Feu Bhumibol le Grand – Trois ans déjà

C’est ce dimanche 13 octobre 2019 qu’a eu lieu la grande journée de commémoration en souvenir du défunt roi bien-aimé, Bhumibol Adulyadej le Grand1, un dimanche où le jaune était de rigueur. Depuis l’année 2017, le 13 octobre est devenu officiellement un jour férié en Thaïlande; il correspond à la date du décès de ce roi qui aura régné 70 ans durant. Comme en Thaïlande les jours fériés qui tombent sur le week-end se rattrapent le lundi, ce sont donc trois jours de congé d’affilée dont ont bénéficié beaucoup de Thaïlandais.

On revient brièvement sur ses funérailles tout en vous parlant des commémorations qui ont eu lieu tant à Chiang Mai qu’à Bangkok. Et l’on termine par un rappel de ce qu’est la dynastie Chakri, tout en vous donnant des conseils de lecture.

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© Facebook – SCB Thailand

Né le 5 décembre 1927 aux États-Unis et mort le 13 octobre 2016 à Bangkok, il y a trois ans donc, à près de 89 ans, Bhumibol le Grand, de son nom dynastique Rama IX, a été couronné en 1950. Il a régné de 1946 à 2016, soit plus de 70 ans ! C’est dire l’influence qu’il a pu avoir sur son peuple qui le vénérait; la plupart des Thaïlandais ne connaissait que ce roi-ci. Un billet commémoratif d’une valeur nominale de 70 bahts a même été émis naguère, une coupure devenue bien évidemment collector.

Ses funérailles royales, qui se sont déroulées du 25 au 29 octobre 2017, ont été historiques autant qu’émouvantes (relisez donc l’article que nous avions consacré à cette crémation royale ou visionnez ce documentaire poignant).

Bhumibol Photo Aekachai Wanson‎ Photo-cm Club

© Facebook – Aekachai Wanson (Photo-cm Club)

La période de deuil national, qui a duré plus d’un an, s’est achevée le 29 octobre 2017 (notre article). Formé en Suisse romande, Rama IX était non seulement francophone mais aussi francophile. À noter que dans le pays, on commémore également son anniversaire le 5 décembre (un jour qui marque encore la Fête des Pères).

C’est son fils, S.M. Maha Vajiralongkorn, désigné en 1972 héritier du trône, qui lui a succédé. Son couronnement a eu lieu le 4 mai de cette année 2019, juste après la présentation officielle de son épouse, la reine Suthida. Souverain constitutionnel, Sa Majesté le roi de Thaïlande est le chef de l’État et le protecteur des religions du royaume. Sous le regard maternel de Sa Majesté la reine douairière Sirikit qui, elle, est née un 12 août, journée où est également célébrée la Fête des Mères en Thaïlande.

L’émotion est encore vive dans toute la Thaïlande. Il suffit de s’être rendu à l’une ou l’autre des manifestations organisées dimanche dernier partout dans le royaume pour s’en convaincre. Impossible de toutes les mentionner, il y en a eu une myriade.


Commémorations à Chiang Mai

Considéré comme le “Père de la Nation”, le roi Bhumibol Adulyadej le Grand a laissé tout un pays orphelin. À Chiang Mai, le 3e anniversaire de sa disparition a été marqué officiellement dimanche 13 octobre 2019. Un hommage lui a été rendu en matinée à travers une cérémonie d’offrande aux moines (cela s’est déroulé au CMECC – Centre international d’expositions et de congrès, au nord de la ville, photos ici et ). Et durant la journée, des bénévoles ont procédé à des nettoyages de canaux. Mais l’événement commémoratif public le plus marquant a eu lieu en soirée, à la porte Thapae, épicentre touristique de la ville.

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Émouvante cérémonie nocturne aux chandelles sur la place Thapae © Facebook – PRD3

Toutes celles et tous ceux s’étant rendus au fameux marché piétonnier du dimanche soir ne pouvaient manquer la cérémonie officielle aux chandelles organisée sur la place. En plus des badauds, tous les fonctionnaires étaient convoqués; il y avait là plus de 10 000 personnes réunies par corps de métier ! Des participants qui sont restés silencieux 89 secondes durant, un cierge à la main (le roi étant mort à l’âge de 89 ans). Le jaune était de rigueur et gare à qui était habillé de noir ! Comme toujours en pareilles circonstances, l’émotion était palpable. L’événement a permis de prendre de remarquables clichés; reportages-photo de PR Chiang Mai, Chiang Mai Social News, Events Weekly News ou encore PRD3. Nous vous en avions parlé sur notre page Facebook.

D’autres institutions étatiques n’ont pas manqué de commémorer l’événement. À commencer par le parc Rajapruek (Royal Flora) et son exposition « En souvenir du roi Rama IX ». Un roi qui aimait à promouvoir une économie d’autosuffisance, l’agriculture étant au cœur de son action. Cette année, les habitants étaient invités à une cérémonie religieuse d’acquisition de mérites vendredi 11 octobre, en matinée : le jaune des dévots se mêlait à l’orange des moines. Jaune, le Royal Flora le restera tout le mois d’octobre à travers son parc floral qui peut être admiré par tout un chacun. En beaucoup d’autres endroits des fleurs jaunes ont été planté en souvenir du roi (clip vidéo).

Cérémonie plus discrète mais non moins émouvante à l’université Maejo, au nord de la ville. Autre cérémonie en mémoire du souverain au zoo de Chiang Mai : des offrandes aux moines en faisaient partie; une exposition en lien avec la sauvegarde de la faune vous y attend. Et comme à leur habitude, les centres commerciaux y vont aussi de leur hommage, en apprêtant un autel sur lequel les clients peuvent y faire leurs dévotions ou encore en organisant des offrandes aux moines.

Les temples royaux marquent eux aussi l’événement (il existe différentes classes de temples bouddhistes soutenus par la royauté). Tel le Wat Jed Yod, aux abords de la ville, sur la route pour se rendre au Doi Suthep (le Wat Jed Yod est un temple unique à Chiang Mai car d’inspiration hindoue). Ou encore du côté de Chom Thong, au sud-ouest (direction le Doi Inthanon, à 1h30 de route), avec son temple éponyme, le Wat Phra That Si Chom Thong Worawihan. Cependant, cette année 2019, il était difficile de distinguer les cérémonies d’hommage au défunt roi des cérémonies bouddhistes liées à une importante fête marquant la fin de la retraite monastique bouddhique, ok phansa (ออกพรรษา) puisque toutes deux avaient lieu au même endroit le même jour (soit dimanche 13 octobre 2019).

Beaucoup d’autres cérémonies ont pu être observées au hasard de pérégrinations dans la Rose du Nord. Où bon nombre d’habitants était habillé de jaune.


Commémorations à Bangkok

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À Bangkok, les autorités actuelles au pied du défunt roi © Facebook – NationPhoto

Selon le programme officiel, à Bangkok, c’est le Premier ministre, le général Prayut Chan-o-cha, qui a mené la cérémonie d’aumônes à la mémoire du roi Bhumibol. À 6h45, le matin du 13 octobre 2019, accompagné de personnalités parmi lesquelles des responsables du gouvernement, 489 moines ont reçu les aumônes (photos et vidéo; l’année dernière ce n’étaient pas moins de 890 moines et novices qui ont reçu des offrandes, en souvenir des 89 ans de feu Bhumibol Adulyadej). A suivi une cérémonie de dépôt de couronnes à 8h30. Sa Majesté le roi Maha Vajiralongkorn, fils du défunt roi, a naturellement rendu hommage à feu son père à travers une cérémonie qui s’est déroulée au Grand Palais.

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Lueur d’espoir, celui d’un avenir meilleur © Facebook – Events Weekly News

En journée, ce sont des opérations de nettoyage des canaux qui ont occupé les bénévoles, toujours prêts à exécuter de bonnes actions en mémoire de feu le roi. La cérémonie officielle aux chandelles était fixée à 19h au Wat Thammaphirataram, dans le quartier de Dusit. Et là aussi, ce sont 89 secondes de silence qui ont été observées à la mémoire du roi Rama IX. Une série de spectacles musicaux a animé la soirée.

D’ailleurs, de l’aube au crépuscule, la grande place Sanam Luang était remplie de jaune. Une cérémonie aux chandelles – retransmise en direct – a illuminé l’espace dès 18h, en présence des autorités. Les habitants ont pu s’y rendre grâce aux navettes gratuites mises à disposition par la société de transport public. Les fonctionnaires n’étaient pas en reste; sur leur lieu de travail, nombreuses et nombreux ont rendu hommage comme par exemple le personnel de l’hôpital universitaire Siriraj. Une cérémonie agrémentée par la diffusion d’une chanson composée en 1971 par feu le roi : Le rêve impossible. Les paroles sont de Thanpuying Maneerat Bunnag (elles appellent les Thaïlandais à faire de grandes choses pour le royaume). L’hôpital Siriraj est lié à la famille régnante (lire notre article Deux dates où la médecine moderne thaïlandaise est célébrée).

C’est bien entendu tout le royaume qui rendait hommage ce jour là à Bhumibol le Grand (quelques événements répertoriés ici mais c’est bien sûr en thaï). Une véritable marée jaune humaine (et orange puisque les moines bouddhistes sont de la partie). Comme ici dans la province de Songkhla, en présence du Gouverneur. Et avouons qu’un wai appuyé effectué simultanément par autant de monde, à genoux, est acte impressionnant. Tout comme le Royal Flora à Chiang Mai, le complexe du Musée de l’Agriculture, sis à Pathum Thani, au nord de la capitale, se doit lui aussi de marquer l’événement. Ce sont trois jours de fête qu’il a organisés, du 12 au 14 octobre 2019, avec une exposition bien sûr mais aussi des animations musicales, y compris son émouvante cérémonie aux chandelles le soir du 13 octobre.

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Hommage du peuple thaïlandais (ici les infirmières de l’hôpital Siriraj) © Facebook – NationPhoto

Force est de constater que le peuple thaïlandais apprécie rendre hommage à son défunt roi. De même que certains farang comme par exemple Jack Brown, une personnalité populaires en Thaïlande. Notons encore que cette année, un nouveau navire de guerre a été baptisé du nom de Bhumibol.

Cette journée de commémoration est également l’occasion d’exhumer d’anciennes photographies (et quelques vidéos), notablement partagées sur les réseaux sociaux. Il faut dire que le bien-aimé Bhumibol aimait à parcourir son royaume, lui qui était à l’écoute des difficultés vécues par ses sujets.

Quand les artistes s’en mêlent

La contribution des artistes est aussi importante à cette occasion. Ainsi, l’année dernière, le 7e art était à l’honneur dans l’exposition Les Arts Suprêmes Thaïlandais du Règne du Roi Rama IX. Autre exposition qui avait eu lieu : The Artists of the 2 Reigns Exhibition; un événement artistique qui soulignait la transition familiale entre les deux premiers souverains thaïlandais de ce siècle (présentation vidéo). Ici au nord, un artiste de renom, Suwit Jaipom, initiateur de la galerie Art Bridge à Chiang Rai, avait composé un portrait au fusain du roi disparu; une œuvre exposée ensuite à Chiang Mai. On rappelle la contribution de 89 artistes visible dans ce musée virtuel, de même que le travail de deux artistes que nous apprécions : le peintre Jirapat Tatsanasomboon (2018 et 2019) et le danseur Ronnarong Khampha (hommage qui date de l’année dernière).

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Bhumibol, devenu une icône adorée © Facebook

Citons deux expositions qui se tiennent en ce moment, inaugurées le 13 octobre. Celle de la galerie d’art contemporain RCAC 84 (หอศิลป์ร่วมสมัยราชดำเนิน กรุงเทพฯ) intitulée นดวงใจนิรันดร์ | STILL ON MY MIND (Dans mon coeur pour toujours, présentée en vidéo). Et celle de la galerie N@Siam : Le Père ne s’en est pas allé (traduction libre de พ่อไม่ได้จากไปไหน, le père étant Bhumibol bien sûr, s’entend le Père de la Nation, dont l’esprit est toujours là).

Par ailleurs et toujours l’année dernière, un concours de photographie avait été organisé par l’APDA Thailand, soit l’Association asiatique pour le développement de la photographie; vous pouvez encore en voir le résultat avec le hashtag #KingRama9OfMemory. Rappelons ici la passion que vouait Bhumibol à la photographie. En matière musicale – le roi jouait du saxophone et a composé plusieurs pièces encore interprétées – des concerts ont été donnés en son honneur, hommages musicaux toujours émouvants, à l’image de celui de Boyd Kosiyabong ou encore celui-ci :

Les chancelleries du monde entier se sont fendues de leur communiqué rappelant les liens qui unissaient le monarque à leur pays respectif comme ici l’Ambassade de France. Et les entreprises privées de rappeler les réalisations de Bhumibol, lui qui a parcouru son pays de long en large, sensible aux difficultés quotidiennes vécues par ses sujets. Il est l’initiateur de nombreuses réalisations, la plus connue étant sans nul doute la Fondation du Projet Royal qui vient en aide aux minorités ethniques et, au-delà, aux communautés rurales, parents pauvres du spectaculaire développement économique de la Thaïlande (nous consacrerons un jour un article plus complet à cette fondation). Voyez par exemple le diaporama de la banque SCB.

Retrouvez tous les articles que nous avons consacrés à Bhumibol le Grand sur cette page.


Rama, la dynastie régnante des Chakri2 !

Bhumibol Adulyadej était le 9e roi de Thaïlande issu de la dynastie actuellement régnante des Chakri, une dynastie fondée en 1782 qui prit la succession des rois d’Ayutthaya défaits par les Birmans. Cette date correspond à la fondation de Bangkok comme capitale du royaume. Les rois Chakri prirent le nom dynastique de « Rama ». Dix rois se sont pour l’heure succédé sur le trône. Le règne de Rama IX fut exceptionnellement long (plus de 70 ans donc). Résumons les 10 règnes :

  • Rama Ier – Chao Phraya Chakri, roi de 1782 à 1809 (27 ans de règne);
  • Rama II – Loet La, roi de 1809 à 1824 (14 ans de règne);
  • Rama III – Phra Nang Klao, roi de 1824 à 1851 (26 ans de règne);
  • Rama IV – Phra Chom Klao (appelé Mongkut), roi de 1851 à 1868 (17 ans de règne);
  • Rama V – Chulalongkorn, roi de 1868 à 1910 (42 ans de règne);
  • Rama VI – Vajiravudh (nommé aussi Mongkut Klao), roi de 1910 à 1925 (15 ans de règne);
  • Rama VII – Prajadhipok, (aussi appelé Pokklao), roi de 1925 à 1935, date de son abdication (9 ans de règne);
  • Rama VIII – Ananda Mahidol (qui n’est autre que le grand frère de Bhumibol; connu comme le Dr Chao Fah, il célébré chaque année le 9 juin), roi de 1945 à 1946 (1 an de règne effectif);
  • Rama IX – Bhumibol Adulyadej, roi de 1946 à 2016 (70 ans de règne);
  • Rama XMaha Vajiralongkorn, roi depuis le 1er décembre 2016 (couronné le 4 mai 2019).
Chakri Memorial Day HD Wallpapers

La dynastie Chakri (source)

DynastieChakriVénérés comme des demi-dieux par leurs sujets, les rois, de confession bouddhiste, sont eux aussi incinérés à leur décès, après de spectaculaires funérailles royales. Les cendres des neuf rois de cette dynastie reposent toutes dans un temple spécifique, à Bangkok-même ou aux alentours.

Vous pouvez bien entendu les visiter; leur dépôt se fait au pied d’un Bouddha (il vous suffira de demander sur place). En cliquant sur le nom du temple bouddhiste, vous le verrez sur Google Maps.

Retrouvez une photo de tous ces lieux royaux sur le blog de Richard Barrow.

Bhumibol Photo Marco Rugo

© Chiang Mai De-ci De-là


Pour aller plus loin

Celles et ceux désirant en savoir plus sur feu le roi Bhumibol Adulyadej pourront commencer par lire la fiche que lui consacre Wikipédia. La monarchie thaïlandaise est présente sur le web : site officiel, en anglais, quelque peu austère. Il y a également des pages Facebook panégyriques, à l’image de celles-ci : Following my King,  Nous aimons le roi Bhumibol Adulyadej le Grand – le roi Rama IX, La dynastie Chakri, Nous aimons la famille royale et Me love Praracha, ou encore le Centre d’information de la cérémonie de crémation du roi Bhumibol Adulyadej. Sans oublier ce musée virtuel : 89 years of King Rama IX.

On en profite pour vous rappeler que le père des rois Rama VIII (Ananda Mahidol) et Rama IX (Bhumibol Adulyadej), et donc le grand-père du roi actuel, Rama X, est célébré tous les 24 septembre en tant que Père de la médecine thaïlandaise moderne. Il s’agit du Prince Mahidol.

Les férus de lecture peuvent télécharger gratuitement Le roi Bhumibol. Force de la nation, un ouvrage illustré édité par le gouvernement thaïlandais en 2009. Et l’on vous invite également à plonger avec délice dans le livre Le Roi Bhumidol et la famille royale de Thaïlande à Lausanne. Un ouvrage qui révèle pour la première fois les souvenirs professionnels de Cléon C. Séraïdaris, précepteur particulier de Leurs Majestés les rois Rama VIII et Rama IX durant leurs études en Suisse, qui resta pendant vingt-six ans au service de la Famille Royale. C’est pour répondre au vœu de S.M. le roi Bhumibol de faire connaître la carrière de son précepteur auprès de la famille royale en Suisse que le fils de ce dernier a publié cet ouvrage, quinze ans après la disparition de son père. Par discrétion et loyauté, Cléon C. Séraïdaris n’avait pas révélé ces épisodes historiques, estimant être astreint à un devoir de réserve. Ces pages n’auraient donc jamais vu le jour sans la suggestion du roi qui, lors d’une audience privée, encouragea l’auteur à éditer ce recueil (il en existe deux autres versions, en anglais et en langue thaï). Un témoignage unique, abondamment illustré de photographies et de documents issus des archives familiales de l’auteur, un point de vue intimiste et familial, une part de l’histoire du royaume de Thaïlande.

Autre ouvrage plus récent, celui de Marie-Sybille de Vienne, universitaire fine connaisseuse du sud-est asiatique (surtout son versant économique). Il s’intitule Thaïlande, une royauté bouddhique aux XXe et XXIe siècles. Vous y ferez connaissance des arcanes du pouvoir mis en place par Bhumibol, s’articulant autour du Conseil Privé, du Bureau des propriétés de la Couronne (CPB) et de la symbolique royale. Un système d’influence qu’assoit son fils, le roi régnant, S.M. Rama X, en continuant de moderniser cette royauté bouddhique de la dynastie Chakri. Une dynastie qui, pour l’heure, a su éviter la crise née de l’exceptionnelle durée du règne de son défunt père.

La mémoire du défunt monarque reste vive ici en Thaïlande; vous aurez sans nul doute constaté que ses portraits sont toujours présents, que ce soit dans les échoppes privées ou sur les places publiques, souvent accompagnant celui de son fils, le roi actuel Rama X dont les sujets attendent la procession des barges royales, un événement qui s’annonce d’ores et déjà grandiose et qui mettra officiellement fin aux cérémonies du couronnement. Initialement prévue le 24 octobre, elle a été repoussée au jeudi 12 décembre 2019…

En attendant, vous pouvez prendre connaissance de la brève analyse qu’a publiée le magazine en ligne Gavroche : Du roi Bhumibol au roi Vajiralongkorn, deux visions du monde. Elle émane de Philippe Bergues, spécialiste de géopolitique; il s’agit d’une tentative d’explication du rapport des monarques thaïlandais au reste du monde.

Retrouvez tous les articles que nous avons consacrés à Bhumibol le Grand sur la page Bhumibol le Grand, le roi de Thaïlande bien-aimé (Rama IX).

#Bhumibol #BhumibolAdulyadej #RamaIX #roi #royauté #Thaïlande


1 Selon le système général de transcription du thaï (RTGS), Bhumibol Adulyadej (en langue thaï : ภูมิพลอดุลยเดช) devrait s’écrire Phumiphon Adunyadet. Nous avons adopté ici la graphie la plus usitée.
2 Source : Wikipédia

Source de l’image à la Une © Facebook – NationPhoto. Article mis à jour le 22.10.2019.


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