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9 août – Journée internationale des Populations autochtones

Vous l’apprendrez sans nul doute aujourd’hui : les Nations Unies avaient déclaré l’année 2019 Année internationale des Langues autochtones. Par ailleurs, le 9 août correspond à la Journée internationale des Populations autochtones du monde. Belle occasion pour les diverses minorités ethniques de faire entendre leur voix. Et pour vous d’assister à une rencontre exceptionnelle avec les membres de ces minorités, nombreuses dans le nord thaïlandais.

On vous parle ici de cette Journée internationale, en vous livrant le programme de la fête. Vous en saurez plus sur la problématique de ces peuples, souvent bafoués. Et l’on vous dévoile un rituel méconnu qui perdure chez les Karen. L’on termine notre article par une brève présentation des minorités ethniques présentes ici au nord de la Thaïlande, en vous disant où en rencontrer autour de Chiang Mai.

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Édition 2023

Le thème de l’année 2023 est « Les jeunes autochtones, agents du changement pour l’autodétermination ». En savoir plus sur le site web des Nations-Unies. Une belle occasion de d’apprendre 10 choses sur les peuples autochtones.

À notre connaissance, aucune grande manifestation publique n’est organisée à Chiang Mai cette année (contrairement aux années dernières). Néanmoins, un événement a lieu au Centre de recherche anthropologique Sirindhorn, à Bangkok. Les échanges porteront sur la coopération des partenaires pour soutenir la gestion des aires protégées qui abritent des modes de vie ethniques, tout en promouvant leurs droits. Quelle sera l’évolution politique propre à la diversité de la société thaïlandaise ? Le tout est diffusé en direct sur Facebook. Sachez cependant que les représentants des nombreuses minorités ethniques de Thaïlande se sont cependant déjà réunis lundi dernier (vidéo).


Édition 2021 virtuelle, covid oblige

Vous ne serez pas étonné.e d’apprendre que l’édition 2021 de cette Journée internationale des peuples autochtones est célébrée virtuellement en Thaïlande, un pays où le terme « covid » est passé dans le langage courant mais surtout un pays en proie à une pandémie sanitaire terrible, affectant chaque jour toujours plus d’habitants (actuellement, le pays compte près de 20 000 infections par jour).

Au niveau international, le thème retenu cette année est « Ne laisser personne de côté : Les peuples autochtones et l’appel pour un nouveau contrat social ». La page web officielle de l’ONU vous en dit plus à ce sujet (et c’est en français).

Ici en Thaïlande, la réunion virtuelle permet un échange riche entre les diverses communautés, invitant notamment ses jeunes représentants. Elle est émaillée de reportages et de concerts d’artistes. Bien que tout ou presque soit en langue thaï, on vous invite vraiment à y jeter un oeil : c’est là une occasion unique de découvrir le quotidien des minorités ethniques, un quotidien bien loin de l’image qu’un touriste peut s’en faire. La vidéo dure plus de 6 heures.


Édition 2020 bousculée par le Covid-19 !

Dans la mesure où les frontières thaïlandaises sont fermées à tous touristes étrangers depuis le mois de mars 2020, nous n’avons pas mis à jour cet article – qui en garde par ailleurs toute sa pertinence – en dehors du présent paragraphe. La crise du Covid-19 a affecté l’organisation des festivités habituelles liées à cette commémoration, des festivités organisées malgré tout et réparties en quatre endroits différents en Thaïlande : dans la province centrale d’Uthai Thani, à Sakon Nakhon pour l’Isan et dans la province de Phatthalung, au sud.

Pour ce qui est du nord, c’est bien sûr Chiang Mai qui a été choisi. Cela se déroule les samedi 8 et dimanche 9 août 2020 au siège de l’ONG IMPECT (สมาคม), ici. C’est sous le signe de la solidarité entre les diverses ethnies que sont placées ces célébrations. Le thème en est « Partageons l’amour, partageons la joie, des montagnes aux océans » en reflet à la solidarité des minorités ethniques régionales qui se sont entraidées durant cette période de crise. Les célébrations sont diffusées en direct sur cette page Facebook.

Une édition toujours aussi colorée

9 août – Journée internationale des Populations autochtones du monde

Il est des journées qui accaparent les médias et aimantent les commerçants (prenez la Saint-Valentin en guise d’exemple). La journée dont il est question ici n’en fait pas partie, hélas, trois fois hélas. Les Journées internationales – voire mondiales – servent parfois à mettre en avant des problématiques complexes – certes moins populaires mais non moins importantes. Et cette Journée Internationale des Populations Autochtones du Monde – célébrée le 9 août de chaque année – en fait indubitablement partie.

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© IMN Voices – ทักษ์ดนัย & บัวลอย

Le Nord thaïlandais est l’épicentre des minorités ethniques¹ – souvent venues du Nord – présentes dans le royaume : Karen, Shan, Lahu, Lisu, Hmong, Mien, Akha, Tai (dont les Taï Lüe que nous apprécions), pour ne citer que ces quelques minorités (en photo ici; pour en savoir plus sur les minorités ethniques, lisez donc notre article sur le Festival de la Vie Tribale). Nous ne pouvions donc passer sous silence cette commémoration d’autant que nous défendons, autant que faire se peut, ces peuplades aux droits souvent bafoués. La modernisation rapide de la Thaïlande va bien souvent à l’encontre des besoins de ces populations, par exemple en ce qui concerne la gestion forestière. Il s’agit aussi pour elles de préserver leur identité, leur langue et leur culture à travers la transmission de leur mode de vie aux générations futures, un mode de vie qui encourage une gestion efficace des ressources naturelles dans le pays. Cette transmission se fait par exemple à travers des réseaux éducatifs.

Les autochtones, peuples et individus, sont libres et égaux à tous les autres et ont le droit de ne faire l’objet, dans l’exercice de leurs droits, d’aucune forme de discrimination fondée, en particulier, sur leur origine ou leur identité autochtones.

 Déclaration des Nations unies sur les les droits des peuples autochtones, article 2

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Les membres des minorités ethniques profitent de cette Journée internationale pour organiser leur Assemblée Nationale du Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande. En 2017, la 3e édition de cette assemblée s’était tenue ici à Chiang Mai, réunissant pas moins de 38 groupes autochtones; elle coïncidait avec le 10e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. C’est là un échelon important dans la reconnaissance des droits des minorités ethniques présentes dans tous les pays, a fortiori s’agissant des peuples premiers. Entre autres thèmes qui ont été évoqués, les défis et l’avenir des peuples autochtones en Thaïlande. Selon le Département du bien-être et du développement social, la Thaïlande compte 3’429 villages de « tribus montagnardes » totalisant une population de 923’257 personnes. Et 2017 marquait une date historique pour les ethnies minoritaires : leur reconnaissance par le gouvernement central thaïlandais ! Si vous désirez en savoir plus, Alain et Bernard font un rapide survol des  « populations montagnardes » du nord-ouest de la Thaïlande. Des populations dont le quotidien s’est amélioré grâce notamment à la Fondation du Projet Royal créée par feu le roi Bhumibol le Grand. Un roi qui a beaucoup œuvré à l’intégration des minorités ethniques au sein de la nation thaïlandaise, tout en préservant leurs spécificités culturelles.


Assemblée Nationale 2019 du Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande

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Cette année, la 4e Assemblée Nationale du Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande est organisée du 8 au 10 août 2019 à l’Université Mae Jo, au nord de Chiang Mai (มหาวิทยาลัยแม่โจ้), ici. Elle a pour thème : « La langue maternelle, notre langue, une langue du monde » (en thaï : ภาษาแม่ ภาษาเรา ภาษาโลก).

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© Facebook – Sroi SeamLai

Les groupes ethniques présents dans le nord de la Thaïlande conservent encore leur identité linguistique, part intégrante de leur patrimoine culturel. Par ailleurs, ils jouent un rôle important dans la gestion durable des ressources naturelles et la préservation de l’environnement en Thaïlande. Cet événement fait partie d’une campagne plus générale pour que la société thaïlandaise reconnaisse et accepte l’identité et les droits des diverses minorités ethniques, composante du pays. La politique n’est donc pas oubliée puisque l’assemblée a pour but d’élaborer des mécanismes décisionnels, en plus d’être un forum politique pour peser sur les lois touchant aux minorités ethniques. Une manifestation qui vise à promouvoir le vivre ensemble dans une société multiculturelle et pacifique.

Ce sont plus de 1000 participants d’horizons divers qui sont attendus durant cette manifestation, représentant plus de 30 tribus indigènes. Un espace d’échange de connaissances et d’expériences afin de résoudre leurs problèmes communs. Où le partage désintéressé est bel et bien présent, à l’image de cette cérémonie de bénédiction durant l’événement de l’année dernière. C’est là un événement soutenu par diverses organisations dont l’Union Européenne. Le programme, sur trois jours, comprend de nombreuses activités dont des séminaires, colloques et débats pour le plaidoyer et la promotion des droits des peuples autochtones en Thaïlande. Et cette année, des activités d’apprentissage des langues tribales. Le Conseil des peuples autochtones de Thaïlande se réunit à cette occasion (CIPT – Council of Indigenous Peoples in Thailand). La Journée internationale du 9 août sera bien entendu célébrée. Il y aura également un concours de photographie, des expositions sur les coutumes autochtones, un marché des produits de ces communautés, des concerts et des spectacles folkloriques, de même qu’un défilé de mode.


Programme 2019 de l’événement

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© IMN Voices – สังคม

Les festivités durent trois jours et commencent le jeudi 8 août 2019 à Chiang Mai. Étonnamment, le musée Tribal de Chiang Mai ne semble pas convié à la fête ! Quoi qu’il en soit, nous vous invitons vivement à vous déplacer du côté de San Sai, siège de l’université Mae Jo, dont la faculté d’agriculture est connue au niveau national. On vous livre ci-dessous l’extrait du programme complet, soit les principaux événements qui pourront vous intéresser en tant que touriste ou du moins en tant qu’étranger à ces ethnies.

JEUDI 8 AOÛT 2019 :

  •  13h : cérémonie d’ouverture avec des spectacles culturels des membres des minorités ethniques.
  • 14h puis à 15h : show des jeunes pousses (TKN Award).
  • 17h : démonstrations culinaires vous permettant de manger les spécialités des tribus.
  • Et de 18h à 21h30 : spectacle folklorique des 30 minorités ethniques. Une soirée qui vous permettra de découvrir la culture des minorités ethniques qui peuplent la Thaïlande, plus particulièrement le Nord.

VENDREDI 9 AOÛT 2019 (c’est la Journée internationale des Populations autochtones du monde à proprement dite) :

  • De 9h à 9h15 : représentation théâtrale reflétant l’importance de la langue maternelle.
  • 9h15 : débat académique Parler une langue autochtone – Relier le mode de vie local au monde. Avec des représentants des minorités ethniques, de l’Unesco, de l’ambassade américaine en Thaïlande et des professeurs d’université.
  • 10h : activité « Échanger du riz contre du poisson » (khao leak pla). Il s’agit de mettre en avant le système du troc traditionnel, sans monnaie, qui est bénéfique pour la communauté. Exemple ici avec une personne qui dispose de beaucoup de riz et en échange une partie contre du poisson.
  • De 13h à 15h30  : forum académique Identité tribale et mode de vie Karen – Promotion et conservation des modes de vie ethniques. Avec, entre autres, des représentants tribaux, dont le président par intérim du CIPT – Council of Indigenous Peoples in Thailand, de même que le directeur du Centre d’anthropologie Sirindhorn. Puis établissement des résolutions du Conseil qui seront présentées au gouvernement thaïlandais.
  • Et de 18h à 21h : divers spectacles assurés par les membres des minorités ethniques, avec un défilé de mode. Et là aussi une bien belle  soirée qui vous permettra de découvrir la culture de ces minorités.

SAMEDI 10 AOÛT 2019 (une journée qui ne vous concerne pas vraiment) :

  • De 9h à 16h : Conseil des Peuples Autochtones en Thaïlande, en tant que tel. C’est la 4e Assemblée Nationale de ce Conseil. Il va de soi que, contrairement aux deux jours précédents, cette journée est réservée aux seuls membres du Conseil.

En parallèle et durant les trois jours de la manifestation, vous pourrez profiter d’expositions et autres ateliers :

  • une exposition artistique;
  • une exposition sur le développement des communautés des hauts plateaux (c’est comme cela que les Thaïlandais les nomment), notamment à travers l’agriculture durable, l’agriculture biologique et les petits domaines agricoles;
  • des ateliers sur les connaissances propres aux minorités ethniques, telles que les balançoires (une spécialité ludique appréciée des Akha), la teinture de tissus, la composition de livres fait main, la réalisation de bougies, etc.

Pour entrer en contact avec ces minorités, Lonely Planet a édité un petit dictionnaire de langues mais il est en anglais, le Phrasebook Hill Tribes. De quoi faciliter la première approche.

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© IMN Voices – ศรีเพชร & รศ.ดร.จิรวัฒน์

Suivez la manifestation sur cette page Facebook.

Mise à jour – Édition 2019. Vous pouvez retrouver cette édition en parcourant l’album-photo de CM Daily Update. Une édition retransmise en direct sur la page Facebook IMN Voices. En voici les vidéos des moments-clés :

Le magazine (publicitaire) anglophone Citylife a envoyé une stagiaire qui, au retour de sa journée, a composé cet article (en anglais donc). Et le témoignage apporté nous semble essentiel : l’image des minorités ethniques véhiculée par les médias thaïlandais – une image plutôt négative – doit impérativement évoluer afin que leurs conditions s’améliorent.


Organisation

La reconnaissance de leur statut par les autorités siamoises, la sensibilisation des gouvernements au niveau mondial, le soutien des ONG internationales, la révolution technologique (internet et autres réseaux sociaux), le soutien selon les principes du case management, ce sont là quelques-unes des raisons qui ont facilité l’autonomie des minorités ethniques qui n’hésitent plus à revendiquer leurs droits.

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Cet événement est soutenu par beaucoup d’associations et d’ONG, entre autres :

  • Le Réseau des Peuples Autochtones de Thaïlande (NIPTNetwork of Indigenous Peoples in Thailand, เครือข่ายชนเผ่าพื้นเมืองแห่งประเทศไทย en thaï), que vous retrouvez sur Facebook.
  • Le Réseau des médias autochtones (IMN Voices – Indigenous Media Network) qui dispose d’une page Facebook et d’un site web en thaï (la version anglaise est rachitique). C’est lui qui gère l’événement Facebook.
  • Le Réseau des Femmes Autochtones de Thaïlande (IWNT – Indigenous Women’s Network of Thailand), actif sur Facebook et sur le web. Il est intéressant de consulter la liste des membres du comité de ce réseau pour vous rendre compte que beaucoup d’ethnies y sont représentées.
  • สมาคม IMPECT, une ONG qui déploie ses diverses activités en faveur des minorités ethniques dans la région du Nord. IMPECT est un acronyme signifiant éducation et culture des divers peuples de la montagne en Thaïlande. Cette ONG défend le développement durable des minorités ethniques; elle a été fondée en 1993 et est composée entièrement par des représentants de groupes autochtones. IMPECT sur Facebook et sur le web (mais tout est en langue thaï).
  • Autre ONG active au sein des populations autochtones du nord thaïlandais, la Fondation Manushya (site web et page Facebook). Fondée en 2017, elle sert de pont pour engager, mobiliser et responsabiliser les agents du changement. Cette fondation développe des stratégies visant à placer la voix des communautés locales au centre de la défense des droits de l’homme. La Fondation Manushya renforce la solidarité et la capacité des communautés et des populations de base à s’assurer qu’elles peuvent soulever de manière constructive leurs propres préoccupations et apporter des solutions afin d’améliorer leurs moyens de subsistance et la situation des droits de l’homme sur le terrain.
  • Le réseau TKN-Ton-kla qui s’adresse aux enfants et à la jeunesse issus des minorités. Il est soutenu par la fondation suisse Pestalozzi (page Facebook et site web).
  • À l’occasion de cette Journée internationale, la Fondation inter-culturelle (CrCF – Cross Cultural Foundation) a créé d’intéressantes fiches d’information sur l’indigénéité dans le cadre d’un projet de recherche et d’actions contre la discrimination raciale en Thaïlande. Vous pouvez consulter ces fiches signalétiques en langues anglaise et thaï. C’est là une fondation militante qui se bat pour la défense des droits des minorités ethniques (page Facebook et site web).
  • La Fondation pour la linguistique appliquée (FAL – Foundation for Applied Linguistics) s’implique pour que les enfants des minorités ethniques présentes en Thaïlande puisse bénéficier d’une éducation dans leur langue maternelle, ce qui permet un apprentissage plus rapide et plus efficace. Elle fournit des méthodes et des conseils aux enseignants locaux (page Facebook et site web).
  • Diakonia Thailand, une ONG suédoise qui soutient les diverses minorités en prônant des valeurs chrétiennes (page Facebook et site web). Attention ! En la matière, le prosélytisme n’est jamais loin…

Les peuples autochtones ont le droit d’observer et de revivifier leurs traditions culturelles et leurs coutumes. Ils ont notamment le droit de conserver, de protéger et de développer les manifestations passées, présentes et futures de leur culture, telles que les sites archéologiques et historiques, l’artisanat, les dessins et modèles, les rites, les techniques, les arts visuels et du spectacle et la littérature.

Déclaration des Nations unies sur les les droits des peuples autochtones, article 11,

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Chiang Mai abrite de nombreuses ONG – Organisations non gouvernementales venant en aide aux diverses minorités ethniques. Une guesthouse est même gérée de manière autonome par les membres de diverses communautés. Il s’agit de l’INA House, à côté du Pont de Fer, non loin du Night Bazaar. Par ailleurs, leur situation au niveau national est largement étudiée. À titre d’exemple, lisez le rapport (en anglais) de Micah F. Morton, chercheur au sein de l’ISEAS – Yusof Ishak Institute de Singapour, Le mouvement des peuples autochtones en Thaïlande s’étend. En français, vous avez cette étude-ci : Les politiques de gestion des minorités en Thaïlande.

Autre ONG, l’IWGIA – International Work Group for Indigenous Affairs, d’origine danoise, est une organisation mondiale de défense des droits humains qui se consacre à la promotion, à la protection et à la défense des droits des peuples autochtones. Elle édite un rapport annuel mondial sur leurs droits, The Indigenous World (Monde autochtone). Un rapport implacable. C’est Kittisak Rattanakrajangsri qui dresse la situation des minorités ethniques en Thaïlande. L’auteur est lui-même Mien du nord de la Thaïlande. Il travaille avec des communautés et des organisations autochtones depuis 1989. Il est actuellement secrétaire général de la Fondation des peuples autochtones pour l’éducation et l’environnement (IPF), basée ici à Chiang Mai. Vous pouvez lire son travail pour l’année 2017 (dès la page 352), l’année 2018 (dès la page 306) et l’année 2019 (dès la page 311). La situation actuelle de la Thaïlande est résumée ici.

La Thaïlande est victime – toute consentante – d’une explosion touristique. Dès lors, la demande de terrains pour les hôtels et autres installations touristiques augmente. Et ce sont les peuples autochtones de Thaïlande qui risquent de perdre encore davantage de leurs terres au profit d’hôtels et de parcs nationaux, en raison de l’expansion incontrôlée du tourisme qui tend à les marginaliser, s’alarment des groupes de défense des droits de l’Homme, parmi lesquels la Fondation Manushya cité plus haut. Vous en saurez plus en lisant l’article du Petit Journal.

Prenez donc le temps de connaître les diverses problématiques de ces peuples à travers les quelques liens ci-dessus. Vous pouvez également lire les 10 choses à savoir sur les peuples autochtones, une information du Programme des Nations Unies pour le développement (UNDP).


Et au niveau institutionnel

Les peuples autochtones sont représentés à l’ONU – Organisation des Nations Unies par l’Instance permanente sur les questions autochtones (IPQA) qui dispose d’un Secrétariat (SPFII). Un secrétariat qui ne met pas vraiment à jour la version française de son site web ! La page Facebook, en anglais, est en revanche bien vivante. Sachez que la Thaïlande a voté en faveur de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones en 2007. Wikipédia nous donne une brève explication sur cette Déclaration qui a rencontré beaucoup d’obstacles avant son adoption ! Mais à force de persévérance, les droits des peuples autochtones sont peu à peu reconnus. Et c’est ainsi que l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution sur les droits des peuples autochtones, proclamant cette année 2019 Année internationale des Langues autochtones (lire ci-dessous).

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), qui représente l’engagement du monde envers les idéaux universels de la dignité humaine, promeut et protège tous les droits de l’Homme. Les observations sur la Thaïlande sont disponibles sur cette page web. On vous invite à prendre connaissance plus spécifiquement de ce document (en anglais et qui date) résumant les droits des peuples indigènes en Thaïlande. Et plus généralement en Asie (un travail de recherche sous l’égide du BIT – Bureau International du Travail, ILO en anglais).

Les peuples autochtones ne sont pas oubliés par l’UNESCO – Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture mais l’UNESCO semble hélas oublier de mettre à jour son site web !

L’UNICEF – Fonds des Nations unies pour l’enfance avait mené une campagne de sensibilisation des adolescent(e)s issu(e)s de ces peuples.

Et enfin d’autres ONG qui défendent les droits de ces peuplades, entre autres (là, tout ou presque est en anglais et/ou en thaï, obvie) :

Vous pouvez encore visionner le reportage qu’avait consacré ThaiPBS à l’Assemblée de l’année 2015. De notre côté, nous parlons – principalement sur notre page Facebook et à chaque fois que nous en avons l’occasion – des différents événements organisés par ces communautés très vivantes ici à Chiang Mai et alentour. Puisse cette Journée internationale sensibiliser le monde à la problématique vécue par les minorités ethniques, où qu’elles se trouvent, afin que leur culture soit préservée.


Les membres des minorités, souvent bafoués

C’est hélas bien souvent une constante : les membres des minorités ethniques, bien peu respectés en Thaïlande, voient leurs droits souvent bafoués. Ainsi du jeune Ja Jue, tué par un officier de police à Huai Khrai alors qu’il se déplaçait en motocycle. Un événement tragique qui a poussé les habitants du coin à manifester pour demander plus d’équité. Alors que personne ne l’a vu avec une arme, les villageois affirment que son corps a été déplacé et qu’une arme a été déposée a posteriori ! Il semble qu’il soit totalement étranger à un quelconque trafic de drogue. Les manifestants ont demandé :

  1. Que le policier responsable du drame quitte immédiatement la zone.
  2. Que l’enquête soit menée par des personnes neutres.
  3. Que les témoins et la famille de la victime bénéficient d’une protection adéquate.

Autre exemple au Myanmar voisin avec la situation des Karen, victimes d’une guerre civile qui ne dit pas son nom. Le film documentaire Like we don’t exist (Comme si nous n’existions pas), relate leur témoignage, dramatique et émouvant. En voici la bande-annonce :

Une pensée en cette journée particulière pour ces peuples aux droits souvent bafoués ne leur fera pas de mal !


Rencontrer des minorités

À la rencontre des Karen avec Loolu Tour

Les minorités ethniques qui peuplent la région du nord thaïlandais sont une composante essentielle de l’attrait qu’offre le nord du royaume, ce qui en fait sans nul doute sa richesse, tant culturelle que touristique.  Il n’est pas aisé d’approcher ces minorités, la barrière de la langue n’étant pas le moindre des écueils. Celles et ceux qui effectuent par exemple la boucle Chiang Mai – Mae Hong Song – Mae Sariang – Chiang Mai de manière indépendante s’en rendent compte (nombreuses sont les ethnies dans les villages traversés). Le contact se limite bien souvent au marché, voire à l’hébergement. En dehors des festivités régulières où les minorités sont présentes – cette Journée internationale des Peuples autochtones, le Festival de la Vie Tribale ou encore la  Lanna Expo et autres manifestations permettant par exemple d’admirer leur folklore – l’on peut aller à la rencontre des tribus ailleurs qu’au musée Tribal de Chiang Mai. Il est cependant des passerelles qui facilitent une meilleure approche. À titre d’exemple, les Karen s’autonomisent peu à peu et reçoivent directement des hôtes sans intermédiaires. Ainsi de l’immersion que vous propose Pauline, une expatriée française qui s’est unie à Tham, son mari Karen. À eux deux, ayant créé l’agence Évasion Karen, ils vous accueillent dans leur village retiré – difficile de faire plus authentique – et vous proposent de vivre une expérience unique au contact des membres de leur famille. Immersion garantie ! Autre expérience fort appréciée des touristes qui s’y risquent : les treks immersifs de Loolu Tour. Loolu est un jeune Karen pétillant né dans la région de Samoeng. Il organise des randonnées dans la jungle, avec ou sans la rencontre d’éléphants. Sur deux jours, vous dormirez dans le village de sa famille karenne, ce qui constituera sans nul doute un souvenir inoubliable pour vous.


La cérémonie du bracelet, une tradition Karen

Il est important que la culture des minorités ethniques puisse être transmise aux générations futures. À titre d’exemple, nous vous dévoilons une tradition qui perdure chez le peuple Karen : durant le 9e mois de chaque année, les anciens nouent autour du poignet des jeunes un bracelet en coton, une cérémonie qui donne lieu à de réjouissantes festivités. Au Myanmar voisin – appelé précédemment la Birmanie et d’où viennent et vivent beaucoup de Karen – cette cérémonie est appelée la Fête du Bracelet blanc (en thaï : งานผูกข้อมือเดือนเก้า, qui signifie « cérémonie du poignet le 9mois »).

Ce rituel – réunissant l’ensemble de la communauté – crée un lien entre les générations afin de rappeler aux plus jeunes qu’ils doivent en permanence penser et chérir leurs parents et toute personne s’occupant d’eux (les enseignants par exemple). Selon la croyance Karen, le bracelet noué au poignet apporte une protection aussi bien physique que spirituelle. Ce sont des cérémonies qui se déroulent généralement dans les temples bouddhistes, en présence des moines. Les Karen chrétiens ne la pratiquent donc pas. Y sont préparées des victuailles traditionnelles : riz gluant, riz bouilli, collations aux fruits… Chants et danses agrémentent la fête, de même que des jeux collectifs. Il s’agit de promouvoir l’harmonie au sein de la famille et de la communauté entière. C’est aussi et surtout une occasion pour les jeunes de trouver leur tendre moitié…

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Crédit photo : Michael Minn Minn © Facebook – @HugMungneua

On vous livre ici quelques lieux et dates où vous pourrez observer ce rituel2 :

  • Dimanche 04.08.2019 : au sanctuaire Chao Pho Suea, à Bang Khae (Bangkok); au temple Chai Mongkhon, à Pak Nam (Bangkok), au marché Saphan Mai, Soi Phahonyothin 96/7 (Bangkok).
  • Dimanche 11.08.2019 : dans le quartier Bang Chalong, à Samut Prakan; dans le quartier Rangsit, à Bangkok.
  • Lundi 12.08.2019 : Sukawadee, à Pattaya, au temple Phloen Phet, district de Sam Phran, à Nakhon Pathom; au temple Rabat Thong, district de Pak Tho, à Ratchaburi.
  • Dimanche 18.08.2019 : au temple Phraayasuren, Ramintra Road 109, à Bangkok et au marché Simummuang, à Pathum Thani (Bangkok), le plus grand marché maraîcher du royaume.
  • Dimanche 25.08.2019 : au Wat Nakhon In, à Nonthaburi et au temple Tha Sao, quartier de Krathum Baen, à Samut Sakhon.

2019 – Année internationale des Langues autochtones

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© Facebook – @IYIL2019
  • 7 000 langues parlées dont 2 680 en danger
  • 370 millions de personnes
  • 90 pays
  • 5 000 cultures autochtones différentes

Voilà ce que représentent les langues autochtones dans le monde ! Des langues qui jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne des individus, non seulement en tant qu’outil de communication, d’éducation, d’intégration sociale et de développement, mais également comme gardiennes de l’identité et de l’histoire culturelle, des traditions et souvenirs propres à chacun. Pourtant, malgré leur valeur inestimable, les langues du monde entier continuent de disparaître à un rythme alarmant. Après l’Année internationale des langues, célébrée en l’an 2008, c’est dans cet esprit que les Nations Unies ont déclaré 2019 Année des Langues autochtones (#IY2019) afin de sensibiliser le public à celles-ci, non seulement pour que ce soit profitable aux personnes qui parlent ces langues, mais également pour que les autres puissent apprécier leur importante contribution à la riche diversité culturelle de notre monde.

Quand tu bois de l’eau, pense à la source (proverbe chinois)

L’IYIL2019 fait la promotion des langues autochtones dans cinq domaines clés :

  1. Accroître la compréhension, la réconciliation et la coopération internationale.
  2. Créer les conditions favorables au partage des connaissances et à la diffusion des bonnes pratiques concernant les langues autochtones.
  3. Intégrer des langues autochtones dans l’élaboration des normes.
  4. Autonomiser les personnes impliquées par le renforcement des capacités.
  5. Élaborer de nouvelles connaissances pour promouvoir la croissance et le développement.

Restez donc au courant des nombreuses actions entreprises tout au long de cette année 2019 – proclamée Année internationale des Langues autochtones – grâce au site web et à la page Facebook officiels (et les francophones sont gâtées puisque presque tout est traduit dans notre chère langue). Par ailleurs, l’édition 2019-1 du Courrier de l’Unesco (périodique téléchargeable gratuitement) passe en revue les problématiques liées aux langues et savoirs autochtones.

Celles et ceux attendant une nouvelle édition du Festival de la Vie Tribale devront prendre leur mal en patience (la dernière a eu lieu le 15 août 2018) ! Pour l’heure, aucune date d’une prochaine édition ne nous a encore été communiquée. C’est, là aussi, une bien belle façon de rencontrer des minorités ethniques.


Les minorités ethniques au nord de la Thaïlande3

On termine avec une brève présentation des minorités ethniques du nord de la Thaïlande que les anglophones appellent hill tribes, les tribus des collines. Nous préférons l’appellation plus générales de minorités ethniques, moins péjorative.

La Thaïlande est constituée d’un groupe ethnique principal, originaire du sud de la Chine, les Thaïs (ou les Tai Siam), une constituante du peuple Tai. Leur langue, le thaï, fait partie des langues tai de la famille tai-kadai. Les premières vagues de migration à partir du Yunnan vers la Thaïlande actuelle sont attestées dès le XIe siècle. Les Khmers, dont l’empire s’étendait alors sur la région, appelaient ces nouveaux venus « Śyâma », un mot sanscrit (श्याम) qui signifie « brun » ou « foncé » et qui a donné le mot Siam, précédent nom du pays. La majorité des Thaïs sont adeptes du bouddhisme Theravada, qui coexiste avec la croyance aux esprits (phi et chao thi honorés dans les maisons des esprits).

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© พิพิธภัณฑ์เรียนรู้ราษฎรบนพื้นที่สูง

À l’heure actuelle et pour simplifier, parmi les nombreux peuples que compte la Thaïlande, on peut en distinguer deux types principaux :

  • les Thaïs, environ 80% de la population, composés de quatre groupes ethniques et linguistiques (les Thaïs siamois, les Thaïs du Nord-Est (les Isans ou Lao-Thaïs), les Thaïs du Nord (ou les Muangs) et les Thaïs du Sud (ou les Pak Tai)
  • et les non-Thaïs (environ 20 %).

Et c’est justement ses autres ethnies présentes au nord de la Thaïlande dont on parle ici. Au rang desquelles les Karen, les Hmong, les Mien, les Lisu, les Lahu, les Akha, les H’tin, les Khamu, les Lawa et enfin les Mlabri (les liens renvoient à leur brève présentation en anglais sur la page du musée tribal). Vous en avez une représentation cartographique ici (qui reste approximative). On pourrait y ajouter d’autres minorités comme par exemple les Tai Lüe dont nous apprécions les événements culturels qu’ils organisent régulièrement.

On se quitte avec cette ancienne bande-annonce (hélas, le site de nouvelles The North องศาเหนือ, sis à Chiang Mai, n’a assumé  aucun direct cette année ni produit un quelconque reportage) :


Nos articles en lien avec les minorités ethniques présentes en Thaïlande :
Le musée tribal de Chiang Mai et son Festival de la Vie Tribale, un article qui vous présente brièvement toutes ces minorités ethniques;
9 août – Journée internationale des Populations Autochtones du monde;
Le Festival Akha de la Balançoire, ancien rite de fertilité
29 juillet, Journée nationale du Thaï, la langue officielle de la Thaïlande
Commémoration de l’anniversaire de feu le roi Bhumibol Adulyadej, grand défenseur des minorités ethniques de son royaume.


¹ Les minorités ethniques présentes au nord de la Thaïlande ne sont pas à proprement parler des autochtones, ce terme signifiant « originaire du lieu (pays, contrée, région, par affaiblissement ville, village) où il habite et que ses ancêtres ont également habité ». Elles sont en effet arrivées après l’envahisseur thaï. Elles profitent cependant de cette Journée internationale des Peuples autochtones afin de sensibiliser la population et de revendiquer leurs droits, à juste titre.
2 Source de cette information : @HugMungneua.
3 On reproduit ici le texte déjà publié dans notre article sur le Festival de la Vie Tribale.

#JournéePeuplesAutochtones #IndigenouseDay #IndigenouseDay2020 #IndigenouseDay2019 #IYIL2019 #IYIL2020 #วันชนเผ่าพื้นเมือง 

Crédit photographique de l’image à la Une (que nous remercions vivement) : © BangkokBlue (Blue Johnson).
Article composé le 07.08.2019 et mis à jour le 09.08.2023.

Bouddha, la légende dorée – Exposition (à Paris)

Que n’a-t-on pas écrit sur le Bouddha, lui qui, comme d’autres grands maître à l’image de Jésus ou Mahomet, n’a jamais écrit une seule ligne ! D’ailleurs, a-t-il même existé ? L’exceptionnelle exposition dont nous vous parlons aujourd’hui permet d’approcher un être qui aura apporté un éclairage bienveillant sur notre existence, suivi par des millions d’adeptes qui, sans tous se lancer dans la quête de vérité, suivent encore ses enseignements. Occasion unique de découvrir des pièces artistiques d’une valeur incalculable.

En y venant, vous constaterez que la Thaïlande est un pays profondément bouddhiste. On détaille bien sûr l’exposition Bouddha, la légende dorée, tout en vous présentant brièvement le musée Guimet, l’institution qui vous la propose. Une exposition dont les divers médias se sont emparés. Vous en saurez plus sur la vie de Bouddha en consultation la série des publications Facebook du musée Guimet intitulée Sur les pas de Bouddha. Et l’on termine par des conseils de lecture pour qui veut s’initier aux enseignements de l’Éveillé.

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La Thaïlande, un pays profondément bouddhiste

Le Bouddha, et plus généralement le bouddhisme, n’est pas forcément la raison première qui vous a poussé à venir en Thaïlande. Néanmoins, une fois le pied posé dans le royaume, et plus encore à Chiang Mai, vous serez vite confronté à la prégnance de Siddhārtha Gautama, le Bouddha supputé historique.

L’Éveillé n’a jamais mis les pieds en terre siamoise, sauf dans des légendes. Il est néanmoins présent partout au quotidien. Promenez-vous en ville et vous croiserez sa représentation à foison. Pour un bouddhiste thaïlandais, une statue du maître n’est pas une simple image mais bel et bien sa présence réelle, d’où l’immense respect que les Thaïlandais vouent à  toutes les représentations du Bouddha – à quelque exception près.

MuseeGuimetExpoBouddhaLaLégendeDoréePhotoDhammaOnLens
Cette œuvre ne fait pas partie de l’expo © Facebook – Dhamma on Lens

Et il est probable qu’une fois rentré dans votre pays d’origine, vous garderez en tête encore longtemps l’énigmatique sourire permanent qui habite l’Éveillé et presque toutes ses représentations. Peut-être même que vous vous intéresserez alors à son message qui vise à se libérer de la souffrance.

L’auteur de cet article n’avait pas hésité à faire le déplacement vers Paris pour la seule visite du musée national des Arts asiatiques (MNAAG), plus communément appelé le musée Guimet, peu après sa rénovation en 1997. Et c’est à une exceptionnelle exposition organisée dans ce musée que nous vous invitons aujourd’hui, vous rappelant que nous sommes entrés il y a peu dans la retraite de trois mois qu’effectuent les moines bouddhistes, appelée khao phansa ici en Thaïlande.


Exposition Bouddha, la légende dorée1

Pour la première fois en France une exposition événement est consacrée à la vie du Bouddha et à la diffusion du bouddhisme en Asie. L’exposition met en exergue la richesse des traditions iconographiques et stylistiques se rapportant à la représentation de la vie exemplaire et édifiante du fondateur du bouddhisme.

Conçue sur un mode transversal, l’exposition confronte les modes d’expression artistique des différentes aires culturelles de l’Asie et en révèle les similitudes et l’originalité, pour mieux souligner la diversité et la richesse des arts asiatiques. Articulée autour des grands « miracles » de la vie du Bienheureux (naissance, éveil, premier sermon, accès au nirvana), l’exposition permet d’admirer un ensemble représentatif d’œuvres issues des collections du MNAAG et de comprendre par l’illustration les épisodes de la vie du Bouddha.

En s’appuyant sur les chefs-d’œuvre du musée, les grandes étapes de la vie du Bouddha sont retracées, depuis sa naissance survenue dans le parc de Lumbini au sud du Népal jusqu’à sa totale extinction à Kushinagara dans l’État indien de l’Uttar Pradesh. Il s’agit de mettre en regard les représentations du Bienheureux lui-même dans les multiples transcriptions iconographiques et esthétiques déclinées dans les divers pays d’Asie, de l’Afghanistan au Japon et de la Chine à l’Indonésie, où peintures, statuaires et plus marginalement architecture, sont mises à l’honneur. Narrant le destin d’un homme aux qualités intellectuelles et morales exceptionnelles, la vie du Bouddha se déroule telle une geste de l’esprit, tour à tour concrète et banale, miraculeuse et transcendante.

MuseeGuimmetExpoBouddhaLaLégendeDoréeCover

Quatrième religion au monde en nombre de fidèles, derrière le christianisme, l’islam et l’hindouisme, le bouddhisme représente le véritable fil conducteur du parcours muséographique qui se découpe en dix séquences, depuis les scènes des vies antérieures jusqu’à l’esthétisme de l’image du Bouddha en Asie, en passant par le premier sermon et la communauté monastique (dont les arhat). Ainsi sont rappelées les circonstances de l’apparition du bouddhisme en Inde, aux environs du 5e siècle avant J.-C., puis l’évocation de la « Bonne Loi » et les principales évolutions doctrinales qui ont marqué son développement : bouddhisme ancien (theravada), bouddhisme du grand véhicule (mahayana) et bouddhisme du véhicule de diamant (vajrayana).

Cette exposition, qui présente 159 œuvres au total, fruit de quatre années de préparation, vous offre les clefs de compréhension essentielles associées à la légende du Bouddha.

INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition Bouddha – La légende dorée
Du 19 juin au 4 novembre 2019 (ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h)

Au musée national des Arts asiatiques (MNAAG, musée Guimet), à Paris; accès.
On vous conseille vivement la visite commentée (€ 8.- en sus du billet d’entrée), les samedis à 14h (jusqu’au 21 septembre 2019) et les samedis et les jeudis à 14h (du 23 septembre au 4 novembre 2019).


Le musée Guimet

Événement FB / Site web / Page Facebook / Blog / Twitter (@MuseeGuimet) / Instagram / Chaîne YouTube / #MuseeGuimet


En savoir plus sur l’exposition

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© Facebook – Zhang Lu

Les médias de l’hexagone se sont emparés du sujet et vous parle plus en profondeur de cette exposition, de même que du Bouddha et du bouddhisme en général, à l’image de Telerama, de La Croix, du Figaro ou encore du quotidien Le Monde. Si vous n’êtes pas abonné à ces journaux, l’article du magazine Le Point fera l’affaire, tout comme celui de Sciences & Avenir. Vous pouvez aussi vous rabattre sur le dernier numéro du Mag du MNAGG qui vous parle de l’expo.

Et si l’érudition vous titille, vous lirez avec délectation l’intéressante présentation de Véronique Crombé sur Bouddha News. Ou encore l’intervention de Anne-Frédérique Fer parue dans la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt. On peut y admirer un très beau diaporama et y écouter une interview de M. Thierry Zéphir, co-commissaire de l’exposition. À moins que vous vous contentiez de la présentation faite par Béatrice Benoit-Gonin dans l’émission Télé Matin :

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Bouddha, la légende dorée. Une vie, une dernière vie… Une naissance ultime et, de toutes, la plus fondamentale puisqu’en son développement, celui que l’on désigne universellement comme le Bouddha – l’Eveillé – proposa à ses contemporains un mode de vie, une philosophie, une éthique, bientôt une religion appelée à devenir le véritable ciment spirituel de l’Asie. A partir d’un socle iconographique originaire de l’Inde, puis diffusé dans l’ensemble des pays asiatiques, la mise en images de la vie du Bouddha historique constitue une part essentielle des arts religieux du monde extrême-oriental. De sa naissance merveilleuse à Lumbini – au sud du Népal – jusqu’à son ultime trépas dans l’actuel Etat indien de l’Uttar Pradesh, sa vie exemplaire et édifiante a inspiré d’innombrables représentations artistiques. De l’Afghanistan au Japon, de la Chine à l’Indonésie, les artistes se sont succédé pour retranscrire le destin du Bienheureux, révélant la richesse des traditions iconographiques et stylistiques de l’Asie. Puisant dans l’extrême richesse des collections du musée Guimet, cet ouvrage nous conduit dans les pas du Bouddha et nous invite à découvrir la « légende dorée » d’un être d’exception.

Telle est la présentation de l’ouvrage officiel édité sous la direction du commissaire de l’exposition, Thierry Zéphyr. Un beau-livre recommandé à toutes celles et tous ceux qui auront profité de cette exposition et veulent en garder le plus beau des souvenirs, comme à celles et ceux qui n’auront pas pu s’y rendre. En complément, Beaux Arts éditions vous propose un album-photo de l’exposition, 58 pages pour seulement € 10.

Achetez l’ouvrage officiel Bouddha, la légende dorée et l’album-photo Bouddha, la légende dorée chez votre libraire préféré ou alors sur Amazon.

Une autre exposition – tout aussi exceptionnelle – présentant l’Éveillé vous est proposée par le musée des Cultures, à Bâle (en Suisse donc, à la lisière de la France et de l’Allemagne), et ce jusqu’au 23 janvier 2022. Elle s’intitule ILLUMINÉ – L’univers des bouddhas. Avec, comme grand avantage, de disposer d’une superbe version virtuelle – un digitorial – visible par tout un chacun. On vous en a parlé dans cette publication Facebook.


Sur les pas de Bouddha 👣
En savoir plus sur le bouddhisme

À l’occasion de cette exposition exceptionnelle, le Musée Guimet vous conte sur sa page Facebook la vie de Bouddha, l’homme qui proposa un mode de vie, une philosophie, une religion appelés à transcender les pays d’Asie. Un récit fantastique, retracé par les œuvres de l’exposition Bouddha, La légende dorée :

  1. La naissance de Siddhārtha
  2. Les quatre rencontres
  3. La voie du milieu
  4. Les assauts de Mara
  5. Vers l’Éveil…
  6. Le miracle de Shravasti

L’exposition porte bien son nom – La légende dorée – car aucun chercheur occidental n’a encore réussi à prouver l’historicité du Bouddha ! Ainsi, la question de l’existence historique du Bouddha reste sans réponse…

On termine par cette réalisation qui bénéficie des explications du brillant vulgarisateur qu’est Frédéric Lenoir. De quoi vous passionner pour le Bouddha et le bouddhisme :

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Pour aller plus loin – Nos conseils de lecture

Peut-être que la pratique du bouddhisme vous attire. Si tel devait être le cas, le mieux est d’entamer une retraite dans un temple (celle de 10 jours a les faveurs de nombreux adeptes). Nous consacrerons un jour un article à cette pratique. À défaut, commencez donc par lire des ouvrages en lien avec le bouddhisme, une religion qui, sans être prosélyte, attire beaucoup de sympathisants occidentaux. On vous conseille ici quelques lectures introductives, omettant volontairement les ouvrages faisant référence à d’autres écoles du bouddhisme, telle le Véhicule du Diamant cher aux Tibétains ou le zen que pratiquent les Japonais.

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De quelques ouvrages fort instructifs

Tout d’abord l’Introduction à l’enseignement du Bouddha et à sa pratique de Michel Henri Dufour, un auteur affilié à la tradition Theravâda de la forêt propre à la Thaïlande. Vous touchez là à l’enseignement de l’École des Anciens, l’essence du bouddhisme. Beaucoup de personnes sont venues au bouddhisme par la lecture de L’Enseignement du Bouddha – D’après les textes les plus anciens, best-seller de Walpola Rahula. Si vous optez pour une vision d’ensemble non dénuée d’humour, Le Bouddhisme Pour les Nuls est fait pour vous (version poche). Édition plus récente fort appréciée elle aussi, 50 notions clés sur le Bouddhisme pour les Nuls est l’œuvre de Marine Manouvrier, professeur au riche bagage académique. Un ouvrage clair et concis.

Il nous semble intéressant de savoir comment se vit le bouddhisme au quotidien. Et qui mieux que Fabrice Vidal sait transmettre et son expérience et ses connaissances ? Comment être bouddhiste ? C’est là le titre d’un livre que nous vous recommandons. Vous pourrez ensuite poursuivre avec le coffret Pratique de la méditation (il contient un livre, un CD audio et un DVD). Dans le 3e ouvrage présenté ici, Fabrice Midal nous parle de son expérience – ce que vingt-cinq ans de méditation lui ont appris. Un livre au très beau titre : Frappe le ciel, écoute le bruit.

Bouddhisme - Livres Montage 2
Le bouddhisme côté pratique

Ce sont là des références destinées aux personnes désirant s’initier au bouddhisme (et non pas à celles déjà versées dans la pratique). On se permet tout de même de vous rappeler que le propre du bouddhisme est la méditation. Vous pouvez lire tous les livres que vous voulez, votre connaissance du bouddhisme ne sera qu’intellectuelle. Or, l’essence même du bouddhisme est d’oublier tout savoir et de pratiquer la méditation. Ceci afin d’atteindre l’Éveil.

On termine par un beau-livre, Dvaravati : Aux sources du bouddhisme en Thaïlande. Il s’agit du catalogue d’une ancienne et splendide exposition au musée Guimet, qui vous donne à admirer, en vous donnant quelques clefs explicatives, les œuvres bouddhistes de l’art Dvâravatî, une civilisation qui a perduré au nord de l’actuelle Thaïlande jusqu’à la conquête de Haripunchai par le roi Mengrai, fondateur de la ville de Chiang Mai, à la fin du XIIIe siècle.


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Peut-être n’aurez-vous pas l’occasion de vous rendre au Musée Guimet afin de profiter de cette très riche exposition. Dans ce cas, la visite des très nombreux temples de la Rose du Nord devrait vous combler. En dehors des très belles représentations du Bouddha, l’architecture Lanna qui les abrite – dont le Wat Ton Kwen représente un des plus beaux exemples – aura de quoi vous ravir.


1 Nous reproduisons ici le texte officiel du musée figurant sur son site web.

Source de l’image à la une : affiche originale de l’exposition.
Article composé le 04.08.2019 et mis à jour le 25.03.2021.

28 juillet 2019 – Festivités en l’honneur de l’anniversaire de S.M. Rama X

On vous renvoie à la version 2020 de cet article !

Vive le roi ! L’éclosion des panneaux à l’effigie du roi régnant sur fond jaune vous a peut-être mis la puce à l’oreille. Ou alors est-ce le nombre inhabituel de Thaïlandaises et Thaïlandais tout de jaune vêtus qui vous a étonné ce matin. Le 28 juillet est en effet commémoré dans tout le royaume de Thaïlande l’anniversaire de S.M. le roi Rama X. Comme c’est un jour férié tombant sur un dimanche, la férie est reportée à lundi. En quoi cela changera-t-il votre journée ? On vous livre les festivités organisées à cette occasion, nous consacrant principalement à Chiang Mai mais aussi à Bangkok.

Un couronnement récent

C’était l’événement historique du mois de mai 2019, le dernier couronnement ayant eu lieu en 1950, celui du père du roi actuel, Bhumibol Adulyadej le Grand, qui a régné 70 ans, de 1946 à 2016, année de sa disparition, vécue émotionnellement par nombre de Thaïlandais qui, pour la plupart, n’avait connu que ce seul roi, ô combien bien-aimé et qui n’est pas oublié. Couronné sous le nom dynastique de Rama IX, sa disparition a donné lieu à de fastueuses et fort émouvantes funérailles, après une année de deuil. Souverain constitutionnel, le roi est le chef de l’État et le protecteur des religions de Thaïlande.

RamaXAnniversaire2019แวะPhoto

Sa Majesté Rama X © Facebook แวะ

C’est donc son fils, S.M. Maha Vajiralongkorn (มหาวชิราลงกรณ), désigné en 1972 héritier du trône, qui lui a succédé et qui a été officiellement couronné le 4 mai dernier (lisez le portrait qu’en dresse FranceInfo). Vous avez pu suivre les fastueuses cérémonies royales sur notre page Facebook. Un faste semblable à celui de la cérémonie annuelle du labour royal sur la place Sanam Luang que le roi honore de sa présence. Il faut dire que la royauté thaïlandaise trône au sommet des monarchies les plus fortunées au monde.

Vous pouvez également feuilleter l’ouvrage (en anglais) intitulé The Royal Coronation Ceremony. Un livre qui relate les cérémonies de couronnement antérieures, avec les discours prononcés par tous les monarques de la dynastie Chakri, de même que les objets royaux utilisés pour la cérémonie. Vous apprendrez également les rituels bouddhistes et hindouistes sur lesquels repose cet événement; le livre contient des photographies rares des divers couronnements.

Le 28 juillet 2019, Sa Majesté le roi Rama X fêtera ses 67 ans

Ce couronnement a permis aux sujets de Sa Majesté de mieux le connaître, lui et sa famille. À l’occasion de son 67e anniversaire, ce dimanche 28 juillet 2019, les Thaïlandais sont invités à s’habiller de jaune, couleur du jour de naissance de Rama X (c’était également la couleur du précédent roi). Faites-en de même et les autochtones vous apprécieront d’autant plus. Notons encore que pour l’heure la Fête des Pères n’a point encore été déplacée à cette date.



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Festivités à Bangkok

Cette journée est marquée par un événement récurrent de la poste thaïlandaise : l’émission d’un timbre-poste spécialEt sinon, de nombreuses manifestations sont organisées à travers tout le pays. Où le caractère symbolique est souvent présent comme ces tortues remises à la mer à Chonburi il y a deux ans (article et vidéo). 

RamaXAnniversaire2019NationPhotoMontage

© Facebook – NationPhoto

À Bangkok, les monuments et les rues sont richement décorés; le drapeau thaïlandais flottera à plein vent aujourd’hui. En soirée, attendez-vous à des feux d’artifice. Et n’hésitez pas à admirer les spectacles de danse traditionnelle. Le roi se soumet à diverses cérémonies, accompagné de Sa Majesté la nouvelle reine consort Suthida (สุทิดา) : aumônes matinales aux moines (un rite auquel se prête le Premier ministre Prayuth Chan-o-Cha), tirs de canon, cérémonie royale dans la salle du trône Amarindra Vinijaya (y sont invités la famille royale, les membres du cabinet et les dignitaires). Sous le regard protecteur de celle qui l’a toujours protégé, la reine mère douairière Sirikit, dont l’anniversaire est fêté le 12 août, jour de la Fête des Mères en Thaïlande.

À la tombée du jour (ce dimanche vers 19h30), comme partout dans le pays, les Thaïlandais prendront part à la traditionnelle cérémonie aux chandelles (à Krung Thep, comme les locaux appellent la capitale), cela se déroule sur l’immense place Sanam Luang. Un rituel suivi cette année d’un spectacle son et lumière (incluant des drones) à l’Université Thamassat. C’est également ce dimanche 28 juillet qui se terminera le festival folklorique qui a débuté jeudi dernier au Siam Paragon sous le thème Long Live Our Beloved King (Longue vie à notre roi bien-aimé, publication Facebook).

Mise à jour : le magazine francophone Gavroche nous offre la traduction du communiqué officiel de la maison royale qui décrit le déroulement de cette journée de fête. Vous pouvez voir quelques photos de la somptueuse cérémonie nocturne qui a d’ailleurs été diffusée en direct :

Maha Vachiralongkon Bodintharathepphayawarangkun, Xe roi de la dynastie Chakri, régnant sous le titre officiel de Phrabat Somdet Phra Vajira Klao Chao Yu Hua¹

Bangkok, qui a récemment déplacé son zoo, est une ville récente; maints places et monuments découlent de l’art moderne thaïlandais de Silpa Bhirasri. Elle peut dorénavant se visiter en bus touristique.

Au-delà de la capitale siamoise, sur l’initiative du précédent monarque, Bhumibol le Grand, francophone et ami de la Suisse, l’entrée aux parcs nationaux est gratuite aujourd’hui (mais seuls les Thaïlandais en profiteront, peut-être aussi les résidents étrangers qui sauront se montrer persuasifs… et souriants). Cette petite vidéo nous le rappelle. Plus spécifiquement à Chiang Mai : entrée gratuite (pour tous) au jardin botanique de la reine Sirikit (QSBG, ouvert de 8h30 à 16h30) où se déroule jusqu’au 15 août 2019 une exposition spéciale sur les dinosaures qui ravira les petits. Notons encore que la municipalité de Chiang Mai a profité de ce jour de fête pour inaugurer un nouveau parc public : Charoen Pratet.

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Nature sauvage des parcs nationaux © Facebook – Tourism Product


Festivités à Chiang Mai

Dans la Rose du Nord – et partout dans le royaume – les cérémonies solennelles sont nombreuses, au premier rang desquelles celles des administrations et entités étatiques ces jours derniers, qui rendent hommage à leur roi comme ici au Bureau du Développement agricole de la province.

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Solennités à Chiang Mai © Facebook – PR Chiangmai (1 & 2)

D’autres événements plus originaux sont organisés, comme cette cérémonie de chants célébrée par l’école Sapphitthayakhom, cette libération de dizaines de milliers de carpes dans la rivière Ping organisée par le Centre de conservation de la faune sauvage, ce reboisement qui réunit plus de 500 volontaires au Projet de développement forestier Khun Mae Kuang Forest ou du côté de Mon Chaem, au Centre de développement Nong Hoi (une entité de la Fondation du Projet Royal), ou encore cette revalorisation des canaux de la ville, ici à Sansai où des dizaines de bénévoles œuvrent (et nous nous réjouissons vraiment du futur que nous réserve cette revalorisation). Vous le voyez, les Thaïlandais font preuve d’imagination pour leur souverain.

Swiss-Lanna Lodge Chiang Mai

Mais en tant que touristes, d’autres événements d’envergure vous attireront; ainsi samedi soir se sont déroulées des danses traditionnelles Lanna sur la place Thapae, épicentre touristique de la ville.

Voici encore les principaux événement organisés dimanche. Et ça commence tôt !

Aumônes matinales aux moines au CMECC

C’est là une tradition quotidienne – avec des cérémonies plus amples à certaines occasions spéciales comme l’est la célébration de l’anniversaire du roi : l’aumône matinale aux moines permettant d’acquérir des mérites, notion impérieuse pour tout bouddhiste thaïlandais qui se respecte.

La cérémonie d’aumônes officielle est organisée dimanche 28 juillet 2019 au Centre international de convention et d’exposition de Chiang Mai, le CMECC, au nord de la ville, là où se déroule la traditionnelle Lanna Expo. Au programme :

  • 7h30 : offrandes faites à 68 moines
  • 9h : cérémonie de signatures
  • 11h : cérémonie d’ouverture du projet de la nouvelle route Chaloem Phra Kiat
  • 19h : cérémonie aux chandelles

Habillez-vous de jaune si vous ne souhaitez pas sortir du lot (photos de la cérémonie du projet routier et vidéo aérienne de l’hommage au roi).

Parade en samlor – We Love the King Chiang Mai

Ce sera là l’événement-phare de ce dimanche 28 juillet 2019, touristiquement s’entend, et il commence tôt lui aussi, place Thapae ! Un show culturel avec une parade de tricycles – les fameux samlor – avec, au programme :

  • 7h00 : enregistrement des invités;
  • 8h00 : cérémonie d’ouverture avec des danses traditionnelles Lanna et d’autres spectacles folkloriques où se produiront de jeunes artistes des divers arts du Lanna;
  • 9h10 : réunion de la parade à la Porte Tha Pae;
  • 9h30 : départ de la parade des tricycles vers le nouveau parc public Charoen Pratet, inauguré ce même jour;
  • 11h00 : cérémonie religieuse au parc en question;
  • 11h30 : retour de la parade des tricycles à la Porte Tha Phae.

L’événement est gratuit mais celles et ceux qui désirent embarquer dans un samlor devront s’acquitter d’un forfait de THB 400.- (un drapeau est offert). Le tout organisé par des amoureux de Chiang Mai – la même communauté qui organise l’événement annuel We Love the King Parade le 5 décembre de chaque année, date de naissance du précédent monarque, Bhumibol le Grand. Et le spectacle folklorique matinal était diffusé en direct sur Facebook :

Hommage au roi au Royal FloraPrint

Le Parc royal Rajapruek (ou Royal Flora) ne manque jamais de commémorer les événements liés à la famille royale. C’est donc tout naturellement qu’il organise lui aussi une cérémonie d’hommage au roi. Comme elle a lieu dimanche 28 juillet 2019, de 18h à 20h, ce sera probablement une cérémonie aux chandelles. Cela se déroule à la salle Sak Thong du parc, à l’extérieur de la ville donc. Précisons que l’entrée – payante habituellement – est ici gratuite. Si vous y allez, le jaune sera de rigueur (de même qu’une tenue correcte).

Une belle occasion de visiter dans l’après-midi tant le Wat Phra That Doi Kham, au haut de la colline, que le Wat Ton Kwen tout proche, ce dernier ayant gagné en popularité depuis le grand succès de la série TV l’Odeur de la kasalong.

Ce n’est pas là liste exhaustive. Il y a par exemple une cérémonie bouddhiste au plus vénéré temple du centre-ville, le Wat Phra Singh, en présence des officiels, notamment le gouverneur de la province.

Signalons pour terminer qu’à Chiang Mai comme dans toute la nation, ce jour est une occasion pour donner du sang (et nombre de Thaïlandais le font volontiers). Cela se passe au centre de collecte X de la province, en ville donc.

In fine, lundi étant chômé, il faut compter avec les fermetures habituelles (tous les bureaux étatiques, certains musées, les banques et assurances – mais pas les centres commerciaux, etc.). La vente d’alcool n’est pas prohibée.

En conclusion de toutes ces cérémonies d’hommages, nous ne pouvons que scander « Longue vie au roi ! » 🤴


¹ Wikipédia

Source de l’image à la une © Facebook – NationPhoto. Article mis à jour le 30.07.2019


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