Archives des étiquettes : Lanna

Songkran. Le parc Royal Flora en mode traditionnel

Vous savez qu’on apprécie le parc royal Rajapruek, appelé également Royal Flora, à l’extérieur de Chiang Mai. Nous en avons déjà consacré un article : le Royal Flora en fête. Et rebelote en cette période de Songkran, le Nouvel An thaïlandais, où le parfum du Lanna flottera dans le parc du 1er au 30 avril 2018, de 8h à 18h.

Un récent sondage démontre que les Thaïlandais sont attachés à leur tradition. 85% d’entre eux pensent qu’il faut porter des vêtements traditionnels durant Songkran. Et les costumes traditionnels se vendent bien cette année. L’office du tourisme de la ville a organisé un concours sur ce thème et Major Cineplex offre par ailleurs l’entrée à ses cinémas dans tout le royaume à ceux qui seront habillés de la sorte ! On habille même les nouveaux-nés ainsi ! L’événement dont nous vous faisons part, qui dure 1 mois ici à Chiang Mai, vous donne l’occasion de visiter cette belle attraction – le parc royal Rajapruek donc – en habits traditionnels thaïlandais et ainsi faire de magnifiques photos-souvenirs (le service de location d’habits se trouve à l’Ayuttaya Garden au sein du parc, location à THB 150.-). Admirez donc le charme des orchidées du nord thaïlandais et visitez le pavillon royal tels des autochtones du passé.

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© Facebook – อุทยานหลวงราชพฤกษ์ + Mildalle

Durant le Songkran à proprement parler, c’est-à-dire le Nouvel An thaïlandais du 12 au 16 avril 2018, des animations spéciales sont au programme : vous verrez là ce que sont l’ablution purificatrice des statues du Bouddha et le versement d’eau sur les personnes accompagné des voeux de « Bonne Année » à la mode du Lanna, du nom de l’ancien royaume du Nord 💦


On vous invite à en savoir plus sur ce parc en cliquant ici. Ce qui vous permettra également de connaître les attractions alentour.

Le Parc Royal Rajapruek (อุทยานหลวงราชพฤกษ์) sur Facebook, sur le web et son emplacement.

Mise à jour le 17.04.2018

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« 7 Years Later » – 3 artistes qui magnifient les arts du Lanna

Vous nous savez défenseurs des arts et de la culture du Lanna (ล้านนา) du nom de cet ancien royaume ici au nord, annexé par le Siam pour former ce qui est aujourd’hui la Thaïlande. Le Lanna a sa propre langue et sa propre écriture (que plus personne ou presque ne sait lire), de même que des habits typiques issus d’une tradition textile ancestrale. Une culture riche qui revit grâce à l’engagement de certains passionnés. Et les trois artistes dont il est question ici en font indubitablement partie.

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De qui s’agit-il ?
• de la fabuleuse chanteuse Maneerat Rattanang (อ้อม รัตนัง);
• du merveilleux peintre Neti Phikroh et
• et de l’exceptionnel danseur RonnarOng Khampha.

« 7 Years Later »

7YearsLaterLannaCollaborationNetiPhikrohPeintureRecadrée

© Facebook – Neti Phikroh

Enfants du Lanna, Ong, Manee et Neti ont travaillé ensemble en l’an 2010 accouchant d’un spectacle collaboratif intitulé «Before 30». Chacun a poursuivi ensuite sa brillante carrière artistique, ici à Chiang Mai, plus loin en Thaïlande et même à l’étranger. L’envie d’une nouvelle aventure artistique commune est née et donne, sept ans après leur première collaboration, le présent spectacle intitulé tout naturellement « 7 Years Later ».

 

Il s’agit d’une fructueuse collaboration ‘lanna’ mêlant chant, danse et peinture donc, une fusion des divers arts du Lanna. Ce nouveau spectacle donne à admirer toute la richesse des traditions du Lanna en matière d’art et de culture. Une réinterprétation contemporaine à la hauteur des normes internationales en matière de mise en scène, d’éclairage et de vidéographie.

Ces trois artistes représentent la nouvelle génération déterminée à propager les arts du Lanna à travers le monde.

Il y a donc la chanteuse Maneerat Rattanang (อ้อม รัตนัง), que vous pouvez voir et écouter sur cette vidéo. Retrouvez-là sur sa page Facebook.  Et le peintre Neti Phikroh (lui aussi actif sur Facebook, de même qu’Instagram). Et il y a Ong…

RonnarOng Khampha (Ong de son petit surnom)

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© Facebook – Wongmuang Dhevabhuchom

Nous vous avons déjà parlé de cet exceptionnel danseur dans le cadre d’une récente collaboration artistique franco-thaïlandaise, “Deeun Oom” (เดินอ้อม). Ong, danseur contemporain qui saupoudre admirablement de tradition ses créations artistiques, est de tous les grands événements ici à Chiang Mai : retenons le spectacle Divine Dance – une création dans le cadre des festivités du 720e anniversaire de la fondation de la ville de Chiang Mai – qui nous a laissé le plus beau des souvenirs, la lumineuse représentation Au-delà du passage (กิ่วนางแก้ว), la collaboration internationale Mahabharata Part4, sa participation à la parade royale d’adieu en mémoire de feu Sa Majesté le Roi Bhumibol le Grandla cérémonie d’ouverture de la sublime exposition picturale Traces d’un royaume perdu, ou encore plus récemment Saen Han (แสนหาญ), un drame Lanna. Sans oublier qu’il est professeur à l’Université de Chiang Mai (CMU) et qu’il transmet l’art de la danse à ses étudiants qui, à leur tour, seront les dignes représentations des arts du Lanna. Ong a animé la dernière conférence TEDx Chiang Mai en février dernier : sa prestation en vidéo.

Ong est très présent sur Facebook (heureusement pour nous). Vous pouvez l’admirer à l’oeuvre ici (émotion garantie). Son site web.


7 Years Later – 3 soirs durant au Subsan Lanna Theatre

Le spectacle promet d’être magnifique. Trois représentations sont au programme, vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 mars 2018, à 19h au Subsan Lanna Theatre (siège de la Lanna Wisdom School,โฮงเฮียนสืบสานภูมิปัญญาล้านนา, l’un des coeurs artistiques actuels du Lanna). Allez-y avant l’heure de la représentation, histoire d’admirer et le calme des lieux et l’architecture du bâtiment principal, avec une décoration mettant en avant les arts de la région.

On termine avec la bande-annonce qui ne manquera pas de vous titiller. En espérant vous avoir convaincu qu’il vaut la peine de s’intéresser aux arts du Lanna.


Mise à jour du 27 mars 2018 : celles et ceux ayant admiré ce magnifique spectacle auront été ravi(e)s. La poésie était au rendez-vous, l’enchantement aussi. Et même les nanotechnologies étaient de la partie ! On vous livre ci-dessous deux liens de valeur :

  • Tout d’abord une vidéo d’Events Weekly comportant des interviews et de très larges extraits du spectacle :
  • Puis des photos-souvenirs, magnifiques : ici (merci à Worarit « Tui » Eampracha)
    et (merci à Pae Jakrapong Tienvichit). L’auteur de ces lignes s’est reconnu sur plusieurs d’entre elles 😏

Vivement que l’on puisse revoir ces artistes généreux (et ma foi fort sympathiques), en solo ou en commun. Encore merci à vous trois de nous avoir fait vivre ce moment d’émotion intense 🙏🏼

 

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Nan promeut sa culture Lanna

Vous nous savez défenseurs des minorités ethniques et promoteurs d’activités culturelles, notamment celles qui mettent en valeur le Lanna, ancien royaume du nord, une posture qui vous permet – en nous lisant – d’appréhender au mieux la Thaïlande dans toute la richesse de sa culture. Les activités dont il est question aujourd’hui se déroulent dans la province voisine de Nan, aux confins nord-est du royaume.

Si vous avez prévu une découverte originale du nord thaïlandais, on vous invite à intégrer dans votre itinéraire les divers lieux mentionnés ci-dessous (merci Google Maps) qui seront animés durant les mois de mars, avril et mai 2018. En participant à ces événements folkloriques, vous vous rendrez alors compte que la culture du Lanna est bel et bien vivante. Car la Thaïlande touristique, ce n’est pas seulement le sud balnéaire ! Toutes celles et ceux qui visitent le Nord, et plus encore en sortant des sentiers battus et rebattus, en gardent le plus beau des souvenirs.

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Voici donc le programme des « Villages Culturels » soutenu par les autorités provinciales de Nan :

  1. Route Culturelle Hmong. Un événement incluant une exposition qui vous fera découvrir le mode de vie, l’habillement et la nourriture de cette ethnie venue du sud de la Chine, les Hmongs. Avec un spectacle folklorique à la clef.
    Les 17 et 18 février 2018, à Ban Khun Sathan, à Na Noi.
  2. Route Culturelle du Wat Suan Hom. Au sein même du temple, se tiendra un petit marché vous offrant un choix de nourriture et d’habits locaux. Avec animation musicale. Les 3 et 4 mars 2018 au Wat Suan Hom, en ville de Nan.
  3. Maison Culturelle Ban Manee Pruek. Vous trouverez là une atmosphère typique de l’ethnie des Tai Yai, histoire de se frotter à leur style de vie. Promotion des produits locaux, notamment leur fameuses robes. Les 10 et 11 mars 2018 à Ban Manee Pruek, àThung Chang.
  4. Hall Culturel du Wat Si Mongkhon (Thong, on s’approche de la frontière siamo-laotienne). Un événement qui vous en apprendra plus sur l’histoire de ce temple. Avec un marché de nourriture et d’habits locaux. Là aussi, animation culturelle (danses et musique). Les 17 et 18 mars 2018 au Wat Si Mongkhon, à Khong, dans le district de Tha Wang Pha.
  5. Apprendre la Culture de Chiang Klang (Sueb Hei Tam Hoi). Pour en savoir plus sur la culture de Chiang Klang, qui tente tant bien que mal d’être préservée. Les 21 et 22 mars 2018 au Wat Nong Daeng, à Chiang Klang.
  6. Parc Culturel des Tai Lüe.  Les Tai Lüe – une branche des Dai, venus eux aussi du sud de la Chine et qui parlent leur propre langue – sont notre ethnie minoritaire fétiche (ils se trouvent également aux alentours de Chiang Mai). Leur culture sera ici mise en avant, avec leur divers textiles – leur habits sont superbes – et leur nourriture, notamment. Les 24 et 25 mars 2018 au Wat Rong Nga, à Pua.
  7. Centre Culturel des Cinq Ethnies du district de Pha Kha. Vous pourrez admirer ici la richesse culturelle de pas moins de cinq ethnies et ainsi vous rendre compte de leur différences (ce qui n’est pas toujours facile pour un touriste visitant la Thaïlande pour la première fois). Les 30 et 31 mars 2018 au Wat Phra That Nong Yib à Chom Chang, district de Tha Wang Pha.
  8. Route Culturelle du Wat Sri Don Chai. A quelques encablures du Laos, un événement qui conte l’histoire religieuse de ce temple. Avec un marché de nourriture et d’habits locaux. Egalement une animation culturelle (danses et musique). Les 11 et 12 avril 2018, juste avant le Songkran, Nouvel An thaïlandais, au Wat Si Don Chai, à Thung Chang.
  9. Centre Culturel du Wat Mai Chai Sha Than. Même événement que le précédent qui vous fera connaître l’histoire religieuse de ce temple. Avec un marché de nourriture et d’habits locaux. De même qu’une animation culturelle (danses et musique). Les 16 et 17 avril 2018 au Wat Mai (Chai Sha Than), à Na Noi.
  10. Nan Art Exhibition. Fin de cette série culturelle d’événement en apothéose avec cette exposition d’art dans la capitale provinciale. Une manifestation qui dévoile non seulement des oeuvres d’art mais également une exposition permettant de découvrir le mode de vie et les divers costumes des nombreuses minorités ethniques peuplant la province. Avec un grand spectacle folklorique et un marché où vous pourrez acquérir des souvenirs ethniques. Tout cela se déroulera les 4 et 5 mai dans la fameuse Walking Street de Nan, soit la rue piétonne de la ville.
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On termine par un petit clin d’oeil à la Sundara Guesthouse, à Nan-même, tenue par un artiste qui organise une exposition d’art du 16 au 31 mars 2018.

On vous souhaite le plus beau des séjours ici au nord de la Thaïlande 🙏🏼

Source de l’article (en langue thaïlandaise) et source de la photo à la une.

Festival des Ombrelles à Chiang Mai

Avec le Festival des Fleurs, le Songkran (Nouvel An thaïlandais) ou encore le Loy Kratong (la fameuse Fête des Lumières), le Festival des Ombrelles est sans aucun doute l’un des événements-phares à vivre ici dans la Rose du Nord ! La fabrication des ombrelles avec un papier caractéristique – appelé saa et tiré du mûrier – est une spécialité du Lanna, du nom de l’ancien royaume du Nord. Le festival se déroule 3 jours durant à Borsang (ou Bosang, บ่อสร้าง), à une dizaine de kilomètre à l’est de Chiang Mai, route 1006 en direction de Sankampaeng. Cette année 2018, il aura lieu du vendredi 19 au dimanche 21 janvier 😃

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Les rues se parent alors d’ombrelles et de lanternes – autre spécialité de la région – vous offrant une explosion de couleurs. Le village s’anime vous offrant de visite les ateliers, vous proposant des produits artisanaux, un marché vous permettant de goûter à la cuisine du Nord, une animation locale (musique et danses traditionnelles), de même qu’un cortège de demoiselles aux ombrelles en vélo et une parade de chars fleuris. Sans oublier bien sûr l’élection de Miss Ombrelle.

Le programme complet

UmbrellaFestival2018LogoOn vous livre ci-dessous le programme complet du festival 2018, non sans l’accompagner de nos judicieux conseils. Bien qu’ouvert dès 9h, la matinée est plutôt calme à Borsang. En vous y rendant dès 13h, vous y verrez deux défilés de Miss en vélo, dont l’un en habit traditionnel, quel que soit le jour de votre visite (vendredi, samedi et dimanche), un spectacle au charme suranné. Le marché, lui, s’ouvre à 15h. Les deux soirées les plus intéressantes sont la première, le vendredi dès 19h, avec la cérémonie officielle et son magnifique spectacle culturel. Et la dernière, très animée, avec l’élection de Miss Ombrelle 2018, le dimanche dès 18h.
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Une collaboration Indonésienne

UmbrellaFestival2018LogoPayungIndonesiaDans le cadre de l’intensification des relations culturelles des pays de l’ASEAN, le Festival des Ombrelles de Borsang collabore depuis peu avec son homologue indonésien, le Festival Payung, qui est le festival de l’ombrelle indonésienne et dont la dernière édition a eu lieu en septembre 2017 à Surakarta.

Ainsi, l’artiste indonésienne Nova Burdo-Marseline se produira ici à Borsang (vendredi soir). Occasion de découvrir également les créations vestimentaires de la designer de mode Dian Oerip. Un collaboration fructueuse dont on se réjouit de voir le résultat sur place.UmbrellaFestival2018PhotoIndonesiaMontage Le Festival Payung 2017 sur Facebook, sur le web (site plus disponible) et sur Twitter (@FestivalPayung). L’édition 2018 aura lieu en août à Solo (Jawa Tengah).


Et les ombrelles attirent les Miss

Borsang est une destination que ne manquent jamais de visiter les candidates aux divers concours de beauté dont la Thaïlande regorge. Ainsi de Miss Chiang Mai bien sûr, mais également des concours nationaux comme Miss Grand ou encore Miss Universe Thailand. Et il faut bien avouer qu’une miss sous une ombrelle gagne en élégance.

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© Facebook

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tival est donc l’occasion rêvée d’élire la plus belle des filles de la région qui ambitionnent de ravir le titre de Miss Ombrelle. Le concours en question aura lieu dimanche 21 janvier 2018, dès 18h. On s’est laissé dire qu’une Miss sera de la partie lors du défilé du vendredi soir. On vous révèle qui ci-après…

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© Facebook

Visite du Festival – La journée idéale

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Miss Chiang Mai 2018 © Facebook

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ait exagéré de se rendre à Borsang et d’y rester toute la journée jusqu’au soir. Suivez donc nos conseils pour agrémenter votre visite. Rappelons ici les moments-phares du festival, à ne pas manquer donc :

  • La cérémonie d’ouverture avec son spectacle folklorique et le défilé de chars fleuris (vendredi 19 dès 19h).
  • Les défilés des Miss en vélo (les trois jours, vendredi, samedi et dimanche, à 10h, 11h, 13h et 14h (suivez-les par paire, soit 10h et 11h ou alors 13h et 14h).
  • L’élection de Miss Ombrelle 2018 (samedi 21 dès 18h) où a lieu également un spectacle folklorique avec danses traditionnelles.

Nous nous sommes laissés dire que Miss Chiang Mai 2018 sera présente lors du défilé de chars fleuris vendredi soir… N’est-elle pas ravissant devant son ombrelle, rouge comme la couleur de la passion ?

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Show culturel © Facebook

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te du temps, passez-le à visiter les divers ateliers d’ombrelles et autre artisanat (en remontant la route principale, et ce ne sont pas les seuls, ne citons ici que Sunisa), de même que le marché avec sa nourriture locale (la route devient piétonne dès 15h). La décoration de toute la rue vous ravira. Et profitez de visiter les attractions alentour :

  • Le Dhara Dhevi, qui est un des hôtels les plus luxueux de la région. Y ont été réinstallés là d’anciennes maisons, pavillons et autres palais provenant du Lanna (Thaïlande, Myanmar et Laos). Il se visite sans autres jusqu’à la réception et cela vous suffira pour prendre conscience de la splendeur de cet ancien royaume. Les gourmands se délecteront avec un arrêt à la boulangerie, installée dans un ancien marché (kad), sur votre droite à l’entrée.<br
    e web, page Facebook et emplacement.
  • Une manufacture de celadon où vous pourrez y découvrir la fabrication de nombreux objets – vases, vaisselles… – utilisant cette matière, la céramique à la couleur vert pâle typique, en vous introduisant dans les ateliers où la finesse d’exécution est reine. Notre préférence va au plus petit d’entre eux, le premier cité (qui se trouve bien opportunément avant le village de Borsang : Baan Celadon, Siam Celadon ou encore Chiang Mai Celadon à Doi Saket.
  • La soie est également à l’honneur dans cette région et les manufactures y son nombreuses. Ne citons que Jolie Femme, Thai Silk Village , Sankamphaeng Silk ou encore Shinawatra.
  • Et puisque vous êtes venu pour les ombrelles, visiter également un atelier artisanal de papier saa, un papier tiré du mûrier, utilisé entre autres pour la création des ombrelles. Il y en a plusieurs; on ne vous parle ici que d’U.M. Thai.
  • Les amateurs d’art contemporain ne manqueront pour rien au monde la visite du MAIIAM, musée d’art contemporain de classe mondiale, sis à Sankamphaeng un peu plus à l’est. Site web, page Facebook et emplacement.
  • Restaurants. Et les gourmets se régaleront chez Meena (qui ferme à 17h), une adresse méconnue qui vous permettra de régaler et vos yeux (vous mangez sous d’anciennes maisons typiques en bois) et vos papilles. Ou bien chez Huen Jai Yong, considéré comme un des meilleurs restaurant qui sert une cuisine nord-thaïlandaise (cet article en anglais vous en donne un aperçu).. On vous parle ici de cuisine thaïlandaise authentique. Dommage qu’une perle culinaire, le Nasi Jumpru, ait fermé ses portes.
  • Votre pause-café pourra se prendre à Borsang-même (plusieurs cafés sont installés sur l’artère principale) ou mieux, au Rice Life, histoire de profiter de belles rizières (avouons cependant que la période actuelle ne s’y prête guère).
  • Si d’aventure Borsang ne devait pas avoir assouvi votre soif d’achat de souvenirs, rendez-vous alors à l’OTOP Center : vous  y trouverez moult articles artisanaux de la région à des prix corrects.
  • Un marché. Celles et ceux qui voudront se rendre au festival le samedi, le moins intéressant des trois jours, pourront alors profiter en matinée du petit mais charmant marché Cham Cha dont on vous a déjà parlé.

Comment s’y rendre ?

UmbrellaFestivalSpark1InstagramLe festival se déroule donc 3 jours durant à Borsang (ou Bosang, บ่อสร้าง), à une dizaine de kilomètre à l’est de Chiang Mai, route 1006 en direction de Sankampaeng. L’idéal est d’y aller pas ses propres moyens (en scooter ou en voiture louée). Vous vous rendrez alors compte d’une particularité propre à cette route, unique dans la région : les panneaux routiers comportent une écriture supplémentaire, en plus du thaïlandais et de l’anglais : l’ancienne écriture du Lanna, que seuls les érudits savent encore déchiffrer !
A défaut, et si vous ne désirez point privatiser un minibus local – les fameux song thaew – vous pourrez prendre un tel minibus. De couleur blanche, il vous attend près du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (ici très précisément). Il ne vous en coûtera que THB 15.- l’aller. Seul écueil à surmonter : l’heure du retour. Mais nous ne doutons pas que la gentillesse des habitants viendra à bout de toute difficulté à revenir à Chiang Mai, la capitale provinciale (et sans doute capitale culturelle du royaume).

Le peuple des ombrelles

L’ombrelle est le fruit d’une ancienne tradition artisanale. L’Office du Tourisme thaïlandais nous présente les artisans de Bor Sang :Protection contre le soleil et la pluie, les ombrelles ont aussi un rôle culturel. Très utilisées en Thaïlande, elles sont notamment un symbole important de la royauté : les monarques thaïlandais sont assis sur des trônes abrités par neuf niveaux d’ombrelles représentant les huit points cardinaux de la boussole et le fardeau du pouvoir. Dans le bouddhisme, l’ombrelle ou parapluie représente la protection contre la souffrance et le mal. L’histoire raconte que les célèbres ombrelles de Thaïlande ont été rapportées de Birmanie (Myanmar) par un moine nommé Phra Intha. Elles étaient confectionnées avec de l’écorce de mûrier (sa) et huilées pour garder les gens au sec mais aussi au frais. Impressionné, le moine en ramena quelques unes chez lui, au village Bor Sang à Chiang Mai et entreprit d’en enseigner la fabrication. Par la suite, le talent des artisans thaï les para de fioritures artistiques originales.
B
demeure encore aujourd’hui le centre de production des ombrelles faites à la main. Elles sont fabriquées dans une grande variété de tailles, ainsi que de superbes éventails brillamment colorés et des lanternes magnifiques.
L
sans du village ont créé une coopérative en 1941 : le « Bor Sang Umbrella Making Cooperative Ltd. » se dédie au maintien des traditions et de l’artisanat. On peut se promener dans les différents ateliers et assister àchaque étape de la fabrication des ombrelles : préparation du bambou pour la poignée et les baleines, ajout du papier de sa (mûrier), laquage pour imperméabiliser, peinture de décoration et séchage.
O
e le talent des artistes peintres qui habillent de dessins et de couleurs ombrelles et éventails. Quelques minutes leur suffisent pour réaliser de très beaux motifs colorés généralement représentatifs de la Thaïlande comme des éléphants, des rizières ou des couchers de soleil.
S
avez un sac, des chaussures ou encore un vêtement que vous souhaitez relooker, ces sympathiques artisans vous proposent également de les peindre.
S
e, vous pouvez bien sûr acquérir ombrelles, éventails et lanternes, des plus petites tailles à emporter aux plus grandes qui vous seront expédiées à votre domicile.
L
elles si importantes pour l’économie locale, sont célébrées chaque année lors d’un festival de trois jours au mois de Janvier. A l’occasion du « Bor Sang Umbrella and Sankampaeng Handicraft Festival” les rues sont illuminées de lanternes et décorées des ombrelles sa les plus colorées.
L
e artisanal de Bor Sang est ouvert de 08h30 à 17h00 chaque jour.
La coopérative dont il est question est l’Umbrella Making Centre, autour duquel est organisé le festival. Un centre artisanal que vous retrouverez sur le web, sur Facebook et en réalité.

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L’érudit Jean de la Mainate, animateur du blog Merveilleuse Chiang Mai, une source inépuisable d’informations sur la Rose du Nord, est bien entendu déjà passé par le village de Bor Sang. Lisez donc son article.
Vous trouverez d’autres informations (la plupart en langue thaïlandaise) sur la page Facebook officielle du festival, sur celle de la Municipalité de Tonpao ou encore celle de la Municipalité de Sankampaeng. Il y a aussi le hashtag เทศกาลร่มบ่อสร้าง pour se plonger dans l’ambiance virtuelle de l’événement. Et enfin Events Weekly qui nous offre un florilège de photos (tirées de l’édition de l’année 2017). Mais plus que les pages internet, on vous invite à vous rendre sur le lieu-même du festival afin d’y rencontrer l’âme du Lanna et ses habitants, fort attachants… sans parler de la joliesse de Miss Ombrelle 😏
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 On vous livre pour terminer un document historique de l’INA sur Chiang Mai. Où les réalisateurs découvraient la Rose du Nord en 1960, Au Pays des Ombrelles.

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Alors, dites-nous, êtes-vous convaincu par la beauté que véhiculent les ombrelles ?

 

 

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Traces d’un royaume perdu – Peintures murales des temples du Lanna

Mise à jour du 16.04.2018 : nous apprenons que cette exposition est prolongée jusqu’au 30 avril 2018. Profitez-en !

Durant cette haute saison touristique (elle commence en novembre), nous vous invitons à visiter la très belle exposition « Traces of Lost Kingdom » (Traces d’un royaume perdu). Vous pourrez y admirer des photographies dévoilant les peintures murales des temples bouddhistes du Lanna. Elle se déroule actuellement au Tamarind Village, un superbe établissement hôtelier au coeur de la cité fortifiée, là-même où est organisé le fameux marché piétonnier du dimanche soir (repérez la magnifique allée faite de bambous sur votre droite). L’exposition est visible de 9h à 18h, jusqu’au 28 février 2018. L’entrée est libre. Vous pourrez même y acquérir des photos.

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C’est une incroyable plongée dans le passé qui vous est proposée ! Découvrez les croyances, les coutumes et la culture du peuple du nord de la Thaïlande à travers les peintures murales de ses temples bouddhistes, peintures dont certaines, très rares, datent de plus de 500 ans. Ces oeuvres dévoilent la vie quotidienne des gens du Lanna, nom de l’ancien royaume du nord de la Thaïlande : rituels, guerres, jeux d’enfants, danses et traditions musicales…

Cette exposition a fait l’objet d’une cérémonie d’ouverture avec un émouvant spectacle de danse qui réunissait RonnarOng Khampha, Darunee Phonwithun & Phattha Phikroh, danseurs très connus ici à Chiang Mai. Quelques photos de la cérémonie ici : Tamarind VillageWoralun BoonyasuratCitylife et le magazine FINE DAE.
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Facebook – Piengrawee Sirisook

Ces peintures sont d’une rare richesse iconographique permettant aux historiens et autres chercheurs d’enrichir leur savoir (lisez donc ce texte-ci de François Lagirarde). En complément des textes anciens, les peintures murales sont une mine d’informations. Bien que l’on puisse penser que cette tradition picturale remonte au XVe siècle, il n’en reste aucune trace. Aussi, la plupart des peintures murales existantes remontent à 150 ans au maximum. Les peintures murales dans l’enceinte des monastères appartiennent aux traditions des pays bouddhistes d’Asie du Sud- Est. Leur fonction est double : décoration de l’espace attribué et éducation des pèlerins qui viennent admirer ces fresques. Les histoires racontées sont généralement très populaires et jouent un rôle didactique, transmettant des messages moraux. Ces peintures illustrent des scènes bouddhiques traditionnelles (les 28 Bouddha du Passé, les vies antérieures (jatakas) du Bouddha Gautama, et la vie du Bouddha historique) ainsi que des scènes de la vie quotidienne.
Les peintures murales du Lanna se trouvent presque toujours dans le viharn du temple (salle de prière où les moines chantent leur versets bouddhistes quotidiens). Il fallait que ces peintures soient visibles des fidèles, celles-ci venant conforter les enseignements prodigués par les moines. Les peintures murales du Lanna se caractérisent par leur spontanéité, leur caractère terre-à-terre et leur forte saveur locale. Influencées par les arts birman, shan, lao et siamois, ces peintures murales reflètent le mélange multi-ethnique propre au nord de la Thaïlande. Elles ne manquent pas de charme.

TracesOfALostKingdomPhotoFB2Au 19ème siècle, de grandes communautés de Shan et de Thai Lüe de l’Etat Shan voisin de Birmanie et du sud de la Chine s’installèrent à Chiang Mai pour aider à repeupler la ville après de nombreuses années de guerre avec les Birmans. Au même moment, des «Haw» (commerçants musulmans) chinois entraient en scène, transportant des marchandises comme du thé, des herbes médicinales et des légumes marinés venus du Yunnan voisin. Un autre groupe de Chinois arrivait de Bangkok, commerçants s’installant dans les villes le long des rivières. Les Occidentaux sont également arrivés à ce moment, leur intérêt se tournait vers les activités très rentables d’exploitation du bois de teck. Les missionnaires chrétiens suivirent bientôt. Ainsi, les peintures murales du Lanna dépeignent souvent ce mélange de divers groupes ethniques : on distingue clairement les vêtements chinois typiques de cette période à côté d’autres vêtements, birmans ceux-là, tout comme les jupes rayées de coton paa sin typiques du nord. Les Occidentaux sont souvent représentés en uniforme militaire.

‟L’essence de l’architecture bouddhique du Lanna réside dans la volonté d’établir, par des formes et des symboles, une communication vers l’esprit„
Wonchai Mongkolpradit

Contrairement au style formel de la peinture que l’on trouve dans les temples de Bangkok, où les artistes suivent des formes soigneusement prescrites approuvées par la cour, les peintures murales du Lanna sont très singulières, chaque temple ayant ses propres caractéristiques. Des styles régionaux ont surgi, comme celui du Wat Phumin et du Wat Nong Bua, dans la province de Nan, offrant les plus belles peintures murales du Lanna jamais peintes. Lampang se caractérise par ses peintures sur les panneaux latéraux en bois. Les peintures murales pouvaient aussi refléter l’origine ethnique de l’artiste. De nombreux exemples en témoignent : au Wat Bua Krok Luang dans la ville de Chiang Mai et au Wat Pa Daet à Mae Chaem, deux exemples révélant les origines Shan de leur peintres dans de nombreux détails.

Laai Kham – Peinture d’or

En plus des narrations peintes sur les murs principaux du viharn, les artistes du Lanna ont souvent utilisé une technique murale appelée laai kham pour embellir davantage l’intérieur du bâtiment. Littéralement traduit par «motifs d’or», ces feuilles d’or sont apposées sur une surface laquée rouge ou noir. Cette technique a été utilisée principalement pour décorer les éléments architecturaux en bois à l’intérieur du bâtiment – piliers, poutres et panneaux muraux – ainsi que pour embellir le mur immédiatement derrière l’image principale du Bouddha.

En raison des limites inhérentes au découpage au pochoir, le laai kham était plus adapté aux motifs floraux et géométriques qu’à la réalisation d’histoires détaillées. Une technique employée pour représenter les stupas, les vadas (êtres célestes), les fleurs de lotus et les arbres Bodhi. On en trouve également pour représenter des rangées de Bouddhas assis dans la «posture d’éveil» et des créatures mythiques telles que le kinnari, mi-humain mi-oiseau. Le Viharn Lai Kham, petite salle de prière ouverte sis au temple Wat Prathat Lampang Luang, est un des plus beaux exemples de peinture laai kham. A l’occasion des 720 ans de sa fondation, Chiang Mai a réalisé une très belle exposition sur cette technique où l’histoire du roi Mengrai a été retracée en feuilles d’or.

Préservation

La technique de peinture avec des pigments naturels sur du plâtre sec que les artistes employaient dans les peintures murales thaïlandaises (par opposition à la fresque appliquée en Europe) a rendu celles-ci particulièrement fragiles : elles se sont par conséquent détériorées avec le temps. Sans parler des affres du climat humide, du mauvais entretien des temples en raison du manque de financement et d’expertise, ainsi que d’un manque d’appréciation quant à leur valeur historique et culturelle. Beaucoup des peintures murales visibles il y a seulement 20 ans ont maintenant disparu, et avec elles, un des précieux héritages culturels du nord de la Thaïlande. Heureusement, la prise de conscience et l’intérêt croissant pour elles ont permis d’importantes restaurations afin de préserver les plus importants sites muraux . Espérons que cet intérêt se maintienne afin de permettre de garder ouverte cette «fenêtre sur le passé du Lanna».

Alain Bottu nous parle du Wat Pumin et du Wat Ming Muang, tous deux sis à Nan, plus à l’est, en nous offrant de beaux clichés de ces peintures. La région voisine de l’Isan n’est pas en reste. Lisez donc le blog d’Alain et Bernard; ils ont consacré une page aux peintures murales, l’âme des temples du coeur de l’Isan. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que des chercheurs se sont penchés avec passion sur ces peintures. « Le récit [bouddhique] d’origine, ne l’oublions pas, n’était jamais dépeint entièrement, seules certaines scènes choisies étaient agencées. L’espace alloué sur les murs était donc précieux. Lesquels des peintres et des donateurs sont-ils à l’origine de ces scènes ? En tous les cas, leur accord est évident étant donné le succès de ces scènes – dont un des rôles était sans doute de divertir, d’amuser, voire de faire rire : un bon moyen de retenir l’attention. » C’est là l’épilogue de Cristophe Munier-Gaillard qui a étudié les peintures murales de Birmanie. Son travail a été publié dans la revue Moussons.  Une thèse de doctorat en Langues, civilisations et sociétés orientales a même été composée sur ce thème par Sébastien Tayac. Son titre ? La commande des peintures bouddhiques dans les monastères de la province de Chiang Mai. Autre thèse dont l’auteur est Sutha Leenawat : La peinture murale de l’école de Bangkok pendant la seconde moitié du XIXeme siècle. En voici le résumé :

Au XIXème siècle, la Thaïlande dut faire face à la menace des puissances occidentales. Le Souverain thaï décida d’ouvrir son pays à toutes les connaissances occidentales pouvant civiliser son royaume. La réforme sociale et culturelle provoqua la découverte de l’art pictural occidental sous la forme de tableaux, d’estampes, de photographies et d’illustrations de livres déclenchant en Thaïlande un nouveau mouvement de l’art pictural occidental. Ce nouveau style de peinture fut créé par le moine peintre Inkhong représentant des scènes symboliques des vertus du Bouddha dans le monastère Borom Niwat (1836). Impressionnés par ce nouveau style de peinture, les peintres réalisèrent de telles peintures murales dans tous les monastères de cette époque. Le Wat Sommanat Viharn (1853), le Wat Pathum Wanarum (1861) et le Wat Rajapradit (1864) en sont les meilleurs exemples. Leurs nouvelles caractéristiques sont adaptées du modèle occidental : l’utilisation des trois dimensions, la perspective dans le paysage, l’introduction de volumes, de profondeurs et de tonalités sombres.

 

In fine, vous trouverez une présentation de l’exposition ici à Chiang Mai avec moult explications (en anglais) sur le site web du Tamarind Village (une partie du texte ci-dessus en représente une traduction libre). Une expo à ne pas rater donc si vous venez dans la Rose du Nord durant la haute saison touristique, jusqu’au 28 février 2018. Vous pouvez d’ores et déjà jeter un oeil sur cet article, certes en langue thaïlandaise mais dont les photos devraient vous donner envie d’y aller…

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TracesOfALostKingdomTemplesdOrdeThaïlandeQue vous ayez eu l’occasion d’admirer les photos de l’exposition ici à Chiang Mai, ou pas. Que vous vous soyez rendu dans un des temples bouddhistes dont il est question, ou pas. Que vous ayez déjà visité la Thaïlande, ou pas. Le beau livre Temples d’Or de Thaïlande : Peintures bouddhiques XVe-XIXe siècle vous permettra de vous plonger dans ce monde iconographique d’une richesse pictographique insoupçonnée. Après tout, la population n’ayant appris à lire que très tardivement – d’un point de vue historique, les peintures murales – avec la transmission orale – représentaient le mode de narration le plus accessible au commun des mortels. Et ce livre vous en dévoile les ressorts.


Mise à jour de l’article le 16.04.2018

Exceptionelle parade royale « Lanna » en mémoire du défunt roi

Evénement exceptionnel en matinée, samedi 13 octobre à Chiang Mai : une parade royale d’adieu en mémoire de feu Sa Majesté le Roi Bhumibol le Grand, Rama IX sera organisée.

«Sapao et Salakkapat consacrés» en guise d’offrandes à feu Sa Majesté le Roi. ‘Sapao’ correspond à une jonque royale que l’on retrouve dans les légendes du Lanna, du nom de l’ancien royaume du Nord. C’est un « véhicule » utilisé pour transmettre un bien aux personnes décédées. Le point culminant de cet événement est le grand défilé du «sapao»; vous pourrez admirer toute la richesse culturelle du Lanna avec des danses et musiques en habits traditionnels.

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La parade démarre samedi 14 octobre à 9h29 du CMU Chiang Mai University Art Center (หอนิทรรศการศิลปวัฒนธรรม มหาวิทยาลัยเชียงใหม่) et arrivera au Wat Ched Yot (วัดเจ็ดยอด พระอารามหลวง). Une heure de marche prévue; on vous conseille de l’attendre à ce dernier temple.
Programme :
– 8:30 : préparation au CMU Art Center.
– 9:29 : début de la parade.
– 11h: repas pris en communm: have lunch together.
– 13h: cérémonie religieuse avec prières et offrandes ‘salak kapat’ à 200 moines.

La préparation de la jonque en vidéo :

 

Tous les détails (en langue thaïlandaise).
Quelques informations (en anglais) sur le Wat Jed Yod, un viharn de style hindou avec ces 7 chédis, par Renown Travel.
Un grand merci à Khun Woralun Boonyasurat, professeur universitaire 🙏🏼
Sources photographiques : Facebook (la page du professeur)

Mise à jour le 15.10.2017. La cérémonie en vidéo ci-dessous.

Les fabuleux textiles du Lanna

La richesse de l’artisanat du Nord est une composante essentielle de la culture du Lanna, (du nom du précédent royaume). Et les textiles en sont certainement la figure de proue. Ici à Chiang Mai, nous ne pouvons que vous recommander de participer à une fête folklorique, à une inauguration, à une fête religieuse, à une foire de coton ou tout autre événement qui vous permettra d’admirer les tissus de cette région, vêtements qui embellissent la population.

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SakunjanCostume7Les styliste et créateurs locaux peuvent être fiers de leur réalisations ! Nous ne manquerons pas de vous reparler des tissus du Lanna car tout au long de l’année s’y déroulent de nombreux événements qui mettent en valeur ce savoir-faire. C’était notamment le cas de la manifestation somptueuse intitulée « Le miracle des textiles du Lanna » (février 2017). Voici la vidéo du show, superbe :

Un thème dont nous vous reparlerons avec plaisir, notamment en raison de l’ouverture d’un nouveau musée ou encore l’organisation de nombreuses foires du coton dans plusieurs districts du sud de Chiang Mai. Les tissus et costumes locaux font, à raison, la fierté du Lanna 😊

Vous trouverez d’autres photos ici : #CostumeBySakunjan et #เครื่องแต่งกายโดยสกุลจันทร์

Et pour terminer, une superbe vidéo sur la fabrication des textiles thaïlandais :

 

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Merci à เกมส์ สกุลจันทร์ 🙏🏼  Crédit photographique : Facebook.