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Érotisme. Lorsque la presse francophone en Thaïlande se dévergonde !

Vague de chaleur cet été dans la presse francophone en Thaïlande ! Kohlidays, le guide de Koh¹ Samui, a-t-il agi pertinemment ? Car en publiant son dossier intitulé Sexe à Koh Samui : on vous dit tout !, il a mis le feu aux poudres ! Et c’est peu dire… Deux mois plus tard, en juin, Le Petit Journal, dans son édition siamoise, y est également allé de son article sur l’art érotique dans toutes ses positions. Tout un programme ! Et c’était sans compter sur l’ancêtre des magazines francophones, Gavroche, qui, dans son édition de juin, consacrait un long article à la nouvelle vague érotique au Siam… Nous oubliions dans cette recension le plus récent des magazines francophones, Latitudes ! Dans son édition estivale, il s’est rendu au Jardin Érotique de Chiang Mai… Le démon de midi a-t-il frappé les rédactions francophones ici en Thaïlande ? On fait le point.

Kohlidays – Dossier Sexe à Koh Samui : on vous dit tout!

Kohlidays Logo FBCelles et ceux qui connaissent les Guides Kohlidays savent que c’est là une importante source d’informations pratiques, en français qui plus est, sur cette île du golfe de Thaïlande. Ils avaient été parmi les premiers à croire en l’iPad et nous nous souvenons d’avoir naguère fort apprécié leur application pionnière. Que ce soit pour préparer votre voyage ou pour profiter des loisirs une fois sur place, Kohlidays vous apporte moult informations. La société exerce également comme agence immobilière et agence de voyage. Son dynamisme se reflète dans l’animation de sa page Facebook. Le blog est lui aussi des plus actifs; il compte plus de 300 articles pour le plaisir de découvrir la vie locale.

Et c’est justement ce canal qui a défrayé la chronique ! L’article s’intitule Sexe à Koh Samui : on vous dit tout ! Avec comme premier titre L’île de tous les possibles. Avouons que cela est aguichant, comme le sont les demoiselles illustrant l’article.

Kohlidays Photo FB

© Facebook – Kohlidays

Les mœurs thaïlandaises sont très particulières et parfois contradictoires. Vues au travers du prisme de la morale judéo-chrétienne occidentale, elles peuvent apparaître, parfois, comme libertines et immorales. La sexualité des Thaïs (bien qu’extrêmement pudiques et réservés) répond à de nombreux paradoxes, mais aussi à toutes sortes de valeurs et d’interdits issus, entre autre, du bouddhisme, et régie par des règles traditionnelles d’une société particulièrement hiérarchisée. Il n’en reste pas moins que le Pays du Sourire, pour une multitude de voyageurs, demeure le fief du tourisme sexuel. Grave erreur ! En effet, il serait particulièrement réducteur de résumer le Royaume à cette image galvaudée, rapportée par des reportages racoleurs et des vacanciers à l’affût de plaisirs charnels. A cet effet, notre dossier se veut à la fois exempt de tout moralisme et jugement. Nous proposons juste un Etat des Lieux de la vie nocturne et ses plaisirs sur Koh Samui. Bonne lecture.
C’est là la note introductive au sulfureux dossier de Kohlidays

Koh Samui est une destination familiale prisée – à juste titre. Mais l’île est aussi connue pour sa vie nocturne. Et Kohlidays dévoile ses deux quartiers chauds en donnant les adresses des bars, pubs, discothèques, beach clubs, cabarets, go go bars et autres salons de massage. De quoi ravir tous celles et ceux qui sont à la recherche d’un moment sensuel, d’un amour de vacances ou d’une relation longue durée…

Des cris d’orfraie ont été poussés par les bien-pensants (lisez donc les commentaires de la publication Facebook). Il faut dire que le ton de l’article est léger, sans répandre une quelconque culpabilité vis-à-vis des consommateurs de plaisirs charnels. Parangon du sexe tarifé ! Et qu’en plus y sont indiqués non seulement des prix indicatifs mais également les mœurs de ces endroits de luxure (de débauche, écriront d’autres). Kohlidays précise encore que quoiqu’il en soit, toutes [les prostituées] méritent le respect et l’attention qui leur sont dus.

Il va de soi que la rédaction était consciente du potentiel explosif du sujet puisqu’une note concluait son dossier : Encore une fois, il s’agit d’un Etat des Lieux de la Vie Nocturne et ses distractions sur Koh Samui. En tant que principal Guide sur l’île, nous nous devons d’apporter un maximum de renseignements sur le sujet, au même titre que nous le faisons régulièrement pour d’autres thèmes dans le but d’informer nos lecteurs qui souhaiteraient, un jour, séjourner ici. Face à la véhémence des réactions, la rédaction de Kohlidays a publié une mise au point sur sa ligne éditoriale. On vous laisse juge et vous faire votre propre opinion.

Poohers - Logo FBDe notre côté, sans du tout condamner cette publication, nous regrettons cependant que l’auteur de l’article n’ait pipé mot des dégâts psychologiques que cause le sexe tarifé. Qui sont certes moindres ici en Thaïlande mais bien présents tout de même (la prostitution thaïlandaise a ceci de particulier que les personnes qui s’y adonnent le font durant une durée moyenne bien moindre que la plupart des prostitué(e)s dans le monde). Ainsi, afin d’apporter un maximum de renseignements sur le sujet, il eut été intéressant de mentionner le travail des nombreuses ONG – thaïlandaises comme internationales – qui défendent les droits des travailleurs et travailleuses du sexe. On vous a par exemple déjà parlé du Can Do Bar ici à Chiang Mai, un lieu qui offre aux jeunes filles prostituées la possibilité de s’émanciper à travers des programmes d’empowerment. Ces associations réclament depuis longtemps la dépénalisation de la prostitution en Thaïlande. Changement de loi qui permettrait de mieux défendre les victimes de ce marché colossal. Un marché où certains opportunistes s’engouffrent. Ainsi, Poohers, site de réservation pour les établissements adultes, recherchent des représentants en Thaïlande…

Kohlidays sur le net
Site webBlogPage Facebook
Article Sexe à Koh Samui : on vous dit tout ! (sa publication Facebook).
Mise au point de la rédaction de Kohlidays suite aux réactions suscitées.


Maison Close - Photos Montage

© Facebook – Maison Close BKK

Le Petit Journal – […] l’art érotique dans toutes ses positions

Le Petit Journal Bangkok Logo FBSous un titre aguicheur – Maison Close expose l’art érotique dans toutes ses positions – Le Petit Journal (édition de Bangkok, qui n’est qu’électronique) évolue sur un registre bien différent, celui de l’art, l’art érotique. Maison Close BKK. Le nom est français, le propriétaire aussi mais les œuvres exposées proviennent principalement d’artistes thaïlandais. A la fois musée, galerie d’art, bar et studio de tatouage, c’est un lieu où se côtoie religion, enfer, mort et amour…

Maison Close est un lieu unique et hybride de Bangkok. Stephen Bessac, un Français à l’origine du concept, invite à franchir la porte d’un univers habituellement caché dans lequel l’art érotique s’expose, enivre le visiteur et jette une encre nouvelle dans le quartier de Bang Rak.
Lisez la suite de l’article ci-dessous.

Maison Close BKK se veut devenir un lieu incontournable de la culture underground de Bangkok. L’établissement organise régulièrement des événements. On vous invite à y faire un saut lors de votre prochain passage à Krung Thep (c’est comme cela que les Thaïlandais appellent la ville). Bang Rak est un quartier qui se situe au sud du centre historique, non loin du fleuve Chao Phraya. Excellente occasion de visiter trois autres sites muséaux méconnus de Bangkok : le TCDC – Thailand Creative & Design Center, fer de lance du design siamois (qui dispose d’une filiale ici à Chiang Mai), le Bangkokian Museum et enfin l’Institut de l’art islamique thaïlandais. C’est là un quatuor de musées qui agrémentera votre visite de Bangkok.

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© Facebook

Le Petit Journal a également évoqué dans ce post une exposition éphémère de Myrtille Tibayrenc, agitatrice du milieu de l’art contemporain en Thaïlande. Dans le cadre du festival Bangkok Biennial, l’exposition de ses peintures inspirées d’images reflétant la violence du quotidien sur internet s’est tenue dans un lieu pour le moins insolite mais ô combien approprié pour l’érotisme que véhiculent nombre d’entre-elles : les toilettes du Bangrak Bazaar à Bangkok (entrée : 3 bahts!!) ! Une trace résiduelle sous forme d’autocollants reproduisant ses œuvres y est toujours visible. Le festival a clos ses portes fin septembre mais vous pouvez retrouver l’artiste sur son site web et sa page Facebook. Comme elle habite maintenant Chiang Mai où elle a récemment migré sa galerie d’art, on vous en reparlera tantôt…

Le Petit Journal Bangkok sur le net et sur Facebook.
Article Maison Close expose l’art érotique dans toutes ses positions.

Maison Close BKK sur Facebook (emplacement; ouvert de 15h à minuit, fermé les lundi et mardi).
TCDC – Thailand Creative & Design Center sur le web et sur Facebook (emplacement; ouvert de 10h30 à 21h, fermé le lundi).
Bangkokian Museum (พิพิธภัณฑ์ชาวบางกอก) sur Facebook (emplacement; ouvert de 10h à 16h, fermé les lundi et mardi).
Institut de l’Art Islamique Thaïlandais (สถาบันศิลปะอิสลามแห่งประเทศไทย) sur Facebook (emplacement).


Gavroche – Thaïlande : la nouvelle vague érotique

Gavroche Magazine s’y colle aussi ! L’édition du mois de juin 2018 de ce vénérable magazine papier² nous emmène dans les remous érotiques thaïlandais, à la découverte des lieux et des personnages insolites de ce renouveau.

Gavroche - La nouvelle vague érotiqueOn y parle de Maison Close là aussi. Mais également de l’art du bondage japonais shibari que deux Thaïlandaises pratiquent dans la Cité des Anges. Vous y découvrirez, si vous ne le connaissez pas encore, le surprenant monde des love motel dont les Thaïlandais sont friands (nous consacrerons un jour un article complet à ce sujet axé sur les hôtels de la Rose du Nord). Ou encore l’existence du The Hidden Closet, boutique érotique de Bangkok, à Thong Lo (alors que les sex-shops ne sont pas légion au royaume) ! Là-même où se situe un autre trésor de l’art érotique, le musée Kamavijitra. Plus de 2000 objets de l’art érotique asiatique vous y attendent… Sur la même ligne du BTS – le métro aérien de Bangkok, en l’occurrence la ligne Sukhumvit, entre l’arrêt Chit Lom et l’arrêt Phloen Chit, si vous empruntez la route menant vers le canal, direction nord donc, au pied de ce qui fut le Swiss Hotel (et, encore avant, le Hilton), vous découvrirez un des lieux insolites de Bangkok, qui a tout à fait sa place dans cet article : Chao Mae Tuptim est un oratoire dédié à la déesse Tuptim. Autour d’une maison des esprits y sont déposées d’étonnantes et détonnantes offrandes : des milliers de phallus, stylisés ou des plus réalistes. Un site entièrement dévolu à la fertilité; femmes et couples viennent y faire leurs dévotions, dans l’attente d’un heureux évènement. Une singulière adresse qu’il ne faut pas hésiter à mettre à votre programme.

Le panorama que dresse le magazine comprend aussi une interview de Mme Pimpawun Boonmongkon, co-auteure de l’ouvrage Thai Sex Talk: The language of sex and sexuality in Thailand (en anglais donc). Un travail érudit sur les mots utilisés par les Thaïlandais pour parler de sexualité ou désigner des situations érotiques.

L’auteure de l’article nous rappelle qu’en Thaïlande, le désir sexuel n’est pas à aborder n’importe où, n’importe quand et avec n’importe qui. La société thaïlandaise est conformiste et pudique mais elle sait aussi réinventer ses propres codes érotiques. N’hésitez donc pas à prendre connaissance de cette intéressante enquête qui vous parle de lieux à la vitalité et à l’audace libératrices, entre sensualité, plaisir et phantasmes.

Dans le même numéro, Arnaud Dubus esquisse un tableau de la situation des membres de la communauté LGBT au royaume de Thaïlande (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres). Victimes de nombreuses discriminations, leur situation est bien loin du paradis imaginé par les touristes occidentaux de passage. L’article est disponible en ligne (voir ci-dessous).

Gavroche - Montage

© Facebook – Gavroche Thaïlande

Gavroche sur le net et sur Facebook. Hélas, la version papier a été abandonnée à la fin de l’année 2017, comme nous l’apprend un de nos lecteurs, Chom’s²; seule l’édition électronique subsiste. Vous pouvez vous y abonner (version pdf).
Article Thaïlande : la nouvelle vague érotique
Article Les LGBT thaïlandais au milieu du gué

Boutique érotique The Hidden Closet sur Facebook (emplacement; ouvert de midi à 23h).
Musée érotique Kamavijitra (กามาวิจิตรา) sur le net et sur Facebook (emplacement; ouvert de 10h à 18h, fermé les samedi et dimanche).
Chao Mae Tuptim (emplacement; ouvert en permanence).

Kama Vijitra - Cover FB


© Facebook – Kamavijitra


Latitudes Magazine - L'Eros du JardinLe Jardin Érotique de Chiang Mai présenté par Latitudes Magazine

Décidément, l’érotisme semble être un virus tenace, particulièrement virulent cet été. Un magazine francophone que nous apprécions, tant par la qualité d’impression que celle éditoriale (avec des articles également en anglais), s’est fendu lui aussi de son article érotique. Enfin, disons que l’article en tant que tel n’a rien d’érotique mais le sujet l’est en revanche. Latitudes Magazine revient en effet sur le Jardin Érotique de Chiang Mai (Erotic Garden). Un endroit détonant dans le paysage siamois, créé au milieu des magnifiques rizières de Mae Rim, au nord de la ville. La journaliste décrit la visite de ce lieu de tous les désirs et nous présente sa créatrice thaïlandaise.

Nous vous avions déjà parlé de cette iconoclaste attraction dans notre article consacré à la Saint Valentin ici à Chiang Mai. De notre point de vue, l’endroit mérite de figurer dans tout programme touristique de la Rose du Nord.

Latitudes Magazine sur le net, sur Facebook et sur Instagram.
Article L’Eros du jardin


Et Chiang Mai Deci-Delà de s’y mettre aussi 😆

A Kohliday les adresses de Koh Samui. A Bangkok Extérieur Nuit celle de Bangkok ! Au-delà des polémiques, nous vous avons déjà parlé d’un guide sur ce sujet ô combien sulfureux. Bangkok Extérieur Nuit: Guide de la nuit 2018. Un ouvrage récent répertoriant les adresses hot de la Cité des Anges (qui ne semblent jamais dormir…). Un guide très apprécié, qui paraîtra sulfureux aux âmes sensibles. Beaucoup de conseils pratiques et, bien entendu, un répertoire des adresses de la nuit, connues et moins connues. A moins que vous ne vous contentiez d’un poster vintageHot Sex In Bangkok.

Et puisque l’on parle d’alcôves, Chiang Mai a chaudement inspiré Joséphine Laturlutte, auteur de Girl’s band a Chiang Mai (ouvrage affublé d’un provoquant sous-titre : Folles, et mouillées, sont ces adorables Thaïlandaises). Sur un ton plus badin, elle nous livre là le récit de son troisième voyage en Thaïlande…

Il y aurait tant à écrire sur l’art érotique d’Asie, dont celui de la Thaïlande (certains temples bouddhistes cachent en leur sein des peintures érotiques sous forme de fresques murales). Nous nous y attellerons peut-être un jour… De même pour les adresses chaudes de Chiang Mai, la Rose du Nord qui peut, elle aussi, se montrer affriolante. En attendant, voici notre propre contribution polémique 😆 Malgré la pruderie affichée de ses dirigeants, Facebook vous permet de visionner d’adorables créatures siamoises. A titre d’exemple, les pages Facebook de Cup Magazine qui ont pour nom Cup C, Cup D ou encore Cup E (manque à l’appel Cup X). D’adorables créatures siamoises, nous vous disions…

Cup Photos Montage

© Facebook – Cup C/D/E

Décidément, comme l’écrivait Bernard Formoso dans son ouvrage éclairant Thaïlande : Bouddhisme renonçant, capitalisme triomphant, la Thaïlande est plus que jamais un pays idéalisé comme pôle de spiritualité [bouddhiste] et stigmatisé comme lieu de déperdition.

#Kohlidays #LePetitJournal #Gavroche #sexe #Thaïlande #prostitution


¹ Les puristes se référeront au RTGS – Système général de transcription royal thaïlandais
² Nous remercions Chom’s de nous avoir appris la fin de l’édition papier du magazine Gavroche. De même de nous avoir rendu attentifs à l’existence de l’article publié par Latitudes (lire les commentaires ci-dessous).

Photo à la Une : Donut – Cup E Mag © Facebook. Mise à jour : 10.10.2018

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Salak Yom, l’un des plus beaux festivals de Lamphun

Avec le Festival des Lumières (Loy Kratong, célébré simultanément avec le celui des Lanternes, Yi Peng), le Festival du Longane (Lam Yai) et le Festival du Bain Rituel au Wat Haripunchai, le Festival Salak Yom (ประเพณีสลากย้อม) et sa cérémonie Salakapat (สลากภัต) est l’un des festivals immanquables¹ de Lamphun, chef-lieu de la province éponyme, à moins de trois quarts d’heure de route au sud de Chiang Mai. Il se déroule à l’intérieur et autour du Wat Haripunchai. Le chedi de ce temple ressemble comme deux gouttes d’eau à celui du fameux temple du Doi Suthep. Mais au contraire de ce dernier, perché au haut d’une montagne, le Wat Haripunchai est situé au cœur de la ville. Haripunchai était le nom de cette ville du temps du royaume môn; c’est la plus vieille cité du nord de la Thaïlande (une région qui jadis abritait le royaume du Lanna).

Le festival s’étend sur trois jours, généralement au mois de septembre. C’est un festival unique que nous vous conseillons fortement de mettre à votre agenda. Et nous vous disons pourquoi.

LamphunSalakYomFestival2018PhotoMontage

Festival Salak Yom 2018

Le Wat Phra That Hariphunchai Woramahawihan (วัดพระธาตุหริภุญชัยวรมหาวิหาร), le temple au cœur de la cité de Lamphun, vaut à lui seul le déplacement. Mais à l’occasion du festival Salak Yom et de la cérémonie Salakapat, il s’anime alors de milles feux, tant en journée qu’en soirée. Vous ne serez que quelques touristes étrangers à participer à cette fête, entourés de centaines de locaux venus de toute la province et au-delà.

Cette année 2018, le festival Salak Yom et sa cérémonie Salakapat ont lieu du samedi 22 au lundi 24 septembre 2018. Une grande parade est organisée dimanche 23 septembre, à 17h30. Un événement immanquable pour qui s’intéresse à la culture du Lanna. Le temple où se déroule la fête a mis en ligne de courts documentaires où l’on voit les diverss protagonistes donner quelques intéressantes explications (mais hélas, tout est en langue thaï seulement). Cela vous permet tout de même de vous imprégner de l’ambiance. Voici les liens : vidéos 02, 03, 04 et 05.

« Salak Yom » correspond à une ancienne cérémonie d’acquisition de mérites effectuée par les femmes de la minorité ethnique des Thai Yong. Ce festival, unique et haut en couleur, vous permettra d’admirer d’immenses « arbres Salakapat » (ou « arbres à cadeaux ») magnifiquement décorés. Mais aussi de participer à des cérémonie d’accumulation de mérites, notamment à travers des aumônes aux moines. Il y a là de nombreuses animations locales (danses folkloriques entre autres) où vous verrez hommes et femmes habillés traditionnellement. Sans oublier, obvie, des stands de délicieuse nourriture du Nord.

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Programme du festival 2018

Le festival se déroule donc sur trois jours. En voici le programme détaillé :

1er jour – Samedi 22.09.2018

  • 9h : décoration des ‘arbres salakapat’ durant la journée.
  • 16h : ouverture du marché (nourriture typique du Lanna et d’autres produits de la région) en face du Wat Hariphunchai, le long du canal. Ne manquez pas de vous rendre au pont en bois Tha Singh, avec ses échoppes vendant de nombreux produits OTOP.
  • 17h : spectacles par les diverses minorités ethniques de la province de Lamphun (au même endroit, appelé « Culture road »).
  • 18h30 : divers spectacles folkloriques.
  • 20h : show « Kha jae ja tan Salak Yom » (une fusion de danses thaïlandaises moderne et traditionnelle). Fin vers 21h.
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2e jour – Dimanche 23.09.2018 (NE MANQUEZ PAS LA PARADE à 17h30)

  • 9h : animations culturelles typiques du Lanna avec spectacle folklorique et marché.
  • 13h : concours des plus beaux ‘arbres salakapat’ (sur la place du temple).
  • 16h : ouverture du marché traditionnel de la minorité « Thai Yong » en plein air devant le Wat Haripunchai, avec animations culturelles.
  • 17h30 – A NE PAS MANQUER ! Grand cortège Salak Yom (tous les participants arrivent au temple par l’entrée principale, du côté du canal, soit la route (thanom) Roi Mueang Nai.
  • 18h : spectacle des minorités ethniques de la province de Lamphun.
  • 18h30 : cérémonie d’ouverture « Salak Yom de Lamphun – Un festival unique au monde » avec les résultats du concours du plus bel arbre Salak Yom.
  • 20h30 : show « Kha jae ja tan Salak Yom » (une fusion de danses thaïlandaises moderne et traditionnelle). Fin vers 21h30.

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3e jour – Lundi 24.09.2018 (attention, ça commence tôt !)

  • 7h : dépôt des petits et grands Salakapat dans une zone réservée près du temple (dons afin d’accumuler des mérites).
  • 10h : ouverture du marché traditionnel.
  • 10h : concours de poésie « Ham Ga Long » dans le bâtiment « Gang Sa Dan » et performance musicale (violon local).
  • 11h : cérémonie d’aumônes aux moines et aux novices (nourriture et dons).
  • 13h : les salaks sont offerts aux moines. Des donations sont effectuées dans l’espoir qu’elles retrouvent leur propriétaires (des esprits représentant les ancêtres décédés).

Ce festival, unique en son genre, se termine ainsi vers 15h. Comme nous l’avons fait, on vous conseille vivement de passer la nuit sur place, idéalement le deuxième jour – cette année dimanche soir, afin de profiter de la fête, tant en journée qu’en soirée. Ceci vous permettra, entre autres, de visiter les autres sites durant les temps morts du festival.


Y aller

De Chiang Mai on peut rejoindre Lamphun, à 35 kilomètres au sud, par le train. Cependant, une fois en gare de Lamphun, il vous faudra encore parcourir 3 km pour rejoindre la ville. Et les horaires de retour ne vous permettront guère d’assister aux festivités nocturnes, hélas, trois fois hélas. Le problème est plus ou moins identique en empruntant les minivan ou les song thaew bleus au départ du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (bien que ces derniers soient bien plus nombreux et assurent une liaison aussi le soir).

SRT - Chiang Mai-Lamphun Montage

© SRT Thailand + Facebook (NoVemBer)

Ainsi, le mieux est d’y aller avec votre propre véhicule (voiture, motocycle ou scooter). Vous privilégierez la très belle route Chiang Mai-Lamphun Rd (route 106) et ses monumentaux arbres (des Dipterocarpus alatus appelés ยางนา en thaï, yang na, protégés par du tissu monastique orange), au détriment de l’autoroute 11 plus rapide.

Sur le web
Page Facebook du temple Hariphunchai
❂ Emplacement : Google Maps.

Un rituel bouddhiste ancestral²

LamphunSalakYomFestival2018Logo@SalakYom

© Facebook – @SalakYom

Traditionnellement pratiquée au sein de l’ethnie Thai Yong de la province de Lamphun, ici en Thaïlande du nord³, la cérémonie Salak Yom consiste en la présentation aux moines bouddhistes et aux novices des monastères locaux d’un « arbre à cadeaux », richement décoré, afin de gagner du mérite et de le transmettre à leurs proches décédés ou à d’autres êtres impliqués dans leur propre vie et renaissance.

Les cadeaux – y compris de la nourriture, des vêtements, des objets religieux, des objets d’usage courant, de l’argent et des objets de valeur – sont accrochés à une très haute structure en bambou, décorée d’objets artisanaux colorés, en bambou eux aussi, papier, feuille de banane et autres matériaux locaux. C’est le calendrier lunaire qui fixe la date des festivités, généralement au mois de septembre.

Autrefois, les jeunes femmes d’une vingtaine d’années offraient un arbre Salak à leur monastère local. Pour ces jeunes demoiselles, la cérémonie de Salak Yom n’était pas seulement l’occasion d’accumuler des mérites mais représentait également un rite de passage vers l’âge adulte, exprimant le statut social et l’aptitude au mariage de la femme.

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© Facebook

Ce rituel a commencé à s’estomper il y a une cinquantaine d’années, car les coûts associés à l’offre du Salak Yom sont devenus trop élevés pour la plupart des familles. En 2003, un groupe de moines bouddhistes de Lamphun, en collaboration avec l’administration provinciale, a décidé de relancer le Salak Yom. Cependant, au lieu de le faire revivre au niveau individuel, le comité organisateur a apporté son soutien aux monastères pour qu’ils se rassemblent et offrent collectivement les arbres Salak.

Un documentaire du SAC, qui montre les préparatifs de la fête, se veut refléter le sens de ce rituel pour les diverses générations de l’ethnie Thai Yong et explorer comment son renouveau a transformé cette tradition séculaire. Étant donné qu’une grande partie du festival Salak Yom est intangible et éphémère, cette documentation visuelle pourra servir à la promotion du festival et à l’éducation des jeunes générations thaïlandaises sur leur patrimoine. L’Université de Chiang Mai a d’ailleurs déjà organisé une conférence avec atelier pratique sur cette cérémonie.

Celle et ceux qui désirent en savoir plus sur le sens de ce festival se délecteront du travail (en anglais) de l’anthropologue Alexandra Denes : Trees of Offering: The Salak Yom Festival in Lamphun Province, Thailand.

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© Chiang Mai Deci-Delà

On vous promet de consacrer un jour un article plus fouillé à Lamphun, tant la ville que la province, afin que vous puissiez vous aussi découvrir les intéressantes attractions de cette région que nous apprécions particulièrement. Une province qui vous réserve un accueil des plus authentiques, loin du tourisme de masse de sa grande sœur, Chiang Mai.

Et l’on termine en vous dévoilant en vidéo une ancienne édition, celle de 2015, non sans vous enjoindre fortement de vous déplacer à Lamphun. Un déplacement que vous ne saurez regretter, croyez-nous :

#SalakYom #Lamphun #ThaiYong


MISE A JOUR DU 23.09.2018

La parade du dimanche est diffusée en direct sur Facebook !


¹ Nous pourrions encore ajouter à cette liste de festivals immanquables de Lamphun le Festival du changement de robe monastique de feu Khru Bawong, les festivités liées à l’anniversaire de Kruba Srivichai, la Fête de « l’Hiver » (Winter Fair) couplée au Festival de la Reine Chamadevi, le Festival du Coton à Mae Raeng ou encore le Festival de la Saucisse (Sai Oua). Comme quoi cette province méconnue se doit d’être encore plus visitée.
² Source rédactionnelle : ICH – Intangible Cultural Heritage and Museums Learning Resources, un site du SAC – Banque de données anthropologique (traduction libre)
³ Une Thaïlande du nord qui est une véritable mosaïque ethnique.

Sauf mention contraire, la source photographique est © Facebook (notamment NoVemBer/MG), y compris celle de de l’image à la Une. Mise à jour le 23.09.2018.

Le père de l’art moderne thaïlandais est Italien ? Sì !

Silpa Bhirasri¹ (ศิลป์ พีระศรี). Les Thaïlandais l’appelaient « Sin ». Et tous les étudiants en art du royaume de Thaïlande le vénèrent. C’est lui qui a fondé l’Université Silpakorn, la plus importante université thaïlandaise en matière de beaux-arts et d’archéologie. Sa mémoire et son héritage artistique sont célébrés chaque année le 15 septembre, jour de sa naissance. Découvrez comment feu Corrado Feroci, expatrié transalpin en Thaïlande, est devenu le père de l’art moderne thaïlandais. Ses statues et monuments les plus célèbres peuvent être admirés principalement à Bangkok (comme le Monument de la Victoire ou encore celui de la Démocratie). Cependant, il est aussi l’auteur d’une des statues les plus vénérées ici à Chiang Mai…

Silpa Bhirasri The National Gallery of Thailand Cover FB

15 septembre 2018, 126e anniversaire © Facebook – The National Gallery of Thailand

De Florence à Bangkok

Né le 15 septembre 1892 à Florence, Corrado s’est nourri du génie artistique toscan, appréciant par exemple des œuvres de Michel-Ange. Contre l’avis familial qui le voulait reprendre le commerce paternel, il intégra l’Académie royale des arts de Florence et obtint son certificat en sculpture. Les sources francophones le décrivent comme un artiste reconnu, ce que ne font en rien les sources italophones. Quoi qu’il en soit, sous le règne de Rama VI, c’est le gouvernement siamois qui sollicita du gouvernement italien un sculpteur doué pour des commandes d’État et l’enseignement de l’art occidental. Corrado Feroci fut choisi par le prince Narisranuvattiwongse, frère du roi. Il débarqua donc au Siam avec femme et enfant.

A 32 ans, il travailla comme sculpteur au Département des Beaux-Arts du ministère de la Maison royale. Deux ans plus tard, il fut nommé professeur de sculpture de la division des Beaux-Arts de l’Académie Royale Siamoise. Et c’est en 1943 que l’École des Beaux-Arts fut transformée en ce qui est encore aujourd’hui l’Université Silpakorn : Silpa Bhirasri fut son premier directeur et le premier doyen de la faculté de peinture et de sculpture.

Rentré en Italie en raison d’une grave crise économique qui suivit la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement thaïlandais le pria de revenir en Thaïlande, lui promettant d’augmenter son salaire. Ce qu’il fait en 1949, arrivant cette fois-ci seul, sans sa famille.

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© Facebook

Le professeur Silpa Bhirasri, décrit comme un enseignant passionné, appréciait énormément l’art thaï sur lequel il fit des recherches et consacra plusieurs livres et articles. Il avait à cœur de promouvoir l’art traditionnel thaïlandais. Silpa Bhirasri fut l’initiateur et le soutien de l’art contemporain siamois. En 1948, à l’occasion de la célébration de la Constitution thaïlandaise, il sollicita du gouvernement la mise sur pied d’un concours des arts : dessin, peinture et sculpture. La première exposition nationale d’art fut organisée en 1949. C’est un événement annuel qui perdure encore aujourd’hui (la 64ᵉ édition aura d’ailleurs lieu du 10 au 28 octobre 2018 à Bangkok). Ce concours permet aux artistes de tout le royaume d’améliorer leurs compétences et de présenter leurs œuvres d’art au public.

« Ars longa vita brevis² »
Devise de Silpa Bhirasri

C’est à 69 ans qu’il s’éteint, ici en Thaïlande, soit le 14 mai 1962. La cérémonie crématoire avec la « flamme » donnée par le roi Rama IX (feu Bhumibol le Grand) s’est déroulée le 17 janvier 1963 au magnificent Wat Thep Sirin Thrawat, à Bangkok. Ses cendres ont été rapatriées et déposées au cimetière évangélique Allori, à Florence.

Il est intéressant de compléter cette très courte biographie par la naturalisation dont a bénéficié cet artiste italien. Tout comme l’Italie, la Thaïlande et le Japon faisaient partie des Forces de l’Axe (donc trois pays alliés à l’Allemagne nazie). Or, après la rupture de l’Italie avec l’Axe en 1943, Corrado Feroci aurait pu être considéré comme prisonnier de guerre par le Japon, allié de la Thaïlande. Il fut d’ailleurs incarcéré un court moment. C’est avec l’appui du directeur général du Département des Beaux-Arts que Corrado Feroci devint Thaïlandais sous le nouveau nom de « Silpa Bhirasri¹ », ce qui lui permettait d’échapper à toute action malveillante de la part des Japonais.

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© Facebook – Silpakorn University


Balade en Thaïlande à la découverte de ses œuvres

Bien qu’il ne fasse plus partie de ce monde, vous pouvez croiser Silpa Bhirasri au Musée Tussauds de Bangkok; l’on y voit son effigie en cire y sculpter une de ses œuvres. Le lieu de mémoire par excellence pour qui veut découvrir le fruit de son long travail artistique est, bien entendu, le musée qui lui est consacré à Bangkok, Silpa Bhirasri Memorial National Museum en anglais. C’est un petit musée en deux parties : l’une qui expose des pièces d’art contemporain, principalement produites par ses élèves, et l’autre qui réunit les affaires personnelles du maître-sculpteur. Officiellement ouvert le… 15 septembre de l’année 1984, il se trouve à l’intérieur de l’Université Silpakorn, face au Palais Royal. Ouvert généralement du lundi au vendredi, de 8h à 16h, son entrée est libre. À l’extérieur, vous pourrez y admirer une statue de Silpa Bhirasri réalisée par Sanan Silakorn, l’un de ses élèves préférés. Vous ne manquerez pas de visiter l’impressionnante Galerie des Sculptures, toute proche. Entièrement rénovée et transformée en un café-galerie moderne, la magnifique Silpa Bhirasri’s House attend votre visite tous les jours de 7h à 19h. Corrado y a vécu 10 ans avec sa famille dès son arrivée en Thaïlande.

Silpa Bhirasri Facebook Photo 1

© Facebook

Avant que nous prenions le temps d’en dresser une liste plus précise avec leur emplacement, voici déjà celle de quelques-unes des œuvres de Silpa (entre parenthèses figure la date d’achèvement) :

  • À Bangkok : le roi Rama Ier, fondateur de la dynastie actuelle des Chakri (là où se situe le Pont du Mémorial, exécution, 1932), le Monument de la Démocratie (conception, 1940), le Monument de la Victoire avec ses reliefs ornementaux (conception, 1941), Rama VI (conception et réalisation, 1942), le roi Rama VIII (conception, 1950), le roi Taksin le Grand à cheval durant une bataille (plus précisément à Thonburi, conception et réalisation, 1954; voir la vidéo d’époque ci-dessous. Il est aussi l’auteur d’un des bustes du monument), le prince Kampaengpetch Akrayotin (conception, 1957), le prince Rajburi Direkrit (conception, 1969).
  • À Nakhon Ratchasima (Khorat) : l’héroïne Thao Suranari (conception, 1934). Les locaux l’appellent Ya Mo et elle est fêtée chaque année, dans ce qui est le plus grand festival de Khorat.
  • À Nakhon Si Thammarat : le héros Chao Phor Dam (conception, 1941).
  • À Suphanburi : l’imposante statue du roi Naresuan le Grand sur le dos d’un éléphant durant une bataille (conception et réalisation, 1959).
  • À Lopburi : le roi Narai le Grand (conception et réalisation partielle, 1966).
  • À Nakhon Pathom, à l’ouest de Bangkok : Bouddha marchant (conception, 1982). Cette immense statue très vénérée fait partie du parc Phutthamonthon ou Buddha Monthon, พุทธมณฑล en thaï. Haute de presque 16 mètres, on la considère comme la plus grande statue autoportante au monde représentant le Bouddha. Cette fameuse statue a fait l’objet d’un timbre-poste sans que le nom de Silpa Bhirasri soit mentionné.
  • À Trang : Phraya Rasadarnpradit Mahisarapakdee (conception, date inconnue).
  • À Phitsanulok : le roi Naresuan le Grand (conception et réalisation, date inconnue), de même qu’une tête en particulier.

Et quid de Chiang Mai ? À notre connaissance, une seule pièce est exposée dans la Rose du Nord. Mais ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit du moine le plus vénéré de tout le nord de la Thaïlande, Kruba Sriwichai, dont nous vous reparlerons un jour, celui-ci ayant marqué l’histoire de ce qui était le royaume du Lanna. Non seulement, Silpa Bhirasri en a réalisé le dessin mais il a exécuté cette œuvre lui-même (à une date d’achèvement inconnue). Cette statue, ô combien vénérée par les gens du Lanna, se trouve ici, dans un sanctuaire qui s’agrandit d’année en année au pied du Doi Suthep.


Silpa Bhirasri Facebook Photo 2Son héritage

Corrado Feroci est, à ce jour, le seul Occidental à figurer sur un timbre-poste siamois³ ! Le 15 septembre est donc son jour de commémoration en Thaïlande. Des célébrations qui ne sont pas des plus visibles puisqu’elles se déroulent principalement dans les institutions de formation artistique. Ainsi de cette commémoration annuelle, le 15 septembre obvie, dans le musée qui porte son nom. Il n’en reste pas moins populaire; pour preuve, Google lui avait consacré un Doodle en 2016. Et il est même vendu sous forme de figurine en résine !

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Cérémonie annuelle de vénération à l’Université Silpakorn 2018 © Facebook – SU Cute Girl

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© Facebook

En tant que professeur, il reste vénéré par les étudiants en beaux-arts. Une galerie-photo vous permet de le voir enseigner. La voie artistique est un choix professionnel qui n’est pas toujours compris par les familles des artistes (l’émission Divas Café’ de la chaîne Voice TV 21 s’est emparée du sujet lors d’une de ses éditions, en s’appuyant sur la vie et l’expérience de Silpa Bhisrasri). Ajarn Sin était décrit comme une personne très disponible, qui aimait à transmettre ses connaissances à ses étudiants. Au sein de l’université qu’il a créée et qui porte toujours son nom, sa mémoire est honorée tous les 15 septembre.

C’est lui faire un procès d’intention que de le considérer comme un artiste fasciste – Mussolini pris le pouvoir en 1922 –  bien que Corrado Feroci s’inscrive dans la tendance de cette époque (le Monument de la Démocratie à Bangkok en est un brillant exemple). Celles et ceux qui désirent approfondir leurs connaissances sur cet artiste liront avec intérêt la chronique d’Alain et Bernard, deux expatriés passionnés : Corrado Feroci (Silpa Bhirasri), « Le Père de l’art thaï contemporain » (1892 – 1962). Et plus encore le blog Merveilleuse Chiang Maï de l’érudit Jean de la Mainate, qui réside ici à Chiang Mai. Il parle de Corrado Feroci dans un long article en trois parties, auquel il a ajouté un complément ayant pour thème le musée qui lui est consacré à Bangkok :

Sur son site web, le Musée d’Art Moderne Thaïlandais Rama IX vous livre non seulement une biographie (en anglais) mais également l’illustration de toutes les œuvres de Silpa Bhirasri (liens que nous avons insérés dans notre liste ci-dessus). In fine, un site web est consacré à cette figure marquante de l’art moderne thaïlandais. Bien qu’il soit en langue thaï, vous y trouverez moult documents, dont les ouvrages d’art écrit par Silpa (en anglais).

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Silpa continue d’influencer les artistes thaïlandais © Facebook – Silpa Bhirasri Day

En Thaïlande, le marché de l’art contemporain s’est modernisé dès les années ’80 avec l’apparition d’une nouvelle catégorie de galeries à Bangkok. Dans son article Les galeristes thaïlandais et l’art contemporain – Comment créer un marché sans en maîtriser les valeurs ?, Annabelle Boissier analyse ces nouveaux acteurs de l’art contemporain à travers trois thématiques : la formation, le financement et la collaboration. Où il est question d’interroger la relation entre la création de la valeur marchande et celle de la valeur esthétique.

Et nous vous rappelons encore qu’en matière d’art contemporain, la scène de Chiang Mai est des plus dynamiques. Nous consacrerons un jour un article à ce sujet. En attendant, le musée qu’il faut absolument visiter en matière d’art moderne ici dans la Rose du Nord est le MAIIAM, un musée qui n’a rien à envier aux espaces culturels mondiaux dédiés à l’art contemporain (site web, page Facebook, Instagram, Twitter (encore inactif) et emplacement). Et ce n’est de loin pas le seul endroit vous permettant d’être confronté à l’art contemporain ici au nord…

On se quitte ci-dessous avec Santa Lucia, chanson italienne devenue l’hymne de l’université Silpakorn créée par Corrado Feroci (mélodie sur laquelle Dinsai Studio a créé une animation à l’occasion du 125e anniversaire de ce professeur apprécié) :


¹ Selon le système royal de transcription RTGS, son nom thaïlandais devrait s’écrire Sin Phirasi. Nous reprenons cependant le nom communément admis de Silpa Bhirasri.
² Devise latine reprise d’une citation qui constitue les deux premières lignes de la traduction en latin d’un aphorisme énoncé par l’ancien médecin grec Hippocrate, une devise que l’on traduit librement par l’art est éternel alors que la vie est brève.
³ Ce sont Alain et Bernard qui l’affirment

Entre autres sources rédactionnelles : Wikipédia en français et en italien.
Source de l’image à la Une : © Facebook – Silpakorn University
Mise à jour le 17.09.2018

Pikanet, le culte du dieu-éléphant à la sauce siamoise

Ganesh¹ est à la fête cette semaine ! La Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthiest une célébration indienne au cours de laquelle le Seigneur Ganesh, fils de Shiva et de Pârvatî, est vénéré. Mais que vient faire un dieu hindou en pays bouddhiste ? Il se trouve que la Thaïlande – de même Chiang Mai – abrite plusieurs sanctuaires dédiés au dieu-éléphant et les statues de Ganesh sont présentes dans bien des temples. C’est donc tout naturellement que ces adresses organisent des cérémonies lors de cette fête annuelle. Et l’on ne peut que vous inviter à y participer car dites cérémonies, mélangeant allègrement les figures religieuses, sont hautes en couleur. C’est bien simple, la Fête de Ganesh célébrée au musée Ganesh Himal – le samedi 15 septembre cette année 2018 – est l’une des plus belles fêtes que vous puissiez vivre ici à Chiang Mai ! À ne pas rater donc.

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© Chiang Mai Deci-Delà

Ce ne sont pas moins de six sanctuaires où fête il y aura ici dans la Rose du Nord durant cette seconde semaine du mois de septembre 2018 ! Précisons encore que les lieux indiqués peuvent se visiter à l’année ! Mais comme ils prennent une couleur festive lors de ces diverses célébrations, le plaisir de la visite n’en sera que démultiplié.

On vous livre ci-dessous le programme des festivités à Chiang Mai en vous donnant au préalable quelques éléments de compréhension. Et l’on termine avec les autres endroits en Thaïlande où Ganesh sera roi.


Qui est donc Pikanet³ ?

L’Asie du Sud-Est est un carrefour fascinant du bouddhisme et de l’hindouisme qui révèle  des perspectives intéressantes sur la façon dont les cultures migrent et évoluent². Ainsi, l’hindouisme (ou plus précisément le védisme) est arrivé avant le bouddhisme en Thaïlande où Ganesh, le dieu hindou à tête d’éléphant, est appelé Phra Pikanet³ (พระพิฆเนศ, ou Phra Pikanesuan³, พระพิฆเนศวร). Il ne doit pas être confondu avec Erawan, l’éléphant à trois têtes ! Phra Pikanet jouit d’un véritable culte. Vous le retrouverez souvent dans des centres commerciaux ou encore dans de nombreux temples bouddhistes – que ce soit sous la forme de statues ou de peintures murales; beaucoup de Thaïlandais le portent en pendentif.

La popularité de Ganesh en Thaïlande se déploie également sur le web ! Ainsi du site Siam Ganesh et de la page Facebook du même nom (évidemment, tout est en langue thaï).

Ganesh apparaît également dans le bouddhisme, non seulement sous la forme du dieu bouddhiste Vināyaka – souvent montré dansant – mais aussi sous celle d’une divinité hindoue éponyme. Symbole de la puissance mentale, on le retrouve à travers des sculptures bouddhistes. Faites donc plus connaissance avec les divinités du riche panthéon hindou en lisant l’ouvrage Dieux et déesses de l’Inde écrit par Stéphane Guillerme.

GaneshaFestival2018PikanetCNXCover0aAu royaume de Thaïlande, Ganesh est vénéré principalement par les milieux artistiques et les commerçants. Il est donc associé aux arts, à l’éducation et au commerce. Divinité connue comme éliminatrice d’obstacles, il est courant pour les bouddhistes thaïlandais de faire une offrande à un sanctuaire de Ganesh lorsque quelque chose de nouveau est entrepris comme lancer une affaire, effectuer un voyage à l’étranger, construire une nouvelle maison ou se marier. La dévotion à Ganesh est également populaire auprès des étudiants universitaires avant les examens. Connu pour son amour des beaux-arts, il encourage la créativité, d’où sa popularité auprès des artistes qui le nomment Por Kru (Père Guru). Pour la même raison, une image du dieu à tête d’éléphant est incorporée dans le logo du Département des Beaux-Arts de Thaïlande. Les grandes chaînes de télévision et les maisons de production ont des sanctuaires en son honneur devant leurs locaux. D’autres attributs associés à Ganesh en Thaïlande sont le succès, l’accomplissement, la sagesse et la richesse; il n’est donc pas surprenant que cette divinité hindoue soit si populaire auprès des Siamois. Ce culte est cependant un phénomène récent.

Autrefois, les Thaïlandais ordinaires n’étaient confrontés aux dieux hindous que dans l’étude de la littérature classique. Mais à mesure que le pays s’enrichissait, les nouvelles classes moyennes recherchaient un dieu qu’elles pouvaient vénérer pour attirer fortune et succès. C’est alors que Ganesh est devenu populaire. L’influence de la religion hindoue est encore plus forte à la Cour royale de Thaïlande (ainsi de la cérémonie annuelle du Labour Royal sur la place Sanam Luang, à Bangkok). La royauté thaïlandaise est basée sur l’idéal hindou du roi Rama, l’avatar de Vishnu, le souverain d’Ayodhaya. En fait, les rois thaïlandais ont toujours été appelés « Rama » et l’ancienne capitale de la Thaïlande (le Siam) était Ayutthaya. La capitale actuelle, Bangkok (Krungthep) n’est qu’une reconstruction d’Ayutthaya. Le vrai nom de Bangkok est « Krung Thep Thawarawadi Si Ayutthaya ». Beaucoup de Thaïlandais considèrent encore leur roi comme l’avatar d’un dieu. Parce que la royauté thaïlandaise est basée étroitement sur la mythologie hindoue, le culte des divinités païennes hindoues survit ainsi à des fins cérémonielles. Ne vous étonnez donc point du syncrétisme de bon aloi que représente l’adoration de Ganesh dans les temples bouddhistes. Une adoration que jamais le Bouddha historique n’a préconisée…


Festivités à Chiang Mai

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© Chiang Mai Deci-Delà

À Chiang Mai, l’éléphant n’est pas qu’une figure mythologique puisque l’on peut facilement rencontrer de vrais pachydermes dans la jungle environnante (les anciens se souviennent qu’en s’installant dans la région, les éléphants étaient nombreux). Pléthore sont les temples abritant les effigies de Ganesh. Qui sait si vous arriverez à trouver la petite statue de couleur turquoise représentant Ganesh en roi nichée au Wat Phra That Doi Suthep, temple le plus vénéré de la Rose du Nord… Autre sanctuaire, plus récent, celui sur la place du centre commercial MAYA, non loin de la fontaine. L’Université de Chiang Mai (CMU) en abrite elle aussi un.

C’est cependant ailleurs que la Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi) est célébrée ici à Chiang Mai. Elle est souvent appelée Ganpati Festival, un des divers noms du dieu Ganesh¹. On vous dévoile pas moins de six adresses, à commencer par celle qu’il faut absolument visiter le samedi 15 septembre  : le musée Ganesh Himal, qui sera donc en fête ce jour-là. Rappellons – si besoin est – que la Fête de Ganesh célébrée au musée Ganesh Himal est une des plus belles fêtes que vous puissiez vivre ici à Chiang Mai. À ne pas rater donc !

Ganesha Himal Museum le samedi 15 septembre 2018

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© Chiang Mai Deci-Delà

Le site vaut à lui seul le détour, fête ou pas fête ! Il se trouve dans le district de Doi Lo, après la ville de Hang Dong, au sud-ouest de Chiang Mai. Pour y arriver, la petite route campagnarde no 3018 traverse de splendides rizières (ça tombe bien puisque nous sommes en saison verte). Depuis Chiang Mai, on vous conseille d’ailleurs d’emprunter au préalable la route du canal (route no 3035 et non la 108, plus directe); comptez une heure de route depuis Chiang Mai (un peu plus de 40 km). Revenez en rejoignant la rivière Ping à l’est, puis « remontant » par la très jolie route 4032 longeant la rive est. Une balade agreste que vous saurez apprécier si vous êtes en scooter. Bien qu’il soit dénommé musée, c’est bien plus un lieu de dévotion au dieu-éléphant qu’un seul site muséal. Mais il est vrai que quelques belles pièces y sont exposées. L’endroit, des plus paisibles, ravit la majorité des visiteurs qui font l’effort du déplacement. Évidemment, le jour de la fête, l’affluence est grande et ne correspond en rien au calme habituel des lieux. Un banquet gratuit est organisé; c’est dire que les dons sont les bienvenus.

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Le programme est divisé en deux jours. Le premier jour, jeudi 13 septembre 2018, de 9h à midi, une cérémonie du wai kru est organisée; c’est un rituel où les dévots rendent hommage à leur maître. Il est demandé de s’habiller en blanc. De notre point de vue, en tant que touriste, ce n’est pas ce jour-là qu’il faut y venir !

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© Chiang Mai Deci-Delà

Le second jour, soit samedi 15 septembre 2018, de 9h à 16h, correspond à la Fête de Ganesh à proprement parler (Ganesh Chaturthi ou Ganpati Festival). C’est ce jour-là qu’il vous faut venir au musée Ganesha Himal ! Vous ne regretterez en rien le déplacement, croyez-nous. Riche est le programme, avec un défilé, des danses, de la musique rituelle, de nombreux adeptes rendant hommage au dieu Ganesh (sur la grande place, à l’arrière). Suivez la foule et noyez-vous dans cette ambiance religieuse unique. Entre les diverses cérémonies, vous aurez tout loisir de visiter les espaces du musée. Il est demandé de vous habiller de couleurs chatoyantes, à défaut d’un sari indien (on parle ici de la gent féminine).

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Programme du samedi 15.09.2018 :
• 9h : défilé
• 9h30 : danses et show « La légende de l’Éléphant Blanc »
• 11h : cérémonie religieuse
• 14h30 :  bénédiction du dieu Ganesh exposé sur la place
• 15h : parade (soit le retour de la statue de Ganesh dans son écrin protecteur)
• 15h30 : cérémonie Ganga Aarti

Ganesha Himal Museum (พิพิธภัณฑ์พระพิฆเนศ)
Date : jeudi 13, de 9h à midi, mais surtout samedi 15.09.2018, de 9h à 16h (ou 17h)
Emplacement : Google Maps (ouvert de 9h à 17h)
Adresse : 277 กิ่ง,  Moo 10, borne des 35km de la route Chiang Mai-Hod, sous-district (tambon) de Yang Kram, district (amphoe) de Doi Lo, Chiang Mai 50160. En thaï : 277 กิ่ง ตำบล ยางคราม อำเภอ ดอยหล่อ เชียงใหม่ 50160
✆ +66 53 269 011 (ou +66 53 269 101), +66 53 024 287, +66 89 430 4050
Site web (qui n’est qu’en langue thaï) / Page FacebookÉvénement FB

Roitawarabarn Baandhewalai le dimanche 9 septembre 2018

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© Facebook – Michel Bochet

C’est là l’un des joyaux cachés de Chiang Mai; peu de touristes s’y aventurent. Et pourtant, l’endroit est situé aux pieds du Doi Suthep, au bout de la route éponyme (qui ne conduit plus à la montagne depuis la construction de la nouvelle route plus au nord). Un professeur en économie de l’université dédie sa fortune à la création d’un musée qui contient de très belles œuvres classiques (ce sont là des copies dont il demande la création à des artistes). Et c’est justement ce qui fait tout l’intérêt du lieu : en y venant (et revenant), vous pouvez voir évoluer une œuvre (et surtout vous rendre compte du temps nécessaire aux artistes pour terminer leur chef-d’œuvre in vivo). Vous verrez ici non seulement de très belles peintures classiques (des reproductions du Palais Royal de Bangkok) mais également d’imposantes sculptures sur bois (un grand Ganesh noir y trône) et également des motifs sculptés dans du verre. L’entrée est libre mais rien ne vous empêche d’acheter une offrande que vous pourrez déposer aux pieds de Ganesh. Durant la fête de Ganesh du dimanche 9 septembre, qui est la première des 5 fêtes programmées à Chiang Mai, il est demandé de s’habiller de blanc.

Jean de la Mainate, animateur du blog Merveilleuse Chiang Maï, un monument d’érudition, vous parle mieux que nous de ce lieu qu’il vous faut impérativement visiter. Il l’a joliment surnommé : la propriété des dieux et des déesses.

GaneshaFestival2018RoitawarabarnBaandhewalaiCoverProgramme du dimanche 09.09.2018 :
• 9h : prière au dieu Ganesh
• 10h45 : bénédiction du dieu Ganesh
• 11h : danses indiennes (vidéo)
• 12h : buffet végétarien
• 13h : visite de l’exposition permanente

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© Facebook – Michel Bochet

Roitawarabarn Baandhewalai (ร้อยทวารบาล บ้านเทวาลัย)
Date : dimanche 09.09.2018, de 8h à 13h
Emplacement : Google Maps (ouvert de 9h à 19h)
Adresse en thaï : 79/7 ม .1 ซ .2 ถ สุ เทพ สุเทพ เมือง Chiang Mai 50200
✆ +66 86 192 9699
Site web (qui n’est plus fonctionnel) / Page Facebook / Pas d’événement FB

Pikane(t) Suan Devalai le jeudi 13 septembre 2018

GaneshaFestival2018PikaneSuanDevaLogoFBC’est un nouveau lieu de culte dédié à Ganesh, celui qui nous est le moins familier. Et pourtant, il se trouve au centre-ville, à l’intérieur de la cité fortifiée, remparts sud, non loin de la porte Chiang Mai. L’étroit sanctuaire est coincé entre deux commerces (à gauche le représentant des appareils ménagers LG, à droite un point de vente d’objets bouddhistes destinés aux temples). L’entrée est surmontée d’un grand logo Ganesh doré.

Nous n’avons encore jamais assisté à aucune cérémonie en ce lieu « saint » et ce sera là sans doute une belle occasion de le faire.  La Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi) est organisée le jeudi 13 septembre. Hors cérémonies spéciales, le personnel vous invitera à vous déchausser, vous offrira une bougie et de l’encens et vous demandera de faire sonner la cloche avant d’entrer. Vous pourrez ensuite vous adonner à des prières à l’intérieur. Et ne pas oublier de faire sonner une seconde fois la cloche avant de quitter les lieux.

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Programme du jeudi 13 septembre 2018 :
• 18h30 : début de la cérémonie avec la réception des hôtes
• 19h00 : sacrifice à Ganesh
• 20h30 : cérémonie religieuse
• 21h00 : cérémonie Ganga Aarti

Pikane(t) Suan Devalai (พิฆเนศวรเทวาลัย)
Date : jeudi 13.09.2018, de 18h30 à 21h30
Emplacement : Google Maps (ouvert de 8h à 21h)
Adresse en thaï: 39/1 ถนนบำรุงบุรี พระสิงห์ เมืองเชียงใหม่ เชียงใหม่ 50200
✆ +66 95 692 4262
Site web (en langue thaï) / Page FacebookÉvénement FB
Twitter / Instagram / YouTube


Pikanet Chiang Mai le vendredi 14 mars 2018

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Vous êtes fort probablement passé à côté de ce lieu de culte aux statues spectaculaires sans même vous en rendre compte ! Il est en effet accolé au terminal 2 de la gare routière Arcade ! Maintenant que vous le savez, vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas le visiter, à votre arrivée (ou à votre départ) de Chiang Mai en bus. Ganesh est au centre de ce sanctuaire qui lui est dédié – et dont il porte le nom thaïlandais – mais d’autres statues du panthéon hindou sont érigées là. Ici, pas de Bouddha !

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Le lieu est souvent animé et nous relatons régulièrement sur notre page Facebook les fêtes qui y sont organisées (et même bien organisées, fêtes qui donnent à voir de belles danses du Lanna). En l’occurrence, la Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi, คเณศจตุรถี) se déroulera vendredi 14 septembre, en soirée. Notez que le site est souvent en fête (l’on peut commander des cérémonies spécifiques contre monnaie sonnante et trébuchante; après tout, Ganesh est censé attirer la fortune 😏). Habituellement, les cérémonies au Pikanet voient affluer des dévots habillés de blanc. Mais ce jour-là, s’agissant de la Fête de Ganesh, le code vestimentaire demande aux invités de s’habiller de couleurs chatoyantes; les dames en profiteront pour se vêtir de leur plus beau sari de couleur.

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Programme du vendredi 14 septembre 2018 :
• 19h00 : danses cérémonielles
• 19h30 : enregistrement des invités
• 20h00 : cérémonie religieuse Ganesh Chaturthi
• 21h10 : cérémonie religieuse Aarti

Pikanet Chiang Mai (ศาลพระพิฆเนศ อาเขตเชียงใหม่)
Date : vendredi 14.09.2018, de 18h à 22h (en journée dès 9h)
Emplacement : Google Maps (ouvert 24 heures sur 24)
Adresse en thaï : 207 ซอย5 ถนน แก้วนวรัฐ ตำบลวัดเกต อำเภอเมือง เชียงใหม่ 50000
✆ +66 95 639 8881
Site web (version anglaise indigente) / Page FacebookÉvénement FB / Twitter


Ashram Guru Deva le dimanche 16 septembre 2018

La communauté de cet ashram discret situé entre Doi Saket et le lac Mae Kuang Dam, à l’est de Chiang Mai (précisément ici), organise elle aussi une fête à Ganesh. Elle n’a ni la magnificence de celle du musée Himal Ganesh ni la ferveur du Pikanet Chiang Mai . Néanmoins, cette cérémonie est originale puisqu’elle verra son guru mettre à l’eau une statue de Ganesh comme cela se fait en Inde. Ça se passe au bord de la rivière Ping dans le parc près du pont Nawarat. De quoi agrémenter joliment votre dimanche après-midi.

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La cérémonie durera tout au plus deux heures. Elle débute le dimanche 16 septembre, à 14h, avec une procession qui démarre au marché Warorot pour rallier les bords de la rivière Ping, juste en face de la First Church (une grande église évangélique).

Ashram Guru Deva (กูรูเดวาอาชรัม(อีโคไลฟ์))
Date : dimanche 16.09.2018, de 14h à 16h
Emplacement de la cérémonie : Google Maps
Pas d’adresse précise s’agissant d’un parc au bord de la rivière Ping
À notre connaissance, aucun site web ni page Facebook n’est géré par cet ashram. Page Facebook du guru.


Wat Sri Suphan (le Temple d’Argent) le mercredi 19 septembre 2018

On clot la liste des animations dédiées au dieu Ganesh par le dernier événement, en journée, organisé dans un endroit plutôt insolite puisqu’il s’agit d’un temple tout ce qu’il y a de plus bouddhiste, le Wat Sri Suphan, plus connu comme le Temple d’Argent (Silver Temple en anglais), sur Wualai Road, au cœur du fameux marché piétonnier du samedi soir. C’est un temple qui organise une cérémonie prisée des touristes, le samedi soir justement, avec une veillée aux chandelles autour du temple d’argent, illuminé à cette occasion des seules bougies des dévots. L’épicentre est interdit aux femmes… Mais la fête dont il est question ici, dédiée à Ganesh donc, aura lieu le mercredi 19 septembre 2018, dès 9h39. Ne manquez pas le défilé programmé à 15h39 (on sait être précis en Thaïlande, du moins dans les programmes 😏). Code vestimentaire : couleurs chatoyantes à défaut d’un sari indien.

Programme du mercredi 19.09.2018 :
• 9h39 : bain rituel de Ganesh
• midi : repas en commun
• 15h39 : défilé

Wat Sri Suphan (le Temple d’Argent, วัดศรีสุพรรณ ในพระอุปถัมภ์ พระเจ้าหลานเธอพระองค์เจ้าทีปังกรรัศมีโชติ)
Date : mercredi 19.09.2018, de 9h39 à 16h
Emplacement : Google Maps (ouvert de 5h39 à 21h30)
Adresse en thaï : 100 ถนนวัวลาย ตำบล หายยา อำเภอเมืองเชียงใหม่ เชียงใหม่ 50100
✆ +66 61 403 2581 et +66 97 215 5397
Site web, page Facebook (qui n’est pas la page officielle), pas d’événement FB à notre connaissance

Comme cela fait beaucoup de cérémonies en des lieux fort dispersés, on publie ci-dessous la carte des divers emplacements (ne nous remerciez pas, c’est tout naturel) :


Ailleurs en Thaïlande

Vous trouverez des sanctuaires et des statues de Ganesh – souvent immenses – dans toute la Thaïlande. L’un des plus célèbres est situé dans le quartier commerçant de Ratchaprasong à Bangkok, précisément au Central World, à l’extérieur, en face du magasin Isetan, sur Ratchadamri Road (ouvert 24 heures sur 24, arrêt BTS Chidlom). Les habitants y déposent des statuettes d’éléphants, des guirlandes de calendula frais, des bonbons, des bananes et de la canne à sucre.

Autre sanctuaire des plus vénérés, celui du temple royal des brahmanes au centre de Bangkok, près de la balançoire géante (Giant Swing). Le temple hindou Wat Phra Si Maha Utama Devi (วัดพระศรีมหาอุมาเทวี), à Silom, abrite lui aussi une statue de Ganesh qui a été transportée d’Inde à la fin du XIXe siècle. Une statue de bronze du Xe siècle a, elle, été retrouvée à Phang-Na avec des inscriptions tamoules. Enfin, la province Chachoengsao, à l’est de Bangkok, abrite pas moins de trois parcs exposant des statues géantes de Ganesh, dont celle qui est considérée comme la plus grande statue de Ganesh au monde (site web et page Facebook).

Dans tous ces lieux de culte, la Fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi) sera bien évidemment célébrée cette semaine (à des dates diverses). Deux des plus grands événements ont lieu au temple Shiva (ตำหนักพระแม่กวนอิมมหาโพธิ์สัตว์อวโลกิเตศวร โชคชัย 4 สาขารามอินทรา), à l’extérieur de Bangkok, et au temple Utthayan Ganesh à Nakhon Nayok, dans la province éponyme, à l’est de la capitale (Ganesha Park, อุทยานพระพิฆเนศ). Généralement, les bouddhistes thaïlandais participent également aux célébrations aux côtés des hindous.

Vous savez maintenant que Chiang Mai Deci-Delà vous invite à vivre pleinement toutes les fêtes et festivals au contact de la population locale. C’est sans nul doute là la plus belle des manière de se frotter à la culture siamoise. Et cette Fête de Ganesh, bien que venue d’ailleurs, en fait bien évidemment partie. Si vous faites l’acquisition d’une statuette de Ganesh afin de vous remémorer votre voyage en Thaïlande – et pourquoi pas attirer fortune et succès, tenez compte de ces 10 règles pour la placer correctement ! Joyeuse fête à tous et que la fortune et le succès vous accompagnent.


Mise à jour après l’édition 2018

Peu sont les touristes et expatriés ayant vécu l’événement en direct, sur place au musée Ganesha Himal. Il n’empêche, belle fut la fête !

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Édition 2018 – Crédit photo : Narin Srikhamlure – Source : พิพิธภัณฑ์พระพิฆเนศ – © Facebook

Vidéos de l’édition 2018 : cortège initialcélébrationfin de la célébration et cortège final
Photos de l’édition 2018 : set 1set 2set 3set 4

Vous pouvez également voir ou revoir la cérémonie organisée au Pikanet Chiang Mai, le sanctuaire accolé à la gare routière Arcade : vidéo. Pour les danses, il nous faut nous contenter de photographies.

De même pour la cérémonie au Pikane(t) Suan Devalai : premier montage-photo suivi d’un second montage. Et là aussi, quelques photos.

Enfin, l’immersion du Ganesh dans la rivière Ping lors de la cérémonie de l’ashram Guru Deva avec également quelques photos.


¹ ou Ganesha, mot sanskrit. Ganesh porte un grand nombre d’autres noms (Autres noms de Ganesh, Wikipédia): Ganapati (le chef des Ganas), Vinâyaka (le meilleur des guides), Gajânana (face d’éléphant), Gajâdhipa (le roi des éléphants), Vighneshvara (le maître des obstacles), Vighnahartā (celui qui évite et écarte les obstacles). Les 12 noms en sanskrit les plus souvent utilisés pour les prières courtes sont : Sumukha (Celui qui a un beau visage), Ekadanta (Celui qui n’a qu’une seule défense), Kapila (Celui qui est rouge foncé), Gajakarnaka (Celui qui a des oreilles d’éléphant), Lambodara (Celui qui a un ventre proéminent), Vikata (Celui qui est imposant), Vighnanasha (le destructeur des obstacles), Ganadhipa (le maître des Ganas, serviteurs de Shiva), Dhumraketu (Celui dont la bannière est grise), Ganadhyaksha (le chef des Ganas), Bhalachandra (Celui qui porte la lune sur son front), Gajânana (Celui qui a une tête d’éléphant).
² Lire à cet effet l’ouvrage India-Thailand Cultural Interactions: Glimpses from the Past to Present, sous la direction de Lipi Ghosh.

Entre autres sources rédactionnelles : Wikipédia (Ganesha in world religions).
Source de l’image à la Une. Mise à jour le 18.09.2018

Festival de la Vie Tribale 2018

Il fut un temps, pas si lointain, où les minorités ethniques étaient honnies ici au nord de la Thaïlande (et partout ailleurs dans le royaume). Les gouvernements siamois successifs s’acharnaient à les assimiler (à titre d’exemple, seule la langue thaï était enseignée à l’école). L’aide que leur a apportée le précédent roi de Thaïlande, Bhumibol le Grand (Rama IX), a permis d’améliorer leur situation et a grandement contribué à leur émancipation (on ne vous parlera pas ici du trafic de drogue qui sévissait dans le Triangle d’Or, un trafic qui existe toujours mais dans une bien moindre mesure).

Les membres de ces minorités n’hésitent plus à se réunir afin de demander que leurs droits soient reconnus. Ainsi de la récente Assemblée Nationale du Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande, qui s’est tenue à Chiang Rai ce mois-ci dans le cadre de la Journée Internationale des Populations Autochtones du Monde célébrée le 9 août. Toutes ces actions ont pour but de ne plus laisser ses populations en marge de la société. Et le festival dont il est question ici y participe.


Le Musée Tribal de Chiang Mai

Peu sont les touristes pouvant se targuer d’avoir visité le Musée Tribal de Chiang Mai. Et pourtant, construit au milieu d’un petit lac faisant partie du parc Rama IX, son architecture originale, avec en toile de fond le massif du Doi Suthep, rend la visite mémorable et ravira celles et ceux qui auront pris le temps de sortir des sentiers touristiques battus et rebattus. Il se trouve non loin d’un autre site bucolique dont nous vous avons déjà parlé, le lac Huay Tueng Thao.

Créé par le gouvernement thaïlandais qui a repris le fonds d’un anthropologue néozélandais, le Musée Tribal de Chiang Mai expose sur trois niveaux des ustensiles et autres objets du quotidien, des costumes traditionnels, des armes, des instruments de musique, des bijoux et autres objets spirituels. Un parcours circulaire incluant des mises en scènes dynamiques, véritable univers interactif composée de pièces thématiques, le tout bercé par de la musique traditionnelle. Ce ne sont pas moins de 10 ethnies qui vous sont présentées là (lire le paragraphe idoine).

Et c’est judicieusement dans cet écrin qu’est organisé le Festival de la Vie Tribale 2018, un événement que nous vous recommandons chaleureusement (cf. le paragraphe suivant).

Ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à midi et de 13h à 16h. L’entrée du musée est gratuite (et les dons appréciés). Vous pourrez ensuite vous restaurer dans les paillotes au bord du lac servant une cuisine locale. Ne manquez pas d’admirer sur la route faisant le tour du lac l’accumulation des maisons des esprits, avec leurs nombreuses statuettes, partiellement abandonnées.

 

Le Musée Tribal de Chiang Mai sur internet (Highland People Discovery Museum en anglais, พิพิธภัณฑ์เรียนรู้ราษฎรบนพื้นที่สูง en langue thaï) :

  • Site web (en langue thaï, hélas, à l’exception de la brève présentation des 10 minorités ethniques, que l’on peut lire en anglais)
  • Page Facebook (@HighlandPeopleDiscoveryMuseum)
  • Chaîne YouTube (ne contenant qu’une seule vidéo, celle reproduite ci-dessus)
  • Emplacement

Le Festival de la Vie Tribale 2018

La province de Chiang Mai et le Musée Tribal de Chiang Mai sont fiers de présenter le Tribal Life Festival 2018 à Chiang Mai, soit le Festival de la Vie Tribale 2018. Un événement qui aura lieu du 15 au 18 août 2018 au Musée Tribal de Chiang Mai (Highland People Discovery Museum, พิพิธภัณฑ์ชาวเขา, cf. le paragraphe ci-dessus), niché dans le joli parc Rama IX, au nord de la ville, vers Mae Rim.

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Un festival qui comprend

  • des expositions sur le mode de vie des divers groupes ethniques;
  • des danses et des musiques traditionnelles des 10 minorités ethniques peuplant la région;
  • un marché vous proposant des aliments et d’autres articles produits par ces minorités ethniques;
  • des démonstrations culinaires;
  • des débats;
  • et même des compétitions sportives.

Comme le musée lui-même, le festival veut promouvoir la préservation des modes de vie des divers groupes ethniques à travers l’échange de connaissances sous l’égide d’un développement durable (un concept que le roi Bhumibol nommait l’économie de suffisance).


PROGRAMME DU FESTIVAL

TribalLifeFestival2018Cover2THAMERCREDI 15.08.2018
09h30 : “Luo”, une impressionnante danse avec épée (rum dab)
10h00 : Cérémonie d’ouverture avec spectacle culturel et défilé de mode « Mode tribale et nouvelles tendances ».
11h30 : chant folklorique Hmong
12h30 : speed drawing (peinture rapide) “Mode de vie d’un groupe ethnique”
16h00 : spectacle culturel
17h00 : musique traditionnelle Lanna

JEUDI 16.08.2018
10h30 : spectacle culturel
11h00 : musique traditionnelle Lanna
12h00 : compétitions sportives (avec prix à la clef)
13h00 : spectacle culturel “Cueillette du thé »
13h30 : musique traditionnelle Lanna
15h30 : jeux et compétitions sportives
16h30 : musique traditionnelle Lanna (« Mr. Berm Lanna”)

VENDREDI 17.08.2018
09h00 : jeux et compétitions sportives
10h30 : débat dont le sujet est การอนุรักษ์วิถีชนเผ่ากับกระแสการท่องเที่ยวในอนาคต¹
11h30 : musique traditionnelle Lanna
13h00 : spectacle culturel
13h30 : musique traditionnelle Lanna (« Mr. Berm Lanna”)
15h30 : spectacle culturel Hmong avec danse traditionnelle
16h00 : musique traditionnelle Lanna

SAMEDI 18.08.2018
10h30 : spectacle traditionnel de danse
11h30 : “Da ra aung”, spectacle de danse contemporaine
13h00 : spectacle culturel
13h30 : “Lee su”, spectacle de danse traditionnelle
15h30 : “Tai”, spectacle de danse traditionnelle
16h00 : musique traditionnelle Lanna (« Mr. Berm Lanna”, groupe au complet)

Les divers spectacles folkloriques vous permettront de découvrir chants, danses et musiques interprétés par les membres des dix minorités ethniques représentées. Ce sont là les activités principales. Il y en a bien entendu d’autres, comme par exemple des débats, mais sans maîtriser la langue thaï, difficile d’y participer. Le marché a lieu les quatre jours durant, de même que les expositions et autres démonstrations culinaires.

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Le Festival de la Vie Tribale 2018 sur internet (tout ou presque est en thaï):


Les minorités ethniques au nord de la Thaïlande

Les anglophones les appellent « hill tribes », les tribus des collines. Nous préférons l’appellation plus générales de minorités ethniques, moins péjorative.

La Thaïlande est constituée d’un groupe ethnique principal, originaire de la Chine du Sud, les Thaïs (ou les Tai Siam), une constituante du peuple Tai. Leur langue, le thaï, fait partie des langues tai de la famille tai-kadai. Les premières vagues de migration à partir du Yunnan vers la Thaïlande actuelle sont attestées dès le XIe siècle. Les Khmers, dont l’empire s’étendait alors sur la région, appelaient ces nouveaux venus « Śyâma », un mot sanscrit (श्याम) qui signifie « brun » ou « foncé » et qui a donné le mot Siam, précédent nom du pays. La majorité des Thaïs sont adeptes du bouddhisme Theravada, qui coexiste avec la croyance aux esprits (phi et chao thi honorés dans les maisons des esprits)².

A l’heure actuelle et pour simplifier, parmi les nombreux peuples que compte la Thaïlande, on peut en distinguer deux types principaux :

  • les Thaïs, environ 80% de la population, composés de quatre groupes ethniques et linguistiques (les Thaïs siamois, les Thaïs du Nord-Est (les Isans ou Lao-Thaïs), les Thaïs du Nord (ou les Muangs) et les Thaïs du Sud (ou les Pak Tai)
  • et non-Thaïs (env. 20 %).

Et c’est justement ses autres ethnies présentes au nord de la Thaïlande qui sont au cœur du musée et du festival. Au rang desquelles les Karen, les Hmong, les Mien, les Lisu, les Lahu, les Akha, les H’tin, les Khamu, les Lawa et enfin les Mlabri (les liens renvoient à leur brève présentation en anglais sur la page du musée). Vous en avez une représentation cartographique ici (qui reste approximative). On pourrait y ajouter d’autres minorités comme par exemple les Tai Lüe dont nous apprécions les événements culturels qu’ils organisent régulièrement (dite minorité sera présente au marché mais non présentée en tant que telle au musée).

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© Facebook – Evasion Karen

En pénétrant dans un village ethnique, vous serez confronté à une culture différente de celle des villes et villages thaïlandais. D’autres us et coutumes, des faciès différents, une autre langue, des costumes qui bien souvent les caractérisent, des traditions culturelles qui leurs sont propres, une pratique religieuse où l’animisme prime. Tout une richesse culturelle que les membres de ces minorités ethniques essaient tant bien que mal de conserver précieusement.

Promis, on vous reparlera plus en détail des minorités ethniques qui peuplent la région du nord thaïlandais. C’est une composante essentielle de l’attrait qu’offre le nord du royaume, ce qui en fait sans nul doute sa richesse, tant culturelle que touristique.  Il n’est pas aisé d’approcher ces minorités, la barrière de la langue n’étant pas le moindre des écueils. Celles et ceux qui effectuent par exemple la boucle Chiang Mai-Mae Hong Song-Mae Sariang-Chiang Mai de manière indépendante s’en rendent compte (nombreuses sont les ethnies dans les villages traversés). Le contact se limite bien souvent au marché, voire à l’hébergement. Il est cependant des passerelles qui facilitent une meilleure approche. A titre d’exemple, les Karens s’autonomisent peu à peu et reçoivent directement des hôtes sans intermédiaires. Ainsi de l’immersion que vous propose Pauline, une expatriée française qui s’est unie à Tham, son mari Karen. À eux deux, ayant créé l’agence Évasion Karen, ils vous accueillent dans leur village retiré – difficile de faire plus authentique – et vous proposent de vivre une expérience unique au contact des membres de leur famille. Immersion garantie ! Autre expérience fort appréciée des touristes qui s’y risquent : les treks immersifs de Loolu Tour. Loolu est un jeune Karen pétillant né dans la région de Samoeng. Il organise des randonnées dans la jungle, avec ou sans la rencontre d’éléphants. Sur deux jours, vous dormirez dans le village de sa famille karenne, ce qui constituera sans nul doute un souvenir inoubliable pour vous.

Il existe bien entendu d’autres offres qui vous permettent de rencontrer des membres des minorités ethniques, à Chiang Mai ou ailleurs. Les touristes qui privilégient ce tourisme de proximité repartent enrichis d’une expérience mémorable. Que ce soit à travers les événements culturels ou les offres touristiques, nous vous invitons vraiment à aller à la rencontre de ces minorités, ce qui vous permettra d’être sensibilisé à leur problématique. Une problématique qui peut s’approcher par la lecture. A titre d’exemple, vous avez là une brève présentation du peuple karen : Les Karen en Thaïlande par Matthieu John. On peut approfondir le sujet avec cette thèse de doctorat en anthropologie sociale et culturelle-ethnologie présentée par Abigaël Pesses :
Les Karen : horizons d’une population frontière – Mises en scène de l’indigénisme et écologie en Thaïlande.

Doister+Loolu

© Facebook (Loolu Tour + DoiSter)


Mise à jour après l’édition 2018 du festival

Cette année, le festival a dû faire face à une météo capricieuse. Force est cependant de constater que les Thaïlandais eux-mêmes s’intéressent fort peu aux minorités ethniques peuplant leur pays. Sans parler de l’absence de promotion attirant les touriste étrangers. Mais les représentants de ces minorités sont bel et bien présents et disponibles à toutes et ceux qui veulent bien s’intéresser à leur sort.

Vous trouverez ci-dessous une vidéo récapitulative de la cérémonie d’ouverture, une cérémonie qui était marquée par un défilé de mode où le designer s’est largement inspiré des motifs tribaux. Quelques photos d’ambiance ici, et encore ici. Un festival qui s’est donc clos et qui vous donne rendez-vous à l’année prochaine.

 

En complément à cet article, on vous invite à lire nos autres articles connexes :


¹ C’est à dessein que nous ne traduisons pas le thème car tout se discute en langue thaï
² Wikipédia

Mise à jour le 22.08.2018.

#TribalLifeFestival #MinoritésEthniques #ChiangMai #Karen #Hmong #Mien #Lisu #Lahu #Akha #Htin #Khamu #Lawa #Mlabri #tribus #Thaïlande

 

 

La libération du Wat Phra That Lampang Luang par le roi Thipchang, magnifique reconstitution historique

La Thaïlande dans son ensemble et le Lanna en particulier aiment à se souvenir des hauts faits guerriers de leurs illustres prédécesseurs. La légende se mêle à l’histoire et permet au peuple de se remémorer avec émotion son passé. Et lorsque ce souvenir prend la forme d’une reconstitution historique, Chiang Mai Deci-Delà ne peut qu’en faire la promotion et vous conseiller vivement de participer à ce genre de festival. C’est l’occasion de voir des locaux en costume traditionnel (et le Lanna en produit de très beaux depuis fort longtemps), d’admirer des danses traditionnelles (et là aussi le Lanna excelle) et, bien évidemment, de découvrir des mets typiques de la cuisine locale (il n’est de fête sans nourriture au Siam).

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N’hésitez donc pas à participer à cet intéressant événement culturel qu’est la reconstitution historique d’une bataille menée par le roi Thipchang au Wat Phra That Lampang Luang (วัดพระธาตุลำปางหลวง ตำบลลำปางหลวง อำเภอเกาะคา จังหวัดลำปาง, ici, à 15 km au sud-ouest de la ville de Lampang, elle-même située à 2 heures de route au sud-est de Chiang Mai). Comme chaque année, un des épisodes historiques de l’ancien royaume du Lan Na fera l’objet d’un magnifique spectacle son & lumière, avec danses et musique traditionnelles. Ce sont là deux magnifiques jours que vous passerez à Lampang. Au programme : cortège en habits traditionnels avec des éléphants et des chevaux (Lampang est réputée pour ses carioles en ville), ancien marché traditionnel (kad mue kua luang), cérémonie religieuse dans un magnifique temple bouddhiste. Le Lanna dans toute sa splendeur ! Cette année, rendez-vous est pris les mercredi 18 et jeudi 19 juillet 2018.

Notre reporter sur le terrain a assisté au spectacle, magnifique, donné l’année dernière… sous la pluie. Cette année, les météorologues annoncent un temps tout aussi capricieux.


Programme 2018

Mercredi 18 juillet

  • 07h00 : cérémonie religieuse avec le dépôt d’une couronne aux pieds de la statue.
  • 10h00 : ‘Saw Lanna’ (musique folklorique).
  • 15h30 – A NE PAS MANQUER : grande parade en habits traditionnels; il y aura là des éléphants et des chevaux.
  • 18h00 : cérémonie officielle d’ouverture (avec danses traditionnelles).
  • 20h00 – A NE PAS MANQUER ! Show historique du roi Jao Thipchang (spectacle son & lumière).

Jeudi 19 juillet

  • 10h00 : ‘Saw Lanna’ (musique folklorique).
  • 15h00 : démonstrations culturelles Lanna.
  • 20h00 – A NE PAS MANQUER ! Show historique du roi Jao Thipchang (spectacle son & lumière). Il s’agit du même spectacle que le jour précédent ! Il est cependant mentionné que 200 danseuses y participeront ce soir-là.

Cette reconstitution historique fait l’objet d’une page Facebook dédiée : สืบสานตำนานพ่อเจ้าทิพย์ช้าง 2561 (une page qui risque cependant d’être supprimée comme l’a été la page idoine de l’édition de l’année 2017, 2560 en Thaïlande).


Le roi Thip Chak (ทิพย์จักร) ou Thip Chang (ทิพย์ช้าง), mort en 1759, a été un souverain indépendant (aucunement soumis, ni aux Birmans, ni au royaume d’Ayuthya, ni encore à d’autres royaumes du Lan Na). En 1730, Lampang faisait face à une guerre civile. Thip Chak, qui était un chasseur, a dirigé un groupe de soldats qui a assassiné le chef de la rébellion, Thao Maha Yot. Selon les Chroniques de Chiang Mai, il a ensuite ourdi un soulèvement à Lamphun et, dans ses dernières années, a influencé les fondements de la doctrine bouddhiste locale.


Le Wat Phra That Lampang Luang (en thaïlandais : วัดพระธาตุลำปางหลวง ตำบลลำปางหลวง อำเภอเกาะคา จังหวัดลำปาง), situé dans le district de Ko Kah (province de Lampang), est l’un des meilleurs exemples d’architecture Lanna en Thaïlande. Il a été construit au sommet d’une petite colline et est entouré d’une muraille défensive. Sa fondation remonte au XIIIe siècle. Indépendamment d’être superbe architecturellement, deux points le caractérisent :

  1. Le grand chedi du temple renfermerait un cheveu du Bouddha historique. Cette relique explique que le site est l’un des plus vénérés de Thaïlande. La légende dit même que le Bouddha a visité le lieu il y a plus 2500 ans…
  2. En regardant par une ouverture sise dans une petite chapelle attenante – où l’entrée est interdite aux femmes – l’on peut voir, par un effet optique surprenant, le sombre chedi du temple… à l’envers !

Wat Phra That Lampang Luang. Wat est le terme thaïlandais pour désigner un temple. Étymologiquement, phra that, signifie relique de Bouddha (phra est un terme honorifique et that signifie relique). Lampang est bien sûr le nom de la ville toute proche. Le mot Luang vient de ในหลวง (Nai Luang), une façon de désigner le roi de Thaïlande, et indique que le monument est parrainé par Sa Majesté, généralement pour sa reconstruction ou sa rénovation. La traduction de son nom complet signifie « le temple de la Grande Relique du Bouddha de Lampang ».

Ce temple a été conservé dans son état d’origine et ses restaurations successives ont respecté son architecture, mélange des styles Lanna et Tai Lü. Ainsi, ses viharns ouverts sur tous les côtés sont typiques du style Lanna. Il s’agit d’un temple fortifié ou wiang, entouré de hauts murs de briques. Au début du XVIIIe siècle, lorsque Lampang était occupée par les Birmans, les envahisseurs occupaient le temple. Il a été libéré par des troupes locales conduites par un homme nommé Thipchang, dont on peut voir la statue sur le terrain du temple. Et c’est justement cette libération qui est commémorée ici.

Le temple est en fait un complexe bouddhique contenant un grand nombre de bâtiments, y compris le plus ancien viharn en bois de Thaïlande. Protégé par deux grands lions gardiens, vous y accédez par un escalier Naga menant à une grande porte d’entrée. Le Viharn Luang est un grand bâtiment avec un toit à trois niveaux qui a été construit dans la seconde moitié du XVe siècle. Ouvert sur tous les côtés, sa structure est soutenue par un grand nombre d’énormes piliers en béton qui ont remplacé les piliers d’origine en bois de teck. A l’intérieur, les piliers sont décorés de lai kham, des motifs dorés sur de la laque noire. Vous y admirerez d’importantes images de Bouddha enchâssées au centre du viharn. De belles peintures murales représentant les Jataka, les histoires légendaires des vies antérieures du Bouddha, agrémentent le bâtiment.

Le chedi – ou stupa – est probablement la structure la plus ancienne du temple. Bien qu’on ne sache pas exactement quand il a été construit, il a été agrandi et reconstruit au XVe siècle jusqu’à sa hauteur actuelle d’environ 45 mètres. Le sombre chedi,  qui n’est pas ouvert au public, est recouvert de feuilles de bronze et de cuivre qui ont vieilli au fil des siècles et ont changé de couleur. La structure renferme donc une relique de cheveux du Bouddha, très vénérée. Quant au Viharn Nam Tam Tam, il a été construit au début du XVIe siècle. On pense qu’il s’agit du plus ancien temple en bois de Thaïlande qui est encore dans son état d’origine.

WatPhraThatLampangLuangPhotoพาไปวัดMontage

© Facebook – พาไปวัด

On vous laisse découvrir les autres bâtiments du complexe religieux. Non sans terminer par vous parler de la chapelle Ho Phra Phutthabat, une chapelle au sol qui est fermée aux femmes; elle contient une sculpture de l’empreinte du Bouddha. C’est de là qu’une ouverture permet de voir le chedi sombre… à l’envers ! Un effet d’optique pour le moins surprenant.

Si vous désirez en savoir plus sur ce temple, il fait partie de ceux visités par Loris, le jeune passionné qui anime le site Temple-Thaï.com.


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ASPECTS PRATIQUE. Comment se rendre au Wat Phra That Lampang Luang ?
Le temple est situé dans le district de Ko Kah, à environ 15 kilomètres au sud-ouest de la ville de Lampang, à quelques kilomètres à l’ouest de l’autoroute 1 (Phahon Yothin road). Si vous ne disposez pas d’un véhicule privé, le moyen de transport le plus rapide et le plus confortable pour s’y rendre est le taxi (votre hôtel à Lampang vous en réservera un sur demande). A défaut, vous pouvez affréter un songthaew, camionnette convertie avec deux bancs à l’arrière. Mode de transport plus lent et plus amusant, typique de Lampang, la calèche (comptez THB 300.- minimum depuis la ville). Sur place, des calèches font le tour du temple (il vous en coûtera de THB 150.- à THB 200.-).

Le temple est généralement ouvert de 7h30 à 17h. L’entrée est gratuite et, comme pour tout temple en Thaïlande, un don est apprécié.

Nom du temple Wat Phra That Lampang Luang en thaïlandais : วัดพระธาตุลำปางหลวง ตำบลลำปางหลวง อำเภอเกาะคา จังหวัดลำปาง. Page Facebook et emplacement.


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KingThipChakHistoricalShowLampang2018Cover0MISE A JOUR : LIENS DE L’ÉDITION 2018 EN VIDÉO

La grande parade
Le spectacle de mercredi en direct
Le spectacle de jeudi (1ère partie)
Le spectacle de jeudi (2e partie)


Si vous passez par Lampang, la visite de ce temple hors de la ville se doit d’être impérativement mise au programme ! Et si vous avez la chance d’être présent lors de ce festival culturel annuel (vers mi-juillet), n’hésitez pas à y passer la nuit. Lampang, qui se languit au bord de la rivière Wang, recèle quelques intéressants sites et activités touristiques. Dont les deux sites-phares :

  • Le Pont en Bambou du Bouddha (c’est là la traduction du nom donné en anglais, Bamboo Buddha Bridge; en thaïlandais : ขัวแตะ สะพานบุญวัดพระธาตุสันดอน ลำปาง). Il s’agit d’un magnifique site vous permettant d’admirer des rizières durant la saison verte (grosso modo de juillet à octobre). La passerelle en bambou mène à un joli temple en rénovation, le Wat Phrathat San Don (วัดพระธาตุสันดอน), offrant une belle vue sur les montagnes alentour. Nous vous en avons déjà parlé sur notre page Facebook. Le temple dispose de sa propre page FB (mais elle n’est que peu animée; il y a aussi deux pages de lieu, générée par Facebook donc, celle-ci et celle-là). Emplacements Google Maps : le Wat Phrathat San Don et le Pont en Bambou du Bouddha (c’est donc à 30 km au sud de la ville de Lampang, sur la route no 11).
  • Le second site-phare de Lampang est l’étonnant temple perché sur des pics montagneux, le Wat Chalermprakiat Prajomklao Rachanusorn. C’est l’un des temples incontournables à visiter en Thaïlande, incontournable car singulier. Nulle part ailleurs vous ne verrez une telle architecture religieuse ! On vous laisse découvrir cela en vidéo. Le temple se trouve sur le mont Pu Yak, dans le district de Chae Hom, dans la province de Lampang donc; très précisément ici (à 70 km au nord de la ville de Lampang).
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© Facebook (Bangkok Airways) + MThai (Pornphen.c)

Par ailleurs, la production de céramique de Lampang est réputée dans tout le royaume. N’hésitez pas à visiter un de ces ateliers de production (ils accueillent tous des visiteurs dans leur showroom; certains ont même créé des musées). Pourquoi pas le Ko Kha Ceramic Village où vous pourrez acquérir des produits OTOP venant du district éponyme, là-même où se trouve le temple Wat Phra That Lampang Luang. Sans oublier le parc national de Chaeson et les agréables balades qu’il offre.

Depuis Chiang Mai, on vous conseille fortement de vivre une expérience locale mémorable au prix d’une bouchée de pain en y allant en train (de Chiang Mai à Nakhon Lampang). C’est là sans nul doute le tronçon le plus intéressant de la ligne ferroviaire du nord Bangkok-Chiang Mai. Et si vous deviez vous y rendre en voiture (ou en moto), faites donc une pause-café au Cocolampang (les familles préféreront le Hug You (ฟาร์มแกะฮักยู), juste à côté, où des moutons et des lapins attendent les enfants). Entre ces deux établissements, n’hésitez pas à suivre la petite route qui vous amène à une très belle retenue d’eau – un petit lac si vous préférez – qui ne se trouve étrangement pas répertoriée sur Google Maps… Ces trois endroits sont très proches du temple dont il est question dans cet article.

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Hébergements

LadaHouseVoici trois adresses hôtelières que nous vous recommandons :

  • Le Neuf est un hôtel moderne qui maintient sa bonne réputation; nous y avons dormi, l’ayant choisi pour son bon rapport qualité-prix (il était récent en 2017). Réservez-le sur Booking.com.
  • Celles et ceux qui veulent passer la nuit dans une maison de caractère se tourneront vers la Lada House, la bonne adresse du moment. Elle offre des chambres à des prix variés (mais bon marché pour la qualité proposée). Réservez-la sur Booking.com.
  • Et enfin, pour les amateurs d’auberges de jeunesse – qu’on appelle ici en anglais les hostels – en quête de lits bon marché, il y a le flambant neuf Memmoth Hostel. Nous, on adore son architecture. L’établissement offre des lits en dortoir mais également des chambres privées à des prix ma foi fort attirants. Grand avantage : il est à deux pas de la gare ferroviaire. Réservez-le sur Booking.com.

Plus proche du Wat Phra That Lampang Luang, là où se déroule le festival du roi Thipchang, vous avez le Lampang Green Garden Resort. De ravissantes maisonettes dans un agréable parc. Vous pourrez alors vous rendre au festival en vélo, prêté par le resort. Réservez-le sur Booking.com.

A défaut de prêter l’oreille aux conseils hôteliers prodigués ci-dessus, faites votre choix sur Booking.com parmi les établissements hôteliers les mieux notés.

Alors, convaincu de visiter Lampang ? Si ce ne devait toujourrs pas être le cas, on vous invite à lire cette intéressante contribution de Travellers Art Donating : Lampang : terre du bois sacré.

On termine en vous dévoilant le show de l’année 2016 en vidéo; qui sait, peut-être vous convaincra-t-il de faire enfin halte à Lampang, une halte que vous ne regretterez guère.


Source principale du texte sur le temple Wat Phra That Lampang Luang : Renown Travel (traduction libre). Source du texte sur le roi Thipchang : Wikipédia (traduction libre, texte plus complet en langue thaïlandaise).
Source photographique de l’image à la Une : EventsWeekly (que nous remercions).
Mise à jour le 12.10.2018

Lanna Expo 2018 – L’âme du Lanna qui s’exhibe

LANNA EXPO. En tant que touriste de passage, ce serait vraiment dommage de passer à côté de cet événement annuel se déroulant généralement en juin 10 jours durant ! Les expatriés et les locaux le savent, la Lanna Expo permet de tutoyer l’âme du Lanna, du nom de cet ancien royaume du Nord, annexé par le Siam. Tout ce que la région a de meilleur est exposé ici. Les arts et la culture y ont une place prépondérante. Et c’est la raison pour laquelle nous vous conseillons chaudement de vous y rendre, rendez-vous idéal si la journée est pluvieuse.

Il s’agit donc d’une grande foire régionale regroupant diverses expositions, impliquant quatre provinces du Nord : Chiang Mai, Lampang, Lamphun et Mae Hong Song. En plus des foires aux nombreux stands et des expositions elles-mêmes, quantité d’animations sont au programme, que ce soit des présentations et autres concerts sur la grande scène (une petite partie du programme), ou encore du folklore local sur d’autres plus petites scènes. Avec un grand show d’ouverture. Que vous soyez touriste ou résident, ne manquez pas cette nouvelle édition de la Lanna Expo (celle de l’année dernière a attiré 400’000 visiteurs).

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© Facebook – Lanna Expo 2018 + Instagram – ching_pron

LANNA EXPO 2018 – RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

❖ Durée : 10 jours, du vendredi 22 juin au dimanche 1er juillet 2018.
❖ Horaires : tous les jours de 10h à 20h (jusqu’à 21h les samedi et dimanche).
❖ Entrée gratuite.
❖ Transport : navette gratuite (minibus rouges munis des panneaux violets « Lanna Expo » depuis les centres commerciaux suivants : MAYA (เมญ่า), Central Festival (เซ็นทรัลเฟสติวัล), CentralPlaza Airport (เซ็นทรัลพลาซา), Ruamchok (รวมโชคมอลล์, devant le KFC) et enfin le grand marché Warorot (Kad Luang, ตลาดวโรรส -กาดหลวง), près de la rivière Ping.
❖ Emplacement de la foire : CMECC – Chiang Mai International Exhibition and Convention Centre (sur la route du Canal, au nord de la ville, ศูนย์ประชุมและแสดงสินค้านานาชาติ เชียงใหม่). Site web et page Facebook du centre.
❖ Un événement organisé par la Chambre du Commerce (Chiangmai Chamber of Commerce, หอการค้าจังหวัดเชียงใหม่). Site web et page Facebook.

Page Facebook (@LannaExpo).
Evénement FB.
❖ Hashtags : #LannaExpo2018 (sur Instagram) et #LannaExpo (sur Instagram).

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La Lanna Expo regroupe en fait plusieurs foires au sein du même écrin, l’immense centre d’exposition CMECC (Chiang Mai International Exhibition and Convention Centre), au nord de la ville. La devise de cette édition 2018 est : Arts & Culture du Lanna – Création de valeur pour une « thaïtude » durable (en anglais : Lanna Arts & Wisdom – Create the value of sustainable thainess). La thaïtude – ou thaïtitude, thainess en anglais – pourrait se décrire comme le caractère distinctif de la population thaïlandaise et de sa culture unique (un concept difficile à résumer, vulgarisé ici par les érudits expatriés Alain et Bernard; celles et ceux désirant en savoir plus liront avec intérêt cet ouvrage).

La Lanna Expo permet donc de se frotter à la riche culture du Lanna (danses, chants et autre artisanat). Elle est annoncée par une conférence de presse. Le premier jour a lieu une cérémonie d’ouverture où vous pouvez profiter d’un très beau show . Cette année ce sera donc le vendredi 22 juin 2018, à 15h30 (cérémonie repoussée à 17h).


Lanna Expo 2018 – Au programme cette année

Cette foire est bien entendu une occasion en or pour les entreprises locales et régionales de faire leur promotion. Il y est question de nourriture, de santé, de produits agricoles et d’agriculture en général. Les domaines du travail et de l’éducation ne sont pas négligés (on parle ici au nord de Lanna 4.0 au même titre que le plan directeur Thailand 4.0). A l’extérieur, pléthore de stands vous offre une nourriture locale souvent méconnue.


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Northern Thailand Food Valley + Lanna Coffee Hub
Qui n’apprécie pas la cuisine thaïlandaise ? Celle du Lanna en fait bien évidemment partie mais est bien différente de la conception que s’en font les touristes lorsque l’on évoque la cuisine thaïlandaise. Le khao soy (ข้าวซอย) est sans doute le plat le plus connu; il y a également la fameuse saucisse aux herbes sai ua (ไส้อั่ว), sans oublier moult produits OTOP (One Tambon One Product), une appellation d’origine contrôlée (AOC) ou protégée (AOP) à la sauce thaïlandaise. Découvrez d’autres produits alimentaires et boissons parmi les meilleurs à la Northern Food Valley grâce à des dégustations sur place. Y est intégré le Lanna Coffe Hub : le dynamisme des producteurs de café explique sans nul doute qu’il y ait presque plus de coffee shops que de 7 Eleven dans la Rose du Nord ! On vous en a déjà parlé dans cet article (Le café, grain de folie à Chiang Mai). Beaucoup d’acteurs s’évertuent à ériger Chiang Mai comme une cité du café : Chiang Mai Coffee City – เชียงใหม่เมืองกาแฟ.
▪︎ Northern Food Valley sur le web et sur Facebook (tout est pour l’heure en thaïlandais).
▪︎ Lanna Coffee Hub sur Facebook.
▪︎ Chiang Mai Coffee City – เชียงใหม่เมืองกาแฟ sur Facebook.


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Chiang Mai World Fair
Cet événement, mettant en valeur les cultures et les produits du monde, promeut les échanges culturels, éducatifs et touristiques internationaux. L’année dernière a vu la participation de 22 pays (un événement sur trois jours qui avait attiré plus de 180 000 visiteurs). Cette année, 16 consulats actifs dans la Rose du Nord y prennent part, avec le Consul d’Australie à leur tête (le pavillon australien anime même une page Facebook dédiée). Animations quotidiennes avec des shows provenant de diverses parties du monde.

Dans ce cadre-là, c’est vendredi 22 juin 2018, de 17h30 à 22h à la salle Leelawadee 1, qu’a lieu le Chiang Mai Sundowners hosted by AustCham, en présence du gouverneur de la province et des 16 consuls (idéal pour les entrepreneurs désirant réseauter du côté de Chiang Mai). Événement FB.

De plus, la Chiang Mai World Fair accueillera dimanche 24 juin, de 14h à 17h, la K-Pop Competition, concours du meilleur chanteur et du meilleur danseur. La K-Pop est un genre musical venu de Corée du Sud qui fait fureur dans toute l’Asie et au-delà. On peut comprendre pourquoi en visionnant le bonjour du groupe Rose Quartz 😏


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Lanna Health Fair – Foire de la Santé et du Bien-Être en Pays Lanna
Avec son Lanna Health Hub, auquel sont intégrés non seulement des prestataires de santé mais également des instituts universitaires de recherche, la région offre un bon niveau de soins. La médecine du Lanna partage avec la médecine chinoise son approche holistique; elle se concentre donc sur la prévention (avant que la maladie ne survienne). C’est dans cette optique qu’il faut considérer les bienfaits du massage du nord thaïlandais par exemple. On vous en reparlera un jour en détail. Une zone entière de la foire est réservée à la santé et la beauté (Health & Beauty zone). Une Convention sur le Massage thaïlandais et le Bien-Être est organisée. Il s’agit de la Wellness & Thai Massage Convention avec une impressionnante cérémonie de wai khru où les élèves ayant été formés par leur maîtres ès santé leur rendent hommage avec déférence. Cette dernière aura lieu le dimanche 24 juin 2018, de 9h10 à 10h30. On vous conseille vivement d’être présent. Vous pourrez alors bénéficier des conseils personnalisés prodigués par des thérapeutes d’horizons divers.
▪︎ Le Lanna Health Hub sur le web (tout est en thaïlandais) et sur Facebook (avec une page hélas moribonde).


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Communauté locale du Wat Srisuphan
Il s’agit des fameux artisans travaillant l’argent, ceux-là mêmes qui ont érigé le splendide Temple d’Argent, sis à Chiang Mai. Sur leur pavillon, vous en apprendrez plus sur le mode de vie traditionnel de cette ancienne communauté du Lanna. Plus de 40 exposants vous démontreront leur savoir-faire. S’y ajoute une exposition retraçant l’histoire de la civilisation lanna. A ne pas manquer donc.


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Amazing Ethnic Chiang Mai Culture – Le charme des tribus du Nord
Pas moins de 19 minorités ethniques sont présentes à la Lanna Expo, sous la forme d’un stand bien sûr, où vous découvrirez leur divers produits, culinaires comme artisanaux, mais également par le biais d’activités culturelles (représentations de danses par exemple). C’est sans nul doute l’endroit où vous rencontrerez le plus de représentants des nombreuses minorités qui peuplent tout le nord thaïlandais, Hmongs, Karens, Lahus, Lisus et autres Tai Lüe. Les fameuses femmes-girafes du village touristique tout proche sont également de la partie.


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OTOP & SMEs FAIR
Vous l’aurez compris, les dynamiques PME locales et régionales sont à l’honneur à la Lanna Expo. Beaucoup d’ateliers dans la halle destinée aux PME. Notamment ceux qu’organise le Centre halal d’études scientifiques de l’Université Chulalongkorn. Et si l’envie de vous lancer dans l’exploitation d’un food truck devait vous titiller, ne manquez pas la journée du jeudi 28 juin 2018 où le Food truck Club-Thailand organise une foire/exposition.


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D’autres manifestations enrichissent la Lanna Expo à l’image du Chiang Mai Forum 2018 du lundi 25 au mercredi 27 juin 2018, de 9h à 16h. Sous la houlette du Ministère thaïlandais de la Culture, il sera débattu (hélas en langue thaïlandaise seulement) de la promotion des arts et de la culture du Lanna dans le monde. Vaste sujet s’il en est !


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Il y a également des mini-concerts d’artistes célèbres, locaux et nationaux. On vous épargne leur noms qui vous sont sans doute parfaitement inconnus ! De nombreux ateliers agrémentent également la manifestation. Signalons encore une zone spéciale dédiée aux produits du Projet Royal (on vous promet de vous en parler un jour de manière plus précise tant le sujet est intéressant car il touche à l’amélioration des conditions de vie des minorités ethniques, amélioration voulue et initiée par le défunt roi Bhumibol le Grand).

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Ce riche programme vous permet de passer quelques heures à la Lanna Expo. Entre les expositions, les animations et le repas (à l’extérieur, pléthore de stands vous offre une nourriture locale souvent méconnue), le temps s’écoulera rapidement. Allez-y donc les yeux fermés et vous saurez ensuite pourquoi le Lanna nous ravit. Un ravissement que l’on partage à travers notre site qui aime à promouvoir les arts et la riche culture du Lanna. Sawat dee jao 😁

On vous quitte avec ces deux joyeux lurons qui devraient vous donner envie de vous déplacer jusqu’au centre d’exposition afin de participer vous aussi à la Lanna Expo 2018 et, qui sait, y rencontrer l’âme authentique du Lanna… La vidéo dévoile une partie de l’ambiance de cette foire; il s’agit en l’occurrence de l’édition de l’année dernière, 2017 donc.


Mise à jour le 24.06.2018

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