Parce qu’à Chiang Rai il n’y a pas que le Temple Blanc ! La Balloon Fiesta est devenue un rendez-vous festif annuel incontournable pour qui se rend à Chiang Rai. Une belle occasion d’y voir des ballons à air chaud bien sûr – les amoureux en profitent pour fêter la Saint-Valentin – mais aussi admirer le magnifique Parc Singha.
On vous en dit plus sur la Ballon Fiesta, en vous dévoilant le programme de la manifestation, et sur le Parc Singha.
4 Wonders Fest 😍 Des concerts de musique, un compte à rebours du Nouvel An, un show lumineux et enfin de l’amour ! Ce sont là les promesses de pas moins de 4 festivals organisés au parc Singha, sis à Chiang Rai, le tout soutenu par l’Office du tourisme thaïlandais. Bien que les frontières soient encore fermées au tourisme lambda, on vous invite d’ores et déjà à prendre note de ces quatre rendez-vous festifs durant « l’hiver » 2020-2021 : ➽ Farm Festival On The Hill. 8e édition de ce festival de musique qui réunira les plus grandes stars thaïlandaises du 25 au 29 novembre 2020. On vous en dit plus sur cette publication de notre page Facebook. ➽ Countdown Festival 2021. Ce sont là les festivités du Nouvel An 2021 (ou 2564 pour nos amis thaïlandais). Elles prendront place du 30 décembre 2020 au 1er janvier 2021. Les organisateurs parlent de la plus grande fête organisée en Asie… mais tout a finalement été annulé en raison de la pandémie sanitaire actuelle 😕 ➽ Village of Illumination Festival. Un festival au long cours puisqu’il durera du 1er janvier au 14 février 2021. C’est en fait un show son & lumière qui animera le parc (déjà magnifique en journée; une vidéo pour vous faire une idée de cette attraction temporaire). De quoi vous faire oublier la non reconduction cette année du festival nocturne du Temple Blanc, non loin du parc. Page Facebook du festival. ➽ Balloon Fiesta 2021. On vous en parle dans le présent article.
Ci-dessous la bande-annonce des festivités.
Balloon Fiesta
La prochaine édition du Festival international des Montgolfières de Chiang Rai – Balloon Fiesta 2023 – aura lieu le mardi 14 février 2023, se concentrant donc sur le jour de la Saint-Valentin
C’est Chiang Mai qui avait naguère les honneurs d’un festival international des montgolfières. Mais après plusieurs couacs, reconnaissons que la Balloon Fiesta de Chiang Rai, organisée annuellement dans le Parc Singha, est devenue le rendez-vous de référence des amateurs de montgolfières ici au nord de la Thaïlande. Et la date est plutôt facile à retenir puisqu’elle englobe à chaque fois la Saint-Valentin. Occasion de proposer des vols romantiques aux tourtereaux qui s’en donnent les moyens.
Que vous soyez amoureux ou pas, vous pourrez admirer des ballons multicolores de toutes les tailles, provenant de divers pays de par le monde. Ambiance magique en soirée… Un rendez-vous immanquable pour qui visite Chiang Rai durant le mois de février.
PROGRAMME DE LA BALLOON FIESTA 2020
Cette année, ce sont des ballons provenant de pas moins de 13 pays d’Amérique, d’Europe et d’Asie qui participeront à la fête. Voici le programme quotidien des 5 jours du festival, du mercredi 12 février au dimanche 16 février 2020 :
De 16h30 à 17h30 :concours de vol en montgolfière Chaque fin d’après-midi, les pilotes de ballons présenteront un spectacle, s’affrontant au-dessus du lagon (la zone où se trouve la tyrolienne).
De 19h30 à 21h30 : concerts au pied des montgolfières arrimées Des concerts de musique sponsorisés par Singha bien sûr (ce qui permet d’inviter des stars thaïlandaises). Six montgolfières permettront d’effectuer de courts vols de 5 minutes au-dessus des spectateurs.
De 20h à 20h45 : spectacle son & lumière à la lueur de la nuit C’est le moment enchanteur et ô combien populaire du festival.
💝 Et le vendredi 14 février 2020, jour de la Saint-Valentin, programme spécial pour 20 couples présélectionnés (qui auront payé pour cela) : les 35 ballons s’envoleront tous ensemble au lever du soleil pour un vol unique qui permettra aux amourachés de recevoir un certificat de mariage !
Réservez votre vol durant la Balloon Fiesta directement chez Balloon ChiangRai. THB 6’800.- pour un vol en matinée ou THB 7’800.- pour un vol nocturne. Page Facebook et site web de Balloon ChiangRai.
À l’origine, spectacle exclusivement royal, le khon, théâtre masqué et dansé propre à la Thaïlande, est un art inscrit sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Sur place, durant la Balloon Fiesta, vous pourrez admirer un épisode de cette saga trois soirs de suite, de 18h à 19h : répétitions le mercredi 12 février 2020 et représentations les jeudi 13 et vendredi 14 février 2020.
C’est une troupe connue qui se produit là. Ne manquez donc pas de vous initier à cet art ancestral siamois si vous n’avez encore jamais eu l’occasion d’en voir.
Le Parc Singha
De notre point de vue, le Singha Park est une attraction touristique essentielle pour qui se rend à Chiang Rai. Avec plus de 8 000 rai – ไร่, unité de superficie égale à 1 600 m2 – c’est le plus grand parc agricole de Thaïlande.
Impossible de le manquer ! Un grand lion doré vous accueille à l’entrée du parc. Un parc propriété de la société Boon Rawd, dont l’histoire commence en 1910, conglomérat industriel qui brasse la plus ancienne bière de Thaïlande, la fameuse et très populaire Singha, un nom tiré du mot thaï singto (สิงโต) qui signifie, vous l’aurez compris, lion.
Cette immense surface permet d’admirer une nature ciselée avec goût, faite de divers champs de fleurs, différentes au gré des mois. Il y a même un mini-zoo où paissent des girafes et des zèbres. Un parc qui se parcourt tant en vélo (THB 150.-/heure) qu’en navette électrique (Singha Park Farm Tour, prix ci-dessous). Depuis les plantations de thé, le panorama est superbe. Une zone d’activités sportives, un pavillon accueillant une statue du Bouddha, de même qu’un restaurant complètent le tout. Vous pourrez y acheter diverses boissons mais non de la bière (produits Singha Shop). Le site est superbe, entouré de montagnes au loin (quand elles ne sont pas cachées par la pollution due en grande partie aux nombreux feux, principalement durant les mois de février et mars). Et il ne peut que ravir les familles avec enfants. De nombreuses manifestations y sont organisées tout au long de l’année, à l’instar de ce festival annuel des montgolfières.
Se trouvant sur la route secondaire no 1211, le Singha Park se rejoint facilement depuis le Temple Blanc en empruntant la route 1208, ce qui vous permet de jouir durant les cinq minutes du trajet d’une belle vue sur les magnifiques rizières verdoyantes (si tant est que vous y soyez durant la bonne période).
Singha ParkChiang Rai (สิงห์ปาร์คเชียงราย) Ouvert tous les jours de 9h à 17h (hors manifestations). L’entrée est gratuite mais le parc se parcourt à l’aide de navettes payantes Singha Park Farm Tour à THB 100.- par personne (moitié prix pour les enfants jusqu’à 110 cm). Prix des activités : parcours de cordes à THB 500.-, tyrolienne à THB 300.- et escalade à THB 150.-. Page Facebook Site web Avis TripAdvisor (le site bénéficie d’une Attestation d’Excellence) Emplacement
La prochaine célébration makhabucha en Thaïlande aura lieu le lundi 6 mars 2023 (jour férié, sous réserve de modification)
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Édition 2021
La peur du Covid-19 aura retenu beaucoup de fidèles cette année et ce n’est donc pas une édition « normale » qui a été célébrée. Exemple ici au Wat Inthakin, sis à la place des Trois Rois, au cœur de la Cité historique de Chiang Mai, en photo et vidéo. Il y avait bien entendu plus de monde au Wat Chedi Luang, non loin, mais cependant bien moins qu’à l’accoutumée.
Dans toute la Thaïlande, il est des endroits plus spectaculaires que d’autres pour admirer ces célébrations. Ainsi, les moines du temple Na Tang Nok à Ayutthaya ont allumé 4 500 bougies pour rendre hommage à feu Luang Phor Jong, un moine mort en 1965, très vénéré et souvent représenté sur des amulettes.
Et comme à son habitude, la secte bouddhiste Dhammakaya s’est démarquée en réunissant 200 000 dévots sur Zoom.
La signification de la fête
La pleine lune de ce troisième mois lunaire sera donc l’occasion de célébrer makhabucha, jour qui marque deux événements distincts de la vie du Bouddha historique :
un sermon fait à 1 250 disciples au temple de Weluwan Mahawiharn, en Inde, et, 45 ans plus tard
ses derniers enseignements, avant que Gautama Sakayamuni n’abandonne son écorce terrestre et n’atteigne le nirvana.
Au-delà de ces deux événements, makhabucha est une importante fête bouddhiste qui célèbre l’enseignement de l’Éveillé, le dharma, l’un des Trois Joyaux du bouddhisme (les deux autres étant le Bouddha historique Shakyamuni lui-même et le sangha, la communauté bouddhiste). Étymologiquement, makhabucha1 (มาฆบูชา) ou wan makhabucha1(วันมาฆบูชา, wan signifiant jour), vient du mois hindou magha et du mot sanskrit pooja signifiant célébration du culte. Avec le jour du Vesak – Wisakha Bucha (วันวิสาขบูชา) – une fête où l’on célèbre à la fois la naissance du Bouddha, son illumination et le nibbana, son « extinction définitive, ce sont là les deux fêtes les plus importantes du calendrier bouddhiste.
Ne fais rien de non vertueux, Accomplis abondamment les actions vertueuses, Dompte complètement ton esprit. Voici les enseignements du Bouddha.
On raconte que neuf mois après son illumination, sans se concerter, 1 250 arhats (อรหันต์) – vénérables dont l’état correspond plus ou moins à nos saints chrétiens – rejoignirent le Bouddha pour lui rendre hommage la nuit de la pleine lune au jardin Weluwan. Le Tathagata leur rappela alors trois principes qui résument sa philosophie : faire le bien (ทำความดีทั้งทางกาย วาจา และใจ), éviter le mal (ไม่ทำความชั่ว) et garder la pureté de l’âme (ทำจิตใจให้บริสุทธิ์).
Vous avez ici l’histoire de cet événement résumée en vidéo (attention, c’est là une réalisation produite par DMC, le média d’une branche sectaire du bouddhisme thaïlandais, qui aime à promouvoir ses spectaculaires cérémonies, reprises régulièrement par les médias du monde entier comme la cérémonie makhabucha de l’année 2018) :
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Cérémonies religieuses
Les fidèles observent ce jour un certain nombre de règles. Les rituels donnent lieu à des moments émouvants pour tout touriste qui prendra la peine de les observer.
Aux aurores, les Thaïlandais vont au temple acquérir des mérites2; ils font tak bat (ตักบาตร), apportant des offrandes de nourriture aux moines (bat (บาตร) étant le mot thaï du bol à aumônes).
En journée, les fidèles participent aux activités du temple, font des donations et écoutent les sermons des moines. Belle occasion de faire tham bun (ทำบุญ, faire le bien pour acquérir des mérites2 dans le cycle des réincarnations) : ce jour-là, beaucoup d’oiseaux vendus dans des cages retrouvent par exemple la liberté et les poissons dans les bassins des temples reçoivent plus de nourriture qu’à l’accoutumée.
Dès la tombée de la nuit, de spectaculaires processions enluminent les temples de cette nuit de pleine lune. Les fidèles effectuent trois circumambulations autour du bot du temple en tenant une bougie, trois bâtons d’encens et des fleurs (une grosse fleur de lotus est souvent de la partie) : un tour en l’honneur du Bouddha, un deuxième pour son enseignement (le dharma) et un dernier pour ses disciples (le sangha). Ce sont là les Trois Joyaux précédemment évoqués. Après le troisième tour, chacun dépose la bougie devant le sanctuaire. Ce rituel est appelé wian thian (เวียนเทียน), wian signifiant cercle et thian bougie.
Découvrez ici les joyeusetés de cette fête annuelle :
Les Thaïlandais (bouddhistes) tâcheront d’observer les 5 préceptes de base (เบญจศีล ou ศีลห้า) afin de progresser sur la voie de la délivrance : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas tromper son conjoint ou sa conjointe, ne pas mentir, ne pas boire d’alcool.
En Thaïlande, la vente d’alcool est prohibée depuis le jour précédent, à midi. La plupart des bars choisissent par conséquent de fermer durant makhabucha; il en va de même des boîtes en soirée. S’agissant d’un jour férié, les banques et les administrations seront fermées, de même que de nombreuses entreprises ou encore la plupart des musées (les centres commerciaux, eux, restant ouverts). Avant de vous dévoiler les célébrations qui se tiennent à Chiang Mai, voici un clip réalisé l’année dernière par le Bureau national thaïlandais du Bouddhisme à l’occasion de cette fête religieuse :
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Célébrations à Chiang Mai
On vous l’a déjà dit, c’est jour férié durant makhabucha (avec interdiction officielle de vendre de l’alcool), ce sera donc un long week-end pour la gent travailleuse. Cette année 2021, après des mois de restrictions quant aux événements publics – le dernier d’entre eux étant la fameuse Fête des Fleurs annulée au début du mois de février – les célébrations de makhabucha devraient rassembler passablement de monde. Le Bureau national du bouddhisme insiste d’ailleurs sur les mesures sanitaires à observer sur place.
En ce jour de makhabucha, c’est généralement l’effervescence dans les temples du royaume. En plus des cérémonies religieuses et autres sermons en journée, ne manquez pas les deux temps forts de cette fête bouddhiste :
les offrandes matutinales de nourriture aux moines (tak bat), toujours spectaculaires (et émouvantes) avec le défilé de dizaines de moines, et
les processions illuminées en soirée (wian thian).
Ainsi et comme chaque année, sur la route culturelle de l’Université de Chiang Mai (CMU) qui mène au Wat Fai In (วัดฝายหิน), des dizaines de moines recevront les offrandes des fidèlesdès 6h45 ce vendredi 26 février 2021 (privilégiez les dons de riz). La ronde nocturne autour du temple a généralement lieu, elle, à 19h. Ce jour-là, les dévots s’habillent bien souvent de blanc. Ce temple diffuse la plupart des cérémonies qui s’y déroulent en direct sur Facebook (vidéo de l’édition 2018).
Cette année, en raison de la fermeture du pays au tourisme, nous ne vous indiquerons point les heures officielles des cérémonies de chaque temple. On vous invite simplement à vous rendre dans les temples bouddhistes dès la tombée du jour en ce vendredi 26 février 2021, la quête spirituelle ne s’embarrassant point de contraintes temporelles précises. La lueur de la pleine lune conjuguée à celle des bougies et autres lampions vous feront vivre une soirée mémorable. Notez que le bouquet contenant une bougie, les trois bâtons d’encens et la fleur de lotus vous sera vendu sur place pour une poignée de bahts. D’ailleurs, ce soir-là, l’entrée des grands temples est envahie par les marchands (principalement des stands de nourriture).
Aux yeux d’un véritable bouddhiste, aucun temple n’a plus de valeur qu’un autre ! Néanmoins, les habitants de Chiang Mai, pour diverses raisons liées à l’histoire de leurs temples, privilégient certains d’entre eux (du moins pour ceux qui ne se rendent dans leur temple de quartier). On vous en liste ci-dessous quelques-uns qui ont notre préférence, classés par ordre de leur importance supposée.
Le Wat Phra That Doi Suthep (วัดพระธาตุดอยสุเทพ), sur la montagne tutélaire de la ville. Son aura actuelle est due à sa rénovation voulue par le moine le plus vénéré du nord thaïlandais, Khruba Siwichai. Cérémonie d’offrande en matinée (elle se fait habituellement à 7h) et procession illuminée en soirée; pas d’indications plus précises en notre possession. Si vous y allez en soirée, alors il vous faudra impérativement vous arrêter au préalable au Wat Palad (วัดผาลาด, สกทาคามี), un temple de la forêt qui ne manquera pas de vous ravir. De même au sanctuaire dédié à Khruba Siwichai (อนุสาวรีย์ครูบาศรีวิชัย), au pied de la montagne, toujours très animé. Que ce soit durant makhabucha ou le reste de l’année, nous vous conseillons fortement de visiter ce temple hors des sentiers battus, à savoir aux aurores (tel que vous le propose ce circuit exclusif, accompagné d’un ancien moine bouddhiste).
Le Wat Phra Singh Woramahawihan (วัดพระสิงห์วรมหาวิหาร), au cœur de la cité fortifiée (« le carré »). C’est le temple le plus vénéré de la ville. La procession illuminée a généralement lieu dès 20h, après un sermon donné à 19h.
Le Wat Chedi Luang Worawihan (วัดเจดีย์หลวง, dont l’entrée est gratuite à cette occasion); c’est là que vous retrouverez une ambiance authentique empreinte de religiosité. Un sermon est donné à 9h du matin et la procession illuminée a lieu dès 19h. Un des temples où nous vous conseillons très fortement de vous rendre pour vivre cette célébration. De notre point de vue, le Wat Chedi Luang se doit impérativement d’être visité lors de votre venue à Chiang Mai, idéalement une fois la nuit tombée.
Le Wat Phan Tao (วัดพันเตา), non loin du précédent, n’organise plus sa très belle cérémonie avec de jeunes moines au pied du Bouddha, illuminés par des centaines de lampions. La célébration attirait plus les touristes et les photographes que les dévots bouddhistes, qui affluaient dès le crépuscule. S’ensuivait wian thian, soit la procession illuminée. Qui c’est si le Wat Sai Moon Muang (วัดทรายมูลเมือง) n’offrira une cérémonie similaire… Emplacement et page Facebook.
Le Wat Suan Dok (วัดสวนดอก พระอารามหลวง) est le temple qui abrite les mausolées royaux du Lanna. Au programme : récitation de prières, écoute d’un sermon puis procession illuminée (wian thian). L’endroit, avec son très bel éclairage, est propice à des cérémonies nocturnes.
Autre temple très prisé des dévots bouddhistes, le Wat Chiang Man (วัดเชียงมั่น), plus ancien temple de Chiang Mai. Il fait partie des visites incontournables de la Rose du Nord.
Le Wat Umong Suan Phutthatham (วัดอุโมงค์ สวนพุทธธรรม) est un temple de la forêt, obédience siamoise du courant theravâda, construit au pied du Doi Suthep. Ses galeries souterraines, jadis peintes, le rende unique. Vous pourrez y vivre le programme habituel d’une journée makhabucha : récitation des prières, écoute du sermon (qui se donne bien entendu en langue thaï) puis cérémonie proprement dite de la triple circumambulation (wian thian). L’année dernière, le tout sétait déroulé le lendemain du jour de makhabucha…
Le Wat Lok Moli (วัดโลกโมฬี), un temple tout en bois, récemment rénové, qui nous charme à chacune de nos visites. En 2019, c’est un programme étendu qui était proposé sur 3 jours : l’on pouvait y pratiquer le dharma (enseignement, méditation et autres activités religieuses) en plus des festivités de makhabucha à proprement parler, commençant par la récitation de prières et finissant comme il se doit par la triple circumambulation aux chandelles.
Le Wat Jed Yod (วัดเจ็ดยอด), à l’écart, un magnifique temple d’inspiration hindoue, avec ses sept tours (chet (ou jed, เจ็ด) est le terme thaï indiquant le chiffre 7), dans un parc où règne la sérénité. Ici aussi aumônes matinales, sermon en soirée puis cérémonie aux chandelles.
On termine par le Wat Ket Karam (วัดเกตการาม) et son grand chedi au faîte sombre, sur la rive est de la rivière Ping, à l’écart de l’affluence touristique. La journée de makhabucha est habituellement bien remplie avec une récitation de prières matinales suivi des aumônes aux moines puis, en soirée, nouvelle récitation de prières suivie, elle, d’un sermon et de wian thian, soit la procession illuminée.
En combinant les divers horaires, vous pourrez assister à plusieurs cérémonies mais le mieux est de rester à un seul endroit et de s’imprégner de l’ambiance dévotieuse qui y règne. Nous vous rappelons tout de même que tous les temples ou presque fête makhabucha en ce soir du 26 février. Canvas of Light vous permet d’admirer la magie des lieux durant cette fête. Et même si ces cérémonies n’ont pas la somptuosité de la célébration organisée à Pathum Thani, au nord de Bangkok par le Dhammakaya – la secte bouddhiste dont nous vous avons parlée plus haut, elles valent toutes le déplacement de par leur authenticité.
Attention : ce sont là les indications de l’année 2020 ! Les centres commerciaux, ouverts tous les jours, de peur de voir fuir leur clientèle ce jour-là, y vont aussi de leur cérémonie ! Et les moines se prêtent volontiers à cette mascarade. Le rendez-vous matinal est par exemple fixé au Central Festival : dès 7h, 99 moines attendront les fidèles (qui riment ici avec consommateurs) pour recevoir l’aumône (tak bat). Même horaire pour le même type de cérémonie au centre commercial MAYA.
Nuit de super Lune (durant l’année 2020)
Que vous soyez émerveillé par ces cérémonies à la lueur des chandelles ne doit pas vous faire oublier que la nuit du samedi 8 février 2020 était une nuit de super Lune(de neige, en Occident). Ce qui n’a rien de surprenant, les célébrations bouddhistes se basant sur le calendrier lunaire. Concrètement, en levant les yeux au ciel, l’on pouvait admirer l’astre lunaire plus brillant qu’à l’accoutumée. Les passionnés pouvaient se rendre à l’AstroPark de la princesse Sirindhorn où une soirée spéciale était organisée, permettant de voir la Lune de près (site web, page Facebook, emplacement). L’Institut national thaïlandais de recherche astronomique (NARIT), sis à Mae Rim, au nord de la ville, organise souvent de telles portes ouvertes et son nouvel AstroPark enrichit l’offre muséale de Chiang Mai; un musée qui ravira les aspirants astronomes et les familles avec enfants.
Faire le bien et acquérir des mérites
Cette fête religieuse dynamise le prosélytisme bouddhique. Ainsi, c’est une période où s’ouvre généralement la Semaine des missionnaires bouddhistes, occasion de répandre les enseignements du Bouddha (un événement (ici en 2018) organisé par le Bureau Provincial du Bouddhisme). Parmi les activités proposées : un grand nettoyage en journée (Big Cleaning Day) autour du Wat Phra Singh, au cœur de la cité historique, une compétition de questions/réponses sur le dharma, l’écoute de sermons et la récitation de prières, de même qu’une méditation marchée à la bougie.
Une ancienne affiche incitant les dons du sang à l’occasion de makhabucha.
En Thaïlande, faire tham bun c’est faire le bien pour acquérir des mérites dans le cycle des réincarnations. Cette acquisition des mérites, un concept cher aux Thaïlandais2, passe également par des bonnes actions comme le don de sang. Ainsi, durant la fête de makhabucha 2021, les habitants de Chiang Mai sont particulièrement invités à donner leur sang le 26 février, de 8h30 à 15h30, au centre de récolte sanguine de la Croix-Rouge (ภาคบริการโลหิตแห่งชาติที่ 10 จังหวัดเชียงใหม่, Red Cross Blood Donations, à côté du complexe nocturne Zoe in Yellow). Le personnel de la faculté de médecine de l’université de Chiang Mai (CMU) vous le demande en vidéo.
On vous souhaite la plus belle des fêtes de makhabucha en espérant que vous aussi, à cette occasion, vous fassiez le bien, évitiez le mal et gardiez la pureté de votre âme 😌
Voici quelques ouvrages en lien avec le bouddhisme, une religion qui, sans être prosélyte, attire beaucoup de sympathisants occidentaux. On vous conseille ici quelques lectures introductives, omettant volontairement les ouvrages faisant référence à d’autres écoles du bouddhisme, telle le Véhicule du Diamant cher aux Tibétains ou le zen que pratiquent les Japonais.
Il nous semble intéressant de savoir comment se vit le bouddhisme au quotidien. Et qui mieux que Fabrice Vidal sait transmettre et son expérience et ses connaissances ? Comment être bouddhiste ? C’est là le titre d’un livre que nous vous recommandons. Vous pourrez ensuite poursuivre avec le coffret Pratique de la méditation (il contient un livre, un CD audio et un DVD). Dans le 3e ouvrage présenté ici, Fabrice Midal nous parle de son expérience – ce que vingt-cinq ans de méditation lui ont appris. Un livre au très beau titre : Frappe le ciel, écoute le bruit.
On termine par un beau-livre, Dvaravati : Aux sources du bouddhisme en Thaïlande. Il s’agit du catalogue d’une ancienne et splendide exposition au musée Guimet, qui vous donne à admirer, en vous donnant quelques clefs explicatives, les œuvres bouddhistes de l’art Dvâravatî, une civilisation qui a perduré au nord de l’actuelle Thaïlande jusqu’à la conquête de Haripunchai par le roi Mengrai, fondateur de la ville de Chiang Mai, à la fin du XIIIe siècle.
Vous l’aurez compris, avec l’entrée des bonzes dans la retraite monastique de trois mois, asaraha bucha et khao phansa, sa sortie, ok phansa, et la cérémonie des offrandes de nouvelles robes aux moines, thod khatin, makha bucha fait partie des plus importantes célébrations bouddhistes de l’année ici en Thaïlande, où le courant largement majoritaire est le bouddhisme Theravāda.
Et pour vous remercier de votre attentive lecture, on vous offre une superbe vidéo de ce qu’est la célébration de cette fête à Kalasin, dans l’Isan, le nord-est rizicole du royaume de Thaïlande :
Indépendamment du texte qu’affiche Facebook, il vous suffit de cliquer sur l’encadré ci-dessus pour visionner la vidéo !
LES FÊTES BOUDDHISTES CÉLÉBRÉES EN THAÏLANDE ● La plus importante d’entre elles, le jour du Vesak (wisaka bucha), qui tombe généralement en mai. On y commémore à la fois la naissance, l’illumination et l’extinction définitive du Bouddha historique. ● Entre mi-février et début mars, c’est makhabucha où deux autres événements de la vie du Bouddha sont célébrés, notamment son premier sermon. ● Autres moments-clés de l’année bouddhique, survenant généralement à fin juillet, durant la saison des pluies, asanhabucha & khao phansa, la retraite monastique, appelée par erreur ou commodité « carême bouddhiste ». ● Trois mois lunaires plus tard (généralement en octobre, après la saison des pluies), ok phansa, la fin de cette retraite des moines. Avec, le lendemain, une cérémonie spectaculaire, tak bat thewo, des offrandes matutinales à des moines en fille indienne. ● Cette fin de retraite monastique est suivie par une période d’un mois où se font des offrandes de nouvelles robes aux moines, thotkathin (ou kathina avec ses cérémonies à Chiang Mai).
Ce sont là les principales fêtes en lien avec le bouddhisme Theravāda, le courant largement majoritaire au royaume. En Thaïlande, elles donnent lieu à des jours fériés où la vente d’alcool est interdite.
1 Nous adoptons ici la transcription selon le Système général royal de transcription du thaï (RTGS), basé sur la langue anglaise (la prononciation française est donc différente : lorsque l’on écrit par exemple tham bun, un francophone devra lire tame boune). 2 Sur cet important concept cher aux Thaïlandais, l’on vous invite à lire l’interview d’un grand spécialiste des religions, Odon Vallet, reproduite dans notre article Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et feu en l’honneur du Bouddha. 3 À chaque fois que nous nous sommes amusés à compter le nombre de moines indiqué, jamais le compte n’y était.
Miroir ô mon beau miroir, mais qui est donc la plus belle de Chiang Mai ? Wunderschön ? Mais pourquoi donc utiliser un terme allemand pour en parler ? 🤔
Les Thaïlandais raffolent des concours de beauté
On vous l’a dit et le redit : la Thaïlande doit être LE pays des concours de beauté, chaque fête locale organise le sien. Et chaque province a sa Miss, Chiang Mai ne faisant pas exception. C’est depuis l’élection de Mlle Bow au titre de Miss Chiang Mai 2017 que nous suivons plus attentivement, pour ne pas dire assidûment, ce concours de beauté. Il faut dire qu’elle dégageait (et dégage toujours) un charme certain. De son vrai nom Supaporn Rittiphuek, élue Miss Chiang Mai 2017 à 19 ans, Baby Bow en a fait du chemin, gagnant en assurance dans l’univers de la mode. Elle a d’ailleurs été élue dauphine de Miss Universe Thailand 2017 ! Découvrez ici qui sont Miss Universe Thailand 2018 et 2019.
Vous pouvez suivre la carrière de Baby Bow sur sa page Facebook. Sa successeur1 était Mlle Watusiri Jaiklang, élue donc Miss Chiang Mai 2018, plus connue sous son petit nom de Kitty. Toutes deux, originaires de la province voisine de Lamphun, étaient étudiantes universitaires ici à Chiang Mai.
Si l’on vous en parle aujourd’hui, c’est que Miss Chiang Mai joue un rôle culturel non négligeable, celui de représenter la ville dans toute la province et au-delà. Elle incarne à merveille la beauté des filles du Lanna, l’ancien royaume du nord thaïlandais, des filles sublimées jusque dans les temples bouddhistes à travers des peintures murales. Miss Chiang Mai 2020 sera en tête du cortège à la fameuse Fête des Fleurs, un festival qui débutera vendredi 7 février 2020. C’est l’une des plus belles fêtes que vous puissiez vivre dans la Rose du Nord. Habituellement flanquée de Mister Chiang Mai, nous n’avons plus de nouvelles de ce dernier concours ! Attention, Miss Chiang Mai ne doit pas être confondue avec Miss Grand Chiangmai, un concours de beauté concurrent, plus récent et qui prend de l’ampleur.
Avant de vous dévoiler le nom de l’heureuse élue, parlons un brin du concours de beauté que toute la province de Chiang Mai attend. Il est traditionnellement organisé lors de la Foire d’Hiver, qui se tient à Mae Rim en fin d’année. Précédé d’une conférence de presse. Ce concours de beauté est ancien puisque lancé en 1932.
Lors de cette édition, vous pouviez apporter votre grain de sel en votant pour votre Miss préférée. Nous vous en avions parlé dans notre article Élisez Miss Chiang Mai 2020. Un article où l’on peut admirer toutes les candidates en tenue traditionnelle Lanna et… en bikini !
De jeunes candidates soutenues par les anciennes tenantes du titre qui composent la Miss Chiang Mai Family. Elles servent également à la promotion de la candidature de la ville de Chiang Mai pour figurer au Patrimoine mondial de l’humanité. Par exemple en posant sur un site enchanteur, le Wat Ton Kwen. Un temple typique d’architecture lanna dont nous vous avons déjà parlé dans un article.
Les anciens temples bouddhistes de la Rose du Nord font la fierté de ses habitants. On en compte près de trois cents, occupant 10% de la surface de la ville ! Impossible pour Miss Chiang Mai d’ignorer ce fait prégnant. D’où les poses obligées dans ces lieux saints comme ici au Wat Jed Yod, au Wat Sri Suphan (le fameux Temple d’Argent) ou encore au Wat Phan Tao, connu pour ses cérémonies impliquant des moinillons, entre autres magnifiques temples. Voici un diaporama des candidates posant dans quelques temples emblématiques de Chiang Mai. Saurez-vous les reconnaître ?
Il s’agit aussi de promouvoir la production locale, que ce soit des tissus, fort appréciés dans tout le royaume, ou l’ancestral travail sur bois. Les ombrelles, produites localement et qui font l’objet d’une fête – le Festival des Ombrelles – ne sont jamais loin.
And the winner is… Le 5 janvier dernier, Plaifah, Miss Chiang Mai 2019 – qui vient d’obtenir son diplôme universitaire – a passé le flambeau de la plus belle créature de Chiang Mai à… Mlle Alexandra Hänggi, qui a donc été élue Miss Chiang Mai 2020 (กองประกวดนางสาวเชียงใหม่2563). Son petit nom est Cindy, elle a 20 ans, ne pesant que 51 kg pour 1m72 (ses mensurations, américaines : 33-25-35). Cindy étudie à la faculté de génie électrique de l’Université de Chiang Mai (CMU).
Und die Gewinnerin ist… aurions-nous dû écrire ! Tantôt présentée comme Allemande, tantôt comme Suisse, elle parle donc allemand (en plus du thaï, obvie). En fait, nous avons appris qu’elle est bel et bien Suissesse de par son père, M. Hänggi, originaire du canton alémanique de Soleure où il a vécu précédemment. Alexandra « Cindy » est décrite par son père comme déterminée et très sociable, participant bénévolement à plusieurs projets en tant que volontaire. La famille visite régulièrement son pays d’origine. La Wochenblatt a consacré un article à Cindy : Eine Miss Thailand mit Wurzeln in Nunningen.
Notez encore que c’est Cindy qui a été parodiée l’année suivante par Bookko, couronnée Miss Parodie 2021 (ou Miss Chiang Mai au cœur).
Il faut dire que nombreuses sont les métisses étant élues Miss en Thaïlande, les luk khrueng – ลูกครึ่ง, terme thaï signifiant métis – étant fort populaires dans le monde du spectacle (reportage France 24). Une popularité due en grande partie à leur blancheur. D’ailleurs, cette année 2020, un autre concours a créé la polémique sur ce thème précis : Nam, Miss Grand Thailand, est-elle trop basanée pour être appréciée ? Quoi qu’il en soit et à notre connaissance, c’est la première fois qu’une métisse ravit le titre à Chiang Mai !
Entre autres gains, elle touche généralement THB 100’000.- en espèces. Le numéro 17 lui aura donc porté chance, que ce soit en tenue traditionnelle lanna ou en bikini, elle qui a également ravi le titre de Miss ALIST (voir ci-dessous) et Miss Central Festival (on la verra donc régulièrement promouvoir ce centre commercial, comme ici lors d’une action visant à interdire les sacs en plastique ou encore lors des célébrations du Nouvel An chinois). Elle aime les chats et apprécie faire du ski (en Suisse sans doute). Le magazine Sanook en parle nous dévoilant quelques clichés estudiantins. On ne sait pas grand-chose de plus à son sujet, avouons-le. Sa première sortie publique l’a été pour célébrer wan dek, la Journée de l’Enfance.
C’est donc Cindy qui ouvrira le cortège de la fameuse Fête des Fleurs, accompagnée d’un représentant masculin (Mister Chiang Mai n’étant plus désigné). Ensuite, en tant que détentrice du titre, elle se présentera au concours de Miss Universe Thailand. On vous tiendra bien sûr au courant. D’ici là, vous pouvez la suivre tant sur sa page Facebook que son compte Instagram (merci qui ?). Ou alors visionner ci-dessous la belle vidéo récapitulative de ses diverses prestations :
Pas moins de 4 dauphines
N’oublions pas cependant les autres titres distribués lors de cette finale qui s’est déroulée durant la Foire d’hiver de Chiang Mai. De quoi devenir expert en gynométrie, qui est l’étude des proportions et des techniques de mensuration du corps féminin2.
La 1ère dauphine de Miss Chiang Mai 2020 est Mlle Kansuda Chanakeeree. Surnommée Mimi, elle a 21 ans et pèse 53 kg pour une hauteur de 171 cm; résumée en proportions, cela donne 33-26-37. Étudiante à la faculté d’éducation de l’université Rajabhat de Chiang Mai, elle s’adonne à la danse traditionnelle thaïlandaise. Retrouvez-là sur Facebook et Instagram (candidate no 12).
2e dauphine, Mlle Pimpaka Suwanarat, Pim de son petit nom, n’a que 20 ans (elle pèse 53 kg, mesurant 1m73). Ses proportions : 32-25-38. Elle étudie la comptabilité au Sukhothai Vocational College. Elle n’en est pas à son coup d’essai puisque déjà élue Miss Grand Amnat Charoen 2018 et figurant au top 12 de Miss Grand Thailand 2018. Sa page Facebook et son compte Instagram (candidate no 8).
Mlle Wachiraphon Nantavas a 23 ans (47 kg pour 1m70; 32-25-36 sont ses chiffres magiques), étudiant la langue thaï à l’Université de Phayao. C’est la 3e dauphine de la compétition, déjà titulaire du titre de Miss Phrae 2019. Appelez-la donc Apple. Elle est elle aussi présente tant sur Facebook que sur Instagram (candidate no 6).
Et l’on termine par la 4e dauphine, Pam, qui s’appelle Mlle Chutikarn Arealak à l’état civil. Du haut de son 1m71, elle peut admirer ses proportions (33-27-36), ne pesant que 51 kg à 23 ans. L’agriculture est son domaine d’étude à la faculté d’éducation de l’université Rajabhat de Chiang Mai. Difficile d’échapper elle aussi à l’emprise de Facebook et Instagram, pour notre plus grand plaisir (candidate numéro 25).
Comme l’année dernière, le choix du public n’a pas été suivi par le jury. La Miss préférée du public (kwan jai) n’est en effet pas Cindy, nouvelle tenante du titre, mais Mimi, Mlle Kansuda Chanakeeree, 1ère dauphine, qui a donc gagné le People’s Choice (candidate no 12).
Vous pouvez admirer toutes les candidates en tenue traditionnelle Lanna ou encore en maillot de bain (avec en bonus les meilleures prises du jeune photographe officiel). La chirurgie esthétique — que nous croyions interdite à toute candidate au titre de Miss – est sans doute passée par là. On pense ici aux nez qui ne correspondent pas au canon local, à part peut-être pour Cindy, Miss Chiang Mai 2020, origines étrangères obligent… Et c’est paradoxalement elle qui a gagné le titre de Miss ALIST, ALIST étant le nom d’une nouvelle clinique de chirurgie esthétique ici à Chiang Mai, un sponsor offrant des prix d’une valeur de THB 300’000.- en tout…
Pour vous tenir informé des activités organisées autour de Miss Chiang Mai, n’hésitez pas à suivre la page Facebook officielle de ce concours de beauté organisé par Mgroup (il nous a été plus difficile de trouver quoi que ce soit sur Mister Chiang Mai 2020).
Rappelons enfin que Miss Chiang Mai 2020, Cindy, sera candidate au titre de Miss Universe Thailand 2020, dont la finale aura lieu au mois d’octobre. Bonne chance à elle. Mais avant, allez donc l’admirer en ouverture du cortège de la Fête des Fleurs 2020, samedi matin, le 8 février 2020, ici à Chiang Mai 🌺
En attendant, n’hésitez pas à visionner ci-dessous la magnifique vidéo récapitulative de Miss Chiang Mai 2020, y compris son couronnement, une cérémonie dont le résultat vient de vous être résumé. Un concours de beauté qui est bien entendu parodié. Si vous êtes un mordu, la finale est visible en intégralité dans cette vidéo-ci. officielle.
Miss Parodie
Nous relatons régulièrement les divers événements organisés par les membres des ethniques minoritaires. Qui, elles aussi, organisent leur propre concours de beauté. Ainsi, à l’occasion des festivités du Nouvel An karen, Miss Karen World 2020 été élue. Elle représente – joliment – cette ethnie minoritaire : reportage vidéo The North.
Nous allions l’oublier mais le concours officiel de Miss Chiang Mai est précédé d’une soirée de couronnement de Miss Parodie (นางสาวเชียงใหม่ในดวงใจ), où il s’agit de gagner le cœur du jury en parodiant une ancienne miss. Les candidates sont des candidats. Les inénarrables lady boys ont assuré le spectacle de cette soirée animée à l’ambiance survoltée (album-photo). Et la gagnante (ou alors devrions-nous dire écrire le gagnant ?) est… Mlle Pimai, qui signifie Nouvel An (ปีใหม่ en thaï, une langue qui ne s’embarrasse ni de masculin ni de féminin), Miss Parodie 2020 (littéralement Miss Chiang Mai au Cœur) ! Elle s’appelle Saruda Thanadulkullananta et portait le no 16. Chiang Mai News nous la présente (mais c’est en thaï). Précédemment, elle a aussi été candidate au titre de Miss Tiffany’s Universe 2018. Des concours dans la même veine que Miss International Queen, un concours de beauté transgenre organisé à Pattaya et qui attire les candidat(e)s du monde entier. Le concours Miss Parodie dispose de sa propre page Facebook.
Au niveau national, on s’y perd un peu avec toutes les Miss élues par la pléthore de concours de beauté. On vous en reparlera un jour, le temps pour nous de démêler l’écheveau.
On se quitte avec quelques autres clichés de Cindy, Miss Chiang Mai 2020, en espérant la rencontrer à de nombreuses reprises tout au long des divers événements publics organisés dans la Rose du Nord. Bis bald !
1 Avouons que nous avons peine à suivre la règle générale de formation du féminin, avec l’ajout du « e » au nom masculin, édictée par l’Office québécois de la langue française, qui, comme le Robert, retient donc le terme de successeuse. 2 Tiré de Pas de demi-mesure pour les Miss : la beauté en ses critères, un article d’Anne Monjaret et Federica Tamarozzi paru dans la revue Ethnologie française.