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Saint-Valentin ne rime pas avec Chiang Mai

Non, Saint-Valentin ne rime pas avec Chiang Mai ! Pas de plage pour se promener main dans la main avec sa dulcinée. Pas de quai ni berge romantique pour passer une soirée en amoureux (alors que la rivière Ping traverse la ville). Mais les Valentines et Valentins qui seront dans la Rose du Nord ce mercredi 14 février n’ont point à désespérer : voici quelques pistes pour que ce jour reste mémorable malgré tout. Chiang Mai n’est pas appelée la Rose du Nord pour rien ! Conjuguons donc ce surnom avec la Saint-Valentin.

Valentin de Terni fêté le 14 février était désigné par l’Église catholique comme saint patron des amoureux. La Saint-Valentin étant devenue une fête laïque au xxe siècle, elle a donc logiquement été rayée du calendrier liturgique romain. L’origine de cette coutume amoureuse est à chercher du côté de l’Angleterre (sa commercialisation provenant d’Amérique, obvie). Quoi qu’il en soit, les Thaïlandais ont adopté ce concept étranger.

La Saint-Valentin en Thaïlande

Bien que récente, la Saint-Valentin est une fête de plus en plus populaire en Thaïlande, surtout chez les jeunes. « Dans un pays où les manifestations d’affection en public sont rares, où les jeunes sont plutôt timides en amour et où il y a une tradition des petits cadeaux, la Saint-Valentin est l’occasion parfaite de déclarer sa flamme ! » *

On s’offre ainsi des cadeaux : chocolats, peluches ou mieux, des bijoux; tout ce qui a une forme de coeur est apprécié. Et les fleurs également (ดอกไม้, dxkmị̂, se prononçant dok maï), au rang desquelles les roses ont la primeur (ดอกกุหลาบ, dxk kuh̄lāb). Bouquet de fleurs d’autant plus apprécié si dites fleurs sont élaborées avec des billets de 500 bahts… de couleur rose eux aussi (photo ci-dessus) 😉

1 rose offerte signifie « la seule et l’unique »
11 roses offertes signifie « ma favorite »
99 roses offertes signifie « pour toujours »
Et si 108 roses sont offertes, c’est alors une demande en mariage !

Ce jour-là, de nombreux mariages sont célébrés dans tout le pays, et plus particulièrement dans le district de Bang Rak (บางรัก), à Bangkok, littéralement le « district de l’Amour ». C’est par centaines que les couples s’y unissent, affolant le bureau municipal. Les Thaïlandais ne sont pas à une excentricité près : à la Saint-Valentin, ils peuvent célébrer des mariages sous l’eau, accrochés à une falaise, dans une montgolfière ou dans un cercueil, s’embrasser à n’en plus finirhabiller des enfants en cupidon ou encore distribuer des kits de fertilité.

Les autorités en profitent pour mener des campagnes de sensibilisation, notamment en distribuant gratuitement des préservatifs (les jeunes filles perdent souvent leur virginité ce jour-là). Saint-Valentin ou pas, le sexe reste encore un tabou en Thaïlande.

18BestRomanticPlacesSuvarnabhumiAirport

© AOT Suvarnabhumi Airport

On ne vous parlera pas ici des « rideaux tirés« , alcôves siamoises où auraient très bien pu se dérouler les valentinages de jadis. Et encore moins des aphrodisiaques dont les Thaïlandais raffolent. Pas non plus des endroits féériques où fleurissent les cerisiers, notamment Khun Chang Kian au sommet du Doi Puila saison étant hélas terminée. En revanche, AOT, la société nationale responsable des aéroports publiques, édite un guide gratuit téléchargeable listant les 18 endroits les plus romantiques en Thaïlande, à leur yeux. Parmi ceux-ci, citons Pang Ung, dans la province voisine de Mae Hong Son. L’endroit, surnommé la Petite Suisse de Thaïlande, est en effet des plus romantiques, avec son lac, sa forêt et les montagnes au loin. De même que Moo Ban Rak Thai, non loin du précédent, un village tranquille surplombant un petit lac, où vivent des Chinois venus du Yunnan (la culture du thé y est prégnante). Mae Kampong, plus près de Chiang Mai, est un petit village qui ravira les amoureux de la nature. On rajoutera à cette liste le gros bourg de Pai, à 3h de route de Chiang Mai. Endroit devenu très romantique aux yeux des Thaïlandais à la suite du film Pai in Love (ils l’envahissent le week-end).

La Saint-Valentin à Chiang Mai

A Chiang Mai-même, le Chiang Mai Erotic Garden – soit un jardin érotique – titillera les sens des amoureux. Il se trouve au nord de la ville, à Mae Rim. La propriétaire conduira les coquins dans les allées surprenantes de sa closerie, en pleine campagne (les vertes rizières forment un magnifique écrin durant la saison des pluies). Une visite fort agréable que nous recommandons aux amoureux et à tous les autres hôtes de la Rose du Nord. Vous pourrez en profiter pour visiter non loin le jardin botanique de la Reine douairière Sirikit ou encore participer à la Fête des Lanternes Chinoises, féériques en soirée, où les amoureux trouveront leur compte.

Autre activité prisée des femmes et aussi des couples – amoureux, on le suppute : organiser une séance photo « à l’ancienne » : vous serez paré de costumes royaux dans un décor typique du Lanna (du nom de l’ancien royaume régional fier de son riche passé culturel). Voilà assurément un beau souvenir pour les couples. Plusieurs studios le proposent ici à Chiang Mai; cette photo a été réalisée par Chongruk Studio, sis au centre commercial Kad Suan Kaew (étage 3 de la zone A).

Séance photo Kad Suan Kaew (notre hôte Chinoise francophone).JPG

On a connu fleuves plus romantiques que la rivière Ping. Néanmoins, une option à retenir est le repas organisé en soirée par la compagnie fluviale Mae Ping River Cruise. Embarquez et fermez vos yeux pour vous imaginer transportant du riz sur les barges comme jadis…

N’omettons pas la visite du Royal Flora, soit le parc royal Rajapruek, au sud-ouest de la ville. Les nombreuses fleurs qu’il permet d’admirer – notamment dans la serre aux orchidées, de même que son pavillon royal, se conjuguent parfaitement avec le romantisme recherché. Les amoureux pourront ensuite se sustenter au restaurant accolé, le Royal Project Kitchen.

Les amoureux qui veulent concilier romantisme (lever de soleil depuis le Doi Suthep) et religion (aumônes matutinales aux moines bouddhistes du temple éponyme) pourront effectuer le circuit exclusif Doi Suthep matutinal avec Khun Wet, un ancien moine bouddhiste (il a enseigné 8 ans durant à l’Université bouddhiste du Wat Chedi Luang ici à Chiang Mai). Un circuit réalisable tous les jours de l’année.

Wat Doi Suthep - Lever de soleil Recadrée.jpg

Les marchands aux anges

Les marchands ne sont pas en reste pour accueillir les amoureux. On commence par le Fin Market, un marché itinérant qu’on adore, avouons-le. Le thème de cette édition est l’Amour ! Il s’est installé du 9 au 14 février, de 16h à 23h, au centre commercial Central Festival sous la bannière Fin Love Fest. Tous les autres centres commerciaux iront de leur promotions et de leur décor propre à enchanter les amoureux désirant immortaliser leur passage, à l’image du Central Plaza, du Central Kad Suan Kaew (dont le thème est « Allumez votre amour« ), du MAYA ou encore du Promenada, ce dernier ayant lui aussi pour thème l’amour (The Magic of Love, du 14 au 28 février), pour ne citer que ceux-ci.

Dans cette même veine, le VR café, pionnier  de la réalité virtuelle dans la ville, offre un rabais de 50% aux couples ce mercredi 14 février. De quoi faire une demande en mariage virtuelle, de 15h à 23h 😏 Et si vous estimez que rock & roll rime avec romantisme, alors la soirée qu’organise le Hard Rock Café, au coeur du Night Bazaar, est pour vous : concert et menu spécial au programme (il est fait mention d’un burger; on a connu plus romantique comme repas). La soirée « Jazz in Love » qu’organise la boîte The Mellowship a plus d’arguments pour nous seoir; on y servira du Rosato Spumante Brut… Autre adresse-phare des soirées musicales chiangmaiennes,  Thapae East organise elle aussi sa Valentine’s Party.

In fine, relevons que la Fondation Love offre ce 14 février un test de dépistage du VIH à tous les étudiants, ce qui n’est pas un mal ici en Thaïlande, pays touché par ce fléau.

Saint-Valentin au resto

Malgré toute la bonne volonté qui est la nôtre, il nous est bien malheureusement impossible de lister ici tous les restaurants offrant un menu spécial de la Saint-Valentin. On vous livre, en vrac, les restos habitués à ce genre de promotion, souvent des restaurants offrant une cuisine internationale.

Commençons par un des complexes les plus huppés de Chiang Mai, le Dhara Dhevi et ses divers restaurants (Le Grand Lanna, Farang Ses, Allegro, Fujian, Horn Bar et encore Akaligo). Son concurrent direct, le Four Seasons Resort, a fait appel à un fameux cuisinier italien pour son repas de la Saint-Valentin. Privilégiez cependant les adresses sur les rives de la Ping, sujettes à plus de romantisme. Comme le Dahla, un des restaurants du Shangri-La, où la touche sera également italienne. Attention, bien que la soirée spéciale soit maintenue à l’Anantara Resort, la diva du jazz initialement prévue Coco Rouzier ne sera hélas pas de la partie. Autres recommandations – des valeurs sûres – sur les mêmes rivages : Le Crystal (vidéo promotionnelle), Le Coq d’OrThe Chiang Mai Riverside (The Vorra Bistro), X2 Riverside Resort (Oxygen dining room où officie un chef étoilé Michelin).

Et des adresses moins huppées mais tout aussi délicieuses, à l’image du Klerm Coffee (où il n’y a pas de menu spécial mais l’endroit est romantique et la carte remarquable).  Ou encore le récent Serene Back Yard, où vous profiterez d’une soirée avec musique live et un escompte de 15%. Deux adresses au bord de la Ping que nous vous recommandons chaudement.

Menus spéciaux de la Saint-Valentin auprès de 137 Pillars House et Le Méridien (Favola restaurant). A moins que vous ne préfériez les buffets comme celui du Chiangmai Grandview Hotel (seulement THB 359.- au restaurant White Elephant, repas du midi) ou celui du U Nimman (THB 450.- au restaurant Eat@Rincome).

PraewFactory

© Facebook – Praew Factory

Au surplus, vous pourrez consulter les bons conseils suivants :

  • Ceux de Anne (il n’y a qu’à lui demander);
  • Ceux de Wongnai, la référence locale en matière culinaire (et qui dit local dit aussi en langue thaïlandaise exclusivement mais les noms peuvent souvent se deviner); hélas, ces conseils datent;
  • La liste des restaurants les plus romantiques de Chiang Mai aux yeux de TripAdvisor (qui, à notre humble avis, n’est pas le meilleur conseiller en matière de restauration).

A défaut de mettre les pieds à la boulangerie/pâtisserie du Dhara Dhevi, encore lui, dont les prix sont européens (la qualité aussi), les amateurs de pâtisseries, amoureux ou non, pourront se rendre à la Praew Factory qui offrira des pièces en rapport avec la Saint-Valentin. Ou alors en commander auprès de la Lanna Patisserie, notre pâtisserie chouchou.


Hôtels

On ne se risque pas à vous proposer un hébergement tant les hôtels de charme sont présents ici dans la Rose du Nord (en y mettant le prix, jamais excessif). Notre conseil arriverait un brin tardivement, comme la pluie après la récolte (du riz) ! Néanmoins, nos pérégrinations nous ont amené à découvrir une petite perle que nous vous dévoilons aujourd’hui. Il s’agit du Na Nirand Romantic Boutique Resort. Croyez-nous sur parole : ici, le « romantic » du nom n’est point usurpé ! On vous en reparlera sans doute un jour de manière plus détaillée…

En revanche, il ne vous sera hélas pas possible de dormir dans la chambre du Pacha du Swiss-Lanna Lodge, notre partenaire exclusif, puisque celle-ci est déjà réservée le 14 février, jour de la Saint-Valentin. Mais on vous met ci-dessous la vidéo, histoire d’aguicher les couples :


Et ailleurs en Thaïlande

La Thaïlande aime à faire preuve parfois d’originalité. Ainsi de cette cérémonie officielle organisée à Lamphun, la province voisine, qui unira simultanément 100 couples ! L’endroit choisi est ce qui constitue le romantisme aux yeux des habitants, le fameux pont ferroviaire Tha Chompu, qui enjambe la rivière Ping, tout habillé de blanc, et dont la construction relève de l’histoire.

Du côté de Chiang Rai, les amoureux pourront s’en donner à coeur joie dans les airs à l’International Balloon Fiesta 2018. Un festival de montgolfières qui a lieu du 14 au 18 février 2018 au Singha Park, avant celui de Chiang Mai donc.

Vous imaginez bien qu’à Bangkok, l’offre est démultipliée. En bons francophones que nous sommes, nous nous limiterons à vous signaler une soirée à la française promise comme romantique et organisée par l’Alliance Française de la capitale.

Et pour les amoureux qui arriveraient à Chiang Mai après les 14 février, ils pourront toujours se rabattre sur le Festival du Papier Saa à Tonpao. Les décorations se prêtent à merveille à de jolis photos-souvenirs.


Quelques mots siamois (pour le fun)

Comme la Saint Valentin n’existait point au Siam, les Thaïlandais ont tout simplement repris le terme anglais « Valentine » (prononcé à l’américaine) en y adjoignant celui de « jour » (วัน, wạn). Ce qui donne วันแห่งความรัก วันวาเลนไทน์ (phonétiquement : wạn h̄æ̀ng khwām rạk wạn wālenthịn̒) et pourrait se traduire par « le jour de l’Amour, la Saint-Valentin ». En résumé : วันวาเลนไทน์ (wạn wālenthịn̒)

Si vous voulez vous mettre au thaïlandais (ou du moins baragouiner la moindre), rejoignez donc le groupe Facebook « Apprendre le Thai« . On remercie ici M. Ziad Attia pour l’établissement des deux fiches reproduites ci-dessous :

SaintValentinGroupeFBApprendreLeThaïAmourMontage.jpeg

© Facebook – Apprendre le thaï

Voici quelques autres mots pour draguer. Et si vous êtes anglophones, Mod vous apprendra 10 phrases romantiques et autres phrases d’amourShelby vous livre, lui, un vocabulaire plus cru pour « aller plus loin » ! Et Kru Jan vous propose 7 manières élégantes de repousser votre prétendant.

Il n’empêche ! Aux yeux des Thaïlandais, et surtout des Thaïlandaises, la langue française reste LA langue de l’amour 😏


On vous le disait en guise d’entame, Saint Valentin ne rime pas avec Chiang Mai mais vous aurez constaté, à la lecture du présent article, que la Rose du Nord permet tout de même aux amoureux d’y passer une agréable Saint-Valentin.

Bonne Fête à toutes les Valentines et tous les Valentins, à Chiang Mai, en Thaïlande et partout ailleurs dans le monde 😍

On termine avec les conseils de l’Office du Tourisme thaïlandais :

Si vous avez la chance d’être en Thaïlande le 14 février pour la Saint-Valentin (« Wan Valentine » en thaï), vous repérerez facilement autour de vous les signes que l’amour est dans l’air. Les adolescents en moto transportent des peluches surdimensionnées, les marchés aux fleurs sont en effervescence, les restaurants et les hôtels offrent des promotions spéciales et de nombreux lieux sont décorés de coeurs rouges.
Si vous vous trouvez à Bangkok pour la Saint Valentin, essayez de prendre le temps de visiter le Sanctuaire Trimurti. Situé en face d’un centre commercial et adjacent à une route très fréquentée du centre ville, le cadre n’a rien de romantique. Pourtant c’est là que la population de tous âges se rend à longueur d’année pour faire des offrandes pour l’amour et la chance. A Wan Valentine, le Sanctuaire Trimurti est particulièrement fréquenté par les Thaïlandais qui font des vœux et déposent des roses.
Dans la capitale, si vous voulez épater votre moitié pour l’occasion, offrez-lui un dîner-croisière romantique sur le fleuve Chao Phraya ou un verre dans un rooftop bar à la vue magique, comme l’Eagle’s Nest Bar (Nid d’aigle) de l’Hotel Sala Arun qui jouit d’un panorama spectaculaire sur le Wat Arun.
Si vous êtes plutôt « plage » avec votre bien-aimé(e) les destinations balnéaires enchanteresses ne manquent pas dans le Royaume pour regarder le lever ou le coucher du soleil, blottis l’un contre l’autre. Mer Andaman, Golfe de Thaïlande, littoral ponctué d’étendues de sable fin ourlées de cocotiers ou encore centaines d’îles paradisiaques… Vous avez l’embarras du choix pour vivre votre romance au bord d’une eau azur. Et si en plus vous aimez la plongée, vous pouvez même vous marier sous la mer durant la cérémonie spécialement prévue chaque année à Trang le jour de la Saint-Valentin.
En février, la Thaïlande célèbre l’amour !

Source photographique de l’image à la Une : Amazing Thai Tour
Mise à jour le 14.02.2018

 

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Sepak takraw ou kick volley-ball, sport national thaïlandais

SepakTakraw8thQueenSCup2018CoverTHAEn vous promenant en Thaïlande, que ce soit en ville ou à la campagne, vous aurez forcément vu, au détour de votre balade, des joueurs s’adonnant à un sport fort acrobatique, un sport hybride, croisement entre gymnastique et volley-ball ou encore fusion entre arts martiaux et football. Il s’agit du sepak takraw (เซปักตะกร้อ en thaïlandais). En Thaïlande, ce sport est considéré comme un sport national – à l’égal de la boxe muay thaï – et les joueurs sont des stars. Les Thaïlandais sont les rois de la discipline et remportent régulièrement la Coupe du monde. Chiang Mai vous offre l’opportunité de voir le championnat national des clubs thaïlandais. Ne manquez surtout pas cet événement organisé du 6 au 10 février 2018, dès 17h30 sur la place de la Porte Tha Pae, épicentre touristique de Chiang Mai. Plus d’infos en fin d’article. Un sport spectaculaire, très agréable à regarder. Mais de quoi s’agit-il ?

Wikipedia nous vient heureusement en aide. Le sepak takraw (du malais-indonésien sepak, qui signifie « donner un coup de pied », et du thaïlandais ตะกร้อ, takraw, « balle ») est un sport d’équipe, proche du volley-ball. Très populaire dans tous les pays du sud-est asiatique, il est souvent désigné par le seul terme takraw (au Laos, il est appelé kataw, en Birmanie voisine, chinlon et en Europe anglophone kick volley-ball). 

On raconte que lors de l’un de ses périples en Chine, Marco Polo a ramené en Europe un jeu qui consistait à jongler en cercle avec une balle en rotin et à compter le nombre de jonglages… Patrick Laemmel – AFST

Un peu d’histoire

C’est une discipline née en Chine d’un exercice militaire. Pratiquée au XIe siècle en Asie du sud-est, ce sport millénaire fait partie intégrante de la culture asiatique. Le sepak takraw était à l’origine plus un sport “de cohésion” que d’affrontement : les villageois formaient un cercle et devaient garder la balle en l’air aussi longtemps que possible. Avec le temps, le takraw a évolué, jusqu’à sa version sportive actuelle. Mais ici en Asie, vous verrez de nombreuses personnes continuent de le pratiquer sans filet – qui est apparu au XIXe siècle – dans le seul but de s’échanger la balle et de partager un moment de convivialité.

Un jeu populaire en Thaïlande et dans toute l’Asie du sud-est

Les archives thaïlandaises décrivent ce sport comme datant du XVIe siècle (au Laos). Et c’est en 1829 que la Siam Sports Association a rédigé les premières règles du jeu. Quatre ans plus tard, l’association impose le filet de volley-ball en organisant le premier match public. Le sepak takraw a ensuite été introduit au programme d’éducation physique dans les écoles (sport très populaire lors des Asean Schools Games). A Bangkok, les peintures murales du Wat Phra Kaew (le Temple du Bouddha d’Emeraude) représentent le dieu hindou Hanuman jouant du sepak takraw sur un anneau avec une troupe de singes. D’autres récits historiques mentionnent aussi le jeu plus tôt sous le règne du roi Naresuan d’Ayutthaya. Un jeu devenu une coutume locale si appréciée qu’une exposition de sepak takraw a été organisée pour célébrer la première constitution du royaume en 1933, après que la Thaïlande ait aboli la monarchie absolue.
Un sport qui se pratique avec une balle traditionnellement en bambou ou en rotin tressé, des balles bon marché qui se prêtent à la décoration (depuis 1982, elles ont été remplacées par des balles tressées synthétiques, du moins dans les compétitions officielles).

Marathon ®

Le jeu, en deux mots

SepakTakraw8thQueenSCup2018PhotoSportifSACM

© Facebook – SACM

Une équipe est composée de trois joueurs (un seul remplacement de joueur est autorisé) et évolue sur un terrain de 82 m2, séparé en deux camps par un filet disposé à 1,55 m de hauteur. C’est un peu comme du volley mais où il est interdit d’utiliser bras et mains ! Ils peuvent se faire trois passes entre eux ou à eux-mêmes, avant de renvoyer la balle dans le camp adverse par-dessus le filet. Pour cela, ils doivent utiliser principalement leur pieds, mais aussi les genoux, les épaules ou la tête. L’équipe marque un point quand la balle touche le sol dans le camp adverse ou si les joueurs adverses envoient la balle hors du terrain. Un match n’est pas limité dans le temps et se joue en deux manches, une manche étant remportée par une équipe lorsqu’elle atteint 21 points. En cas d’égalité, une troisième manche dénommée tie-break est disputée et remportée par l’équipe qui atteint les 21 points.

En route vers le statut olympique

Comme chaque pays du sud-est asiatique avait ses règles, une normalisation devenait indispensable. En 1960, des représentants de la Malaisie, de Singapour, de l’Indonésie, du Laos et de la Thaïlande se sont rencontrés à Kuala Lumpur pour normaliser les règles et règlements du jeu. Après un débat long et animé, un consensus a été atteint : officiellement, ce sport s’appellera dorénavant sepak takraw. A cette occasion, ils ont formé la Fédération asiatique Sepak Takraw (ASTAF), et traduit les règles en anglais, préparant le terrain pour la première compétition internationale, tenue en Malaisie en 1965, aux Jeux péninsulaires d’Asie du Sud-Est (SEAP Games, prédécesseurs des Jeux Asiatiques). Ce qui a ouvert la voie au développement international de ce sport insolite. Cependant, c’est le remplacement de la balle en rotin naturel, qui avait tendance à se briser et à se déformer, avec la balle en plastique synthétique plus standardisée qui a vraiment donné un coup de fouet à la popularité du jeu. En 1990, sepak takraw a été inclus aux Jeux asiatiques de Beijing. Les femmes ont également participé à l’expansion de ce sport; ainsi, la Thaïlande a accueilli les premiers championnats féminins en 1997. Aujourd’hui, plus de 20 pays ont des associations nationales de sepak takraw avec des représentants au conseil d’administration de la Fédération internationale Sepak Takraw (ISTAF sur Facebook et sur le web).

Sepak takraw est l’un des sports qui connaît la croissance la plus rapide en Asie. Les coups de pied défiant la gravité, les torsions aériennes et la vitesse aveuglante du jeu étonnent les spectateurs du monde entier. La Thaïlande a dominé les compétitions internationales, remportant presque tous les grands événements. La Malaisie a inversé cette tendance aux Jeux de 2005 à Manille. Ces deux pays resteront les équipes à battre dans un proche avenir, mais d’autres pays comme le Myanmar (la Birmanie), la Corée du Sud, Singapour ou encore le Vietnam progressent rapidement. Les nations asiatiques font actuellement pression sur le CIO pour que les Jeux Olympiques intègrent ce sport.

La King’s Cup, le Mondial du sepak takraw

En attendant, c’est la Thaïlande qui organise ce qui est considéré comme la Coupe du monde de la discipline : la King’s Cup Sepak Takraw World Championship, qui a lieu tous les ans. La dernière édition, 32e du nom, s’est déroulée à Bangkok en décembre 2017. Vous imaginez bien que les joueurs siamois sont des stars au pays et en Asie. Ainsi de Pornchai Kaokeaw, de son petit nom Puy. Regardez-le à l’action, c’est impressionnant (autre extrait sur YouTube) :

Revivez dans cet article de Vice Sports l’aventure des Français qui ont participé au précédent Mondial, celui de 2016. Au niveau asiatique, les XVIII Jeux Asiatiques se tiendront en 2018 à Jakarta-Palembang, en Indonésie donc, avec au programme plusieurs compétitions de sepak takraw.

En Europe, la FESTA – Fédération Européenne de Sepak Takraw est née le 1er juin 2003 à l’initiative de tous les représentants européens présents au « Swiss Open 03 » de sepak takraw auquel ont participé dix-huit équipes. La FESTA en Europe et l’ASTAF en Asie représentent l’ISTAF (Fédération Internationale de Sepak Takraw). Cette dernière organise l’ISTAF SuperSeries, compétition internationale réunissant les principaux pays joueurs.

Le journal L’Equipe a déjà parlé de ce sport, évoquant son évolution en France où l’Association française de sepak takraw a été créée en 2003. De même que le journal Le Monde ou encore Europe 1newvoradio s’est intéressée, elle, à Jérémy Vorady, un joueur alsacien. Un sport également organisé en Suisse (allemande) avec l’association Sepak Takraw Schweiz, présente également sur FacebookBali Autrement nous offre un regard indonésien sur ce sport, un article plutôt fouillé. Et le magazine Le Point nous présente l’équipe nationale d’Indonésie, soumise à une discipline de fer afin de gagner les compétitions internationales dominées par la Thaïlande.

 

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8e Queen’s Cup à Chiang Mai en février 2018

Cette longue entame pour vous annoncer l’organisation de la 8e Queen’s Cup à Chiang Mai du 6 au 10 février 2018, dès 17h30 sur la place de la Porte Tha Pae, épicentre touristique de la Rose du Nord. Ne manquez surtout pas cet événement spectaculaire. La compétition est soutenue par l’Association Sportive de Chiang Mai (สมาคมกีฬาแห่งจังหวัดเชียงใหม่ SACM que vous retrouvez sur Facebook). Vous devriez pouvoir visionner les matchs en direct sur la chaîne YouTube de Panuwat Designman (06.02, 07.02, 08.02). Ou encore sur la page FB We Love Sepak Takraw En attendant, voici la bande-annonce :

On complète cette information avec les photos du défilé d’arrivée des athlètes et celles de la cérémonie d’ouverture. De même que les podiums.


SepakTakraw8thQueenSCup2018PhotoCoupeEn Thaïlande, Sanam Takraw (สนามตะกร้อ qui signifie le Stade du takraw) est le site de référence du sepak takraw. Retrouvez-le sur Facebook et sur le web (mais bien entendu, tout en est langue thaïlandaise).
Il y a bien sûr l’Association Thaïlandaise du Takraw, sur Facebook et sur le web.
Mentionnons encore la page Facebook We Love Sepak Takraw qui réunit tous les passionnés du royaume (et il y en a plus de 100’000), émanation de Sepak Takraw World.


On récapitule ici le nom de ce sport à travers les divers pays asiatiques :
Thaïlande
(commun
ément)
เซปักตะกร้อ (sepak takraw)
(
ตะกร้อ, takraw)
Laos kator
Myanmar chinlon
Malaisie
Singapour
Brunei

sepak raga
Philippines sipa
Vietnam da cau
Indonésie rago
Cambodge ?
Chine 藤球 (sepak takraw)
Europe sepak takraw
Pays anglophones kick volley-ball

Et comme dans tout sport il y a forcément des mordus, on termine avec les fautes sanctionnées (extrait de Wikipedia), ce qui vous permettra de mieux comprendre les règles en regardant un match :

  • Si le tekong ne garde pas un pied dans le cercle de service ou que son pied touche la ligne du cercle.
  • Si le service est effectué alors que les ailiers ne sont pas dans leur quart de cercle ou qu’ils marchent sur la ligne de leur quart de cercle.
  • Si au service, les autres joueurs se trouvent en dehors des limites du terrain.
  • Si pendant le jeu, un joueur touche le filet ou les poteaux avec son corps ou ses vêtements.
  • Si un joueur touche la balle avec sa main ou son bras.
  • Si un joueur porte la balle.
  • Si la balle glisse sur le corps d’un joueur.
  • Si une équipe effectue plus de 3 touches de balle.
  • Si un joueur passe son pied au-dessus du filet afin de contrer un adversaire.
  • Si un joueur touche la balle dans le camp adverse.
  • Si la balle touche le plafond ou le mur.

Crédit photographique de l’image à la Une: © Facebook – สนามตะกร้อ
Mise à jour : 14.02.2018

 

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Miss Chiang Mai. Fin de règne pour Baby Bow

Miroir ô mon beau miroir, mais qui est donc la plus belle de Chiang Mai ? La Thaïlande doit être LE pays des concours de beauté, chaque fête locale organise le sien. Et chaque province à sa Miss, Chiang Mai ne faisant pas exception. Avouons que depuis l’élection de Mlle Bow au titre de Miss Chiang Mai 2017, nous suivons plus attentivement, pour ne pas dire assidûment, ce concours de beauté. Il faut dire que Mlle Bow dégage un charme certain.

De son vrai nom Supaporn Rittiphuek, élue à 19 ans, « Baby Bow » étudie à l’Université Rajabhat ici à Chiang Mai. Elle en aura fait du chemin en une année, gagnant en assurance. Il faut dire que les rumeurs allaient bon train au concours de Miss Universe Thailand où elle s’est présentée. Alors qu’elle ne figurait pas dans les dix favorites du public, Mlle Supaporn Rittiphuek, notre petite chouchou, a été élue dauphine de Miss Universe Thailand ! Retrouvez-les toutes deux sur cette vidéo :

MisterChiangMai2018Recadrée

© Facebook – Thailand Charming Guy


Si l’on vous en parle aujourd’hui, c’est que Miss Chiang Mai 2018 sera en tête du cortège au fameux Festival des Fleurs 2018 ce week-end (il débute demain, vendredi 2 février 2018). Flanquée de Mister Chiang Mai 2018, à savoir le jeune Sathaporn Mullisa (dont le petit nom est « Game »).

Baby Bow, originaire de Lamphun, la plus vieille cité du Nord appelée jadis Haripunchai, à seulement 30 minutes de route de Chiang Mai, représente à merveille la beauté des filles du Lanna, l’ancien royaume du nord thaïlandais, des filles sublimées jusque dans les temples à travers des peintures murales.

C’est en vain que nous avons essayé de la contacter pour lui poser quelques questions sur son expérience de Miss. Quoi qu’il en soit, elle a remis sa couronne le 6 janvier dernier. Mais vous pouvez bien entendu suivre sa carrière sur sa page Facebook.

Avant de vous dévoiler la gagnante de cette année, sachez que le concours de beauté a été précédé d’une soirée où a été élue Miss Parodie (il s’agissait de gagner le coeur du jury en parodiant une ancienne miss). Et l’heureuse élue est… Mlle Wacharakan Kanmai. Une soirée animée où les inénarrables lady boys ont assuré le spectacle. And the winner is…
MissChiangMai2018PhotoAvecBabyBow

© Facebook

MissChiangMai2018LogoFB2Baby Bow (à droite sur la photo ci-dessus) a donc passé le flambeau de la plus belle créature de Chiang Mai à Mlle Watusiri Jaiklang qui a été élue Miss Chiang Mai 2018 (กองประกวดนางสาวเชียงใหม่). Son petit nom est Kitty, elle a 24 ans et étudie à la faculté des sciences humaines de l’Université de Chiang Mai (CMU). Elle aussi vient de la province voisine de Lamphun. Notez qu’elle a également ravi les titres de Miss “Pensée Positive” et Miss Radieuse (sponsorisé par les produits de beauté Reju Plus). C’est donc elle qui ouvrira le cortège de la fameuse Fête des Fleurs, accompagnée de Mister Chiang Mai. Ensuite, en tant que détentrice du titre, elle se présentera au concours de Miss Universe Thailand 2018. On vous tiendra bien sûr au courant. En attendant, vous pouvez la suivre sur sa page Facebook.
N’oublions cependant pas les autres titres distribués lors de cette soirée à laquelle nous avons d’ailleurs participé :
  • (candidate 20) La 1ère dauphine de Miss Chiang Mai 2018 est Mlle Wannaporn Wuthiwatthanakal (son surnom est plus facile à retenir : Aom), 24 ans. Elle étudie dans la même faculté de la CMU que la tenante du titre. Elle habite Sankamphaeng et on s’est laissé dire qu’elle adore le café. Sa page Facebook.
  • (candidate 32) 2e Dauphine, Mlle Likitpaket Wichitsuwan, Lokson de son petit nom, a également gagné le titre de Miss Smile (sponsorisé par les assurances Muang Thai Life). Elle n’a que 21 ans et étudie à l’Université technologique du Lanna Rajamangala (faculté des Beaux-Arts et d’Architecture). Elle nous vient de la province voisine de Lampang. Quid de sa page Facebook ?
  • (candidate 11) Elue Miss Personnalité et Miss Central Festival Chiangmai, Mlle Kanyarat Watjarin a 25 ans et est originaire de Phrae, charmante ville à l’est. Elle étudie elle aussi à la même faculté universitaire de la CMU que les deux premières du concours ! Appelez-la donc Nan et jetez un oeil sur sa page Facebook.
  • (candidate 19) Quant à Dararat  Sribenjarat, surnommée Gam, elle a décroché un titre honorifique, Best Costume, grâce aux vêtements qu’elle portait. Elle a 22 ans, étudie à la Faculté des sciences humaines de l’Université Rajabhat de Chiang Mai et est aussi originaire de Lamphun (serait-ce là que se nichent les plus belles ?). Sa page Facebook.
  • (candidate 04) On termine cette énumération par le Choix du Public (qui donc n’a pas été suivi par le jury). Miss People’s Choice 2018 est Mlle Pimnipa Damrongjiraboon. Ing a 19 ans et étudie au Chiang Mai Vocational College. Sa page Facebook vous en dira plus.

Cet article en thaïlandais vous donne à admirer les candidates en maillot de bain; et encore plus celui-ci. Nous qui pensions que la chirurgie esthétique était interdite à toute candidate au titre de Miss, une fine analyse des photos nous laisse maintenant croire le contraire… On pense ici aux nez qui ne correspondent pas au canon local.

Vous pouvez bien entendu suivre la page Facebook officielle du concours de beauté Miss Chiang Mai, un concours organisé cette année par M Group. L’une comme l’autre page nous tiennent informés des activités organisées autour de Miss et Mister Chiang Mai 2018. Rappelons ici que Miss Chiang Mai 2018, Kitty, sera candidate au titre de Miss Universe Thailand 2018. Bonne chance à elle. Mais avant, allez donc l’admirer en ouverture du cortège de la Fête des Fleurs 2018, samedi matin, le 3 février 2018, ici à Chiang Mai 🌺

En attendant, n’hésitez pas à visionner la cérémonie de l’élection de Miss Chiang Mai 2018.

Au niveau national, on s’y perd un peu avec toutes les Miss élues par la pléthore de concours de beauté. On vous en reparle bientôt, le temps pour nous de démêler l’écheveau.

Source photographique de l’image d’entête (recadrée).

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Les apparitions nocturnes de Phra Upakut

Celles et ceux qui traîneront dans les rues de Chiang Mai ce soir après 22h risquent d’être quelque peu surpris : une cérémonie d’offrandes nocturnes aux moines réunira des centaines de pratiquants bouddhistes en l’honneur de Phra Upakut (พระอุปคุต en thaïlandais). Les dévots seront tout de blanc vêtus face aux moines et leur robe orange. Phra Upakut est souvent représenté dans les temples du nord de la Thaïlande, assis en position méditative, les mains sur son bol d’aumônes, coiffé de sa feuille de lotus, le visage souriant, légèrement renversé. Mais qui donc était ce saint homme ?

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Son existence relève plus de la légende que de l’histoire. Mais histoire et légende se confondent bien souvent en Asie. Phra Upakut (en sanskrit, Upagupta Thera) était un sarvāstivādin, un moine bouddhiste de la forêt (un courant dont nous vous parlerons un jour). Il vécut au nord de l’Inde au IIIe siècle avant J.-C. sous le règne de l’empereur Aśokas, grand protecteur du bouddhisme. Notez qu’Upagupta Thera n’est jamais mentionné dans le canon pāḷi. Ici en Thaïlande, sa légende est incluse dans le Phra Paṭhamasambodhikathā, un récit populaire jātaka (mot sanscrit qui décrit les histoires des naissances antérieures du Bouddha). On le retrouve également dans d’autres manuscrits du Lanna – le nord de la Thaïlande et au-delà.

Un moine né du liquide séminal du Bouddha

Histoire et légende

PhraUpakut201801WatUpakutPhotoRetenons deux légendes à son sujet. La première, la plus troublante, a trait à sa naissance miraculeuse : il serait ainsi le fils du Bouddha historique et d’une sirène. Connu sous le nom de Bua Khem, nom signifiant aiguille tranchante en référence à la tige de la feuille de lotus qui recouvre sa tête sur toutes les statues qui le représente. Selon cette légende, il a été conçu quand une sirène a ingurgité accidentellement du liquide séminal du Bouddha qui s’est détaché pendant qu’elle lavait ses robes dans une rivière.

Autre légende sanskrite ayant trait à ses vies passées, il aurait été le fils d’un parfumeur et l’un des premiers adeptes du Bouddha. Un arhat – un saint – doté de grands pouvoirs magiques. Avant que le Bouddha n’entre dans le nirvana, il demanda à Phra Upakut de rester en vie jusqu’à ce que l’Eveillé devienne Maitreya, la seconde venue historique du Bouddha. Ayant pour mission de protéger le sangha – la communauté bouddhiste – et le dharma – l’enseignement du Bouddha. Aussi, les Thaïlandais croient que Phra Upakut est toujours vivant, résidant dans un palais en crystal du Grand Océan (ce qu’un chrétien appellerait le Paradis), flanqué de sa coiffe de Lotus.

Et c’est précisément cette seconde légende qui explique la cérémonie de ce soir, semblable à l’angélophanie chrétienne. Ainsi, Phra Upakut, à la neuvième pleine lune de l’année, arpenterait les rues de Chiang Mai en tant que moine cherchant l’aumône. Le premier dévot à faire une offrande sera béni de sa bonne fortune.

Cérémonie religieuse nocturne

En cette nuit de pleine lune du mardi 30 au mercredi 31 janvier 2018 sont organisées des cérémonies bouddhistes en divers lieux de la ville. Chants, sermons et autres prières débuteront à 22h et les offrandes de nourriture à des dizaines de moines à même la rue se font après minuit (il y avait pas moins de 300 moines lors de la cérémonie de novembre 2015, appelé Tak Bat Peng Pud ou Tak Bat Thiang Kuen). C’est là une tradition typique du Lanna que l’on vous invite vivement à découvrir.

Le lieu emblématique où se rendre est bien entendu le temple bouddhiste éponyme, soit le Wat Upakut, qui se trouve sur Tha Phae Road, après le pont Nawarat, à gauche en allant vers la Cité Historique (« le carré »), et donc au nord du fameux Night Bazaar. Ce temple, fondé au XIVe siècle, accueillera la cérémonie la plus importante (emplacement et page Facebook).
Parmi d’autres temples, le Wat Suan Do, là où sont érigés les tombeaux royaux du Lanna, organise lui aussi cette cérémonie nocturne. Attention ! Ici ls cérémonie débutera à 20h et les offrandes aux moines se font à minuit une (emplacement et page Facebook).

Si vous deviez manquer ce rituel nocturne, sachez encore que deux autres dates vous permettront de le revivre : mardi 26 juin 2018 et mardi 23 octobre 2018.

Un moine très vénéré dans tout le Lanna

Phra Upakut est une figure importante en Birmanie, au nord de la Thaïlande et au Laos, soit la région de ce qui était jadis le royaume du Lanna. Divinité bienveillante possédant de grands pouvoirs magiques, il protège contre tous les maux et les dommages physiques; ses auspices sont censés attirer la richesse.

La Thaïlande étant le pays des amulettes, vous comprendrez dès lors que Phra Upakut est souvent représenté sur celles-ci, objets sacrés à qui la population attribue des pouvoirs magiques. Le bouddhisme siamois, qui s’inscrit dans l’école du bouddhisme Theravāda, s’accommode de cette particularité… hérétique s’il en est !

Qui sait, peut-être qu’en plus de voir les nombreuses représentations de Phra Upakut dans les temples du nord de la Thaïlande, vous rencontrerez ce saint homme ce soir, transformé en moine mendiant…

Sources bibliographiques : Thai Buddhist Amulets et The not so innocents abroad.

Le Royal Flora en fête

Nous ne saurions que trop vous recommander de mettre au programme la visite du parc royal Rajapruek (อุทยานหลวงราชพฤกษ์), à 12 km au sud-ouest de la ville de Chiang Mai (comptez 30 minutes pour l’atteindre). C’est une bouffée d’air frais bienvenue dans un splendide écrin de verdure. Avec plusieurs attractions alentour.

Ce parc de 80 hectares (c’est grand, très grand) vaut à lui seul le déplacement ! Il a été créé à l’occasion d’une exposition horticole internationale organisée en 2006 en l’honneur du précédent roi, feu Bhumibol le Grand.  Une exposition qui avait drainé près de 4 millions de visiteurs et que nous avons eu la joie et le plaisir de visiter en son temps. De nombreux pays y avaient alors érigé leur pavillons qui rivalisaient de beauté (florale), au rang desquels les pays reconnus pour leur art horticole comme le Japon, la Chine ou encore les Pays-Bas. Supervisée par le centre royal de recherche agricole de Mae Hia – celui-ci y continue ses recherches – il en reste donc un immense parc public qui se visite. Les deux attractions majeures sont la serre aux orchidées et le pavillon royal Ho Kham, splendide. Le parc royal Rajapruek est également appelé Royal Flora, du nom de l’exposition annuelle qui y est organisée. FloraFestival2017LogoFBRajapruek (ou Ratchaphruek, ต้นดอกราชพฤกษ์ en thaïlandais) correspond à l’arbre cassia fistula dont les noms communs sont le cassier, le faux séné ou encore le faux caroubier. Il produit de magnifiques fleurs jaunes; ce qui explique son autre nom populaire, la douche d’or. Sa fleur est de facto la fleur nationale de la Thaïlande. Et la couleur jaune correspond à la couleur du lundi en Thaïlande, jour-anniversaire du défunt roi Bhumibol.


FloraFestival2017CoverBEDO

Un parc en fête en cette fin janvier 2018

Si l’on vous parle aujourd’hui de ce parc, c’est qu’il vaut la peine de le visiter entre le jeudi 25 et le samedi 27 janvier 2018, période durant laquelle il sera particulièrement en fête :

  • Jeudi 25 janvier, de 9h30 à 16h : des ateliers vous en apprendront plus sur les qualité et les vertus des plantes, des herbes et autres essences de la région. Des produits utilisés dans la pharmacopée locale, notamment pour les massages, ô combien bienfaisants, utilisant des compresses chaudes aux herbes.
  • Du jeudi 25 au samedi 27 janvier, de 8h à 16h : le festival BEDO vous permettra de découvrir les produits agricoles de la région du Nord, des produits exclusivement biologiques. BEDO est l’acronyme du terme anglais de « Biodiversity-based Economy Development Office ». En clair, une économie biologique durable basée sur la biodiversité (site web et page Facebook). Au programme de ces trois jours : de nombreuses animations de sensibilisation à ce concept et des mini-concerts d’artistes locaux.
  • Du vendredi 26 au samedi 27 janvier, de 17h à 21h : Street Food FestivalFloraFestival2017CoverStreetFoodFestival  (événement Facebook). Ce sera la fête de la nourriture typique du nord de la Thaïlande avec des stands alimentaires et des food trucks. Deux soirées animées avec un impressionnant spectacle de feu et des mini-concerts d’artistes plus réputés, notamment des participants à l’émission TV Thailand Got Talent #5 (concept britannique repris en France sous le nom de La France a un incroyable talent).
  • Le samedi 27 janvier, de 9h à 17h : marché de fruits et légumes provenant des montagnes alentour; ce sont principalement les membres des minorités ethniques qui seront là. Faites-leur donc bon accueil.
  • Et enfin le dimanche 28 janvier, de 17h à 19h : spectacle musical de musique populaire nord-thaïlandaise (il devrait y avoir des danses traditionnelles).

Flora Festival 2017

Le parc Rajapruek organise chaque année le Flora Festival durant la « saison froide » ici au nord de la Thaïlande (une fraîcheur toute relative). Ce festival, qui a débuté le 1er novembre 2017, se terminera le 28 février 2018. En plus de la splendide serre aux orchidées, qui vous permettra d’admirer de magnifiques specimens, ce sont des dizaines d’autres fleurs qui arc-en-ciéliseront votre visite. Jetez donc un oeil sur cet album-photo. Une explosion florale qui émerveillera votre regard. Un regard que vous ne manquerez pas de porter sur le somptueux Pavillon Royal Ho Kham.

Ouvert tous les jours de 8h à 18h (vendredi, samedi et dimanche, fermeture à 19h30).

En y allant ces jours (fin janvier 2018), vous devriez y voir de nombreux étudiant(e)s récemment diplômé(e)s de la CMU – l’Université de Chiang Mai – qui se font photographier là – ou qui se prennent en selfie, profitant de la richesse chromatique des champs de fleurs.

FloraFestival2017PhotoCongratulations


Attractions alentour

Le Royal Flora se trouve sur le chemin de la fameuse boucle de Samoeng, un road trip dont on vous parlera un jour. En y allant, ne manquez pas les attractions alentour, notamment :

  • Le Wat Intharawat (ou Wat Ton Kwen), l’un des plus beaux temples bouddhistes de la région, témoin inestimable de la splendeur de l’architecture du Lanna. S’y déroule régulièrement des événements haut en couleur. C’est ici.
  • Le Wat Doi Kham, connu pour avoir fait gagner des joueurs à la loterie nationale. Il est souvent très animé, les pratiquants bouddhistes venant y déposer des milliers de fleurs. Difficile de ne pas le voir avec son grand Bouddha blanc érigée sur la colline d’où la vue sur le parc Rajapruek, sur toute la vallée et plus loin encore est magnifique. C’est .
  • Le Brandnew Field Good. C’est l’adresse du moment où tout le monde se presse. Un café-restaurant en pleines rizières financé par une star thaïlandaise. La vue sur les montagnes y est belle (mais le service déplorable lors de notre premier passage). On vous en reparlera sans doute. Quoiqu’il en soit, l’endroit vous emballera.
  • Si vous vous arrêterez à l’adresse précédente, vous ne manquerez alors pas de grimper sur la colline où vous attend le Phrathat Ban Pong (พระธาตุบ้านปง). Ce n’est pas un temple à proprement parler – le temple se trouve aux pieds de la colline – mais un site tout de blanc, encore en construction, qui protège un chedi vieux de 600 ans. Beaucoup d’hommes d’affaires viennent ici y faire des offrandes afin que leur commerce soit florissant. Vous ne regretterez pas l’ascension, croyez-nous.
  • La Royal Project Kitchen vous permettra de vous restaurer. C’est un restaurant de qualité utilisant principalement les produits issus de la Fondation du Projet Royal, des produits bio (est-il promis). Il se trouve ici.
  • Sans parler de ce qui est le zoo le plus moderne de la région, le Night Safari, juste à côté (mais alors votre programme risque d’être un brin trop chargé).

Puisque nous parlons de fleurs, concluons en vous révélant la date de la prochaine Fête des Fleurs de Chiang Mai, un rendez-vous incontournable que vous offre la Rose du Nord : ce sera donc du vendredi 2 au dimanche 4 février 2018.


Données pratiques

Le Royal Flora, ouvert tous les jours de 8h à 18h (vendredi, samedi et dimanche, fermeture à 19h30) :

  • sur Facebook (c’est là leur page de référence où vous trouverez les dernières informations à jour, malheureusement en langue thaïlandaise seulement pour l’écrasante majorité des publications)
  • sur le web (hélas, leur site en langue anglaise ne semble plus être mis à jour)
  • et en réalité, à savoir son emplacement.
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© Facebook – WeLoveToGo

Source photographique de l’image à la Une : Facebook.

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Berthe à Chiang Mai. Le choc culturel

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© Facebook

C’est l’histoire d’un amour pour un lieu, Chiang Mai. Muée en amour pour ses habitants, ceux du Lanna. Un peuple ouvert sur la culture étrangère. Voilà une initiative culturelle qui débroussaille, qui déchiffre, qui éclaire. Nous ne sommes pas peu fiers d’être à l’origine de la plupart des contacts qui ont pu être noués il y a quelques mois afin que ce projet un peu fou se réalise aujourd’hui. De quoi s’agit-il ?

 

De “DEEUN OOM”, art de rue franco-thaï. Un spectacle gratuit qui sera visible à la fin du mois de janvier et au début du mois de février 2018 ici à Chiang Mai.

DeeunOomPhotoEquipeN’hésitez pas à assister à ce spectacle d’art de rue. “Deeun Oom” (“เดินอ้อม”) signifie « la marche détournée » et c’est le  dernier fruit d’une collaboration entre artistes néo-Lanna et le Group Berthe, une compagnie de danse nantaise en espace public. La création de ce spectacle a été inspirée par le quotidien de la culture du nord de la Thaïlande, à savoir les cages et les combats de coqs, ainsi que les rues de Chiang Mai, délicieusement complétés par la question des genres et le rapport entre les autochtones et leur invités français.

 

Sous la houlette de la chorégraphe et danseuse Christine Maltête-Pinck, flanquée du régisseur général Christophe Blache et bercés par la bande-son de Guillaume Bariou, ces artistes-interprètes déambuleront et vous inviteront chaleureusement à les suivre pendant les 35 minutes de la performance : Sade Hunt, Cécile Jarsaillon, Ronnarong Khampha, Léonard Lesage, Christine Maltête-Pinck , Waewdao Sirisook, Marc Têtedoie et
Thanupon Yindee.

 

Avec la participation artistique très enthousiaste des 28 étudiants du département d’art thaïlandais de la Faculté des beaux-arts, de l’Université de Chiang Mai (CMU), des 10 élèves du club d’arts dramatiques de l’école Pa Tan Ban Thi (province de Lamphun) et de 10 habitants du village Baan Nong Ha (district de San Pa Tong).

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Laissez-nous vous présenter quatre des nombreux artistes impliqués :

Sade Hunt. Pour qui suit les événements publiques de l’ethnie des Tai Lüe, une minorité ethnique originaire de Chine (que nous apprécions énormément, avouons-le), Khun Sade Hunt est une figure incontournable. On pourrait la croire Tai Lüe elle-même, il n’en est rien. Originaire de Bangkok, Sade est professeur de danse auprès du club d’arts dramatiques de l’école Pa Tan à Ban Thi. Un village qui regroupe une forte communauté Tai Lüe (et dont nous vous invitons à visiter le centre, composé d’une ancienne maison traditionnelle en bois). Relevons ici sa gentillesse et l’enthousiasme avec lequel elle s’est investie dans ce spectacle.

RonnarOng Khampha. Cet homme est habité par la grâce ! Il suffit de le voir danser ici à Chiang Mai pour se rendre compte qu’il est l’héritier d’une riche culture. C’est donc avec plaisir que nous le suivons artistiquement parlant, lui qui est de tous les grands événements culturels de Chiang Mai. Si la culture du Lanna devait se choisir un digne représentant, elle n’aurait aucune peine à désigner Ong, son diminutif thaï. Danseur et chorégraphe, in interprète à merveille des danses traditionnelles du Lanna et réinterprète ces mêmes danses qui deviennent alors danses contemporaine. Ce professeur transmet avec passion son art à ses étudiants. Tout en poursuivant une carrière internationale, participant à de nombreux festivals à travers l’Asie. Retrouvez-le sur son site web Khampa Dance.

Waewdao Sirisook. Originaire de Chiang Rai, Khun Waewdao Sirisook s’est formée dans de prestigieuses universités, tant en Thaïlande qu’aux Etats-Unis. Chorégraphe et danseuse, elle est actuellement professeur à la Faculté des Beaux-Arts de la CMU, l’Université de Chiang Mai. Vous avez pu l’admirer récemment dans cette cérémonie religieuse d’offrande de riz au Wat Ton Kwen. C’est grâce à elle que les 28 étudiants du département d’art thaïlandais de la Faculté des beaux-arts de la CMU participent à cet événement culturel.

Avec Ronnarong Khampha, elle représente le fer de lance artistique de la culture du Lanna en matière de danse. C’est dire non seulement le plaisir mais aussi l’honneur que nous pouvons avoir à les voir danser ici à Chiang Mai. Tous deux représentent dignement la Thaïlande dans ce fructueux échange culturel.

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Christine Maltête-Pinck. C’est l’âme de ce projet artistique interculturel. Un projet né de sa rencontre avec un pays, la Thaïlande. Danseuse professionnelle, Christine Maltête Pinck est depuis 2008 chorégraphe du Group Berthe. Cette compagnie qu’elle a créée est établie à Nantes et propose régulièrement des spectacles de rue à la croisée de plusieurs disciplines. La mise en scène de l’intime, de la place et du rôle de chacune et chacun dans nos sociétés contemporaines sont les problématiques essentielles de son travail.
Les spectacles du Group Berthe ont lieu au cœur de l’espace public, dans l’échange de regards et de pratiques. Il n’est pas seulement question de donner à voir mais de partager une expérience. L’intime mis sur la place publique, tout cela dans une profusion d’énergie et de moyens d’expression : le corps, la danse, la parole, le dialogue, la musique. Investir l’espace public fait partie de ce travail.
DeeunOomPhotoChristineMaltetePour la chorégraphe, le travail consistera à s’approprier une danse traditionnelle à l’esthétique raffinée, à la gestuelle maîtrisée témoignant d’un rapport particulier au temps et à la transposer dans le monde d’aujourd’hui. L’idée première est d’intégrer cette danse, de s’approprier sa gestuelle et sa pratique afin de la transformer et tenter, à travers la danse contemporaine occidentale, de rendre hommage aux traditions thaïlandaises très fortement ancrées.
Il faut qu’il y ait rencontre, puis naissance d’un mouvement qui soit vu et partagé avec les habitants. Passer du temps sur place, n’être plus touristes mais au travail autour d’un projet artistique, a déclenché une réflexion sur la perception que chacun a de l’autre, thaïlandais comme farang (étranger). Il s’agit d’aller au delà des clichés, de se rencontrer vraiment, de provoquer le sourire des habitants.

La forme : un défilé. Deeun oom proposer une déambulation chorégraphiée s’inspirant des danses traditionnelles du nord de la Thaïlande dans des lieux géographiques choisis. Des habitants (formés lors de workshops) participent à la chorégraphie menée par un groupe de danseurs professionnels , 6 Français et 3 Thaïlandais. Les femmes et les filles sont à la tête de la déambulation, suivies d’un groupe de ladyboys et de tomboys. Un groupe d’hommes et de garçons ferme la marche.

La dimension plastique. Des cages de coq et d’autres objets du quotidien sont détournés de leur utilisation première mais pourtant reconnues et participent par leur ampleur et leur nombre à faire de la marche un défilé chorégraphique, monumental et plastique.
La dimension sonore. Un musicien – Guillaume Bariou – est présent pour la composition de la bande-son qui accompagnera la marche. Tout comme la chorégraphie doit attester d’une rencontre et d’un mélange, la musique doit être basée sur le recueil et le détournement. Il a composé la musique à partir de sons entendus et récoltés sur place, que ce soit des bruits du quotidien ou des tubes inondant les radios du pays.


5 représentations à Chiang Mai et alentour

Ce spectacle de 35 minutes aura lieu dans cinq endroits différents :


A noter que les cinq représentations ici en Thaïlande ne sont qu’une partie du projet. La dernière étape est aussi significative de ses intentions puisqu’il s’agit d’organiser une tournée en France de DEEUN OOM. Le travail de prospection par l’équipe de production a débuté en septembre 2017 pour une diffusion en été 2018. Vivement que la riche culture du Lanna soit représentée en France.

Group Berthe

Fondé en 2008 par Christine Maltête Pinck, Group Berthe propose des spectacles en espace public, hybrides, plastiques, chorégraphiques, interactifs, au croisement des genres et animés par une énergie forte. Après The Zen – improbable conférence dansée créée en 2009 et sa version jeune public The Zen Kids’, Group Berthe présente en 2011 Les Pieds sur la Nappe quintet pour 4 femmes et une nappe au crochet de 17 mètres posée au milieu d’une rue. En 2012/2013, avec Passez, passez – carte blanche donnée par l’Usine à Tournefeuille et sur le grand Toulouse – Group Berthe  crée avec et pour 9 habitants, 9 tableaux chorégraphiques et plastiques, filmés et restitués en espace public. En 2014, la compagnie crée ORTIES, spectacle pour danseurs comédiens.

Retrouvez le Group Berthe sur Facebook et sur le web.


Vous pouvez lire le dossier de ce singulier et insolite projet artistique.

Avec le soutien de :
Institut Français
Ambassade de France en Thaïlande
Alliance Française de Chiang Mai
Ville de Nantes
Département Loire Atlantique
Région des Pays de la Loire

Merci à Christophe Blache et Nune Udomsinn. Mise à jour le 24.01.2018.

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Wan dek – Journée où l’enfant est roi en Thaïlande

Vous trouverez en fin d’article les diverses animations organisées à l’occasion de la Journée Nationale thaïlandaise de l’Enfant ici à Chiang Mai  🧒

A chaque pays sa Journée de l’Enfance ! En 1954, l’Assemblée générale des Nations Unies recommande d’instituer une Journée mondiale de l’enfance. Et c’est depuis 1989 seulement qu’est célébrée la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre de chaque année, commémorant l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). L’ancien bloc soviétique, lui, a fixé au 1er juin sa Journée internationale de l’enfance. Et il semble que la Turquie soit le pays instigateur d’une telle commémoration. Quoi qu’il en soit, la Thaïlande fête sa Journée Nationale de l’Enfant chaque second samedi du mois de janvier, et ce depuis 1965. Et en 2018, cela correspond au samedi 13 janvier (ou 2561 selon le calendrier bouddhiste thaïlandais) 😃

(wan correspond à « jour » et dek à « enfant », plus précisément wan dek haeng chad, วันเด็กแห่งชาติ). De nombreux bureaux gouvernementaux sont ouverts aux enfants et à leur famille : siège du gouvernement, complexes militaires et la Maison du Parlement, notamment. Lors de la visite guidée de la Maison du gouvernement (à Bangkok), les enfants ont l’occasion de voir le bureau du Premier ministre et de s’asseoir dans son fauteuil.


Bangkok Post, quotidien anglophone publié dans la capitale. La situation des enfants de Thaïlande est loin d’être rose; ThaiVisa nous le rappelle.

Et pour celles et ceux qui veulent être pris en photo avec le chef de la junte, des effigies en carton ont été créés, effigies dont Prayuth s’en amuse.

Enfin Mod, une prof’ de langue thaïlandaise en ligne, nous donne quelques indications supplémentaires sur cette journée des enfants (en anglais).


Voeux royaux

« Nos ancêtres nous ont laissé beaucoup de bonnes choses et, par conséquent, les enfants thaïlandais, qui sont l’avenir du pays, ont le devoir de continuer et de préserver ces bonnes choses tout en les encourageant à devenir prospères. »
Rama X&

/p

Sa Majesté le Roi Maha Vajiralongkorn, Rama X, a également délivré un message à l’occasion de cette journée, un message imprimé dans un livre pour enfants intitulé Hero Tua Jew (« Le Petit Héros »), ouvrage qui sera distribué gratuitement (présentation vidéo).


Voeux religieux

Les autorités bouddhistes thaïlandaises y sont également allées de leur bons voeux à l’occasion de cette journée, rappelant l’utilité de la pratique (bouddhiste, notamment à travers la méditation).

N’oublions cependant pas que malgré la prospérité du royaume le sort de nombreux enfants thaïlandais n’est pas toujours enviable. Ainsi de la vie quotidienne de Pam, qui dort avec son père dans un tuk-tuk. Ou des trop nombreux enfants qui disparaissent (plus de 400 l’année dernière en Thaïlande). C’est dire qu’il s’agit de promouvoir et faire respecter les droits des enfants. De l’enfance à la vieillesse, la Thaïlande est un pays très hiérarchisé où les anciens sont respectés, faisant l’object d’un culte.


Les diverses animations ici à Chiang Mai

A Chiang Mai, de nombreuses animations gratuites destinées aux enfants égaieront ce samedi 13 janvier. C’est notamment le cas des musées.

Honneur au Royal Flora, un parc qui n’oublie jamais de fêter cette journée. Animation spéciale de 8h à midi.

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Beaucoup d’enfants demanderont d’aller au zoo. Et si d’aventure le vôtre devait mesurer moins de 136 cm, l’entrée au zoo de Chiang Mai lui sera offerte 😉 Animation spéciale en journée et grand carnaval en soirée, avec parade dès 19h30. La fête continuera dimanche 14 janvier.

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Le Chiang Mai Night Safari ne sera pas en reste lui aussi. Animation de 10h à 22h avec distribution de nombreux cadeaux aux enfants.


DSNSCPuisque le slogan de cette journée des enfants est le savoir, on invite les parents à privilégier la visite du Centre d’étude de la Nature du Doi Suthep (DSNSC), animé par la Faculté des Sciences de l’Université de Chiang Mai. Les enfants y seront à la fête de 9h à 15h dans ce lieu aux pieds du Doi Suthep, la montagne tutélaire de la ville de Chiang Mai, près du zoo.


Police5CoverBeaucoup d’institutions étatiques se mettent en quatre pour accueillir les enfants. Ainsi de la Police provinciale 5 ! Allez savoir ce que les policiers réserveront aux petiots, de 8h à midi. Pour celles et ceux qui s’y intéressent, ce sera ici, au bord de la rivière Ping, au sud de la ville, là-même où flotte un immense drapeau de Mère Patrie.

Même type d’invitation par le Bataillon d’Infanterie no 7. les activités proposées sont plus physiques, armée oblige ! Notamment des compétitions sportives et même un entraînement au… tir 🤔

Les festivités officielles, organisées elles par la Mairie de Chiang Mai, auront lieu samedi 13, toute la journée, au stade municipal, sis un peu au nord de la porte Chang Puak.

CMMayor Originales également les activités proposées aux plus jeunes par le Bangkok Hospital (celles et ceux ayant eu à faire avec les hôpitaux de qualité thaïlandais, qui rivalisent avec les meilleurs hôtels en matière de prestations hôtelières, ne seront en rien étonnés de cela). De 8h à 11h, il y aura des activités manuelles de peinture, de même qu’une plantation d’arbres et des activités en lien avec le tri des déchets 👏🏼

BangkokHospitalCover Activités aussi organisées au Lanna Hospital (dont les moyens financiers sont moindres), dès 9h.

Les universités s’ouvrent également aux plus jeunes à l’image de l’Université Rajabhat (CMRU). Animations de 8h à midi. Dans le même registre, le Bureau des Relations Publiques(district 3), soit l’autorité provinciale, sera aussi animé samedi de 8h à midi avec notamment une bourse aux livres d’occasion (n’hésitez pas à y amener les vôtres, ils serviront à des communautés aux faibles moyens financiers). Le Gouverneur y sera.


GingerFarmLes parents désireux d’initier leur progéniture à des activités créatrices privilégieront les lieux habitués à offrir ce genre d’activités. Comme par exemple la Journée des Enfants organisée par la Ginger Farm. Ainsi, samedi 13, de 9h30 à midi, vos enfants pourront s’adonner à des activités fermières et des jeux dans la nature, au contact d’animaux.

Même idée proposée par la ferme biologique Oh Ka Jhu OhKaJhuLogoqui vend ses produits dans les restaurants du même nom au fulgurant succès (les locaux adorent). Ainsi ce samedi, de 10h à 19h, des activités permettant aux plus jeunes d’être sensibilisés à la production biologique y sont organisées dans leur ferme non loin de Maejo, au nord-est de la ville.

On ne vous raconte pas de salades : quand ce n’est pas des concours de beauté, les Thaïlandais raffolent des concours de chant. Et c’est justement ce qu’organise le parc aquatique du Grand Canyon ! Vous pourrez donc assister là-bas à un concours de chant de 9h à 18h.


KadSUanKaewCoverFB.jpgLes centres commerciaux ne manquent jamais une occasion de marquer les grandes fêtes, surtout celles touchant aux enfants, grands prescripteurs d’achat devant l’Eternel ! Mention particulière cette année au plus ancien d’entre eux (mais non le premier), le centre commercial Kad Suan Kaew, situé à l’extérieur du coin nord-ouest de la cité historique (« le carré »). La très belle décoration mise en place émerveillera sans aucun doute votre progéniture. Beaucoup d’activités au programme. En voici un bref aperçu en vidéo :

Animation également au CentralPlaza, proche de l’aéroport, sous le thème : The Adventure @ Robots Land. Show de robots (sic), défilé de mode, concours de danse avec des enfants, mini-parc aquatique… Ce sont là activités qui ont déjà débuté ce 9 janvier et se termineront dimanche 14.

Navire amiral du même groupe commercial, le Central Festival sera aussi de la partie avec son Kids Day 2018, de 10h à 22h, tant samedi 13 que dimanche 14 janvier. Au menu un parc à thème Dragon Adventure où seront organisés de nombreux concours permettant aux bambins de gagner beaucoup de cadeaux.

MeechokPlazaCoverTrès populaire au nord de la ville, le Meechok Plaza organise lui aussi sa journée spéciale Children’s Day avec de nombreux jeux et concours permettant aux petits de repartir avec des cadeaux.

KadFarangCoverItou du côté du Kad Farang Village, un centre commercial au sud de la ville, inconnu des touristes mais apprécié des expatriés et autres habitants de la région de Hang Dong. A l’occasion du Children’s Day, les enfants y seront accueillis spécialement de 9h30 à 15h. Il y sera même proposé un check-up dentaire gratuit !

L’Oncle Tan – qui aime à se montrer en tenue de marin, c’est là sa marque de fabrique – est le propriétaire de MAYA. Ce centre commercial est situé au nord de Nimman, le quartier branché de la ville. Et il a mis sur pied lui aussi un mini-parc d’attractions avec animations qui attirera de nombreux garnements. Samedi 13 et dimanche 14 janvier.

MAYAKidsDay.jpg

L’autre côté de la rue, plus au sud donc, accueille un tout nouveau complexe commercial appartenant au même Oncle Tan, le One Nimman, qui se définit comme un espace culturel et dont l’architecture détonne ici en pays Lanna. Dans cet écrin est également organisée une journée spéciale qui ne laisse pas de nous titiller… Au programme – que ne laisse pas entrevoir l’affiche : un atelier pour confectionner du chocolat (😋) et des activités en lien avec la culture ancestrale du Lanna, le nom de l’ancien royaume du Nord…

OneNimmanCover

Promenada de son côté ne pouvait manquer à l’appel ! Dans cet autre centre commercial, il est question de différentes stations ludiques où les enfants collectent des « staempfel » (demandez donc à un Suisse ce que cela signifie). Un concept baptisé Kids Camp avec un concours photo. En savoir plus.

Les manifestations évoquées ici sont loin d’être exhaustives !

PromenadaKidsCamp.jpg


Cette Journée des Enfants donne lieu à une multitude d’offres (rabais, prix spéciaux, voire gratuité). On ne signalera ici que celle du parc aquatique Tube Trek : entrée gratuite pour les enfants de moins de 12 ans, THB 200.- pour ceux entre 12 et 18 et seulement THB 400.- pour les grands enfants de plus de 18 ans. Ce sont là rabais substantiels pour ce parc aux prix prohibitifs.


Bonne fête à tous les enfants 😁


Toutes les villes et tous les villages du royaume célébreront cette Journée de l’Enfance. C’est dire que riche en sera le programme, notamment dans la capitale, Bangkok. Relevons pour terminer le show aérien qui sera offert samedi matin sur la base aérienne militaire Wing 6 à Don Muang.

Communiqué officiel du gouvernement repris par le journal Khoasod (c’est donc en thaïlandais).
Source photographique d
© Royal Flora
Dernière mise à jour :
1.2018

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