Seub, l’icône écologiste de la Thaïlande

Seub1, c’est un peu le « Nicolas Hulot » de la Thaïlande, à la différence près que cet activiste s’est donné la mort il y a 28 ans 😔 Feu Khun Seub est l’une des figures les plus marquantes de l’histoire récente de la Thaïlande. Véritable défenseur de l’environnement, la protection des forêts et de la faune habitait cet écologiste convaincu. Il a payé sa passion en sacrifiant sa vie.

On considère un peu trop vite la Thaïlande comme un mauvais élève en matière d’écologie. Pensons ici au carburant E91 vendu dans tout le royaume (alors qu’il a été interdit en Europe), à la consommation effrénée de plastique (la Thaïlande est un des  cinq pays les plus pollueurs en la matière) ou encore au sort réservé aux éléphants, exploités de manière éhontée. Mais il y a ici aussi des activistes en matière d’écologie et Seub en faisait partie. Sa disparition, tragique, est commémorée annuellement, le 1er septembre, une opportunité de parler de la préservation de l’environnement au Pays du Sourire.


Quid donc était Seub2 ?

Seub Nakhasathien (สืบ นาคะเสถียร en thaï), militant et érudit thaïlandais, était un défenseur de l’environnement, reconnu pour ses efforts visant à protéger un important lac artificiel et des réserves animalières. Après des années de combat écologiste, Seub s’est suicidé le 1er septembre 1990 pour signifier l’importance de l’environnement et pour le préserver. Sa mort a inspiré de nombreux jeunes Thaïlandais à s’engager pour la protection de l’environnement.

Les premières années. Seub, né Seubyos dans la province de Prachinburi, était l’enfant du gouverneur, par ailleurs chasseur. Sa famille exploitant une ferme, il a été en contact avec de nombreux animaux, recueillant également des animaux sauvages, dont beaucoup sont morts à cause d’un traitement inadéquat. Adolescent, il aimait à chasser les oiseaux. Plus tard, sa maturité aidant, Seub a cessé d’en chasser. De ce passé, il dira : « Nous avons tous fait des erreurs. »

Sa carrière. Seub était un perfectionniste. Quelle que soit la taille de la tâche, il se sentait contraint de l’accomplir sans faille. En raison de sa passion pour les arts, Seub voulait étudier l’architecture. Mais ses résultats à l’examen d’entrée à l’université l’ont orienté vers la Faculté de foresterie de l’Université Kasetsart, son cinquième choix d’études. Son camarade de classe et colocataire a décrit Seub comme un étudiant brillant, toujours assis à l’avant de la classe et prenant des notes avec des dessins. Seub a été toujours vu en train de lire des livres le soir. Il s’investissait avec sérieux dans toutes ses tâches. Après l’obtention de son diplôme, il a poursuivi des études supérieures en sylviculture. En 1979, il a reçu une bourse du British Council pour une maîtrise à l’Université de Londres afin d’étudier la conservation des ressources et de l’environnement. Il a également obtenu une bourse de doctorant pour étudier au Royaume-Uni en 1989, mais a décidé d’accepter le poste de surintendant du sanctuaire de la faune sauvage Huai Kha Khaeng. Il a par ailleurs mené des recherches sur les animaux sauvages, en particulier les oiseaux, les gorilles, les chamois… Il a également travaillé comme professeur de biologie à l’Université Kasetsart.

Le projet d’évacuation de la faune de Cheow Larn. En 1986, Seub a été nommé chef de projet d’évacuation de la faune lors de la création du barrage de Cheow Lan, avec un faible budget (il s’agissait d’évacuer une zone de 400 km²) ! Le barrage de Rajjaprabha ou barrage de Cheow Lan, treizième barrage de Thaïlande, a été achevé en 1987. L’inondation qui en a résulté a détruit 185 kilomètres carrés de la plus grande superficie restante de forêt pluviale à feuillage persistant des basses terres du pays. Pour la première fois en Thaïlande, une opération de sauvetage a été menée pour tenter de sauver une partie de la faune sauvage, qui comprenait des espèces menacées et en voie de disparition échouées sur les îles au fur et à mesure que les eaux s’élevaient. En 18 mois, 1’364 animaux de 116 espèces ont été capturés. Quarante-quatre sont morts peu après. Les survivants ont été relâchés dans des zones protégées à proximité. Seub a pu sauver des centaines d’animaux mais il savait que beaucoup d’autres n’ont pas pu s’échapper et en sont morts. Après ce qu’il considérait comme l’échec du projet Cheow Lan, il s’est battu contre d’autres projets d’exploitation forestière et de construction de barrages, comme le barrage de Nam Chon. Le projet de l’État de construire le barrage au cœur de la forêt de Thungyai Naresuan dans les années 1990 a déclenché la première protestation environnementale du pays dans laquelle les manifestants ont eu gain de cause.

Sanctuaire de la faune Huai Kha Khaeng. En 1988, Seub et ses collègues conservationnistes ont pris des mesures contre la Thai Plywood Co. Ltd, une entreprise d’État relevant du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement au sujet d’une concession forestière dans le sanctuaire faunique de Huai Kha Khaeng (ห้วยขาแข้ง). Dans son argumentation, il a affirmé que « celui qui veut faire de l’exploitation forestière est le Département Royal des Forêts, et celui qui veut conserver la forêt est aussi le Département Royal des Forêts ».

Ce sanctuaire, un endroit unique, qui préserve une importante faune sauvage, se trouve à l’ouest de la Thaïlande, le long de la frontière avec le Myanmar (l’ex-Birmanie, dans les provinces d’Uthai Thani, Tak et Kanchanaburi). Ce sont en fait deux sanctuaires distincts mais contigus, Huai Kha Khaeng et Thung Yai Naresuan. Cette région de 622’200 hectares englobe deux importants systèmes fluviaux, le Khwae Yai supérieur et le Huai Khakhakhaeng. Il s’agit ni plus ni moins de la plus grande zone de conservation de l’Asie du Sud-Est continentale et l’une des zones forestières les moins accessibles et les moins perturbées de Thaïlande. Et c’est ce qui explique que ces deux réserves ont été inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que biens naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité, premier du genre en Asie du Sud-Est.

Sanctuaires de Thung Yai-Huai Kha Khaeng
S’étendant sur plus de 600 000 ha en bordure de la frontière avec le Myanmar, les sanctuaires, demeurés en grande partie intacts, contiennent presque toutes les formations forestières de l’Asie du Sud-Est continentale. Ils abritent un ensemble d’espèces animales très divers, dont 77% des grands mammifères (notamment éléphants et tigres), 50% des grands oiseaux et 33% des vertébrés terrestres que l’on trouve dans cette région.
Tous les détails de ces sanctuaires sur le site web de l’Unesco (description, cartes, documents, galerie de photos, indicateurs et demande d’assistance).
Le sanctuaire Huai Kha Khaeng a sa propre page Facebook, hélas animée en langue thaï seulement.

Seub avait une vision de protection globale de ces réserves animalières : des gardes forestiers doivent patrouiller avec les équipes de protection de la faune pour s’assurer que les animaux ne soient pas blessés et que la déforestation soit stoppée. L’idée de « zones tampons forestières » a été mise en œuvre. Les villages de la zone tampon forestière ont été mobilisés en tant que « villages forestiers ». Leurs habitants ont été impliqués avec des programmes d’arrêt de la chasse et de la déforestation. Les villageois ont d’ailleurs remis leurs armes à feu aux autorités en signe de bonne foi et de coopération.

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© Facebook – Priwan Den (1 & 2)

Suicide. En 1989, sous pression (il devait notamment gérer un problème de salaire d’ouvriers, de même que des désaccords avec des cadres supérieurs, sans parler de la mort de certains employés), alors qu’il était à la tête du sanctuaire Huai Kha Khaeng, Seub se découragea. Pour lui, la seule façon de conserver pleinement le sanctuaire était d’en faire un site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Après avoir effectué des recherches et complété le rapport à cet effet, il l’a soumis à l’organisation qui l’a approuvé après sa mort. Le 31 août 1989, Seub travaillait comme d’habitude. Le lendemain, vers 4h du matin, un coup de feu a été entendu mais au Huai Kha Khaeng le bruit des coups de feu n’était pas rare. Seub n’a pas été vu au petit-déjeuner. À 10h, un de ses collaborateurs s’est rendu à son refuge et a trouvé son corps sur son lit entouré de morceaux de papier. Sur l’un d’eux était écrit : « J’ai l’intention de me tuer, personne n’a été associé dans cette décision », signé par Seub.

Perception du suicide d’un point de vue bouddhiste3
Selon les enseignements de Bouddha, ce qu’un individu fait à tout moment aura une conséquence sur son avenir, dans cette vie ou dans la suivante (principe de la réincarnation). Il y aurait donc un lien de cause à effet, appelé karma par lequel toute action intentionnelle du corps, de l’esprit ou de la parole aurait des conséquences et des répercussions à l’avenir. Nos actions passées détermineraient ainsi les caractéristiques de notre existence terrestre. Selon certains maîtres bouddhistes, le suicide commis dans une vie pourrait entraîner sa répétition dans plusieurs vies suivantes. Une exception cependant, le suicide altruiste, dans une vie passée, le bouddha aurait sacrifié son existence en offrant son corps à une tigresse affamée allaitant cinq tigrons, qui devinrent les cinq premiers disciples de Bouddha.

La mort de Seub a poussé la Thaïlande à l’action. Dix jours après sa crémation, le 10 septembre 1990, correspondant au 94e anniversaire de la création du Département Royal des Forêts, la Fondation Seub Nakhasathien a été créée. Elle a reçu des dons de Sa Majesté la reine douairière Sirikit et de Son Altesse la Princesse Soamsawal, ainsi que des milliers d’autres sympathisants. Ses objectifs sont de protéger les sanctuaires naturels ainsi que la flore et la faune qui les habitent et de protéger les espèces en voie de disparition.

Retrouvez cette biographie, plus complète, en anglais, sur Wikipédia, ou encore sous forme de 10 transparents (slideshow).

Seub Nakhasathien a publié de nombreux textes liés à ses recherches, variées, par exemple sur la cigogne de Storm, sur la gestion de la forêt, qu’elle soit présente dans un bassin hydrographique ou qu’il s’agisse de forêt marécageuse de tourbe, sur le sauvetage de la faune, sur l’importance des sanctuaires fauniques, sur le muntjac de Fea, une espèce en voie de disparition, sur la nidification et la ponte de certaines espèces d’oiseaux, ou encore sur l’impact des centrales hydroélectriques sur la faune. Seub est connu de tous les Thaïlandais. Dans la culture populaire, plusieurs artistes lui ont consacré une chanson. Un poisson d’un nouveau genre découvert dans le sanctuaire de faune de Chiang Dao, ici dans la province de Chiang Mai, porte même son nom, l’oreglanis nakasathiani.

Pour commémorer la grandeur de Seub, Thai PBS a produit un documentaire, diffusé en 2013, The lights never gone (แสงไฟไม่เคยดับ). Par ailleurs, en 2015, Phakpoom Wongpoom est l’auteur d’un court métrage, Falling rain in Huai Kha Khaeng (ฝนตกที่ห้วยขาแข้ง),  avec Nopchai Chainam dans le rôle de Seub Nakhasathien, partie intégrante du quadriptyque Royal symphony – Songs in our Heart (คีตราชนิพนธ์์ บทเพลงในดวงใจราษฎร์), œuvre inspirée par les compositions musicales de feu le roi Bhumibol. Voici la bande-annonce du film qui conte la vie de Seub, dont la fin est tragique :


Commémorations du 1er septembre

La Thaïlande commémore donc officiellement la disparition de la mort de Seub Nakhasathien le 1er septembre de chaque année. Plusieurs événements ont lieu dans le royaume, principalement dans les divers sanctuaires et parcs nationaux. Les écoles sont également impliquées. A notre connaissance, aucun événement public n’est organisé à Chiang Mai.

🌳 Les 31 août et 1er septembre 2018 au sanctuaire Huai Kha Khaeng. Une exposition en plein air est organisée à l’occasion des 28 ans de la disparition de Seub. Le vendredi 31 août, en plus d’un débat l’après-midi, un concert a lieu à 17h, puis une cérémonie aux chandelles à 20h20 suivie d’un spectacle son et lumière sur la vie de Seub. Le lendemain, samedi 1er septembre, au même endroit, se tiendra une cérémonie bouddhiste à 7h du matin, suivie, dès 8h30, par des activités qui se destinent aux étudiants. A 9h, dépôt d’une couronne aux pieds de la statue de Seub. La commémoration se termine à 10h.
Programme complet et événement Facebook (mais tout est en langue thaï).

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🌳 Evénement national du 7 au 9 septembre 2018 au Bangkok Art and Culture Center. Cela se déroule au rez-de-chaussée (floor 1, multipurpose room), de 10h à 20h; l’entrée est libre. Tout au long de cet événement de trois jours, il y aura des débats, des rencontres et des discussions dès 13h. Avec une exposition thématique et une exposition de photos. Le tout visant à promouvoir la conservation de l’environnement telle que l’envisageait Seub Nakhasathien.
Programme complet et événement Facebook (et là aussi tout est en langue thaï).


La Fondation Seub Nakhasathien

SeubNakhasathien2018LogoFBthaCréée dix jours après la crémation de Seub, la Fondation Seub Nakhasathien maintient le flambeau environnementaliste. Elle s’est donnée pour tâches :

  1. Le soutien de la réserve animalière Huai Kha Khaeng.
  2. L’amélioration du bien-être des gardes-forestiers par des programmes d’empowerment.
  3. La protection et la conservation des forêts sous le concept « Pas de forêt, pas d’eau ».
  4. La promotion de la conservation des ressources naturelles et de l’environnement.
  5. Le soutien de la recherche sur la faune à travers la création d’un fond spécifique.

Ces cinq axes d’action expliquent par exemple l’implication de la fondation dans une récente affaire qui a scandalisé l’opinion publique thaïlandaise : le braconnage du patron multi-millionaire d’ItalThai qui est notamment soupçonné d’avoir tué une panthère noire, espèce protégée. La fondation suit cette affaire et veut que le coupable soit condamné (Son Altesse royale la princesse Ubolratana, soeur-ainée du roi actuel Rama X, soutient moralement le ranger à la base de la dénonciation). Plus d’informations (mais c’est en thaï).

La Fondation Seub Nakhasathien sur le net

Site web (en langue thaï uniquement)
Page Facebook (version anglaise peu mise à jour)
Twitter
Instagram
YouTube
Issuu (qui nous permet de consulter le magazine édité par la fondation)


Autres organismes environnementaux

De par la richesse de sa faune et de sa flore, sans oublier bien entendu celle des fonds marins, le royaume de Thaïlande se doit d’être attentif à la protection de son environnement. Mme Pinkaew Laungaramsri, maître de conférence à la CMU – Université de Chiang Mai, nous parle de la politique de conservation de la nature en Thaïlande, un article publié dans la Kyoto Review of Southeast Asia.

Les ONG environnementales de la région du sud-est asiatique représentent un mouvement émergent. En Thaïlande, où elles sont plus développées, les ONG environnementales sont devenues une voix forte que le gouvernement ne peut plus ignorer4Moult ONG sont actives dans le pays, certaines focalisées sur la sauvegarde animale, d’autres sur l’environnement en général. Parmi elles, le WWF Thailand, de même que Greenpeace Thailand, ont rendu hommage à Seub Nakhasathien ce 1er septembre. Citons encore, en vrac :

  • La fondation Freeland. Une fondation – soutenue par USAID – qui fournit une expertise et un soutien au réseau de sauvegarde de la faune sauvage des nations du sud-est asiatique (ASEAN Wildlife Enforcement Network), fruit d’une initiative intergouvernementale régionale visant à lutter contre la contrebande d’espèces sauvages.
  • La Fondation PATT – Plant A Tree Today. Voilà une ONG que n’aurait pas reniée Seub. Créée pour lutter contre la déforestation en cours par le biais de campagnes d’éducation du public et de plantations d’arbres, elle est fort active en Thaïlande.
  • Green Fins Thailand. Une organisation soutenue par l’UNEP – le programme de l’ONU Environnement qui travaille avec les opérateurs économiques, les communautés et les gouvernements. Cette ONG aide à mettre en œuvre des normes environnementales pour l’industrie de la plongée et du snorkelling par le biais d’un code de conduite.
  • Et enfin, non loin de Chiang Mai, Conserve Natural Forests (CNF – Préservation des Forêts Naturelles). Une organisation à but non lucratif basée à Pai qui vise à restaurer les écosystèmes tropicaux endommagés avec, comme principaux idéaux, le reboisement, la réhabilitation de la faune et l’éducation.

Les minorités ethniques, nombreuses ici au nord de la Thaïlande, sont très concernées par la problématique de l’environnement, notamment à travers la déforestation rampante. Qui est en contact avec les Karens, par exemple, sait ce peuple très proche de la nature. Ainsi, à la naissance d’un enfant, certains Karens entourent un petit arbre à l’aide du cordon ombilical : ce sera là l’arbre que le nouveau-né devra protéger tout au long de son existence. Il est donc naturel que des ONG soutiennent ces peuplades, à l’exemple de la KWCI – Initiative karenne pour la préservation de la faune et de la flore.

On mentionne in fine le Ministère thaïlandais des Ressources Naturelles et de l’Environnement (son site web et sa page Facebook).


Déforestation. Du combat des environnementalistes, parfois mortel !

Il est bien loin le temps du royaume du Siam couvert de forêts épaisses et luxuriantes, habitées par une faune abondante, en particulier ici au nord ! La déforestation, commencée au XIXe siècle, a fait des ravages inéluctables. La forêt de Thaïlande, comme toutes les forêts tropicales, est en voie de disparition, hélas, trois fois hélas. Il s’agit cependant d’une problématique complexe. Lisez donc ces deux articles : Quel avenir pour les forêts thaïlandaises ? et En Thaïlande, les arbres cachent une forêt d’injustice. Celles et ceux désirant connaître le sujet plus en profondeur liront avec intérêt cet autre travail de Jean-Pierre Lainé : Déforestation et reboisement en Thaïlande. Quoi qu’il en soit, nous pouvons tous agir. En premier lieu en évitant d’acheter du bois devenu rare comme le teck. Il existe des labels assurant la durabilité sylvicole à l’image du label FSC.

Le précédent roi de Thaïlande, feu Sa Majesté Bhumibol le Grand, s’est beaucoup impliqué dans la protection de l’environnement. Un roi qui avait obtenu un prix décerné par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) afin de saluer son action exceptionnelle dans le domaine du développement humain, de la réduction de la pauvreté et de la conservation de l’environnement en Thaïlande5.  Un pays qui compte d’ailleurs de très nombreux parcs nationaux.

En tant que « roi du développement », Sa Majesté [le roi Bhumibol] a tendu la main aux populations les plus vulnérables de Thaïlande, sans se soucier de leur statut, de leur ethnicité ou de leur religion, a écouté leur problèmes et leur a donné les moyens de se prendre en charge.
Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies

Bien que la situation des défenseurs de l’environnement de par le monde soit tragique (les morts se comptent par centaines), ces activistes méritent une Protection Internationale, en Thaïlande aussi. Chiang Mai a aussi ses activistes. Nous vous parlerons bientôt de l’action en cours visant à sauver le Doi Suthep, montagne tutélaire de la ville. En attendant, jetez un œil sur l’article que le magazine Spark U Lanna leur a consacré : The environmentalists (pages 6 à 10).


Promenez-vous donc dans la nature siamoise !

Quelle meilleure façon que de prendre conscience de la richesse et de la beauté de la nature qu’en allant l’admirer in situ ? Et la Thaïlande vous offre mille possibilités : ses  rivages ou ses fonds marins, ses nombreux lacs, ses parcs nationaux, ses sanctuaires, ses cascades, sa jungle, ses montagnes…

Le nord du royaume en général et la province de Chiang Mai en particulier sont bien lotis. En tant que touriste, vous serez sans nul doute tenté par la visite du parc national du Doi Inthanon, plus haut sommet de Thaïlande, qui offre les plus belles cascades du nord thaïlandais. Ou encore les treks dans la jungle qui ont fait la réputation de la Rose du Nord (comme par exemple ceux de Loolu, un jeune Karen pétillant).

En louant un moyen de transport, scooter, motocycle ou voiture, vous pourrez visiter des endroits idylliques à l’image de Mae Kam Pong, ravissant village de montagne, et ses petites chutes d’eau :

Avant de nous quitter, contemplez les somptueux clichés de la nature siamoise que nous offre le photographe thaïlandais Priwan Den.

Puisse la protection de l’environnement dans son ensemble devenir l’attention permanente des habitants de la Thaïlande, un pays dont la beauté mérite cette prévenance – de même que le respect des touristes qui le visite.

#Seub #SeubNakhasathien #nature #Thaïlande #ProtectionNature #environnement #écologie


Selon le Système général royal de transcription du thaï (RTGS), le phonème สืบ devrait se traduire par ‘suep’ (et donc le prénom être ici Suep). Nous avons cependant repris l’orthographe utilisée communément (et donc erronément) tant par l’encyclopédie en ligne Wikipédia que, surtout, par la fondation qui porte son nom. A savoir Seub. Que les puristes ici nous pardonnent. Nous remercions Pascal Engelmajer de nous avoir rendus attentifs à cet aspect.
2 Cette brève biographie est un résumé (traduction libre) de la biographie en anglais que vous pouvez retrouver sur Wikipédia.
Point de vue religieux sur le suicide, Wikipédia
Au sujet des ONG environnementales en Thaïlande, lire l’article de Sunil Subhanrao Pednekar, NGOs and Natural Resource Management in Mainland Southeast Asia
5 Hommage au « roi du développement », article de Håkan Björkmank (Chroniques UN)

Source photographique de l’image à la Une : เชียงใหม่นิวส์ Chiang Mai News. Mise à jour le 04.09.2018

 

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