Archives de Catégorie: Agenda

Festival Pu Sae Ya Sae – Mise à mort d’un buffle pour concilier les esprits

On raconte qu’ils voulaient manger le Bouddha…

PuSaeYaSaeFestivalMarco11

Âmes sensibles, s’abstenir ! Chaque année ici à Chiang Mai, dès les premières lueurs du jour, durant la pleine lune du 7e mois lunaire*, se déroule un spectaculaire festival animiste, le Pu Sae Ya Sae (สืบสานประเพณีเลี้ยงดง). Un rituel, autrefois parrainé par le roi du Lanna, qui implique le sacrifice d’un buffle de couleur sombre, effectué par un chaman local, qui doit en manger la chair crue et boire son sang – ce qu’il fait généralement après qu’il ait émis un cri strident. Cette cérémonie a lieu dans une clairière boisée au pied du Doi Kham, une colline à environ 15 km au sud-ouest de la ville, sise à Mae Hia (Canal Rd, non loin de Hang Dong). Mieux vaut s’y rendre tôt pour s’imprégner de l’ambiance locale, avant l’arrivée de quelques groupes de touristes ! Cette année, la cérémonie a lieu le vendredi 2 juin 2023, dès 7h du matin. Il vous faudra par conséquent venir avec votre propre moyen de transport (en louant un scooter ou négociant un song thaew par exemple).

NB : il ne nous appartient pas de porter un jugement sur des pratiques locales séculaires; nous tenons cependant à vous préciser que la mise à mort du buffle a lieu durant la nuit, avant l’événement public, une fête qui n’en reste pas moins spectaculaire. La voici résumée en vidéo :

Citylife a réalisé une autre vidéo résumant le rituel (basée sur la cérémonie de 2017).


De l’importance des esprits protecteurs…

Le rituel animiste dont il est question aujourd’hui, peu connu et archaïque, provient du peuple Luas (ou Lawas), une des ethnies régionales jadis au coeur du royaume du Lanna. Les Luas sont les premiers habitants connus de Chiang Mai, avant même la colonisation siamoise de la région, et même mon, soit une période antérieure à l’introduction du bouddhisme dans le nord de la Thaïlande. Nous vous avons déjà parlé du Festival annuel de l’Inthakin qui découle lui aussi d’anciennes croyances de ce même peuple premier. Trois esprits sont ici impliqués, de même que six esprits inférieurs : grand-père Pu Sae, gardien du Doi Suthep, son épouse grand-mère Ya Sae, gardienne du Doi Kham, et leur fils Sudeva Rishi. Ogres cannibales à l’appétit insatiable pour la chair humaine et le sang, ils hantaient jadis la région. On sait peu de choses des Luas, bien que l’on pense qu’ils fussent des chasseurs de têtes comme les Wa de l’État Shan, auxquels ils sont liés. Leur anthropophagie est étroitement liée au rituel Pu Sae – Ya Sae tel qu’il est encore pratiqué aujourd’hui.

Selon une légende locale, le Bouddha, arrivé ici par une vision lors d’un de ses rêves, remarqua un silence inhabituel, comme si le village était inhabité; il en demanda la raison. Les villageois lui apprirent alors que deux géants, mari et femme habitant la montagne, viennent souvent au village et en attrapent ses habitants pour se nourrir. Ce qui expliquait le calme apparent du village. Le Bouddha, compatissant face à ces villageois sans défense, partit à la rencontre des deux géants. Cupides, Pu Sae et son épouse Ya Sae, de même que leur fils Sudeva Rishi, voulurent dévorer le Bouddha. Celui-ci, ayant pris conscience de leur plan, leur fit d’abord peur en posant son pied sur un rocher – où se trouve aujourd’hui le Wat Phra Buddha Bat Si Roi dans le district de Mae Rim. Puis le Bouddha leur adressa un sermon et prédit qu’il y aura bientôt beaucoup de moines dans cette région, les exhortant à ne plus manger la chair des êtres vivants. Sudeva Rishi, le fils du couple, touché par la grâce du Bouddha, se convertit et devint moine, s’abstenant à jamais de consommer de la viande de toute sorte. Plus tard, il se déshabilla pour mener la vie d’un ermite, passant son temps en méditation dans une grotte au sommet de la montagne qui prit ainsi son nom : Doi Suthep. Pu Sae et Ya Sae, de mauvaises grâces, acceptèrent eux aussi de ne plus manger de chair humaine mais demandèrent au Bouddha la permission de manger seulement deux buffles par an, un chacun, en compensation. Le Bouddha fut réticent à cette requête; il les bénit tout de même, leur dévoilant cinq préceptes, puis les quitta.

Et c’est depuis lors que les habitants vivant autour du Doi Kham pensent qu’ils doivent se concilier les deux esprits, considérés comme les gardiens de la montagne, et donc protecteurs de la forêt, en sacrifiant chaque année deux buffles. Une seconde cérémonie, tombée dans l’oubli, se déroulait dans la forêt aux pieds du Doi Suthep. Il s’agit ici d’apaiser ces deux esprits car, malgré leur promesse, la crainte d’un retour à leur vieilles habitudes cannibales est toujours présente. Le buffle sélectionné est abattu avant l’aube. Si l’animal, qui est tué avec un gros couteau par un boucher musulman, tombe parallèlement au ruisseau Mae Hiya, la pluie sera abondante. La tête, les os, la viande, les entrailles et le sang sont séparés et déposés sur une natte, sous le regard bienveillant d’une illustration du Bouddha suspendue à un arbre. Le chaman – qui peut être une femme, exalté par le lao khao (une liqueur blanche), est soudainement et violemment possédé par les deux esprits et se met à manger la chair crue extraite des entrailles du buffle et à boire son sang. Après un moment, le chaman s’effondre sur le sol. Les esprits le quittent, satisfaits. Ce qui permet aux gens qui vivent autour de la montagne d’être rassurés une année de plus. A travers ce rituel effectué au début de la saison des pluies, les habitants espèrent également des pluies abondantes permettant de bonnes récoltes, de même qu’une bonne santé durant l’année (une nouvelle année, Songkran, qui a commencé à mi-avril selon le calendrier thaïlandais).

PuSaeYaSaeFestival2018CoverMontage3

Déroulement de la cérémonie

Selon la légende, le vieux couple anthropophage, Pu Sae et Ya Sae, vivait donc sur les deux montagnes toutes proches, le Doi Suthep et le Doi Kham. Sachant que le Bouddha allait un jour y venir pour se reposer, les dieux védiques Brahma et Indra ont béni le village en apportant une pluie d’or et d’argent. Comme il pleuvait de l’or au village, le Bouddha a prédit que cet endroit s’appellera Doi Kham, ce qui signifie « Montagne d’or ». Et comme il pleuvait de l’argent plus au nord, la montagne a été appelée Doi Ngoen, ce qui signifie « Montagne d’argent » (renommée plus tard Doi Suthep).

PuSaeYaSaeFestivalMarco3
PuSaeYaSaeFestivalMarco10

Le terrain rituel, aux abords de la forêt, est déjà prêt dès 6h du matin : le buffle abattu se trouve dans un espace sacré devant douze maisons des esprits. La cérémonie en tant que telle commence généralement peu après 8 heures avec une procession, agrémentée de musique et de danses. Les femmes du village déposent les offrandes prescrites aux esprits : bananes, maïs soufflé, peau de porc, riz gluant, canne à sucre, tabac et aussi de l’eau, de même que des bougies argentées et dorées. Il y a là six plateaux pour l’esprit de la terre et 23 énormes plateaux de feuilles de banane pour les maisons des esprits, chacun contenant des cigares et des noix de bétel. Au sud de la zone rituelle se trouve un sala destiné aux visiteurs qui peuvent voir le médium à l’œuvre, un villageois de la région qui sera bientôt possédé par l’esprit de Ya Sae. A 8h20, Ajarn Phromma, le maître rituel, arrive pour lire les textes sacrés qui appellent les esprits à résider dans les différentes maisons pendant que la musique traditionnelle agrémente la fête. Vers 9h, la bannière Phra Bot, amenée dans un cercueil noir, est hissée – c’est une représentation du Bouddha, flanqué de ses disciples, Sariputra et Moggallana. Neuf moines, reliés au Bouddha par une ficelle de coton blanc, récitent des incantations saintes en langue pali. Vers 9h30, le médium, possédé par l’esprit, se dirige vers le buffle pour se régaler de sa chair crue et de son sang. Vers 10h15, le médium va rendre hommage au Phra Bot.

Ajarn Kraisri Nimmanhaeminda, dont le récit de Pu Sae – Ya Sae a été publié dans le Journal of the Siam Society en 1967, soutient de manière convaincante que la présence de moines bouddhistes et du Phra Bot au sacrifice de buffle est destinée à convaincre les esprits des anciens cannibales que le Bouddha est toujours vivant et qu’ils devraient donc adhérer à leur vœu d’abstinence de chair humaine. Pour les apaiser davantage, on leur accorde leur dernier souhait – de la viande de buffle fraîche avec l’approbation du propriétaire de ce dernier.

PuSaeYaSaeFestivalMarco12

Plusieurs pèlerins demandent à l’homme possédé d’attacher une ficelle blanche autour de leur poignet afin de s’attirer chance et santé. D’autres participants à la fête profitent du passage du médium dans l’assistance pour lui demander les numéros gagnants de la loterie ! C’est vers 11h que prend fin la cérémonie (édition 2016 en vidéo).

Des rites ancestraux

PuSaeYaSaeFestivalMarco21

Vous l’aurez compris, il s’agit là de rites ancestraux antérieurs au bouddhisme, ce dernier n’ayant aucune peine à intégrer les croyances animistes. Au même titre que le Festival de l’Inthakin, lui aussi découlant des croyances du peuple Lua, ou encore les rites visant à faire tomber la pluie à l’aide de fusées (fêtes que l’on retrouve au Xishuangbanna, au sud de la Chine, patrie des Dais), l’ensemble de ces fêtes font partie des rites de fertilité, les pluies assurant des récoltes abondantes (principalement de riz).

L’imbrication de rites chamaniques issus du peuple Lua avec des rites bouddhiste du peuple thaïlandais démontre à l’envi l’amalgame qui constitue le Nord thaïlandais, comprenant de nombreuses minorités ethniques. Les Luas et les Thaïlandais vivent ensemble depuis des siècles, partageant des terres et des traditions culturelles. Lorsque les Thaïs sont devenus dominants, ils n’ont pas cherché à éradiquer les rituels luas mais ont participé (en tant que bouddhistes) au rite (très non bouddhiste) du sacrifice de buffles pour adjurer les esprits :

Que le riz des Luas ne meure pas dans leurs rizières
Que le riz des Thaïlandais ne se dessèche pas et ne meure pas dans leurs rizières
Invocation du Festival Pu Sae Ya Sae

De toute évidence, la symbiose entre Lua et le nord de la Thaïlande est ancienne, étroite et fructueuse. Ainsi, les Luas sont toujours considérés et rappelés comme les ancêtres des Thaïlandais du Nord.

PuSaeYaSaeFestivalMarco22

Celles et ceux désirant approfondir le sujet liront avec intérêt le texte complet de la conférence qu’a donnée Reinhard Hohler le 13 septembre 2011 dans le cadre des réunions de l’INTG – Informal Northern Thai Group. Son titre en est Pu Sae -Ya Sae Spirit Worship: Highlighting the two sacred mountains of Chiang Mai. Ou encore l’article d’Andrew Forbes publié par CPA media, Pu Sae – Ya Sae – Guardian Spirits of Doi Suthep, agrémenté de quelques photos du rituel.

Nos lecteurs qui prendront la peine de participer à cette fête pourront, au retour, faire un détour par le Wat Doi Kham voisin, un charmant temple bouddhiste érigé sur la colline éponyme, qui abrite le grand Bouddha que vous aurez sans nul doute aperçu, un temple connu pour avoir fait gagner plusieurs dévots – ou crédules – à la loterie nationale (ce qui explique les offrandes fleuries qui affluent par milliers). Belle est la vue de là-haut. Ou encore passer l’après-midi au Royal Flora, un parc non dénué de charme (les plus jeunes voudront bien sûr faire trempette au Grand Canyon). On vous conseille également l’indispensable visite du temple tout proche Wat Intharawat (ou Wat Ton Kwen), témoin inestimable de l’architecture du Lanna. Et tout le monde de se retrouver au Brandnew Field Good, un café-restaurant en pleines rizières.

PuSaeYaSaeFestivalMontageFernFengFeng+Rugo
© Bai Fern Feng Feng + Marco Rugo

* à noter qu’il existe plusieurs calendriers lunaires, ce qui explique la différence des mois si vous les comparez à nos autres publications

Nous remercions les Guides Kohlidays pour le crédit de la photo à la Une.
Sources éditoriales (traduction libre avec adaptation) : Chiang Mai Best, Reinhard Hohler (Chiangmai Mail et INTG – Informal Northern Thai Group) et Andrew Forbes (CPA media – The Asia Experts). Autre source non utilisée, celle d’un professeur de la CMU, en langue thaï donc. Mise à jour le 31.05.2023.

Poi Sang Long – Le très scintillant Festival des Enfants de Cristal

En mars/avril ici au Nord de la Thaïlande, nous entrons dans la période des festivités du poi sang long* – le Festival des Enfants de Cristal (en thaï : ประเพณีปอยส่างลอง). Ce sont des cérémonies religieuses qui voient de jeunes garçons shan se faire ordonner moines. Un événement haut en couleur à ne pas manquer. Difficile de croire que vous êtes encore en Thaïlande : tant l’ambiance, les habits que les faciès vous renvoient au Myanmar voisin. Vous serez sans doute convié·e à partager un repas dans l’enceinte du temple. Concert, danses et marché en soirée, avec des défilés très animés.

Les Enfants de Cristal

Festival Poi Sang Long 2017 au Wat Ku Tao, à Chiang Mai
© Flickr – Alongkot S.

Le Poi Sang Long ou le Festival des Enfants de Cristal est un rite de passage cher au peuple shan, minorité ethnique à cheval entre le Myanmar et le le nord de la Thaïlande (eux-mêmes se nomment les « Tai Yai » dans leur propre langue). Il s’agit d’une cérémonie d’ordination de novices qui réunit toute la famille au sens large, venue parfois de fort loin. Une fois les vœux monastiques prononcés, les jeunes – des garçons de 7 à 14 ans – se doivent de participer à la vie monacale pour une période qui varie, d’une semaine à une vie entière. En général, les ordinations (« samanera » ou noviciat bouddhiste) se font pour un grand groupe de garçons simultanément. Ici en Thaïlande, où les immigrés shan ont apporté leurs traditions du Myanmar, la cérémonie dure trois jours. Les jeunes garçons sont habillés de manière princière, en souvenir de Gautama Siddharta, qui était lui-même un prince avant d’effectuer sa quête spirituelle et de devenir l’Éveillé, le Bouddha historique. D’autres versions font référence au fils du Bouddha, le prince Rahula, qui a suivi les pas de son père en devenant moine. La cérémonie culmine avec l’entrée dans le noviciat le troisième jour.

PoySanLongPhotosSiraTuang
© Facebook – Sıra Tuang

Le Wat Pa Pao, ici à Chiang Mai, a été un pionnier dans la préservation de cette activité religieuse en l’organisant annuellement depuis 23 ans maintenant. En 2016, les disciples de la fondation religieuse Aram Pakruay Chompoo (มูลนิธิส่งเสริมการศึกษา ศิลปและวัฒนธรรม วัดป่าเป้า), dans le district de Saraphi, ont proposé la création d’un nouveau temple. L’abbé supérieur du Wat Pa Pao, Phrakru Amarawirakhun, a été ravi de cette proposition. Ce temple à Chompoo est donc devenu une branche secondaire du Wat Pa Pao. En guise d’inauguration, la cérémonie du poi sang long s’est donc déroulée dans ce nouveau temple à titre exceptionnel l’année dernière. Elle est à nouveau organisée au siège du Wat Pa Pao, ici à Chiang Mai, dès cette année. Sur décision de l’abbé, 2019 devrait être la dernière année où ces festivités auront lieu au Wat Pa Pao. Ce qui correspondra aux 25 ans de cette manifestation religieuse. Plusieurs autres temples ont depuis repris le flambeau et maintiennent cette tradition shan. Jetez un œil à ces photos de l’année 1980 prises à Mae Hong Son d’où est extrait le cliché noir-blanc reproduit ci-contre.

Déroulement des festivités : 3 jours de liesse

À noter que la province voisine de Mae Hong Son, berceau du peuple shan en Thaïlande, organise ses propres festivités à d’autres dates. Elles varient bien entendu d’un temple à l’autre. Ainsi, le poi sang long du Wat Pang Lo (วัดปางล้อ), à Mae Hong Son, se déroule de la sorte :

❂ Le premier jour, « Sang Long », correspond au jour de la réception des novices à qui on rase la tête. Revêtus d’habits de cérémonie multicolores, ils sont également maquillés et ornés de bijou.

❂ Le second jour, « Krua Lu », comporte une parade très rythmée (les novices, portés par leur aînés ou à dos de cheval, ne doivent pas toucher terre). Des offrandes aux moines complètent le tableau.

❂ Le troisième jour, « Kam Sang », c’est la cérémonie d’ordination à proprement parler, donnant lieu à un défilé coloré vers le temple.

Le défunt magazine Paris-Phuket avait consacré un article à cette fête dans son édition de mars 2016 (pages 34 à 38) : « Les enfants de cristal ». De même le vétéran des magazines francophones en Thaïlande, Gavroche : « Poï Sang Long : un rite d’initiation unique ». Une page Facebook est animée par cette minorité ethnique.

PoySangLongFestival2017PhotoMR
© M. Rugo

Quel que soit le temple où vous irez, vous serez cordialement invité·e à participer aux cérémonies. On vous en livre quelques-unes ci-dessous avec leur programme respectif. À Chiang Mai, c’est celle du Wat Pa Pao que vous devez impérativement mettre à votre agenda, avec une belle parade jeudi 5 avril. Sans omettre de vous signaler qu’il y a grande fête au temple en soirée, de 20h à minuit, avec bien souvent des concours de beauté et des spectacles folkloriques vous permettant par exemple de voir des danses traditionnelles. Les cahutes éphémères surmontées de banderoles numérotées, avec la photo du novice, réunissent sa famille au sens large, souvent venue de loin (il n’est pas rare d’y côtoyer de vieux Shan habitant le Myanmar). Notons enfin qu’ailleurs, ces cérémonies d’ordination prennent une coloration originale; ainsi dans la région de Sukhothai, les parades des moinillons se font… à dos d’éléphants !


PoySangLongFestival@WatKuTao2016CoverRecadrée

Wat Ku Tao à Chiang Mai – Du 22 au 25 mars 2018

  • Jeudi 22 mars à 16h : cérémonie de la coupe des cheveux;
  • vendredi 23 et samedi 24 mars, à 7h et 13h : parade autour du temple;
  • dimanche 25 mars : ordination des novices avec aumône aux moines.

Et donc fête au temple en soirée avec marché, animation musicale et spectacle folklorique (généralement de 20h à minuit).

Le Wat Ku Tao (วัดกู่เต้า ou Wat Welu Wanaram, วัดเวฬุวนาราม) se trouve derrière le stade municipal de Chiang Mai. Son entrée principale est située au bout du soi 6 de la route de Chang Phuak (le soi 6 est le second soi au nord de la gare routière de Chang Phuak). Caché comme il est, presque aucun touriste ne s’y aventure; c’est d’ailleurs ce qui en fait aussi son charme puisque les dévots présents seront étonnés de votre présence.

Le Wat Ku Tao sur Facebook, sur le webemplacement, téléphone : 053 211 842.


PoySanLong2018WatKuManMongkolChaiCoverMontage

Wat Ku Man Mongkol Chai, en périphérie – Du 22 au 25 mars 2018

  • Jeudi 22 mars à 16h : cérémonie de la coupe des cheveux;
  • vendredi 23 mars, vers 15h : arrivée des novices au temple (défilant depuis la municipalité);
  • samedi 24 mars, à 8h et 14h : parade autour du temple;
  • dimanche 25 mars : ordination des novices avec aumône aux moines.

Et donc fête au temple en soirée avec marché, animation musicale et spectacle folklorique (généralement de 20h à minuit).

Le Wat Ku Man Mongkol Chai (วัดกู่ม่านมงคลชัย) est un temple flambant neuf – enfin, disons qu’il reste quelques travaux inachevés 😏, construit à l’est de Chiang Mai, en périphérie, qui réunit la communauté shan, laborieuse.

Le Wat Ku Man Mongkol Chai sur Facebook (pas de site web à notre connaissance), emplacement, téléphone : 086 341 5750.


Wat Mae Ead à Chiang Dao – Du 27 au 30 mars 2018

Programme identique aux autres cérémonies, à savoir une cérémonie de coupe de cheveux suivie, un jour plus tard, d’une parade autour du temple et de l’ordination des novices avec aumône aux moines. Sans oublier, obvie, la fête au temple en soirée avec marché, animation musicale et spectacle folklorique (généralement de 20h à minuit).

Ici, la probabilité que vous soyez la seule personne occidentale à participer à la fête est grande ! À part la minorité shan qui s’adonne à cette fête religieuse importante pour elle, Chiang Dao est l’occasion de croiser les membres d’autres minorités ethniques de la région, notamment les Lisu. Ne manquez surtout pas le marché du mardi matin (de 6h à midi), point de chute des vendeuses et vendeurs descendant des montagnes environnantes.

Le Wat Mae Ead (วัดแม่อีด ปากทางถ้ำเชียงดาว) sur Facebook, pas de page web à notre connaissance, emplacement, téléphone : 095 242 8558.


PoySangLong2018WatPhraBuddhabartTakPhaLamphunCover

Wat Phra Buddhabart Tak Pha à Lamphun – Les 29 et 30 mars 2018

En dehors des dates mentionnées en exergue, nous ne connaissons pas le programme précis des festivités (notez que ce festival-ci ne dure que deux seuls jours). Ceci dit, se rendre dans la province voisine de Lamphun est gage d’authenticité, loin des circuits touristiques attirant les farangs (le nom que les Thaïlandais donnent aux Occidentaux). On vous livre quelques photos qui vous permettront de vous rendre compte de l’ambiance : icici (elles sont superbes),  ,  et encore  (photos tout aussi superbes).

Si vous avez la bonne idée de vous rendre à cette fête, vous en profiterez pour visiter Lamphun-même, capitale de la province. C’est la plus ancienne ville du Lanna, appelée jadis Haripunchai. Ne manquez pour rien au monde la visite de son temple principal, le Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan, au coeur de la ville, et de la statue géante de Kruba Srivichai, non loin, au Wat Doi Ti. Nous vous reparlerons un jour de manière plus précise de cette ville et de ses diverses attractions, sise dans une province que nous apprécions, beaucoup.

Le Wat Phra Buddhabart Tak Pha (วัดพระพุทธบาทตากผ้า) sur Facebook, sur le webemplacement, téléphone : 053 005 200.


PoySanLong2018MaeHongSonCover1

Wat Klang Thung, à Mae Hong Son – Du 2 au 6 avril 2018

  • Lundi 2 avril à 17h : cérémonie de la coupe des cheveux;
  • mardi 3 avril, à 16h : défilé (de la municipalité au temple);
  • mercredi 4 avril, dès 19h : festivités en soirée avec spectacle folklorique tai yai
  • jeudi 5 avril,  à 8h et 14h : parade autour du temple;
  • vendredi 6 avril : ordination des novices avec aumône aux moines.

Le Wat Klang Thung (วัดกลางทุ่ง) se trouve en ville de Mae Hong Son. À notre connaissance, aucune page Facebook ni site web, emplacement, téléphones : 081 034 82 08 et 086 439 03 68. Les festivités à Mae Hong Son, c’est ça ! À noter que cette année, les cérémonies ne sont donc pas organisées au Wat Pang Lo comme l’année dernière.


Wat Pa Pao, à Chiang Mai – Du 4 au 8 avril 2018 – IMMANQUABLE

  • Mercredi 4 avril, à 8h : parade autour du temple (3 circumambulations);
  • jeudi 5 avril, à 9h09 : cérémonie d’ouverture sang long avec grand défilé de la place Tha Phae Gate vers le Wat Pa Pao en passant par la porte Chang Phuak. À NE PAS MANQUER !
  • vendredi 6 et samedi 7 avril : cérémonie de « kathin » au temple (on vous a déjà parlé d’une telle cérémonie ici et );
  • dimanche 8 avril : à 9h09 offrande de tissus (sang long) et à 13h ordination des novices avec aumône aux moines.

Et donc fête au temple en soirée avec marché, animation musicale et spectacle folklorique (généralement de 20h à minuit).

L’abbé du Wat Pa Pao (un nom facile à retenir, วัดป่าเป้า) est celui qui a fait renaître cette ancienne tradition bouddhiste shan ici en ville de Chiang Mai.

Le Wat Pa Pao sur Facebook, sur le webemplacement, téléphone : 053 418 046.


Fondation Aram Pakruay, à Chompoo

Contrairement à l’année dernière (2017), le temple de cette fondation religieuse, petite soeur du Wat Pa Pao à Chiang Mai, ne devrait organiser aucune cérémonie de poy sang long.

La Fondation religieuse Aram Pakruay (มูลนิธิส่งเสริมการศึกษา ศิลปและวัฒนธรรม วัดป่าเป้า) se trouve à Chompoo, dans le district de Saraphi, au sud de Chiang Mai donc.


Wat Pa Pu, hors la ville de Mae Hong Son – Du 6 au 9 avril 2018

  • Vendredi 6 avril, à 9h : défilés au village;
  • samedi 7 avril, à 8h : défilés dans les villages alentour, suivis de spectacles tai yai;
  • dimanche 8 avril : parades en matinée (dès 8h30), déjeuner au temple à midi et spectacles en soirée (dès 20h);
  • lundi 9 avril : les festivités commencent à 7h, l’ordination des novices a lieu à 11h, avec offrandes aux moines, et un repas commun est servi à midi.

Le programme complet ici (mais en langue thaï – et non shan). Vous vous approchez là de la frontière birmane. Difficile de croire que vous êtes en pays siamois tant la présence Shan est prégnante dans la région (et toute la province septentrionale de Mae Hong Song). Et la tranquillité propre à cette province sera mise à rude épreuve durant les présentes festivités.

Le Wat Pa Pu sur Facebook, pas de page web à notre connaissance, emplacement, téléphone : 053 686 014.



* Le terme thaï ปอยส่างลอง est également transcrit par poy sang long; de notre côté et comme à notre habitude, nous nous en tenons à la transcription selon le RTGS

Source photographique de l’image à la Une : © TourOnThai.com
Article mis à jour le 01.04.2024

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

Les apparitions nocturnes de Phra Upakut

Mise à jour 2019

La cérémonie décrite dans cet article n’aura lieu qu’à deux reprises cette année 2019, le mardi 19 mars et le mardi 10 décembre 2019.

Chaque temple est libre d’organiser le tak bat peng pud (explications ci-dessous), qui a donc lieu à minuit. En ville de Chiang Mai, les deux principaux temples qui organisent la cérémonies sont

  • Le Wat Upakut (วัดอุปคุต). Prières et autres cérémonies bouddhistes dès 22h, aumônes à minuit. Page Facebook, site web et emplacement.
  • Le Wat Suan Dok (วัดสวนดอก). Prières et autres cérémonies bouddhistes dès 21h30, aumônes à minuit. Page Facebook, site web et emplacement.

Nous vous signalons encore d’autres temples qui organise la même cérémonie :

  • Non loin, à Doi Saket : le Wat Wang Than (วัดวังธาร หมู่ที่8). Cérémonie à 23h30 avec la présence de 9 moines. Page Facebook et emplacement.
  • A l’est de la Rose du Nord, vers San Kamphaeng : le Wat Phra Pan, appelé également Wat Phranon Mee Pukha (วัดพระป้าน ou วัดพระนอนแม่ปู๋คา). La cérémonie commence à 22h. Page Facebook et emplacement. On vous a déjà parlé de ce temple qui permet une chouette balade dans la campagne; lisez donc notre article Un temple où repose un Bouddha couché à l’ombre des ombrelles…
  • Au nord de Chiang Mai, à Mae Rim : le Wat Tamnak Thamma Nimit (วัดตำหนักธรรมนิมิต). Les prières commencent à 20h30 déjà. Page Facebook et emplacement.
  • Dans le chef-lieu éponyme de la province voisine de Lamphun : le magnifique Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan (วัดพระธาตุหริภุญชัย วรมหาวิหาร จังหวัดลำพูน) manque l’événement. Page Facebook et emplacement.
  • A Lamphun toujours, le Wat Phrathat Doi Hang Bat (วัดพระธาตุดอยห้างบาตร). Prières et sermons dès 20h, cérémonie spéciale dédiée à Phra Upakut à 22h30 puis aumônes à 23h59 : ce sont là aussi 9 moines bouddhistes qui les recevront. Page Facebook et emplacement.
  • Dans la vallée de Mae Wang, au sud-ouest de Chiang Mai : le Wat Saen Kham (วัดแสนคำ). Aumônes à minuit. Info Facebook et emplacement.

Pour le reste les informations ci-dessous restent valables (et elles sont pour le moins intéressantes pour qui veut mieux comprendre les croyances bouddhistes).

Celles et ceux qui traîneront dans les rues de Chiang Mai ce soir après 22h risquent d’être quelque peu surpris : une cérémonie d’offrandes nocturnes aux moines réunira des centaines de pratiquants bouddhistes en l’honneur de Phra Upakut (พระอุปคุต en thaïlandais). Les dévots seront tout de blanc vêtus face aux moines et leur robe orange. Phra Upakut est souvent représenté dans les temples du nord de la Thaïlande, assis en position méditative, les mains sur son bol d’aumônes, coiffé de sa feuille de lotus, le visage souriant, légèrement renversé. Mais qui donc était ce saint homme ?

IMG_2500

Son existence relève plus de la légende que de l’histoire. Mais histoire et légende se confondent bien souvent en Asie. Phra Upakut (en sanskrit, Upagupta Thera) était un sarvāstivādin, un moine bouddhiste de la forêt (un courant dont nous vous parlerons un jour). Il vécut au nord de l’Inde au IIIe siècle avant J.-C. sous le règne de l’empereur Aśoka, grand protecteur du bouddhisme. Notez qu’Upagupta Thera n’est jamais mentionné dans le canon pāḷi. Ici en Thaïlande, sa légende est incluse dans le Phra Paṭhamasambodhikathā, un récit populaire jātaka (mot sanscrit qui décrit les histoires des naissances antérieures du Bouddha). On le retrouve également dans d’autres manuscrits du Lanna – le nord de la Thaïlande et au-delà.

Un moine né du liquide séminal du Bouddha

Histoire et légende

PhraUpakut201801WatUpakutPhotoRetenons deux légendes à son sujet. La première, la plus troublante, a trait à sa naissance miraculeuse : il serait ainsi le fils du Bouddha historique et d’une sirène. Connu sous le nom de Bua Khem, nom signifiant aiguille tranchante en référence à la tige de la feuille de lotus qui recouvre sa tête sur toutes les statues qui le représentent. Selon cette légende, il a été conçu quand une sirène a ingurgité accidentellement du liquide séminal du Bouddha qui s’est détaché pendant qu’elle lavait ses robes dans une rivière.

Autre légende sanskrite ayant trait à ses vies passées : il aurait été le fils d’un parfumeur et l’un des premiers adeptes du Bouddha. Un arhat – un saint – doté de grands pouvoirs magiques. Avant que le Bouddha n’entre dans le nirvana, il demanda à Phra Upakut de rester en vie jusqu’à ce que l’Eveillé devienne Maitreya, la seconde venue historique du Bouddha. Ayant pour mission de protéger le sangha – la communauté bouddhiste – et le dharma – l’enseignement du Bouddha. Aussi, les Thaïlandais croient que Phra Upakut est toujours vivant, résidant dans un palais en cristal du Grand Océan (ce qu’un chrétien appellerait le Paradis), flanqué de sa coiffe de Lotus.

Et c’est précisément cette seconde légende qui explique la cérémonie de ce soir, semblable à l’angélophanie chrétienne. Ainsi, Phra Upakut, à la neuvième pleine lune de l’année, arpenterait les rues de Chiang Mai en tant que moine cherchant l’aumône. Le premier dévot à faire une offrande sera béni de sa bonne fortune.


Cérémonie religieuse nocturne

En cette nuit de pleine lune du mardi 30 au mercredi 31 janvier 2018 sont organisées des cérémonies bouddhistes en divers lieux de la ville. Chants, sermons et autres prières débuteront à 22h et les offrandes de nourriture à des dizaines de moines à même la rue se font après minuit (il y avait pas moins de 300 moines lors de la cérémonie de novembre 2015, appelée ตักบาตรเป็งปุ๊ด (tak bat peng pud, en langue Lanna) ou ตักบาตรเที่ยงคืน (tak bat thiang kuen, en thaï, thiang kuen signifiant minuit). C’est là une tradition typique du Lanna que l’on vous invite vivement à découvrir.

Le lieu emblématique où se rendre est bien entendu le temple bouddhiste éponyme, soit le Wat Upakut, qui se trouve sur la route Tha Phae, après le pont Nawarat, à gauche en allant vers la Cité Historique (« le carré »), et donc au nord du fameux Night Bazaar. Ce temple, fondé au XIVe siècle, accueillera la cérémonie la plus importante (emplacement et page Facebook).
Parmi d’autres temples, le Wat Suan Dok, là où sont érigés les tombeaux royaux du Lanna, organise lui aussi cette cérémonie nocturne. Attention ! Ici la cérémonie débutera à 20h et les offrandes aux moines se font à minuit une (emplacement et page Facebook).
Ce sont là les deux temples habituels où se déroulent les cérémonies les plus populaires.

Si vous deviez manquer ce rituel nocturne, sachez encore que deux autres dates vous permettront de le revivre : mardi 26 juin 2018 et mardi 23 octobre 2018 (vidéo et photos de la célébration au Wat Upakut ici à Chiang Mai). En fait et selon la dénomination Lanna, la cérémonie nocturne n’a lieu lorsque la pleine lune du mois se déploie du mardi au mercredi.


Un moine très vénéré dans tout le Lanna

Phra Upakut est une figure importante en Birmanie, au nord de la Thaïlande et au Laos, soit la région de ce qui était jadis le royaume du Lanna. Divinité bienveillante possédant de grands pouvoirs magiques, il protège contre tous les maux et les dommages physiques; ses auspices sont censés attirer la richesse.

La Thaïlande étant le pays des amulettes, vous comprendrez dès lors que Phra Upakut est souvent représenté sur celles-ci, objets sacrés à qui la population attribue des pouvoirs magiques. Le bouddhisme siamois, qui s’inscrit dans l’école du bouddhisme Theravāda, s’accommode de cette particularité… hérétique s’il en est !

Qui sait, peut-être qu’en plus de voir les nombreuses représentations de Phra Upakut dans les temples du nord de la Thaïlande, vous rencontrerez ce saint homme ce soir, transformé en moine mendiant…

Si vous n’êtes pas à Chiang Mai durant cette cérémonie nocturne (les dates varient selon les explications ci-dessus), vous aurez tout de même la possibilité de participer aux aumônes matutinales. Elles sont en effet quotidiennes, comme partout en Thaïlande. Il suffit de vous promener aux abords du temple le plus proche, généralement avant 7h du matin. Beaucoup de dévots se rendent au pied du Doi Suthep, là où a été construit un sanctuaire en hommage au moine le plus vénéré du nord de la Thaïlande, Kuba Srivichai (nous vous reparlerons bientôt de ce saint homme au caractère bien trempé). Autres endroits pour observer de telles offrandes aux moines : les marchés matinaux. Notre partenaire, le Swiss-Lanna Lodge, organise avant l’aube un circuit hors des sentiers battus, que peu de touristes effectuent : vous serez là au contact du bouddhisme vécu par les Thaïlandais. C’est accompagné d’un ancien moine bouddhiste, Khun Wet, que vous assisterez à la cérémonie d’offrandes matutinales au haut du très vénéré Doi Suthep. En savoir plus.

Bandeau 1


Pour aller plus loin – Conseils de lecture

Peut-être que la pratique du bouddhisme vous attire. Si tel devait être le cas, le mieux est d’entamer une retraite dans un temple (celle de 10 jours a les faveurs de nombreux adeptes). Nous consacrerons un jour un article à cette pratique. À défaut, commencez donc par lire des ouvrages en lien avec le bouddhisme, une religion qui, sans être prosélyte, attire beaucoup de sympathisants occidentaux. On vous conseille ici quelques lectures introductives, omettant volontairement les ouvrages faisant référence à d’autres écoles du bouddhisme, telle le Véhicule du Diamant cher aux Tibétains ou le zen que pratiquent les Japonais.

Bouddhisme - Livres Montage 1.jpeg

Tout d’abord l’Introduction à l’enseignement du Bouddha et à sa pratique de Michel Henri Dufour, un auteur affilié à la tradition Theravâda de la forêt propre à la Thaïlande. Vous touchez là à l’enseignement de l’École des Anciens, l’essence du bouddhisme. Beaucoup de personnes sont venues au bouddhisme par la lecture de L’Enseignement du Bouddha – D’après les textes les plus anciens, best-seller de Walpola Rahula. Si vous optez pour une vision d’ensemble non dénuée d’humour, Le Bouddhisme Pour les Nuls est fait pour vous (version poche). Édition plus récente fort appréciée elle aussi, 50 notions clés sur le Bouddhisme pour les Nuls est l’œuvre de Marine Manouvrier, professeur au riche bagage académique. Un ouvrage clair et concis.

Il nous semble intéressant de savoir comment se vit le bouddhisme au quotidien. Et qui mieux que Fabrice Vidal sait transmettre et son expérience et ses connaissances ? Comment être bouddhiste ? C’est là le titre d’un livre que nous vous recommandons. Vous pourrez ensuite poursuivre avec le coffret Pratique de la méditation (il contient un livre, un CD audio et un DVD). Dans le 3e ouvrage présenté ici, Fabrice Midal nous parle de son expérience – ce que vingt-cinq ans de méditation lui ont appris. Un livre au très beau titre : Frappe le ciel, écoute le bruit.

Bouddhisme - Livres Montage 2

Ce sont là des références destinées aux personnes désirant s’initier au bouddhisme (et non pas à celles déjà versées dans la pratique). On se permet tout de même de vous rappeler que le propre du bouddhisme est la méditation. Vous pouvez lire tous les livres que vous voulez, votre connaissance du bouddhisme ne sera qu’intellectuelle. Or, l’essence-même du bouddhisme est d’oublier tout savoir et de pratiquer la méditation. Ceci afin d’atteindre l’Éveil.

Amazon Livre 12 - DvaravatiOn termine par un beau-livre, Dvaravati : Aux sources du bouddhisme en Thaïlande. Il s’agit du catalogue d’une ancienne et splendide exposition au musée Guimet, qui vous donne à admirer, en vous donnant quelques clefs explicatives, les œuvres bouddhistes de l’art Dvâravatî, une civilisation qui a perduré au nord de l’actuelle Thaïlande jusqu’à la conquête de Haripunchai par le roi Mengrai, fondateur de la ville de Chiang Mai, à la fin du XIIIe siècle.


Sources bibliographiques : Thai Buddhist Amulets et The not so innocents abroad.
Mise à jour : 19.03.2019

« Entrées précédentes Derniers articles »