent pas, eux qui viennent déposer régulièrement des offrandes au pied du monument des Trois Rois, des monarques représentés en costumes royaux du XIVᵉ siècle et affublés d’une étoffe en guise de ceinture. La place est un lieu de promenade apprécié.

Le Monument des Trois Rois (อนุสาวรีย์สามกษัตริย์) : emplacement et avis TripAdvisor


L’alliance de 1280

Alors que deux empires voisins s’effritaient, celui birman de Pagan, à l’ouest, et celui khmer au sud-est, l’empire mongol, au nord, s’étendait. En 1280, les trois monarques conclurent un traité de paix pour défendre leur État contre cette menace. Et la sculpture dont il est question rappelle cette alliance. Un acte qui a assuré la pérennité du royaume du Lan Na.

On dit même que le roi Mengrai faisait office de médiateur entre les deux autres souverains, rétablissant par exemple la paix entre le roi Ngam Muang de Phayao et le roi Ramkhamhaeng de Sukhothaï, ce dernier ayant séduit la reine du précédent. Légende ou histoire, Jean de la Mainate, érudit animateur du site Merveilleuse Chiang Maï, donne son avis. Celles et ceux que l’histoire passionne liront avec intérêt les Notes sur la fondation politique et religieuse du Lanna dans le mythe de Suvanna Khamdaeng établies par François Lagirarde. Rappelons pour terminer l’ouvrage de référence édité par les Presses Universitaires de France (PUF), dans la collection Que Sais-Je ? : Histoire de la Thaïlande, un livre qui dresse un panorama historique du royaume de Thaïlande.

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© Facebook – Thinapob Proongsak‎ (Photo-cm Club)

Si malgré tout vous recherchez des édifices religieux chrétiens ici dans la Rose du Nord, nous en avons déjà répertoriés dans notre article sur Noël, qu’ils soient catholiques (oui, il y a une cathédrale à Chiang Mai !), protestants ou même orthodoxes. Et pour respecter la tradition, on s’est laissé dire que l’on pouvait trouver des galettes des rois en ce 6 janvier ici à Chiang Mai à la boulangerie L’Opéra (emplacement, page Facebook et avis TripAdvisor). Galette ou pas galette, recevez nos chaleureux sentiments. Bonne Fête à vous tous.


¹ ou la Cité fortifiée, soit « le carré », souvent appelée, de manière erronée, « la vieille ville »

Source photographique de l’image à la Une © Facebook (notez que peu de personnes savent lire le nom des rois sur cette image puisque écrits dans l’ancienne langue Lanna !). Mise à jour de l’article : 07.01.2019.

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5 décembre en Thaïlande. Commémoration de l’Anniversaire du Roi Bhumibol Adulyadej

Le 5 décembre 2018, comme tous les 5 décembre, c’est jour férié dans toute la Thaïlande ! Cette journée correspond à la date de naissance du défunt roi Bhumibol le Grand, un jour férié maintenu malgré la disparition de ce roi bien-aimé. Comme l’an dernier, le Premier ministre de la junte au pouvoir, le général Prayut Chan-o-cha, a d’ailleurs invité tous les Thaïlandais à lui rendre hommage. C’est la raison pour laquelle vous verrez plus de personnes vêtues de jaune ce mercredi, couleur du jour de naissance du roi, un dimanche.

Un jour férié

S’agissant d’un jour chômé, il faut compter avec les fermetures habituelles (tous les bureaux étatiques, certains musées, les banques et assurances – mais pas les centres commerciaux, etc.). La vente d’alcool n’est pas prohibée.


Commémorations à Chiang Mai

À notre connaissance, ici à Chiang Mai, pas de grande commémoration officielle comme l’année dernière au parc royal Rajapruek (ou Royal Flora). C’est dommage car il faut bien avouer que ces cérémonies aux chandelles sont toujours très émouvantes. Ce fût notamment le cas de l’événement ayant attiré énormément de monde quelques semaines après la disparition du monarque. On parle ici de l’immense manifestation organisée le 5 décembre 2016 où l’émotion était à son comble. Le Royal Flora organise cependant quelques activités mais qui n’attireront au premier chef que les personnes thaïlandaises (ce sont des expositions et des ateliers en lien avec son engagement dans l’agriculture, voir ci-dessous). Petit clin d’œil de la nature : un phénomène solaire se déroule là-bas tous les jours de 16h50 à 17h10, et ce jusqu’au 10 décembre (on vous en reparle très bientôt). Notez que toute commune ou presque en Thaïlande commémorera officiellement l’événement¹, mais rien de transcendant à Chiang Mai, ou du moins rien de public qui puisse intéresser le touriste ou l’expatrié.

D’autres événements sont annoncés, entre autres :

  • La Banque du Sang de la Croix-Rouge attend votre don sanguin le mercredi 5 décembre 2018, de 9h à 15h30, en son siège sis à Chiang Mai (ภาคบริการโลหิตแห่งชาติที่ 10 จังหวัดเชียงใหม่). Action compassionnelle ô combien méritoire en souvenir du roi. En savoir plus.
  • L’ambiance sera plus festive au centre commercial Central Festival puisque l’université Payap vos y invite afin d’écouter son big band de jazz. Vous savez que feu le roi Bhumibol était un excellent musicien, s’adonnant notamment au saxophone; il a composé des morceaux et le big band les jouera en direct. Une exposition s’y déroule et cela a lieu à l’étage 1, soit le rez-de-chaussée de centre (เซ็นทรัลเฟสติวัล เชียงใหม่), les lundi 3, mardi 4 et mercredi 5 décembre 2018. En savoir plus.
  • Autre événement, et non des moindres : la grande cérémonie matinale d’offrandes aux moines bouddhistes qu’organise le gouvernement de la province de Chiang Mai. Vous pourrez y assister, et pourquoi pas offrir vous aussi de la nourriture aux moines, ce mercredi 5 décembre 2018, à 6h30 au grand centre d’exposition et de congrès, le CMECC, au nord de la ville (Chiang Mai International Convention and Exhibition Center, ศูนย์ประชุมและแสดงสินค้านานาชาติ เชียงใหม่).

Grande parade internationale « We Love the King »

Ce sera là l’événement public marquant de ce mercredi 5 décembre 2018 : la grande parade internationale « We Love the King ». Un défilé qui prend de l’ampleur, impliquant, au fil des ans – nous en sommes à la 7e édition – des centaines d’intervenants et pas moins de badauds. Initiée par la communauté étrangère de Chiang Mai, l’événement fédère une communauté hétéroclite allant des écoles internationales aux divers consulats étrangers, en passant par les associations d’expatriés. Les Thaïlandais ne sont pas insensibles à cette marque d’affection vis-à-vis d’un roi, le défunt Bhumibol, qu’ils appréciaient. Et cela donne un spectacle de toute beauté ! La manifestation honore le présent roi, Sa Majesté  Maha Vajiralongkorn Bodindradebayavarangkun, Rama X, non sans oublier bien entendu de commémorer la mémoire de feu Sa Majesté le Roi Bhumibol Adulyadej le Grand, de même d’avoir une pensée pour dame son épouse, Sa Majesté la reine Sirikit.

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La parade débute mercredi à 15h sur la place Tha Pae (ลานอเนกประสงค์ ประตูท่าแพ). Elle arrivera à 17h sur la place des Trois Rois (พระบรมราชานุสาวรีย์สามกษัตริย์), au cœur de la cité fortifiée. Une place où des concerts seront donnés en soirée (jusqu’à 21h). Vous pourrez également suivre une exposition sur la vie et les œuvres du défunt roi Bhumibol. Pour y avoir participé l’année dernière, c’est un événement unique auquel nous vous conseillons vivement de vous joindre (il est demandé, à défaut d’une tenue correcte, de revêtir l’habit traditionnel de votre lieu d’origine). Peut-être verrez-vous les participants mardi déjà puisqu’une répétition sera donnée l’après-midi.

Organisateur : We Love King Club (International). Évènement FB.


La Fête des Pères thaïlandais

Ce roi était considéré comme le Père de la Nation, c’est donc aussi la Fête des Pères en Thaïlande (une fête pour l’heure maintenue à cette date malgré l’accession au trône de son fils, Rama X, né, lui, un dimanche 28 juillet). L’avenir nous dira si les pères thaïlandais continueront à être fêtés ce 5 décembre – ce qui est fort probable tant Bhumibol était aimé de son peuple.

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© Facebook

En attendant, on le signale avec quelques réticences, mais sachez que ce mercredi 5 décembre les pères ont accès gratuit au Night Safari (เชียงใหม่ไนท์ซาฟารี), sans doute le plus beau zoo de Chiang Mai (évidemment, l’idée est d’y aller avec ses rejetons, qui eux paieront). Autre bonne nouvelle, mais qui ne concernent que les pères thaïlandais, l’accès à tous les parcs nationaux est gratuit aujourd’hui ! Rappelons ici que c’est le roi Rama IX qui a été l’instigateur de la création des nombreux parcs nationaux thaïlandais.

Toujours est-il que Google célèbre régulièrement cette Fête des Pères thaïlandais à sa manière, avec un sympathique doodle, celui de 2018  (avec en dessous, celui de 2017) 😄

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La Journée mondiale des Sols 2018 #JMS

JournéeMondialeDesSolsSignalons encore que ce 5 décembre correspond à la Journée mondiale des Sols dont le thème cette année est « Pollution des sols : soyez la solution« . #StopSoilPollution, autrement dit mettre fin à la pollution des sols, tel est l’objectif de cette Journée mondiale des sols mais aussi pendant toute l’année. La qualité des sols pour l’agriculture, une problématique qui était chère au défunt roi, lui qui a tant œuvré pour instaurer une économie d’autosuffisance respectant et la nature et ses habitants (les membres des minorités ethniques, nombreuses ici au nord, lui en sont encore fort reconnaissants). Un article du journal L’Express nous le rappelle.

C’est avec beaucoup de reconnaissance – on laisse la fierté aux Thaïlandais qui, en l’espèce, la méritent – que nous avons appris que le choix du 5 décembre pour fixer cette Journée mondiale n’est pas un hasard : c’est justement en l’honneur du défunt roi que cette date – son anniversaire – a été choisie ! La communauté mondiale, à travers la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, salue ainsi l’engagement du roi Bhumibol pour les communautés agricoles, souvent bafouées, dont l’existence-même dépend de l’agriculture et donc de la qualité des sols.

Cette journée est très populaire dans les campagnes du royaume. Sur cette page Facebook sont répertoriées toutes les initiatives organisées, et elles sont nombreuses. Ainsi dans la région de Chiang Mai, c’est un séminaire de trois jours qui se déroule au Bureau du district de Mae Chaem du 3 au 5 décembre 2018, avec exposition à la clef.

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La Journée mondiale des Sols sur le net #JMS #WSD

Site web officiel (sous l’égide de la FAO; page Facebook et site web)
Page Facebook officielle (sous l’égide de l’IUSS – Union internationale des sciences du sol; page Facebook et site web)
Évènement FB officiel

Journée des Sols en Thaïlande
Page Facebook officielle (World Soil Day วันดินโลก)
Évènement FB officiel (งานมหกรรมวันดินโลกปี 2561 « World Soil Day 2018 »)

La brève vidéo ci-dessous dresse l’historique de cette journée pour laquelle le défunt roi de Thaïlande a joué un roi essentiel.

Et si besoin était, ce film d’animation vous permet de prendre conscience de la réalité des ressources en sols dans le monde, couvrant les questions de dégradation, d’urbanisation, d’accaparement des terres et de surexploitation ; le film offre des options pour rendre notre façon de gérer nos sols plus durable.


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© Facebook

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué officiel de l’Office du Tourisme de Thaïlande (TAT) quant à la commémoration de l’Anniversaire du Roi Bhumibol Adulyadej : « Le 5 décembre demeure un jour férié en Thaïlande en l’honneur de l’anniversaire de naissance du défunt Roi Bhumibol Adulyadej. À cette date la fête des Pères est également célébrée car le souverain était affectueusement considéré comme le « père de la nation ».
De son vivant, son anniversaire a toujours été une journée de fête nationale. Toutes les provinces du pays le célébraient à travers de belles festivités animées de feux d’artifice, de cérémonies aux chandelles ou encore de concerts de musique. Si les événements commémoratifs sont susceptibles d’être plus modérés dans les années à venir, il n’en reste pas moins que le 5 décembre restera un jour où les Thaïlandais continueront à rendre hommage à leur souverain bien aimé. À Bangkok, la tradition voulant que l’avenue Ratchadamnoen et les environs du Grand Palais soient somptueusement illuminés pour l’occasion sera perpétuée. Le Roi Bhumibol Adulyadej était un photographe et un marin passionné, mais également un musicien renommé. Saxophoniste et clarinettiste accompli, son penchant pour le jazz l’a amené à composer ses propres œuvres. Cet amour du défunt roi pour la musique a inspiré la série de concerts gratuits « Concert in the Park », qui se dérouleront au Lumphini Park à Bangkok.
Le souverain a accédé au trône et est devenu Rama IX, le neuvième roi de la dynastie Chakri, en 1946 alors qu’il n’avait que 18 ans. Afin de permettre au jeune monarque de compléter son éducation, le couronnement fut retardé jusqu’en 1950. Il épousa la reine Sirikit le 28 avril 1950 et son couronnement eut lieu une semaine plus tard, le 5 mai. Le roi Bhumibol et la reine Sirikit ont mis en place de nombreux projets royaux et œuvré pour améliorer la vie des populations rurales à travers la Thaïlande. La compassion du couple et la longévité de leur règne les ont conduits à être perçus affectueusement par de nombreux Thaïlandais comme le « père et la mère de la nation ». C’est pourquoi tout comme l’anniversaire du roi marque également la célébration de la fête des Pères, l’anniversaire de la reine, le 12 août, est considéré comme le jour de la fête des Mères. »

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De son vivant, son anniversaire a toujours été une journée de fête nationale. Toutes les provinces du pays le célébraient à travers de belles festivités animées de feux d’artifice, de cérémonies aux chandelles ou encore de concerts de musique.

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Celles et ceux désirant en savoir plus sur feu le roi Bhumibol Adulyadej pourront commencer par lire la fiche que lui consacre Wikipedia. La monarchie thaïlandaise est présente sur le web (c’est un site officiel, en anglais, quelque peu austère). Il y a également des pages Facebook panégyriques, à l’image de celles-ci : King Bhumibol The Great, Information Center for King Rama 9Nous aimons le roi Bhumibol Adulyadej – Rama IX (en thaïlandais) et Thai Royal Family News. Ou encore ce musée virtuel : 89 years of King Rama IX.

Le Roi Bhumidol et la famille royale de Thaïlande à LausanneLes férus de lecture plongeront avec délice dans l’ouvrage Le Roi Bhumidol et la famille royale de Thaïlande à Lausanne. Un livre qui révèle pour la première fois les souvenirs professionnels de Cléon C. Séraïdaris, précepteur particulier de Leurs Majestés les Rois Rama VIII et Rama IX durant leurs études en Suisse, qui resta pendant vingt-six ans au service de la Famille Royale (il devait sans nul doute être fêté durant la Journée des Professeurs). C’est pour répondre au voeu de S.M. le Roi Bhumibol de faire connaître la carrière de son précepteur auprès de la Famille Royale en Suisse que le fils de ce dernier publie cet ouvrage, quinze ans après la disparition de son père. Par discrétion et loyauté, Cléon C. Séraïdaris n’avait pas révélé ces épisodes historiques, estimant être astreint à un devoir de réserve. Ces pages n’auraient donc jamais vu le jour sans la suggestion du roi qui, lors d’une audience privée, encouragea l’auteur à éditer ce recueil (il en existe deux autres versions, en anglais et en langue thaïlandaise). Un témoignage unique, abondamment illustré de photographies et de documents issus des archives familiales de l’auteur, un point de vue intimiste et familial, une part de l’Histoire du Royaume de Thaïlande.


Vous pouvez revoir ci-dessous la gigantesque cérémonie d’hommage organisée l’année dernière au pont Bhumibol qui enjambe le fleuve Chao Phraya (Bhumibol Bridge) à Bangkok, quelques semaines après la disparition du roi bien-aimé.


¹ Se référer à cet article (en thaï).

Crédit photographique de l’image à la une : © Facebook (source inconnue).
Mise à jour le 05.12.2018.

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Un temple où repose un Bouddha couché à l’ombre des ombrelles… du Lanna bien sûr

Voilà une excursion réalisable à l’année mais qui prendra une saveur particulière en l’effectuant durant l’événement dont il est question. C’est le détour idéal pour qui se rend au village des ombrelles de Bosang ou encore aux sources chaudes de San Kamphaeng. Ici au nord, la période festive du Yi Peng – le Festival des Lanternes Célestes – se déroulant peu ou prou en même temps que le Loy KratongLe Festival des Lumières – ressemble un peu aux veillées de Noël occidentales. Toutes proportions gardées, les nuits se rafraîchissent et les rues se parent de mille lanternes qui illuminent les bâtiments, au premier rang desquels les nombreux temples.

Amazing Lanna Umbrella 2018 Wat Phranon Mee Pukha Photo John Huang 2

Crédit : John Huang

Les lanternes, โคม en thaï (khom) sont un des arts artisanaux du Lanna, du nom de l’ancien royaume du nord. Et les artisans du sous-district de Wat Ket, sur la rive gauche de la rivière Ping, se frottent les mains en ce moment : c’est bien ici qu’elles sont réalisées et tout le monde ou presque en achète. Vous en trouverez de toutes les tailles – de la plus petite à l’immense lanterne – de différentes formes – souvent octogonales  – et aussi de toutes les couleurs. Les lanternes de couleur crème sont les plus élégantes. Et les responsables communaux les utilisent pour créer de magnifiques décorations sur les places publiques. On vous invite à vous promener à l’intérieur et aux alentours de la cité fortifiée – « le carré » que nous appelons erronément « la vieille ville » – pour admirer le spectacle qui devient enchanteur à la tombée du jour (album-photo).

Amazing Lanna Umbrella 2018 Wat Phranon Mee Pukha Photo John Huang

Crédit : John Huang

La place des Trois Rois (พระบรมราชานุสาวรีย์สามกษัตริย์), au cœur de la cité, en est le plus bel exemple, de même les portes de la ville (Pratu Tha Pae, Pratu Chang Phuak…) mais beaucoup de temples sont à l’avenant, comme le Wat Lok Molee (วัดโลกโมฬี), ouvert en soirée, tout comme le Wat Jed Lin (วัดเจ็ดลิน) où est psalmodié le sermon Tang Tham Luang. Sans oublier les centres commerciaux qui s’embellissent eux aussi afin d’attirer le chaland. Certaines villes en ont fait des festivals à part entière, à l’image du Festival des 100’000 Lanternes du Lanna, à Lamphun.

Autre élément prégnant de la culture du Lanna, l’ombrelle, ร่ม en thaï (rom), plus communément จ้อง (chong) dans la langue du nord. Vous avez sans nul doute déjà entendu parlé du village des ombrelles de Bosang (บ่อสร้าง, parfois orthographié par erreur Bor Sang), à l’est de Chiang Mai, qui organise chaque année un ravissant – et incontournable – Festival des Ombrelles. Et bien un temple bouddhiste de la région, le Wat Phra Pan (วัดพระป้าน), que les locaux appellent aussi Wat Phranon Mee Pukha (วัดพระนอนแม่ปู๋คา), a eu la bonne idée de mettre en valeur les ombrelles et le travail artisanal des artisans du cru, au sein même du temple.


Exposition en plein air d’ombrelles du Lanna

Aussi, du 23 octobre 2018 au 15 janvier 2019, de 6h à 22h, vous aurez l’occasion d’assister à une exposition, pittoresque, que nous pourrions traduire par « Incroyables ombrelles artisanales du Lanna » (มหัศจรรย์จ้องล้านนา). Il est dit qu’il y en a mille… Elles égaient joliment le site religieux.

Amazing Lanna Umbrella 2018 Wat Phranon Mee Pukha Cover

Elle se déroule à même le temple, ce qui l’enjolive agréablement. Et pour y être allé un dimanche après-midi, nous pouvons vous confirmer que l’événement attire la population et rend le lieu fort animé (avec, sans surprise, quelques stands de nourriture locale). Il faut dire que des blogueurs ont pris des clichés avenants (les photos de cet article en sont). Cette manifestation vise plusieurs buts : elle est organisée en hommage à la grande statue du Bouddha couché, certes moins imposante que celle du Wat Pho à Bangkok. Elle se veut une vitrine du savoir-faire artisanal local en dévoilant le mode de vie des gens du quartier. Le tourisme généré permet de préserver cette tradition dont les gens du Lanna sont fiers. L’exposition tend à attirer les bonnes fortunes sur ses visiteurs. In fine, le temple a pour but de récolter des fonds afin de continuer le projet architectural du sanctuaire de Kruba Srivichai.

Pour en savoir plus sur la production d’ombrelles

Amazing Lanna Umbrella 2018 Wat Phranon Mee Pukha Photo Marco 2

© Chiang Mai Deci-Delà

Le Wat Phranon Mee Pukha est un temple de quartier rural. C’est sa grande statue du Bouddha couché, très vénérée, située à l’intérieur du bâtiment, qui en fait un lieu de pèlerinage. Il y a des curiosités, certaines humoristiques, que nous ne dévoilerons point afin d’en préserver la surprise. Mais ce temple transpire tout l’art du Lanna avec son immanquable statue de Phra Upakut, occupé à préserver le dharma et dont le retour nocturne est attendu régulièrement.

L’endroit a été récemment remodelé : des dons ont permis la création d’un sanctuaire à la mémoire du moine le plus vénéré du nord thaïlandais, Kruba Srivichai, grand défenseur de la culture du Lanna (alors que la langue thaï était imposée par le Siam, lui se faisait un malin plaisir à enseigner dans la langue du nord). On doit à celui-ci la création de l’ancienne route qui mène au temple perché sur le Doi Suthep, la montagne tutélaire de la ville de Chiang Mai. Nous consacrerons un jour un article plus fouillé à cette éminente figure religieuse du Lanna. En attendant, vous pouvez jeter un œil aux grands panneaux qui ont été posés là (certes, les explications sont en langue thaï…). Et admirer la grande statue à son effigie, immanquable, à l’entrée du temple.

Rien ne vous empêche de visiter ce temple en dehors du festival en question qui, rappelons-le, dure jusqu’au 15 janvier 2019. Le seul sanctuaire dédié à Kruba Srivichai, avec sa grande statue, vaut le déplacement, de même que le Bouddha couché et les autres curiosités que nous taisons. Mais alors vous vous retrouverez à visiter un temple de campagne, relativement calme, ce qui sied d’ailleurs aux moines qui méditent car tel est leur vocation. Durant le festival, un choix cornélien devra être effectué de votre part :  visiter l’exposition de jour ou de nuit, où l’ambiance est tout autre (fermeture à 22h).

En transport public, les song thaew blancs, camionnettes locales distinctives de la ville, qui partent du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (plus ou moins ici), en direction de San Kamphaeng, vous déposeront au bord de la route 1006 pour THB 40.-. De là, vous devrez marcher un peu plus d’un kilomètre vers le nord pour atteindre le temple, une quinzaine de minutes en empruntant cette route villageoise. Rebelote pour rentrer à Chiang Mai.

Emplacement du Wat Phra Pan (วัดพระป้าน, ou Wat Phranon Mee Pukha, วัดพระนอนแม่ปู๋คา).
Page Facebook du temple (pas mise à jour, l’ancienne page a été laissée à l’abandon), de l’organisation religieuse qui y est reliée (animée aléatoirement) et enfin de Nan Louang, un moine qui est plutôt actif. Vous pourrez voir des photos récentes sur la page FB du lieu, sur Instagram et sur Twitter (hashtag #วัดพระนอนแม่ปูคา).

Exposition « Incroyables ombrelles artisanales du Lanna » (มหัศจรรย์จ้องล้านนา), du 23 octobre 2018 au 15 janvier 2019, de 6h à 22h.


Autres attractions dans la région

Et comme bien souvent, Chiang Mai révèle ses charmes quand on visite ses alentours. C’est pourquoi on vous conseille de rayonner dans la région, la demi-journée et même la journée entière, en louant un scooter ou une voiture, ou en privatisant un song thaew. On vous dévoile quelques adresses dont certaines de derrière les fagots, fruit des déambulations de nos reporters sur le terrain 😏

Umbrella Making Centre Photo Recadrée

© Facebook – Umbrella Making Centre

VILLAGE DES OMBRELLES. Vous vous situez donc à l’est de Chiang Mai et la région a beaucoup à offrir. Cet article ne se veut nullement exhaustif mais a pour ambition de rendre votre visite mémorable à travers quelques autres arrêts et visites. L’exposition des ombrelles complète bien évidemment à merveille la visite d’un centre de fabrication des ombrelles. Ils sont concentrés dans le village de Bosang, que vous avez dépassés si vous vous trouvez au Wat Phra Pan. Le centre communautaire le plus visité est le Umbrella Making Centre (en anglais dans le texte). Qui se compose d’une zone de fabrication à l’arrière, d’une petite exposition et d’une grande zone de vente. L’entrée est bien entendu gratuite. On regrette quelque peu que les artistes se concentrent sur la réalisation de coques pour téléphones portables mais cela répond là à une forte demande et leur travail est d’excellente facture. Autre centre artisanal tout aussi touristique, le Saa Paper and Umbrella Handicraft Center (ศูนย์หัตถกรรมกระดาษสาและร่ม), quelques centaines de mètres avant. On vous a déjà parlé des ombrelles dans cet article-ci.
Umbrella Making Centre. Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h. Page Facebook et site web.
Saa Paper and Umbrella Handicraft Center. Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h30. Page Facebook et site web (avec une boutique en ligne).
Avis TripAdvisor sur le village des ombrelles de Bosang (à lire les avis, nous constatons hélas que peu s’y rendent de la manière que nous préconisons).

PARC AQUATIQUE. Si vous êtes en famille avec des enfants, ceux-ci seront emballés par les diverses surprises que vous verrez à l’intérieur du temple et que nous ne voulons pas vous dévoiler. Vos enfants n’auront pas manqué de repérer le parc aquatique pratiquement attenant, le Tube Trek, qui correspond à un grand parc aux normes internationales (avec des prix d’entrée qui le sont tout autant).
Tube Trek water park. Ouvert de 11h à 18h30, fermé le mercredi. Page Facebook, site web et avis TripAdvisor.

TubeTrek Montage

MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN. Les parents cultivés seront plus intéressés, eux, par ce qui est un musée de calibre mondial dans le domaine de l’art contemporain, ouvert en 2016. On parle bien sûr du très beau MAIIAM (พิพิธภัณฑ์ศิลปะร่วมสมัยใหม่เอี่ยม). Fruit d’un collectionneur franco-thaï argenté. On vous en parle régulièrement sur notre page Facebook, continuant de mettre en avant ses expositions et autres animations. Ce bijou muséal se trouve à deux pas du temple. Le miroitement de la devanture vous met directement dans l’ambiance et vous attire irrésistiblement…

MAIIAM PhotoMAIIAM – musée d’art contemporain. Ouvert de 10h à 18h, fermé le mardi. Page Facebooksite web et avis TripAdvisor.

MUSÉE D’ART. Dans le même registre, à savoir l’art, un art local qui a su nous emballer, vous avez également une adresse ignorée de tous, ou presque, et qui pourtant vaut vraiment le déplacement. Il s’agit du Chiangmai Art Museum. C’est au milieu des rizières que ce musée a été construit. Une très belle salle d’exposition a su nous captiver le jour de notre visite. Mais surtout, c’est le contact avec les artistes présents en résidence qui nous revient à l’esprit (il faut dire que nous étions accompagnés d’une Thaïlandaise de Chiang Mai, ce qui nous a permis de discuter aisément avec eux). Nous ne doutons pas cependant que l’endroit vous plaira autant qu’à nous. Un sympathique café s’y trouve, le Naive Cafe.
Chiangmai Art Museum. Horaires d’ouverture inconnus. Page Facebook (aucun site web à notre connaissance).

CAFÉ. À seulement 1,5 km du temple, ne manquez pas de boire un verre au Mai Jai Dum, un café créé dans un paisible écrin de verdure. Les arbres environnants vous transmettront leur force naturelle. Le logo – un chien, maa étant le terme familier pour dire chien – vous rappellera peut-être quelque chose puisqu’en fait, Mai Jai Dum est une distillerie de spiritueux inventive bien connue à Chiang Mai.
Mai Jai Dum House. Ouvert tous les jours de 8h à 18h. Page Facebook et site web (vente des produits de la maison mais tout est en thaï).

Maa Jai Du Cover FB recadrée


SOURCES CHAUDES. Il y a mille raisons de se rendre aux sources chaudes de San Kamphaeng (hot springs en anglais, น้ำพุร้อนสันกำแพง อ.แม่ออน). La première c’est que les journées sont généralement chaudes à Chiang Mai et les sources chaudes – paradoxalement – sont un espace des plus rafraîchissants (on parle bien sûr de l’ombrage du parc et non de la températures de l’eau). Ensuite, visiter cette attraction, c’est rencontrer une ambiance thaïlandaise typique, avec les familles qui prennent du bon temps, surtout le dimanche et les jours fériés. Une autre raison qui vaut le déplacement, c’est que vous verrez les locaux s’adonner à une activités culinaire des plus étonnantes : ils… Non ! Mieux vaut ne pas vous la dévoiler. Vous la découvrirez ainsi sur place – elle est pratiquement identique dans toutes les sources chaudes du royaume – et l’étonnement sera vôtre comme il a été nôtre. Pour cela, il faut vous rendre tout en haut, là où jaillissent les sources. On vous donne tout de même un indice : observez bien la sculpture à l’entrée du parc…

C’est un endroit où vous apprécierez vous faire masser (les pieds). De notre point de vue, il n’est pas utile d’utiliser l’espace « piscine » et les services ad hoc, un espace payant – qui singe les sources occidentales. Passer un moment avec les locaux les pieds dans l’eau – chaude, bouillante même – et effectuer la même activité culinaire qu’eux – celle-là même que nous ne voulons pas vous dévoiler – est pour nous la meilleure des choses à réaliser en ce lieu qui vous laissera un agréable souvenir.
Ouvert tous les jours de 7h à 19h (billets vendus jusqu’à 18h). Plusieurs pages Facebook : celle des sources chaudes, de même que celles liées au onsenici et , site web du onsen et avis TripAdvisor.

Encore un conseil exclusif de Chiang Mai De-ci De-là : si vous êtes arrivé jusque là – vous êtes à plus de 40 km de la ville de Chiang Mai – alors vous ne devez en aucun cas manquer de visiter, même brièvement, le magnifique temple situé non loin (à quelque 2,3 kilomètres pour être précis), le Wat Doi Phoothi Yaan (วัดดอยโพธิญาณ, à ne pas confondre avec le temple encore plus proche, le Wat Bo Nam Un, วัดบ่อน้ำอุ่น). Ce temple au milieu de nulle part – on parle donc bien du Wat Doi Phoothi Yaan – est un véritable chef-d’œuvre caché dans la nature. Au moment où nous y sommes passés, il était encore en construction (ou plutôt en rénovation). Et croyez-nous : vous serez fort impressionné de ce que vous allez admirer là… Nous pourrions vous donner d’autres conseils, comme la belle grotte de Mae On toute proche mais l’objet principal de cet art est de visiter l’exposition d’ombrelles (à défaut le temple qui l’abrite). On reviendra donc sur la visite de cette partie de Chiang Mai (on parle de la province)…


ARCHITECTURE LANNA. Toujours dans cette partie de Chiang Mai, ne manquez pas de faire un arrêt au Dhara Devi, puisque vous passerez pratiquement devant. C’est l’un des fleurons hôteliers de la Rose du Nord. Vous ne pourrez pas accéder à l’intérieur – c’est là une adresse exclusive réservée à sa seule clientèle. Mais l’extérieur vaut à lui seul le déplacement. L’originalité du resort, c’est d’avoir implanté des anciennes structures architecturales du Lanna (Thaïlande, Birmanie et Laos). Il y a par exemple à l’intérieur un véritable palais birman (que nous avons eu l’occasion de visiter grâce aux connexions d’un moine d’une famille respectable de Chiang Mai). Ne manquez pas de visiter l’ancien marché – kad en langue locale (le kham muang, คำเมือง) alors que le terme thaï est talat – sur votre droite en rentrant, où est maintenant exploité un tea-room/boulangerie (les prix sont certes européens mais la qualité et le service le sont aussi). L’allée d’entrée est fastueuse et le splendide bâtiment qui fait office de réception vous donnera une idée de ce dont profite la clientèle huppée. Ne manquez pas de visiter le bâtiment octogonale, à droite une fois passé l’impressionnante porte d’entrée. Jetez également un œil du côté du restaurant Le Grand Lanna, sur votre gauche à l’entrée, l’un des meilleurs de Chiang Mai (et aux prix pas excessifs).
Complexe hôtelier de luxe Dhara Dhevi. Si vous n’avez pas les moyens de réserver (sur Booking.com), lisez au moins les avis de TripAdvisor… Visite de l’entrée du site hôtelier en tout temps. Page Facebook et site web.

Dhara Dhevi Cover FB

RESTAURANT. Meena Rice Based Cuisine (ร้านอาหารมีนา). C’est là notre adresse préférée dans le coin. Nous l’avions découverte dès son ouverture et son succès nous ravit, d’autant que le touriste est denrée rare. Une cuisine thaïlandaise inventive et raffinée à des prix locaux. Les recettes proviennent de la famille – lui vient du sud et elle est une fille du Lanna. Vous mangez sous d’anciennes maisons en bois de type Lanna dans un cadre exquis. Nous savons avec certitude que vous en repartirez émerveillé. Ne nous remerciez pas, c’est tout naturel.
Meena Rice Based Cuisine. Ouvert de 10h à 17h, fermé le mercredi. Page Facebook et avis TripAdvisor.

Meena Rice Based Cuisine - Cover FB

พรรณี กาละแมกะทิสด Logo FBMARCHÉ et BONBONS. Meena se trouve dans la même rue où est organisé tous les week-ends le marché Cham Chaa (ฉำฉา). Il faut dire que le propriétaire du restaurant est l’instigateur du marché. On adore son ambiance nonchalante et c’est là un rendez-vous à ne pas manquer si vous prévoyez votre sortie samedi ou dimanche. Le Bus Pizza ne manquera pas de vous étonner. Si vous avez l’occasion de voir ouvert l’atelier de bonbons à la noix de coco de marque พรรณี (c’est le bâtiment bleu sur votre droite à l’entrée du soï), n’hésitez pas à y entrer. L’on vous montrera alors comment sont confectionnées ces sucreries et vous pourrez en acheter (on les trouve en ville au marché Warorot). À noter encore que la période du Loy Kratong est l’occasion pour la communauté locale qui anime ce marché, Loang Him Kao (โหล่งฮิมคาว), d’agrandir le lieu et d’y organiser le marché Ton Yon. Beaucoup plus de stands à cette occasion, avec diverses animations (ateliers et accompagnement musical). Cette année, il a lieu du 22 au 25 novembre 2018, de 10h à la tombée de la nuit..
Marché du week-end Cham Chaa. Ouvert tous les samedis (de 9h à 14h) et dimanches (de 9h à 15h). Page Facebook.

ฉำฉา market Photo

© Facebook – ฉำฉา market

CAFÉ avec vue sur les RIZIÈRES. On vous livre encore une de nos autres perles : allez donc boire un café au Chiang Mai Rice Life. Créé par le fils du propriétaire qui a étudié en Australie, ce café vous donne une très belle vue sur les rizières de la société (il faut évidemment y être avant la récolte qui se fait généralement en novembre).
Chiang Mai Rice Life. Ouvert tous les jours de 9h à 18h. Page Facebook.

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ATELIER DE CÉLADON. Et comme l’on est dans une partie de Chiang Mai où l’artisanat est roi, profitez-en pour visitez par exemple l’un des trois ateliers de céladon les plus réputés de Chiang Mai, Baan Celadon. Le céladon, un type de céramique fort prisé en Chine comme en Corée, a ce coloris typique vert pâle du jade, la pierre sacrée (il peut aussi être bleu-gris translucide). L’atelier, qui se visite, est en retrait par rapport à la zone de vente. Vous y verrez de petites mains à l’œuvre où patience et dextérité se conjuguent. Quand on vous disait que le Lanna possédait de bons artisans.
Baan Celadon. Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h30. Page Facebook, site web et avis TripAdvisor.Baan Celadon Cover FB

C’est muni de toutes ces bonnes adresses que vous ne manquerez pas d’observer une singularité propre à cette route, la 1006 donc. Regardez bien les les panneaux routiers… C’est une étrange 3e langue qui y figure, en plus du thaï et de l’anglais. Ce n’est pas du chinois, non. C’est une langue que seuls les érudits maîtrisent, souvent de vieux moines. C’est l’ancienne langue du Lanna. Il vous sera difficile de trouver un habitant qui sache la déchiffrer. Mais cet aspect démontre la volonté des autorités de préserver la culture qui est la leur, celle du Lanna. Et les ombrelles dont il est question ici participent de cette indispensable héritage culturel dont nous saluons la préservation et que nous vous invitons à découvrir pour être, vous aussi, charmé par la richesse du Lanna. Sawat dee jao (สวัสดีเจ้า).

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Nos conseils d’itinéraire

On vous l’a dit en guise d’entame, si vous avez prévu de vous rendre au village des ombrelles de Bosang ou encore aux sources chaudes de San Kamphaeng, la visite de l’exposition en plein air des ombrelles du Wat Phranon Mee Pukha se doit impérativement d’être effectuée, du moins jusqu’au 15 janvier 2019.

Voici nos conseils d’itinéraire (aller-retour depuis Chiang Mai) pour une balade réussie :

  • Sur une demi-journée, vous pouvez vous arrêter au Dhara Dhevi puis poursuivre vers le village des ombrelles de Bosang pour arriver enfin au Wat Phranon Mee Pukha et profiter de l’exposition. Repos mérité au café Mai Jai Dum. La visite du musée d’art contemporain MAIIAM peut clore cette sortie.
  • Disposant d’une journée, votre choix sera plus vaste. En partant vers 10h, visite du Dhara Dhevi puis en route pour le village des ombrelles de Bosang. Revenez ensuite vers le Baan Celadon et aller déjeuner (dîner diront les Helvètes) au Meena Rice Based Cuisine. Le café peut se prendre au Chiang Mai Rice Life avant de rejoindre le Wat Phranon Mee Pukha et son exposition d’ombrelles. Vous terminerez la journée en choisissant votre attraction en fonction de vos intérêts.
  • La variante nocturne permet de visiter une ou plusieurs des attractions susmentionnées dans l’après-midi, selon vos intérêts, pour terminer au Wat Phranon Mee Pukha, dont l’exposition ferme à 22h.
  • Et enfin, le week-end, ne manquez pas le marché Cham Chaa !

Booking.com San Kamphaeng

Vous pourriez également être tenté par une nuit sur place, à l’extérieur de Chiang Mai donc, ce qui est la meilleure des manières d’apprivoiser l’endroit, dans une ambiance champêtre. Si vous êtes véhiculé, aucun souci pour vous. A défaut, les minibus blancs (song thaew) relient abondamment la ville, du moins en journée. Et Grab sera votre ami. En ce cas, réservez votre hôtel sur Booking.com ou consultez les avis de TripAdvisor sur les meilleurs établissements. Ce dernier vous fournira également d’autres conseils quant aux attractions et activités du coin, en plus des nôtres.

Quels que soient nos conseils, on vous rappelle que le plaisir du voyage est amplifié lorsque l’on se laisse bercer par la grâce de l’inattendu.

TripAdvisor San Kamphaeng


¹Notez que les Anglo-Saxons transcrivent Loy Krathong (avec h) pour le terme thaïlandais ลอยกระทง et Yee Peng pour le terme thaïlandais ยี่เป็ง.

S’agissant d’un article pratique, les données peuvent varier au fil du temps (horaires, liens…). N’hésitez pas à nous signaler toute modification en laissant un commentaire. Merci.

Source de l’image à la Une : © Facebook – สะพายกล้องท่องเที่ยว กับ มาเรีย ณ ไกลบ้าน (@MarianaKlaiBaanTrip). Mise à jour le 25.11.2018.

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Loy Kratong/Yi Peng Festival 2018 à Lamphun, non loin de Chiang Mai

Un Festival des Lanternes du Lanna dès le 1er novembre avec une belle cérémonie d’ouverture le 16 du mois. Deux lâchers géants de lanternes célestes (les 22 et 23 novembre). Une soirée festive du Loy Kratong (avec une belle parade) le 22 novembre, précédée d’un Loy Kratong propre à la communauté Tai Lüe le 19 novembre. Un marché à l’ancienne au bord de la rivière. Et encore une ancienne cérémonie dont personne ne vous a encore parlée, le Loy Kamod. Sans oublier le Yi Peng des Taï Lüe et… un lâcher massif de lanternes célestes supplémentaire aux abords d’un pont ferroviaire. Voilà ce que vous propose Haripunchai, appelée Lamphun de nos jours (ลำพูน). On vous livre tous les détails de ces riches cérémonies culturelles pour toutes celles et tous ceux qui seront dans la région de Chiang Mai. Récapitulation des événement à ne pas manquer en fin d’article.

Lamphun est la plus ancienne ville du Nord, appelée jadis Haripunchai

Soyez audacieux et vivez une Fête des Lumières originale non loin de Chiang Mai ! Vous savez que dans tout le Lanna, du nom de l’ancien royaume du nord de la Thaïlande, le Loy Kratong¹ et le Yi Peng¹ se confondent et se célèbrent ensemble dans maint villes et villages lors de la 12e pleine lune de l’année lunaire (thaïlandaise). L’écrasante majorité des touristes privilégie Chiang Mai, la capitale culturelle du Nord. Cependant, si vous recherchez un endroit à l’authentique ambiance, non infesté de hordes touristiques, allez sans hésitation à Lamphun, chef-lieu de la province éponyme (une ville qui compte moins de 20’000 habitants), à 30 km au sud de Chiang Mai (45 minutes de route au plus). C’est la plus ancienne ville du Nord siamois, appelée jadis Haripunchai, et les rares touristes qui s’y aventurent tombent sous le charme de sa population fort accueillante. Et cette année 2018 (2561 selon le calendrier bouddhique thaïlandais) vous gâte avec de nombreuses fêtes.


LoykrathongLamphun2018PhotoBaramateWannasai1.jpg

© Facebook – Baramate Wannasai

Festival des 100’000 Lanternes du Lanna

Le Festival des Lanternes du Lanna se tient du vendredi 16 au jeudi 22 novembre 2018. Ces quelques jours festifs à Lamphun vous apprendront à faire la différence entre les lanternes du Lanna (โคม, khom) les lanternes célestes, appelées โคมลอย (khomloy, terme thaï signifiant lanterne ascendante) et les lampions (ผางประทีป, pang prathip), sans oublier bien sûr les kratong (กระทง), petites embarcations déposées dans les rivières et autres surfaces aquatiques.

Les festivités commencent donc au début du mois de novembre avec, vendredi 16 novembre 2018, à 19h, la cérémonie d’ouverture du Festival des Lanternes du Lanna. Elle se déroule au magnifique Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan (วัดพระธาตุหริภุญชัยวรมหาวิหาร), temple bouddhiste au cœur de la ville de Lamphun. Officiellement appelé โคมแสนดวงที่เมืองลำพูนมม, soit le Festival des 100’000 Lanternes (Lanna) à Lamphun. L’année dernière, il était fait mention de 33’000 lanternes – une des spécialités artisanales du Lanna. Nous ne les avons pas comptées mais une chose est sûre, elles seront toutes allumées en soirée. S’offrira alors à vous une mer de scintillements au pied de ce très vénéré chedi doré, frère siamois de celui trônant au haut du Doi Suthep, le temple éponyme à Chiang Mai. De quoi vous émerveiller (et faire de belles photos). La cérémonie d’ouverture est l’occasion d’admirer un spectacle folklorique coloré, avec notamment des danses traditionnelles du Lanna effectuées par des danseuses en habit traditionnel, un spectacle qui convoque la quintessence culturelle du Lanna et qui ne manquera de vous ravir.

LoykrathongLamphun2018Photoเชียงใหม่นิวส์ChiangMaiNewsMontage

© Facebook – เชียงใหม่นิวส์ Chiang Mai News (1 & 2)

Point d’orgue du festival, la Parade des Lanternes du mardi 20 novembre 2018, à 18h30, de la place Phra Nang Chama Devi (อนุสาวรีย์พระนางจามเทวี) au Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan. Un défilé suivi d’un riche spectacle folklorique comme on les aime.

Deux cérémonies d’adoration sont organisées ensuite :

  • le mardi 20 novembre 2018, à 19h, en l’honneur du temple (cette cérémonie religieuse se déroule donc au même Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan);
  • le mercredi 21 novembre 2018, à 19h également, en l’honneur cette fois-ci de Phra Nang Chama Devi, la reine qui fonda la cité. Cette seconde cérémonie se déroule sur la place qui porte son nom où vous pourrez voir une belle statue la représentant.

 


Loy Kratong – Le Festival des Lumières

Un festival suit l’autre. Ce qui nous amène au jeudi 22 novembre 2018, date à laquelle est fêtée le Loy Kratong à Lamphun. Au programme :

  • À 7h, cérémonie religieuse au Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan (il y aura certainement là des offrandes matinales aux moines).
  • Dès 8h, concours des plus belles lanternes (โคมลอย, khomloy) et des plus beaux kratong (กระทง) dans l’enceinte du même temple.
  • À 19h, cérémonie d’ouverture du Festival des Lumières – le Loy Kratong – au Centre touristique provincial tout proche, au bord du canal (ศูนย์บริการนักท่องเที่ยวลำพูน).
  • Et à 20h, événement à ne pas manquer, la fameuse parade nocturne du Loy Kratong.

Il va de soi que la journée sera animée au temple-même et alentour. Vous pourrez vous sustenter dans les nombreux stands d’un marché à l’ancienne où la nourriture locale sera à l’honneur. Un concours photo y est par exemple organisé (et nul doute que les clichés seront formidables).


Festival des Lanternes Célestes et son lâcher massif

Simultanément, est organisé le Festival des Lanternes Célestes au Wat Doi Ti (à Pa Sak), petite colline non loin de la ville, surplombée par une immense statue de Kruba Srivichai, le moine le plus vénéré ici au nord de la Thaïlande. Elle se voit loin à la ronde et son menton est souvent le refuge de petites abeilles qui y bâtissent d’immenses ruches.

Ce festival se déroule les jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018 et il inclut un lancer géant de lanternes célestes à 21h05, chacun des deux soirs. Le résultat s’annonce des plus féeriques. La soirée comprend une cérémonie bouddhiste, un marché kad nua à l’ancienne et un spectacle culturel avec danses traditionnelles du Lanna (les 750 places assises sont payantes). C’est la troisième édition de cet événement initié en 2016 – et l’on ne peut que vous conseiller d’y participer. D’autres lancers géants de lanternes célestes sont organisés dans la région de Chiang Mai.


Festival Yi Peng des Taï Lüe à Banthi

Si vous êtes abonné à notre page Facebook, vous savez que nous suivons assidûment les activités proposées par la communauté Taï Lüe de Banthi, district de la province de Lamphun, en vous invitant régulièrement à les rejoindre. Et il se trouve que les Taï Lüe organisent eux aussi leur Yi Peng. Rappelons que c’est une minorité ethnique venue du sud de la Chine et que la tradition du lancer des lanternes célestes vient… de Chine du Sud.

Loy Kratong 2018 - Banthi Photo Montage

Ainsi, le lundi 19 novembre 2018, de 17h à 22h, vous pourrez fêter avec eux le Festival Yi Peng, à Ban Mae Phi (บ้านแพะ), précisément ici (อุโบสถต้นมื่นบ้านแพะ), là-même où se déroule leur marché mensuel (kad bosot). C’est un sanctuaire sacré érigé au milieu des rizières, avec une chouette passerelle en bambou, le tout entouré des belles montagnes de Lamphun. A défaut de vous y rendre – et c’est bien dommage, avouons-le – jetez un œil sur la page Facebook du lieu des festivités.

Nous ne connaissons pas le détail de la soirée (événement FB) et c’est peut-être bien ainsi car quoi de mieux que de se laisser surprendre puis bercer par la grâce de l’inattendu ?


Land Mark Riverfront Market

Les hôtes se rendant à Lamphun sont décidément gâtés en cette période de Loy Kratong. Le Riverfront Market (กาดฮิมน้ำลำพูน, Kad  Him Nam Lamphun) est un ravissant marché à l’ancienne, à la manière Lanna. Ambiance locale garantie. Un marché de saison (temporaire donc), qui se tient le long du canal, tout près du temple Haripunchai. Organisé tous les week-ends du 3 novembre au 9 décembre 2018 (samedi et dimanche, de 10h à 20h), il aura également lieu jeudi 22, vendredi 23 et samedi 24 novembre 2018 (pas de marché dimanche 25). Evénement FB (กาดฮิมน้ำลำพูน) et page Facebook (กาดฮิมน้ำลำพูน). On vous en avait déjà parlé ici.

LandMarkRiverfrontMarketCoverFB.jpg

Vous ne manquerez évidemment pas de rendre visite aux marchands habituels installés dans le ravissant pont Tha Sing (สะพานท่าสิงห์), face à l’entrée du temple Haripunchai. Les produits régionaux règnent en maître, avec notamment les tissus et les produits alimentaires OTOP (attention, il ferme à la tombée du jour).


Et puisque vous êtes à Lamphun…

Nekoemon Cafe Photo Hallo Chiangmai

© Facebook – Hallo Chiangmai Magazine

Lamphun est notre adresse fétiche car pour qui s’y rend, l’authenticité du Lanna est au rendez-vous. Ici, point de tourisme de masse. On vous accueille avec intérêt, et toujours avec le sourire. Le temple du Doi Ti, du nom de la colline qui l’abrite, vaut le déplacement pour sa seule statue, immense. Il s’agit donc de Kruba Srivichai, le moine le plus vénéré du nord de la Thaïlande. De là-haut, belle est la vue sur la vallée et les montagnes qui l’entourent. Autres conseils de Huggy les Bons Tuyaux : allez donc manger dans ce qui est, pour nous, un des meilleurs restaurants de Lamphun, le Chef’s House qui vous offre une délicieuse cuisine thaïlandaise (page Facebook, emplacement, avis TripAdvisor). A moins que vous ne vous soyez arrêté au préalable au Nekoemon Cafe (cuisine « japonaise ») et son jardin enchanteur (page Facebook, emplacement) – il se trouve sur la route, entre Chiang Mai et Lamphun (avec un léger détour il est vrai).

TripAdvisor - LamphunLamphun a bien d’autres trésors touristiques à offrir à celles et ceux qui s’y aventurent; les conseils de notre partenaire TripAdvisor pourront vous êtres utiles, en matière de sites à visiter, d’activités à réaliser ou encore d’hébergement. On vous promet cependant de vous donner bientôt nos propres conseils.

Tenant compte des horaires des divers événements et de leur emplacement, il vous sera difficile – mais non impossible – d’utiliser des moyens de transport en commun pour rejoindre Lamphun depuis Chiang Mai (principalement en minivan depuis le marché Warorot ou alors en song thaew bleus). Et comme la distance n’est que de 30 kilomètres, le scooter de location est le moyen de transport idéal (attention au retour durant la nuit cependant). Si vous y allez à plusieurs, en famille par exemple, négociez avec un chauffeur de song thaew  le trajet aller-retour, comprenant l’attente.

Vu les dates des célébrations, rien ne vous empêche de participer au Loy Kratong de Lamphun la soirée du jeudi 22 novembre puis, le lendemain, vendredi 23 novembre 2018, au Loy Kratong de Chiang Mai ! Vous jouirez ainsi de deux festivals – similaires mais très différents (same same but different, une ritournelle souvent entendue en Thaïlande) – avec deux grandes parades ! Dès lors, dormir à Lamphun est option intelligente 😏 Réservez donc votre hôtel à Lamphun chez notre partenaire Booking.com.

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Loy Kratong au pont de Mae Tha

Lamphun est aussi connue pour abriter un très joli pont ferroviaire, construit en 1919, le fameux pont blanc de Mae Tha (สะพานขาวทาชมภู, sur la commune de Ta Pladuk dans la province de Lamphun donc). La construction métallique étant des plus photogéniques, beaucoup de jeunes mariés de la région s’y font photographier. Et c’est précisément cet endroit, à 30 minutes en voiture à l’est de la ville, qui abritera également une Fête de Loy Kratong, les jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018, dès 17h. Une soirée romantique en perspective, très animée à en croire le programme :
⦿ Jeudi 22 : atelier de composition des kratong à 15h et concours de chant à 19h.
⦿ Vendredi 23 : une cérémonie religieuse du Thot Kathin à 18h, suivie d’un concours de beauté à 19h (Thida Loy Krathong, soit l’élection de la Miss Loy Kratong locale puis, selon ce qu’on nous promet, un mini lâcher géant de lanternes célestes à 20h30…. Qui vivra verra !

Page Facebook de la commune.

Loy Kratong 2018 - Mae Tha - Cover


Et encore une autre fête, Loy Kamod !

On termine ce tour d’horizon festif (et non exhaustif) par une fête du nom de Loy Kamod (ลอยโขมด), une fête ancienne qui se célèbre au Wat Kulamak (วัดรมณียาราม), à Ton Thong, au bord d’un bras de la rivière Ping, dans la province de Lamphun donc, à seulement 10 minutes au sud du chef-lieu. Elle a lieu ce mercredi 21 novembre, dès 18h30.

Peu sont les personnes à avoir entendu parler des kamod (โขมด) puisque même les quelques habitants de Chiang Mai à qui nous avons posé la question ne savaient pas de quoi il s’agit ! C’est en quelque sorte une hybridation entre un kratong et un radeau. Vous saurez en faire puisque des ateliers de confection des kamod sont organisés en journée dans ce village plus que centenaire (il a fêté ses 100 ans en 2017). Pour autant que vous maîtrisiez la langue thaï, lisez donc ces explications sur ces embarcations plus grandes que les kratong. Mais le mieux est encore de vous déplacer au village où vous serez accueilli avec intérêt. Une parade des kamod égaie la journée. Page Facebook.

 


RÉCAPITULATIF
Événements à ne pas manquer du côté de Lamphun

  • Vendredi 16.11.2018, à 18h30 : grande parade du Festival des 100’000 Lanternes du Lanna de la place Phra Nang Chama Devi (อนุสาวรีย์พระนางจามเทวี) au Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan.
  • Vendredi 16.11.2018, à 19h : cérémonie d’ouverture de ce même festival au Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan.
  • Lundi 19.11.2018, de 17h à 22h : Festival Yi Peng de la communauté des Taï Lüe à Ban Mae Phi (บ้านแพะ), précisément ici (อุโบสถต้นมื่นบ้านแพะ).
  • Mercredi 21.11.2018, dès 18h30 : Festival Loy Kamod (ลอยโขมด) au Wat Kulamak (วัดรมณียาราม), à Ton Thong.
  • Jeudi 22.11.2018, à 19h : cérémonie d’ouverture du Festival des Lumières – le Loy Kratong – au Centre touristique provincial de Lamphun (ศูนย์บริการนักท่องเที่ยวลำพูน).
  • Jeudi 22.11.2018, à 20h : parade nocturne du Loy Kratong à Lamphun.
  • Jeudi 22.11.2018, à 21h05 : premier lancer massif des lanternes dans le cadre du Festival des Lanternes Célestes au Wat Doi Ti (à Pa Sak).
  • Vendredi 23.11.2018, à 20h30 : (mini ?) lâcher géant de lanternes célestes dans le cadre du Loy Kratong au pont pont blanc de Mae Tha (สะพานขาวทาชมภู, à Ta Pladuk).
  • Vendredi 23.11.2018, à 21h05 : second lancer massif des lanternes célestes au Wat Doi Ti (à Pa Sak).

Peut-être n’aviez-vous encore jamais entendu parler de Lamphun avant de lire cet article. On espère que notre maigre contribution vous donne envie de visiter cette province à la riche culture, une culture typique du Lanna puisque Haripunchai en était son berceau. Sawat dee jao (สวัสดีเจ้า) ! C’est là le bonjour (comme l’au revoir) typique de la région, ce qui jadis est était le Lan Na (ล้านนา), le royaume du Nord. Bonne fête du Loy Kratong à vous.

Celles et ceux qui veulent se tenir informé(e)s des nombreux événements se déroulant dans cette province voisine que l’on apprécie au plus haut point liront avec attention la page Facebook @TeeNeeLamphunThailand (ที่นี่ลำพูน, ce qui signifie « Ici Lamphun »).

Nos autres articles en lien avec les festivals Yi Peng et Loy Kratong cette année :


¹Notez que les Anglo-Saxons transcrivent Loy Krathong (avec h) pour le terme thaïlandais ลอยกระทง et Yee Peng pour le terme thaïlandais ยี่เป็ง.

Crédit photographique de l’image à la Une : © Facebook – Chiang Mai News.
Mise à jour le 26.11.2018.

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Les lâchers géants de lanternes célestes du Yi Peng 2018 à Chiang Mai

Pas moins de 8 lâchers géants de lanternes célestes, peut-être même 9 ! Voilà ce que vous offre le festival Yi Peng 2018 à Chiang Mai et alentour. Et oui, c’est bientôt l’heure du Loy Kratong¹. Les familles thaïlandaises – et les touristes à leur suite – déposeront comme chaque année leur kratong sur l’eau et lâcheront leur lanterne au ciel. Un spectacle qui enchante petits et grands. Vous savez déjà que la Fête des Lumières se déroulera à Chiang Mai du 20 au 23 novembre (programme officiel). Un programme festif avec, notamment un grand feu d’artifice, sans parler des autres spectacles culturels.

La carte de tous ces lâchers géants de lanternes célestes se trouve au bas de l’article

Cette fête originaire d’Inde est appelée « Fête des Lumières » en raison des bougies qui ornent les petites (et grandes) embarcations déposées sur les rivières et autres surfaces aquatiques. A Chiang Mai, le festival se confond avec une autre fête, venue de Chine beaucoup plus tardivement, le Yi Peng¹, où des lanternes célestes sont lancées au ciel, ornées elles aussi par une bougie. Et c’est la conjugaison de ces deux fêtes qui fait de Chiang Mai la ville où le Loy Kratong est le plus beau – peut-être avec Sukhothai.

Et là où le spectacle est total c’est lors des lâchers géants qui donnent lieu à un moment féerique (cela se passe dès la 40e seconde) :

Cette année 2018, ce n’est donc pas moins de huit lâchers géants nocturnes qui auront lieu : cinq durant la soirée du jeudi 22 novembre et encore trois le soir du vendredi 23 novembre 2018. En composant cet article, après publication, nous avons appris qu’un 9e lâcher est programmé… À vous de voir si vous préférez vous promener en ville afin de vous imprégner de l’ambiance magique qui y régnera (on vous dévoilera tantôt les meilleurs endroits), si vous désirez privilégier le repas organisé (là aussi, une liste des événements vous sera donnée) ou alors si vous souhaitez prendre une part active à ces lâchers géants de lanternes célestes (repas inclus). Si vous optez pour cette dernière solution, vous trouverez tous les détails ci-dessous.

On vous rappelle cependant que la fête reste magnifique au cœur-même de la ville et que vous pourrez y lâcher votre propre lanterne; vous serez des milliers dans ce cas-là. Cette année, l’autorisation de le faire est donnée les jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018, de 19h à 1h du matin. Ce qui, au demeurant, pose quelques problèmes (perturbation des vols aériens, déclenchement d’incendies et pollution de la nature). Certains profitent du spectacle féerique depuis les hauteurs et n’hésitent pas à monter au Doi Suthep, la montagne tutélaire de la ville, que ce soit depuis les divers points de vue ou alors au temple éponyme lui-même. Et c’est vrai que c’est une option digne d’intérêt car, de là-haut, beau est le spectacle de toutes les lanternes célestes… À vous de décider du lieu où vous fêterez le Loy Kratong 🏮 Place maintenant à l’énumération de tous les lâchers géants (nos conseils figurent en fin d’article).


LOY KRATONG 2018
à CHIANG MAI et alentour
8 (ou 9) lâchers géants des lanternes célestes
jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018


L’année dernière, ce sont aussi huit lâchers qui égayaient le ciel de la Rose du Nord sur sept sites différents. Cette année 2018 (ou 2561 si l’on se réfère au calendrier bouddhique thaïlandais), durant la Fête des Lumières, les huit lâchers géants auront lieu sur cinq sites seulement, peut-être même un 9e lancement sur un 6e site… Ainsi cette année, pas de grands lâchers spectaculaires au Royal Flora – Parc Royal Rajapruek (อุทยานหลวงราชพฤกษ์), ni d’ailleurs au Wat Ban Den (วัดเด่นสะหลีศรีเมืองแกน – วัดบ้านเด่น เชียงใหม่, à Mae Taeng) et encore moins au parc aquatique Tube Trek à San Kamphaeng. Voici les 5 sites qui organisent les lâchers géants de lanternes célestes cette année (les deux principaux sites ouverts au public n’attendent pas moins de 5000 participants chacun).


1. YEEPENG LANNA INTERNATIONAL FESTIVAL 2018

Lanna Dhutanka (Thudong Lanna Institute, ธุดงคสถานล้านนา), San Sai (Mae Jo).
Entrée : THB 5’200.- pour le billet Standard, THB 7’000.- la place Premium et même THB 13’000.- en VIP – SOLD OUT! L’événement est organisé à guichet fermé, tous les billets ayant été vendus depuis belle lurette.
De 17h à 21h; le lâcher géant est programmé pour 20h00.
On vous a déjà parlé de cet événement contesté (car contestable) et on vous déconseille de vous y rendre ! Le tout est en effet organisé par ce mouvement bouddhiste qui s’apparente à une secte. Rendons cependant à César ce qui appartient à César : ce sont eux qui ont lancé l’idée du lâcher géant de lanternes célestes ici à Chiang Mai ! En savoir plus.

YeePeng2017LannaDuthankaLogo


2. KHOMLOY CAD FESTIVAL 2018

Cowboy Army Riding Club, à Mae Rim (au nord de Chiang Mai, comptez une trentaine de minutes en voiture).

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Entrée : THB 2’999.-/personne (enfants de 6 à 12 ans, THB 1’499.-; entrée gratuite pour les enfants de moins de 6 ans). Le prix comprend l’entrée, le repas Lanna (buffet avec spécialités du Nord) et les boissons non alcoolisées, le spectacle culturel, 2 lanternes célestes, 1 kratong, un cadeau-souvenir, sans parler du transfert. Les billets VIP à THB 3’999.-/personne (enfants, THB 1’999.-) donnent droit à la zone VIP avec place assise. Aucun billet n’est vendu sur place !
Les jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018, de 17h à 22h; le lâcher géant est programmé pour 20h45.
Détails pour l’achat des billets : Swiss-Lanna Lodge (service en français).

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Khomloy (โคมลอย) signifie lanterne ascendante. C’est le nom qu’a choisi l’organisateur pour cet événement qui, avec le suivant, sera sans doute le lâcher géant de lanternes (payant) le plus populaire. Pour preuve, la soirée du jeudi 22 novembre 2018 se joue déjà à guichet fermé (5000 places ont été vendues !). Et pour celle du lendemain, vendredi 23 novembre 2018, plus de 2000 billets ont déjà été vendus (sur les 5000 au total). Celles et ceux n’ayant encore jamais vu de spectacles culturels du Lanna se régaleront. Le show CAD offert par ce même organisateur à la fin de l’année dernière nous avait enchantés. À noter que la composante religieuse (avec chants et méditation) requiert une tenue décente de votre part.


3. CHIANGMAI SKY LANTERN FESTIVAL 2018

Soit le Festival des Lanternes Célestes @ Northern Study Center, à Mae Rim (non loin du précédent, toujours au nord de Chiang Mai, à une trentaine de minutes en voiture).
Entrée : THB 3’999.-/personne (enfants de 100 à 120 cm : THB 1’999.-; entrée gratuite pour les petiots jusqu’à 100 cm). Le prix comprend l’entrée, le repas Lanna (buffet avec spécialités du Nord) et les boissons non alcoolisées, le spectacle culturel, 2 lanternes célestes, 1 kratong, un cadeau-souvenir, de même que le transfert (il n’est plus fait mention de l’assurance accidents). Les billets VIP à THB 5’999.-/personne (enfants, THB 4’499.-) donnent droit à la zone VIP avec place assise. Et là aussi aucun billet n’est vendu sur place !
Les jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018, de 18h à 20h (transfert depuis le Mercure Hôtel); le lâcher géant est programmé pour 19h30.
Achat des billets auprès de diverses agences anglophones comme ThaiTabi, sur ThaiTicket Major (toujours en anglais) mais également au Swiss-Lanna Lodge (et là, le service est en français).

Sky Lantern Festival 2018 - Brochure Montage 2.jpeg
Comme l’événement précédent se joue à guichet fermé le premier soir, jeudi 22 novembre 2018, ce sera là votre meilleure possibilité si votre intention est de participer à un tel lancer en commun. Difficile de distinguer cet événement du précédent, le programme étant peu ou prou identique. On ne sait par conséquent où donc l’émotion sera la plus forte. Et là aussi, la composante religieuse (avec chants et méditation) implique une tenue décente. Notez que l’année dernière les trépieds et autres bâtons à selfie étaient bannis. Nous ne savons pas si cette interdiction est maintenue.


4. LANNA LANTERNS & CANDLE TRAYS FESTIVAL 2018

Soit le Festival des Lanternes et des Lampions Lanna. L’année dernière, la fête avait lieu au Wat Doi Saket tout proche. Cette année, c’est un bel écrin qui accueillera le festival puisqu’il s’agit d’un grand étang, Nong Bua Prachao Luang (หนองบัวพระเจ้าหลวง), une réserve naturelle à Choeng Doi. Comptez une quarantaine de minutes en voiture, vers l’est depuis le centre-ville de Chiang Mai).

Nong Bua Prachao Luang Cover FB

L’entrée est gratuite (parking payant). Vous devrez en revanche vous débrouiller pour rejoindre le site (merci Grab). Trois jours de liesse : mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018. En revanche, le lancement en commun des lanternes ne se déroulera que le jeudi 22 novembre, à 20h30.

Programme du jeudi 22.11.2018 :
⦿ 18h : culte d’adoration Rattanatrai au Wat Pathum Sararam (วัดปทุมสราราม) en l’honneur des Trois Joyaux du bouddhisme que sont le bouddha historique, le dharma, soit son enseignement, et le sangha, la communauté bouddhiste.
⦿ 18h30 : entrez dans le labyrinthe pour adorer le Seigneur Bouddha
⦿ 19h30 : repas traditionnel au Kad Mua (marché Lanna à l’ancienne)
⦿ 20h00 : spectacle son & lumière
⦿ 20h30 : lancement en commun des lanternes célestes (soit le jeudi 22 seulement).

Page Facebook de la commune. Evénement FB.

C’est là qu’il faudra être si vous désirez être éloigné de la horde touristique occidentale qu’attire la Rose du Nord. L’étendue d’eau avec ses milliers de lampions rendra le lieu bucolique. Nous ne pouvons vous en dire plus car nous n’y avons encore jamais participé. Mais prendre part à ce festival est gage d’un contact garanti avec la population locale. Quoi qu’il en soit, Doi Saket (du nom de la colline où est érigé un temple bouddhiste) est un endroit que nous apprécions et qui devrait vous plaire. Profitez de l’après-midi pour visiter le très beau lac Mae Kuang Dam (เขื่อนแม่กวงอุดมธารา) et admirer le coucher de soleil depuis la colline du Wat Phra That Doi Saket (วัดพระธาตุดอยสะเก็ด).

Impressions de notre reporter sur le terrain (jeudi 22 novembre 2018) :

« Cette réserve naturelle est joliment décorée, les lanternes et plus encore les lampions posés sur l’eau créent une ambiance magique. C’est dire que le site en ravira plus d’un. Ici vous côtoierez les gens du lieu : j’y ai croisé moins de dix touristes occidentaux ! En revanche, quelques moines du temple attenant s’y promènent et profitent du spectacle. L’ambiance se rapproche des kermesses villageoises. Une grande scène permet de profiter de spectacles folkloriques, avec notamment des danses traditionnelles du Lanna. Un marché de nourriture est bien évidemment présent, une nourriture pas forcément très saine, avouons-le.
Ne manquez pas le labyrinthe en bambou, construit derrière le temple bouddhiste, où un moine psalmodiait devant une assemblée.
Dans les faits, aucun lancement géant de lanternes célestes ne s’est produit à 20h30 comme indiqué dans le programme ! La coordination y était absente. Ce qui n’empêchait nullement la magie des lanternes célestes d’opérer sous le regard d’une pleine lune. Les deux couples de touristes occidentaux à qui j’ai posé la question de savoir ce qu’ils pensaient de cette soirée ne regrettaient nullement le déplacement, enchantés par le spectacle authentique offert là.
La fête fut belle avec des centaines (des milliers ?) de lanternes illuminées s’élevant vers l’infini. »


5. LANTERN FESTIVAL 2018 – The Ancient of Lanna Culture

Wat Doi Ti, Doi Ti (Pa Sak, Lamphun)
Comme à Mae Rim, c’est bien deux lâchers géants qui sont organisés au pied de la statue du moine le plus vénéré du nord thaïlandais, feu Kruba Srivichai : jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018. Belle opportunité pour vous de vous y rendre si vous privilégiez Chiang Mai le vendredi 23 pour son immanquable défilé Yi Peng.
Entrée : THB 2’999.-/personne pour les zones B & C (THB 3’999.- en version VIP dans la zone A). Un prix qui inclut le transfert depuis Chiang Mai, le repas local avec une boisson aux herbes, deux lanternes et un souvenir.
De 17h30 à 21h30 (le transfert se fait depuis l’hôtel Imperial Mae Ping, en ville de Chiang Mai, à 16h). Le lâcher géant de lanternes célestes est programmé à 21h05.
Achat des billets auprès de diverses agences de voyage. A défaut, le Swiss-Lanna Lodge vous renseignera (en français, voir ci-dessous).

En fait, l’événement en tant que tel est gratuit. Seul l’accès à la zone comprenant 750 places assises est payant. Pas besoin d’acheter les billets à l’avance; en vous rendant sur les lieux de la fête, vous devriez pouvoir y accéder à moindre coût (sans toutefois qu’une place vous soit garantie). Mais rien de grave car le Yi Peng et Loy Kratong en ville de Lamphun est beau lui aussi. De toute manière, vous pourrez profiter du spectacle folklorique sans bourse délier (et surtout de la féerie du lâcher simultané des lanternes célestes qui illuminent ainsi un Kruba Srivichai impassible). On vous livre là notre adresse fétiche car pour qui se rend à Lamphun, l’authenticité du Lanna est assurée. Ici, point de tourisme de masse. On vous accueille avec intérêt, et toujours avec le sourire. Le temple du Doi Ti, du nom de la colline qui l’abrite, vaut le déplacement pour sa seule statue, immense. Il s’agit donc de Kruba Srivichai, le moine le plus vénéré du nord de la Thaïlande. De là-haut, belle est la vue sur la vallée et les montagnes qui l’entourent. Autres conseils de Huggy les Bon Tuyaux : allez donc manger dans ce qui est un des meilleurs restaurants de Lamphun, le Chef’s House qui vous offre une délicieuse cuisine thaïlandaise (page Facebook, emplacement, avis TripAdvisor). A moins que vous ne vous soyez arrêté au préalable au Nekoemon Cafe (cuisine « japonaise ») et son jardin enchanteur (page Facebook, emplacement) – il se trouve sur la route, entre Chiang Mai et Lamphun.


6. LOY KRATONG 2018 au pont de Mae Tha (Lamphun)

@ pont blanc de Mae Tha (สะพานขาวทาชมภู, commune de Ta Pladuk dans la province de Lamphun)
C’est cet événement-ci dont nous avons appris l’existence après la publication du présent article. La Fête du Loy Kratong, gratuite, aura lieu les jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018. L’endroit est bucolique et le pont blanc ajoute du romantisme au lieu. Programme des festivités :
⦿ Jeudi 22 : atelier de composition des kratong à 15h et concours de chant à 19h.
⦿ Vendredi 23 : une cérémonie religieuse du Thot Kathin à 18h, suivie d’un concours de beauté à 19h (Thida Loy Krathong, soit l’élection de la Miss Loy Kratong locale puis, selon ce qu’on nous promet, un lâcher géant de lanternes célestes à 20h30

Page Facebook de la commune.

Loy Kratong 2018 - Mae Tha - Cover

Booking.com - Chiang Mai


Quid du meilleur site ?

Où donc aller ? nous demanderez-vous. Rappelons ici que ces lâchers géants de lanternes célestes, tout émouvants soient-ils, ne sont qu’une partie du plaisir qu’offre le festival Yi Peng ici au nord. La féerie du Loy Kratong va bien au-delà du seul lâcher géant de lanternes. Vous vous en rendrez facilement compte en participant aux festivités (du 20 au 23 novembre 2018 à Chiang Mai, rappelons-le). Et en consultant le programme officiel, vous pouvez concilier et la fête en ville et un tel lâcher géant puisque ces derniers se déroulent tant le jeudi 22 que le vendredi 23 novembre 2018 (sachez que la parade immanquable du Yi Peng a lieu en ville de Chiang Mai le vendredi 23 novembre 2018, en soirée, ce qui est aussi le cas du feu d’artifice).

Loy Kratong - Photo Fortune Thailand travel 1

© Facebook – Fortune Thailand travel

NOTRE CONSEIL. De notre point de vue, si vous privilégiez la qualité artistique du spectacle folklorique proposé, optez alors pour le Khomloy CAD Festival 2018 (no 2), à Mae Rim. Si en revanche, vous êtes attiré par l’authenticité – à savoir un événement fait pour les locaux sans qu’il soit adapté aux goûts des touristiques occidentaux – allez donc du côté de Doi Ti, à Lamphun (no 5). Les prix de ces événements peuvent vous sembler prohibitifs. Mais recevoir 5000 participants ne s’improvise pas si l’on veut qu’ils repartent émerveillés (la ronde des camions durant les préparatifs les jours précédents nous a permis de prendre conscience de l’importance de l’organisation).

Ceci dit, nous ne vous cachons pas qu’au vu des préparatifs, c’est sans doute l’événement sis au lac Nong Bua qui nous attirent le plus cette année (no 4). Et croyez-nous, l’événement, gratuit,  sera populaire, dans au moins deux acceptions du terme.

Un tel lâcher géant est-il authentique – si tant est qu’on ait la même compréhension du mot ? Oui et non ! Non car l’idée première en revient à la secte bouddhiste Dhammakaya (c’est elle qui organise le lâcher géant mentionné au point 1 depuis quelques années maintenant). Non car historiquement, aucun lâcher géant n’est mentionné. Mais oui car, indépendamment des touristes qui apprécient le spectacle, les Thaïlandais eux-mêmes en sont friands. Ceci dit, c’est bel et bien dans un but touristique que ces événement sont organisés. Ce qui n’enlève en rien l’émotion qui sera vôtre au moment de lâcher votre lanterne en compagnie de milliers d’autres participants.


En un coup d’oeil, tous les lieux des lâchers géants (sans tenir compte de celui au pont de Mae Tha vendredi 23) :

Et en cadeau-bonus, voici le résumé des horaires des divers lâchers géants  😏

JEUDI 22.11.2018

3. Northern Study Center, à Mae Rim

19:30

1. Lanna Dhutanka, à San Sai (Mae Jo)

20:00

4. Nong Bua Prachao Luang à Choeng Doi (Doi Saket)

20:30

2. Cowboy Army Riding Club, à Mae Rim

20:45

5. Doi Ti, à Pa Sak (Lamphun)

21:05

VENDREDI 23.11.2018

3. Northern Study Center, à Mae Rim

19:30

2. Cowboy Army Riding Club, à Mae Rim

20:45

5. Doi Ti, à Pa Sak (Lamphun)

21:05

Loy Kratong - Photo Fortune Thailand travel 2

© Facebook – Fortune Thailand travel

Précisons encore pour les kiniao (les radins en thaï) que ces événement payants ne vous empêchent nullement de vous rendre aux abords et de profiter – gratuitement – du spectacle des lâchers de lanternes (de bien belles photos en perspective) 😏

Achat des billets

Si d’aventure vous auriez de la peine à obtenir un billet pour un des événements ci-dessus, contactez donc Mlle Toto, la jeune gérante du Swiss-Lanna Lodge, maison d’hôte francophone sise à Chiang Mai (notre partenaire privilégié). Elle pourra peut-être vous dégoter le ticket tant convoité. Son numéro de téléphone mobile : +66 83 566 2333 (iMessages/What’s App). Tous les détails des deux principaux lâchers géants sur leur site web : Khomloy CAD Festival 2018 (Cowboy Army Riding Club) et Sky Lantern Festival (Northern Study Center).

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Que vous vous rendiez sur un des sites organisant un lâcher géant de lanternes célestes ou que vous lanciez votre lanterne illuminée en ville-même de Chiang Mai, n’oubliez pas d’émettre un vœu et, qui sait, peut-être alors se réalisera-t-il… Bon Yi Peng à vous tous.

LoyKratongPhotoKKDayShutterstock

Nos autres articles en lien avec les festivals Yi Peng et Loy Kratong cette année :


¹Notez que les Anglo-Saxons transcrivent Loy Krathong (avec h) pour le terme thaïlandais ลอยกระทง et Yee Peng pour le terme thaïlandais ยี่เป็ง.

Crédit photographique : John Shedrick. Mise à jour le 23.11.2018

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Ok Pansa, la fin de la retraite monastique

Aujourd’hui en Thaïlande¹. Ok Pansa² (ออกพรรษา), importante fête marquant la fin de la retraite monastique bouddhique qui dure trois mois lunaires. Elle est fixée à la pleine lune du 8ᶱ mois du calendrier lunaire, coïncidant avec la fin de la saison des pluies (la mousson en Inde). Vous entendrez peut-être le terme thaï Wan Ok Pansa (วันออกพรรษา), wan (วัน) signifiant jour. Le terme thaïlandais Ok (ออก) quant à lui se traduit par sortir, quitteraller dehors. Et Pansa (พรรษา) signifie période, ici la saison des pluies. On vous explique en quoi consiste cette tradition, les cérémonies qui y sont liées, plus particulièrement à Chiang Mai, et l’on termine en vous expliquant pourquoi il ne faut pas parler de « carême ».


Vassa, la retraite monastique de trois mois

Il s’agit donc de sortir de la période correspondant à Vassa, la retraite monastique de la saison des pluies, une période plus favorable à la méditation, à l’étude auprès du maître, ou encore à la formation des jeunes moines. Cette période est aussi une occasion de rapprochement avec les laïcs, qui viennent dans les temples écouter des prêches et manifestent leur soutien aux moines tout en s’acquérant du mérite par des offrandes. Certains laïcs font vœu d’observer durant la période de Vassa une ou plusieurs règles qu’ils pensent favorables à leur évolution spirituelle, comme manger plus sobrement, s’abstenir de fumer ou de boire de l’alcool, s’abstenir de distractions vaines, faire une offrande quotidienne aux moines, etc. C’est durant cette période que les hommes thaïlandais, le plus souvent de jeunes célibataires, prennent l’habit temporairement pour la saison des pluies.

C’est le Bouddha historique qui a proposé à ses disciples de profiter de cette période, où ils pouvaient difficilement se déplacer du fait des conditions météorologiques, pour faire une « retraite des pluies » : se poser, recentrer la pratique et prendre une « résolution », dans le sens d’un effort particulier pour accélérer l’avancée sur la voie de la libération de la souffrance et de l’ouverture du cœur.

À l’issue des trois mois, a lieu le rite d’invitation (à discuter des fautes) ou Pavarana. Il débute par un rituel où la récitation des règles monastiques (Patimokkha) est généralement écourtée pour laisser plus de temps à l’examen par les moines de la pureté de leur conduite (Purisuddhi). Une coutume expliquée par le besoin de résoudre les frictions consécutives à trois mois de vie communautaire.

Pour celles et ceux qui pratiquent (ou qui sont attiré(e)s par la pratique bouddhique), on vous livre ici les suggestions de pratique du Dhamma de la Forêt, soit le bouddhisme Theravâda dans la Tradition de la Forêt, une tradition bouddhique née en Thaïlande dont un des derniers grands maîtres fut le Vénérable Ajahn Chah Subhatto : suggestion de pratique en 2018, 2017 et 2016 (profitez-en, tout est en français).


Cérémonies en lien avec Ok Pansa

En Isan, le nord-est thaïlandais, grenier à riz du royaume, cette journée est marquée par des défilés de bateaux illuminés remplis d’offrandes. Un moyen de faire plaisir aux esprits Nāga. Occasion également de lâcher des lanternes célestes. La mise à l’eau des bateaux et le lâcher des lanternes symbolisent l’élimination des sentiments négatifs inutiles et l’espoir d’une réalisation des souhaits.


Et à Chiang Mai ?

Photoวีรวัฒน์ พรหมเมือง

© Facebook – XXX

Rien de toute cela à Chiang Mai et sa région. Cependant, les temples ce jour-là sont plus animés qu’à l’accoutumée. Ainsi, en vous rendant dans les temples bouddhistes en matinée (tôt), vous pourrez alors y voir des prières et autres cérémonies religieuses spécifiques. Comme ici au Wat Doi Kham, au sud-ouest de la ville.

Ok Pansa est cependant un « jour du Bouddha », soit un jour de pleine lune, où la vente d’alcool est prohibée (ce qui explique que de nombreux bars ferment ce soir-là). Contrairement à Khao Pansal’entrée dans la retraite monastique de trois mois,  Ok Pansa – sa sortie – n’est pas un jour officiellement férié. Ici au nord de la Thaïlande, ce jour d’Ok Pansa est suivi, le lendemain aux aurores, d’offrandes spectaculaires aux moines, Tak Bat Thewo. Débute ensuite Thod Kathin (ou Kathina), un mois où les dévots offrent aux moines bouddhistes leurs nouvelles « robes » (on vous tient bien entendu informé des diverses célébrations dans la région de Chiang Mai, que ce soit sur le présent site web ou notre page Facebook).

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Pourquoi parler (erronément) de Carême bouddhique ?

La plupart des blogueurs – qui ne s’intéresse manifestement pas à la théologie – et avec eux l’Office du tourisme thaïlandais, se réfèrent à des sites anglophones qui, pour cette fête, parle de Buddhist Lent (Lent provient du vieil anglais lencten signifiant printemps). Le problème est que le terme français carême retenu en guise de traduction provient du latin vulgaire quaresima et signifie une période de quarante jours (sans compter les dimanches) située entre le mardi gras et le jour de Pâques, événement central du christianisme, alors qu’Ok Pansa est une période de 3 mois lunaires. La durée du Carême fait en particulier référence aux quarante années passées au désert par le peuple d’Israël entre sa sortie d’Égypte et son entrée en terre promise; elle renvoie aussi aux quarante jours passés par le Christ au désert entre son baptême et le début de sa vie publique. Ce chiffre de quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux commencements.

Qui plus est, Ok Pansa ne concerne que les moines bouddhistes (bien que certains pratiquants bouddhistes s’engagent à certaines privations) alors que le carême touche, lui, toute la communauté chrétienne, laïques comme membres du clergé.

Que ce soit par extension (période de jeûne), par métonymie (privation de nourriture, de plaisirs) ou par analogie (période d’abstinence, de privations), le terme de carême ne recouvre qu’imparfaitement la période de retraite monastique dont il est question ! Évitons par conséquent de l’utiliser pour traduire la fête de Ok Pansa³. Si le Père P. Jean-Paul Sagadou précise que le ramadan n’est pas le carême des musulmans et le carême n’est pas le ramadan des chrétiens, nous ajouterons alors que Ok Pansa n’est pas le carême des bouddhistes.

Ceci dit, BuddhaChannel nous rappelle que le jeûne est une tradition de toutes les religions (juive, chrétienne, musulman comme bouddhiste).


Pour aller plus loin – Conseils de lecture

Peut-être que la pratique du bouddhisme vous attire. Si tel devait être le cas, le mieux est d’entamer une retraite dans un temple (celle de 10 jours a les faveurs de nombreux adeptes). Nous consacrerons un jour un article à cette pratique. À défaut, commencez donc par lire des ouvrages en lien avec le bouddhisme, une religion qui, sans être prosélyte, attire beaucoup de sympathisants occidentaux. On vous conseille ici quelques lectures introductives, omettant volontairement les ouvrages faisant référence à d’autres écoles du bouddhisme, telle le Véhicule du Diamant cher aux Tibétains ou le zen que pratiquent les Japonais.

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Tout d’abord l’Introduction à l’enseignement du Bouddha et à sa pratique de Michel Henri Dufour, un auteur affilié à la tradition Theravâda de la forêt propre à la Thaïlande. Vous touchez là à l’enseignement de l’École des Anciens, l’essence du bouddhisme. Beaucoup de personnes sont venues au bouddhisme par la lecture de L’Enseignement du Bouddha – D’après les textes les plus anciens, best-seller de Walpola Rahula. Si vous optez pour une vision d’ensemble non dénuée d’humour, Le Bouddhisme Pour les Nuls est fait pour vous (version poche). Édition plus récente fort appréciée elle aussi, 50 notions clés sur le Bouddhisme pour les Nuls est l’œuvre de Marine Manouvrier, professeur au riche bagage académique. Un ouvrage clair et concis.

Il nous semble intéressant de savoir comment se vit le bouddhisme au quotidien. Et qui mieux que Fabrice Vidal sait transmettre et son expérience et ses connaissances ? Comment être bouddhiste ? C’est là le titre d’un livre que nous vous recommandons. Vous pourrez ensuite poursuivre avec le coffret Pratique de la méditation (il contient un livre, un CD audio et un DVD). Dans le 3e ouvrage présenté ici, Fabrice Midal nous parle de son expérience – ce que vingt-cinq ans de méditation lui ont appris. Un livre au très beau titre : Frappe le ciel, écoute le bruit.

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Ce sont là des références destinées aux personnes désirant s’initier au bouddhisme (et non pas à celles déjà versées dans la pratique). On se permet tout de même de vous rappeler que le propre du bouddhisme est la méditation. Vous pouvez lire tous les livres que vous voulez, votre connaissance du bouddhisme ne sera qu’intellectuelle. Or, l’essence-même du bouddhisme est d’oublier tout savoir et de pratiquer la méditation. Ceci afin d’atteindre l’Éveil.

Amazon Livre 12 - DvaravatiOn termine par un beau-livre, Dvaravati : Aux sources du bouddhisme en Thaïlande. Il s’agit du catalogue d’une ancienne et splendide exposition au musée Guimet, qui vous donne à admirer, en vous donnant quelques clefs explicatives, les œuvres bouddhistes de l’art Dvâravatî, une civilisation qui a perduré au nord de l’actuelle Thaïlande jusqu’à la conquête de Haripunchai par le roi Mengrai, fondateur de la ville de Chiang Mai, à la fin du XIIIe siècle.


Quel que soit votre statut, n’hésitez pas à vous rendre dans les temples bouddhistes de Chiang Mai et d’ailleurs. Fête ou pas fête, il y règne toujours une ambiance particulière, certains temples étant porteurs d’une indéniable énergie tellurique.

Photo Saran Wiki - Groupe FB ‎ธรรมะของพระอรหันต์ สายหลวงปู่มั่น ภูริทัตโต

© Facebook – Saran Wiki


¹ En 2018, mercredi 24 octobre (en 2017, il s’agissait du 5 octobre).
² Nous avon adopté la transcription Ok Pansa pour le terme thaï ออกพรรษา et Wan Ok Pansa pour วันออกพรรษา. Cela nous semble correspondre à la meilleure solution pour les locuteurs francophones. Sur le web, vous trouverez moult variables, en fonction de la langue du site (généralement anglaise) : Ok, Ork ou Awk pour ออก et Phansa ou Pansa pour พรรษา. Quoi qu’il en soit, le Système général royal de transcription du thaï (RTGS) transcrit ออกพรรษา par aawk phan saa.
³ Feu Maître Capello vous en sera reconnaissant 😏

La source de la photo à la Une nous est malheureusement inconnue. Mise à jour le 25.10.2018

Nouveau à Bangkok ! Tour de ville en bus « Hop-on Hop-off »

Découvrez Bangkok de manière différente, au rythme de vos envies. Après moult villes de par le monde, Bangkok propose enfin son tour de ville en bus ! La course inaugurale a lieu ce dimanche 7 octobre 2018 avec en point de mire la desserte du quartier historique. Rejoignez aisément les plus beaux sites touristiques à votre rythme puisqu’il s’agit d’une offre « hop-on hop-off »¹. Comme à notre habitude, on vous dit tout sur ce nouveau service touristique.

TAT Photograph Section Photo Montage

© Facebook – TAT Photograph Section (1 & 2)

Bien que les bus à impériale soient une invention française du XIXe siècle, ce n’est qu’en 1951 qu’est né à Londres le concept de tour de ville en bus (City Sightseeing en est d’ailleurs devenu le plus grand opérateur au monde, offrant ses services dans beaucoup de villes). Fort étonnamment, Krung Thep en était dépourvu jusqu’à ce jour (Krung Thep, c’est comme cela que les Thaïlandais nommes Bangkok). C’est donc là un service qui ravira les touristes de passage dans la capitale du royaume de Thaïlande.

« Hop On Hop Off » par Giants City Tour

Hop-On Hop-Off Logo Giants City TourOn considère le périmètre du quartier historique de Phra Nakhon (เขต พระนคร),  incluant l’île Rattanakosin et le Palais Royal de Bangkok, comme le centre-ville de cette mégalopole. Il faut bien l’avouer, sa desserte par les transports publics n’est pas idéale puisque ni le métro aérien BTS ni le métro souterrain MRT n’y arrivent ! C’est lorsque vous visitez cette partie de la ville que vous êtes bien souvent amené à emprunter un des fameux tuk-tuk (dont la mauvaise réputation des chauffeurs est tenace) ou bien encore une navette fluviale de la compagnie Chao Phraya Express Boat (ce que vous devez impérativement effectuer afin de vous imprégner de la ville). A moins que vous n’ayez opté pour un des fort nombreux taxis.

C’est dire que la nouvelle offre proposée par la compagnie Giants City Tour à travers son service « Hop On Hop Off » nous semble touristiquement alléchante (ce sont cinq camarades de classe amoureux de leur ville et ayant voyagé qui sont à l’origine de cette réalisation). Ce bus touristique vous permet de monter et descendre à votre gré aux arrêts qui vous intéressent. Vous avez juste à descendre du bus lorsque quelque chose attire votre attention et reprendre le suivant dès que vous le souhaitez. Jugez donc plutôt à travers cette carte qui résume à merveille le service proposé :

Giants City Tour - Hop on Hopp off Bangkok - Carte


Les 15 arrêts du tour de ville

Modernes et climatisés, ce ne sont point des bus à impériale qui sont proposés ici (après tout, un bus à deux étages décapoté n’est pas le moyen de transport le plus adapté aux fortes chaleurs de la Cité des Anges).

Hop-On Hop-Off Photo Montage 1

Passons en revue les 15 arrêts stratégiquement situés qui jalonnent le parcours.

  1. SIAM PARAGON. Le départ se fait à la sortie no 5 de l’arrêt « Siam » du BTS (le métro aérien, code CEN, ligne vert clair). C’est le cœur des immenses centres commerciaux que sont Siam Paragon, Siam Center et Siam Discovery, là-même où se trouve le grand aquarium SeaLife Ocean World. Ou encore le temple bouddhiste Wat Pathum, enserré entre les deux centres commerciaux Siam Paragon et CentralWorld. Le sanctuaire hindou d’Erawan est mentionné mais il se trouve plus proche de l’arrêt Chit Lom, à l’est. De même pour la maison de Jim Thomson (transformée en un musée qu’il faut impérativement visiter), à l’ouest, et qui, elle, est presque au pied de l’arrêt BTS National Stadium, tout comme le centre commercial MBK et le BACC – Bangkok Art and Culture Centre que les esthètes – dont nous faisons partie – apprécient.
  2. HUA LAMPHONG. C’est la gare centrale emblématique de Bangkok – elle est centenaire ! Un bâtiment qui sera transformé en musée. En marchant vers le fleuve Chao Phraya vous rejoindrez un chouette quartier, Talad Noi, bastion des ferrailleurs, et pourrez y admirer l’Église du Saint-Rosaire.
  3. CHINATOWN. C’est le quartier chinois, l’un des plus anciens au monde, et il y a de quoi fouiner ! Entre autres visites indispensables : la rue Yaowarat et ses commerces typiquement chinois, de même que le temple du Bouddha d’or (Wat Traimit) qui abrite une statue en or massif de 5,5 tonnes, à la valeur inestimable aux yeux des Thaïlandais.
  4. LITTLE INDIA. C’est là qu’est installée la communauté indienne, principalement des Sikhs. Elle y anime un marché où la soie et le coton sont recherchés. A voir également le temple hindou Gurdwara Siri Guru Singh Sabha.
  5. CHAO PHRAYA RIVER WALK. La statue du roi Rama Ier trône dans un parc public au bord du fleuve Chao Phraya où vous pouvez vous promener. C’est là également que se trouve le marché aux fleurs Pak Khlong.
  6. MUSEUM SIAM, WAT PHO & WAT PHRA KAEO. Vous êtes là dans l’épicentre touristique de Bangkok : le musée Siam mais surtout le Palais Royal, le Wat Phra Kaeo (où repose le Bouddha d’Émeraude) et le Wat Pho avec son grand Bouddha couché et son école de massage réputée. Plus loin, l’immense place Sanam Luang et le sanctuaire du pilier protecteur de la ville. Sur la rive opposée, l’original Wat Arun, récemment rénové. Et de là, pourquoi ne pas prendre une navette fluviale et voguer vers d’autres lieux encore ?
  7. THE GIANT SWING & TIGER GOD SHRINE. L’île historique de Rattanakosin est le cœur de Bangkok (difficile cependant de se rendre compte qu’il s’agit d’une île !). Le Wat Suthat est l’un des temples les plus vieux de la ville mais c’est la balançoire géante qui retiendra sans nul doute votre attention. Autre curiosité : San Chao Pho Suea, sanctuaire du Dieu Tigre, un sanctuaire taoïste extrêmement populaire, attirant chaque jour des Thaïlandais bien au-delà de la communauté sino-thaïe.
  8. NATIONAL MUSEUM. Pléthore de musées à cet arrêt : le Musée National (qui vous propose des visites guidées), la Galerie Nationale, le Musée de la Monnaie, de même que le Théâtre National. Peu visité, le musée des barges royales se trouve sur l’autre rive. Ajoutez-y la visite d’une mosquée : que ce soit la Ban Tuk Din ou la Chakkaphong.
  9. BANG LAMPHU. Vous pourrez vous reposer au paisible parc public Santi Chai Prakan, au bord du fleuve, et admirer le fort Phra Sumen (impossible d’y entrer cependant). Ou visiter le musée historique Pipit Banglamphu qui essaie tant bien que mal de préserver la culture siamoise du quartier.
  10. KHAO SAN. On ne présente plus cette rue chère au cœur des routards du monde entier. Nous, on lui préfère le Soi Ram Buttri, la ruelle plus proche du Chao Phraya, plus ou moins piétonne. Non loin, se situent les restes des remparts de la Cité Ancienne.
  11. MARBLE TEMPLE. Il y a là le Wat Benchamabophit ou Temple de Marbre. De même que le Domaine royal de Dusit avec ses nombreux palais et lieux de pouvoir thaïlandais : entre autres, le palais Chitralada où résidait feu Bhumibol le Grand, Rama IX, la résidence Vimanmek, superbe palais en teck (que vous pouvez visiter avec le même billet que le Palais Royal) et la statue de Rama V à cheval, juste à côté du zoo.
  12. RATCHADAMNOEN BOXING STADIUM. C’est le temple de la muay thai, la fameuse boxe thaïlandaise. Ne manquez pas de vous sustenter au pittoresque marché Nang Loeng, loin des hordes touristiques.
  13. THE GOLDEN MOUNT. Le chedi doré du Wat Saket trône sur une colline artificielle de 75 m, d’où son surnom de Temple de la Montagne d’Or. Plus à l’ouest se trouve le Monument de la Démocratie – conçu par l’italien Corrado Feroci, père de l’art moderne thaïlandai. Et entre les deux, l’école bouddhiste de l’élégant temple Ratchanadda.
  14. CHULALONGKORN UNIVERSITY CENTENARY PARK. Le centenaire de l’université de Chulalongkorn a été marqué par la création d’un superbe parc verdoyant. Terminé en 2017, nous ne pouvons que vous conseiller de vous y prélasser. Juste à côté, le marché de Sam Yan est réputé pour ses fruits tropicaux, ses produits frais et ses épices. A moins que vous ne préfériez l’architecture originale de deux centres commerciaux proches : I’m Park et Suanluang Square.
  15. PATPONG & SILOM. Sulfureuse est la réputation de Pat Pong ! Et dite réputation ne provient pas de son marché nocturne puisque c’est un des quartiers chauds de la capitale ! Tout près, à Silom – animé également par un marché nocturne – le temple Wat Khaek est bien différent des autres temples; il s’agit en fait du Wat Sri Maha Uma Devi, un lieu de culte hindou. Dans les parages, l’institut en mémoire de la Reine Saovabha a pour mission de mener des recherches sur le venin des serpents (des spectacles y sont donnés, Snake Farm). C’est le dernière arrêt du tour de ville, étape qui comprend le parc Lumpini, une surface verte de 58 hectares, au cœur aujourd’hui du principal quartier des affaires (la statue du roi Rama VI se trouve dans le coin sud-ouest du parc).

Hop-On Hop-Off Photo Montage 2


Booking.com - Bangkok Quartier Historique

Top 9 des incontournables de Bangkok

Vous l’avez compris, vous montez à bord (et descendez) librement quand bon vous semble, en fonction de vos intérêts. En plus des attractions proches des 15 arrêts du parcours, la société gérant le tour de ville « Hop On Hop Off » vous propose son Top 9 des visites incontournable de Bangkok :

  • Le Top 9 des spots pour réaliser les plus belles photos
  • Le Top 9 des temples bouddhistes
  • Le Top 9 des visites architecturales
  • Le Top 9 des musées de la ville
  • Le Top 9 de la street food et des marchands ambulants
  • Le Top 9 des visites à faire en famille (les enfants vont adorer)
  • Le Top 9 des marchés locaux
  • Le Top 9 des centres commerciaux

Et en cadeau-bonus :

  • Le Top 5 des spectacles à voir
  • Le Top 5 des communautés et quartiers à visiter

Tous ces bons conseils se trouvent sur cette page (mais il vous faudra un effort pour rechercher dites adresses).

Hop-On Hop-Off Giants City Tour Bus


Avantages et services

L’offre du tour de ville historique de Bangkok en bus « Hop On Hop Off » proposée par la société Giants City Tour se veut

  • FLEXIBLE : c’est à votre guise que vous montez à bord et descendez du bus. Une application mobile devrait prochainement vous indiquer en temps réel où donc se trouvent les bus.
  • INTÉRESSANTE : le parcours proposé comprend nombre des visites incontournables de la capitale, que ce soit des temples, des monuments historiques, des palais, des musées, des parcs, des centres commerciaux ou encore des rues animées où la street food est reine. Une carte géographique vous est remise à bord.
  • INSTRUCTIVE : à l’intérieur du bus, des guides-audio (gérés par GPS) vous renseignent (pour l’heure, en langue anglaise et chinoise seulement).

Départ de Siam Paragon toutes les heures de 8h30 à 16h (arrivée au même arrêt 2 à 3 heures plus tard, soit à 19h au maximum). En fonction de la circulation, la durée totale du trajet est estimée entre 2h et 3h (sans s’arrêter donc). Avouons que ces horaires nous semblent un brin restreints, sans parler de la cadence rachitique. À voir à l’usage… Bon point : le Wi-Fi à bord est compris, gratuitement obvie.

Rappelons que les bus à impériale sont peu adaptés au climat chaud et humide de Bangkok. Qui plus est, ils sont pour l’heure interdits par la loi en Thaïlande et ce pour des questions de sécurité. Les bus « Hop On Hop Off » sont néanmoins des bus confortables, modernes et  climatisés, à vitrage haut (non teint) afin de vous faire profiter de la plus belle vue possible. On attend les premiers avis sur ce nouveau service.


Hop-On Hop-Off Ticket Montage

Tarif et achat du billet

Faites le choix entre 3 tickets différents (seule la durée de leur validité diffère) :

  • TICKET STANDARD à THB 850.- (THB 450.- pour les enfants). Valable 24 heures.
  • TICKET PREMIUM à THB 1’150.- (THB 600.- pour les enfants). Valable 48 heures.
  • TICKET DELUXE à THB 1’350.- (THB 700.- pour les enfants). Valable 72 heures.

Quelle que soit la variante choisie, chaque ticket vous donne droit à un accès illimité depuis tous les arrêts, à un guide-audio multilingue (anglais et chinois pour l’heure) et à des écouteurs. Le tarif enfant est appliqué de 4 à 12 ans (ou alors de 115 cm à 150 cm, les enfants de moins de 4 ans ou plus petits que 1m15 ne paient rien).

Les billets peuvent sans autres s’acheter sur place, à l’intérieur du bus (en espèces – seuls les bahts sont acceptés – ou à travers les principales cartes de crédit mais pas toutes). Pour celles et ceux qui souhaitent acquérir leur billet à l’avance, nous ne connaissons pas encore les points de vente externes exacts mais la société conseille de poser la question à la réception de votre hôtel. Un service de vente en ligne sera bientôt fonctionnel. Quoi qu’il en soit, vous trouverez plus d’informations au point de départ, la sortie no 5 de l’arrêt « Siam » du métro aérien (BTS ligne vert clair), ici, où un service est assuré de 8h30 à 19h.

« HOP ON HOP OFF » PAR GIANTS CITY TOUR SUR LE NET

Site web / Page Facebook / Line : GiantsCityTour
Twitter, Instagram, Google+ et YouTube ne sont pas encore fonctionnels…

Service à la clientèle (de 9h à 19h) :
– Téléphone : +66 63 228 4888 (Wechat/WhatsApp/Viber/SMS)
– Email

Adresse : Amazing Bus Tour Co.,Ltd, 136/28 M.17 Kanchanapisek Road, Salathammasop Taweewattana, Bangkok 10170, Thailand


Booking.com - Bangkok Quartier Historique

Inauguration. 1er trajet nocturne le 7 octobre

C’est ce dimanche 7 octobre 2018 qu’est lancé officiellement ce service avec une course spéciale de nuit. Départ à 23h (événement FB) ! On souhaite plein succès à cette heureuse initiative. Et l’on confirme son lancement officiel (nous avons contacté l’entreprise lundi 8 octobre au matin). À vous la découverte de l’héritage historique de Bangkok !

Il est bien entendu évident qu’il ne s’agit pas de rester dans le bus les deux ou trois heures que dure l’ensemble du trajet ! Pour profiter pleinement de cette offre touristique, il faut utiliser votre billet sur la durée totale que vous aurez choisie (24, 48 ou 72 heures). Ainsi, si vous résidez dans le quartier historique – et Khaosan Road en fait partie – vous verrez là un intérêt particulier à adhérer à cette offre, nonobstant la fin du service à 19h. Le prix nous semble le seul écueil à surmonter pour que cette offre de transport touristique devienne incontournable dans la capitale. N’hésitez pas à faire part de vos remarques dans les commentaires du présent article.

On termine ici (ou presque) en vous signalant encore l’existence d’un service identique de prise en charge libre (same same but different) assuré par des… tuk-tuk ! Le service prend tout son sens avec l’application mobile idoine, Tuk Tuk Hop (iOS/Android). Jetez donc un œil par ici : site web, page Facebook et YouTube.


Et si l’audio-guide ne devait pas vous suffire…

Puisque l’on parle de Bangkok, profitons-en pour vous rappeler qu’il existe d’excellents guides papier dédiés à la capitale siamoise. Au cas où vous ne vous contenteriez pas de l’audio-guide… Petit tour d’horizon :

  • Lonely Planet – Bangkok en quelques jours. Ceux qui ne font que transiter par la capitale – et donc qui ignoreront la Perle du Nord – pourront se tourner vers ce guide de poche Lonely Planet, un éditeur fort apprécié : il contient tout ce qu’il faut savoir pour réussir son séjour citadin. Cerise sur le gâteau, il s’agit d’une édition récente (septembre 2018).
  • Guide du Routard – Bangkok. Le Routard a lui aussi publié sa version allégée du guide sur la Thaïlande, uniquement consacré à Bangkok donc. Mais peu de lecteur apprécient cette version.
  • Thaïlande – Bangkok et le Sud. La collection GéoGuide mérite le détour. Comme beaucoup de vacanciers arrivent à Bangkok puis « descendent » vers le sud balnéaire, voilà un guide bien à-propos. Il sent encore l’impression, n’étant sorti que le 4 octobre dernier.
  • Bangkok. Louis Vuitton publie son propre city guide. On ne sait cependant pas si le contenu vaut les € 30.- demandés…

Il peut être intéressant d’opter pour des guides alternatifs, à l’image de ceux-ci :

  • Bangkok – Itinéraires. Un guide richement illustré (plus de 120 photos) composé de trois parties distinctes : la première propose un large éventail de thématiques et permet une navigation par centres d’intérêt. La seconde, plus classique, découpe la ville en huit zones pour une découverte au fil des quartiers. Et enfin la troisième partie qui présente une dizaine d’escapades dans un rayon de 200 km autour de la mégalopole.
  • Bangkok – L’essentiel. C’est là une mine de bons plans ! Normal, cette collection de guides de voyage met en avant des auteurs locaux, pour une approche plus humaine et authentique des destinations. Et il se trouve que non seulement l’auteure est Thaïlandaise mais qu’elle vit et travaille à Bangkok. Elle anime aussi un blog, Lini’s Choice (mais il y a longtemps qu’elle ne l’a plus alimenté, la faute à la maternité ?).

Ou encore des cartes géographiques (certaines sont de petits guides intégrés) :Livre Cartoville Bangkok

  • Cartoville Bangkok. En version poche, cette carte, en français, se révèle bien pratique (sans toutefois pouvoir remplacer un véritable guide).
  • Bangkok City Map. Une carte géographique peut toujours être utile. Celle-ci est en anglais et le sérieux de l’éditeur – Lonely Planet – est gage de qualité.

Isabelle Massieu est une exploratrice française morte en 1932. Découvrez Une Visite à Bangkok, son court récit de ce qu’on appelait au siècle dernier la Venise de l’Extrême-Orient. Et pour terminer, Bangkok Extérieur Nuit – Guide de la nuit 2018. On dit que la Cité des Anges ne dort jamais… Voilà un guide très apprécié, qui paraîtra sulfureux aux âmes sensibles. Beaucoup de conseils pratiques et, bien entendu, un répertoire des adresses de la nuit, connues et moins connues.

12Go Asia Bus Thaïlande

Et à Bangkok, on vous rappelle que vous pouvez effectuer des visites en lien avec l’érotisme ou bien encore avec l’art moderne introduit par un Italien. Chiang Mai – puisque nous nous y trouvons – ne connaît pas encore ce concept de tour de ville mais un service similaire est tout de même proposé. On vous en reparle tantôt…

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¹ Hop-on peut se traduire par monter à bord; et donc hop-off par descendre.

S’agissant d’un article pratique, les données peuvent varier au fil du temps (prix, horaires, service…). N’hésitez pas à nous signaler toute modification en laissant un commentaire. Merci.

Source de l’image à la Une : © Pixabay. Sources des images de l’article, sauf mention contraire : © Giants City Tour (Amazing Bus Tour Co.,Ltd). Mise à jour le 13.10.2018

Salak Yom, l’un des plus beaux festivals de Lamphun

Avec le Festival des Lumières (Loy Kratong, célébré simultanément avec le celui des Lanternes, Yi Peng), le Festival du Longane (Lam Yai) et le Festival du Bain Rituel au Wat Haripunchai, le Festival Salak Yom (ประเพณีสลากย้อม) et sa cérémonie Salakapat (สลากภัต) est l’un des festivals immanquables¹ de Lamphun, chef-lieu de la province éponyme, à moins de trois quarts d’heure de route au sud de Chiang Mai. Il se déroule à l’intérieur et autour du Wat Haripunchai. Le chedi de ce temple ressemble comme deux gouttes d’eau à celui du fameux temple du Doi Suthep. Mais au contraire de ce dernier, perché au haut d’une montagne, le Wat Haripunchai est situé au cœur de la ville. Haripunchai était le nom de cette ville du temps du royaume môn; c’est la plus vieille cité du nord de la Thaïlande (une région qui jadis abritait le royaume du Lanna).

Le festival s’étend sur trois jours, généralement au mois de septembre. C’est un festival unique que nous vous conseillons fortement de mettre à votre agenda. Et nous vous disons pourquoi.

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Festival Salak Yom 2018

Le Wat Phra That Hariphunchai Woramahawihan (วัดพระธาตุหริภุญชัยวรมหาวิหาร), le temple au cœur de la cité de Lamphun, vaut à lui seul le déplacement. Mais à l’occasion du festival Salak Yom et de la cérémonie Salakapat, il s’anime alors de milles feux, tant en journée qu’en soirée. Vous ne serez que quelques touristes étrangers à participer à cette fête, entourés de centaines de locaux venus de toute la province et au-delà.

Cette année 2018, le festival Salak Yom et sa cérémonie Salakapat ont lieu du samedi 22 au lundi 24 septembre 2018. Une grande parade est organisée dimanche 23 septembre, à 17h30. Un événement immanquable pour qui s’intéresse à la culture du Lanna. Le temple où se déroule la fête a mis en ligne de courts documentaires où l’on voit les diverss protagonistes donner quelques intéressantes explications (mais hélas, tout est en langue thaï seulement). Cela vous permet tout de même de vous imprégner de l’ambiance. Voici les liens : vidéos 02, 03, 04 et 05.

« Salak Yom » correspond à une ancienne cérémonie d’acquisition de mérites effectuée par les femmes de la minorité ethnique des Thai Yong. Ce festival, unique et haut en couleur, vous permettra d’admirer d’immenses « arbres Salakapat » (ou « arbres à cadeaux ») magnifiquement décorés. Mais aussi de participer à des cérémonie d’accumulation de mérites, notamment à travers des aumônes aux moines. Il y a là de nombreuses animations locales (danses folkloriques entre autres) où vous verrez hommes et femmes habillés traditionnellement. Sans oublier, obvie, des stands de délicieuse nourriture du Nord.

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Programme du festival 2018

Le festival se déroule donc sur trois jours. En voici le programme détaillé :

1er jour – Samedi 22.09.2018

  • 9h : décoration des ‘arbres salakapat’ durant la journée.
  • 16h : ouverture du marché (nourriture typique du Lanna et d’autres produits de la région) en face du Wat Hariphunchai, le long du canal. Ne manquez pas de vous rendre au pont en bois Tha Singh, avec ses échoppes vendant de nombreux produits OTOP.
  • 17h : spectacles par les diverses minorités ethniques de la province de Lamphun (au même endroit, appelé « Culture road »).
  • 18h30 : divers spectacles folkloriques.
  • 20h : show « Kha jae ja tan Salak Yom » (une fusion de danses thaïlandaises moderne et traditionnelle). Fin vers 21h.
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2e jour – Dimanche 23.09.2018 (NE MANQUEZ PAS LA PARADE à 17h30)

  • 9h : animations culturelles typiques du Lanna avec spectacle folklorique et marché.
  • 13h : concours des plus beaux ‘arbres salakapat’ (sur la place du temple).
  • 16h : ouverture du marché traditionnel de la minorité « Thai Yong » en plein air devant le Wat Haripunchai, avec animations culturelles.
  • 17h30 – A NE PAS MANQUER ! Grand cortège Salak Yom (tous les participants arrivent au temple par l’entrée principale, du côté du canal, soit la route (thanom) Roi Mueang Nai.
  • 18h : spectacle des minorités ethniques de la province de Lamphun.
  • 18h30 : cérémonie d’ouverture « Salak Yom de Lamphun – Un festival unique au monde » avec les résultats du concours du plus bel arbre Salak Yom.
  • 20h30 : show « Kha jae ja tan Salak Yom » (une fusion de danses thaïlandaises moderne et traditionnelle). Fin vers 21h30.

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3e jour – Lundi 24.09.2018 (attention, ça commence tôt !)

  • 7h : dépôt des petits et grands Salakapat dans une zone réservée près du temple (dons afin d’accumuler des mérites).
  • 10h : ouverture du marché traditionnel.
  • 10h : concours de poésie « Ham Ga Long » dans le bâtiment « Gang Sa Dan » et performance musicale (violon local).
  • 11h : cérémonie d’aumônes aux moines et aux novices (nourriture et dons).
  • 13h : les salaks sont offerts aux moines. Des donations sont effectuées dans l’espoir qu’elles retrouvent leur propriétaires (des esprits représentant les ancêtres décédés).

Ce festival, unique en son genre, se termine ainsi vers 15h. Comme nous l’avons fait, on vous conseille vivement de passer la nuit sur place, idéalement le deuxième jour – cette année dimanche soir, afin de profiter de la fête, tant en journée qu’en soirée. Ceci vous permettra, entre autres, de visiter les autres sites durant les temps morts du festival.


Y aller

De Chiang Mai on peut rejoindre Lamphun, à 35 kilomètres au sud, par le train. Cependant, une fois en gare de Lamphun, il vous faudra encore parcourir 3 km pour rejoindre la ville. Et les horaires de retour ne vous permettront guère d’assister aux festivités nocturnes, hélas, trois fois hélas. Le problème est plus ou moins identique en empruntant les minivan ou les song thaew bleus au départ du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (bien que ces derniers soient bien plus nombreux et assurent une liaison aussi le soir).

SRT - Chiang Mai-Lamphun Montage

© SRT Thailand + Facebook (NoVemBer)

Ainsi, le mieux est d’y aller avec votre propre véhicule (voiture, motocycle ou scooter). Vous privilégierez la très belle route Chiang Mai-Lamphun Rd (route 106) et ses monumentaux arbres (des Dipterocarpus alatus appelés ยางนา en thaï, yang na, protégés par du tissu monastique orange), au détriment de l’autoroute 11 plus rapide.

Sur le web
Page Facebook du temple Hariphunchai
❂ Emplacement : Google Maps.

Un rituel bouddhiste ancestral²

LamphunSalakYomFestival2018Logo@SalakYom

© Facebook – @SalakYom

Traditionnellement pratiquée au sein de l’ethnie Thai Yong de la province de Lamphun, ici en Thaïlande du nord³, la cérémonie Salak Yom consiste en la présentation aux moines bouddhistes et aux novices des monastères locaux d’un « arbre à cadeaux », richement décoré, afin de gagner du mérite et de le transmettre à leurs proches décédés ou à d’autres êtres impliqués dans leur propre vie et renaissance.

Les cadeaux – y compris de la nourriture, des vêtements, des objets religieux, des objets d’usage courant, de l’argent et des objets de valeur – sont accrochés à une très haute structure en bambou, décorée d’objets artisanaux colorés, en bambou eux aussi, papier, feuille de banane et autres matériaux locaux. C’est le calendrier lunaire qui fixe la date des festivités, généralement au mois de septembre.

Autrefois, les jeunes femmes d’une vingtaine d’années offraient un arbre Salak à leur monastère local. Pour ces jeunes demoiselles, la cérémonie de Salak Yom n’était pas seulement l’occasion d’accumuler des mérites mais représentait également un rite de passage vers l’âge adulte, exprimant le statut social et l’aptitude au mariage de la femme.

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© Facebook

Ce rituel a commencé à s’estomper il y a une cinquantaine d’années, car les coûts associés à l’offre du Salak Yom sont devenus trop élevés pour la plupart des familles. En 2003, un groupe de moines bouddhistes de Lamphun, en collaboration avec l’administration provinciale, a décidé de relancer le Salak Yom. Cependant, au lieu de le faire revivre au niveau individuel, le comité organisateur a apporté son soutien aux monastères pour qu’ils se rassemblent et offrent collectivement les arbres Salak.

Un documentaire du SAC, qui montre les préparatifs de la fête, se veut refléter le sens de ce rituel pour les diverses générations de l’ethnie Thai Yong et explorer comment son renouveau a transformé cette tradition séculaire. Étant donné qu’une grande partie du festival Salak Yom est intangible et éphémère, cette documentation visuelle pourra servir à la promotion du festival et à l’éducation des jeunes générations thaïlandaises sur leur patrimoine. L’Université de Chiang Mai a d’ailleurs déjà organisé une conférence avec atelier pratique sur cette cérémonie.

Celle et ceux qui désirent en savoir plus sur le sens de ce festival se délecteront du travail (en anglais) de l’anthropologue Alexandra Denes : Trees of Offering: The Salak Yom Festival in Lamphun Province, Thailand.

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© Chiang Mai Deci-Delà

On vous promet de consacrer un jour un article plus fouillé à Lamphun, tant la ville que la province, afin que vous puissiez vous aussi découvrir les intéressantes attractions de cette région que nous apprécions particulièrement. Une province qui vous réserve un accueil des plus authentiques, loin du tourisme de masse de sa grande sœur, Chiang Mai.

Et l’on termine en vous dévoilant en vidéo une ancienne édition, celle de 2015, non sans vous enjoindre fortement de vous déplacer à Lamphun. Un déplacement que vous ne saurez regretter, croyez-nous :

#SalakYom #Lamphun #ThaiYong


MISE A JOUR DU 23.09.2018

La parade du dimanche est diffusée en direct sur Facebook !


¹ Nous pourrions encore ajouter à cette liste de festivals immanquables de Lamphun le Festival du changement de robe monastique de feu Khru Bawong, les festivités liées à l’anniversaire de Kruba Srivichai, la Fête de « l’Hiver » (Winter Fair) couplée au Festival de la Reine Chamadevi, le Festival du Coton à Mae Raeng ou encore le Festival de la Saucisse (Sai Oua). Comme quoi cette province méconnue se doit d’être encore plus visitée.
² Source rédactionnelle : ICH – Intangible Cultural Heritage and Museums Learning Resources, un site du SAC – Banque de données anthropologique (traduction libre)
³ Une Thaïlande du nord qui est une véritable mosaïque ethnique.

Sauf mention contraire, la source photographique est © Facebook (notamment NoVemBer/MG), y compris celle de de l’image à la Une. Mise à jour le 23.09.2018.

Le père de l’art moderne thaïlandais est Italien ? Sì !

Silpa Bhirasri¹ (ศิลป์ พีระศรี). Les Thaïlandais l’appelaient « Sin ». Et tous les étudiants en art du royaume de Thaïlande le vénèrent. C’est lui qui a fondé l’Université Silpakorn, la plus importante université thaïlandaise en matière de beaux-arts et d’archéologie. Sa mémoire et son héritage artistique sont célébrés chaque année le 15 septembre, jour de sa naissance. Découvrez comment feu Corrado Feroci, expatrié transalpin en Thaïlande, est devenu le père de l’art moderne thaïlandais. Ses statues et monuments les plus célèbres peuvent être admirés principalement à Bangkok (comme le Monument de la Victoire ou encore celui de la Démocratie). Cependant, il est aussi l’auteur d’une des statues les plus vénérées ici à Chiang Mai…

Silpa Bhirasri The National Gallery of Thailand Cover FB

15 septembre 2018, 126e anniversaire © Facebook – The National Gallery of Thailand

De Florence à Bangkok

Né le 15 septembre 1892 à Florence, Corrado s’est nourri du génie artistique toscan, appréciant par exemple des œuvres de Michel-Ange. Contre l’avis familial qui le voulait reprendre le commerce paternel, il intégra l’Académie royale des arts de Florence et obtint son certificat en sculpture. Les sources francophones le décrivent comme un artiste reconnu, ce que ne font en rien les sources italophones. Quoi qu’il en soit, sous le règne de Rama VI, c’est le gouvernement siamois qui sollicita du gouvernement italien un sculpteur doué pour des commandes d’État et l’enseignement de l’art occidental. Corrado Feroci fut choisi par le prince Narisranuvattiwongse, frère du roi. Il débarqua donc au Siam avec femme et enfant.

A 32 ans, il travailla comme sculpteur au Département des Beaux-Arts du ministère de la Maison royale. Deux ans plus tard, il fut nommé professeur de sculpture de la division des Beaux-Arts de l’Académie Royale Siamoise. Et c’est en 1943 que l’École des Beaux-Arts fut transformée en ce qui est encore aujourd’hui l’Université Silpakorn : Silpa Bhirasri fut son premier directeur et le premier doyen de la faculté de peinture et de sculpture.

Rentré en Italie en raison d’une grave crise économique qui suivit la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement thaïlandais le pria de revenir en Thaïlande, lui promettant d’augmenter son salaire. Ce qu’il fait en 1949, arrivant cette fois-ci seul, sans sa famille.

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© Facebook

Le professeur Silpa Bhirasri, décrit comme un enseignant passionné, appréciait énormément l’art thaï sur lequel il fit des recherches et consacra plusieurs livres et articles. Il avait à cœur de promouvoir l’art traditionnel thaïlandais. Silpa Bhirasri fut l’initiateur et le soutien de l’art contemporain siamois. En 1948, à l’occasion de la célébration de la Constitution thaïlandaise, il sollicita du gouvernement la mise sur pied d’un concours des arts : dessin, peinture et sculpture. La première exposition nationale d’art fut organisée en 1949. C’est un événement annuel qui perdure encore aujourd’hui (la 64ᵉ édition aura d’ailleurs lieu du 10 au 28 octobre 2018 à Bangkok). Ce concours permet aux artistes de tout le royaume d’améliorer leurs compétences et de présenter leurs œuvres d’art au public.

« Ars longa vita brevis² »
Devise de Silpa Bhirasri

C’est à 69 ans qu’il s’éteint, ici en Thaïlande, soit le 14 mai 1962. La cérémonie crématoire avec la « flamme » donnée par le roi Rama IX (feu Bhumibol le Grand) s’est déroulée le 17 janvier 1963 au magnificent Wat Thep Sirin Thrawat, à Bangkok. Ses cendres ont été rapatriées et déposées au cimetière évangélique Allori, à Florence.

Il est intéressant de compléter cette très courte biographie par la naturalisation dont a bénéficié cet artiste italien. Tout comme l’Italie, la Thaïlande et le Japon faisaient partie des Forces de l’Axe (donc trois pays alliés à l’Allemagne nazie). Or, après la rupture de l’Italie avec l’Axe en 1943, Corrado Feroci aurait pu être considéré comme prisonnier de guerre par le Japon, allié de la Thaïlande. Il fut d’ailleurs incarcéré un court moment. C’est avec l’appui du directeur général du Département des Beaux-Arts que Corrado Feroci devint Thaïlandais sous le nouveau nom de « Silpa Bhirasri¹ », ce qui lui permettait d’échapper à toute action malveillante de la part des Japonais.

Silpa Bhirasri Silpakorn University Cover FB 2

© Facebook – Silpakorn University


Balade en Thaïlande à la découverte de ses œuvres

Bien qu’il ne fasse plus partie de ce monde, vous pouvez croiser Silpa Bhirasri au Musée Tussauds de Bangkok; l’on y voit son effigie en cire y sculpter une de ses œuvres. Le lieu de mémoire par excellence pour qui veut découvrir le fruit de son long travail artistique est, bien entendu, le musée qui lui est consacré à Bangkok, Silpa Bhirasri Memorial National Museum en anglais. C’est un petit musée en deux parties : l’une qui expose des pièces d’art contemporain, principalement produites par ses élèves, et l’autre qui réunit les affaires personnelles du maître-sculpteur. Officiellement ouvert le… 15 septembre de l’année 1984, il se trouve à l’intérieur de l’Université Silpakorn, face au Palais Royal. Ouvert généralement du lundi au vendredi, de 8h à 16h, son entrée est libre. À l’extérieur, vous pourrez y admirer une statue de Silpa Bhirasri réalisée par Sanan Silakorn, l’un de ses élèves préférés. Vous ne manquerez pas de visiter l’impressionnante Galerie des Sculptures, toute proche. Entièrement rénovée et transformée en un café-galerie moderne, la magnifique Silpa Bhirasri’s House attend votre visite tous les jours de 7h à 19h. Corrado y a vécu 10 ans avec sa famille dès son arrivée en Thaïlande.

Silpa Bhirasri Facebook Photo 1

© Facebook

Avant que nous prenions le temps d’en dresser une liste plus précise avec leur emplacement, voici déjà celle de quelques-unes des œuvres de Silpa (entre parenthèses figure la date d’achèvement) :

  • À Bangkok : le roi Rama Ier, fondateur de la dynastie actuelle des Chakri (là où se situe le Pont du Mémorial, exécution, 1932), le Monument de la Démocratie (conception, 1940), le Monument de la Victoire avec ses reliefs ornementaux (conception, 1941), Rama VI (conception et réalisation, 1942), le roi Rama VIII (conception, 1950), le roi Taksin le Grand à cheval durant une bataille (plus précisément à Thonburi, conception et réalisation, 1954; voir la vidéo d’époque ci-dessous. Il est aussi l’auteur d’un des bustes du monument), le prince Kampaengpetch Akrayotin (conception, 1957), le prince Rajburi Direkrit (conception, 1969).
  • À Nakhon Ratchasima (Khorat) : l’héroïne Thao Suranari (conception, 1934). Les locaux l’appellent Ya Mo et elle est fêtée chaque année, dans ce qui est le plus grand festival de Khorat.
  • À Nakhon Si Thammarat : le héros Chao Phor Dam (conception, 1941).
  • À Suphanburi : l’imposante statue du roi Naresuan le Grand sur le dos d’un éléphant durant une bataille (conception et réalisation, 1959).
  • À Lopburi : le roi Narai le Grand (conception et réalisation partielle, 1966).
  • À Nakhon Pathom, à l’ouest de Bangkok : Bouddha marchant (conception, 1982). Cette immense statue très vénérée fait partie du parc Phutthamonthon ou Buddha Monthon, พุทธมณฑล en thaï. Haute de presque 16 mètres, on la considère comme la plus grande statue autoportante au monde représentant le Bouddha. Cette fameuse statue a fait l’objet d’un timbre-poste sans que le nom de Silpa Bhirasri soit mentionné.
  • À Trang : Phraya Rasadarnpradit Mahisarapakdee (conception, date inconnue).
  • À Phitsanulok : le roi Naresuan le Grand (conception et réalisation, date inconnue), de même qu’une tête en particulier.

Et quid de Chiang Mai ? À notre connaissance, une seule pièce est exposée dans la Rose du Nord. Mais ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit du moine le plus vénéré de tout le nord de la Thaïlande, Kruba Sriwichai, dont nous vous reparlerons un jour, celui-ci ayant marqué l’histoire de ce qui était le royaume du Lanna. Non seulement, Silpa Bhirasri en a réalisé le dessin mais il a exécuté cette œuvre lui-même (à une date d’achèvement inconnue). Cette statue, ô combien vénérée par les gens du Lanna, se trouve ici, dans un sanctuaire qui s’agrandit d’année en année au pied du Doi Suthep.


Silpa Bhirasri Facebook Photo 2Son héritage

Corrado Feroci est, à ce jour, le seul Occidental à figurer sur un timbre-poste siamois³ ! Le 15 septembre est donc son jour de commémoration en Thaïlande. Des célébrations qui ne sont pas des plus visibles puisqu’elles se déroulent principalement dans les institutions de formation artistique. Ainsi de cette commémoration annuelle, le 15 septembre obvie, dans le musée qui porte son nom. Il n’en reste pas moins populaire; pour preuve, Google lui avait consacré un Doodle en 2016. Et il est même vendu sous forme de figurine en résine !

Silpa Bhirasri SU Cute Girl Photo Montage

Cérémonie annuelle de vénération à l’Université Silpakorn 2018 © Facebook – SU Cute Girl

Silpa Bhirasri Facebook Photo 3

© Facebook

En tant que professeur, il reste vénéré par les étudiants en beaux-arts. Une galerie-photo vous permet de le voir enseigner. La voie artistique est un choix professionnel qui n’est pas toujours compris par les familles des artistes (l’émission Divas Café’ de la chaîne Voice TV 21 s’est emparée du sujet lors d’une de ses éditions, en s’appuyant sur la vie et l’expérience de Silpa Bhisrasri). Ajarn Sin était décrit comme une personne très disponible, qui aimait à transmettre ses connaissances à ses étudiants. Au sein de l’université qu’il a créée et qui porte toujours son nom, sa mémoire est honorée tous les 15 septembre.

C’est lui faire un procès d’intention que de le considérer comme un artiste fasciste – Mussolini pris le pouvoir en 1922 –  bien que Corrado Feroci s’inscrive dans la tendance de cette époque (le Monument de la Démocratie à Bangkok en est un brillant exemple). Celles et ceux qui désirent approfondir leurs connaissances sur cet artiste liront avec intérêt la chronique d’Alain et Bernard, deux expatriés passionnés : Corrado Feroci (Silpa Bhirasri), « Le Père de l’art thaï contemporain » (1892 – 1962). Et plus encore le blog Merveilleuse Chiang Maï de l’érudit Jean de la Mainate, qui réside ici à Chiang Mai. Il parle de Corrado Feroci dans un long article en trois parties, auquel il a ajouté un complément ayant pour thème le musée qui lui est consacré à Bangkok :

Sur son site web, le Musée d’Art Moderne Thaïlandais Rama IX vous livre non seulement une biographie (en anglais) mais également l’illustration de toutes les œuvres de Silpa Bhirasri (liens que nous avons insérés dans notre liste ci-dessus). In fine, un site web est consacré à cette figure marquante de l’art moderne thaïlandais. Bien qu’il soit en langue thaï, vous y trouverez moult documents, dont les ouvrages d’art écrit par Silpa (en anglais).

Silpa Bhirasri Day Photo Montage

Silpa continue d’influencer les artistes thaïlandais © Facebook – Silpa Bhirasri Day

En Thaïlande, le marché de l’art contemporain s’est modernisé dès les années ’80 avec l’apparition d’une nouvelle catégorie de galeries à Bangkok. Dans son article Les galeristes thaïlandais et l’art contemporain – Comment créer un marché sans en maîtriser les valeurs ?, Annabelle Boissier analyse ces nouveaux acteurs de l’art contemporain à travers trois thématiques : la formation, le financement et la collaboration. Où il est question d’interroger la relation entre la création de la valeur marchande et celle de la valeur esthétique.

Et nous vous rappelons encore qu’en matière d’art contemporain, la scène de Chiang Mai est des plus dynamiques. Nous consacrerons un jour un article à ce sujet. En attendant, le musée qu’il faut absolument visiter en matière d’art moderne ici dans la Rose du Nord est le MAIIAM, un musée qui n’a rien à envier aux espaces culturels mondiaux dédiés à l’art contemporain (site web, page Facebook, Instagram, Twitter (encore inactif) et emplacement). Et ce n’est de loin pas le seul endroit vous permettant d’être confronté à l’art contemporain ici au nord…

On se quitte ci-dessous avec Santa Lucia, chanson italienne devenue l’hymne de l’université Silpakorn créée par Corrado Feroci (mélodie sur laquelle Dinsai Studio a créé une animation à l’occasion du 125e anniversaire de ce professeur apprécié) :


¹ Selon le système royal de transcription RTGS, son nom thaïlandais devrait s’écrire Sin Phirasi. Nous reprenons cependant le nom communément admis de Silpa Bhirasri.
² Devise latine reprise d’une citation qui constitue les deux premières lignes de la traduction en latin d’un aphorisme énoncé par l’ancien médecin grec Hippocrate, une devise que l’on traduit librement par l’art est éternel alors que la vie est brève.
³ Ce sont Alain et Bernard qui l’affirment

Entre autres sources rédactionnelles : Wikipédia en français et en italien.
Source de l’image à la Une : © Facebook – Silpakorn University
Mise à jour le 17.09.2018

Pikanet, le culte du dieu-éléphant à la sauce siamoise

Ganesh¹ est à la fête cette semaine ! La Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthiest une célébration indienne au cours de laquelle le Seigneur Ganesh, fils de Shiva et de Pârvatî, est vénéré. Mais que vient faire un dieu hindou en pays bouddhiste ? Il se trouve que la Thaïlande – de même Chiang Mai – abrite plusieurs sanctuaires dédiés au dieu-éléphant et les statues de Ganesh sont présentes dans bien des temples. C’est donc tout naturellement que ces adresses organisent des cérémonies lors de cette fête annuelle. Et l’on ne peut que vous inviter à y participer car dites cérémonies, mélangeant allègrement les figures religieuses, sont hautes en couleur. C’est bien simple, la Fête de Ganesh célébrée au musée Ganesh Himal – le samedi 15 septembre cette année 2018 – est l’une des plus belles fêtes que vous puissiez vivre ici à Chiang Mai ! À ne pas rater donc.

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© Chiang Mai Deci-Delà

Ce ne sont pas moins de six sanctuaires où fête il y aura ici dans la Rose du Nord durant cette seconde semaine du mois de septembre 2018 ! Précisons encore que les lieux indiqués peuvent se visiter à l’année ! Mais comme ils prennent une couleur festive lors de ces diverses célébrations, le plaisir de la visite n’en sera que démultiplié.

On vous livre ci-dessous le programme des festivités à Chiang Mai en vous donnant au préalable quelques éléments de compréhension. Et l’on termine avec les autres endroits en Thaïlande où Ganesh sera roi.


Qui est donc Pikanet³ ?

L’Asie du Sud-Est est un carrefour fascinant du bouddhisme et de l’hindouisme qui révèle  des perspectives intéressantes sur la façon dont les cultures migrent et évoluent². Ainsi, l’hindouisme (ou plus précisément le védisme) est arrivé avant le bouddhisme en Thaïlande où Ganesh, le dieu hindou à tête d’éléphant, est appelé Phra Pikanet³ (พระพิฆเนศ, ou Phra Pikanesuan³, พระพิฆเนศวร). Il ne doit pas être confondu avec Erawan, l’éléphant à trois têtes ! Phra Pikanet jouit d’un véritable culte. Vous le retrouverez souvent dans des centres commerciaux ou encore dans de nombreux temples bouddhistes – que ce soit sous la forme de statues ou de peintures murales; beaucoup de Thaïlandais le portent en pendentif.

La popularité de Ganesh en Thaïlande se déploie également sur le web ! Ainsi du site Siam Ganesh et de la page Facebook du même nom (évidemment, tout est en langue thaï).

Ganesh apparaît également dans le bouddhisme, non seulement sous la forme du dieu bouddhiste Vināyaka – souvent montré dansant – mais aussi sous celle d’une divinité hindoue éponyme. Symbole de la puissance mentale, on le retrouve à travers des sculptures bouddhistes. Faites donc plus connaissance avec les divinités du riche panthéon hindou en lisant l’ouvrage Dieux et déesses de l’Inde écrit par Stéphane Guillerme.

GaneshaFestival2018PikanetCNXCover0aAu royaume de Thaïlande, Ganesh est vénéré principalement par les milieux artistiques et les commerçants. Il est donc associé aux arts, à l’éducation et au commerce. Divinité connue comme éliminatrice d’obstacles, il est courant pour les bouddhistes thaïlandais de faire une offrande à un sanctuaire de Ganesh lorsque quelque chose de nouveau est entrepris comme lancer une affaire, effectuer un voyage à l’étranger, construire une nouvelle maison ou se marier. La dévotion à Ganesh est également populaire auprès des étudiants universitaires avant les examens. Connu pour son amour des beaux-arts, il encourage la créativité, d’où sa popularité auprès des artistes qui le nomment Por Kru (Père Guru). Pour la même raison, une image du dieu à tête d’éléphant est incorporée dans le logo du Département des Beaux-Arts de Thaïlande. Les grandes chaînes de télévision et les maisons de production ont des sanctuaires en son honneur devant leurs locaux. D’autres attributs associés à Ganesh en Thaïlande sont le succès, l’accomplissement, la sagesse et la richesse; il n’est donc pas surprenant que cette divinité hindoue soit si populaire auprès des Siamois. Ce culte est cependant un phénomène récent.

Autrefois, les Thaïlandais ordinaires n’étaient confrontés aux dieux hindous que dans l’étude de la littérature classique. Mais à mesure que le pays s’enrichissait, les nouvelles classes moyennes recherchaient un dieu qu’elles pouvaient vénérer pour attirer fortune et succès. C’est alors que Ganesh est devenu populaire. L’influence de la religion hindoue est encore plus forte à la Cour royale de Thaïlande (ainsi de la cérémonie annuelle du Labour Royal sur la place Sanam Luang, à Bangkok). La royauté thaïlandaise est basée sur l’idéal hindou du roi Rama, l’avatar de Vishnu, le souverain d’Ayodhaya. En fait, les rois thaïlandais ont toujours été appelés « Rama » et l’ancienne capitale de la Thaïlande (le Siam) était Ayutthaya. La capitale actuelle, Bangkok (Krungthep) n’est qu’une reconstruction d’Ayutthaya. Le vrai nom de Bangkok est « Krung Thep Thawarawadi Si Ayutthaya ». Beaucoup de Thaïlandais considèrent encore leur roi comme l’avatar d’un dieu. Parce que la royauté thaïlandaise est basée étroitement sur la mythologie hindoue, le culte des divinités païennes hindoues survit ainsi à des fins cérémonielles. Ne vous étonnez donc point du syncrétisme de bon aloi que représente l’adoration de Ganesh dans les temples bouddhistes. Une adoration que jamais le Bouddha historique n’a préconisée…


Festivités à Chiang Mai

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© Chiang Mai Deci-Delà

À Chiang Mai, l’éléphant n’est pas qu’une figure mythologique puisque l’on peut facilement rencontrer de vrais pachydermes dans la jungle environnante (les anciens se souviennent qu’en s’installant dans la région, les éléphants étaient nombreux). Pléthore sont les temples abritant les effigies de Ganesh. Qui sait si vous arriverez à trouver la petite statue de couleur turquoise représentant Ganesh en roi nichée au Wat Phra That Doi Suthep, temple le plus vénéré de la Rose du Nord… Autre sanctuaire, plus récent, celui sur la place du centre commercial MAYA, non loin de la fontaine. L’Université de Chiang Mai (CMU) en abrite elle aussi un.

C’est cependant ailleurs que la Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi) est célébrée ici à Chiang Mai. Elle est souvent appelée Ganpati Festival, un des divers noms du dieu Ganesh¹. On vous dévoile pas moins de six adresses, à commencer par celle qu’il faut absolument visiter le samedi 15 septembre  : le musée Ganesh Himal, qui sera donc en fête ce jour-là. Rappellons – si besoin est – que la Fête de Ganesh célébrée au musée Ganesh Himal est une des plus belles fêtes que vous puissiez vivre ici à Chiang Mai. À ne pas rater donc !

Ganesha Himal Museum le samedi 15 septembre 2018

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© Chiang Mai Deci-Delà

Le site vaut à lui seul le détour, fête ou pas fête ! Il se trouve dans le district de Doi Lo, après la ville de Hang Dong, au sud-ouest de Chiang Mai. Pour y arriver, la petite route campagnarde no 3018 traverse de splendides rizières (ça tombe bien puisque nous sommes en saison verte). Depuis Chiang Mai, on vous conseille d’ailleurs d’emprunter au préalable la route du canal (route no 3035 et non la 108, plus directe); comptez une heure de route depuis Chiang Mai (un peu plus de 40 km). Revenez en rejoignant la rivière Ping à l’est, puis « remontant » par la très jolie route 4032 longeant la rive est. Une balade agreste que vous saurez apprécier si vous êtes en scooter. Bien qu’il soit dénommé musée, c’est bien plus un lieu de dévotion au dieu-éléphant qu’un seul site muséal. Mais il est vrai que quelques belles pièces y sont exposées. L’endroit, des plus paisibles, ravit la majorité des visiteurs qui font l’effort du déplacement. Évidemment, le jour de la fête, l’affluence est grande et ne correspond en rien au calme habituel des lieux. Un banquet gratuit est organisé; c’est dire que les dons sont les bienvenus.

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Le programme est divisé en deux jours. Le premier jour, jeudi 13 septembre 2018, de 9h à midi, une cérémonie du wai kru est organisée; c’est un rituel où les dévots rendent hommage à leur maître. Il est demandé de s’habiller en blanc. De notre point de vue, en tant que touriste, ce n’est pas ce jour-là qu’il faut y venir !

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© Chiang Mai Deci-Delà

Le second jour, soit samedi 15 septembre 2018, de 9h à 16h, correspond à la Fête de Ganesh à proprement parler (Ganesh Chaturthi ou Ganpati Festival). C’est ce jour-là qu’il vous faut venir au musée Ganesha Himal ! Vous ne regretterez en rien le déplacement, croyez-nous. Riche est le programme, avec un défilé, des danses, de la musique rituelle, de nombreux adeptes rendant hommage au dieu Ganesh (sur la grande place, à l’arrière). Suivez la foule et noyez-vous dans cette ambiance religieuse unique. Entre les diverses cérémonies, vous aurez tout loisir de visiter les espaces du musée. Il est demandé de vous habiller de couleurs chatoyantes, à défaut d’un sari indien (on parle ici de la gent féminine).

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Programme du samedi 15.09.2018 :
• 9h : défilé
• 9h30 : danses et show « La légende de l’Éléphant Blanc »
• 11h : cérémonie religieuse
• 14h30 :  bénédiction du dieu Ganesh exposé sur la place
• 15h : parade (soit le retour de la statue de Ganesh dans son écrin protecteur)
• 15h30 : cérémonie Ganga Aarti

Ganesha Himal Museum (พิพิธภัณฑ์พระพิฆเนศ)
Date : jeudi 13, de 9h à midi, mais surtout samedi 15.09.2018, de 9h à 16h (ou 17h)
Emplacement : Google Maps (ouvert de 9h à 17h)
Adresse : 277 กิ่ง,  Moo 10, borne des 35km de la route Chiang Mai-Hod, sous-district (tambon) de Yang Kram, district (amphoe) de Doi Lo, Chiang Mai 50160. En thaï : 277 กิ่ง ตำบล ยางคราม อำเภอ ดอยหล่อ เชียงใหม่ 50160
✆ +66 53 269 011 (ou +66 53 269 101), +66 53 024 287, +66 89 430 4050
Site web (qui n’est qu’en langue thaï) / Page FacebookÉvénement FB

Roitawarabarn Baandhewalai le dimanche 9 septembre 2018

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© Facebook – Michel Bochet

C’est là l’un des joyaux cachés de Chiang Mai; peu de touristes s’y aventurent. Et pourtant, l’endroit est situé aux pieds du Doi Suthep, au bout de la route éponyme (qui ne conduit plus à la montagne depuis la construction de la nouvelle route plus au nord). Un professeur en économie de l’université dédie sa fortune à la création d’un musée qui contient de très belles œuvres classiques (ce sont là des copies dont il demande la création à des artistes). Et c’est justement ce qui fait tout l’intérêt du lieu : en y venant (et revenant), vous pouvez voir évoluer une œuvre (et surtout vous rendre compte du temps nécessaire aux artistes pour terminer leur chef-d’œuvre in vivo). Vous verrez ici non seulement de très belles peintures classiques (des reproductions du Palais Royal de Bangkok) mais également d’imposantes sculptures sur bois (un grand Ganesh noir y trône) et également des motifs sculptés dans du verre. L’entrée est libre mais rien ne vous empêche d’acheter une offrande que vous pourrez déposer aux pieds de Ganesh. Durant la fête de Ganesh du dimanche 9 septembre, qui est la première des 5 fêtes programmées à Chiang Mai, il est demandé de s’habiller de blanc.

Jean de la Mainate, animateur du blog Merveilleuse Chiang Maï, un monument d’érudition, vous parle mieux que nous de ce lieu qu’il vous faut impérativement visiter. Il l’a joliment surnommé : la propriété des dieux et des déesses.

GaneshaFestival2018RoitawarabarnBaandhewalaiCoverProgramme du dimanche 09.09.2018 :
• 9h : prière au dieu Ganesh
• 10h45 : bénédiction du dieu Ganesh
• 11h : danses indiennes (vidéo)
• 12h : buffet végétarien
• 13h : visite de l’exposition permanente

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© Facebook – Michel Bochet

Roitawarabarn Baandhewalai (ร้อยทวารบาล บ้านเทวาลัย)
Date : dimanche 09.09.2018, de 8h à 13h
Emplacement : Google Maps (ouvert de 9h à 19h)
Adresse en thaï : 79/7 ม .1 ซ .2 ถ สุ เทพ สุเทพ เมือง Chiang Mai 50200
✆ +66 86 192 9699
Site web (qui n’est plus fonctionnel) / Page Facebook / Pas d’événement FB

Pikane(t) Suan Devalai le jeudi 13 septembre 2018

GaneshaFestival2018PikaneSuanDevaLogoFBC’est un nouveau lieu de culte dédié à Ganesh, celui qui nous est le moins familier. Et pourtant, il se trouve au centre-ville, à l’intérieur de la cité fortifiée, remparts sud, non loin de la porte Chiang Mai. L’étroit sanctuaire est coincé entre deux commerces (à gauche le représentant des appareils ménagers LG, à droite un point de vente d’objets bouddhistes destinés aux temples). L’entrée est surmontée d’un grand logo Ganesh doré.

Nous n’avons encore jamais assisté à aucune cérémonie en ce lieu « saint » et ce sera là sans doute une belle occasion de le faire.  La Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi) est organisée le jeudi 13 septembre. Hors cérémonies spéciales, le personnel vous invitera à vous déchausser, vous offrira une bougie et de l’encens et vous demandera de faire sonner la cloche avant d’entrer. Vous pourrez ensuite vous adonner à des prières à l’intérieur. Et ne pas oublier de faire sonner une seconde fois la cloche avant de quitter les lieux.

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Programme du jeudi 13 septembre 2018 :
• 18h30 : début de la cérémonie avec la réception des hôtes
• 19h00 : sacrifice à Ganesh
• 20h30 : cérémonie religieuse
• 21h00 : cérémonie Ganga Aarti

Pikane(t) Suan Devalai (พิฆเนศวรเทวาลัย)
Date : jeudi 13.09.2018, de 18h30 à 21h30
Emplacement : Google Maps (ouvert de 8h à 21h)
Adresse en thaï: 39/1 ถนนบำรุงบุรี พระสิงห์ เมืองเชียงใหม่ เชียงใหม่ 50200
✆ +66 95 692 4262
Site web (en langue thaï) / Page FacebookÉvénement FB
Twitter / Instagram / YouTube


Pikanet Chiang Mai le vendredi 14 mars 2018

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Vous êtes fort probablement passé à côté de ce lieu de culte aux statues spectaculaires sans même vous en rendre compte ! Il est en effet accolé au terminal 2 de la gare routière Arcade ! Maintenant que vous le savez, vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas le visiter, à votre arrivée (ou à votre départ) de Chiang Mai en bus. Ganesh est au centre de ce sanctuaire qui lui est dédié – et dont il porte le nom thaïlandais – mais d’autres statues du panthéon hindou sont érigées là. Ici, pas de Bouddha !

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Le lieu est souvent animé et nous relatons régulièrement sur notre page Facebook les fêtes qui y sont organisées (et même bien organisées, fêtes qui donnent à voir de belles danses du Lanna). En l’occurrence, la Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi, คเณศจตุรถี) se déroulera vendredi 14 septembre, en soirée. Notez que le site est souvent en fête (l’on peut commander des cérémonies spécifiques contre monnaie sonnante et trébuchante; après tout, Ganesh est censé attirer la fortune 😏). Habituellement, les cérémonies au Pikanet voient affluer des dévots habillés de blanc. Mais ce jour-là, s’agissant de la Fête de Ganesh, le code vestimentaire demande aux invités de s’habiller de couleurs chatoyantes; les dames en profiteront pour se vêtir de leur plus beau sari de couleur.

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Programme du vendredi 14 septembre 2018 :
• 19h00 : danses cérémonielles
• 19h30 : enregistrement des invités
• 20h00 : cérémonie religieuse Ganesh Chaturthi
• 21h10 : cérémonie religieuse Aarti

Pikanet Chiang Mai (ศาลพระพิฆเนศ อาเขตเชียงใหม่)
Date : vendredi 14.09.2018, de 18h à 22h (en journée dès 9h)
Emplacement : Google Maps (ouvert 24 heures sur 24)
Adresse en thaï : 207 ซอย5 ถนน แก้วนวรัฐ ตำบลวัดเกต อำเภอเมือง เชียงใหม่ 50000
✆ +66 95 639 8881
Site web (version anglaise indigente) / Page FacebookÉvénement FB / Twitter


Ashram Guru Deva le dimanche 16 septembre 2018

La communauté de cet ashram discret situé entre Doi Saket et le lac Mae Kuang Dam, à l’est de Chiang Mai (précisément ici), organise elle aussi une fête à Ganesh. Elle n’a ni la magnificence de celle du musée Himal Ganesh ni la ferveur du Pikanet Chiang Mai . Néanmoins, cette cérémonie est originale puisqu’elle verra son guru mettre à l’eau une statue de Ganesh comme cela se fait en Inde. Ça se passe au bord de la rivière Ping dans le parc près du pont Nawarat. De quoi agrémenter joliment votre dimanche après-midi.

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La cérémonie durera tout au plus deux heures. Elle débute le dimanche 16 septembre, à 14h, avec une procession qui démarre au marché Warorot pour rallier les bords de la rivière Ping, juste en face de la First Church (une grande église évangélique).

Ashram Guru Deva (กูรูเดวาอาชรัม(อีโคไลฟ์))
Date : dimanche 16.09.2018, de 14h à 16h
Emplacement de la cérémonie : Google Maps
Pas d’adresse précise s’agissant d’un parc au bord de la rivière Ping
À notre connaissance, aucun site web ni page Facebook n’est géré par cet ashram. Page Facebook du guru.


Wat Sri Suphan (le Temple d’Argent) le mercredi 19 septembre 2018

On clot la liste des animations dédiées au dieu Ganesh par le dernier événement, en journée, organisé dans un endroit plutôt insolite puisqu’il s’agit d’un temple tout ce qu’il y a de plus bouddhiste, le Wat Sri Suphan, plus connu comme le Temple d’Argent (Silver Temple en anglais), sur Wualai Road, au cœur du fameux marché piétonnier du samedi soir. C’est un temple qui organise une cérémonie prisée des touristes, le samedi soir justement, avec une veillée aux chandelles autour du temple d’argent, illuminé à cette occasion des seules bougies des dévots. L’épicentre est interdit aux femmes… Mais la fête dont il est question ici, dédiée à Ganesh donc, aura lieu le mercredi 19 septembre 2018, dès 9h39. Ne manquez pas le défilé programmé à 15h39 (on sait être précis en Thaïlande, du moins dans les programmes 😏). Code vestimentaire : couleurs chatoyantes à défaut d’un sari indien.

Programme du mercredi 19.09.2018 :
• 9h39 : bain rituel de Ganesh
• midi : repas en commun
• 15h39 : défilé

Wat Sri Suphan (le Temple d’Argent, วัดศรีสุพรรณ ในพระอุปถัมภ์ พระเจ้าหลานเธอพระองค์เจ้าทีปังกรรัศมีโชติ)
Date : mercredi 19.09.2018, de 9h39 à 16h
Emplacement : Google Maps (ouvert de 5h39 à 21h30)
Adresse en thaï : 100 ถนนวัวลาย ตำบล หายยา อำเภอเมืองเชียงใหม่ เชียงใหม่ 50100
✆ +66 61 403 2581 et +66 97 215 5397
Site web, page Facebook (qui n’est pas la page officielle), pas d’événement FB à notre connaissance

Comme cela fait beaucoup de cérémonies en des lieux fort dispersés, on publie ci-dessous la carte des divers emplacements (ne nous remerciez pas, c’est tout naturel) :


Ailleurs en Thaïlande

Vous trouverez des sanctuaires et des statues de Ganesh – souvent immenses – dans toute la Thaïlande. L’un des plus célèbres est situé dans le quartier commerçant de Ratchaprasong à Bangkok, précisément au Central World, à l’extérieur, en face du magasin Isetan, sur Ratchadamri Road (ouvert 24 heures sur 24, arrêt BTS Chidlom). Les habitants y déposent des statuettes d’éléphants, des guirlandes de calendula frais, des bonbons, des bananes et de la canne à sucre.

Autre sanctuaire des plus vénérés, celui du temple royal des brahmanes au centre de Bangkok, près de la balançoire géante (Giant Swing). Le temple hindou Wat Phra Si Maha Utama Devi (วัดพระศรีมหาอุมาเทวี), à Silom, abrite lui aussi une statue de Ganesh qui a été transportée d’Inde à la fin du XIXe siècle. Une statue de bronze du Xe siècle a, elle, été retrouvée à Phang-Na avec des inscriptions tamoules. Enfin, la province Chachoengsao, à l’est de Bangkok, abrite pas moins de trois parcs exposant des statues géantes de Ganesh, dont celle qui est considérée comme la plus grande statue de Ganesh au monde (site web et page Facebook).

Dans tous ces lieux de culte, la Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi) sera bien évidemment célébrée cette semaine (à des dates diverses). Deux des plus grands événements ont lieu au temple Shiva (ตำหนักพระแม่กวนอิมมหาโพธิ์สัตว์อวโลกิเตศวร โชคชัย 4 สาขารามอินทรา), à l’extérieur de Bangkok, et au temple Utthayan Ganesh à Nakhon Nayok, dans la province éponyme, à l’est de la capitale (Ganesha Park, อุทยานพระพิฆเนศ). Généralement, les bouddhistes thaïlandais participent également aux célébrations aux côtés des hindous.

Vous savez maintenant que Chiang Mai Deci-Delà vous invite à vivre pleinement toutes les fêtes et festivals au contact de la population locale. C’est sans nul doute là la plus belle des manière de se frotter à la culture siamoise. Et cette Fête de Ganesh, bien que venue d’ailleurs, en fait bien évidemment partie. Si vous faites l’acquisition d’une statuette de Ganesh afin de vous remémorer votre voyage en Thaïlande – et pourquoi pas attirer fortune et succès, tenez compte de ces 10 règles pour la placer correctement ! Joyeuse fête à tous et que la fortune et le succès vous accompagnent.


Mise à jour après l’édition 2018

Peu sont les touristes et expatriés ayant vécu l’événement en direct, sur place au musée Ganesha Himal. Il n’empêche, belle fut la fête !

GaneshaFestival2018GanheshaMuseumPhoto2018Montage1

Édition 2018 – Crédit photo : Narin Srikhamlure – Source : พิพิธภัณฑ์พระพิฆเนศ – © Facebook

Vidéos de l’édition 2018 : cortège initialcélébrationfin de la célébration et cortège final
Photos de l’édition 2018 : set 1set 2set 3set 4

Vous pouvez également voir ou revoir la cérémonie organisée au Pikanet Chiang Mai, le sanctuaire accolé à la gare routière Arcade : vidéo. Pour les danses, il nous faut nous contenter de photographies.

De même pour la cérémonie au Pikane(t) Suan Devalai : premier montage-photo suivi d’un second montage. Et là aussi, quelques photos.

Enfin, l’immersion du Ganesh dans la rivière Ping lors de la cérémonie de l’ashram Guru Deva avec également quelques photos.


¹ ou Ganesha, mot sanskrit. Ganesh porte un grand nombre d’autres noms (Autres noms de Ganesh, Wikipédia): Ganapati (le chef des Ganas), Vinâyaka (le meilleur des guides), Gajânana (face d’éléphant), Gajâdhipa (le roi des éléphants), Vighneshvara (le maître des obstacles), Vighnahartā (celui qui évite et écarte les obstacles). Les 12 noms en sanskrit les plus souvent utilisés pour les prières courtes sont : Sumukha (Celui qui a un beau visage), Ekadanta (Celui qui n’a qu’une seule défense), Kapila (Celui qui est rouge foncé), Gajakarnaka (Celui qui a des oreilles d’éléphant), Lambodara (Celui qui a un ventre proéminent), Vikata (Celui qui est imposant), Vighnanasha (le destructeur des obstacles), Ganadhipa (le maître des Ganas, serviteurs de Shiva), Dhumraketu (Celui dont la bannière est grise), Ganadhyaksha (le chef des Ganas), Bhalachandra (Celui qui porte la lune sur son front), Gajânana (Celui qui a une tête d’éléphant).
² Lire à cet effet l’ouvrage India-Thailand Cultural Interactions: Glimpses from the Past to Present, sous la direction de Lipi Ghosh.

Entre autres sources rédactionnelles : Wikipédia (Ganesha in world religions).
Source de l’image à la Une. Mise à jour le 18.09.2018

Spectaculaire ascension du Doi Suthep par les nouveaux étudiants de la CMU

Les habitants de la Rose du Nord considère que « qui n’est pas venu au temple du Doi Suthep n’a pas visité Chiang Mai ! ». C’est dire le rôle primordial que joue ce temple bouddhiste ô combien vénéré – sans doute le temple le plus vénéré du nord de la Thaïlande. Et comme l’Université de Chiang Mai (dont l’acronyme est CMU mais que les habitants de Chiang Mai appellent affectueusement มช, se prononçant mor chor) se trouve à ses pieds, c’est tout naturellement qu’un rite de passage¹ impliquant les nouveaux étudiants est organisé annuellement. Il s’agit, en anglais, du CMU Trekking, à savoir l’ascension, à pied obvie, du mont Suthep. Ils sont plus de 8’000, c’est dire que l’ascension est spectaculaire, d’autant que les traditions du Lanna sont mise en avant en commençant par les habits traditionnels. Spectacle immanquable que nous ne saurions que trop vous conseiller.

Cette année 2018, l’événement se déroulera le samedi 8 septembre, aux aurores

En tant que touriste, la visite du temple perché au sommet du Doi Suthep se doit d’être impérativement au programme. C’est la montagne tutélaire de la ville de Chiang Mai. De là-haut, la vue sur toute la vallée est splendide (encore plus si vous effectuez la visite aux aurores, seul ou presque, en participant aux aumônes matutinales, ou alors en soirée, assistant aux prières des moines bouddhistes). Mais la visite du temple du Doi Suthep prendra une tournure tout autre à deux occasions précises :

  • lors du pèlerinage annuel nocturne du Doi Suthep précédant Visakha Puja, la plus importante fête bouddhiste (elle a lieu généralement au mois de mai),  et
  • lors de cet événement académique qui réunit plus de 10’000 participants et qui fait l’objet du présent article (il se déroule généralement le second samedi du mois de septembre). Ci-dessous, la splendide vidéo officielle de l’édition 2016.

Organisation de la cérémonie

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© Chiang Mai Deci-Delà

C’est l’Union des Étudiants de l’Université de Chiang Mai (CMU) qui organise la manifestation. Il s’agit donc d’une célébration d’accueil des étudiants de première année de la CMU, soutenus par leurs coreligionnaires plus âgés (l’Université de Chiang Mai compte plus de 36’000 étudiants venus de toutes les provinces de la Thaïlande). Un événement qui se rapproche des baptêmes d’étudiants occidentaux en tant que rites de passage¹ marquant le début de la nouvelle session académique. Tous les élèves universitaires de 1ère année se soutiennent afin de réaliser cette difficile ascension, à pied, ce qui leur permet de nouer de solides amitiés. Vous y verrez des scènes émouvantes, notamment celles où les étudiants handicapés (en chaise roulante par exemple), sont soutenus par leurs camarades afin que tous arrivent au sommet. Formidable cortège, avec chants et bavardages, qui ne manquera pas de vous impressionner.

Programme et horaire

CMUTrekkingWalkUpDoiSuthep2018CheckPointsCe samedi 8 septembre 2018, l’événement débute officiellement à 5h du matin, à l’aube. Les premiers étudiants s’élancent donc aux aurores ! La place d’où part la marche reste animée jusque vers 10h; vous pourrez ainsi profiter des animations culturelles. Et comme les premiers étudiants arriveront au temple – au sommet de la montagne donc – vers 8h, un choix cornélien s’imposera à celui qui voudra vivre l’événement : soit participer au point de départ de tous les participants au bas du Doi Suthep, soit alors les attendre à leur arrivée au temple éponyme, sur les hauteurs. Vous pouvez également les encourager le long du parcours, notamment dans l’avant-dernier virage, celui en épingle à cheveux.

A noter que la circulation est difficile ce jour-là dans tout le quartier de l’université, des tronçons de la route étant fermés tôt le matin. Perturbation à prévoir jusqu’à 18h. La pluie peut par ailleurs s’inviter car c’est saison verte en ce moment.

CMUTrekkingWalkUpDoiSuthep2018PrideCMUMontage

Signalons encore la présence du groupement Pride CMU qui regroupe la communauté LGBT. Ils  seront également de la partie afin de sensibiliser leurs collègues et amis étudiants à leur cause. Inoubliable, la journée l’est forcément pour ces jeunes étudiants qui rejoignent le sommet à pied. Une cohorte de marcheurs qui pourra se sustenter sur le parcours jonché de nombreux stands (beaucoup d’entreprises sponsorisent l’événement). Mais la journée sera aussi inoubliable pour vous car c’est là un événement des plus authentiques, pratiquement inconnu des touristes. C’est pourquoi, nous vous conseillons grandement d’y participer.

Le CMU Trekking 2018 sur le net
Page Facebook de l’Union des Étudiants de l’Université de Chiang Mai (@SMOCMU, สโมสรนักศึกษามหาวิทยาลัยเชียงใหม่)
Événement Facebook (ประเพณีรับน้องขึ้นดอย มหาวิทยาลัยเชียงใหม่ 2561 (Official))
‣ Hashtags de l’événement : #CMUtrekking2018 & #รับน้องขึ้นดอย61
FB Live (l’événement en direct) : premier direct officiel, second, troisièmequatrième et cinquième !
‣ Emplacement du départ de la marche sur Google Maps


Naissance d’un rite de passage¹

La tradition remonte à 1964 (soit 2507 selon le calendrier bouddhiste thaïlandais), année où 291 étudiants ont pris part à l’événement (vidéo historique). Il n’y a pas moins de 11 km pour arriver au sommet du Doi Suthep, escalade qui se fait en 3 à 4 heures de marche. Comme c’est la saison des pluies, l’air est humide est la chaleur présente. Qui plus est, tous les étudiants redoutent la déclivité du dernier virage, juste avant d’arrivée au temple, le Wat Phrathat Doi Suthep Rat Wora Wihan, de son nom complet. C’est notamment dans ce virage en épingle à cheveux qu’on peut voir les étudiants effectuer une chorégraphie bras dessus bras dessous (ici et ), s’élançant et en émettant des cris de guerre.

Accompagnés de leurs professeurs, les élèves se regroupent par faculté. Belle occasion pour eux de se faire de nouveaux amis, en formant de nouveaux liens. L’objectif de cette journée n’est pas seulement d’accueillir les nouveaux étudiants de l’université mais aussi de favoriser les relations entre les nouveaux arrivants et les anciens étudiants. Aux yeux d’un Occidental, cet impressionnant défilé est l’occasion de constater l’extrême obéissance des étudiants. Une expérience unique des plus émouvantes, inoubliable pour tous les étudiants de la CMU, étudiants qui sont invités à ne pas boire d’alcool ce jour-là.

En y allant, la première chose qui vous frappera sera leur habillement. Comme dans toutes les écoles du royaume, l’uniforme est de rigueur. Mais ici, non seulement le style Lanna – du nom de l’ancien royaume du nord – est respecté mais chaque faculté dispose de son propre costume. Ce sera aussi pour vous l’occasion de découvrir de magnifiques danseuses Lanna et des musiciens frappant les fameux tambours traditionnels du Lanna. C’est dire que le spectacle est aussi culturel.


Imbrication du bouddhisme dans la société thaïlandaise

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© Facebook – Édition de l’année 2017

La dimension religieuse est prégnante. Tous les étudiants sont bénis par un moine au départ, sur l’esplanade centrale de la CMU, à la jonction de la route Huay Kaew (vous risquez vous aussi d’être aspergé d’eau bénite). Un premier arrêt est effectué au sanctuaire dédié à Kruba Srivichai, non loin, juste après le zoo. Par ailleurs, des étudiants transportent une statue d’éléphant en verre contenant des reliques; il s’agit de Ganesh (que les Thaïlandais appellent พระพิฆเนศ, Phra Phikanet, ou encore พระพิฆเนศวร, Phra Phikanesuan). Avec son socle en bambou, cette châsse pèse près de 300 kg ! In fine, tout le monde rend hommage à Bouddha une fois arrivé au temple (306 marches closent l’ascension), en déposant une fleur de lotus. Il s’agit d’accumuler des mérites – notion plus que chère au cœur de Thaïlandais et que nous développerons un jour – et d’attirer la chance durant les années de leurs études. Anecdotiquement, des centaines de chaussures attendent les pieds de leur propriétaires car, comme dans tout temple bouddhiste qui se respecte, on se déchausse !

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© Facebook – Édition de l’année 2017

 


De la qualité du système éducatif siamois²

Tout éblouis que nous sommes par la splendeur de cet événement unique, n’en oublions cependant pas que le système éducatif du royaume de Thaïlande ne vaut tripette en comparaison internationale. Nous ne rappellerons ici que quelques faits : en 2013, parmi les pays de l’ASEAN, la Thaïlande n’occupait que le huitième rang (sur 10 pays) en termes de qualité de l’éducation. En 2015, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) a signalé que les résultats des élèves thaïlandais avaient considérablement baissé par rapport à l’évaluation précédente, notamment en lecture et en sciences. La Thaïlande a à nouveau été giflée en 2017 par le Rapport mondial de suivi de l’éducation 2017/2018 de l’UNESCO. Un système éducatif jugé archaïque et critiqué par le gouvernement ! Sachez encore pour conclure que le classement de Shanghai 2018³ n’intègre plus aucune institutions académiques thaïlandaises dans les 500 meilleures universités du monde (alors qu’en 2017, l’université Chulalongkorn y figurait) ! Seules quatre universités siamoises sont encore classées et elles font piètre figure (au-delà du 501e rang, la CMU étant située entre la 801e et la 900e place, sur 1000 donc…).

Les élites thaïlandaises n’hésitent d’ailleurs pas à inscrire leur progéniture dans les écoles internationales puis à les envoyer à l’étranger pour terminer leurs études (principalement en Australie et aux USA). Néanmoins, Chiang Mai n’est pas à la traîne en matière d’amélioration pédagogique². Dans un monde où l’interdépendance ne fait que s’accroître, espérons que le système éducatif des écoles thaïlandaises se modernisera sans renier la culture qui fait des Thaïlandais ce qu’ils sont, ceci afin que leurs étudiants s’intègrent au mieux et s’épanouissent dans la société qui sera la leur.

#CMUtrekking2018 #รับน้องขึ้นดอย61 #DoiSuthep


Mise à jour du 9 septembre 2018, au lendemain de l’événement

On vous livre ci-dessous le résumé vidéo de เชียงใหม่นิวส์ Chiang Mai News qui, à nos yeux, reflète parfaitement cette émouvante marche estudiantine vers le temple du Doi Suthep, événement que nous vous conseillons vivement de vivre… l’année prochaine 😉 Une autre vidéo, très belle elle aussi, vous dévoile un peu des coulisses de cet événement unique à travers le regard d’un participant.


¹ Lire à cet effet Les nouveaux rites de passage, une transmission expérientielle, une intervention de Fabrice Hervieu-Wane ou, plus spécifiquement, Le rite de passage dans nos sociétés contemporaines : l’exemple leu baptême étudiant, une analyse de Bénédicte Loriers.
² Lire à cet effet l’article Education is Coming Home: How Chiang Mai is Taking a Lead in Education Reform du magazine anglophone Citylife. Nous consacrerons un jour un article plus fouillé à ce sujet sensible.
³ Appellation commune du ARWU – Academic Ranking of World Universities en anglais (soit le classement académique des universités mondiales par l’université Jiao Tong de Shanghai).

Source de l’image à la Une. Mise à jour le 11.09.2018

Seub, l’icône écologiste de la Thaïlande

Seub1, c’est un peu le « Nicolas Hulot » de la Thaïlande, à la différence près que cet activiste s’est donné la mort il y a 28 ans 😔 Feu Khun Seub est l’une des figures les plus marquantes de l’histoire récente de la Thaïlande. Véritable défenseur de l’environnement, la protection des forêts et de la faune habitait cet écologiste convaincu. Il a payé sa passion en sacrifiant sa vie.

On considère un peu trop vite la Thaïlande comme un mauvais élève en matière d’écologie. Pensons ici au carburant E91 vendu dans tout le royaume (alors qu’il a été interdit en Europe), à la consommation effrénée de plastique (la Thaïlande est un des  cinq pays les plus pollueurs en la matière) ou encore au sort réservé aux éléphants, exploités de manière éhontée. Mais il y a ici aussi des activistes en matière d’écologie et Seub en faisait partie. Sa disparition, tragique, est commémorée annuellement, le 1er septembre, une opportunité de parler de la préservation de l’environnement au Pays du Sourire.


Quid donc était Seub2 ?

Seub Nakhasathien (สืบ นาคะเสถียร en thaï), militant et érudit thaïlandais, était un défenseur de l’environnement, reconnu pour ses efforts visant à protéger un important lac artificiel et des réserves animalières. Après des années de combat écologiste, Seub s’est suicidé le 1er septembre 1990 pour signifier l’importance de l’environnement et pour le préserver. Sa mort a inspiré de nombreux jeunes Thaïlandais à s’engager pour la protection de l’environnement.

Les premières années. Seub, né Seubyos dans la province de Prachinburi, était l’enfant du gouverneur, par ailleurs chasseur. Sa famille exploitant une ferme, il a été en contact avec de nombreux animaux, recueillant également des animaux sauvages, dont beaucoup sont morts à cause d’un traitement inadéquat. Adolescent, il aimait à chasser les oiseaux. Plus tard, sa maturité aidant, Seub a cessé d’en chasser. De ce passé, il dira : « Nous avons tous fait des erreurs. »

Sa carrière. Seub était un perfectionniste. Quelle que soit la taille de la tâche, il se sentait contraint de l’accomplir sans faille. En raison de sa passion pour les arts, Seub voulait étudier l’architecture. Mais ses résultats à l’examen d’entrée à l’université l’ont orienté vers la Faculté de foresterie de l’Université Kasetsart, son cinquième choix d’études. Son camarade de classe et colocataire a décrit Seub comme un étudiant brillant, toujours assis à l’avant de la classe et prenant des notes avec des dessins. Seub a été toujours vu en train de lire des livres le soir. Il s’investissait avec sérieux dans toutes ses tâches. Après l’obtention de son diplôme, il a poursuivi des études supérieures en sylviculture. En 1979, il a reçu une bourse du British Council pour une maîtrise à l’Université de Londres afin d’étudier la conservation des ressources et de l’environnement. Il a également obtenu une bourse de doctorant pour étudier au Royaume-Uni en 1989, mais a décidé d’accepter le poste de surintendant du sanctuaire de la faune sauvage Huai Kha Khaeng. Il a par ailleurs mené des recherches sur les animaux sauvages, en particulier les oiseaux, les gorilles, les chamois… Il a également travaillé comme professeur de biologie à l’Université Kasetsart.

Le projet d’évacuation de la faune de Cheow Larn. En 1986, Seub a été nommé chef de projet d’évacuation de la faune lors de la création du barrage de Cheow Lan, avec un faible budget (il s’agissait d’évacuer une zone de 400 km²) ! Le barrage de Rajjaprabha ou barrage de Cheow Lan, treizième barrage de Thaïlande, a été achevé en 1987. L’inondation qui en a résulté a détruit 185 kilomètres carrés de la plus grande superficie restante de forêt pluviale à feuillage persistant des basses terres du pays. Pour la première fois en Thaïlande, une opération de sauvetage a été menée pour tenter de sauver une partie de la faune sauvage, qui comprenait des espèces menacées et en voie de disparition échouées sur les îles au fur et à mesure que les eaux s’élevaient. En 18 mois, 1’364 animaux de 116 espèces ont été capturés. Quarante-quatre sont morts peu après. Les survivants ont été relâchés dans des zones protégées à proximité. Seub a pu sauver des centaines d’animaux mais il savait que beaucoup d’autres n’ont pas pu s’échapper et en sont morts. Après ce qu’il considérait comme l’échec du projet Cheow Lan, il s’est battu contre d’autres projets d’exploitation forestière et de construction de barrages, comme le barrage de Nam Chon. Le projet de l’État de construire le barrage au cœur de la forêt de Thungyai Naresuan dans les années 1990 a déclenché la première protestation environnementale du pays dans laquelle les manifestants ont eu gain de cause.

Sanctuaire de la faune Huai Kha Khaeng. En 1988, Seub et ses collègues conservationnistes ont pris des mesures contre la Thai Plywood Co. Ltd, une entreprise d’État relevant du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement au sujet d’une concession forestière dans le sanctuaire faunique de Huai Kha Khaeng (ห้วยขาแข้ง). Dans son argumentation, il a affirmé que « celui qui veut faire de l’exploitation forestière est le Département Royal des Forêts, et celui qui veut conserver la forêt est aussi le Département Royal des Forêts ».

Ce sanctuaire, un endroit unique, qui préserve une importante faune sauvage, se trouve à l’ouest de la Thaïlande, le long de la frontière avec le Myanmar (l’ex-Birmanie, dans les provinces d’Uthai Thani, Tak et Kanchanaburi). Ce sont en fait deux sanctuaires distincts mais contigus, Huai Kha Khaeng et Thung Yai Naresuan. Cette région de 622’200 hectares englobe deux importants systèmes fluviaux, le Khwae Yai supérieur et le Huai Khakhakhaeng. Il s’agit ni plus ni moins de la plus grande zone de conservation de l’Asie du Sud-Est continentale et l’une des zones forestières les moins accessibles et les moins perturbées de Thaïlande. Et c’est ce qui explique que ces deux réserves ont été inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que biens naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité, premier du genre en Asie du Sud-Est.

Sanctuaires de Thung Yai-Huai Kha Khaeng
S’étendant sur plus de 600 000 ha en bordure de la frontière avec le Myanmar, les sanctuaires, demeurés en grande partie intacts, contiennent presque toutes les formations forestières de l’Asie du Sud-Est continentale. Ils abritent un ensemble d’espèces animales très divers, dont 77% des grands mammifères (notamment éléphants et tigres), 50% des grands oiseaux et 33% des vertébrés terrestres que l’on trouve dans cette région.
Tous les détails de ces sanctuaires sur le site web de l’Unesco (description, cartes, documents, galerie de photos, indicateurs et demande d’assistance).
Le sanctuaire Huai Kha Khaeng a sa propre page Facebook, hélas animée en langue thaï seulement.

Seub avait une vision de protection globale de ces réserves animalières : des gardes forestiers doivent patrouiller avec les équipes de protection de la faune pour s’assurer que les animaux ne soient pas blessés et que la déforestation soit stoppée. L’idée de « zones tampons forestières » a été mise en œuvre. Les villages de la zone tampon forestière ont été mobilisés en tant que « villages forestiers ». Leurs habitants ont été impliqués avec des programmes d’arrêt de la chasse et de la déforestation. Les villageois ont d’ailleurs remis leurs armes à feu aux autorités en signe de bonne foi et de coopération.

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© Facebook – Priwan Den (1 & 2)

Suicide. En 1989, sous pression (il devait notamment gérer un problème de salaire d’ouvriers, de même que des désaccords avec des cadres supérieurs, sans parler de la mort de certains employés), alors qu’il était à la tête du sanctuaire Huai Kha Khaeng, Seub se découragea. Pour lui, la seule façon de conserver pleinement le sanctuaire était d’en faire un site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Après avoir effectué des recherches et complété le rapport à cet effet, il l’a soumis à l’organisation qui l’a approuvé après sa mort. Le 31 août 1989, Seub travaillait comme d’habitude. Le lendemain, vers 4h du matin, un coup de feu a été entendu mais au Huai Kha Khaeng le bruit des coups de feu n’était pas rare. Seub n’a pas été vu au petit-déjeuner. À 10h, un de ses collaborateurs s’est rendu à son refuge et a trouvé son corps sur son lit entouré de morceaux de papier. Sur l’un d’eux était écrit : « J’ai l’intention de me tuer, personne n’a été associé dans cette décision », signé par Seub.

Perception du suicide d’un point de vue bouddhiste3
Selon les enseignements de Bouddha, ce qu’un individu fait à tout moment aura une conséquence sur son avenir, dans cette vie ou dans la suivante (principe de la réincarnation). Il y aurait donc un lien de cause à effet, appelé karma par lequel toute action intentionnelle du corps, de l’esprit ou de la parole aurait des conséquences et des répercussions à l’avenir. Nos actions passées détermineraient ainsi les caractéristiques de notre existence terrestre. Selon certains maîtres bouddhistes, le suicide commis dans une vie pourrait entraîner sa répétition dans plusieurs vies suivantes. Une exception cependant, le suicide altruiste, dans une vie passée, le bouddha aurait sacrifié son existence en offrant son corps à une tigresse affamée allaitant cinq tigrons, qui devinrent les cinq premiers disciples de Bouddha.

La mort de Seub a poussé la Thaïlande à l’action. Dix jours après sa crémation, le 10 septembre 1990, correspondant au 94e anniversaire de la création du Département Royal des Forêts, la Fondation Seub Nakhasathien a été créée. Elle a reçu des dons de Sa Majesté la reine douairière Sirikit et de Son Altesse la Princesse Soamsawal, ainsi que des milliers d’autres sympathisants. Ses objectifs sont de protéger les sanctuaires naturels ainsi que la flore et la faune qui les habitent et de protéger les espèces en voie de disparition.

Retrouvez cette biographie, plus complète, en anglais, sur Wikipédia, ou encore sous forme de 10 transparents (slideshow).

Seub Nakhasathien a publié de nombreux textes liés à ses recherches, variées, par exemple sur la cigogne de Storm, sur la gestion de la forêt, qu’elle soit présente dans un bassin hydrographique ou qu’il s’agisse de forêt marécageuse de tourbe, sur le sauvetage de la faune, sur l’importance des sanctuaires fauniques, sur le muntjac de Fea, une espèce en voie de disparition, sur la nidification et la ponte de certaines espèces d’oiseaux, ou encore sur l’impact des centrales hydroélectriques sur la faune. Seub est connu de tous les Thaïlandais. Dans la culture populaire, plusieurs artistes lui ont consacré une chanson. Un poisson d’un nouveau genre découvert dans le sanctuaire de faune de Chiang Dao, ici dans la province de Chiang Mai, porte même son nom, l’oreglanis nakasathiani.

Pour commémorer la grandeur de Seub, Thai PBS a produit un documentaire, diffusé en 2013, The lights never gone (แสงไฟไม่เคยดับ). Par ailleurs, en 2015, Phakpoom Wongpoom est l’auteur d’un court métrage, Falling rain in Huai Kha Khaeng (ฝนตกที่ห้วยขาแข้ง),  avec Nopchai Chainam dans le rôle de Seub Nakhasathien, partie intégrante du quadriptyque Royal symphony – Songs in our Heart (คีตราชนิพนธ์์ บทเพลงในดวงใจราษฎร์), œuvre inspirée par les compositions musicales de feu le roi Bhumibol. Voici la bande-annonce du film qui conte la vie de Seub, dont la fin est tragique :


Commémorations du 1er septembre

La Thaïlande commémore donc officiellement la disparition de la mort de Seub Nakhasathien le 1er septembre de chaque année. Plusieurs événements ont lieu dans le royaume, principalement dans les divers sanctuaires et parcs nationaux. Les écoles sont également impliquées. A notre connaissance, aucun événement public n’est organisé à Chiang Mai.

🌳 Les 31 août et 1er septembre 2018 au sanctuaire Huai Kha Khaeng. Une exposition en plein air est organisée à l’occasion des 28 ans de la disparition de Seub. Le vendredi 31 août, en plus d’un débat l’après-midi, un concert a lieu à 17h, puis une cérémonie aux chandelles à 20h20 suivie d’un spectacle son et lumière sur la vie de Seub. Le lendemain, samedi 1er septembre, au même endroit, se tiendra une cérémonie bouddhiste à 7h du matin, suivie, dès 8h30, par des activités qui se destinent aux étudiants. A 9h, dépôt d’une couronne aux pieds de la statue de Seub. La commémoration se termine à 10h.
Programme complet et événement Facebook (mais tout est en langue thaï).

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🌳 Evénement national du 7 au 9 septembre 2018 au Bangkok Art and Culture Center. Cela se déroule au rez-de-chaussée (floor 1, multipurpose room), de 10h à 20h; l’entrée est libre. Tout au long de cet événement de trois jours, il y aura des débats, des rencontres et des discussions dès 13h. Avec une exposition thématique et une exposition de photos. Le tout visant à promouvoir la conservation de l’environnement telle que l’envisageait Seub Nakhasathien.
Programme complet et événement Facebook (et là aussi tout est en langue thaï).


La Fondation Seub Nakhasathien

SeubNakhasathien2018LogoFBthaCréée dix jours après la crémation de Seub, la Fondation Seub Nakhasathien maintient le flambeau environnementaliste. Elle s’est donnée pour tâches :

  1. Le soutien de la réserve animalière Huai Kha Khaeng.
  2. L’amélioration du bien-être des gardes-forestiers par des programmes d’empowerment.
  3. La protection et la conservation des forêts sous le concept « Pas de forêt, pas d’eau ».
  4. La promotion de la conservation des ressources naturelles et de l’environnement.
  5. Le soutien de la recherche sur la faune à travers la création d’un fond spécifique.

Ces cinq axes d’action expliquent par exemple l’implication de la fondation dans une récente affaire qui a scandalisé l’opinion publique thaïlandaise : le braconnage du patron multi-millionaire d’ItalThai qui est notamment soupçonné d’avoir tué une panthère noire, espèce protégée. La fondation suit cette affaire et veut que le coupable soit condamné (Son Altesse royale la princesse Ubolratana, soeur-ainée du roi actuel Rama X, soutient moralement le ranger à la base de la dénonciation). Plus d’informations (mais c’est en thaï).

La Fondation Seub Nakhasathien sur le net

Site web (en langue thaï uniquement)
Page Facebook (version anglaise peu mise à jour)
Twitter
Instagram
YouTube
Issuu (qui nous permet de consulter le magazine édité par la fondation)


Autres organismes environnementaux

De par la richesse de sa faune et de sa flore, sans oublier bien entendu celle des fonds marins, le royaume de Thaïlande se doit d’être attentif à la protection de son environnement. Mme Pinkaew Laungaramsri, maître de conférence à la CMU – Université de Chiang Mai, nous parle de la politique de conservation de la nature en Thaïlande, un article publié dans la Kyoto Review of Southeast Asia.

Les ONG environnementales de la région du sud-est asiatique représentent un mouvement émergent. En Thaïlande, où elles sont plus développées, les ONG environnementales sont devenues une voix forte que le gouvernement ne peut plus ignorer4Moult ONG sont actives dans le pays, certaines focalisées sur la sauvegarde animale, d’autres sur l’environnement en général. Parmi elles, le WWF Thailand, de même que Greenpeace Thailand, ont rendu hommage à Seub Nakhasathien ce 1er septembre. Citons encore, en vrac :

  • La fondation Freeland. Une fondation – soutenue par USAID – qui fournit une expertise et un soutien au réseau de sauvegarde de la faune sauvage des nations du sud-est asiatique (ASEAN Wildlife Enforcement Network), fruit d’une initiative intergouvernementale régionale visant à lutter contre la contrebande d’espèces sauvages.
  • La Fondation PATT – Plant A Tree Today. Voilà une ONG que n’aurait pas reniée Seub. Créée pour lutter contre la déforestation en cours par le biais de campagnes d’éducation du public et de plantations d’arbres, elle est fort active en Thaïlande.
  • Green Fins Thailand. Une organisation soutenue par l’UNEP – le programme de l’ONU Environnement qui travaille avec les opérateurs économiques, les communautés et les gouvernements. Cette ONG aide à mettre en œuvre des normes environnementales pour l’industrie de la plongée et du snorkelling par le biais d’un code de conduite.
  • Et enfin, non loin de Chiang Mai, Conserve Natural Forests (CNF – Préservation des Forêts Naturelles). Une organisation à but non lucratif basée à Pai qui vise à restaurer les écosystèmes tropicaux endommagés avec, comme principaux idéaux, le reboisement, la réhabilitation de la faune et l’éducation.

Les minorités ethniques, nombreuses ici au nord de la Thaïlande, sont très concernées par la problématique de l’environnement, notamment à travers la déforestation rampante. Qui est en contact avec les Karens, par exemple, sait ce peuple très proche de la nature. Ainsi, à la naissance d’un enfant, certains Karens entourent un petit arbre à l’aide du cordon ombilical : ce sera là l’arbre que le nouveau-né devra protéger tout au long de son existence. Il est donc naturel que des ONG soutiennent ces peuplades, à l’exemple de la KWCI – Initiative karenne pour la préservation de la faune et de la flore.

On mentionne in fine le Ministère thaïlandais des Ressources Naturelles et de l’Environnement (son site web et sa page Facebook).


Déforestation. Du combat des environnementalistes, parfois mortel !

Il est bien loin le temps du royaume du Siam couvert de forêts épaisses et luxuriantes, habitées par une faune abondante, en particulier ici au nord ! La déforestation, commencée au XIXe siècle, a fait des ravages inéluctables. La forêt de Thaïlande, comme toutes les forêts tropicales, est en voie de disparition, hélas, trois fois hélas. Il s’agit cependant d’une problématique complexe. Lisez donc ces deux articles : Quel avenir pour les forêts thaïlandaises ? et En Thaïlande, les arbres cachent une forêt d’injustice. Celles et ceux désirant connaître le sujet plus en profondeur liront avec intérêt cet autre travail de Jean-Pierre Lainé : Déforestation et reboisement en Thaïlande. Quoi qu’il en soit, nous pouvons tous agir. En premier lieu en évitant d’acheter du bois devenu rare comme le teck. Il existe des labels assurant la durabilité sylvicole à l’image du label FSC.

Le précédent roi de Thaïlande, feu Sa Majesté Bhumibol le Grand, s’est beaucoup impliqué dans la protection de l’environnement. Un roi qui avait obtenu un prix décerné par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) afin de saluer son action exceptionnelle dans le domaine du développement humain, de la réduction de la pauvreté et de la conservation de l’environnement en Thaïlande5.  Un pays qui compte d’ailleurs de très nombreux parcs nationaux.

En tant que « roi du développement », Sa Majesté [le roi Bhumibol] a tendu la main aux populations les plus vulnérables de Thaïlande, sans se soucier de leur statut, de leur ethnicité ou de leur religion, a écouté leur problèmes et leur a donné les moyens de se prendre en charge.
Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies

Bien que la situation des défenseurs de l’environnement de par le monde soit tragique (les morts se comptent par centaines), ces activistes méritent une Protection Internationale, en Thaïlande aussi. Chiang Mai a aussi ses activistes. Nous vous parlerons bientôt de l’action en cours visant à sauver le Doi Suthep, montagne tutélaire de la ville. En attendant, jetez un œil sur l’article que le magazine Spark U Lanna leur a consacré : The environmentalists (pages 6 à 10).


Promenez-vous donc dans la nature siamoise !

Quelle meilleure façon que de prendre conscience de la richesse et de la beauté de la nature qu’en allant l’admirer in situ ? Et la Thaïlande vous offre mille possibilités : ses  rivages ou ses fonds marins, ses nombreux lacs, ses parcs nationaux, ses sanctuaires, ses cascades, sa jungle, ses montagnes…

Le nord du royaume en général et la province de Chiang Mai en particulier sont bien lotis. En tant que touriste, vous serez sans nul doute tenté par la visite du parc national du Doi Inthanon, plus haut sommet de Thaïlande, qui offre les plus belles cascades du nord thaïlandais. Ou encore les treks dans la jungle qui ont fait la réputation de la Rose du Nord (comme par exemple ceux de Loolu, un jeune Karen pétillant).

En louant un moyen de transport, scooter, motocycle ou voiture, vous pourrez visiter des endroits idylliques à l’image de Mae Kam Pong, ravissant village de montagne, et ses petites chutes d’eau :

Avant de nous quitter, contemplez les somptueux clichés de la nature siamoise que nous offre le photographe thaïlandais Priwan Den.

Puisse la protection de l’environnement dans son ensemble devenir l’attention permanente des habitants de la Thaïlande, un pays dont la beauté mérite cette prévenance – de même que le respect des touristes qui le visite.

#Seub #SeubNakhasathien #nature #Thaïlande #ProtectionNature #environnement #écologie


Selon le Système général royal de transcription du thaï (RTGS), le phonème สืบ devrait se traduire par ‘suep’ (et donc le prénom être ici Suep). Nous avons cependant repris l’orthographe utilisée communément (et donc erronément) tant par l’encyclopédie en ligne Wikipédia que, surtout, par la fondation qui porte son nom. A savoir Seub. Que les puristes ici nous pardonnent. Nous remercions Pascal Engelmajer de nous avoir rendus attentifs à cet aspect.
2 Cette brève biographie est un résumé (traduction libre) de la biographie en anglais que vous pouvez retrouver sur Wikipédia.
Point de vue religieux sur le suicide, Wikipédia
Au sujet des ONG environnementales en Thaïlande, lire l’article de Sunil Subhanrao Pednekar, NGOs and Natural Resource Management in Mainland Southeast Asia
5 Hommage au « roi du développement », article de Håkan Björkmank (Chroniques UN)

Source photographique de l’image à la Une : เชียงใหม่นิวส์ Chiang Mai News. Mise à jour le 04.09.2018

 

Pourquoi la Thaïlande ne fête pas l’Éléphant le 12 août, Journée Internationale de l’Éléphant ?

C’est le 12 août qu’est célébrée la Journée Internationale de l’Éléphant. Un événement annuel qui a pour but la conservation et la protection des éléphants du monde entier. Mais pourquoi diable la Thaïlande, où les éléphants sont pourtant bien présents, qu’ils soient sauvages ou domestiques, ne célèbre-t-elle pas cet événement mondial ?

Deux éléments expliquent cette léthargie nationale :

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C’est donc ce qui explique que le royaume de Thaïlande n’organise rien ou pas grand-chose le 12 août ! Chiang Mai abrite des dizaines de camps d’éléphants dans sa jungle environnante. Les principaux ne font qu’évoquer cette journée de commémoration sans organiser un événement spécial – contrairement au 13 mars. Ainsi du meilleur,  l’ENP – Elephant Nature Park (voyez ici un magnifique reportage photo du travail bénévole des volontaires), au pire, le camp d’éléphants de Mae Sae, sinistre endroit où se pratique l’exploitation animale à outrance ! Le Centre de conservation des éléphants, sis à Lampang, met sur pied lui aussi ce 12 août une journée spéciale; mais elle ne concerne en rien la Journée Internationale de l’Eléphant ! Il s’agit en fait d’activités au sein du centre où les mamans thaïlandaises sont à l’honneur. Notez que la Patara Elephant Farm organise annuellement un ancien cérémonial de vénération d’éléphants, avec une parade dans la jungle haute en couleurs; il a lieu début juillet.

Rappelons ici qu’en matière de maltraitance animale, se balader à dos d’éléphants fait partie des dix attractions touristiques les plus cruelles. Il faut en finir avec ces ignobles jeux de cirque !


Journée Internationale de l’Éléphant

WorldElephantDay2018PhotoWorldElephantDayrecadrée

© Facebook

En dehors des zoos, les éléphants vivent sur deux continents : l’Afrique et l’Asie. Ce ne sont d’ailleurs pas les mêmes espèces (différences entre l’éléphant d’Asie et l’éléphant d’Afrique). La principale menace de leur existence en Afrique est le commerce illégal de l’ivoire des défenses d‘éléphants (son interdiction n’empêche nullement le braconnage qui reste un problème important; 96 ! oui 96 éléphants sont abattus chaque jour en Afrique !). En Asie, la problématique est autre (les femelles de l’éléphant d’Asie sont dépourvues de défenses) : ici, c’est la perte de l’habitat qui menace l’espèce. Un habitat naturel qui se restreint d’année en année en raison de la population humaine croissante, de l’expansion des plantations agricoles (telle la production d’huile de palme), de la déforestation à grande échelle…

Relevons ici l’excellence du parc d’éléphants Kaeng Krachan, point fort du zoo de Zurich, en Suisse. Les gardiens (humains) n’interagissent plus qu’à travers une méthode inédite de contacts indirects. C’est là une réalisation que même la PSA – Protection suisse des animaux qualifie de remarquable. Le nom du parc (de détention) helvétique correspond en fait à un parc national thaïlandais. Les bénéfices générés par le premier permettent de soutenir les éléphants que l’on retrouve dans le second, ici en Thaïlande.

Parmi les éléphants d’Asie, il faut clairement distinguer les éléphants sauvages (que vous pouvez observer dans quelques parcs nationaux thaïlandais) des éléphants domestiques (qui sont en majorité exploités touristiquement depuis que le travail forestier leur a été interdit en Thaïlande). Heureusement, la législation dans ce pays a contribué à améliorer la situation. Cependant, l’éléphant d’Asie reste inscrit sur la liste rouge des espèces en danger d’extinction de l’UICN – Union Internationale pour la Conservation de la Nature. EuroNews vous en dit plus sur cette Journée internationale de l’Eléphant. En bon archiviste qu’il est, l’INA nous offre quelques intéressantes vidéos sur le sujet. A cette occasion, le National Geographic nous fait découvrir une très belle galerie photo, une galerie que tout un chacun peut contribuer à alimenter (YourShot). Ou encore celle du journal The Telegraph (il vous suffit de cliquer sur le cliché pour visionner le suivant). Vous remarquerez enfin l’étonnante dextérité de la trompe du plus grand mammifère terrestre :

Beaucoup d’organisations de défense des animaux se battent pour la survie des éléphants en Afrique et en Asie. Au rang desquelles l’IFAW – Fonds international pour la protection des animaux, qui mène notamment le combat mondial pour que cesse le commerce de l’ivoire. Retrouvez ici toutes leurs informations sur les majestueux pachydermes. Signalons enfin une action annuelle qui concerne également les éléphants, la Marche Mondiale pour les éléphants, rhinocéros et tigres qui, en 2016, a été élargie à l’ensemble des animaux sauvages menacés d’extinction (une liste qui s’allonge de par les méfaits de l’être humain). La prochaine marche mondiale aura lieu le 13 avril 2019.

🐘  LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’ÉLÉPHANT SUR INTERNET  

Site web (en anglais) et page Facebook (@WorldElephantDay, toujours en anglais).

Et encore : TumblrPinterestInstagram et Twitter.

WorldElephantDay2018CoverFBWorldElephantDay


Rencontrer des éléphants à Chiang Mai

Idéalement, il faudrait observer les troupeaux d’éléphants sauvages dans leur élément naturel, la jungle. Il existe plusieurs parcs nationaux où cela est possible (mais jamais garanti); aucun hélas ne se trouve dans la province de Chiang Mai. Cependant, force est de constater qu’au final bien peu de touristes font l’effort de s’y rendre. Difficile en effet de consacrer plusieurs jours pour réussir à observer – sans garantie aucune – des éléphants sauvages d’Asie dans leur environnement naturel. C’est pourquoi la plupart des touristes rencontrent ces pachydermes dans des camps sis dans la jungle. Et Chiang Mai est l’épicentre de cette activité touristique, florissante, avec tous les excès que cela engendre. Nous consacrerons un jour un article plus poussé sur ces camps…

L’ENP – Elephant Nature Park est sans nul doute le centre qui, ayant mis le bien-être des éléphants au centre de ses préoccupations, est le moins nuisible. Mais, succès oblige, il faut s’y prendre bien à l’avance pour être certain de pouvoir le visiter (les échanges se font en anglais). Nous pouvons également vous recommander de visiter un camp d’éléphants avec Loolu, un jeune Karen pétillant. Ici, pas d’exploitation à outrance, pas de cirque avec ces animaux fort intelligents, et pas non plus de balade sur leur dos ! Le petit camp est géré par une famille karenne. Nul doute que la rencontre des pachydermes, émouvante, sera l’un des moments les plus mémorables de votre séjour dans la Rose du Nord (d’autant si vous y allez durant la saison des pluies, de juillet à octobre, où étincelantes sont les vertes rizières). Découvrez (en français) les formules proposées par Loolu Tour pour rencontrer des éléphants dans la jungle.

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© Facebook

Chiang Mai abrite également – et tout naturellement – l’Elephant Parade. Une entreprise sociale qui dispose de plusieurs points de vente à Chiang Mai et à Bangkok. Vous pourrez y acquérir de jolies reproductions artistiques d’éléphants. Ou participer à des ateliers à l’Elephant Parade Land où vous peindrez vous-même votre éléphant; une activité manuelle très appréciée des enfants. Cette société organise régulièrement à travers les grandes villes du monde des parades d’éléphants – conçus par des artistes réputés ou non – dont le but est de sensibiliser la population à la disparition de l’espèce et de récolter des fonds qui viennent en aide à un hôpital  où sont soignés gratuitement les éléphants à Lampang. Les touristes et les habitants de Chiang Mai gardent encore un beau souvenirs des 89 éléphants exposés dans plusieurs points de la ville en décembre 2016. Nous consacrerons là aussi un article plus approfondi sur les activités de cette entreprise sociale.

Que vous ayez rencontré ou non des éléphants dans un parc national ou dans un camp, peut-être aurez envie d’en voir ou d’en revoir. Les livres permettent de le faire à bon compte. On vous propose cette brève sélection.

Dernier des beaux livres édités, Mémoires d’éléphant, du photographe franco-grec Kyriakos Kaziras, vous propose une approche très picturale de la photographie, l’auteur maniant ses  appareils photo comme des pinceaux. Comme l’indique son titre, Eléphants d’Asie – Un géant menacé, cet autre ouvrage est axé sur l’espèce que vous rencontrerez notamment en Thaïlande. On peut également faire confiance à l’éditeur Gründ qui réalise de bien beaux libres; L’Art d’être éléphant ne fait pas exception. Pour vous-même ou pour en faire cadeau, vous pouvez d’ores et déjà commander le calendrier Elephants 2019 (la langue anglaise n’empêchera nullement d’admirer les superbes images au fil des mois qui passent).

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Si aux belles photographies vous désirez ajouter les connaissances de spécialistes, optez pour l’ouvrage Incroyable éléphants des photographes animaliers Denis et Christine Huot. Ce ne sont pas eux qui nieront la vie émotionnelle des animaux ! Et c’est précisément le thème d’un ancien livre sorti au moment où l’étologie devenait populaire : Quand les éléphants pleurent risque de vous bouleverser. Ajoutons pour terminer les récits de personnes sur le terrain. Une histoire d’amour africaine relate la vie de Daphné Sheldrick au Kenya, surnommée  « la mère des éléphants ». L’homme qui murmurait à l’oreille des éléphants, en Afrique du Sud, c’est Anthony Lawrence. On reste en Afrique avec Le Dernier des éléphants, où il est question du combat de Stéphanie Vergniault et son association SOS Éléphants du Tchad pour sauver les derniers spécimens de l’espèce. Et enfin le récit de Tarquin Hall qui touche, lui, à l’éléphant d’Asie : Vers le cimetière des éléphants relate une expédition entreprise avec un chasseur professionnel engagé par l’État indien pour abattre un éléphant qui a déjà tué trente-huit personnes ! Ce sont là les ouvrages encore disponibles les plus appréciés sur les éléphants.

Qu’il soit célébré le 12 août lors de cette Journée Internationale de l’Éléphant ou le 13 mars durant la Journée Nationale de l’Eléphant, on souhaite aux pachydermes de Thaïlande, et au-delà du monde entier, un meilleur avenir que l’hécatombe vécue durant le siècle passé !

#WorldElephantDay #JournéeMondialeElephant #JournéeElephant #éléphant #éléphants


Source de l’image à la Une : inconnue. Mise à jour le 17.08.2018

Festival de la Vie Tribale 2018

Il fut un temps, pas si lointain, où les minorités ethniques étaient honnies ici au nord de la Thaïlande (et partout ailleurs dans le royaume). Les gouvernements siamois successifs s’acharnaient à les assimiler (à titre d’exemple, seule la langue thaï était enseignée à l’école). L’aide que leur a apportée le précédent roi de Thaïlande, Bhumibol le Grand (Rama IX), a permis d’améliorer leur situation et a grandement contribué à leur émancipation (on ne vous parlera pas ici du trafic de drogue qui sévissait dans le Triangle d’Or, un trafic qui existe toujours mais dans une bien moindre mesure).

Les membres de ces minorités n’hésitent plus à se réunir afin de demander que leurs droits soient reconnus. Ainsi de la récente Assemblée Nationale du Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande, qui s’est tenue à Chiang Rai ce mois-ci dans le cadre de la Journée Internationale des Populations Autochtones du Monde célébrée le 9 août. Toutes ces actions ont pour but de ne plus laisser ses populations en marge de la société. Et le festival dont il est question ici y participe.


Le Musée Tribal de Chiang Mai

Peu sont les touristes pouvant se targuer d’avoir visité le Musée Tribal de Chiang Mai. Et pourtant, construit au milieu d’un petit lac faisant partie du parc Rama IX, son architecture originale, avec en toile de fond le massif du Doi Suthep, rend la visite mémorable et ravira celles et ceux qui auront pris le temps de sortir des sentiers touristiques battus et rebattus. Il se trouve non loin d’un autre site bucolique dont nous vous avons déjà parlé, le lac Huay Tueng Thao.

Créé par le gouvernement thaïlandais qui a repris le fonds d’un anthropologue néozélandais, le Musée Tribal de Chiang Mai expose sur trois niveaux des ustensiles et autres objets du quotidien, des costumes traditionnels, des armes, des instruments de musique, des bijoux et autres objets spirituels. Un parcours circulaire incluant des mises en scènes dynamiques, véritable univers interactif composée de pièces thématiques, le tout bercé par de la musique traditionnelle. Ce ne sont pas moins de 10 ethnies qui vous sont présentées là (lire le paragraphe idoine).

Et c’est judicieusement dans cet écrin qu’est organisé le Festival de la Vie Tribale 2018, un événement que nous vous recommandons chaleureusement (cf. le paragraphe suivant).

Ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à midi et de 13h à 16h. L’entrée du musée est gratuite (et les dons appréciés). Vous pourrez ensuite vous restaurer dans les paillotes au bord du lac servant une cuisine locale. Ne manquez pas d’admirer sur la route faisant le tour du lac l’accumulation des maisons des esprits, avec leurs nombreuses statuettes, partiellement abandonnées.

 

Le Musée Tribal de Chiang Mai sur internet (Highland People Discovery Museum en anglais, พิพิธภัณฑ์เรียนรู้ราษฎรบนพื้นที่สูง en langue thaï) :

  • Site web (en langue thaï, hélas, à l’exception de la brève présentation des 10 minorités ethniques, que l’on peut lire en anglais)
  • Page Facebook (@HighlandPeopleDiscoveryMuseum)
  • Chaîne YouTube (ne contenant qu’une seule vidéo, celle reproduite ci-dessus)
  • Emplacement

Le Festival de la Vie Tribale 2018

La province de Chiang Mai et le Musée Tribal de Chiang Mai sont fiers de présenter le Tribal Life Festival 2018 à Chiang Mai, soit le Festival de la Vie Tribale 2018. Un événement qui aura lieu du 15 au 18 août 2018 au Musée Tribal de Chiang Mai (Highland People Discovery Museum, พิพิธภัณฑ์ชาวเขา, cf. le paragraphe ci-dessus), niché dans le joli parc Rama IX, au nord de la ville, vers Mae Rim.

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Un festival qui comprend

  • des expositions sur le mode de vie des divers groupes ethniques;
  • des danses et des musiques traditionnelles des 10 minorités ethniques peuplant la région;
  • un marché vous proposant des aliments et d’autres articles produits par ces minorités ethniques;
  • des démonstrations culinaires;
  • des débats;
  • et même des compétitions sportives.

Comme le musée lui-même, le festival veut promouvoir la préservation des modes de vie des divers groupes ethniques à travers l’échange de connaissances sous l’égide d’un développement durable (un concept que le roi Bhumibol nommait l’économie de suffisance).


PROGRAMME DU FESTIVAL

TribalLifeFestival2018Cover2THAMERCREDI 15.08.2018
09h30 : “Luo”, une impressionnante danse avec épée (rum dab)
10h00 : Cérémonie d’ouverture avec spectacle culturel et défilé de mode « Mode tribale et nouvelles tendances ».
11h30 : chant folklorique Hmong
12h30 : speed drawing (peinture rapide) “Mode de vie d’un groupe ethnique”
16h00 : spectacle culturel
17h00 : musique traditionnelle Lanna

JEUDI 16.08.2018
10h30 : spectacle culturel
11h00 : musique traditionnelle Lanna
12h00 : compétitions sportives (avec prix à la clef)
13h00 : spectacle culturel “Cueillette du thé »
13h30 : musique traditionnelle Lanna
15h30 : jeux et compétitions sportives
16h30 : musique traditionnelle Lanna (« Mr. Berm Lanna”)

VENDREDI 17.08.2018
09h00 : jeux et compétitions sportives
10h30 : débat dont le sujet est การอนุรักษ์วิถีชนเผ่ากับกระแสการท่องเที่ยวในอนาคต¹
11h30 : musique traditionnelle Lanna
13h00 : spectacle culturel
13h30 : musique traditionnelle Lanna (« Mr. Berm Lanna”)
15h30 : spectacle culturel Hmong avec danse traditionnelle
16h00 : musique traditionnelle Lanna

SAMEDI 18.08.2018
10h30 : spectacle traditionnel de danse
11h30 : “Da ra aung”, spectacle de danse contemporaine
13h00 : spectacle culturel
13h30 : “Lee su”, spectacle de danse traditionnelle
15h30 : “Tai”, spectacle de danse traditionnelle
16h00 : musique traditionnelle Lanna (« Mr. Berm Lanna”, groupe au complet)

Les divers spectacles folkloriques vous permettront de découvrir chants, danses et musiques interprétés par les membres des dix minorités ethniques représentées. Ce sont là les activités principales. Il y en a bien entendu d’autres, comme par exemple des débats, mais sans maîtriser la langue thaï, difficile d’y participer. Le marché a lieu les quatre jours durant, de même que les expositions et autres démonstrations culinaires.

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Le Festival de la Vie Tribale 2018 sur internet (tout ou presque est en thaï):


Les minorités ethniques au nord de la Thaïlande

Les anglophones les appellent « hill tribes », les tribus des collines. Nous préférons l’appellation plus générales de minorités ethniques, moins péjorative.

La Thaïlande est constituée d’un groupe ethnique principal, originaire de la Chine du Sud, les Thaïs (ou les Tai Siam), une constituante du peuple Tai. Leur langue, le thaï, fait partie des langues tai de la famille tai-kadai. Les premières vagues de migration à partir du Yunnan vers la Thaïlande actuelle sont attestées dès le XIe siècle. Les Khmers, dont l’empire s’étendait alors sur la région, appelaient ces nouveaux venus « Śyâma », un mot sanscrit (श्याम) qui signifie « brun » ou « foncé » et qui a donné le mot Siam, précédent nom du pays. La majorité des Thaïs sont adeptes du bouddhisme Theravada, qui coexiste avec la croyance aux esprits (phi et chao thi honorés dans les maisons des esprits)².

A l’heure actuelle et pour simplifier, parmi les nombreux peuples que compte la Thaïlande, on peut en distinguer deux types principaux :

  • les Thaïs, environ 80% de la population, composés de quatre groupes ethniques et linguistiques (les Thaïs siamois, les Thaïs du Nord-Est (les Isans ou Lao-Thaïs), les Thaïs du Nord (ou les Muangs) et les Thaïs du Sud (ou les Pak Tai)
  • et non-Thaïs (env. 20 %).

Et c’est justement ses autres ethnies présentes au nord de la Thaïlande qui sont au cœur du musée et du festival. Au rang desquelles les Karen, les Hmong, les Mien, les Lisu, les Lahu, les Akha, les H’tin, les Khamu, les Lawa et enfin les Mlabri (les liens renvoient à leur brève présentation en anglais sur la page du musée). Vous en avez une représentation cartographique ici (qui reste approximative). On pourrait y ajouter d’autres minorités comme par exemple les Tai Lüe dont nous apprécions les événements culturels qu’ils organisent régulièrement (dite minorité sera présente au marché mais non présentée en tant que telle au musée).

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© Facebook – Evasion Karen

En pénétrant dans un village ethnique, vous serez confronté à une culture différente de celle des villes et villages thaïlandais. D’autres us et coutumes, des faciès différents, une autre langue, des costumes qui bien souvent les caractérisent, des traditions culturelles qui leurs sont propres, une pratique religieuse où l’animisme prime. Tout une richesse culturelle que les membres de ces minorités ethniques essaient tant bien que mal de conserver précieusement.

Promis, on vous reparlera plus en détail des minorités ethniques qui peuplent la région du nord thaïlandais. C’est une composante essentielle de l’attrait qu’offre le nord du royaume, ce qui en fait sans nul doute sa richesse, tant culturelle que touristique.  Il n’est pas aisé d’approcher ces minorités, la barrière de la langue n’étant pas le moindre des écueils. Celles et ceux qui effectuent par exemple la boucle Chiang Mai-Mae Hong Song-Mae Sariang-Chiang Mai de manière indépendante s’en rendent compte (nombreuses sont les ethnies dans les villages traversés). Le contact se limite bien souvent au marché, voire à l’hébergement. Il est cependant des passerelles qui facilitent une meilleure approche. A titre d’exemple, les Karens s’autonomisent peu à peu et reçoivent directement des hôtes sans intermédiaires. Ainsi de l’immersion que vous propose Pauline, une expatriée française qui s’est unie à Tham, son mari Karen. À eux deux, ayant créé l’agence Évasion Karen, ils vous accueillent dans leur village retiré – difficile de faire plus authentique – et vous proposent de vivre une expérience unique au contact des membres de leur famille. Immersion garantie ! Autre expérience fort appréciée des touristes qui s’y risquent : les treks immersifs de Loolu Tour. Loolu est un jeune Karen pétillant né dans la région de Samoeng. Il organise des randonnées dans la jungle, avec ou sans la rencontre d’éléphants. Sur deux jours, vous dormirez dans le village de sa famille karenne, ce qui constituera sans nul doute un souvenir inoubliable pour vous.

Il existe bien entendu d’autres offres qui vous permettent de rencontrer des membres des minorités ethniques, à Chiang Mai ou ailleurs. Les touristes qui privilégient ce tourisme de proximité repartent enrichis d’une expérience mémorable. Que ce soit à travers les événements culturels ou les offres touristiques, nous vous invitons vraiment à aller à la rencontre de ces minorités, ce qui vous permettra d’être sensibilisé à leur problématique. Une problématique qui peut s’approcher par la lecture. A titre d’exemple, vous avez là une brève présentation du peuple karen : Les Karen en Thaïlande par Matthieu John. On peut approfondir le sujet avec cette thèse de doctorat en anthropologie sociale et culturelle-ethnologie présentée par Abigaël Pesses :
Les Karen : horizons d’une population frontière – Mises en scène de l’indigénisme et écologie en Thaïlande.

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© Facebook (Loolu Tour + DoiSter)


Mise à jour après l’édition 2018 du festival

Cette année, le festival a dû faire face à une météo capricieuse. Force est cependant de constater que les Thaïlandais eux-mêmes s’intéressent fort peu aux minorités ethniques peuplant leur pays. Sans parler de l’absence de promotion attirant les touriste étrangers. Mais les représentants de ces minorités sont bel et bien présents et disponibles à toutes et ceux qui veulent bien s’intéresser à leur sort.

Vous trouverez ci-dessous une vidéo récapitulative de la cérémonie d’ouverture, une cérémonie qui était marquée par un défilé de mode où le designer s’est largement inspiré des motifs tribaux. Quelques photos d’ambiance ici, et encore ici. Un festival qui s’est donc clos et qui vous donne rendez-vous à l’année prochaine.

 

En complément à cet article, on vous invite à lire nos autres articles connexes :


¹ C’est à dessein que nous ne traduisons pas le thème car tout se discute en langue thaï
² Wikipédia

Mise à jour le 22.08.2018.

#TribalLifeFestival #MinoritésEthniques #ChiangMai #Karen #Hmong #Mien #Lisu #Lahu #Akha #Htin #Khamu #Lawa #Mlabri #tribus #Thaïlande

 

 

12 août – Célébration de la Fête des Mères en Thaïlande

La Thaïlande fête heureusement elle aussi ses mères ! Dans cet article, l’on vous dit pourquoi la date du 12 août a été choisie, qui est donc la « Mère de tous les Thaïlandais », comment les habitants du royaume fêtent l’événement et quelles sont les célébrations ici à Chiang Mai. In fine, vous saurez même dire « Bonne Fête maman » en thaï 😄

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Comme dans la plupart des pays du monde, la Thaïlande célèbre la Fête des Mères. Depuis 1976, cette fête a été fixée au 12 août. C’est donc officiellement ce dimanche 12 août 2018 que seront fêtées toutes les mères du royaume. Tombant sur un week-end, le jour férié sera compensé lundi. Le 12 août correspond à l’anniversaire de Sa Majesté la reine douairière Sirikit, mère de Sa Majesté Rama X, l’actuel roi de Thaïlande. Au même titre que son défunt mari, feu Bhumibol le Grand qui était considéré comme le Père de tous les Thaïlandais, elles est elle-même la Mère de tous les Thaïlandais. Cette journée a donc été choisie pour célébrer la Fête des Mères (วันแม่, wan mae en thaïlandais).


La reine douairière Sirikit

Ainsi, le 12 août, tout le pays célèbre l’anniversaire de Sa Majesté la reine douairière Sirikit (สิริกิติ์) qui souffle cette année 86 bougies. C’est donc l’épouse de feu le roi Bhumibol le Grand, qu’elle a rencontré à Paris. Ils se sont fiancés le 19 juillet 1949, en Suisse (où son mari étudiait, à Lausanne). À noter que tous deux parlaient français.

La reine Sirikit n’exerce pas de fonction politique, même si elle a assuré la régence en 1956, lors de la période de retraite monacale du roi. Elle occupe en revanche de nombreuses fonctions caritatives, dont la présidence de la Croix-Rouge. De nombreuses décorations ont salué ses divers engagements : envers les réfugiés cambodgiens, la protection de l’environnement, les conditions de vie des femmes dans les campagnes, l’éducation en zone rurale et la promotion de la culture et des arts thaïlandais. Une reine dont la beauté a naguère inspiré les créateurs de mode, comme nous le rappelle le site MGR Online.

La reine Sirikit Kitiyakara n’a plus fait d’apparition publique depuis plusieurs années maintenant. Wikipédia vous permet d’en savoir plus sur elle. Vous pouvez également télécharger ce dithyrambe à sa gloire, qui résume toutes ses actions bienfaitrices.

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Festivités en Thaïlande

Quelques semaines avant la fête des mères, les gens de tout le pays hissent le drapeau national accolé d’un drapeau bleu qui est le drapeau de la reine; les maisons sont également décorées avec le portrait de Sa Majesté la reine. Les établissements scolaires marquent eux aussi l’événement. Les Thaïlandais expriment ainsi avec beaucoup d’honneur leur loyauté envers elle. Durant plusieurs jours, les bâtiments administratifs et autres immeubles du royaume se parent des portraits de la souveraine bien-aimée (comme ici dans une gare de la compagnie ferroviaire nationale, la SRT). Les sites Internet mettent en place une page d’accueil spéciale pour lui rendre hommage et moult activités, dont des expositions, sont organisées en son honneur un peu partout dans le pays jusqu’à la fin du mois. Par ailleurs, beaucoup de Thaïlandais se parent de bleu, la couleur du jour de naissance de la reine, le vendredi.

Dans la capitale, l’avenue Ratchadamnoen, Sanam Luang et toute la zone autour du Grand Palais sont enguirlandées et illuminées de nuit. À Bangkok, la matinée du 12 août est consacrée aux cérémonies officielles et religieuses. À 19h, le public se rassemble sur l’esplanade Sanam Luang (ainsi que sur les places principales des autres villes du royaume) pour allumer une chandelle et entonner une chanson à sa gloire (à 19h19 précisément). Cette cérémonie hautement solennelle est suivie de concerts et de nombreux feux d’artifices qui embrasent les cieux.

Les Thaïlandais profitent de cette journée pour remercier leur chère maman pour son amour inconditionnel. La matinée de la fête des mères en Thaïlande commence par l’aumône aux moines (cérémonie qui permet d’acquérir des mérites). Suivant la tradition thaïlandaise, les enfants s’agenouillent devant leur mère pour montrer leur amour et leur gratitude. Ils lui offrent des fleurs ou des guirlandes de jasmin blanc (พวงมาลัยดอกมะลิ, [phuang malai dòrk má-lí]). En retour, la mère donne sa bénédiction aux enfants. Les fleurs de jasmin blanc sont le symbole de l’amour maternel. La couleur blanche de cette fleur symbolise la pureté de cet amour, l’intensité de son parfum en illustre la force, et le fait que cette fleur s’épanouisse toute l’année suggère l’éternité de cet amour. Les cadeaux ont également fait leur apparition depuis quelques années; ils sont devenus de rigueur pour exprimer l’amour pour sa maman. En complément, les activités caritatives, les dons, les offrandes aux moines représentent une partie importante de la journée pour exprimer l’amour et la gratitude de l’enfant envers sa mère.

Lors de la Fête des Mères, les Thaïlandais offrent à leur maman un bouquet de jasmin dont la blancheur rappelle la pureté de l’amour d’une mère pour son enfant


Célébrations à Chiang Mai

Pratiquement tous les organismes gouvernementaux, établissements scolaires compris, marquent l’événement (exemple au parc national Mae Lay où à la municipalité de Mae Hia où une belle danse traditionnelle a été exécutée) où sont également conviés les hauts dignitaires bouddhistes. Ainsi, la ville de Chiang Mai a organisé une cérémonie le 8 août dernier, solennité qui a bien peu d’intérêt pour le touriste de passage ou l’expatrié. De nombreuses célébrations sont aussi orchestrées par les entreprises privées, sans parler des animations (intéressées) des centres commerciaux. En revanche, pas de course cycliste populaire cette année comme cela avait été le cas en 2015, une action nommée Bike for Mom (qui avait suivi la retentissante action internationale Bike for Dad en l’honneur de feu le roi Bhumibol le Grand). Et contrairement à l’année dernière, Lamphun ne marquera pas non plus l’événement par une impressionnante danse Lanna aux chandelles qui avait égayé le Festival du Longane.

Nous croyons savoir, sans que le programme nous soit encore connu, que les festivités officielles se tiendront sur la place Thapae (ประตูท่าแพ), le 12 août à la tombée de la nuit. Y aura-t-il des feus d’artifice ce soir-là, l’avenir nous le dira…

Le parc royal Rajapruek (ou Royal Flora, อุทยานหลวงราชพฤกษ์, au sud-ouest de la ville) marque également l’événement en repiquant du riz. Une activité originale qui se déroule le vendredi 10 août 2018, de 9h à 10h.

Royal Flora Montage

Et comme chaque année, l’accès au jardin botanique de la reine Sirikit (QSBG – สวนพฤกษศาสตร์สมเด็จพระนางเจ้าสิริกิติ์, à Mae Rim) est gratuit le 12 août.

QSBG - Montage

Du jeudi 9 au lundi 13 août 2018, de 8h à 18h, on vous conseille vivement de vous rendre sur la place des Trois Rois (พระบรมราชานุสาวรีย์สามกษัตริย์). Devant l’entrée du Musée folklorique du Lanna (Lanna Folklife Museum, พิพิธภัณฑ์พื้นถิ่นล้านนา) prend place le 37e Lanna Flora Festival. Vous l’aurez deviné, il s’agit d’un festival de fleurs (à ne pas confondre avec la grande Fête des Fleurs qui se déroule chaque année début février). Événement organisé en l’honneur de Sa Majesté la reine mère Sirikit (qui fêtera donc son anniversaire ce 12 août). Les jeudi 10 et vendredi 11 août ont lieu des concours d’orchidées. La cérémonie officielle d’ouverture est fixée au samedi 11 août, en matinée. Il y a là généralement une très belle danse traditionnelle. Une exposition agrémentée d’un marché aux fleurs, avec notamment des produits OTOP. Ce festival organisé conjointement par la Chiangmai Orchid Society (สมาคมกล้วยไม้เชียงใหม่ในพระบรมราชินูปถัมภ์) et la Municipalité de Chiang Mai (événement Facebook). Sachez encore que la reine a donné son nom à plusieurs fleurs; Chang Puak Magazine nous en dit plus à ce sujet 🌺

Lanna Flora Festival 2018 Cover Montage

Et c’est une avalanche de promotions qui s’abattent sur le consommateur thaïlandais (dont peut profiter le touriste de passage). Ainsi, les cinémas du Major Group offrent la place de cinéma à toutes les mamans qui seront accompagnées les 11, 12 et 13 août 2018. Grab, service de transport VTC actif dans 18 villes de Thaïlande, dont Chiang Mai, vous offre THB 60.- de rabais sur les 10 premiers trajets avec le code promotionnel WITHLOVE, de quoi emmener souvent votre maman à bon compte. A défaut, obtenez une offre avec notre propre code promotionnel : CMDECIDELA !

Les restaurants – pour la plupart internationaux – ne manquent pas, eux aussi, de marquer (commercialement) l’événement. En vrac : Le Méridien et son restaurant Favola; ce grand hôtel propose également des offres promotionnelles sur d’autres prestations comme les massages dans son spa. Ou bien alors le bien-nommé Jasmin, restaurant du Dusit Princess. Ou sinon un buffet au Dusit D2. Le Shangri-La est aussi de la fête, tant au China Kitchen qu’au Kad Cafe. De même que le Na Nirand où les sucreries colorées sont à l’honneur. L’Oxygen Dining Room, restaurant du resort X2, y va aussi de son offre; là, nous sommes dans la haute gastronomie (française). Dans le même registre, le Dhara Dhevi, l’un des meilleurs hôtels de la Rose du Nord, si ce n’est le meilleur, met tous ses restaurants à contribution pour satisfaire les mères les plus exigeantes : allEgRO, restaurant italien (où l’événement est judicieusement appelé Festa Della Mamma), Fujian, restaurant chinois, Akaligo, restaurant que l’on qualifiera de fusion, et même son fameux buffet sucré du samedi. Plus abordable, le buffet du Chiangmai Grandview Hotel. Pas moins de deux buffets à choix au Duangtawan Hotel : un buffet de dim sum au Sunflower, restaurant chinois, et un buffet japonais au restaurant Tawan; à défaut, le Marco Polo sert un menu à THB 480.-. Moins cher encore, le buffet du U Nimman. Si maman est végétarienne, c’est au Moreganic que vous pourrez l’inviter. Les restaurants servant une cuisine nord-thaïlandaise ne sont pas en reste à l’image de Ruannatee Terrace qui propose une offre spéciale wan mâe.

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Sur la droite du cliché, vous voyez ce que sont les malai de jasmin. Vous en trouverez dès THB 100.- au marché aux fleurs dans le quartier Warorot. Attention : vu le prix du jasmin ce jour-là, il est rare que tout le collier soit en fleurs de jasmin (dans ce cas, ce n’est pas moins de THB 600.- qui vous seront demandés) ! Les fleuristes utilisent une fleur semblable, bien moins odorante, que vous voyez ici au bas de la guirlande. Parfois, c’est tout le collier qui est composé de ce succédané, d’où le prix moindre.

Nouvellement arrivé à Chiang Mai, le Mövenpick Suriwongse offrira le repas à votre maman pour autant qu’elle soit accompagnée de trois autres personnes. Celles et ceux désirant être agréablement surpris par un chef thaïlandais multi-primé pourront se rendre au The Redbox Thailand. Le resort de luxe Anantara (anciennement The Chedi), vous permet de jouir d’un après-midi au bord de la rivière Ping avec un thé accompagné de d’exquises sucreries ou alors, en soirée, d’un repas à la carte , européen, péruvien ou indien; votre mère appréciera. Encore plus original, l’atelier proposé par Diew, un MasterChef Thailand, qui vous permet d’apprendre à composer un cake floral. Cela se passe chez Boonthavorn Chiang Mai samedi 11 août, de 14h à 16h. Dans la même veine, l’espace créatif Niramis vous propose deux ateliers pour composer un origami floral, les dimanche 12 et lundi 13 août. Même les cliniques y vont de leur offre spéciale « Fête des Mères » ! C’est le cas de l’Absolute Health. Initiative plus louable, profiter de l’occasion pour faire un don du sang – les Thaïlandais y voient une manière d’accumuler des mérites. Vous pouvez l’effectuer samedi 11 août, de 9h à 15h30, auprès de la Croix-Rouge thaïlandaise, organe qui gère la Banque du Sang.

Give Blood for Mom Cover FB event recadré


Quelques mots en langue thaï

Voici quelques mots en langue thaïlandaise en lien avec cette Fête des Mères¹. Bonne chance pour leur prononciation 😉

  • Mère : แม่ [mâe]
  • Fête des Mères : วันแม่ [wan mâe] = jour mère
  • Le jour national de la Fête des Mères : วันแม่แห่งชาติ [wan mâe haeng chat] = jour mère national
  • Bonne Fête des Mères : สุขสันต์วันแม่ [souksan wan mâe] = joyeux jour mère
  • Je t’aime maman : รักแม่ [rak mâe] = aimer mère
  • Sa Majesté la reine : พระราชินี [prá raa-chí-nii]
  • Feu d’artifice : ดอกไม้ไฟ [dòrk-máai-fai]
  • Fleur de jasmin : ดอกมะลิ [dòrk má-lí]
  • Guirlande de fleurs : พวงมาลัย [phuang malai]
  • Guirlande de fleurs de jasmin blanc : พวงมาลัยดอกมะลิ [phuang malai dòrk má-lí]

Avouons que les créatifs thaïlandais savent émouvoir. Ainsi de leurs vidéos. Et celles pour la Fête des Mères ne font pas exception. En voici une parmi d’autres, intitulée « Un enfant qui ne manque de rien » :

Vous pouvez également visionner d’autres vidéos sur le même sujet, l’amour maternelle, que ce soit « Souvenirs de maman » (produite par la chaîne de restauration KFC) ou encore   « La vérité des Mères« , une production Amazing Thailand (activez donc les sous-titres).

On en profite pour vous présenter Piyamapor, une maman thaïlandaise de 40 ans, et ses deux filles : Anaïs Pitcha, 3 ans, et Mélina Chanya, 18 mois. Un intéressant reportage du magazine Parents qui vous permet de savoir ce que représente la maternité au Pays du Sourire. Et en cadeau-bonus, un superbe album-photo du photographe Sarawut Intarob.

À toutes les mères merveilleuses, patientes et aimantes, nous souhaitons une journée enchantée. N’oubliez pas d’honorer la vôtre ! Bonne Fête des Mères. Et Joyeux Anniversaire à Sa Majesté la reine Sirikit, Longue Vie à elle.

On se quitte avec cette émouvante interprétation, une chanson intitulée « Mère de la terre »:



MISE A JOUR APRES L’ÉVÈNEMENT

C’est avec émotion que nous partageons ci-dessous la plus récente photo de Sa Majesté la reine mère Sirikit. Il s’agit d’un cliché officiel daté du 12 août 2018 à l’occasion de son 86e anniversaire. Ici avec deux de ses enfants, Sa Majesté le roi Rama X (qui parle aussi allemand) et Son Altesse la princesse Maha Chakri Sirindhorn (qui, elle, entre autres langues, parle français). Vous pouvez visionner l’album-photo complet ici.


¹ On remercie ici Gilbert Courtot, qui s’est exprimé dans le groupe Facebook Apprendre le Thaï, de même que Learn Thai with Mod.

La source de la photo à la Une (reprise en fin d’article) nous est hélas inconnue (probablement Facebook). Sources rédactionnelles : Learn Thai with Mod, TAT – l’Office du tourisme thaïlandais. Mise à jour le 25.08.2018.

9 août – Journée Internationale des Populations Autochtones du Monde

Il est des journées qui accaparent les médias et aimantent les commerçants (prenez la Saint-Valentin en guise d’exemple). La journée dont il est question ici n’en fait pas partie, hélas, trois fois hélas. Les Journées internationales – voire mondiales – servent parfois à mettre en avant des problématiques complexes – certes moins populaires mais non moins importantes. Et cette Journée Internationale des Populations Autochtones du Monde – célébrée le 9 août de chaque année – en fait indubitablement partie.

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© IMN Voices – ทักษ์ดนัย & บัวลอย

Le Nord thaïlandais est l’épicentre des minorités ethniques¹ – souvent venues du Nord – présentes dans le royaume : Karen, Shan, Lahu, Lisu, Hmong, Mien, Akha, Tai (dont les Tai Lüe que nous apprécions), pour ne citer que ces quelques minorités (en photo ici). Nous ne pouvions donc passer sous silence cette commémoration d’autant que nous défendons, autant que faire se peut, ces peuplades aux droits souvent bafoués. La modernisation rapide de la Thaïlande va bien souvent à l’encontre des besoins de ces populations, par exemple en ce qui concerne la gestion forestière. Il s’agit aussi pour elles de préserver leur identité, leur langue et leur culture à travers la transmission de leur mode de vie aux générations futures, un mode de vie qui encourage une gestion efficace des ressources naturelles dans le pays. Cette transmission se fait par exemple à travers des réseaux éducatifs.

Les autochtones, peuples et individus, sont libres et égaux à tous les autres et ont le droit de ne faire l’objet, dans l’exercice de leurs droits, d’aucune forme de discrimination fondée, en particulier, sur leur origine ou leur identité autochtones.

 Déclaration des Nations unies sur les les droits des peuples autochtones, article 2

IndigenousPeoplesDay2018CoverBhumibol(2017)A cette occasion, la 3e Assemblée Nationale du Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande s’est tenue l’année dernière ici à Chiang Mai, réunissant pas moins de 38 groupes autochtones. Cette assemblée coïncidait avec le 10e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. C’est là un échelon important dans la reconnaissance des droits des minorités ethniques présentes dans tous les pays, a fortiori s’agissant des peuples premiers. Entre autres thèmes qui ont été évoqués, les défis et l’avenir des peuples autochtones en Thaïlande. Selon le Département du bien-être et du développement social, la Thaïlande compte 3’429 villages de « tribus montagnardes » totalisant une population de 923’257 personnes. Et 2017 marque une date historique pour les ethnies minoritaires : leur reconnaissance par le gouvernement central thaïlandais ! Si vous désirez en savoir plus, Alain et Bernard font un rapide survol des  « populations montagnardes » du nord-ouest de la Thaïlande. Des populations dont le quotidien s’est amélioré grâce notamment à la Fondation du Projet Royal créée par feu le roi Bhumibol le Grand. Un roi qui a beaucoup œuvré à l’intégration des minorités ethniques au sein de la nation thaïlandaise, tout en préservant leurs spécificités culturelles.


Assemblée Nationale du Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande

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Cette année, la 4e Assemblée Nationale du Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande est organisée du 8 au 10 août 2018 à l’Université Rajabhat de Chiang Rai (มหาวิทยาลัยราชภัฏเชียงราย, ici, précisément au The King Rama IX Philosophy Building). Elle a pour thème : « Coutumes indigènes à l’ère du 4.0 : vers la sécurité, la durabilité et la justice ». Un thème qui emprunte au modèle économique « Thailand 4.0 » (lui-même inspiré du concept mondial Industrie 4.0).

Ce ne sont pas moins de 1500 participants d’horizons divers qui sont attendus durant cette manifestation. Un événement au budget de 2 millions de bahts soutenu par diverses organisations dont l’Union Européenne. Le programme, sur trois jours, comprend une Assemblée des enfants et des jeunes autochtones, la présentation d’une base de données en ligne, un Conseil des peuples autochtones de Thaïlande qui se réunit à cette occasion (CIPT – Council of Indigenous Peoples in Thailand), un festival de nourriture, des séminaires, colloques et débats pour le plaidoyer et la promotion des droits des peuples autochtones en Thaïlande. La Journée internationale du 9 août sera bien entendu célébrée. Il y aura également un concours de photographie, des expositions sur les coutumes autochtones, des concerts et des spectacles folkloriques, de même qu’un défilé de mode.


Programme 2018 de l’événement

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© IMN Voices – สังคม

Nous vous invitons vivement à vous déplacer à Chiang Rai, capitale de la province éponyme, qui a pour frontière le Myanmar – l’ancienne Birmanie – et le Laos, et à vivre ce moment de partage. Ci-dessous, extrait du programme complet, les principaux événements qui pourront vous intéresser en tant que touriste ou du moins en tant qu’étranger à ces ethnies :

  • Mercredi 8 août 2018, de 18h à 21h : spectacles culturels assurés par les enfants et les jeunes issus des minorités ethniques.
  • Jeudi 9 août 2018, de 9h à 10h : cérémonie d’ouverture avec notamment un rituel effectué par les Bisu, un groupe ethnique vivant au sud de la Thaïlande, suivi de divers spectacles folkloriques. Une cérémonie d’ouverture qui vous permettra de découvrir l’art et la culture des minorités ethniques qui peuplent la Thaïlande, plus particulièrement le Nord. Le Ministre de l’Agriculture thaïlandais s’exprimera à cette occasion.
  • Jeudi 9 août 2018, de 11h à 14h : Festival de la cuisine indigène avec des expositions, des démonstrations de chefs connus et, bien sûr, des dégustations.
  • Jeudi 9 août 2018, dès 19h : soirée festive avec un concert de Anan, artiste issu des minorités ethniques, ainsi que d’autres artistes. Spectacles culturels avec danses et musiques traditionnelles, défilé de mode. Belle occasion d’admirer les magnifiques costumes des membres de ces minorités (les minorités ethniques influencent la mode vestimentaire, un constat qu’il est facile de faire en se promenant ici au nord). A NE PAS MANQUER DONC !
  • Vendredi 10 août 2018, de 13h à 14h30 : spectacle folklorique avec danses et musiques traditionnelles.

En parallèle et durant les trois jours de la manifestation, vous pourrez profiter de diverses expositions dont une exposition de plantes (les minorités ethniques dont les Akha savent en utiliser moult, que ce soit pour la cuisine ou pour la santé), de marchés vous proposant nourriture et articles artisanaux, notamment des habits, d’un concours de photos avec expo, de même que d’échanges en direct du monde entier avec des membres des minorités ethniques d’autres horizons. Et pour entrer en contact avec des membres de ces minorités, Lonely Planet a édité un petit dictionnaire de langues mais il est en anglais, le Phrasebook Hill Tribes. De quoi faciliter la première approche.

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© IMN Voices – ศรีเพชร & รศ.ดร.จิรวัฒน์

Chiang Rai est à 3 heures de route au nord-est de Chiang Mai. Plus d’une vingtaine de bus  quotidiens relient les deux villes. Si vous ne pouviez vous y rendre, suivez la manifestation sur cette page Facebook (lors de la rédaction de cet article, nous ignorons s’il y aura ou non une diffusion en direct Live FB).


Organisation

La reconnaissance de leur statut par les autorités siamoises, la sensibilisation des gouvernements au niveau mondial, le soutien des ONG internationales, la révolution technologique (internet et réseaux sociaux), le soutien selon les principes du case management, ce sont là quelques-unes des raisons qui ont facilité l’autonomie des minorités ethniques qui n’hésitent plus à revendiquer leurs droits.

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Cet événement est soutenu par beaucoup d’associations et d’ONG, entre autres :

  • Le Réseau des Peuples Autochtones de Thaïlande (NIPT – Network of Indigenous Peoples in Thailand, เครือข่ายชนเผ่าพื้นเมืองแห่งประเทศไทย en thaïlandais), que vous retrouvez sur Facebook.
  • Le Réseau des médias autochtones (IMN – Indigenous Media Network) qui dispose d’une page Facebook et d’un site web en thaïlandais (la version anglaise est rachitique). C’est lui qui gère l’événement Facebook, en thaïlandais comme en anglais.
  • สมาคม IMPECT, une ONG qui déploie ses diverses activités en faveur des minorités ethniques dans la région du Nord. IMPECT est un acronyme signifiant éducation et culture des divers peuples de la montagne en Thaïlande. Cette ONG défend le développement durable des minorités ethniques; elle a été fondée et est composée entièrement par des représentants de groupes autochtones. IMPECT sur Facebook et sur le web (mais tout est en langue thaïlandaise).
  • Diakonia Thailand, une ONG suédoise qui soutient les diverses minorités en prônant des valeurs chrétiennes (page Facebook et site web). Attention en la matière, le prosélytisme n’est jamais loin…

Les peuples autochtones ont le droit d’observer et de revivifier leurs traditions culturelles et leurs coutumes. Ils ont notamment le droit de conserver, de protéger et de développer les manifestations passées, présentes et futures de leur culture, telles que les sites archéologiques et historiques, l’artisanat, les dessins et modèles, les rites, les techniques, les arts visuels et du spectacle et la littérature.

Déclaration des Nations unies sur les les droits des peuples autochtones, article 11,

IndigenousPeoplesDay2018LogoONUChiang Mai abrite de nombreuses ONG – Organisations non gouvernementales venant en aide aux diverses minorités ethniques. Une guesthouse est même gérée de manière autonome par les membres de diverses communautés. Il s’agit de l’INA House, à côté du Pont de Fer, non loin du Night Bazaar. Par ailleurs, leur situation au niveau nationale est largement étudiée. A titre d’exemple, lisez le rapport (en anglais) de Micah F. Morton, chercheur au sein de l’ISEAS – Yusof Ishak Institute de Singapour, Le mouvement des peuples autochtones en Thaïlande s’étend. En français, vous avez cette étude-ci : Les politiques de gestion des minorités en Thaïlande.

Autre ONG, l’IWGIA – International Work Group for Indigenous Affairs, d’origine danoise, est une organisation mondiale de défense des droits humains qui se consacre à la promotion, à la protection et à la défense des droits des peuples autochtones. Elle édite un rapport annuel mondial sur les droits des peuples autochtones, The Indigenous World (Monde autochtone). Un rapport implacable. C’est Kittisak Rattanakrajangsri qui dresse la situation des minorités ethniques en Thaïlande. L’auteur est lui-même Mien du nord de la Thaïlande. Il travaille avec des communautés et des organisations autochtones depuis 1989. Il est actuellement secrétaire général de la Fondation des peuples autochtones pour l’éducation et l’environnement (IPF), basée ici à Chiang Mai. Vous pouvez lire son travail pour l’année 2017 (dès la page 352) et l’année 2018 (dès la page 306).

Prenez le temps de connaître leur problématique à travers ces quelques liens. Et une pensée en cette journée particulière pour ces peuples aux droits souvent bafoués –  ici un documentaire sur la situation des Karens en Birmanie – ne leur fera pas de mal !


Et au niveau institutionnel

Les peuples autochtones sont représentés à l’ONU – Organisation des Nations Unies par l’Instance permanente sur les questions autochtones (IPQA) qui dispose d’un Secrétariat (SPFII). Un secrétariat qui ne met pas vraiment à jour la version française de son site web ! La page Facebook, en anglais, est en revanche bien vivante. Sachez que la Thaïlande a voté en faveur de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones en 2007. Wikipédia nous donne une brève explication sur cette Déclaration qui a rencontré beaucoup d’obstacles avant son adoption ! Mais à force de persévérance, les droits des peuples autochtones sont peu à peu reconnus. Ainsi, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution sur les droits des peuples autochtones, proclamant l’année 2019 Année internationale des langues autochtones.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), qui représente l’engagement du monde envers les idéaux universels de la dignité humaine, promeut et protège tous les droits de l’Homme. Les observations sur la Thaïlande sont disponibles sur cette page web. On vous invite à prendre connaissance plus spécifiquement de ce document (en anglais et qui date) résumant les droits des peuples indigènes en Thaïlande. Et plus généralement en Asie (un travail de Stefania Errico sous l’égide du BIT – Bureau International du Travail, ILO en anglais).

Les peuples autochtones ne sont pas oubliés par l’UNESCO – Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture mais l’UNESCO semble hélas oublier de mettre à jour son site web !

L’UNICEF – Fonds des Nations unies pour l’enfance avait mené une campagne de sensibilisation des adolescent(e)s issu(e)s de ces peuples.

Et enfin d’autres ONG qui défendent les droits de ces peuplades, entre autres (là, tout ou presque est en anglais et/ou en thaïlandais, obvie) :

Vous pouvez encore visionner le reportage qu’avait consacré ThaiPBS à l’Assemblée de l’année 2015. De notre côté, nous parlons à chaque fois que nous en avons l’occasion des différents événements organisés par ces communautés très vivantes ici à Chiang Mai et alentour. Puisse cette Journée internationale sensibiliser le monde à la problématique vécue par les minorités ethniques, où qu’elles se trouvent, afin que leur culture soit préservée.

Si la rencontre des minorités ethniques vous tente, ne manquez alors pas le Festival de la Vie Tribale qui a lieu dès le 15 août 2018.

On se quitte avec cette bande-annonce de l’année dernière (hélas, le site de nouvelles The North องศาเหนือ, sis à Chiang Mai, n’assumera aucun direct cette année) :


En complément à cet article, on vous invite à lire nos autres articles connexes :


¹ Les minorités ethniques présentes au nord de la Thaïlande ne sont pas à proprement parler des autochtones, ce terme signifiant « originaire du lieu (pays, contrée, région, par affaiblissement ville, village) où il habite et que ses ancêtres ont également habité ». Elles sont en effet arrivées après l’envahisseur thaï. Elles profitent cependant de cette Journée internationale des Peuples Autochtones afin de sensibiliser la population et de revendiquer leurs droits, à juste titre.

Crédit photographique de l’image à la Une (que nous remercions vivement) : BangkokBlue (Blue Johnson). Mise à jour le 22.08.2018.

Chiang Mai au Top 10 des destinations incontournables d’Asie en 2018, selon Lonely Planet !

Sixième, c’est la place de Chiang Mai parmi les 10 destinations incontournables d’Asie cette année 2018 ! Un classement établi par l’un des meilleurs guides de voyage mondiaux, Lonely Planet. Et parmi les 10 destinations lauréates, la Rose du Nord est la seule située en Thaïlande ! Bienvenue à Chiang Mai 😎

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© Lonely Planet

Les experts de Lonely Planet ont arpenté le continent asiatique pour vous dénicher 10 destinations d’Asie à ne pas manquer cette année. Mais quelle est donc la destination arrivée première du classement ? Honneur à Busan, au sud de la Corée du Sud, une ville que nous avons visitée au demeurant. Et bravo à elle ! Chiang Mai s’en tire plutôt bien car c’est la seule destination thaïlandaise qui figure dans le Top 10. Lisez plutôt…

« Avec ses temples innombrables et ses remparts battus par le vent et la pluie, l’ancienne capitale du royaume du Lanna semble tout droit sortie d’un manuel d’histoire. Le parfum familier du tilapia grillé sur une feuille de bananier flotte dans l’air, tandis que le voyageur s’extasie devant d’antiques bijoux. En dépit de cette atmosphère surannée, une population jeune et créative a investi la ville, insufflant aux ruelles archaïques un bel enthousiasme. Désormais, les majestueux chedis (stupas) couverts d’or côtoient des cafés réputés pour leur latte art, des restaurants de cuisine fusion expérimentale aux murs ornés de fresques et le tout nouveau musée d’art contemporain MAIIAM qui, à l’instar de Chiang Mai elle-même, s’attire éloges et récompenses pour son alliage savant de tradition et de modernité. »

C’est la description qu’en fait Lonely Planet. Une 6e place ô combien méritée car, pour y vivre à l’année, nous pouvons aisément le scander en chœur avec les rédacteurs de ce guide de voyage renommé : Chiang Mai est bel et bien une destination touristique incontournable ici en Thaïlande et plus généralement en Asie. Pourquoi donc ? Quelques éléments de réponse vous ont déjà été donnés dans notre article Faut-il visiter Chiang Mai lors de votre premier séjour en Thaïlande ? Si cela ne devait pas suffire, voici encore 6 raisons de visiter la Rose du Nord. Rappelons qu’en 2014 Chiang Mai faisait déjà partie des 25 Meilleures Destinations dans le monde, une liste établie par le site fédérateur d’avis TripAdvisor. Vous l’aurez compris, Chiang Mai fait partie du meilleur de la Thaïlande et du meilleur de l’Asie. Au-delà de la ville-même, Chiang Mai est une région fascinante, inspirante, surprenante. Une destination fétiche à découvrir absolument en cette année 2018 (et les suivantes 😏).

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© Lonely Planet (Kseniia Ivanova / EyeEm / Getty Images) + Facebook (MAIIAM)

Mais avant de venir à Chiang Mai, encore faut-il que vous soyez convaincu de visiter le royaume du Siam ! Et Lonely Planet vous donne pas moins de 25 raisons de visiter la Thaïlande. Ce guide de qualité n’a pas attendu ce classement pour parler de Chiang Mai ! « Deuxième ville de la Thaïlande, Chiang Mai ne ressemble en rien à Bangkok. Cette cité nonchalante incarne ce qui rend la Thaïlande unique et fabuleuse. » C’est ainsi que le guide Lonely parle de la Rose du Nord sur sa page ad hoc. Vous pouvez lire la suite ici.


Les guides Lonely Planet en lien avec la Thaïlande

Avouons que le guide papier Lonely Planet a souvent été notre compagnon lors de nos périples asiatiques. C’est sans nul doute le guide le plus exhaustif que vous puissiez trouver. Et il est régulièrement remis à jour. D’ailleurs, Lonely Planet et la Thaïlande, c’est un peu une histoire d’amour. Avec les années, l’éditeur a diversifié son offre. Au guide de base, volumineux, se sont ajoutés des guides spécifiques qui pourront vous intéresser. Nous ne pouvons que vous conseiller leur achat, en fonction de vos intérêts.

  • LonelyPlanetThaïlande2016La Bible. Tel pourrait être surnommé le guide Lonely Planet sur la Thaïlande. Il se compose de… 860 pages (dont vous pouvez feuilleter les premières) ! De quoi prétendre à l’exhaustivité. C’est donc le guide qui ravira les bourlingueurs. Tout y est ou presque. La probabilité que vous voyagiez dans une région non couverte par ce guide est faible. Achetez-le les yeux fermés ! Attention cependant. La version française, qui est en fait une traduction de la version originale en anglais, correspond à la 12e édition; elle date du 20 octobre 2016. Or, la version anglaise, dernière en date, sortira le 30 août 2018. C’est dire que si vous avez la possibilité de patienter, faites-le et acquérez la nouvelle version traduite en français, qui sera donc la 13e et qui est attendue pour le mois d’octobre 2018…
  • L’Essentiel de la Thaïlande. Basé sur le même matériel rédactionnel que le guide précédent, cette version écourtée conviendra à celles et ceux qui ne se rendent que dans les destinations touristiques principales du royaume. Sur 324 pages, le meilleur s’y trouve. Pour savoir si la région que vous visez est couverte, feuilletez-le (icône en bas à gauche). La même remarque attentiste que ci-dessus est formulée si votre voyage se déroule en 2019 seulement.
  • Thaïlande, îles et plages. Là aussi basée sur le même matériel rédactionnel que le guide principal, cette édition conviendra parfaitement à celles et ceux qui limitent leur séjour aux destinations balnéaires de la Thaïlande (et donc pas à Chiang Mai, snif). 480 pages tout de même ! Votre île devrait y figurer… Et là aussi nous devons formuler notre remarque attentiste si votre voyage est prévu en 2019 (voir ci-dessus).
  • Bangkok en quelques jours. Ceux qui ne font que transiter par la capitale – et donc qui ignoreront eux aussi la Perle du Nord – pourront se tourner vers ce guide de poche qui contient tout ce qu’il faut savoir pour réussir son séjour citadin. Un bémol tout de même, et de taille : il s’agit d’une édition de 2015. Et en matière de guide de voyage, les informations se périment prestement. Attendez donc la traduction de l’édition originale anglaise qui, elle, sortira en août 2018.
  • Bangkok City Map. Une carte géographique peut toujours être utile. Celle-ci est en anglais et le sérieux de l’éditeur est gage de qualité.
  • Bangkok Extérieur Nuit: Guide de la nuit 2018. Petite digression que l’on s’autorise puisque l’éditeur de cet ouvrage n’est pas Lonely Planet ! Mais comme il est récent et que l’on en vient à parler de Bangkok, sa recension est justifiée. On dit que la Cité des Anges ne dort jamais… Voilà un guide très apprécié, qui paraîtra sulfureux aux âmes sensibles. Beaucoup de conseils pratiques et, bien entendu, un répertoire des adresses de la nuit, connues et moins connues.
  • Guide de conversation Thaï. Nous allions l’oublier ! Ce n’est pas un guide de voyage mais un guide de poche pratique qui vous permettra de vous frotter à la langue siamoise, une langue tonale, et recevoir moult sourires en retour. Les Thaïlandais seront sensibles à votre volonté de parler leur langue. Fous rires assurés.

Vous l’aurez remarqué, on vous a mis tous les liens des bouquins vers notre partenaire Amazon. C’est un site qui couvre tous les pays francophones et qui livre ses produits également en… Thaïlande.

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Lonely Planet en version électronique

À part la carte géographique bien sûr, la plupart des ouvrages cités sont disponibles en version électronique : Kindle chez Amazon, EPub et PDF sur le site web de l’éditeur, ou encore sur iBooks. L’avantage de la librairie électronique des produits Apple est que l’ouvrage peut être acquis en version fractionnée – une seule région par exemple – à un prix tout aussi fractionné. Quel que soit votre support numérique, c’est là une solution bien pratique en voyage, il est vrai, malgré l’amour que l’on peut éprouver pour la version papier.


Lonely Planet sur le web

Cette maison d’édition australienne a compris très tôt le potentiel du net. Un dynamisme qui n’est pas prêt de s’éteindre depuis son rachat par une maison américaine spécialiste de l’édition numérique. Il y a bien entendu le site web et la page Facebook de Lonely Planet France. Mais aussi le site web et la page Facebook de la maison-mère, anglophone, plus fournis.

L’Asie est la région préférée des auteurs rédigeant ces guides (traduit en au moins 8 langues); une source d’inspiration pour vos prochaines vacances peut-être. La Thaïlande y a une place d’honneur avec un guide de la Thaïlande plutôt complet, véritable bible du routard. Et Chiang Mai est gâtée avec une page dédiée, en français s’il-vous-plaît !

In fine, le classement 2018 dont nous vous avons parlé dans cet article, à savoir Le meilleur de l’Asie : nos 10 destinations incontournables (c’est Lonely Planet qui parle).

Ceci dit, et la remarque est valable pour les conseils prodigués par Chiang Mai Deci-Delà, indépendamment de la valeur de ces derniers, ne manquez jamais de mettre de côté votre guide et de vous laisser bercer par la grâce de l’Inattendu !

On vous donne rendez-vous l’année prochaine. Qui sait quel autre classement ravira la Rose du Nord d’ici là…

12GoAsia - Chiang Mai


Photo à la Une : © Facebook. Crédit : Dararath Kikseiko Tawinno et source : ChiangMai Photo Club.
Mise à jour le 29.10.2018

Lanna Expo 2018 – L’âme du Lanna qui s’exhibe

LANNA EXPO. En tant que touriste de passage, ce serait vraiment dommage de passer à côté de cet événement annuel se déroulant généralement en juin 10 jours durant ! Les expatriés et les locaux le savent, la Lanna Expo permet de tutoyer l’âme du Lanna, du nom de cet ancien royaume du Nord, annexé par le Siam. Tout ce que la région a de meilleur est exposé ici. Les arts et la culture y ont une place prépondérante. Et c’est la raison pour laquelle nous vous conseillons chaudement de vous y rendre, rendez-vous idéal si la journée est pluvieuse.

Il s’agit donc d’une grande foire régionale regroupant diverses expositions, impliquant quatre provinces du Nord : Chiang Mai, Lampang, Lamphun et Mae Hong Song. En plus des foires aux nombreux stands et des expositions elles-mêmes, quantité d’animations sont au programme, que ce soit des présentations et autres concerts sur la grande scène (une petite partie du programme), ou encore du folklore local sur d’autres plus petites scènes. Avec un grand show d’ouverture. Que vous soyez touriste ou résident, ne manquez pas cette nouvelle édition de la Lanna Expo (celle de l’année dernière a attiré 400’000 visiteurs).

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© Facebook – Lanna Expo 2018 + Instagram – ching_pron

LANNA EXPO 2018 – RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

❖ Durée : 10 jours, du vendredi 22 juin au dimanche 1er juillet 2018.
❖ Horaires : tous les jours de 10h à 20h (jusqu’à 21h les samedi et dimanche).
❖ Entrée gratuite.
❖ Transport : navette gratuite (minibus rouges munis des panneaux violets « Lanna Expo » depuis les centres commerciaux suivants : MAYA (เมญ่า), Central Festival (เซ็นทรัลเฟสติวัล), CentralPlaza Airport (เซ็นทรัลพลาซา), Ruamchok (รวมโชคมอลล์, devant le KFC) et enfin le grand marché Warorot (Kad Luang, ตลาดวโรรส -กาดหลวง), près de la rivière Ping.
❖ Emplacement de la foire : CMECC – Chiang Mai International Exhibition and Convention Centre (sur la route du Canal, au nord de la ville, ศูนย์ประชุมและแสดงสินค้านานาชาติ เชียงใหม่). Site web et page Facebook du centre.
❖ Un événement organisé par la Chambre du Commerce (Chiangmai Chamber of Commerce, หอการค้าจังหวัดเชียงใหม่). Site web et page Facebook.

Page Facebook (@LannaExpo).
Evénement FB.
❖ Hashtags : #LannaExpo2018 (sur Instagram) et #LannaExpo (sur Instagram).

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La Lanna Expo regroupe en fait plusieurs foires au sein du même écrin, l’immense centre d’exposition CMECC (Chiang Mai International Exhibition and Convention Centre), au nord de la ville. La devise de cette édition 2018 est : Arts & Culture du Lanna – Création de valeur pour une « thaïtude » durable (en anglais : Lanna Arts & Wisdom – Create the value of sustainable thainess). La thaïtude – ou thaïtitude, thainess en anglais – pourrait se décrire comme le caractère distinctif de la population thaïlandaise et de sa culture unique (un concept difficile à résumer, vulgarisé ici par les érudits expatriés Alain et Bernard; celles et ceux désirant en savoir plus liront avec intérêt cet ouvrage).

La Lanna Expo permet donc de se frotter à la riche culture du Lanna (danses, chants et autre artisanat). Elle est annoncée par une conférence de presse. Le premier jour a lieu une cérémonie d’ouverture où vous pouvez profiter d’un très beau show . Cette année ce sera donc le vendredi 22 juin 2018, à 15h30 (cérémonie repoussée à 17h).


Lanna Expo 2018 – Au programme cette année

Cette foire est bien entendu une occasion en or pour les entreprises locales et régionales de faire leur promotion. Il y est question de nourriture, de santé, de produits agricoles et d’agriculture en général. Les domaines du travail et de l’éducation ne sont pas négligés (on parle ici au nord de Lanna 4.0 au même titre que le plan directeur Thailand 4.0). A l’extérieur, pléthore de stands vous offre une nourriture locale souvent méconnue.


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Northern Thailand Food Valley + Lanna Coffee Hub
Qui n’apprécie pas la cuisine thaïlandaise ? Celle du Lanna en fait bien évidemment partie mais est bien différente de la conception que s’en font les touristes lorsque l’on évoque la cuisine thaïlandaise. Le khao soy (ข้าวซอย) est sans doute le plat le plus connu; il y a également la fameuse saucisse aux herbes sai ua (ไส้อั่ว), sans oublier moult produits OTOP (One Tambon One Product), une appellation d’origine contrôlée (AOC) ou protégée (AOP) à la sauce thaïlandaise. Découvrez d’autres produits alimentaires et boissons parmi les meilleurs à la Northern Food Valley grâce à des dégustations sur place. Y est intégré le Lanna Coffe Hub : le dynamisme des producteurs de café explique sans nul doute qu’il y ait presque plus de coffee shops que de 7 Eleven dans la Rose du Nord ! On vous en a déjà parlé dans cet article (Le café, grain de folie à Chiang Mai). Beaucoup d’acteurs s’évertuent à ériger Chiang Mai comme une cité du café : Chiang Mai Coffee City – เชียงใหม่เมืองกาแฟ.
▪︎ Northern Food Valley sur le web et sur Facebook (tout est pour l’heure en thaïlandais).
▪︎ Lanna Coffee Hub sur Facebook.
▪︎ Chiang Mai Coffee City – เชียงใหม่เมืองกาแฟ sur Facebook.


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Chiang Mai World Fair
Cet événement, mettant en valeur les cultures et les produits du monde, promeut les échanges culturels, éducatifs et touristiques internationaux. L’année dernière a vu la participation de 22 pays (un événement sur trois jours qui avait attiré plus de 180 000 visiteurs). Cette année, 16 consulats actifs dans la Rose du Nord y prennent part, avec le Consul d’Australie à leur tête (le pavillon australien anime même une page Facebook dédiée). Animations quotidiennes avec des shows provenant de diverses parties du monde.

Dans ce cadre-là, c’est vendredi 22 juin 2018, de 17h30 à 22h à la salle Leelawadee 1, qu’a lieu le Chiang Mai Sundowners hosted by AustCham, en présence du gouverneur de la province et des 16 consuls (idéal pour les entrepreneurs désirant réseauter du côté de Chiang Mai). Événement FB.

De plus, la Chiang Mai World Fair accueillera dimanche 24 juin, de 14h à 17h, la K-Pop Competition, concours du meilleur chanteur et du meilleur danseur. La K-Pop est un genre musical venu de Corée du Sud qui fait fureur dans toute l’Asie et au-delà. On peut comprendre pourquoi en visionnant le bonjour du groupe Rose Quartz 😏


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Lanna Health Fair – Foire de la Santé et du Bien-Être en Pays Lanna
Avec son Lanna Health Hub, auquel sont intégrés non seulement des prestataires de santé mais également des instituts universitaires de recherche, la région offre un bon niveau de soins. La médecine du Lanna partage avec la médecine chinoise son approche holistique; elle se concentre donc sur la prévention (avant que la maladie ne survienne). C’est dans cette optique qu’il faut considérer les bienfaits du massage du nord thaïlandais par exemple. On vous en reparlera un jour en détail. Une zone entière de la foire est réservée à la santé et la beauté (Health & Beauty zone). Une Convention sur le Massage thaïlandais et le Bien-Être est organisée. Il s’agit de la Wellness & Thai Massage Convention avec une impressionnante cérémonie de wai khru où les élèves ayant été formés par leur maîtres ès santé leur rendent hommage avec déférence. Cette dernière aura lieu le dimanche 24 juin 2018, de 9h10 à 10h30. On vous conseille vivement d’être présent. Vous pourrez alors bénéficier des conseils personnalisés prodigués par des thérapeutes d’horizons divers.
▪︎ Le Lanna Health Hub sur le web (tout est en thaïlandais) et sur Facebook (avec une page hélas moribonde).


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Communauté locale du Wat Srisuphan
Il s’agit des fameux artisans travaillant l’argent, ceux-là mêmes qui ont érigé le splendide Temple d’Argent, sis à Chiang Mai. Sur leur pavillon, vous en apprendrez plus sur le mode de vie traditionnel de cette ancienne communauté du Lanna. Plus de 40 exposants vous démontreront leur savoir-faire. S’y ajoute une exposition retraçant l’histoire de la civilisation lanna. A ne pas manquer donc.


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Amazing Ethnic Chiang Mai Culture – Le charme des tribus du Nord
Pas moins de 19 minorités ethniques sont présentes à la Lanna Expo, sous la forme d’un stand bien sûr, où vous découvrirez leur divers produits, culinaires comme artisanaux, mais également par le biais d’activités culturelles (représentations de danses par exemple). C’est sans nul doute l’endroit où vous rencontrerez le plus de représentants des nombreuses minorités qui peuplent tout le nord thaïlandais, Hmongs, Karens, Lahus, Lisus et autres Tai Lüe. Les fameuses femmes-girafes du village touristique tout proche sont également de la partie.


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OTOP & SMEs FAIR
Vous l’aurez compris, les dynamiques PME locales et régionales sont à l’honneur à la Lanna Expo. Beaucoup d’ateliers dans la halle destinée aux PME. Notamment ceux qu’organise le Centre halal d’études scientifiques de l’Université Chulalongkorn. Et si l’envie de vous lancer dans l’exploitation d’un food truck devait vous titiller, ne manquez pas la journée du jeudi 28 juin 2018 où le Food truck Club-Thailand organise une foire/exposition.


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D’autres manifestations enrichissent la Lanna Expo à l’image du Chiang Mai Forum 2018 du lundi 25 au mercredi 27 juin 2018, de 9h à 16h. Sous la houlette du Ministère thaïlandais de la Culture, il sera débattu (hélas en langue thaïlandaise seulement) de la promotion des arts et de la culture du Lanna dans le monde. Vaste sujet s’il en est !


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Il y a également des mini-concerts d’artistes célèbres, locaux et nationaux. On vous épargne leur noms qui vous sont sans doute parfaitement inconnus ! De nombreux ateliers agrémentent également la manifestation. Signalons encore une zone spéciale dédiée aux produits du Projet Royal (on vous promet de vous en parler un jour de manière plus précise tant le sujet est intéressant car il touche à l’amélioration des conditions de vie des minorités ethniques, amélioration voulue et initiée par le défunt roi Bhumibol le Grand).

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Ce riche programme vous permet de passer quelques heures à la Lanna Expo. Entre les expositions, les animations et le repas (à l’extérieur, pléthore de stands vous offre une nourriture locale souvent méconnue), le temps s’écoulera rapidement. Allez-y donc les yeux fermés et vous saurez ensuite pourquoi le Lanna nous ravit. Un ravissement que l’on partage à travers notre site qui aime à promouvoir les arts et la riche culture du Lanna. Sawat dee jao 😁

On vous quitte avec ces deux joyeux lurons qui devraient vous donner envie de vous déplacer jusqu’au centre d’exposition afin de participer vous aussi à la Lanna Expo 2018 et, qui sait, y rencontrer l’âme authentique du Lanna… La vidéo dévoile une partie de l’ambiance de cette foire; il s’agit en l’occurrence de l’édition de l’année dernière, 2017 donc.


Mise à jour le 24.06.2018

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