En tant qu’Occidentaux, l’on peste bien souvent face aux procédures permettant d’obtenir un visa – plus encore si l’on est Français ! A contrario, le soulagement – voire la joie – éclaire les visages lorsque l’on apprend que le pays convoité permet d’y entrer sans visa aucun. C’est oublier les chicanes que rencontrent les habitants du pays hôte s’ils veulent, de leur côté, quitter – ne serait-ce que momentanément – leur contrée. Formalités qui peuvent parfois s’assimiler à un véritable parcours du combattant.
Qu’en est-il des Thaïlandaises et Thaïlandais qui souhaitent s’aventurer à l’étranger ? La question intéressera en premier lieu celles et ceux d’entre vous qui fréquentent un(e) ressortissant(e) du royaume de Thaïlande, qu’il s’agisse d’un époux (plus généralement d’une épouse) ou d’un(e) ami(e), et qui veulent voyager ensemble en dehors de la Thaïlande. On résume ici la situation, en vous dévoilant également le classement mondial des meilleurs passeports. Où donc votre pays se situe-t-il ?
On parle ici du passeport standard (et non diplomatique). Vous en avez peut-être déjà eu un entre vos mains, le sésame siamois permettant de sortir du Pays du Sourire, histoire de voir si ce dernier existe ailleurs. Son format est standard (découlant d’une norme internationale), sa couleur bordeaux et il est biométrique. Outre les caractères de l’alphasyllabaire thaï, sont également utilisés les caractères latins afin que les douaniers du monde puissent en lire le contenu.
Mais une fois le citoyen thaïlandais en possession de ce document d’identité officiel, dans quels pays peut-il se rendre sans devoir au préalable demander un visa ? En toute logique, les quatre pays limitrophes de la Thaïlande font partie du lot, à savoir 30 jours au Laos et en Malaisie et seulement 14 jours au Cambodge et au Myanmar¹ (l’ex-Birmanie).
Quid des autres pays de l’ASEAN, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est ? Les entrées en Indonésie sont permises pour 30 jours, 30 jours aussi à Singapour, de même au Vietnam et aux Philippines mais seulement 14 jours à Brunei. La Communauté Économique de l’ASEAN (AEC), qui s’est concrétisée le 31 décembre 2015, une coquille vide selon certains, devrait cependant assouplir ces restrictions.
Au-delà des seuls pays de la région, voici la liste des pays où les Thaïlandais peuvent se rendre sans visa, munis de leur seul passeport (infographie ci-dessus) :
14 jours dans les pays suivants : Cambodge, Taïwan, Brunei, Bahreïn, Myanmar;
15 jours dans les pays suivants : Japon;
30 jours dans les pays suivants : Qatar, Turquie, Seychelles, Philippines, Hainan, Mongolie, Maldives, Macao, Malaisie, Russie, Laos, Vanuatu, Vietnam, Singapour, Indonésie, Afrique du Sud, Hong Kong;
90 jours dans les pays suivants : Chili, Brésil, Pérou, Corée du Sud, Albanie, Argentine, Équateur;
180 jours dans les pays suivants : Panama;
365 jours dans les pays suivants : Géorgie.
Si vous vivez en Thaïlande ou y êtes déjà venu en vacances, vous aurez sans nul doute observé le nombre grandissant de touristes chinois; ils viennent par millions profitant de formalités allégées (visa à l’arrivée, parfois gratuit). Et bien il n’en est pas de même à l’inverse : les ressortissants thaïlandais ont besoin d’un visa pour visiter l’Empire du Milieu. Exception notable, valable pour les Occidentaux : se rendre à Hainan, province insulaire de Chine, la plus au sud du pays. L’on peut y rester 30 jours sans visa aucun. Les plus fins observateurs auront noté que les Thaïlandaises et Thaïlandais peuvent séjourner librement en Géorgie durant… 365 jours ! Mais quel Thaïlandais ou Thaïlandaise veut se rendre à Tbilissi² ?
Vocabulaire thaï Passeport : หนังสือเดินทาง (nangsue doen thang) signifiant littéralement document (หฺนังสือ, nangsue) pour voyager (เดินทาง, doen thang) Visa : วีซ่า (wisa) ou วีซ่าท่องเที่ยว (wisa thong thiao) pour visa touristique Frontière : ชายแดน (chai daen) Douane : ศุลกากร (sunlakakon)
La compilation susmentionnée provient du site thaïlandais BLT Bangkok mais bien plus grand est le monde, obvie. Vous pouvez consulter la liste officielle de tous les pays où les Thaïlandais peuvent voyager sans visa (ou avec une exemption de visa), de même que les pays permettant de demander un visa à l’arrivée. Il s’agit d’un document – officiel donc – émis par le Département thaïlandais des Affaires consulaires (dépendant du Ministère thaïlandais des Affaires étrangères). Il date du 15 juillet 2019³ et est heureusement bilingue thaï/anglais.
Attention, la situation est bien évidemment différente pour les Thaïlandaises et Thaïlandais marié(e)s à un ressortissant étranger et qui veulent rejoindre le pays de ce dernier.
Département thaïlandais des Affaires consulaires : กรมการกงสุล (กระทรวงการต่างประเทศ) Call center : +66 2 572 8442 Site web Page Facebook Applications mobiles iOS/Androïd
Et le vôtre, amis francophones ?
Nous l’avons précisé en guise d’entame, les Occidentaux sont (encore une fois) favorisés en matière de liberté de voyager de par le monde. Que vaut donc votre propre passeport national ?
Vous savez sans nul doute qu’en tant qu’Occidental, le royaume de Thaïlande vous permet d’être exempté de visa si votre séjour ne dépasse pas 30 jours. Et la Thaïlande n’est qu’un des très nombreux pays qui ouvrent grands les bras aux touristes occidentaux. Nos passeports trustent aux premières places et permettent de voyager sans entrave aucune dans beaucoup de pays sur Terre. Jugez-en plutôt :
Montrez-moi votre passeport et je vous dirai où vous pourrez voguer librement ! Les détenteurs d’un passeport sont loin d’être tous égaux. Un Birman n’aura pas les mêmes facilités qu’un Allemand.
Deux classements mondiaux font référence en la matière : le Henley Passport Index et le Passport Index d’Arton Capital.
Henley Passport Index
Chaque année depuis 14 ans maintenant, le cabinet de conseil Henley & Partners, d’origine britannique, établit cet index classant tous les passeports du monde selon le nombre de destinations auquel leur titulaire peuvent accéder sans visa préalable (aussi appelé visa restriction index). Un classement principalement basé sur des données exclusives de l’Association du transport aérien international (IATA), qui tient à jour la base de données d’informations sur les voyages la plus importante et la plus précise au monde. C’est un outil de référence tant pour les citoyens que pour les gouvernements.
Le passeport japonais est le plus puissant des passeports selon le Henley Passport Index
En 2019, c’est le Japon qui se trouve sur la première marche du podium : un détenteur du sésame japonais peut entrer dans pas moins de 190 pays sans qu’un visa soit nécessaire. En queue de classement, les citoyens afghans qui, munis de leur passeport, ne se verront ouvrir les portes que de 30 pays ! On vous livre ci-dessous le Top 5 du Henley Passport Index :
On vous invite à consulter le résultat global de cet index, d’autant que les informations sont mises à disposition gratuitement. C’est ici : Henley Passport Index. Vous pouvez comparer divers passeports. La société publie régulièrement des mises à jour de l’index à l’image de ce document datant de juillet 2019.
Autre référence, l’Index des passeports est un outil interactif en ligne – et en temps réel – qui classe les passeports du monde entier. Un service de la société québécoise Arton Capital. En un coup d’œil, vous pouvez voir la valeur de tous les passeports du monde – soit le nombre de destinations que chacun d’eux permet – et effectuer des comparaisons entre passeport. L’outil est puissant, avouons-le.
Étrangement, ce second index ne produit pas les mêmes résultats que le précédent… Ainsi, selon le Passport Index, le passeport japonais ne permettrait de voyager sans visa que dans 167 destinations (et non pas les 190 figurant dans l’index Henley) ! On ne chipotera pas aujourd’hui sur ces différences, vous laissant le loisir de comparer ces deux classements. Voici cependant le Top 5 Passport Index (Arton Capital) :
Pour le Passport Index d’Arton Capital, c’est le passeport des Émirats Arabes Unis qui arrive en tête du classement
Si vous désirez en savoir plus sur les différences entre les passeports, vous lirez avec intérêt l’article de GEO. De son côté, le journal Le Monde a mené l’enquête et répond à la question Pourquoi tous les passeports ne se valent pas ?
Pour terminer, une mise en garde s’impose : indépendamment de la source à laquelle vous vous abreuvez, nous ne saurions que trop vous recommander de ne consulter que les sites officiels si votre intention est de vous rendre réellement dans un pays, quel qu’il soit. Cela vous évitera des déconvenues. Et le passeport n’est pas tout : il y a parfois d’autres conditions à remplir, par exemple des obligations pécuniaires. On vous renvoie à notre article Thaïlande – Du nouveau sur le front des visas qui vous indique les sites de références pour ce qui a trait aux visas permettant d’entrer au royaume de Thaïlande.
Quel que soit votre passeport, nous vous souhaitons un très Bon Voyage !
¹ Entrée par un aéroport international. ² C’est la capitale de la Géorgie, plus communément appelée Tiflis. ³ Date qui correspond à la mise à jour du document au moment de la publication du présent article; si le lien est maintenu, la mise à jour devrait être plus récente.
Ce sont là deux fêtes bouddhistes parmi les plus importantes de Thaïlande ! Asanhabucha – écrit plus souvent Asalha Bucha – commémore le premier sermon du Bouddha et khao phansa, survenant le lendemain, correspond au début du retrait des moines dans leur temple. Dans cet article, vous saurez de manière détaillée ce que recouvrent ces deux termes religieux thaïlandais. Et l’on vous livre également le programme des diverses commémorations dans moult temples bouddhistes de Chiang Mai, avec notamment les événements organisés à cette occasion.
On vous invite vivement à vous rendre dans un temple le soir de la première fête, à la tombée de la nuit, pour vivre une soirée pleine d’émotion en compagnie des dévots durant cette nuit de pleine lune…
Prochaines festivités de l’asanhabucha : mardi 1er août 2023. Et donc wan khao phansa le lendemain, soit mercredi 2 août 2023.
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Édition 2021
Avec toutes les restrictions en cours liées à la crise du covid, nous renonçons à une mise à jour des festivités pour cette année sachant que tout peut être remis en question à tout moment !
Édition 2020
Cette année 2020, dans la mesure où les frontières sont fermées pour contenir l’épidémie du Covid-19, nous ne mettrons pas entièrement à jour le présent article – en dehors de cette partie initiale – dans la mesure où les informations de l’édition 2019 restent pertinentes.
Ainsi donc, ce dimanche 5 juillet 2020 est jour férié en Thaïlande en raison de wanasanhabucha, importante fête bouddhiste commémorant le premier sermon du Bouddha. C’est ce jour-là qu’il vaut la peine de se rendre dans les temples, en fin de journée, pour assister aux célébrations wian thian (เวียนเทียน), la triple circumambulation sous forme de procession à la bougie; lire ci-dessous. Alors que le lendemain, lundi 6 juillet 2020, correspond au wan khao phansa, belle occasion de participer aux aumônes matinales marquant le début du retrait des moines dans leur temple. Elles ont lieu vers 7h, l’heure précise variant selon les temples.
Comme ce sera là la première fête bouddhiste post-Covid-19 à pouvoir être célébrée publiquement dans les temples, nous misons sur une importante participation des dévots bouddhistes le soir du dimanche 5 juillet 2020. Des mesures de protection seront cependant imposées aux fidèles (prise de température à l’entrée du temple, port du masque obligatoire, respect de la distanciation physique et gel alcoolique pour se laver les mains).
Sachez encore qu’ici à Chiang Mai, cette année il n’y aura aucune cérémonie au Wat Phan Tao, célèbre pour ses mises en scène des moinillons, éclairés à la bougie au pied d’un Bouddha méditant. Contrairement à l’année dernière, dite annulation est sûre et certaine, le monticule où avait lieu la cérémonie ayant été démoli ! À défaut, on vous conseille de vous rendre ce soir-là au Wat Sai Moon Muang (วัดทรายมูลเมือง) qui, lui aussi, fait généralement participer ses jeunes moines éclairés à la lueur de leur bougie (une mise en scène dans laquelle une solennité de circonstance est respectée). Ou alors, sans risque d’être déçu, au Wat Chedi Luang (วัดเจดีย์หลวง วรวิหาร) où des dizaines de jeunes moines participent à la cérémonie qui se termine par une émouvante triple circumambulation atour de l’immense chedi partiellement détruit.
Autre annulation qui nous a été confirmée, le rassemblement d’éléphants à Maetaman (voir ci-dessous). En revanche cette année, une telle procession de bougies à dos d’éléphant a été organisée à Mae Chaem par le peuple karen (reportage et vidéo). Restent en suspens les éventuels défilés des écoles en ville (une organisation qui nous semble bien improbable, la rentrée post-covid-19 n’ayant eu lieu que le 1er juillet dernier).
Pour ce qui est du traditionnel pèlerinage des moinillons vers le Doi Suthep (vous saurez de quoi l’on parle en lisant la suite de cet article), ce ne sont ni les jeunes moines du temple Sri Soda ni ceux du Wat Wiwek Wanaram (วัดวิเวกวนาราม) qui l’ont effectué cette année (photos de l’asanhabucha de ces derniers, qui sont des jeunes venues des zones montagneuses du nord). L’honneur de ce pèlerinage effectué le 4 juillet revient aux jeunes moines du Wat Ban Khun (วัดบ้านขุน), dans le district de Hot, au sud de la province de Chiang Mai. Un pèlerinage qui a clôt leur formation religieuse. On vous offre les images :
Traditionnellement, le Premier ministre offre des bougies au Patriarche du bouddhisme thaïlandais. Si vous comprenez la langue thaï, vous pourrez alors apprécier le message du dit Patriarche à l’occasion de ces fêtes religieuses. Des festivités officielles qui ont été lancées cette année par le ministre de la Culture. Et cette année 2020, en raison de la crise sanitaire, Vassa pourra même être célébrée virtuellement à travers une triple circumambulation à la bougie !
ATTENTION : FÉRIES & ALCOOL. Wan asanhabucha tombant un dimanche, la férie est accordée le jour suivant, lundi 6 juillet. Comme ce dernier jour est déjà férié, la férie des fonctionnaires due en raison de wan khao phansa est par conséquent accordée le lendemain également, soit le mardi 7 juillet 2020. Pour le dire autrement, toutes les agences gouvernementales seront closes 4 jours, du samedi 4 juillet au mardi 7 juillet 2020 (c’est notamment le cas du Bureau de l’Immigration). Pour ce qui est de l’interdiction de vente de l’alcool, elle prend effet 48 heures durant : dès le samedi 4 juillet à 0h01 jusqu’au dimanche 5 juillet 2020, à 23h59. Ainsi donc, les bars, qui n’ont rouvert que ce 1er juillet, fermeront samedi 4 et dimanche 5 juillet (ce qui correspond aux deux jours bouddhistes, celui d’asanhabucha et celui du khao phansa).
Festivals des Bougies. Et c’est durant asanhabucha et khao phansa, fêtes où la bougie tient un grand rôle cérémoniel, que sont organisés dans l’Isan, le nord-est de la Thaïlande, les divers festival de bougies. Le plus connu, le Festival des Bougies d’Ubon Ratcha Thani, a lieu du 3 au 7 juillet 2020, de 10h à 22h. Il donne habituellement lieu à un impression défilé mais cette année les festivités ont été remaniées afin de réduire les risques de contagion (un risque tout relatif, la Thaïlande n’ayant officiellement connu en son sein aucune contagion par le SARS-CoV-2 depuis plus de 30 jours). Si vous vous rendez sur place, une inscription préalable est nécessaire, les places étant limitées (inscription via ce site web non traduit, shows de 10h à 13h, de 14h à 17h et de 18h à 22h). Des festivités que vous pouvez admirer sur la page Facebook officielle.
D’autres festivals des bougies se tiennent en Isan : les 4 et 5 juillet à Chok Chai, à Phimai et à Chaiyaphum, de même qu’à Korat (mais dans cette dernière ville, officiellement nommée Nakhon Ratchasima, les festivités se réduiront à des célébrations dans les temples). Puis les 5 et 6 juillet à Suphan Buri et à Prakhon Chai (province de Buri Ram); mêmes activités réduites ces deux jours-là à Roi Et (comme à Korat donc).
Notez qu’en Isan, mais plus au nord, dans le district de Dan Sai, province de Loei, se tient en même temps cette année le festival des fantômes, phi ta khon et sa tradition boon luang. Ceux qui vivent dans cette région d’Isan – la plus pauvre du royaume – savent que ses habitants sont gens festifs. Et la fête est promise à Nakhon Phanom, au bord du Mékong. La cérémonie Phaya Srisattakharak a lieu du 7 au 13 juillet 2020; elle donne à voir les plus belles filles des 12 districts de la province s’adonner à des danses traditionnelles.
Cérémonies promues par la TAT durant Khao Phansa
Si vous vous trouvez à Bangkok, le temple Ratchabophit Sathit Maha Simaram organise lui aussi ses festivités où la bougie tient un rôle central, avec comme originalité des offrandes de fleurs aux moines. Cela se passe les 5 et 6 juillet 2020. Même tradition d’offrandes florales durant asanhabucha (le 5 juillet donc) au temple Bang Chalong, dans le district de Bang Phli, province de Samut Prakan, à l’extérieur de Bangkok donc, vers l’est. À l’opposé, soit à l’ouest de la capitale, la province de Samut Sakhon – où les canaux sont nombreux – célèbre habituellement asanhabucha par une procession sur l’eau. Cette année cependant, le 6 juillet 2020, ce ne sont que les actes méritoires dans les temples qui auront lieu.
Puisque l’on parle d’eau, sachez encore que la procession sur le lac de Phayao est elle aussi annulée; là aussi, seuls les actes méritoires aux temples auront lieu. Ici au nord, il y a également une tradition visant à offrir des bougies aux moines. Elle a lieu dans la province de Nan, cette année le 7 juillet 2020.
Quel que soit le lieu que vous aurez choisi pour célébrer asanhabucha, nul doute que la dévotion des participants vous touchera. On vous offre les images émouvantes du Wat Chang Lom, non loin du Parc historique de Sukhotai.
Pour ce qui a trait spécifiquement à khao pansa, lundi 6 juillet 2020, ce sont surtout les offrandes matinales aux moines qui prendront une saveur particulière. Elles seront bien plus nombreuses et importantes qu’à l’accoutumée. L’Office national du Tourisme (TAT) en profite d’ailleurs pour stimuler le tourisme à travers la promotion de cérémonies originales dans plusieurs provinces du royaume.
En dehors de l’abstinence d’alcool imposée ces deux jours, les bouddhistes les plus fervents deviennent végétariens les trois prochains mois. Voilà pour ce qui est de la mise à jour de cette année 2020. On vous dit donc tout de ces deux fêtes religieuses ci-dessous.
Wan asanhabucha, késako ?
C’est donc dans toute la Thaïlande qu’asanhabucha1est fêtée (วันอาสาฬหบูชา en thaï). Un jour férié dans tout le royaume où l’on commémore le premier sermon du Bouddha, délivré à Bénarès, en Inde, il y a plus de 2500 ans, à ses cinq premiers disciplines. C’est le fameux sermon qui contient Les Quatre Nobles Vérités:
L’existence de la souffrance (Dukkha2);
L’origine de la souffrance (Samudaya2);
La cessation de la souffrance (Nirodha2);
Le chemin menant à la cessation de cette souffrance, soit l’Octuple Sentier (Magga2).
Découvrez la traduction française du texte intégral du Dhammacakkappavattana Sutta, Les Quatre Nobles Vérités, sur BouddhaChannel. Un sermon considéré comme la mise en mouvement de la roue du Dhamma, soit l’enseignement de l’Éveillé. L’Institut d’Études Bouddhiques vous donne quelques explications de base, de même que Nguyen Dang Truc ou encore Ajahn Sumedho, un moine ordonné en Thaïlande. Celles et ceux désirant approfondir ce sujet, et donc s’initier à l’enseignement de l’Éveillé, liront avec plaisir l’ouvrage de Thich Nhat Hanh, excellent vulgarisateur, Le cœur des enseignements du Bouddha. Vous pouvez également écouter une brève explication en vidéo prodiguée par ce maître bouddhiste vietnamien installé en France depuis 1972. On vous livre quelques autres conseils de lecture en fin d’article.
L’histoire propre à ce premier sermon de Siddharta Gautama, devenu l’Éveillé, le Bouddha, vous est contée sur le site de Dhammadana. Quant à Alain et Bernard, deux retraités francophones installés en Thaïlande, amis de l’érudition, ils vous en disent plus sur le bouddhisme thaïlandais, une pratique issue de la tradition Theravada (cliquez ici).
En Thaïlande – et donc à Chiang Mai – les temples bouddhistes seront particulièrement animés le jour d’asanhabucha, pleine lune du 8e mois lunaire, et ce dès l’aurore (programme ci-dessous).
La politique étant imbriquée à la religion, le gouvernement thaïlandais ne manque jamais cette occasion pour rappeler au peuple les vertus du bouddhisme. Ainsi, en 2017 par exemple, dans une allocution télévisée, le Premier ministre Prayut Chan-o-cha a demandé que les Thaïlandais respectent les 5 préceptes moraux du bouddhisme durant cette période de trois mois lunaires, à savoir :
Ne pas tuer des êtres vivants.
Ne pas prendre ce qu’on ne vous donne pas (donc ne pas voler).
Ne pas mal se comporter sexuellement parlant.
Ne pas mentir.
Ne pas prendre des substances perturbant la conscience (l’alcool en fait partie).
Cette année, la fête s’étant télescopée avec une récolte de fonds qui a lieu tous les 14 juillet en Thaïlande, le Premier ministre a fait d’une pierre deux coups : on l’a ainsi vu à une cérémonie en compagnie de jeunes handicapés mentaux. C’est en effet tous les 14 juillet que sont vendues des fleurs en faveur des institutions œuvrant au bien-être des jeunes handicapés du royaume (d’autres photos ici).
Et à chaque fois, les semaines qui précèdent, les autorités religieuses organisent une action de sensibilisation à la voie monachique. Voici le clip vidéo officiel 2019 du Département des Affaires Religieuses :
Le Département des Affaires Religieuses (DRA – Department of Religious Affairs en anglais, กรมการศาสนา en thaï), sous la tutelle du Ministère de la Culture thaïlandais (tout ou presque est en langue thaïlandaise) : page Facebook et site web.
L’Office National du Bouddhisme (ONAB – National Office of Buddhism en anglais, สำนักงานพระพุทธศาสนาแห่งชาติ en thaï) : site web et page Facebook.
Le Conseil Suprême du Sangha (Sangha Supreme Council of Thailand en anglais, มหาเถรสมาคม en thaï), dirigé par le patriarche : site web (aucune page Facebook à notre connaissance). Un Conseil qui vous est brièvement présenté par Wikipédia (en anglais).
Wan khao phansa, késako ?
Wan khao phansa, le jour qui suit wan asanhabucha, cette année le mercredi 17 juillet 2019, est un jour semi-férié (seuls les employés d’État y ont officiellement droit). C’est là aussi une importante fête pour les Thaïlandais marquant le début de ce beaucoup appellent, de manière erronée, le carême bouddhique (et qui n’en est donc pas un !).
En thaï, on parle donc de วันเข้าพรรษา (wan khao phansa), à savoir วัน (wan), jour, เข้า (khao), entrer et พรรษา (phansa), la saison des pluies. Vous entendrez plus souvent le diminutif เข้าพรรษา (khao phansa) correspondant au début de la retraite des pluies ou, plus simplement encore, พรรษา (phansa), la saison des pluies.
C’est donc une période de retrait pour les moines, qui doivent rester, trois mois lunaires durant, aux abords de leur temple, se consacrant davantage à l’étude, la méditation et l’éducation des novices. Les cérémonies d’ordination sont plus nombreuses à ce moment-là. Les pratiquants multiplient les offrandes durant cette période, que ce soit de l’argent, de la nourriture ou encore des bougies (thian en thaï). Le but étant d’acquérir le plus de mérites possibles.
En Thaïlande, cette célébration s’articule autour de deux rites religieux importants :
La procession des bougies. Une tradition née lorsque l’électricité n’existait pas. Il s’agissait de fournir de la lumière au grand nombre de moines qui séjournaient dans les temples. Ils pouvaient ainsi psalmodier les prières du matin et du soir à la clarté des bougies, de même que s’adonner à l’étude religieuse en soirée. Les laïcs préparaient donc de grandes bougies destinées à être utilisées dans les temples tout au long de cette retraite. Ces bougies, particulièrement grandes, s’entendent également être des offrandes au Bouddha.
L’offrande d’une pèlerine contre la pluie. La tradition d’offrir un vêtement de protection contre la pluie remonte à l’époque du Bouddha; elle a été initiée par la bienfaitrice Visakha. Un jour, alors qu’elle visitait un temple, il pleuvait et Visakha a vu de nombreux moines se faire mouiller sous la pluie. Elle a pensé que ce n’était pas approprié et a demandé au Bouddha de lui permettre de faire une offrande de vêtements protecteurs. Depuis, c’est devenu une tradition d’offrir une pèlerine contre la pluie le jour de khao phansa, début de la retraite monastique.
Du temps de Bouddha, en Inde , deux raisons justifiaient cette retraite monastique : durant les moussons, les déplacements à pied sur les chemins boueux étaient dangereux. Par ailleurs, les moines piétinaient de nombreux petits animaux et pouvaient endommager les récoltes. Khao phansa correspond à Vassa (provenant de vasso en palī ou varṣaḥ (varsha) en sanskrit, mot signifiant pluie), la retraite de la saison des pluies, une période de trois mois lunaires pendant laquelle les moines bouddhistes abandonnent leur vie d’errance pour prendre une résidence fixe. Wikipédia nous en dit plus sur cette période de retraite qui n’est pas propre qu’à la Thaïlande. En 2019, elle débute donc ce mercredi 17 juillet.
Précédente édition, 2019 donc. Célébrations dans tous les temples bouddhistes (ou presque)
Ce mardi 16 juillet 2019 est jour férié en Thaïlande en raison de wanasanhabucha, une importante fête bouddhiste. Alors que le lendemain, mercredi 17 juillet 2019, correspond au wan khao phansa.
Jour férié ou pas ? ➠ Mardi 16 juillet 2019 – wan asanhabucha – est un jour officiellement férié dans tout le royaume de Thaïlande. ➠ Mercredi 17 juillet 2019 – wan khao phansa – est un jour férié pour les seuls fonctionnaires d’État.
En revanche, vente d’alcool prohibée durant 48 heures, que le jour soit férié ou pas (explications ci-dessous) !
Après nous êtres renseignés auprès de divers temples bouddhistes de la région, nous pouvons vous communiquer le programme qui sera suivi, peu ou prou, par tous les temples de Chiang Mai et environs. Notons que la nuit du 16 juillet sera nuit de pleine lune (plus d’explications ci-dessous).
MARDI 16 JUILLET 2019
Vers 7h : cérémonie d’offrandes matinales aux moines (comme tous les autres jours de l’année, rien de particulier donc)
Dès 17h : prières, sermon et triple circumambulation (เวียนเทียน, wian thian en langue thaï) qui se fait généralement autour d’un chedi.
Attention, chaque temple fait comme bon lui semble. À titre d’exemple, le programme ci-dessus est confirmé pour les temples suivants : Wat Phra Sing Woramahawihan, Wat Jed Yod, Wat Sri Soda ou encore le Wat Chedi Luang Worawihan. Mais le Wat Phra That Doi Suthep, au haut de la montagne éponyme, nous parle d’une cérémonie qui ne débute qu’à 19h (prières, sermon et triple circumambulation). De même pour le Wat Fai Hin, au sein de l’université de Chiang Mai (CMU), au pied du Doi Suthep, où la circumambulation nocturne aura lieu à 19h (alors que les offrandes, elles, débutent déjà aux aurores, à 6h45). Les détails en thaï.
Vous avez là par exemple le programme spécifique du Wat Phra That Si Chom Thong Worawihan, un temple lié à la royauté, à Chom Thong donc, à 1 heure de route au sud-ouest de Chiang Mai. Mardi 16 juillet 2019 : offrandes à 7h, sermon à 15h suivi, dès 18h30, de la cérémonie nocturne (prières, sermon et triple circumambulation). Le lendemain, mercredi 17 juillet 2019 : prière et sermon à 7h et rebelote à 18h30. C’est un lieu qui accueille en permanence des jeunes occidentaux s’initiant à la méditation. Temple « branché » qui diffuse presque quotidiennement des vidéos en direct. Vous avez donc les vidéos en direct du sermon du jour et des offrandes, de même les prières qui ont suivi; l’ambiance générale, avec des danses traditionnelles du Lanna, est plutôt plaisante en ce jour d’asanhabucha. Il y avait encore circumambulation à 22h30…
Ou encore le programme du Wat Suan Dok, à la route de Suthep, le mardi 16 juillet 2019 donc : offrandes aux moines à 7h du matin, bain rituel du chedidès 13h et cérémonies nocturnes dès 18h (prières, sermon et triple circumambulation, photos 2018). Un temple qui, comme beaucoup d’autres, reçoit bien plus de moinillons durant cette période, comme le montrent ces photos du Wat Sri Soda ou encore cette vidéo du Wat Ram Poeng (où là ce sont des moines adultes qui ont été ordonnés le 14 juillet dernier).
Le Wat Ram Poeng (Tapotaram) justement, un temple au pied du Doi Suthep que nous apprécions pour pouvoir y observer régulièrement des dévots s’adonnant à la méditation marchée, est en direct ce mardi 16 juillet 2019, jour de l’asanhabucha, occasion de voir ce qu’est une cérémonie matinale d’offrandes aux moines, empreinte de dévotion :
Mention spéciale pour le Wat Inthakin Sadue Muang, sur la place des Trois Rois. Celles et ceux qui choisiront ce temple pour fêter wan asanhabucha seront éloignés des hordes touristiques. C’est en petit comité que la cérémonie a lieu dans ce temple ô combien enchanteur une fois éclairé de nuit. Les moinillons qui officient matutinalement (prières dès 5h) ne sont entourés que de quelques dévots. Et c’est là tout le charme de la cérémonie.
Le blog Noy & Gilbert en Thaïlande nous décrit une journée avec ses divers rites et c’est plutôt intéressant. Que vous soyez en Thaïlande durant l’asanhabucha ou pas, sachez que les offrandes matinales aux moines peuvent se vivre chaque jour de l’année. Une expérience qui restera inoubliable pour vous, comme ici au temple du Doi Suthep où la probabilité d’être seul ou presque avec les moines est grande (un circuit exclusif de notre partenaire, le Swiss-Lanna Lodge).
Ailleurs en Thaïlande
Festivals des Bougies et processions aquatiques
Notez encore que c’est durant cette période qu’ont lieu les divers Festivals des Bougies, fameux dans toute l’Isan. On vous en a déjà parlé et, l’année dernière, la TAT – L’office du Tourisme national de Thaïlande – avait livré une liste – qui n’est pas exhaustive – des principales villes organisant un festival des bougies. Cette année, la TAT, plutôt avare, ne met en avant que deux d’entre eux : le plus connu, le Festival des Bougies d’Ubon Ratcha Thani, du 12 au 17 juillet 2019, qui donne lieu à un impression défilé (vidéo, intéressante dès la 32e minute) et le plus original, le Festival Aquatique Phansa d’Ayutthaya le mardi 16 juillet 2019. Une procession bouddhiste qui se déroule sur le canal Bang Khi, près du Wat Lat Chado (c’est donc un temple), à moins de 40 km de la ville d’Ayutthaya, ancienne cité royale réceptacle de trois rivières, la Pa Sak, la Lopburi et la Chao Phraya, cette dernière arrivant à Bangkok, coupant la capitale en deux. Quelques photos du festival; EuroNews en a même diffusé les images :
Et puisque l’on parle d’eau, comment ne pas citer Phayao, une ville dont le lac et son temple inondé se prête à merveille à de spectaculaires festivals aquatiques. Ce sera la 37e édition de l’asanhabucha aquatique sise au Wat Tilok Aram, le temple inondé au milieu du lac. Et là aussi, il y aura une triple circumambulation. Les plus curieux d’entre vous se demanderont si dite circumambulation est effectuée sur l’île, autour du temple, ou alors sur le lac, autour de l’île. Nous ne répondrons pas à cette question afin de vous laisser la surprise une fois sur place. Programme du mardi 16 juillet 2019 :
6h : cérémonie religieuse matinale avec offrandes à 109 moines;
16h : cérémonie d’ouverture (de jolies danses traditionnelles Lanna sont attendues);
17h : triple circumambulation (mais où ?).
On vous invite vivement à faire le détour de Phayao (60 km de plus entre Chiang Mai et Chiang Rai) et découvrir cette magnifique province hors des sentiers touristiques convenus, où l’on vous accueillera avec authenticité. Ces quelques photos vous donneront-elles envie d’y aller ?
Ailleurs encore, à Saraburi par exemple, c’est une cérémonie d’offrande de fleurs et de bougies qui est organisée durant khao phansa en guise d’acte méritoire, avec la participation d’éléphants... De même à Surin, où les éléphants sont mis à contribution, bien malheureusement.
Une même cérémonie, peu connue et impliquant elle aussi des pachydermes, se déroule dans la province de Chiang Mai, près de Mae Taeng. Elle a lieu à Maetaman. Les villageois, parmi lesquels beaucoup de membres issus des minorités ethniques, ont défilé le 12 juillet dernier, accompagnés de 66 éléphants qui portaient de grosses bougies de cire vers le temple local. Jetez donc un œil au reportage-photo de Chiang Mai News et aux photographies de Seven Pix, de même que sa vidéo accélérée.
À cette occasion, les écoles sont mises à contribution en ville de Chiang Mai. Ainsi des défilés qui précèdent l’asanhabucha et khao phansa. Les étudiants du Collège technique de Chiang Mai, par exemple, ont défilé le 10 juillet, amenant des bougies dans 11 temples de la ville. Et les élèves de l’école Thep Bodint Wittaya ont effectué eux aussi une procession, le 12 juillet, s’arrêtant dans divers temples de la Rose du Nord.
Autre cérémonie, religieuse celle-là, qui convoque des centaines de jeunes moinillons : le pèlerinage vers le fameux temple du Doi Suthep effectué à l’occasion de khao phansa. Au même titre que le pèlerinage nocturne du Doi Suthep par la population ou encore la montée spectaculaire des étudiants de l’Université de Chiang Mai, voilà un autre événement annuel qui a pour destination finale le Doi Suthep, montagne tutélaire de Chiang Mai et temple éponyme ô combien vénéré. Ainsi, les novices de deux temples (le temple royal Srisoda et le temple Wiwek Wanaram, à Sansai), accompagnés de moines plus expérimentés, effectuent le pèlerinage de jour (11 kilomètres d’un dénivelé de 700 mètres tout de même). Il y a là pas moins de 600 participants ! En thaï, on parle de ธรรมยาตรา (thamyattra) qui signifie pèlerinage. Le tout effectué sous le patronage du moine le plus vénéré du nord thaïlandais, feu Khruba Siwichai (le sanctuaire d’où part la marche porte son nom). Cette année, le pèlerinage se déroule durant la journée du jeudi 18 juillet 2019. Vous ne pourrez le manquer en visitant le temple du Doi Suthep ! Au programme : ➤ 7h : départ de la marche du sanctuaire de Khruba Siwichai, au pied du Doi Suthep, peu après le zoo. ➤ 15h : arrivée au temple du Doi Suthep avec une cérémonie finale.
C’est là un événement qui vous permet d’acquérir des mérites de deux manières : soit devenir volontaire aux différents postes de distribution de nourriture tout au long du parcours, soit alors sustenter les moinillons en leur offrant de l’eau. Plus original, un dévot a par exemple offert des centaines de savates aux jeunes moinillons en question. Cet événement est organisé sous l’égide du Ministère de l’Education thaïlandais, plus spécifiquement son Bureau de développement et de propagation du bouddhisme dans les communautés rurales. Retrouvez le pèlerinage 2019 en photo et vidéo, avec la cérémonie finale au temple.
Le Wat Phan Tao (วัดพันเตา) – au cœur de la cité fortifiée ici à Chiang Mai – a le don de la mise en scène. Ainsi, ses jeunes moinillons font le bonheur des photographes. Il faut dire que le monticule où est posée une représentation du Bouddha est particulièrement photogénique, éclairé par des centaines de bougies, avec les moinillons méditant aux pieds de l’Éveillé.
Cependant, cette année 2019, il ne devrait y avoir aucune cérémonie spéciale! Ceci en raison des rénovations du wiharn (travaux que nous vous avions déjà annoncés). Ainsi, pour vivre la féerie de cette soirée – une féerie empreinte d’émotion – vous devrez vous contenter de la vidéo ci-dessous (il s’agit de la cérémonie 2017). Ceci dit, nous sommes passés sur place et… des lampions étaient posés sur le monticule… Qui vivra verra !
Mise à jour. Il ne devait pas y avoir… mais il y a quand même eu ! Le Wat Phan Tao nous a indiqué annuler l’événement et… l’organise tout de même. Enfin, il s’est agi d’une cérémonie amputée il est vrai car la triple circumambulation autour du wiharn ne pouvait se faire, travaux de rénovation obligent. Retrouvez les préparatifs, la vidéo et les superbes photos de la cérémonie 2019 (merci à 100LannaNews).
Pas de tournée des 9 temples au cœur de Chiang Mai
En Thaïlande, le chiffre 9 est porteur de chance, entre autres (mais il a bien d’autres significations). L’année dernière, une visite de 9 temples auspicieux avait été proposée, véhiculé par un moyen de transport électrique. Ceci trois jours durant, avec un trajet nocturne qui a eu beaucoup de succès (il permettait de participer aux circumambulations nocturnes muni d’une bougie). Rien de tout cela cette année, hélas, trois fois hélas.
Le succès d’une série TV – L’odeur de kasalong – a poussé l’Office du tourisme a organisé la visite de quatre lieux religieux liés à cette série (et magnifiquement filmés) : le superbe Wat Ton Kwen (auquel nous avons déjà consacré un article), le Wat Ket Karam, le Wat Lok Moli et le Wat Jed Yod. Cela se passera justement les mardi 16 et mercredi 17 juillet 2019. Mais il est un brin inutile de vous en parler car toutes les places – gratuites – ont déjà été attribuées (sur réservation préalable).
On vous indique donc à nouveau les neuf temples auspicieux qui étaient au programme l’année dernière. Qui sait, peut-être, comme tout bouddhiste qui se respecte, aurez-vous envie de les visiter vous aussi (mais alors par vos propres moyens) : il s’agit du Wat Phra Singh Woramahawihan (pour obtenir joie et apaisement), du Wat Dab Pai (pour combattre les mauvais éléments), du Wat Lok Moli (pour obtenir l’élévation spirituelle supérieure), du Wat Chiang Yuen (pour obtenir puissance et moyens de subsistance), du Wat Chiang Man (pour stabiliser les mérites déjà effectués), du Wat Duang Dee (afin d’attirer la bonne fortune), du Wat Phan Tao (pour multiplier l’effet des mérites), du Wat Chedi Luang (afin de recevoir des honneurs) et enfin du Wat Sri Suphan, plus connu comme le Temple d’Argent (ici le but est d’attirer or et… argent !).
Notez que ces « pèlerinages » motorisés sont monnaie courante en Thaïlande durant l’asanhabucha, un royaume très majoritairement bouddhiste. Avec le soutien (financier) de l’Office du tourisme officiel. Vous en avez une liste ici (mais c’est en thaï).
Carême ou pas carême ? Dans son acception première, le carême est la période de quarante jours [sans compter les dimanches] située entre le mardi gras et le jour de Pâques, pendant laquelle les catholiques sont invités par leur Église à faire certains jours jeûne et abstinence et à se livrer à la prière et aux pratiques pénitentielles3. Par analogie, c’est une période d’abstinence, de maigre chère, de privations3. Wan asanhabucha commémore le premier sermon du Bouddha. Et wan khao phansa correspond au début de la retraite monastique de trois mois. Où aucune privation n’est demandée aux moines autres que celles auxquelles ils se conforment déjà. Pas de jeûne donc (bien que ce soit là une pratique qui transcende les religions). Pourquoi diable parler de « carême » ? En premier lieu, c’est sans nul doute la méconnaissance théologique des auteurs qui œuvre. Un peu comme si l’on vous affirmait qu’asanhabucha correspond au ramadan ! Ensuite, les dictionnaires traduisent le terme thaï de wan khao phansa par celui anglais de Lent (et donc de carême) ! Mais reconnaissons que les traducteurs sont souvent dépourvus lorsqu’il s’agit de traduire des notions étrangères à l’esprit des locuteurs (bien que des directives aient été émises il y a plusieurs siècles déjà). La plus grande partie du vocabulaire et des concepts du bouddhisme est difficilement traduisible en français, sans perdre le sens et la portée des termes originaux. Et Dieu sait – tout comme le Bouddha – que la conception bouddhique est à mille lieues de celle des Chrétiens. Écoutons Philippe Cornu, docteur en philosophie, sur cet intéressant sujet. Avouons cependant qu’utiliser le terme de carême peut être commode.
Vous savez que les fêtes bouddhistes thaïlandaises sont régies par un complexe calendrier luni-solaire. Ainsi, toutes les fêtes se déroulent durant les pleines lunes. Et il en est de même pour ces deux fêtes-ci : asanhabucha se tient durant la pleine lune du 8e mois lunaire, mardi 16 juillet cette année 2019, et wan khao phansa le lendemain, mercredi 27 juillet 2019. Ce sera donc l’occasion d’admirer l’astre lunaire pour ceux qui lèveront les yeux au ciel !
Mais contrairement à l’année dernière, où la nuit offrait la plus longue éclipse lunaire du siècle, ce n’est qu’une éclipse partielle qui pourra être observée la nuit du 16 juillet. La beauté sera cependant au rendez-vous puisque l’astre prendra une teinte rouge cuivrée, phénomène appelé populairement « lune de sang ». Plus de détails avec Numerama.
Mais une journée sans alcool !
Journée noire pour les tenanciers de bars, qui ferment pour la plupart durant ces deux jours commémoratifs ! La vente et la consommation d’alcool en public sont prohibées dans tout le royaume 48 heures durant dès l’asanhabucha (cette année de mardi 00:00 à mercredi minuit). Les hôtels internationaux bénéficient d’une certaine tolérance. Le gouvernement lance chaque année des campagnes de prévention, encourageant sa population à ne pas consommer d’alcool durant les trois mois de retraite bouddhique. Une ancienne campagne était ainsi nommée งดเหล้าเข้าพรรษา (ngod lao kao phansa, « pas d’alcool durant khao phansa ! »). En 2018, la devise de cette journée était la suivante : « Réduire ou cesser la consommation d’alcool rend les familles heureuses ».
Rappelons que l’alcool cause des ravages humains terribles, que ce soit avec les drames familiaux ou encore les accidents de la route. Et les Thaïlandais en profitent pour donner leur sang durant ces fêtes. Ainsi, du 13 au 17 juillet, une collecte de sang est organisée de 8h30 à 15h30 au Centre régional X du sang de la Croix-Rouge locale (ภาคบริการโลหิตแห่งชาติที่ 10 จังหวัดเชียงใหม่, ici). Tous les détails (en anglais) sur la page Facebook de la Banque du Sang.
Fermetures et événements spéciaux
Ces mardi 16 et mercredi 17 juillet 2019, attendez-vous à beaucoup des fermetures dues aux féries. Ainsi, les musées, les administrations (dont les bureaux de l’immigration) à l’exception bien entendu de la police qui assure son service 24 heures sur 24, les ambassades et consulats, de même que la poste et les banques seront fermés. Mais comme une bonne partie de ces services se trouve également dans les centres commerciaux – qui eux restent ouverts comme d’habitude – vous ne devriez pas trop subir d’inconvénients. Devons-nous encore préciser que les 7 Eleven restent bien entendu ouverts, 24 heures sur 24 de surcroît.
Les centres commerciaux, fidèles à leurs pratiques et faisant de tout pour attirer les chalands, marquent d’ailleurs eux aussi l’événement. Ainsi MAYA qui organise une cérémonie d’offrandes matinales aux moines. Ils étaient 99 moines l’année dernière, ils ne seront que 9 cette année, 9 moines qui récolteront les offrandes faites par les fidèles le mardi 16 juillet 2019, à 8h, sur la place de la fontaine, à l’entrée du centre commercial donc.
Le zoo de Chiang Mai sera ouvert (et accueillera sans nul doute beaucoup de visiteurs ce jour-là). A notre connaissance, cette année ne sera pas marquée par la cérémonie qui avait eu lieu en 2018 à l’occasion de l’asanhabucha : un cortège aux bougies qui incluait… des éléphants et d’autres animaux du zoo (qui n’avaient rien demandé !).
Contrairement à l’année dernière, ces deux fêtes bouddhistes ne coïncideront pas avec l’anniversaire de Sa Majesté le roi Rama X, le prochain samedi 28 juillet 2019. Un événement dont on vous reparlera sur notre page Facebook.
In fine, l’Association thaïlandaise végétarienne de Chiang Mai (TVA – Thai Vegetarian Association) vous invite à ne consommer ni viande ni alcool durant les trois prochains mois.
L’asanhabucha est une fête bouddhiste qui inspire chaque année les graphistes thaïlandais. Les extraits ci-dessous sont tirés du site Dhamma on Lens qui promeut le multimédia en lien avec le bouddhisme. Présentation des artistes et de leur œuvres.
La Rose du Nord vous permet donc de vivre un événement authentique ce mardi 16 juillet en soirée. Ne manquez pas de vous rendre à la tombée de la nuit dans un des temples évoqués afin d’en observer le rituel bouddhiste.
Et l’on vous donne rendez-vous dans trois mois (lunaires), à l’occasion de ce que nous appelons – par commodité mais erronément – la fin du « carême » bouddhiste, ok phansa (qui donc est plus précisément la fin de la retraite monastique).
Pour aller plus loin – Conseils de lecture
Peut-être que la pratique du bouddhisme vous attire. Si tel devait être le cas, le mieux est d’entamer une retraite dans un temple (celle de 10 jours a les faveurs de nombreux adeptes). Nous consacrerons un jour un article à cette pratique. À défaut, commencez donc par lire des ouvrages en lien avec le bouddhisme, une religion qui, sans être prosélyte, attire beaucoup de sympathisants occidentaux. On vous conseille ici quelques lectures introductives, omettant volontairement les ouvrages faisant référence à d’autres écoles du bouddhisme, telle le Véhicule du Diamant cher aux Tibétains ou le zen que pratiquent les Japonais.
Il nous semble intéressant de savoir comment se vit le bouddhisme au quotidien. Et qui mieux que Fabrice Vidal sait transmettre et son expérience et ses connaissances ? Comment être bouddhiste ? C’est là le titre d’un livre que nous vous recommandons. Vous pourrez ensuite poursuivre avec le coffret Pratique de la méditation (il contient un livre, un CD audio et un DVD). Dans le 3e ouvrage présenté ici, Fabrice Midal nous parle de son expérience – ce que vingt-cinq ans de méditation lui ont appris. Un livre au très beau titre : Frappe le ciel, écoute le bruit.
Le bouddhisme côté pratique
Ce sont là des références destinées aux personnes désirant s’initier au bouddhisme (et non pas à celles déjà versées dans la pratique). On se permet tout de même de vous rappeler que le propre du bouddhisme est la méditation. Vous pouvez lire tous les livres que vous voulez, votre connaissance du bouddhisme ne sera qu’intellectuelle. Or, l’essence même du bouddhisme est d’oublier tout savoir et de pratiquer la méditation. Ceci afin d’atteindre l’Éveil.
On termine par un beau-livre, Dvaravati : Aux sources du bouddhisme en Thaïlande. Il s’agit du catalogue d’une ancienne et splendide exposition au musée Guimet, qui vous donne à admirer, en vous donnant quelques clefs explicatives, les œuvres bouddhistes de l’art Dvâravatî, une civilisation qui a perduré au nord de l’actuelle Thaïlande jusqu’à la conquête de Haripunchai par le roi Mengrai, fondateur de la ville de Chiang Mai, à la fin du XIIIe siècle.
LES FÊTES BOUDDHISTES CÉLÉBRÉES EN THAÏLANDE ● La plus importante d’entre elles, le jour du Vesak (wisaka bucha), qui tombe généralement en mai. On y commémore à la fois la naissance, l’illumination et l’extinction définitive du Bouddha historique. ● Entre mi-février et début mars, c’est makhabucha où deux autres événements de la vie du Bouddha sont célébrés, notamment son premier sermon. ● Autres moments-clés de l’année bouddhique, survenant généralement à fin juillet, durant la saison des pluies, asanhabucha & khao phansa, la retraite monastique, appelée par erreur ou commodité « carême bouddhiste ». ● Trois mois lunaires plus tard (généralement en octobre, après la saison des pluies), ok phansa, la fin de cette retraite des moines. Avec, le lendemain, une cérémonie spectaculaire, tak bat thewo, des offrandes matutinales à des moines en fille indienne. ● Cette fin de retraite monastique est suivie par une période d’un mois où se font des offrandes de nouvelles robes aux moines, thotkathin (ou kathina avec ses cérémonies à Chiang Mai).
Ce sont là les principales fêtes en lien avec le bouddhisme Theravāda, le courant largement majoritaire au royaume. En Thaïlande, elles donnent lieu à des jours fériés où la vente d’alcool est interdite.
1 Plusieurs graphies recouvrent toutes la même commémoration (asana, asarna, asahna, asala, asalaha, asaraha…). Nous basant comme à notre habitude sur le RTGS – Système général royal de transcription du thaï, nous avons retenu celle prônée par ce dernier, à savoir asanhabucha (en un seul mot, sans majuscule). De même pour bucha (que l’on retrouve écrite parfois puja, transcription du sanskrit selon la devanagari…). En thaïlandais, cela donne ceci : วันอาสาฬหบูชา (wanasanhabucha) et อาสาฬหบูชา (asanhabucha). 2 Ce sont là des termes pāli, langue indo-européenne qui est utilisée encore aujourd’hui comme langue liturgique dans le bouddhisme theravada. 3 Définition du TLFi.
Au Pays du Sourire, les Miss se suivent et se ressemblent, avec quelques nuances toutefois. Alors que Miss Thaïlande avait été abandonnée – une compétition qui renaîtra de ses cendres cette année-même et dont on vous reparle en fin d’article – les deux principaux concours de beauté thaïlandais restent pour l’heure Miss Grand Thailand (MGT) et Miss Universe Thailand (MUT). Et c’est justement la finale de cette dernière, 20e édition du nom, qui s’est déroulée à l’Impact de Bangkok le samedi 29 juin dernier. Un show haut en couleur avec son traditionnel défilé des Miss en costume de bain.
Nous aimons à suivre ces joutes télévisuelles car réputée est la beauté des filles du royaume de Thaïlande – et avec elles celles provenant du Lanna, l’ancien royaume du nord thaïlandais. Durant ces concours nationaux, ce sont les miss de toutes les provinces thaïlandaises – et il y en a 77 – qui concourent (rapide présentation vidéo des candidates). Qui donc a été sacrée Miss Universe Thailand 2019, succédant ainsi à Ning, Miss Universe Thailand 2018 ?
Il y a deux ans, en 2017 donc, nous avions eu le plaisir de recevoir ici à Chiang Mai toutes les candidates. Elles ont embelli les lieux emblématiques de la ville dont le très sacré temple du Doi Suthep. Le plaisir ne s’est pas renouvelé cette année puisque la team MUT 2019 ne s’est déplacée qu’à Phuket et Chonburi. De quoi donner leur donner un petit air marin…
La vidéo du Top 10 des candidates en tenue de soirée n’étant plus disponible, on se rabat sur la présentation de la gagnante :
Les dauphines
Elles étaient quatre l’année dernière et seulement deux cette année… Avant de vous dévoiler l’heureuse élue, faisons connaissance avec les deux dauphines au joli minois de Miss Universe Thailand 2019…
Les deux dauphines de Miss Universe Thailand 2019
C’est Mlle Thanatchaphon Boonsang (ร่าเริง เข้ากับคนง่าย มีเป้าชัดเจน, candidate no 3, à droite ci-dessus), de son surnom Bella, qui est arrivée en troisième position. Elle est radieuse. Peut-être parce qu’elle ne repartira pas les mains vides puisqu’elle a été élue Miss Photogénique du concours, ce qui lui vaut une récompense de THB 300’000 en espèces. Retrouvez-là sur sa page Facebook et sur le site web officiel (une page qui disparaîtra sous peu cependant).
Quant à Mlle Miriam Sornprommas (Nook, candidate no 31, à gauche ci-dessus), elle a de quoi nourrir des regrets : c’est elle la première dauphine de Miss Universe Thailand 2019. Pour le dire autrement, elle est arrivée sur la seconde place du podium. Ayant décroché le titre de Miss Beauté Éclatante, de même que Miss Développement durable (Centara), c’est THB 700’000 en espèces qu’elle a empochés. Petit clin d’œil : elle vient de Chiang Mai. On ne dira pas qu’elle ressemble au tout-venant féminin siamois… Jugez-en sur sa page Facebook et le site web officiel (où elle est présentée encore quelque temps).
Sachant que votre patience a des limites, dévoilons enfin le nom de Miss Universe Thailand 2019 qui arborait le numéro de candidate 19 (MUT19 donc)! Elle a 26 ans, mesure 181 cm, habite la capitale et s’appelle Mlle Paweensuda Drouin. Elle est diplômée de l’université de Calgary, au Canada. C’est donc elle qui succède à Ning, Miss Universe Thailand 2018.
Décrite comme une femme ordinaire qui n’est pas différente des autres personnes, elle est adepte de la street food et l’on peut la croiser dans le BTS (le métro aérien de Bangkok). Elle ne se sent pas plus belle que les autres, estimant que chaque personne est singulière. Jennifer Paweensuda Saetan-Drouin, de son nom complet, plus connue sous son surnom thaïlandais Fahsai, est une luk krung, à savoir une métisse canado-thaïlandaise (elle a même des origines chinoises). On s’est laissé dire qu’elle parlait aussi français (ayant vécu à Québec)… Élevée au Canada, Paweensuda a déménagé en Thaïlande pour travailler comme mannequin et DJ. Et cela lui a plutôt bien réussi !
Il aura fallu attendre sa seconde tentative à ce concours pour la voir ravir le titre de Miss Universe Thaïlande 2019 (ici son couronnement en vidéo). Sa première tentative, il y a deux ans, lui a valu le titre de Miss Earth Thailand 2017. À noter encore qu’elle était la première dauphine de Miss Thailand 2013 (un concours qui renaît, voir ci-dessous). Nos félicitations l’accompagnent, de même que nos meilleurs vœux, Fahsai représentant tout naturellement la Thaïlande au prochain concours international Miss Univers 2019. Rappelons qu’il s’agit d’un concours de beauté d’origine américaine qui fait partie des quatre plus grandes compétitions mondiales, avec Miss World, Miss International et Miss Earth. La finale se déroulera à mi-décembre 2019 en Corée du Sud. Fahsai succédera-t-elle à Mlle Catriona Gray, la jeune Philippine tenante du titre actuelle ?
Quoiqu’il en soit elle a aussi été élue Miss Maillot de Bain et Miss Pose Idéale, dans la foulée. Et Fahsai a également été le Choix du Public. Mais que lui ont donc rapporté tous ces titres ? En vrac : la couronne de Miss Universe Thailand 2019, forcément (une couronne dont nous ignorons la valeur), un montant de 1,5 millions de bahts (on vous laisse faire la conversion dans votre propre monnaie), un minivan New Caravelle T6 de Volkswagen (une marque que l’on voit peu sur les routes thaïlandaises), d’une valeur de presque 4 millions de bahts tout de même, et enfin un appartement luxueusement décoré au A Space I.D. Asoke – Ratchada, un condominium au cœur de la capitale. Sa valeur ? 12 millions de bahts…
On termine par quelques photos de la finale en réitérant nos félicitations à Fahsai, qui a vécu une soirée qu’elle n’oubliera sans doute jamais.
Quid de Miss Chiang Mai 2019 ?
Plaifah, Miss Chiang Mai 2019, vêtue d’une robe reprenant les motifs typiques du nord de la Thaïlande (ce qui ne lui a pas permis de ravir le titre de Meilleur Costume thaïlandais)
Si vous nous lisez régulièrement, vous savez que Mlle Naruemon Sittiwang, appelée Plaifah, a été élue Miss Chiang Mai 2019. C’est donc elle qui représentait dignement – et officiellement – la province sous le numéro 16 (MUT16 donc). Elle a 24 ans et étudie à l’Université de Chiang Mai (CMU). Elle ne sera donc pas Miss Universe Thailand, ne figurant pas même dans les dix premières du classement (elle est cependant arrivée dans le Top 20), malgré son élégance impériale et le soutien des anciennes Miss Chiang Mai. Son parcours s’arrête donc là mais si vous passez par Chiang Mai, vous aurez peut-être l’occasion de profiter de sa juvénile beauté car son titre de Miss Chiang Mai 2019 lui permet d’animer plusieurs manifestations dans la Rose du Nord (on l’a vue tant à la Fête des Fleurs qu’à la Lanna Expo). Les curieux jetteront un œil sur sa page Facebook.
Celles et ceux s’intéressant à ce concours de beauté consulteront le classement complet que nous livre, en anglais, Wikipédia.
L’obsession de la blancheur que l’on observe ici en Thaïlande – et plus généralement en Asie – amène à privilégier le métissage. On le constate encore une fois avec la gagnante de cette année, une luk krung, à savoir une métisse. Il ne faut d’ailleurs pas remonter très loin pour voir des candidates métisses accéder à la première marche du podium : Mlle Maria Poonlertlarp, la tenante du titre 2017, s’appelle en fait Maria Lynn Ehren et est à moitié suédoise. En 2014, c’est Allison Samson, moitié Allemande et née aux États-Unis, qui a été couronnée (son nom thaïlandais : Pimbongkod Chankaew). Et en 2012, c’est Farida Waller qui a ravi le titre (elle est à moitié Autrichienne, s’appelant également Nutpimon Natthayalak). Wikipédia garde trace de tout cela (classement encore plus complet en version anglaise, et thaïlandaise bien sûr). Il faut savoir qu’en Thaïlande les luk krung, enfants issus du métissage, sont souvent portés aux nues. Libération, par la plume de feu Arnaud Dubus, en avait déjà parlé dans cet article. Une liste de ces personnalités est même tenue à jour.
C’est la chaîne TV PPTV HD36 qui a diffusé l’événement. Un concours qui s’est déroulé en deux étapes. Une première sélection (vidéo Facebook et Youtube), suivie de la finale que vous pouvez voir ou revoir sur Facebook ou YouTube (ci-dessous, plus d’un million de visionnement à l’heure où nous écrivons) :
Ne vous a-t-on pas déjà dit que les concours de beauté pullulent ici en Thaïlande ? Peut-être parce que le pays recèle beaucoup de beautés féminines… À peine un concours est-il terminé que s’annonce le suivant ! La finale de l’autre grande compétition nationale féminine de beauté, Miss Grand Thailand 2019, aura lieu le vendredi 13 juillet. Nous vous en reparlerons bien entendu, d’autant que Jenny, Miss Grand Chiang Mai 2019, est de la partie (notre page Facebook vous tient naturellement au courant).
Qui sait si toutes ces candidates ont déjà entendu parler de la fameuse métaphore du concours de beauté qu’utilisait l’économiste John Maynard Keynes en 1936 dans sa non moins fameuse Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie…
Et, comme bien souvent en matière de concours de beauté, on ne déshabille que les femmes, pour le plus grand bonheur des hommes, on publie ci-dessus une photo des candidats au titre de Mister Star Thailand 2018 – des hommes donc. Pourquoi les candidats de l’année dernière ? Parce que les candidats 2019 du concours ne participeront à la finale que le 14 juillet prochain.
D’ailleurs, Mister Star Thailand 2018 participe ces jours-ci au concours international de beauté masculine Man of The World 2019. C’est la troisième édition de ce concours dont la finale aura lieu le jeudi 11 juillet 2019 à San Juan City (c’est aux Philippines). Et voici tous les candidats (attention les biscotos !). On tient les pouces au candidat thaïlandais, vous offrant ci-dessous trois clichés du jeune homme.
Nang sao thai (นางสาวไทย), c’est le nom en thaï du plus vénérable concours de beauté du royaume, Miss Thailand. Créé en 1934 – ce qui lui confère pas moins de 85 ans – il s’appelait auparavant Miss Siam (นางสาวสยาม, soit nang sao sayam). On vous en a parlé en début d’article : ce concours de beauté, mis en veille durant la période de deuil du roi bien-aimé Bhumibol le Grand, est relancé cette année 2019 ! Mlle Thanaporn Sriwirach, de Phayao, en tremble encore; c’est la tenante du dernier titre attribué, en l’an 2016.
Ce sont donc 40 candidates qui sont recherchées dans toute la Thaïlande afin de trouver la plus belle d’entre les Thaïlandaises (mais combien donc de « plus belles » y a-t-il au royaume tant sont nombreux les concours ?). L’heureuse élue détiendra non seulement le titre de Miss Thailand 2019 mais concourra au titre de Miss International.
Afin de relancer ce concours, les anciennes Miss ont été mises à contribution (vidéo). On suit l’affaire de près 😉
Mei Li
Sachez encore que Chiang Mai bruisse en ce moment, soutenant la candidature de Mlle Kancharat Tantirithiporn. Mei Li est la candidate no 12 (#MTW12). Étudiant à l’université Payap ici à Chiang Mai, elle vient de la province voisine de Mae Hong Son, a 24 ans et mesure 173 cm. C’est elle qui concourra au titre de Miss Thailand World 2019 (finale le 3 août 2019).
Si vous nous suivez régulièrement, Mei Li ne doit pas vous être inconnue. C’est la 1ère dauphine de Miss Chiang Mai 2019 ! C’était la Miss préférée du public (kwan jai). La précision qui nous habite doit ici vous préciser qu’elle mesurait 1 cm de moins il y a quelques mois… Bonne chance Mei Li !
Et l’on ne vous parle pas ici de Miss Hmong Thailand, un concours destiné aux demoiselles de cette importante minorité ethnique venue de Chine, les Hmong. Soyez rassuré, on s’y perd nous aussi avec la multitude de ces concours de beauté ! Occasion de réitérer notre promesse – sachant ce que valent les promesses : nous vous résumerons un jour les principaux concours de beauté organisés en Thaïlande.