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Thai Sakura. Lorsque la Thaïlande du Nord se pare de rose

Chiang Mai en rose   Le rose embellit les publications Facebook au gré de la floraison des cerisiers (de mi-décembre au tout début de mois de février). C’est un des trois rituels annuels liés à la (toute relative) saison froide ici au nord de la Thaïlande : l’observation des cerisiers en fleur. Au même titre que la cueillette des fraises (si, si) et la visite du Doi Inthanon dans le brouillard avec parfois du givre.

CerisiersSuthatCmuone

© Facebook – SuthatCmuone

Prunus serrulata. C’est son nom savant. Une espèce de cerisier originaire d’Asie (Japon, Corée et Chine), arbre d’ornement prisé pour sa splendide floraison. En français, il est appelé cerisier du JaponIl en existe de nombreuses variétés et cultivars. Sa floraison abondante est un événement naturel spectaculaire. Les pétales de ces fleurs tombent, ou plutôt « se dispersent ». Et ne cherchez point les cerises : ses fleurs sont stériles; elles ne produisent donc pas de fruit ! Dans la région, cela donne ceci :

 


Sakura et caractère éphémère de la vie…

… éphémère comme la beauté ! Au japon, d’où sont originaires ces cerisiers, le caractère transitoire de la floraison du sakura – une impermanence chère aux bouddhistes – est utilisé depuis des siècles comme métaphore afin de souligner le caractère fugace de la beauté mais aussi de la vie. Le sakura sert ainsi à expliquer l’important concept esthétique japonais qu’est le mono no aware (« la sensibilité pour l’éphémère »). Chaque année, les Japonais se passionnent pour le sakura zensen, le front de floraison des cerisiers, du sud au nord de l’archipel. Et cette « contemplation des fleurs » (hanami en japonais) gagne peu à peu les Thaïlandais et les touristes de passage ici au nord de la Thaïlande. Qui sait si au fil des ans cette floraison n’inspirera pas les artistes siamois…

« Sous les cerisiers sont enterrés des cadavres ! »
Début proverbial d’une nouvelle de l’écrivain Motojirō Kajii à propos du hanami (1927)

Vous l’aurez deviné, cette activité est bien évidemment l’occasion de réaliser des selfies à n’en plus finir, clichés où le rose est roi.

SelfieMontage

© Facebook – KringNoon Lee & Korkiat Cnx


Mais aux yeux des Thaïlandais, la fleur de cerisier (ดอกพญาเสื่อโคร่ง) représente bien plus que le seul plaisir visuel que sa floraison procure. Elle est utilisée dans plusieurs desserts (ขนม, khanom), permet de créer de nouveaux macarons (มาการอง), est infusée pour donner une délicieuse boisson (ชาซากุระ). Et bien entendu employée dans la parfumerie (นำ้หอม). Un article nous le rappelle. Il va de soi que les fleuristes ne peuvent qu’être emballés par la joliesse de cette fleur, à l’image de Chong Ibss, designer floral.

Le cinéma, quant à lui, s’est déjà emparé du romantisme qu’inspire les lieux arc-en-ciélisés par cette beauté naturelle, tout éphémère soit-elle. Ainsi, la série TV Rak Nakara (รากนครา), tirée du roman d’amour de Piyaphon Sakkasem, a été tournée au Doi Inthanon, plus haut sommet de Thaïlande, qui cache en son sein quelques intéressants spots.

 


Les spots d’observation autour de Chiang Mai

Mais où donc ces merveilles florales se cachent-elles ?

CarteMontage

Khun Chang Kian (Doi Pui)

C’est le spot le plus proche de la Rose du Nord, à 30 kilomètres de Chiang Mai (comptez une heure de route montagneuse). Beaucoup s’en approchent en visitant le très vénéré – et très visité – temple bouddhiste du Doi Suthep. Mais peu s’y rendent, hélas, trois fois hélas. Il s’agit plus précisément du Centre de recherche et de formation agricole (สถานีวิจัยและศูนย์ฝึกอบรมเกษตรที่สูงขุนช่างเคี่ยน). Durant la floraison des cerisiers, vous pourrez profiter d’un petit marché tenu par les habitants du coin. Et goûter également aux délicieuses fraises produites dans la région. L’endroit se trouve au Doi Pui (c’est le nom de la montagne), en continuation du Doi Suthep, le sommet qui le précède, peu avant le village Hmong qui met fin à la route 1004, 1 kilomètre plus loin, Khun Chang Kian.

Ici, vous êtes en pays hmong, une des ethnies minoritaires de la région. Ne vous étonnez pas de voir de jeunes enfants habillés de manière traditionnelle. Nous vous recommandons vivement d’y aller. Avant ou après la visite des cerisiers, mais allez visiter ce village ! Vous y rencontrerez des Hmong affairés à la récolte et au séchage du café (en janvier, après la récolte), spécialité locale qu’il vous faudra goûter, forcément.

En revenant, vous ne manquerez pas le joli point de vue qu’offre le Doi Pui (à moins que vous ne l’ayez déjà aperçu sur la gauche en arrivant). En montant, on vous rend encore attentif à la bifurcation, quelque peu après le palais Bhuping :  à gauche le village touristique de Doi Pui et à droite le village Hmong de Baan Khun Chang. L’accès à tous les sites susmentionnés est gratuit.

Emplacement précis sur Google Maps et sur Facebook (ici, ici et ). Cette vue aérienne vous permet d’embrasser la magie du lieu :

On vous livre également plusieurs pages FB où cette magie opère à travers l’œil photographique de leur auteur : Paisan Tinnachatarak (qui nous régale une seconde fois ici), Top Chiangmaiแอ่วดีไหม?-แอ่วใหนดี?, พาเที่ยวแม่แจ่มChiang Mai News et enfin 100 Lanna News.

Pas moins de 3 spots de cerisiers au Doi Inthanon

Le Doi Inthanon (ดอยอินทนนท์ en thaïlandais), est particulier pour tout Thaïlandais qui se respecte : ses 2565 mètres représentent le plus haut sommet du pays. Il porte le nom d’un ancien prince du Lanna, Intha Witchayanon, le dernier roi de Chiang Mai, qui repose près du sommet. C’est là que vous admirerez les plus belles cascades de la Thaïlande du nord, ce qui en fait un site touristique populaire – Mae Ya en est la plus attrayante. L’Inthanon est une source de nombreux cours d’eau qui viennent alimenter la rivière Ping, tributaire de la Chao Phraya. Un parc national qui couvre un peu moins de 500 km2 protège des forêts de pins et de tecks. On y trouve des roses sauvages, notamment les « roses de mille-années ». Mais aujourd’hui, on vous en parle parce qu’il recèle pas moins de trois emplacements où vous pourrez y admirer des cerisiers en fleur (l’entrée peut être payante en fonction de l’endroit par où vous accèderez aux sites, THB 30.- pour les Thaïlandais, THB 300.- pour les touristes étrangers).

Khun Wang – Royal Project Development Center

A 82 km au sud-ouest de Chiang Mai (par la route 3035 puis 1013), soit plus de 2 heures de route. Situé au nord du parc national du Doi Inthanon, le Centre de développement Khunwang du Projet Royal (ศูนย์พัฒนาโครงการหลวงขุนวาง) vous permettra d’admirer de magnifiques cerisiers en fleur. Jugez-en par vous-même :

On vous livre un article avec photos. Emplacement précis sur Google Maps et sur Facebook (ici, ici et ).

PopoPinpinSi la splendeur des cerisiers en fleur vous ensorcelle, vous pourrez alors dormir au coeur de cette exubérante floraison. Au Popo Pinpin par exemple, géré par Khun Ou, de son vrai nom Waraporn Ariyasapwattana. Ses nombreuses publications FB devraient vous titiller (ici, ici, ici, ici et encore ).

Et ils sont nombreux les amateurs de la Rose du Nord à se rendre sur le site. Vous trouverez quelques magnifiques photographies par ici : Songkran Kaewkhamfu (Mypixs), Paisan TinnachatarakAew Dee Review et Chom Thong Chiang Mai. Par les nombreuses publications de cette dernière page FB, nous en avons sélectionnées deux : une première et une seconde.

Attention. la page Facebook non officielle du Centre royal de recherche agricole de Chiang Mai (ศูนย์วิจัยเกษตรหลวงเชียงใหม่) vous induira en erreur. Ce centre se trouve entre le parc royal Rajapruek et le Night Safari, non loin de Chiang Mai. Mais il ne recèle aucun cerisier (et donc encore moins de cerisier en fleurs). En faits, les images que dite page contient proviennent plus vraisemblablement du Khun Wang Royal Project Development Center.

Doi Pha Thung

Il s’agit d’une ferme où paissent des moutons (ผาตั้ง ดอยอินทนนท์ en thaïlandais). Toujours aux alentours du Doi Inthanon donc, dans le district de Chom Thong. Son nom ? Doi Pha Thung (ou Doi Pha Tang). Emplacement précis sur Google Maps et sur Facebook.

Paisan Tinnachatarak, animateur du Lanna Photo Club, nous livre de superbes photos : ici et . Mais ce n’est pas le seul, à l’instar de แอ่วดีไหม?-แอ่วใหนดี? ou encore Chom Thong Chiang Mai, et plutôt deux fois qu’une !

École de Ban Khun Klang

Un endroit moins fréquenté que les deux précédents. Emplacement sur Google Maps et sur Facebook. Les photos de Baag Klong vous en donneront une idée.

Vous l’aurez compris, autour de Chiang Mai, le parc national du Doi Inthanon tient la vedette en matière de floraison des cerisiers. Les deux pages Facebook indispensables pour profiter du spectacle sans bouger de chez soi sont celles-ci : celle du Doi Inthanon et celle du district de Chom Thong. Le mieux étant bien entendu de se rendre sur place 😏


Khun Mae Ya

A ne pas confondre avec la cascade de Mae Ya, sise au parc national du Doi Inthanon ! Khun Mae Ya, du côté de Pai, dans la province de Mae Hong Son. L’endroit se trouve à plus de 100 km de Chiang Mai (comptez plus de 2h30 de route en empruntant la route 107 puis la 1095 vers Pai). Il s’agit plus précisément du Bureau de gestion des bassins hydrographiques (หน่วยจัดการต้นน้ำขุนแม่ยะ). Emplacement sur Google Maps et sur Facebook. Et un article avec des photos. Mais la vidéo vous en dira plus :

Signalons également quelques cerisiers pour qui se rend à Pang Ung, dans cette même province voisine de Mae Hong Son, où une retenue d’eau forme un joli lac. C’est un endroit bucolique surnommé “la petite Suisse de Thaïlande” où les photographes aiment s’y rendre pour y prendre de romantiques clichés (et les vacanciers pour y camper).

JantiraNamwong.jpg

© Facebook – Jantira Namwong


Doi Mae Ta Man

Peut-être viendrez-vous ici pour les cerisiers en fleur. Mais c’est la vue somptueuse sur le Doi Chiang Dao, une montagne proche de la frontière birmane qui culmine à 2175 m d’altitude, qui attire les amateurs de nature. C’est le 3e plus haut sommet de Thaïlande. Imposante masse karstique, toujours sombre.

Emplacement sur Google Maps et sur Facebook. Et là aussi un article avec de jolies photos.


Parc national du Doi Ang Khang

Floralies ! C’est ici que les vrais passionnés de la floraison des cerisiers se retrouvent. A la station agricole royale du Doi Ang Khang (ดอยอ่างขาง, on vous rappelle que doi signifie montagne dans la langue du nord). Ils y dorment souvent la nuit, profitant ainsi d’émouvants levers de soleil. A 160 km au nord de Chiang Mai, à la frontière avec la Birmanie. Comptez plus de 3 heures de route par la route 107 puis la 1249 (les motards privilégieront la route 1178 puis la 1340).

L’emplacement sur Google Maps et sur Facebook. Un article avec des photos où le rose domine. Et enfin une vidéo où vous pourriez presque sentir l’odeur de ces fleurs :

Facebook regorge de sources photographiques sur cet endroit idyllique : Amazing Thailand, Chong Ibss ou encore I Am Season.


On vous récapitule tout cela :

Cerisiers en fleurs autour de Chiang Mai

NOM MONTAGNE PROVINCE EMPLACEMENT

DISTANCE

Khun Chang Kian Doi Pui Chiang Mai Google Maps

30 km

Khun Wang Doi Inthanon Chiang Mai Google Maps

82 km

Doi Pha Thung Doi Inthanon Chiang Mai Google Maps

94 km

Ban Khun Klang Doi Inthanon Chiang Mai Google Maps

92 km

Khun Mae Ya Mae Hong Son Google Maps

106 km

Doi Mae Ta Man Doi Mae Ta Man Chiang Mai Google Maps

84 km

Doi Ang Khang Doi Ang Khang Chiang Mai Google Maps

160 km


Et ailleurs en Thaïlande

Evidemment, Chiang Mai n’est pas la seule région du Nord a offrir ce somptueux spectacle floral !

La province voisine de Chiang Rai n’est pas en reste avec la route menant au Doi Pha Tang (ดอยผาตั้ง), district de Wiang Kaen. Jetez un oeil à cet article avec quelques photos et d’autres magnifiques clichés. Autres cerisiers en fleur du côté de Doi Mae Salong et au Doi Chang.

Plus près de Chiang Mai, il y a également le parc national de Khun Jae, plus précisément le district de Wiang Pa Pao, toujours dans la province de Chiang Rai, qui vous permet d’admirer des sakuras. En voici quelques photos et la page Facebook.

Les habitants de la province de Nan se rendent, eux, au parc national Khun Sathan. Et ceux de la province de Phayao doivent grimper pour admirer les cerisiers du Phi Chu Fah. Plus d’informations dans cet article en anglais.

Du côté de Lampang, il faut se rendre au parc national de Chae Son, au village de Paa Miang. Emplacement sur Google Maps et page Facebook. Quelques photos, toujours aussi belles.

Celles et ceux parcourant l’Isan pourront se rendre dans la province méconnue de Loei. Ici, la référence est le Phu Lom Lo (จุดชมวิว ภูลมโล), dans le district de Dan Sai (connu pour son Festival des Esprits, Phi Ta Khon). Emplacement sur Google Maps et sur Facebook. Avec les détails communiqués par l’Office du tourisme de Phitsanulok.

PhuLomLoTATPhotographSection.jpg

© Facebook – TAT Photograph Section

Pour les mordus, nous avons reproduit sur Google Maps l’itinéraire proposé par Nostra Maps (la carte à droite tout en haut de cet article où tout est écrit en thaïlandais). Cet itinéraire de 10 étapes inclut quelque autres spots dans la province de Chiang Rai. Vous en aurez pour plus de 25 heures de route en parcourant 1200 km ! Pour les mordus, disions-nous 😏


Les blogueurs en rose

Les blogueuses et les blogueurs s’en donnent à coeur joie durant cette floraison, aussi éphémère soit-elle. Ils restituent une ambiance ma foi des plus romantiques. Relevons le beau travail photographique de quelques-un(e)s d’entre eux :

Jira Traveler nous offre un superbe album-photo de divers spots que nous avons évoqués dans notre article.

Si cela ne devait pas vous suffire, vous pouvez rejoindre un groupe Facebook du nom de cette fleur en langue thaïlandaise (ชื่นชอบโลกสีชมพู « พญาเสือโคร่ง » qu’on pourrait traduire par “Tigre Royal”) : il y a là des photos de cerisiers à foison puisque dit groupe regroupe les amateurs  de cerisiers thaïlandais. Attention à l’overdose !

NamkarngRoongarune

© Facebook – Namkarng Roongarune

Hashtag

Vous en redemandez ? On vous livre encore le hashtag qui vous permettra de retrouver les meilleures publications et les plus belles photos de cerisiers en fleur (#ดอกพญาเสือโคร่ง) :


Y aller, ou pas ?

Alors, faut-il absolument se rendre là où les sakuras thaïlandais fleurissent ? Si vous en faites votre destination unique, vous risquez d’être quelque peu déçu : Chiang Mai et le nord de la Thaïlande n’est pas le Japon ! En revanche, si votre but est de faire une balade à la journée incluant d’autres attractions, alors les cerisiers en fleur et la dispersion de leur pétales égaieront joyeusement votre randonnée. Et vous en reviendrez apaisé, le sourire aux lèvres, les yeux plein « enrosés » 🤩

ParaneeChaipunya

© Facebook – Paranee Chaipunya

Crédit photographique de la photo d’entête : pex maechaem © Facebook
Dernière mise à jour : 30.01.2018

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Le Royal Flora en fête

Nous ne saurions que trop vous recommander de mettre au programme la visite du parc royal Rajapruek (อุทยานหลวงราชพฤกษ์), à 12 km au sud-ouest de la ville de Chiang Mai (comptez 30 minutes pour l’atteindre). C’est une bouffée d’air frais bienvenue dans un splendide écrin de verdure. Avec plusieurs attractions alentour.

Ce parc de 80 hectares (c’est grand, très grand) vaut à lui seul le déplacement ! Il a été créé à l’occasion d’une exposition horticole internationale organisée en 2006 en l’honneur du précédent roi, feu Bhumibol le Grand.  Une exposition qui avait drainé près de 4 millions de visiteurs et que nous avons eu la joie et le plaisir de visiter en son temps. De nombreux pays y avaient alors érigé leur pavillons qui rivalisaient de beauté (florale), au rang desquels les pays reconnus pour leur art horticole comme le Japon, la Chine ou encore les Pays-Bas. Supervisée par le centre royal de recherche agricole de Mae Hia – celui-ci y continue ses recherches – il en reste donc un immense parc public qui se visite. Les deux attractions majeures sont la serre aux orchidées et le pavillon royal Ho Kham, splendide. Le parc royal Rajapruek est également appelé Royal Flora, du nom de l’exposition annuelle qui y est organisée. FloraFestival2017LogoFBRajapruek (ou Ratchaphruek, ต้นดอกราชพฤกษ์ en thaïlandais) correspond à l’arbre cassia fistula dont les noms communs sont le cassier, le faux séné ou encore le faux caroubier. Il produit de magnifiques fleurs jaunes; ce qui explique son autre nom populaire, la douche d’or. Sa fleur est de facto la fleur nationale de la Thaïlande. Et la couleur jaune correspond à la couleur du lundi en Thaïlande, jour-anniversaire du défunt roi Bhumibol.


FloraFestival2017CoverBEDO

Un parc en fête en cette fin janvier 2018

Si l’on vous parle aujourd’hui de ce parc, c’est qu’il vaut la peine de le visiter entre le jeudi 25 et le samedi 27 janvier 2018, période durant laquelle il sera particulièrement en fête :

  • Jeudi 25 janvier, de 9h30 à 16h : des ateliers vous en apprendront plus sur les qualité et les vertus des plantes, des herbes et autres essences de la région. Des produits utilisés dans la pharmacopée locale, notamment pour les massages, ô combien bienfaisants, utilisant des compresses chaudes aux herbes.
  • Du jeudi 25 au samedi 27 janvier, de 8h à 16h : le festival BEDO vous permettra de découvrir les produits agricoles de la région du Nord, des produits exclusivement biologiques. BEDO est l’acronyme du terme anglais de « Biodiversity-based Economy Development Office ». En clair, une économie biologique durable basée sur la biodiversité (site web et page Facebook). Au programme de ces trois jours : de nombreuses animations de sensibilisation à ce concept et des mini-concerts d’artistes locaux.
  • Du vendredi 26 au samedi 27 janvier, de 17h à 21h : Street Food FestivalFloraFestival2017CoverStreetFoodFestival  (événement Facebook). Ce sera la fête de la nourriture typique du nord de la Thaïlande avec des stands alimentaires et des food trucks. Deux soirées animées avec un impressionnant spectacle de feu et des mini-concerts d’artistes plus réputés, notamment des participants à l’émission TV Thailand Got Talent #5 (concept britannique repris en France sous le nom de La France a un incroyable talent).
  • Le samedi 27 janvier, de 9h à 17h : marché de fruits et légumes provenant des montagnes alentour; ce sont principalement les membres des minorités ethniques qui seront là. Faites-leur donc bon accueil.
  • Et enfin le dimanche 28 janvier, de 17h à 19h : spectacle musical de musique populaire nord-thaïlandaise (il devrait y avoir des danses traditionnelles).

Flora Festival 2017

Le parc Rajapruek organise chaque année le Flora Festival durant la « saison froide » ici au nord de la Thaïlande (une fraîcheur toute relative). Ce festival, qui a débuté le 1er novembre 2017, se terminera le 28 février 2018. En plus de la splendide serre aux orchidées, qui vous permettra d’admirer de magnifiques specimens, ce sont des dizaines d’autres fleurs qui arc-en-ciéliseront votre visite. Jetez donc un oeil sur cet album-photo. Une explosion florale qui émerveillera votre regard. Un regard que vous ne manquerez pas de porter sur le somptueux Pavillon Royal Ho Kham.

Ouvert tous les jours de 8h à 18h (vendredi, samedi et dimanche, fermeture à 19h30).

En y allant ces jours (fin janvier 2018), vous devriez y voir de nombreux étudiant(e)s récemment diplômé(e)s de la CMU – l’Université de Chiang Mai – qui se font photographier là – ou qui se prennent en selfie, profitant de la richesse chromatique des champs de fleurs.

FloraFestival2017PhotoCongratulations


Attractions alentour

Le Royal Flora se trouve sur le chemin de la fameuse boucle de Samoeng, un road trip dont on vous parlera un jour. En y allant, ne manquez pas les attractions alentour, notamment :

  • Le Wat Intharawat (ou Wat Ton Kwen), l’un des plus beaux temples bouddhistes de la région, témoin inestimable de la splendeur de l’architecture du Lanna. S’y déroule régulièrement des événements haut en couleur. C’est ici.
  • Le Wat Doi Kham, connu pour avoir fait gagner des joueurs à la loterie nationale. Il est souvent très animé, les pratiquants bouddhistes venant y déposer des milliers de fleurs. Difficile de ne pas le voir avec son grand Bouddha blanc érigée sur la colline d’où la vue sur le parc Rajapruek, sur toute la vallée et plus loin encore est magnifique. C’est .
  • Le Brandnew Field Good. C’est l’adresse du moment où tout le monde se presse. Un café-restaurant en pleines rizières financé par une star thaïlandaise. La vue sur les montagnes y est belle (mais le service déplorable lors de notre premier passage). On vous en reparlera sans doute. Quoiqu’il en soit, l’endroit vous emballera.
  • Si vous vous arrêterez à l’adresse précédente, vous ne manquerez alors pas de grimper sur la colline où vous attend le Phrathat Ban Pong (พระธาตุบ้านปง). Ce n’est pas un temple à proprement parler – le temple se trouve aux pieds de la colline – mais un site tout de blanc, encore en construction, qui protège un chedi vieux de 600 ans. Beaucoup d’hommes d’affaires viennent ici y faire des offrandes afin que leur commerce soit florissant. Vous ne regretterez pas l’ascension, croyez-nous.
  • La Royal Project Kitchen vous permettra de vous restaurer. C’est un restaurant de qualité utilisant principalement les produits issus de la Fondation du Projet Royal, des produits bio (est-il promis). Il se trouve ici.
  • Sans parler de ce qui est le zoo le plus moderne de la région, le Night Safari, juste à côté (mais alors votre programme risque d’être un brin trop chargé).

Puisque nous parlons de fleurs, concluons en vous révélant la date de la prochaine Fête des Fleurs de Chiang Mai, un rendez-vous incontournable que vous offre la Rose du Nord : ce sera donc du vendredi 2 au dimanche 4 février 2018.


Données pratiques

Le Royal Flora, ouvert tous les jours de 8h à 18h (vendredi, samedi et dimanche, fermeture à 19h30) :

  • sur Facebook (c’est là leur page de référence où vous trouverez les dernières informations à jour, malheureusement en langue thaïlandaise seulement pour l’écrasante majorité des publications)
  • sur le web (hélas, leur site en langue anglaise ne semble plus être mis à jour)
  • et en réalité, à savoir son emplacement.
FloraFestival2017PhotoWeLoveToGo

© Facebook – WeLoveToGo

Source photographique de l’image à la Une : Facebook.

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Festival des Ombrelles à Chiang Mai

Avec le Festival des Fleurs, le Songkran (Nouvel An thaïlandais) ou encore le Loy Kratong (la fameuse Fête des Lumières), le Festival des Ombrelles est sans aucun doute l’un des événements-phares à vivre ici dans la Rose du Nord ! La fabrication des ombrelles avec un papier caractéristique – appelé saa et tiré du mûrier – est une spécialité du Lanna, du nom de l’ancien royaume du Nord. Le festival se déroule 3 jours durant à Borsang (ou Bosang, บ่อสร้าง), à une dizaine de kilomètre à l’est de Chiang Mai, route 1006 en direction de Sankampaeng. Cette année 2018, il aura lieu du vendredi 19 au dimanche 21 janvier 😃

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Les rues se parent alors d’ombrelles et de lanternes – autre spécialité de la région – vous offrant une explosion de couleurs. Le village s’anime vous offrant de visite les ateliers, vous proposant des produits artisanaux, un marché vous permettant de goûter à la cuisine du Nord, une animation locale (musique et danses traditionnelles), de même qu’un cortège de demoiselles aux ombrelles en vélo et une parade de chars fleuris. Sans oublier bien sûr l’élection de Miss Ombrelle.

Le programme complet

UmbrellaFestival2018LogoOn vous livre ci-dessous le programme complet du festival 2018, non sans l’accompagner de nos judicieux conseils. Bien qu’ouvert dès 9h, la matinée est plutôt calme à Borsang. En vous y rendant dès 13h, vous y verrez deux défilés de Miss en vélo, dont l’un en habit traditionnel, quel que soit le jour de votre visite (vendredi, samedi et dimanche), un spectacle au charme suranné. Le marché, lui, s’ouvre à 15h. Les deux soirées les plus intéressantes sont la première, le vendredi dès 19h, avec la cérémonie officielle et son magnifique spectacle culturel. Et la dernière, très animée, avec l’élection de Miss Ombrelle 2018, le dimanche dès 18h.
Umbrella Festival 2018 - Programme CMDCDL.jpg

Une collaboration Indonésienne

UmbrellaFestival2018LogoPayungIndonesiaDans le cadre de l’intensification des relations culturelles des pays de l’ASEAN, le Festival des Ombrelles de Borsang collabore depuis peu avec son homologue indonésien, le Festival Payung, qui est le festival de l’ombrelle indonésienne et dont la dernière édition a eu lieu en septembre 2017 à Surakarta.

Ainsi, l’artiste indonésienne Nova Burdo-Marseline se produira ici à Borsang (vendredi soir). Occasion de découvrir également les créations vestimentaires de la designer de mode Dian Oerip. Un collaboration fructueuse dont on se réjouit de voir le résultat sur place.UmbrellaFestival2018PhotoIndonesiaMontage Le Festival Payung 2017 sur Facebook, sur le web (site plus disponible) et sur Twitter (@FestivalPayung). L’édition 2018 aura lieu en août à Solo (Jawa Tengah).


Et les ombrelles attirent les Miss

Borsang est une destination que ne manquent jamais de visiter les candidates aux divers concours de beauté dont la Thaïlande regorge. Ainsi de Miss Chiang Mai bien sûr, mais également des concours nationaux comme Miss Grand ou encore Miss Universe Thailand. Et il faut bien avouer qu’une miss sous une ombrelle gagne en élégance.

UmbrellaFestival2018PhotoMissMontage

© Facebook

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tival est donc l'occasion rêvée d'élire la plus belle des filles de la région qui ambitionnent de ravir le titre de Miss Ombrelle. Le concours en question aura lieu dimanche 21 janvier 2018, dès 18h. On s’est laissé dire qu’une Miss sera de la partie lors du défilé du vendredi soir. On vous révèle qui ci-après…

UmbrellaFestival2018PhotoMiss2

© Facebook

Visite du Festival – La journée idéale

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Miss Chiang Mai 2018 © Facebook

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ait exagéré de se rendre à Borsang et d'y rester toute la journée jusqu'au soir. Suivez donc nos conseils pour agrémenter votre visite. Rappelons ici les moments-phares du festival, à ne pas manquer donc :

  • La cérémonie d’ouverture avec son spectacle folklorique et le défilé de chars fleuris (vendredi 19 dès 19h).
  • Les défilés des Miss en vélo (les trois jours, vendredi, samedi et dimanche, à 10h, 11h, 13h et 14h (suivez-les par paire, soit 10h et 11h ou alors 13h et 14h).
  • L’élection de Miss Ombrelle 2018 (samedi 21 dès 18h) où a lieu également un spectacle folklorique avec danses traditionnelles.

Nous nous sommes laissés dire que Miss Chiang Mai 2018 sera présente lors du défilé de chars fleuris vendredi soir… N’est-elle pas ravissant devant son ombrelle, rouge comme la couleur de la passion ?

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Show culturel © Facebook

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te du temps, passez-le à visiter les divers ateliers d'ombrelles et autre artisanat (en remontant la route principale, et ce ne sont pas les seuls, ne citons ici que Sunisa), de même que le marché avec sa nourriture locale (la route devient piétonne dès 15h). La décoration de toute la rue vous ravira. Et profitez de visiter les attractions alentour :

  • Le Dhara Dhevi, qui est un des hôtels les plus luxueux de la région. Y ont été réinstallés là d’anciennes maisons, pavillons et autres palais provenant du Lanna (Thaïlande, Myanmar et Laos). Il se visite sans autres jusqu’à la réception et cela vous suffira pour prendre conscience de la splendeur de cet ancien royaume. Les gourmands se délecteront avec un arrêt à la boulangerie, installée dans un ancien marché (kad), sur votre droite à l’entrée.<br
    e web, page Facebook et emplacement.

https://www.facebook.com/DharaDheviCNX/videos/990167107680497/

  • Une manufacture de celadon où vous pourrez y découvrir la fabrication de nombreux objets – vases, vaisselles… – utilisant cette matière, la céramique à la couleur vert pâle typique, en vous introduisant dans les ateliers où la finesse d’exécution est reine. Notre préférence va au plus petit d’entre eux, le premier cité (qui se trouve bien opportunément avant le village de Borsang : Baan Celadon, Siam Celadon ou encore Chiang Mai Celadon à Doi Saket.
  • La soie est également à l’honneur dans cette région et les manufactures y son nombreuses. Ne citons que Jolie Femme, Thai Silk Village , Sankamphaeng Silk ou encore Shinawatra.
  • Et puisque vous êtes venu pour les ombrelles, visiter également un atelier artisanal de papier saa, un papier tiré du mûrier, utilisé entre autres pour la création des ombrelles. Il y en a plusieurs; on ne vous parle ici que d’U.M. Thai.
  • Les amateurs d’art contemporain ne manqueront pour rien au monde la visite du MAIIAM, musée d’art contemporain de classe mondiale, sis à Sankamphaeng un peu plus à l’est. Site web, page Facebook et emplacement.
  • Restaurants. Et les gourmets se régaleront chez Meena (qui ferme à 17h), une adresse méconnue qui vous permettra de régaler et vos yeux (vous mangez sous d’anciennes maisons typiques en bois) et vos papilles. Ou bien chez Huen Jai Yong, considéré comme un des meilleurs restaurant qui sert une cuisine nord-thaïlandaise (cet article en anglais vous en donne un aperçu).. On vous parle ici de cuisine thaïlandaise authentique. Dommage qu’une perle culinaire, le Nasi Jumpru, ait fermé ses portes.
  • Votre pause-café pourra se prendre à Borsang-même (plusieurs cafés sont installés sur l’artère principale) ou mieux, au Rice Life, histoire de profiter de belles rizières (avouons cependant que la période actuelle ne s’y prête guère).
  • Si d’aventure Borsang ne devait pas avoir assouvi votre soif d’achat de souvenirs, rendez-vous alors à l’OTOP Center : vous  y trouverez moult articles artisanaux de la région à des prix corrects.
  • Un marché. Celles et ceux qui voudront se rendre au festival le samedi, le moins intéressant des trois jours, pourront alors profiter en matinée du petit mais charmant marché Cham Cha dont on vous a déjà parlé.

Comment s’y rendre ?

UmbrellaFestivalSpark1InstagramLe festival se déroule donc 3 jours durant à Borsang (ou Bosang, บ่อสร้าง), à une dizaine de kilomètre à l’est de Chiang Mai, route 1006 en direction de Sankampaeng. L’idéal est d’y aller pas ses propres moyens (en scooter ou en voiture louée). Vous vous rendrez alors compte d’une particularité propre à cette route, unique dans la région : les panneaux routiers comportent une écriture supplémentaire, en plus du thaïlandais et de l’anglais : l’ancienne écriture du Lanna, que seuls les érudits savent encore déchiffrer !
A défaut, et si vous ne désirez point privatiser un minibus local – les fameux song thaew – vous pourrez prendre un tel minibus. De couleur blanche, il vous attend près du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (ici très précisément). Il ne vous en coûtera que THB 15.- l’aller. Seul écueil à surmonter : l’heure du retour. Mais nous ne doutons pas que la gentillesse des habitants viendra à bout de toute difficulté à revenir à Chiang Mai, la capitale provinciale (et sans doute capitale culturelle du royaume).

Le peuple des ombrelles

L’ombrelle est le fruit d’une ancienne tradition artisanale. L’Office du Tourisme thaïlandais nous présente les artisans de Bor Sang :Protection contre le soleil et la pluie, les ombrelles ont aussi un rôle culturel. Très utilisées en Thaïlande, elles sont notamment un symbole important de la royauté : les monarques thaïlandais sont assis sur des trônes abrités par neuf niveaux d’ombrelles représentant les huit points cardinaux de la boussole et le fardeau du pouvoir. Dans le bouddhisme, l’ombrelle ou parapluie représente la protection contre la souffrance et le mal. L’histoire raconte que les célèbres ombrelles de Thaïlande ont été rapportées de Birmanie (Myanmar) par un moine nommé Phra Intha. Elles étaient confectionnées avec de l’écorce de mûrier (sa) et huilées pour garder les gens au sec mais aussi au frais. Impressionné, le moine en ramena quelques unes chez lui, au village Bor Sang à Chiang Mai et entreprit d’en enseigner la fabrication. Par la suite, le talent des artisans thaï les para de fioritures artistiques originales.
B
demeure encore aujourd’hui le centre de production des ombrelles faites à la main. Elles sont fabriquées dans une grande variété de tailles, ainsi que de superbes éventails brillamment colorés et des lanternes magnifiques.
L
sans du village ont créé une coopérative en 1941 : le « Bor Sang Umbrella Making Cooperative Ltd. » se dédie au maintien des traditions et de l’artisanat. On peut se promener dans les différents ateliers et assister àchaque étape de la fabrication des ombrelles : préparation du bambou pour la poignée et les baleines, ajout du papier de sa (mûrier), laquage pour imperméabiliser, peinture de décoration et séchage.
O
e le talent des artistes peintres qui habillent de dessins et de couleurs ombrelles et éventails. Quelques minutes leur suffisent pour réaliser de très beaux motifs colorés généralement représentatifs de la Thaïlande comme des éléphants, des rizières ou des couchers de soleil.
S
avez un sac, des chaussures ou encore un vêtement que vous souhaitez relooker, ces sympathiques artisans vous proposent également de les peindre.
S
e, vous pouvez bien sûr acquérir ombrelles, éventails et lanternes, des plus petites tailles à emporter aux plus grandes qui vous seront expédiées à votre domicile.
L
elles si importantes pour l’économie locale, sont célébrées chaque année lors d’un festival de trois jours au mois de Janvier. A l’occasion du « Bor Sang Umbrella and Sankampaeng Handicraft Festival” les rues sont illuminées de lanternes et décorées des ombrelles sa les plus colorées.
L
e artisanal de Bor Sang est ouvert de 08h30 à 17h00 chaque jour.
La coopérative dont il est question est l’Umbrella Making Centre, autour duquel est organisé le festival. Un centre artisanal que vous retrouverez sur le web, sur Facebook et en réalité.

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L’érudit Jean de la Mainate, animateur du blog Merveilleuse Chiang Mai, une source inépuisable d’informations sur la Rose du Nord, est bien entendu déjà passé par le village de Bor Sang. Lisez donc son article.
Vous trouverez d’autres informations (la plupart en langue thaïlandaise) sur la page Facebook officielle du festival, sur celle de la Municipalité de Tonpao ou encore celle de la Municipalité de Sankampaeng. Il y a aussi le hashtag เทศกาลร่มบ่อสร้าง pour se plonger dans l’ambiance virtuelle de l’événement. Et enfin Events Weekly qui nous offre un florilège de photos (tirées de l’édition de l’année 2017). Mais plus que les pages internet, on vous invite à vous rendre sur le lieu-même du festival afin d’y rencontrer l’âme du Lanna et ses habitants, fort attachants… sans parler de la joliesse de Miss Ombrelle 😏
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 On vous livre pour terminer un document historique de l’INA sur Chiang Mai. Où les réalisateurs découvraient la Rose du Nord en 1960, Au Pays des Ombrelles.

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Alors, dites-nous, êtes-vous convaincu par la beauté que véhiculent les ombrelles ?

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Wan dek – Journée où l’enfant est roi en Thaïlande

Vous trouverez en fin d’article les diverses animations organisées à l’occasion de la Journée Nationale thaïlandaise de l’Enfant ici à Chiang Mai  🧒

A chaque pays sa Journée de l’Enfance ! En 1954, l’Assemblée générale des Nations Unies recommande d’instituer une Journée mondiale de l’enfance. Et c’est depuis 1989 seulement qu’est célébrée la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre de chaque année, commémorant l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). L’ancien bloc soviétique, lui, a fixé au 1er juin sa Journée internationale de l’enfance. Et il semble que la Turquie soit le pays instigateur d’une telle commémoration. Quoi qu’il en soit, la Thaïlande fête sa Journée Nationale de l’Enfant chaque second samedi du mois de janvier, et ce depuis 1965. Et en 2018, cela correspond au samedi 13 janvier (ou 2561 selon le calendrier bouddhiste thaïlandais) 😃

(wan correspond à « jour » et dek à « enfant », plus précisément wan dek haeng chad, วันเด็กแห่งชาติ). De nombreux bureaux gouvernementaux sont ouverts aux enfants et à leur famille : siège du gouvernement, complexes militaires et la Maison du Parlement, notamment. Lors de la visite guidée de la Maison du gouvernement (à Bangkok), les enfants ont l’occasion de voir le bureau du Premier ministre et de s’asseoir dans son fauteuil.


Bangkok Post, quotidien anglophone publié dans la capitale. La situation des enfants de Thaïlande est loin d’être rose; ThaiVisa nous le rappelle.

Et pour celles et ceux qui veulent être pris en photo avec le chef de la junte, des effigies en carton ont été créés, effigies dont Prayuth s’en amuse.

Enfin Mod, une prof’ de langue thaïlandaise en ligne, nous donne quelques indications supplémentaires sur cette journée des enfants (en anglais).


Voeux royaux

« Nos ancêtres nous ont laissé beaucoup de bonnes choses et, par conséquent, les enfants thaïlandais, qui sont l’avenir du pays, ont le devoir de continuer et de préserver ces bonnes choses tout en les encourageant à devenir prospères. »
Rama X&

/p

Sa Majesté le Roi Maha Vajiralongkorn, Rama X, a également délivré un message à l’occasion de cette journée, un message imprimé dans un livre pour enfants intitulé Hero Tua Jew (« Le Petit Héros »), ouvrage qui sera distribué gratuitement (présentation vidéo).


Voeux religieux

Les autorités bouddhistes thaïlandaises y sont également allées de leur bons voeux à l’occasion de cette journée, rappelant l’utilité de la pratique (bouddhiste, notamment à travers la méditation).

N’oublions cependant pas que malgré la prospérité du royaume le sort de nombreux enfants thaïlandais n’est pas toujours enviable. Ainsi de la vie quotidienne de Pam, qui dort avec son père dans un tuk-tuk. Ou des trop nombreux enfants qui disparaissent (plus de 400 l’année dernière en Thaïlande). C’est dire qu’il s’agit de promouvoir et faire respecter les droits des enfants. De l’enfance à la vieillesse, la Thaïlande est un pays très hiérarchisé où les anciens sont respectés, faisant l’object d’un culte.


Les diverses animations ici à Chiang Mai

A Chiang Mai, de nombreuses animations gratuites destinées aux enfants égaieront ce samedi 13 janvier. C’est notamment le cas des musées.

Honneur au Royal Flora, un parc qui n’oublie jamais de fêter cette journée. Animation spéciale de 8h à midi.

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Beaucoup d’enfants demanderont d’aller au zoo. Et si d’aventure le vôtre devait mesurer moins de 136 cm, l’entrée au zoo de Chiang Mai lui sera offerte 😉 Animation spéciale en journée et grand carnaval en soirée, avec parade dès 19h30. La fête continuera dimanche 14 janvier.

ChiangMaiZooCover.jpg

Le Chiang Mai Night Safari ne sera pas en reste lui aussi. Animation de 10h à 22h avec distribution de nombreux cadeaux aux enfants.


DSNSCPuisque le slogan de cette journée des enfants est le savoir, on invite les parents à privilégier la visite du Centre d’étude de la Nature du Doi Suthep (DSNSC), animé par la Faculté des Sciences de l’Université de Chiang Mai. Les enfants y seront à la fête de 9h à 15h dans ce lieu aux pieds du Doi Suthep, la montagne tutélaire de la ville de Chiang Mai, près du zoo.


Police5CoverBeaucoup d’institutions étatiques se mettent en quatre pour accueillir les enfants. Ainsi de la Police provinciale 5 ! Allez savoir ce que les policiers réserveront aux petiots, de 8h à midi. Pour celles et ceux qui s’y intéressent, ce sera ici, au bord de la rivière Ping, au sud de la ville, là-même où flotte un immense drapeau de Mère Patrie.

Même type d’invitation par le Bataillon d’Infanterie no 7. les activités proposées sont plus physiques, armée oblige ! Notamment des compétitions sportives et même un entraînement au… tir 🤔

Les festivités officielles, organisées elles par la Mairie de Chiang Mai, auront lieu samedi 13, toute la journée, au stade municipal, sis un peu au nord de la porte Chang Puak.

CMMayor Originales également les activités proposées aux plus jeunes par le Bangkok Hospital (celles et ceux ayant eu à faire avec les hôpitaux de qualité thaïlandais, qui rivalisent avec les meilleurs hôtels en matière de prestations hôtelières, ne seront en rien étonnés de cela). De 8h à 11h, il y aura des activités manuelles de peinture, de même qu’une plantation d’arbres et des activités en lien avec le tri des déchets 👏🏼

BangkokHospitalCover Activités aussi organisées au Lanna Hospital (dont les moyens financiers sont moindres), dès 9h.

Les universités s’ouvrent également aux plus jeunes à l’image de l’Université Rajabhat (CMRU). Animations de 8h à midi. Dans le même registre, le Bureau des Relations Publiques(district 3), soit l’autorité provinciale, sera aussi animé samedi de 8h à midi avec notamment une bourse aux livres d’occasion (n’hésitez pas à y amener les vôtres, ils serviront à des communautés aux faibles moyens financiers). Le Gouverneur y sera.


GingerFarmLes parents désireux d’initier leur progéniture à des activités créatrices privilégieront les lieux habitués à offrir ce genre d’activités. Comme par exemple la Journée des Enfants organisée par la Ginger Farm. Ainsi, samedi 13, de 9h30 à midi, vos enfants pourront s’adonner à des activités fermières et des jeux dans la nature, au contact d’animaux.

Même idée proposée par la ferme biologique Oh Ka Jhu OhKaJhuLogoqui vend ses produits dans les restaurants du même nom au fulgurant succès (les locaux adorent). Ainsi ce samedi, de 10h à 19h, des activités permettant aux plus jeunes d’être sensibilisés à la production biologique y sont organisées dans leur ferme non loin de Maejo, au nord-est de la ville.

On ne vous raconte pas de salades : quand ce n’est pas des concours de beauté, les Thaïlandais raffolent des concours de chant. Et c’est justement ce qu’organise le parc aquatique du Grand Canyon ! Vous pourrez donc assister là-bas à un concours de chant de 9h à 18h.


KadSUanKaewCoverFB.jpgLes centres commerciaux ne manquent jamais une occasion de marquer les grandes fêtes, surtout celles touchant aux enfants, grands prescripteurs d’achat devant l’Eternel ! Mention particulière cette année au plus ancien d’entre eux (mais non le premier), le centre commercial Kad Suan Kaew, situé à l’extérieur du coin nord-ouest de la cité historique (« le carré »). La très belle décoration mise en place émerveillera sans aucun doute votre progéniture. Beaucoup d’activités au programme. En voici un bref aperçu en vidéo :

Animation également au CentralPlaza, proche de l’aéroport, sous le thème : The Adventure @ Robots Land. Show de robots (sic), défilé de mode, concours de danse avec des enfants, mini-parc aquatique… Ce sont là activités qui ont déjà débuté ce 9 janvier et se termineront dimanche 14.

Navire amiral du même groupe commercial, le Central Festival sera aussi de la partie avec son Kids Day 2018, de 10h à 22h, tant samedi 13 que dimanche 14 janvier. Au menu un parc à thème Dragon Adventure où seront organisés de nombreux concours permettant aux bambins de gagner beaucoup de cadeaux.

MeechokPlazaCoverTrès populaire au nord de la ville, le Meechok Plaza organise lui aussi sa journée spéciale Children’s Day avec de nombreux jeux et concours permettant aux petits de repartir avec des cadeaux.

KadFarangCoverItou du côté du Kad Farang Village, un centre commercial au sud de la ville, inconnu des touristes mais apprécié des expatriés et autres habitants de la région de Hang Dong. A l’occasion du Children’s Day, les enfants y seront accueillis spécialement de 9h30 à 15h. Il y sera même proposé un check-up dentaire gratuit !

L’Oncle Tan – qui aime à se montrer en tenue de marin, c’est là sa marque de fabrique – est le propriétaire de MAYA. Ce centre commercial est situé au nord de Nimman, le quartier branché de la ville. Et il a mis sur pied lui aussi un mini-parc d’attractions avec animations qui attirera de nombreux garnements. Samedi 13 et dimanche 14 janvier.

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L’autre côté de la rue, plus au sud donc, accueille un tout nouveau complexe commercial appartenant au même Oncle Tan, le One Nimman, qui se définit comme un espace culturel et dont l’architecture détonne ici en pays Lanna. Dans cet écrin est également organisée une journée spéciale qui ne laisse pas de nous titiller… Au programme – que ne laisse pas entrevoir l’affiche : un atelier pour confectionner du chocolat (😋) et des activités en lien avec la culture ancestrale du Lanna, le nom de l’ancien royaume du Nord…

OneNimmanCover

Promenada de son côté ne pouvait manquer à l’appel ! Dans cet autre centre commercial, il est question de différentes stations ludiques où les enfants collectent des « staempfel » (demandez donc à un Suisse ce que cela signifie). Un concept baptisé Kids Camp avec un concours photo. En savoir plus.

Les manifestations évoquées ici sont loin d’être exhaustives !

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Cette Journée des Enfants donne lieu à une multitude d’offres (rabais, prix spéciaux, voire gratuité). On ne signalera ici que celle du parc aquatique Tube Trek : entrée gratuite pour les enfants de moins de 12 ans, THB 200.- pour ceux entre 12 et 18 et seulement THB 400.- pour les grands enfants de plus de 18 ans. Ce sont là rabais substantiels pour ce parc aux prix prohibitifs.


Bonne fête à tous les enfants 😁


Toutes les villes et tous les villages du royaume célébreront cette Journée de l’Enfance. C’est dire que riche en sera le programme, notamment dans la capitale, Bangkok. Relevons pour terminer le show aérien qui sera offert samedi matin sur la base aérienne militaire Wing 6 à Don Muang.

Communiqué officiel du gouvernement repris par le journal Khoasod (c’est donc en thaïlandais).
Source photographique d
© Royal Flora
Dernière mise à jour :
1.2018

Traces d’un royaume perdu – Peintures murales des temples du Lanna

Durant cette haute saison touristique (elle commence en novembre), nous vous invitons à visiter la très belle exposition « Traces of Lost Kingdom » (Traces d’un royaume perdu). Vous pourrez y admirer des photographies dévoilant les peintures murales des temples bouddhistes du Lanna. Elle se déroule actuellement au Tamarind Village, un superbe établissement hôtelier au coeur de la cité fortifiée, là-même où est organisé le fameux marché piétonnier du dimanche soir (repérez la magnifique allée faite de bambous sur votre droite). L’exposition est visible de 9h à 18h, jusqu’au 28 février 2018. L’entrée est libre. Vous pourrez même y acquérir des photos.

TracesOfALostKingdomCover

C’est une incroyable plongée dans le passé qui vous est proposée ! Découvrez les croyances, les coutumes et la culture du peuple du nord de la Thaïlande à travers les peintures murales de ses temples bouddhistes, peintures dont certaines, très rares, datent de plus de 500 ans. Ces oeuvres dévoilent la vie quotidienne des gens du Lanna, nom de l’ancien royaume du nord de la Thaïlande : rituels, guerres, jeux d’enfants, danses et traditions musicales…

Cette exposition a fait l’objet d’une cérémonie d’ouverture avec un émouvant spectacle de danse qui réunissait RonnarOng Khampha, Darunee Phonwithun & Phattha Phikroh, danseurs très connus ici à Chiang Mai. Quelques photos de la cérémonie ici : Tamarind VillageWoralun BoonyasuratCitylife et le magazine FINE DAE.
TracesOfALostKingdomShow

Facebook – Piengrawee Sirisook

Ces peintures sont d’une rare richesse iconographique permettant aux historiens et autres chercheurs d’enrichir leur savoir (lisez donc ce texte-ci de François Lagirarde). En complément des textes anciens, les peintures murales sont une mine d’informations. Bien que l’on puisse penser que cette tradition picturale remonte au XVe siècle, il n’en reste aucune trace. Aussi, la plupart des peintures murales existantes remontent à 150 ans au maximum. Les peintures murales dans l’enceinte des monastères appartiennent aux traditions des pays bouddhistes d’Asie du Sud- Est. Leur fonction est double : décoration de l’espace attribué et éducation des pèlerins qui viennent admirer ces fresques. Les histoires racontées sont généralement très populaires et jouent un rôle didactique, transmettant des messages moraux. Ces peintures illustrent des scènes bouddhiques traditionnelles (les 28 Bouddha du Passé, les vies antérieures (jatakas) du Bouddha Gautama, et la vie du Bouddha historique) ainsi que des scènes de la vie quotidienne.
Les peintures murales du Lanna se trouvent presque toujours dans le viharn du temple (salle de prière où les moines chantent leur versets bouddhistes quotidiens). Il fallait que ces peintures soient visibles des fidèles, celles-ci venant conforter les enseignements prodigués par les moines. Les peintures murales du Lanna se caractérisent par leur spontanéité, leur caractère terre-à-terre et leur forte saveur locale. Influencées par les arts birman, shan, lao et siamois, ces peintures murales reflètent le mélange multi-ethnique propre au nord de la Thaïlande. Elles ne manquent pas de charme.

TracesOfALostKingdomPhotoFB2Au 19ème siècle, de grandes communautés de Shan et de Thai Lüe de l’Etat Shan voisin de Birmanie et du sud de la Chine s’installèrent à Chiang Mai pour aider à repeupler la ville après de nombreuses années de guerre avec les Birmans. Au même moment, des «Haw» (commerçants musulmans) chinois entraient en scène, transportant des marchandises comme du thé, des herbes médicinales et des légumes marinés venus du Yunnan voisin. Un autre groupe de Chinois arrivait de Bangkok, commerçants s’installant dans les villes le long des rivières. Les Occidentaux sont également arrivés à ce moment, leur intérêt se tournait vers les activités très rentables d’exploitation du bois de teck. Les missionnaires chrétiens suivirent bientôt. Ainsi, les peintures murales du Lanna dépeignent souvent ce mélange de divers groupes ethniques : on distingue clairement les vêtements chinois typiques de cette période à côté d’autres vêtements, birmans ceux-là, tout comme les jupes rayées de coton paa sin typiques du nord. Les Occidentaux sont souvent représentés en uniforme militaire.

‟L’essence de l’architecture bouddhique du Lanna réside dans la volonté d’établir, par des formes et des symboles, une communication vers l’esprit„
Wonchai Mongkolpradit

Contrairement au style formel de la peinture que l’on trouve dans les temples de Bangkok, où les artistes suivent des formes soigneusement prescrites approuvées par la cour, les peintures murales du Lanna sont très singulières, chaque temple ayant ses propres caractéristiques. Des styles régionaux ont surgi, comme celui du Wat Phumin et du Wat Nong Bua, dans la province de Nan, offrant les plus belles peintures murales du Lanna jamais peintes. Lampang se caractérise par ses peintures sur les panneaux latéraux en bois. Les peintures murales pouvaient aussi refléter l’origine ethnique de l’artiste. De nombreux exemples en témoignent : au Wat Bua Krok Luang dans la ville de Chiang Mai et au Wat Pa Daet à Mae Chaem, deux exemples révélant les origines Shan de leur peintres dans de nombreux détails.

Laai Kham – Peinture d’or

En plus des narrations peintes sur les murs principaux du viharn, les artistes du Lanna ont souvent utilisé une technique murale appelée laai kham pour embellir davantage l’intérieur du bâtiment. Littéralement traduit par «motifs d’or», ces feuilles d’or sont apposées sur une surface laquée rouge ou noir. Cette technique a été utilisée principalement pour décorer les éléments architecturaux en bois à l’intérieur du bâtiment – piliers, poutres et panneaux muraux – ainsi que pour embellir le mur immédiatement derrière l’image principale du Bouddha.

En raison des limites inhérentes au découpage au pochoir, le laai kham était plus adapté aux motifs floraux et géométriques qu’à la réalisation d’histoires détaillées. Une technique employée pour représenter les stupas, les vadas (êtres célestes), les fleurs de lotus et les arbres Bodhi. On en trouve également pour représenter des rangées de Bouddhas assis dans la «posture d’éveil» et des créatures mythiques telles que le kinnari, mi-humain mi-oiseau. Le Viharn Lai Kham, petite salle de prière ouverte sis au temple Wat Prathat Lampang Luang, est un des plus beaux exemples de peinture laai kham. A l’occasion des 720 ans de sa fondation, Chiang Mai a réalisé une très belle exposition sur cette technique où l’histoire du roi Mengrai a été retracée en feuilles d’or.

Préservation

La technique de peinture avec des pigments naturels sur du plâtre sec que les artistes employaient dans les peintures murales thaïlandaises (par opposition à la fresque appliquée en Europe) a rendu celles-ci particulièrement fragiles : elles se sont par conséquent détériorées avec le temps. Sans parler des affres du climat humide, du mauvais entretien des temples en raison du manque de financement et d’expertise, ainsi que d’un manque d’appréciation quant à leur valeur historique et culturelle. Beaucoup des peintures murales visibles il y a seulement 20 ans ont maintenant disparu, et avec elles, un des précieux héritages culturels du nord de la Thaïlande. Heureusement, la prise de conscience et l’intérêt croissant pour elles ont permis d’importantes restaurations afin de préserver les plus importants sites muraux . Espérons que cet intérêt se maintienne afin de permettre de garder ouverte cette «fenêtre sur le passé du Lanna».

Alain Bottu nous parle du Wat Pumin et du Wat Ming Muang, tous deux sis à Nan, plus à l’est, en nous offrant de beaux clichés de ces peintures. La région voisine de l’Isan n’est pas en reste. Lisez donc le blog d’Alain et Bernard; ils ont consacré une page aux peintures murales, l’âme des temples du coeur de l’Isan. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que des chercheurs se sont penchés avec passion sur ces peintures. « Le récit [bouddhique] d’origine, ne l’oublions pas, n’était jamais dépeint entièrement, seules certaines scènes choisies étaient agencées. L’espace alloué sur les murs était donc précieux. Lesquels des peintres et des donateurs sont-ils à l’origine de ces scènes ? En tous les cas, leur accord est évident étant donné le succès de ces scènes – dont un des rôles était sans doute de divertir, d’amuser, voire de faire rire : un bon moyen de retenir l’attention. » C’est là l’épilogue de Cristophe Munier-Gaillard qui a étudié les peintures murales de Birmanie. Son travail a été publié dans la revue Moussons.  Une thèse de doctorat en Langues, civilisations et sociétés orientales a même été composée sur ce thème par Sébastien Tayac. Son titre ? La commande des peintures bouddhiques dans les monastères de la province de Chiang Mai. Autre thèse dont l’auteur est Sutha Leenawat : La peinture murale de l’école de Bangkok pendant la seconde moitié du XIXeme siècle. En voici le résumé :

Au XIXème siècle, la Thaïlande dut faire face à la menace des puissances occidentales. Le Souverain thaï décida d’ouvrir son pays à toutes les connaissances occidentales pouvant civiliser son royaume. La réforme sociale et culturelle provoqua la découverte de l’art pictural occidental sous la forme de tableaux, d’estampes, de photographies et d’illustrations de livres déclenchant en Thaïlande un nouveau mouvement de l’art pictural occidental. Ce nouveau style de peinture fut créé par le moine peintre Inkhong représentant des scènes symboliques des vertus du Bouddha dans le monastère Borom Niwat (1836). Impressionnés par ce nouveau style de peinture, les peintres réalisèrent de telles peintures murales dans tous les monastères de cette époque. Le Wat Sommanat Viharn (1853), le Wat Pathum Wanarum (1861) et le Wat Rajapradit (1864) en sont les meilleurs exemples. Leurs nouvelles caractéristiques sont adaptées du modèle occidental : l’utilisation des trois dimensions, la perspective dans le paysage, l’introduction de volumes, de profondeurs et de tonalités sombres.

 

In fine, vous trouverez une présentation de l’exposition ici à Chiang Mai avec moult explications (en anglais) sur le site web du Tamarind Village (une partie du texte ci-dessus en représente une traduction libre). Une expo à ne pas rater donc si vous venez dans la Rose du Nord durant la haute saison touristique, jusqu’au 28 février 2018. Vous pouvez d’ores et déjà jeter un oeil sur cet article, certes en langue thaïlandaise mais dont les photos devraient vous donner envie d’y aller…

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Loy Kratong / Yi Peng Festival 2017 à Chiang Mai – LE PROGRAMME

Cette année à Chiang Mai, le Loy Kratong sera célébré vendredi 3 novembre. Les festivités auront lieu du 2 au 4 novembre. Les kratongs déposés sur la rivière Ping et les lanternes célestes lâchées au vent illumineront la Rose du Nord qui scintillera de mille feux.

 

LoyKratong2017PhotoKratongCompass

Facebook (Compass)

AU PROGRAMME – Jeudi 02.11
18h30 : Danse traditionnelle par 300 danseuses du Lanna (place des Trois Rois)
19h : Cérémonie officielle d’ouverture (musée Lanna Folklife)
19h à 21h : Spectacles folkloriques lanna (aux 4 coins de la cité historique, « le carré », et Tha Pae)

 

Vendredi  03.11
18h : Cérémonie du lâcher de lanternes au Wat Pan Tao. A NE PAS MANQUER !
19h à 21h : Spectacles folkloriques lanna (aux quatre coins de la cité historique, « le carré »)
19h à 22h : Dépôt officiel des kratongs le long de la rivière Ping

Samedi 04.11
19h à 23h Grande parade des kratongs (de la Porte Tha Phae au bâtiment municipal)
19h30 Feux d’artifice en l’honneur de Sa Majesté le Roi Rama X (pont Nawarat) + 21h30

Durant tout le festival
Fête à l’Ancient House, au bord de la rivière Ping, et sur la place des Trois Rois avec, entre autres, l’élection de Miss et Mister Yi Peng, sans oublier la porte Tha Pae.
Rituels bouddhistes (avec adoration) dans de nombreux temples, notamment au Wat Lok Molee (de 16h à 20h), au Wat Jed Lin (de 16h à 20h aussi) et au Wat Upakut (Chang Mai Buddhists’ Society, de 10h à 23h).

Ambiance féérique dans toute la ville !

Attention! Ne confondez pas le Festival du Loy Kratong, gratuit, avec les cérémonies payantes de lâchers géants de lanternes organisées par des entités privées, notamment une secte bouddhiste à Mae Jo, au nord de la ville (sold out).

Par ailleurs, les lâchers de lanternes pourront avoir lieu en ville vendredi et samedi, de 19h à 1h du matin.


A NE PAS MANQUER :


 

LoyKratongPhotoKKDayShutterstockIndépendant de la féérie présente en ville, vous pouvez bien sûr aussi envisager de participer à un des 8 lâchers géants de lanternes célestes. Ou encore profiter de la fête pour faire un bon repas auprès des restaurants qui organisent une soirée Loy Kratong.

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Mais de notre point de vue, la plus belle des Fêtes de la Lumière se déroule au coeur-même de la ville, cette année entre le pont Nawarat (4) et le parc du monument Phra Chao Kawila Monument (6) avec, au centre, le fameux Iron Bridge (ou Pont de Fer, no 5). C’est là que les kratongs sont déposés sur la rivière Ping (officiellement vendredi de 19h à 22h) et que les lanternes célestes sont lancées (officiellement vendredi et samedi, de 19h à 1h du matin). On vous invite par conséquent à y déambuler (vous ne serez de loin pas seul), sans omettre de vous rendre au Wat Upakhut, soit le temple de la Société Bouddhiste à côté de la Maison du Gouverneur, où des cérémonies se déroulent.

Cette année, pour profiter des festivités, deux autres endroits doivent impérativement figurer à votre programme : la place des Trois Rois (1), magnifiquement décorées. Et l’Ancient House (2), au bord de la rivière Ping.

La place des Trois Rois (1) tout d’abord, avec le Musée Lanna Folklife qui lui fait face. S’y déroulera jeudi une danse traditionnelle du Lanna réunissant pas moins de 300 danseuses. Suivra la cérémonie d’ouverture avec, là auss, un show folklorique. Profitez des divers stands où des ateliers gratuits sont organisés : création de votre kratong et d’un sapao (un bâteau), entre autres ateliers.

Quant à l’Ancient House (2), ce sera là que vous vous imprégnerez le mieux de la riche culture du Lanna. Le bâtiment vient d’ailleurs d’être restauré. De nombreuses animations avec un marché de style traditionnel (kad mua) vous accueilleront.

A ces deux endroits immanquables, vous ajouterez la porte Tae Phae (3), épicentre du tourisme chiangmaien, où auront lieu là aussi les spectacles folkloriques que nous apprécions tant (de même que dans les 4 coins de la cité historique).

Mais le Loy Kratong, qui s’inscrit dans un contexte religieux, est aussi l’occasion de visiter les temples bouddhistes, superbement décorés pour l’occasion. Le temple immanquable est bien entendu le Wat Phan Tao (7), où a lieu un très joli lâcher de lanternes célestes effectué par de jeunes moinillons vendredi à 18h (on peut regretter la présence trop nombreuse des photographes mais qui n’est pas photographe de nos jours 😏). D’autres temples où des cérémonies se déroulent : le Wat Lok Moli (8) et Wat Chedlin (9), de même que le Wat Inthakin, sur la place des Trois Rois (1).


En conclusion, on vous recommande de vous plonger dans la culture du Lanna. Comment ? En participant à un atelier-découverte. Il a lieu en journée (tous les détails sur l’affiche ci-dessous). Vous en apprendrez plus sur la Fête des Lumières célébrée à Chiang Mai, vous composerez non seulement votre kratong (à déposer ensuite sur un cours d’eau) mais aussi votre chandelle (prang prateep). Et vous repartirez avec un snack local. Non sans avoir eu le plaisir de découvrir un bijou architectural, la Lanna Rice Barn, sise dans le berceau originel de la ville de Chiang, au Wiang Khum Kam, une cité abandonnée par le roi en raison de nombreuses inondations; il se déplaça dans ce qui est actuellement la cité historique (« le carré » que tout le monde appelle erronément « la vieille ville »). Cette activité coûte THB 900.-, se déroule les 2, 3 et 4 novembre. Et nous vous la recommandons chaudement. Evénement Facebook.

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Voilà. Vous savez maintenant où il faut être pour profiter pleinement du festival Yi Peng/Loy Kratong ici à Chiang Mai. Peut-être serez vous en chemin ou avez-vous l’intention de célébrer cette fête ailleurs. A Lamphun ou Lampang, et même au sud de la Chine, dans la préfecture du Xishuangbanna, pourquoi pas.

 

Joyeux Yi Peng/Loy Kratong à vous toutes et tous !

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Loy Kratong/Yi Peng 2017 à Lamphun

Vous savez dorénavant que dans tout le Lanna, du nom de l’ancien royaume du nord de la Thaïlande, le Loy Kratong et le Yi Peng se confondent et se célèbrent ensemble dans maint villes et villages lors de la 12e pleine lune de l’année lunaire. L’écrasante majorité des touristes privilégie Chiang Mai, la capitale culturelle du Nord. Cependant, si vous recherchez un endroit à l’authentique ambiance, non infesté de trop de touristes, allez sans hésitation à Lamphun, une petite ville à 30 km au sud de Chiang Mai (moins de 45 minutes de route). C’est la plus ancienne ville du Nord siamois, appelée jadis Haripunchai, et les rares touristes qui s’y aventurent tombent sous le charme de sa population fort accueillante. Et cette année 2017 – 2560 selon le calendrier bouddhiste thaïlandais –  vous gâte avec de nombreuses fêtes.
Lamphun est la plus ancienne ville du Nord, appelée jadis Haripunchai
Tout d’abord la Fête des Lumières au magnifique Wat Haripunchai, au coeur de la ville de Lamphun. Elle se déroule du 1er au 3 novembre. Ce ne sont pas moins de 33’000 lanternes – une spécialité culturelles du Lanna – qui seront allumées en soirée. De quoi vous émerveiller (et faire de belles photos), une mer de scintillements aux pieds d’un chedi doré très semblable à celui du Wat Doi Suthep. Point d’orgue : la parade des lanternes du mercredi 1er novembre, à 19h, suivie d’un spectacle culturel qui vous ravira où la quintessence du Lanna vous sera offerte. Nouvelle parade mais de kratongs cette fois-ci, le surlendemain, vendredi 3 novembre, également à 19h. Avec des animations en journée durant ces trois jours de fête.
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Ensuite le Festival des Lanternes célestes au Wat Doi Ti, colline non loin de la ville, surplombée par une immense statue de Khruba Srivichai, le moine le plus vénéré ici au nord de la Thaïlande. Il se déroule les 3 et 4 novembre 2017. En dehors des cérémonies bouddhistes et d’un marché à l’ancienne, deux spectaculaires lancers géants de lanternes sont organisés vendredi et samedi soir, à 21h05 précisément. On vous en a déjà parlé ici-même. C’est la seconde édition de cet événement – la première ayant eu lieu en 2016 – où l’on ne peut que vous conseiller d’y participer si vous recherchez une fête où se rencontre authenticité et bonne humeur. Une belle occasion de revivre un lâcher géant de lanternes célestes si vous célébrerez la Fête des Lumières à Chiang Mai vendredi soir 😏

 

Lamphun est aussi connue pour abriter un très joli pont ferroviaire blanc, construit en 1919, le fameux pont de Mae Tha, des plus photogéniques (lorsqu’y passe un train). Et c’est précisément cet endroit, à 30 minutes en voiture à l’est de la ville, qui abritera également une Fête de Loy Kratong, le vendredi 3 novembre en soirée.

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On termine ce tour d’horizon festif (et non exhaustif) par une fête du nom de Loy Kamod, une fête ancienne qui se célèbre au Wat Kulamak (วัดรมณียาราม), à Ton Thong, au bord d’un bras de la rivière Ping, dans la province de Lamphun donc, à seulement 10 minutes au sud de la capitale. Elle a lieu ce 1er novembre, en soirée, et marquera les 100 ans du village en question. Des explications peuvent être lues (pour autant que vous maîtrisiez la langue thaïlandaise) !
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La bande-annonce ci-dessous.

Celles et ceux qui veulent se tenir informé(e)s des nombreux événements se déroulant dans cette province voisine que l’on apprécie au plus haut point liront avec attention la page Facebook @TeeNeeLamphunThailand (ที่นี่ลำพูน, « Ici Lamphun »).

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