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Le Festival de la Balançoire au nord de la Thaïlande (Akha Swing Festival), ancien rite de fertilité

Voilà un festival qui vous permet d’entrer facilement en contact avec l’une des ethnies minoritaires du nord thaïlandais, les Akha. Il a généralement lieu entre la fin du mois d’août et la mi-septembre. La plupart des villages akha disséminés dans la province septentrionale de Chiang Rai l’organise. Un ancien rite de fertilité à double titre : fertilité des cultures et fertilité des jeunes filles de la tribu. Occasion pour ces dernières de montrer qu’elles sont en âge de se marier.

On vous en dit plus sur cette fête annuelle qui dure quatre jours, en vous précisant le déroulement des cérémonies et vous dévoilant les dates et lieux des festivités. Vous apprendrez quelle est la première implantation des Akha en terres siamoises et en saurez par ailleurs plus sur cette ethnie pourchassée. Bienvenue en pays akha, un peuple qui appréciait feu S.M. le roi Bhumibol le Grand, Rama IX, venu à leur rencontre.

ÉDITIONS 2024 DU FESTIVAL – QUELQUES DATES :

➥ du jeudi 8 au dimanche 11 août 2024 à Ban Mae Toe (บ้านแม่เต๋อ), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก), ici;
➥ les samedi 17 et dimanche 18 août 2024 dans le village de Doi Chang (ดอยช้าง), fief du café éponyme;
➥ le jeudi 22 août 2024 à Ban Saen Chai (บ้านแสนใจใหม่), Tambol Mae Salong Nai (ตำบลแม่สลองใน), ici;
➥ du jeudi 29 août au dimanche 1er septembre 2024 à Baan Pha Hee (ลานโล้ชิงช้าบ้านผาฮี้, ici). C’est là le festival le plus connu et donc celui qui attire le plus de touristes. Samedi 31 août 2024 sera la journée la plus animée (voir ci-dessous);
➥ les jeudi 29 et vendredi 30 août 2024 à Ban A Bae (บ้านอาแบ), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก), ici;
➥ du vendredi 30 août au dimanche 1er septembre 2024 à Baan Pha Mee (หมู่บ้านผาหมี, ici), village non loin de Baan Pha Hee mentionné ci-avant (voir ci-dessous);
➥ du samedi 7 au dimanche 8 septembre 2024 à Ban Sam Yaek Iko (สำนักสงฆ์บ้านสามแยกอาข่า), toujours dans le sous-district de Mae Salong, ici.

Un ancien rite de fertilité

Le Festival de la Balançoire du peuple akha – tout en honorant les ancêtres – est une fête de la fertilité : en premier lieu agricole, visant à obtenir de bonnes récoltes, mais également fertilité humaine puisque les jeunes filles devenant adultes en profitent pour se mettre en avant. C’est donc un rituel annuel qui célèbre la vie, convoquant la déesse de la fécondité (« Um Saye », อึ่มซาแยะ). Une symbolique que fêtaient également les anciens Grecs durant les célébrations des Anthestéries à travers la Fête athénienne de l’Aiora1.

D’origine tibéto-birmane, les Akha ont émigré du sud de la Chine au cours des deux cents dernières années pour s’installer au Laos, en Birmanie, au Vietnam et au nord de la Thaïlande. On estime entre 80 à 100 000 les Akha qui vivent aujourd’hui dans les montagnes du nord de la Thaïlande. C’est donc là une des nombreuses minorités ethniques de la région (les anglophones parlent de hill tribes, tribus des montagnes). Une peuplade qui disposait autrefois de son propre royaume, situé dans ce qui est aujourd’hui le sud de la Chine. Après des siècles de persécution, d’esclavage et de préjugés (ces derniers sont encore prégnants aujourd’hui, même en Thaïlande), ils se battent toujours pour conserver leur identité unique.

Tout en honorant les ancêtres, le Festival de la Balançoire du peuple akha est une fête de la fertilité, agricole et humaine. Il faut une année entière pour préparer la robe spécialement portée pour ce festival. C’est donc une activité qui crée l’unité entre les membres de la communauté. Quant aux hommes, ils participent tous à la construction de la balançoire.

La balançoire pour le plaisir et les morts. Ce qu’on appelle le Festival de la Balançoire est le festival le plus important du peuple akha. Une fête qui se déroule sur quatre jours, organisée chaque année entre fin août et mi-septembre, durant la saison des pluies. Eux-mêmes la nomment Yehkuja, Kuza za ou encore Loa cher bee err, ce qui se traduit approximativement par « manger du riz amer », une expression qui semble faire référence à la diminution des réserves de riz de l’année précédente et qui intègre l’espoir que les pluies prévues arroseront la nouvelle récolte de riz.

Les activités du festival comprennent des offrandes rituelles aux esprits ancestraux de la famille à l’autel des ancêtres situé dans un coin de la maison des femmes. Il faut savoir que les Akha vivent séparés selon le sexe, tant à la maison que dans les zones communes. Mari et femme habitent la même maison, ils font cependant chambre à part : la chambre de l’époux se trouve près de l’entrée de la maison et l’épouse dort avec les enfants dans une autre pièce. C’est l’épouse qui rejoint son conjoint dans le lit de ce dernier lorsqu’elle en a envie… Le Festival de la Balançoire est particulièrement important pour les femmes akha, qui attendent avec impatience l’occasion de porter les vêtements et les ornements de valeur qu’elles ont passé toute l’année à fabriquer. Véritable rite de passage, c’est aussi le moment pour les demoiselles de montrer qu’elles sont en âge de se marier…

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La nouvelle année des femmes akha

Les femmes akha sont renommées pour leurs coiffes d’argent – elles pèsent jusqu’à 5 kg – aux formes et décors différents suivant les groupes. Les coiffes – représentant leur statut social et marital dans la communauté – sont très souvent ornées de piastres de commerce, pièces de monnaie en argent datant de l’époque coloniale (de nos jours, les piastres sont de pâles copies). Des perles colorées finissent d’orner leur tête.

Les femmes du village passent beaucoup de temps à confectionner leurs vêtements brodés à la main, agrémentés de bijoux traditionnels qu’elles exposeront avec beaucoup de fierté, tout en exécutant des danses et des chants traditionnels pour les autres villageois. Cette fête est également connue sous le nom de Nouvel An féminin. Le Nouvel An traditionnel qui tombe à la fin du mois de décembre étant, lui, le Nouvel An masculin.

Si les femmes du village sont invitées sur l’escarpolette, seules ou à deux, à se balancer aussi haut que possible pour porter chance et attirer de bons augures au village, chantant et criant à gorge déployée, les hommes peuvent eux aussi se joindre à ce qui ressemble parfois à un envol de casse-cous !

Ko Ti Ah Ber, une belle femme akha, murmurait une chanson folklorique akha. Sa mélodie atteignit le dieu de la Pluie qui logeait au ciel. Attiré par cette musique tribale, le dieu bénit alors le peuple akha en leur accordant suffisamment de pluie pour leurs récoltes. Depuis lors, les femmes de la tribu revêtent de beaux costumes et célèbrent le festival peu la saison des récoltes, espérant que la pluie vienne en suffisance.

La légende sur laquelle repose le Festival Akha de la Balançoire
Fabuleux peuple akha © Facebook – Yochika Photographer (source)

Construction de la balançoire – Un rituel sacré

Une balançoire aux proportions gigantesques © Facebook – มนัสพรถาวรทรัพย์

Chaque année, au sein même du village, une nouvelle grande balançoire est construite à l’occasion du festival, sous la direction du chef du village, très respecté, appelé dzoeuh mah. Les villages sans chef spirituel ne peuvent pas construire de balançoire. Tout d’abord, la balançoire de l’année dernière doit être démontée, quatre longs poteaux sont coupés dans la jungle environnante et deux nouveaux trous de poteaux sont creusés. La nouvelle escarpolette doit utiliser deux des trous de la balançoire de l’année précédente. Tous les participants doivent être vigilants avec leur ombre; la balançoire doit se trouver à un endroit où aucune ombre de maison ne la traverse et les travailleurs qui creusent ne peuvent pas laisser leur ombre passer sur les trous de poteaux.

Les poteaux une fois enfoncés dans la terre, ils forment alors un quadrangulaire d’environ quatre mètres de distance. À ce stade de la construction, une cérémonie est organisée, au cours de laquelle on demande aux esprits de la terre la permission de l’utiliser. Du whisky, du thé, du riz fermenté et des pièces de monnaie sont offerts pour apaiser les esprits de la terre et s’assurer contre tout incident fâcheux.

Les Akha croient que les esprits peuvent influencer à la fois leur vie quotidienne et la fortune des vivants à plus long terme. Par cette cérémonie sacrée et les réjouissances, festins, chants et danses qui y sont associés, les Akha montrent leur respect et leur gratitude envers leurs ancêtres qui, à leur tour, apportent bien-être, prospérité et abondance de récoltes à leurs descendants.

Une fois ce rite important terminé, les hommes grimpent au sommet des poteaux, qui sont ensuite fermement attachés avec des cordes, créant ce qui ressemble au squelette d’un énorme wigwam. Là, sous un lourd joug en bois, on ajoute au sommet de ce grand édifice une longueur de vigne forte et bien sûr tissée, qui fait office de pendule. Lorsque la balançoire géante sera terminée, le dzoeuh mah attachera une poignée de pierre, de vigne épineuse et d’herbe du diable au siège suspendu. La pierre représente la force et la stabilité, tandis que la vigne épineuse et l’herbe du diable sont destinées à améliorer la santé et la prospérité.


Déroulement du festival sur 4 jours

Chacun des quatre jours de cet événement annuel a sa propre signification. Le Centre culturel de la communauté Ban2  Jalae nous les dévoilent.

Premier jour. Connue sous le nom de cérémonie de l’ours jarre, les femmes akha – qui portent leur robes traditionnelles affublées d’un grand nombre d’ornements et ce, jusqu’à la fin du festival – vont chercher de l’eau dans un puits sacré qui servira au rite de E joo e saw. C’est là un rituel qui honore les ancêtres décédés de chaque famille; des brioches de riz collant au sésame noir, du poulet cuit à la vapeur, du vin de riz et du thé chaud sont alors offerts à l’autel ancestral. Il ne s’agit pas d’un riz usuel mais d’un riz collant cultivé dans un champ spécial; il est d’abord cuit à la vapeur puis pilonné dans un pilon en bois, appelé hor tong, jusqu’à l’obtention d’une masse collante. De petites graines de sésame noir appelées luuh seeh sont ajoutées, ainsi qu’un peu de sel; la pâte est ensuite façonnée en gâteaux qui sont offerts aux invités.

Les Thaïlandais nomment cette fête ประเพณีโล้ชิงช้าอ่าข่า ou plus simplement โล้ชิงช้าอ่าข่า (lo ching cha Akha) qui se traduit littéralement par se balancer (โล้, lo), balançoire (ชิงช้า, ching cha) et Akha (อ่าข่า, akha), nom de la tribu en question, donc se balancer sur une balançoire akha.

Deuxième jour. Connue sous le nom de dzoeuh mah, la journée commence par une réunion de tous les membres du village avec le dzoeuh mah qui désigne la personne à qui sera confiée la tâche de construire la fameuse balançoire. Aucun autre rite n’est organisé ce jour-là, à l’exception d’un contact avec les esprits de la terre pour demander la permission d’ériger la balançoire; une journée où aucun animal ne doit être tué. Une fois la balançoire terminée, le dzoeuh mah sera le premier à l’essayer et à donner son approbation. Ensuite de quoi, les villageois peuvent s’amuser avec l’imposante balançoire. La journée s’achève lorsque les familles ont fini de construire pour leurs enfants leur propre balançoire (err ler), beaucoup plus petite, en bambou.

Où les jeunes Akha font des rencontres © Facebook – กาแฟคั่วภูผาฮี้

Troisième jour ou wan lor da ar pew. C’est le grand jour du festival. Toutes les familles se réunissent pour préparer la nourriture de la fête. Les anciens du village mènent leur propre rite : ils bénissent les gens, ainsi que leurs invités, en augurant chance et bonheur pour l’année à venir. Une orgie de nourriture, de boisson, de chants et de danses est promise la journée durant, jusqu’à tard dans la nuit. L’air est alors rempli de rires et de clameurs alors que les participants essaient de se surpasser sur la balançoire, atteignant une hauteur vertigineuse (l’objet est parfois installé en bordure de falaises). Durant ce rituel aérien, les demoiselles chantent, crient et scandent des versets de poésie akha en espérant que les déités leur répondent… et accessoirement qu’un prétendant se manifeste.

Quatrième et dernier jour. Connu sous le nom de jar sar, c’est le dernier jour des festivités. À la tombée de la nuit – vers 18h – le dzoeuh mah, vêtu de sa robe de cérémonie, enlèvera la corde qui relie la grande balançoire qui ne sera dès lors plus utilisée. Les poteaux, eux, resteront en place. Après le repas du soir et l’enlèvement des objets sacrifiés, le festival touche à sa fin.

Vous l’aurez compris : en tant que touriste de passage, les jours à ne pas manquer sont les troisième et quatrième jours qui s’avèrent les plus festifs. Vous aurez alors la possibilité de voir exécutée une danse qui se caractérise par des pas saccadés que les femmes fécondes effectuent en couvrant leur corps et en agitant un éventail. Au début de chaque séquence, elles s’ébranlent en faisant face à l’est, puis elles opèrent un double mouvement de va-et-vient et de rotation dans le sens des aiguilles d’une montre. L’orientation initiale du mouvement est liée à la structuration de leur habitat : les portes principales des habitations font en effet face à l’est, où le soleil se lève, mais d’où proviennent aussi les principales pluies de mousson. Soleil et pluies dont la combinaison est, faut-il le rappeler, essentielle à la vie3. Un motif de leur habit – posè sèta ou « bouton-éventail » – évoque justement cette danse; il symbolise le chemin que parcourt les danseuses.

Voici encore quelques photos d’une précédente édition du festival. Un reportage vidéo vous donne à voir ce festival avec ses préparatifs mais le mieux est encore de le vivre sur place.


Lieux et dates des festivités

En vous rendant dans un village akha, vous verrez alors une porte qui en marque l’entrée. Elle a pour but d’indiquer la limite entre le monde des humains et celui des esprits. Censée protéger le village contre l’extérieur (brigands, animaux sauvages et maladies), vous éviterez soigneusement de la toucher.

C’est donc le chef spirituel du village qui fixe la date des célébrations, qui varient selon les communautés. Elle tombe normalement sur le 120e jour après que le village ait planté son riz. ATTENTION : les règles de cette cérémonie étant très strictes, un report des festivités n’est pas exclu (par exemple en cas de funérailles). Faites donc preuve de flexibilité en vous y rendant.

Fête populaire à Baan Pha Mee et Baan Pha Hee

Au fil des ans, les villages de Baan2 Pha Mee et Baan Pha Hee, distants de 8 km, tous deux à la lisière de la Birmanie, sont devenus les lieux qui accueillent le plus de touristes durant leur Festival de la Balançoire respectif (โล้ชิงช้าอาข่า ดอยผาหมี). Un site naguère visité par feu Sa Majesté le roi Bhumibol le Grand (Rama IX), qui a œuvré afin d’améliorer le sort des minorités ethniques), devenu encore plus populaire depuis l’incident des douze enfants et leur entraîneur – surnommés les Sangliers sauvages – survenu en 2018 dans la grotte Tham Luang, située non loin. C’est l’endroit que nous vous conseillons si vous deviez assister à votre premier festival, notamment pour les nombreux logements proposés, pris d’assaut durant la fête (Phufa Zaje, une auberge parmi d’autres à Baan Pha Mee).

Cette année 2020 et ce pour les deux villages, les festivités commencent le mercredi 26 août pour se terminer le samedi 29 août 2020. Le 3e jour représente comme toujours l’acmé des célébrations. Rendez-vous vous est donc donné ce jour-là, vendredi 28 août 2020, dès 9h30 (cf. l’affiche ci-dessus).

En vous promenant dans le village de Baan Pha Hee, vous tomberez sans doute sur le café Phuphahee (กาแฟภูผาฮี้), un lieu qui vous offre un panorama inégalable. La preuve sur leur page Facebook. À moins que la spectaculaire vue du café Life Museum (สวนคุณปู่), se situant entre les deux villages, ne vous aura retenu (sa page Facebook). Les festivités sont aussi l’occasion de goûter à une nourriture typique (vous verrez alors que les Akha apprêtent merveilleusement les herbes sauvages).

Vue offerte par le café Life Museum à Baan Pha Mee © Facebook

Le village de Baan Pha Hee (ลานโล้ชิงช้าบ้านผาฮี้, ici) est précédé de celui de Baan Pha Mee (หมู่บ้านผาหมี, ). Tous deux organisent leur propre festival, généralement aux mêmes dates. Ils se trouvent au sud du district de Mae Sai, dans la province de Chiang Rai, à la frontière avec la Birmanie voisine. C’est par la route de montagne no 1149 que ces villages voisins se rejoignent, un tracé sur les crêtes que les motards ne pourront qu’apprécier. En continuant la route en direction du sud, vous atteindrez alors le Projet Royal du Doi Tung d’où la chaussée est de bien meilleure qualité.

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Et les autres villages akha

On vous l’a déjà dit, tous les villages disposant d’un dzoeuh mah, chef spirituel équivalent d’un chaman, organise leur Festival de la Balançoire, plus ou moins aux mêmes dates. L’Office du tourisme de Chiang Rai dispose généralement d’une liste des festivités, sans qu’elle soit forcément rendu publique. Si vous êtes du genre aventureux, vous privilégierez alors des villages akha un peu plus reculés.

L’Office du tourisme de Chiang Rai (TAT – Tourism Authority of Thailand) vous renseigne
➥ par téléphone : +66 53 717 433
➥ sur sa page Facebook.

Et c’est cet office qui nous a transmis la liste des célébrations locales4 que voici, tous les villages étant situés dans la province de Chiang Rai. Autre source possible (mais bien moins complète) : le média anglophone Chiang Rai Times (CTN News).

District de Mae Sai (อำเภอแม่สาย) :

  • Ban2 Pha Mee (บ้านผาหมี), Tambol Wiang Phang Kham (ตำบลเวียงพางคำ) : du 25 au 29 août 2020; GPS (20.3996822, 99.8479430), ici. C’est là l’un des deux villages décrits ci-dessus;
  • Ban Pha Hee (บ้านผาฮี้), Tambol Pong Ngam (ตำบลโป่งงาม) : du 26 au 29 août 2020; GPS (20.3511632, 99.8267856), ici. C’est là aussi l’un des deux villages décrits ci-dessus.

District de Mae Fa Luang (อำเภอแม่ฟ้าหลวง) :

  • Ban Mae Toe (บ้านแม่เต๋อ), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.1752434, 99.6123337), ici;
  • Mae Chan Luang (แม่จันหลวง), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก) : du 26 au 28 août 2020; GPS (20.1777201, 99.5944420), ici;
  • Pa Kha Suk Jai (ป่าคาสุขใจ), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.1331036, 99.6347255), ici;
  • Ban A Bae (บ้านอาแบ), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก) : du 6 au 9 septembre 2020; GPS (20.1251842, 99.6855992), ici;
  • Ban Thu Mo A-Ne (บ้านทูหมออาเน), Tambol Thoed Thai (ตำบลเทอดไทย) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.2407228, 99.7125280), ici;
  • Phaya Phrai Lao Ma (พญาไพรเล่ามา), Tambol Thoed Thai (ตำบลเทอดไทย) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.3190899, 99.6043639), ici;
  • Phaya Phrai Li Thu (พญาไพรลีถู่), Tambol Thoed Thai (ตำบลเทอดไทย) : du 25 au 28 août 2920; GPS (20.3222079, 99.5980603), ici;
  • Ban Mae Mo Lao Wang (บ้านแม่หม้อเล่าวาง), Tambol Thoed Thai (ตำบลเทอดไทย) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.3283761, 99.6340505), ici;
  • Ban Saen Chai (บ้านแสนใจใหม่), Tambol Mae Salong Nai (ตำบลแม่สลองใน) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.2049808, 99.7537669), ici;
  • Ban Saen Chai Phattana (บ้านแสนใจพัฒนา), Tambol Mae Salong Nai (ตำบลแม่สลองใน) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.2230919, 99.7704982), ici;
  • Ban Sam Yaek Akha (บ้านสามแยกอ่าข่า) : la date n’a pas été fixée ou communiquée. Ce village, dans le district de Mae Fa Luang, réunit plusieurs communautés akha de Mae Salong et est fort apprécié par ceux qui s’y rendent, précisément ici (จุดชมวิวแม่สลองใน), sur l’esplanade Phra Siam Thewathirat, GPS (20.1650671, 99.7088285). Il se trouve sur la route 1130, à l’ouest des fameuses plantations de thé Choui Fong.

Fête aussi à Ban Lo Yo (voir ci-dessous, en fin d’article). Par ailleurs, le village de Pa Kluay (ป่ากล้วย, ici), là-même où se situe le projet royal Doi Tung, organise lui aussi son festival de la balançoire mais cette année, la date nous est inconnue. Même inconnue pour ce qui est du village de Huay Yuak Pa So dans ce même district de Mae Fa Luang.

Le district de Mae Fa Luang recèle encore un village connu dans le monde entier pour avoir hébergé un temps l’homme le plus recherché du monde… Il s’agit de Ban Hin Taek. On vous en parle ci-dessous.

District Mae Chan (อำเภอแม่จัน) :

  • Ban Cho Pa Kha (บ้านจอป่าคา), Tambol Mae Chan (ตำบลแม่จัน) : du 6 au 9 septembre 2020; GPS (20.1318812, 99.9087034), ici;
  • Ban Huai Rai (บ้านห้วยไร่), Tambol Mae Rai (ตำบลแม่ไร่) : du 14 au 16 août 2020; GPS (20.2742195, 99.8257950), ici;
  • Ban Saen Suk (บ้านแสนสุข), Tambol Mae Chan (ตำบลแม่จัน) : du 6 au 9 septembre 2020; GPS (20.1880089, 99.7668812), ici;
  • Rai San Sao Doi (ไร่สีสันซาวดอย, Maesalong Farm), Tambol Pa Sang (ตำบลป่าซาง) : le 12 septembre 2020 (date du spectacle); GPS (20.1748032, 99.7650697), ici.

District de Mae Suai (อำเภอแม่สรวย) : à Ban Mae Chan Tai (บ้านแม่จันใต้), Tambol Tha Ko (ตำบลท่าก๊อ) : du 25 au 28 août 2020; GPS (19.4811567, 99.3227383), ici.

District de Mueang Chiang Rai (อำเภอเมืองเชียงราย, autour de la ville même de Chiang Rai) :

  • Ban Rom Yen (บ้านร่มเย็น), Huai Mae Liam (ห้วยแม่เลี่ยม) : du 25 au 28 août 2020; GPS (19.9157630, 99.6142052), ici;
  • Ban Pang Khon (บ้านปางขอน), Kam Jo (กำจ่อ) : du 25 au 28 août 2020; GPS (19.8997251, 99.6187465), ici;
  • Ban Sri Wichian (บ้านศรีวิเชียร), Tambol Tha Sut (ตำบลท่าสุด) : du 14 au 16 août 2020 (compétitions sportives); GPS (20.0651674, 99.8921203), ici;
  • Festival Akha Dae Khong (งานอ่าข่าแดข่อง, Athu Akhahome) : le 23 août 2020; GPS (19.9421457, 99.8271552), ici.

Pas de date communiquée pour le village Ban Pha Soet Phatthana dans ce district de Mueng Chiang Rai (ici).

Il y a encore d’autres villages organisant le Festival de la Balançoire, notamment au-delà de Mae Salong, dans le district de Chiang Saen (par exemple à Doi Sa Ngo, paisible village du Triangle d’Or), ou encore quelques-uns dans les provinces voisines, Chiang Mai et Phayao.

Comment s’y rendre

Si vous regardez sur une carte les lieux où se situent ces divers villages akha, vous n’aurez nulle peine à imaginer le souci qui sera le vôtre pour y accéder par des moyens de transports publics. Lorsqu’il y en a ! C’est pourquoi l’idéal bien sûr est de s’y rendre à l’aide de votre propre véhicule. Suivant la destination choisie, un 4×4 est parfois recommandé; les motards prendront leur pied en parcourant les routes montagneuses de la province de Chiang Rai.

Autre solution : vous faire accompagner. Jean-Baptiste, ethnologue et patron d’Indochina Trails, est sans doute l’un des plus fins connaisseurs de la région. Vivant en Thaïlande depuis belle lurette, il en maîtrise la langue, tant orale qu’écrite, entre autres langues d’Asie du Sud-Est. C’est l’homme qui vous fera connaître les villages les plus reculés des montagnes du nord thaïlandais, que ce soit en moto ou en 4×4. Ses circuits sont pour le moins originaux. À défaut, Mlle Toto, gérante de notre partenaire, le Swiss-Lanna Tour, aura plaisir à vous accompagner; guide thaïlandaise licenciée pour le nord thaïlandais, vous n’oublierez pas de sitôt son sourire 😄

Et si vous avez l’occasion de venir dans la région du Triangle d’Or, n’hésitez pas à profiter des autres attractions touristiques de la région. On vous donne d’ailleurs tous les détails pour rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai.

NOS ARTICLES SUR CHIANG RAI, LA PETITE SŒUR DE CHIANG MAI :

▶︎ Comment rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai
▶︎ La splendeur du Temple Blanc (magnifiée par un festival nocturne)
▶︎ Le parc Singha et sa Balloon Fiesta, le Festival des Montgolfières
▶︎ Festivités du Songkran au nord de la Thaïlande (où l’on aime l’eau)
▶︎ Triangle d’Or. Dormir à la belle étoile sous une bulle, au pied des éléphants
▶︎ Le Festival Akha de la Balançoire, ancien rite de fertilité fêté à Chiang Rai


Ban Hin Taek, village akha d’un baron de la drogue

Bien que ses habitants continuent d’appeler leur village Ban Hin Taek (บ้านหินแตก), termes signifiant « Le village de la roche cassée », The Village of Broken Stone en anglais, la rivière Mae Kham ayant fragmenté une roche à cet endroit), les autorités l’ont officiellement renommé Ban Thoet Thai (ou Ban Therd Thai, บ้านเทอดไทย) qu’on traduira par le « Village qui honore la Thaïlande ». L’on dit que c’est la première implantation des Akha en terres siamoises. Les anthropologues estiment en effet qu’il s’agit du premier village Akha de Thaïlande, fondé en 1903 lorsque les Akha sont entrés au Siam en provenance des États Shan les plus à l’est de la Birmanie voisine.

Au cœur du fameux Triangle d’Or, le village doit sa notoriété à feu Khun Sa, baron de la drogue, de son vrai nom Chang Si-Fu. Pour les habitants de Ban Hin Taek, ce fut un bienfaiteur, construisant des centres de santé, des écoles (ce fut le principal soutien de l’école chinoise de Da Tong), de même que le réseau d’eau. Duangdee Khemmawongse, le chef du village de Ban Hin Taek, se souvient : « Khun Sa est venu vivre à Ban Hin Taek à la fin de 1964, alors qu’il avait environ 30 ans, et il est parti un an plus tard. En 1976, il est revenu avec sa femme et ses enfants. » Khun Sa se désignait comme le libérateur du peuple shan, plaidant pour un État Shan séparé au sein de la Birmanie. Le commerce de l’opium lui a permis d’entretenir une armée qui a compté jusqu’à 20 000 hommes. L’empire de la drogue de Khun Sa a continué à se développer jusqu’au début des années 1980, lorsque l’administration américaine de lutte contre la drogue (DEA) a estimé que « 70% de l’héroïne consommée aux Etats-Unis provenait de son organisation ». La DEA a donc décidé d’agir. Les changements politiques au sein du gouvernement thaïlandais ont précipité la chute de Khun Sa qui a négocié son retrait à Rangoon, où il est mort le 26 octobre 2007.

Arte dresse un portrait du narcotrafiquant Khun Sa, « roi de l’opium » et leader du peuple Shan. Vous pouvez également visionner le clin d’œil de Thomas Chauvineau jusqu’au 12 avril 2021 : Khun Sa, seigneur de l’opium. Wikipédia, comme toujours, vous permet d’en savoir plus (la version anglaise est plus fournie).

De nos jours, Ban Hin Taek est un bourg comptant plus de 3 000 âmes, composé principalement de Akha, la minorité prédominante fondatrice du village, mais aussi des résidents d’autres origines ethniques, dont les Shan, les Yunnanais, les Lisu, les Hmong ou encore les Lahu. Vous y entendrez parler le yunnanais à un coin de rue et l’akha au suivant; l’on peut même entendre parler le thaï avec un accent chinois. Indépendamment du commerce de la drogue – illégal, rappelons-le – le village doit sa prospérité au commerce agricole (tomates, maïs, oignons, ail, pommes de terre…) et au commerce transfrontalier, légal s’entend.

Les maisons de Ban Hin Taek ne sont pas construites dans un style akha mais montrent plutôt des signes d’influence yunnanaise : elles sont construites en torchis et en boue sur un sol solide au lieu des maisons sur pilotis que l’on trouve couramment dans la région. Vous y verrez aussi des lieux de culte très divers : deux temples bouddhistes thaïlandais bien sûr (les wat) mais aussi une mosquée, un grand temple chinois, de même que diverses églises chrétiennes (les évangéliques sont actifs ici au nord, qu’ils soient américains ou asiatiques). Ban Hin Taek offre une diversité culturelle réjouissante. En vous rendant au marché – allez-y tôt, réchauffé par les rayons du soleil – vous pourrez alors vous rendre compte de la multiethnicité du lieu.

Vous ne croiserez pas beaucoup de touriste à Ban Hin Taek. D’ailleurs, son surnom est Ban Lap Lay (le village caché) ! Sur place, la maison de Khun Sa a été transformée en musée. Par ailleurs, vous pourrez visiter les champs d’un producteur de thé. Depuis Ban Hin Taek, il est possible de voir le sommet du Doi Tung, une montagne culminant à 1322 mètres. En parcourant l’étroite route vers l’ouest, vous atteindrez alors en une heure de voiture le Doi Hua Mae Kham, extrémité frontalière qui vous permet d’admirer de magnifiques panoramas que constituent les montagnes birmanes.

Wikipédia vous en apprendra plus sur l’histoire mouvementée du village ces dernières décennies (c’est en anglais). Quant au magazine anglophone de Chiang Mai Citylife, il vous donne des informations pratiques pour y séjourner.


Les Akha, une ethnie minoritaire

Tribu Akha © Facebook – TAT Photograph Section

Les Akha (en thaï : อ่าข่า) sont l’une des minorités ethniques montagnardes les plus petites, les plus pauvres et les moins développées d’Asie du Sud-Est bien que parmi les plus connues des touristes. Les femmes Akha sont célèbres pour leurs beaux costumes traditionnels, très élaborés et on ne peut plus distinctifs. Notez qu’en Chine les Akha sont appelés Hani.

Les Akha ne vivent pas seulement dans le nord de la Thaïlande mais aussi dans le nord du Laos, l’ouest de la Birmanie, le nord du Vietnam et le sud de la Chine (selon un recensement de 1990, ils étaient 1 254 000 dans ce pays). Les chiffres dans les autres pays sont sommaires. D’après certaines estimations, il y en aurait 180 000 au Myanmar, 59 000 au Laos, 10 000 au Vietnam et 40 000 en Thaïlande (une source plus récente les estime à près de 100 000 de nos jours). On les trouve surtout dans les zones montagneuses entre le fleuve Rouge et le Mékong. Beaucoup vivent dans la région du Triangle d’Or (Thaïlande, Myanmar et Laos).

L’ethnie akha est composée de plusieurs sous-groupes ethniques et d’autres groupes associés à des clans et des lignées. Les différents sous-groupes ethniques au sein du groupe akha principal ne se mélangent pas entre les villages et les langues diffèrent considérablement entre eux.

Les Akha sont traditionnellement des agriculteurs semi-nomades pratiquant la culture sur brûlis. Dans certains endroits, ils sont impliqués dans le commerce de l’opium mais n’y sont généralement pas associés autant que d’autres groupes. Les Akha sont détestés par les autres tribus des collines thaïlandaises et birmanes qui les considèrent comme sales, ignorants et violents. Le taux de dépendance à l’opium est très élevé chez les Akha (particulièrement au Laos).

L’histoire des Akha est faite d’une longue migration nord-sud commencée au Tibet aux XVIe et XVIIe siècles (les plus anciens disent qu’elle remonte à plus de 55 générations). On dit qu’ils ont échappé aux rébellions politiques et aux malandrins chinois qui volaient le bétail et pillaient les villages. La plupart des Akha de Thaïlande sont arrivés après la Seconde Guerre mondiale en provenance des États du nord de la Birmanie, politiquement instables.

Petit lexique akha
Bonjour : u du tha ma (en prononçant, en français ou dou tha ma)
Merci : gue long gue ma (gu long gu ma)
Au revoir : u le ma de (ou lé ma deu)

La langue et l’écriture akha. Les Akha parlent une langue tibéto-birmane similaire aux langues parlées par les Lisu et les Lahu. Il s’agit d’une langue tonale sino-tibétaine; il existe plusieurs dialectes. Certains sont si différents qu’ils ne peuvent pas être compris par les autres Akha. De nombreux mots ont été empruntés au thaï, au chinois et à d’autres langues locales. Les Akha n’ont traditionnellement pas de langue écrite mais leur transmission orale est très performante. Après 1949, le gouvernement communiste chinois leur en a donné une; de leur côté, les Thaïlandais et les missionnaires chrétiens ont développé des scripts basés sur le thaï et sur l’alphabet latin.

Les Akha sont à l’aise dans la nature © Facebook – Akha Handmade

Chaque enfant reçoit un nom généalogique dans lequel la première syllabe provient du nom du père et la deuxième syllabe est ajoutée. Tout Akha accorde une grande importance à la « voie Akha » (Akha Way), un système de croyances compliqué qui implique, entre autres, la mémorisation et la récitation de mythes oraux et de noms d’ancêtres masculins. Ainsi, le code Akhazan régit leur vie quotidienne et est transmis oralement d’une génération à l’autre pour assurer la pérennité de leurs traditions. Dès lors, les comportements, attitudes et activités quotidiennes sont conditionnés par leurs croyances akha et des codes complexes.

Le peuple akha fait preuve d’un grand respect pour les êtres humains et les ressources naturelles, tous sous la garde d’un esprit protecteur. La naissance de jumeaux ou d’enfants malformés ou la mort d’une personne en dehors des limites du village sont considérées comme honteuses car on pense qu’elles sont voulues par des esprits mauvais.

Traditionnellement, la religion akha peut être décrite comme un polythéisme : de l’animisme combiné avec le culte des ancêtres. Mais depuis quelques décennies, les missionnaires tant protestants que catholiques ont été très actifs dans les villages akha. De sorte qu’un grand nombre d’Akha se sont convertis au christianisme. Dans de nombreux cas, des villages entiers sont devenus chrétiens, abandonnant de nombreuses croyances religieuses traditionnelles.

En Thaïlande, tout comme les Lahu, les Akha se sont installés dans des endroits accessibles aux touristes. Il faut savoir que de nombreux prostitués en Thaïlande sont issus de minorités ethniques. Dans certains cas, ils sont vendus par leurs parents pour des sommes ridicules.

Une semaine Akha dure 12 jours; pour chaque activité du village, il y a des jours favorables et des jours défavorables. Il y a également une sélection en fonction du jour de la semaine, du mois et de la période de l’année.

Visite royale de Sa Majesté le roi Bhumibol le Grand, Rama IX, à Doi Pha Mee le 11 janvier 1970

Les règles complexes des Akha ont survécu à leur longue histoire migratoire et leurs croyances dominent toujours leur mode de vie. Les traditions des Akha représentent la caractéristique principale de ce groupe ethnique particulier – elles méritent d’être profondément respectées, surtout à la lumière des changements et du développement que les Akha connaissent et dont ils dépendent de plus en plus, le tourisme en faisant partie.

Les informations ci-dessus relatives au peuple akha proviennent du site de référence Facts and Details (que nous remercions au passage). En le consultant, vous en apprendrez bien plus sur l’organisation de la société akha, notamment leurs esprits et dieux, leur mythe de la création, leurs croyances populaires, leurs funérailles et leurs mariages, leurs costumes ou encore d’autres festivals que celui de la balançoire. Tout cela en anglais cependant.

Si vous avez l’occasion de côtoyer des Akha ou de visiter un de leurs villages, vous pourrez alors acquérir des produits akha aux motifs caractéristiques dont la mode sait s’emparer.

L’Office du tourisme thaïlandais, à travers son site Thailand Village Academy, vous présente, en anglais, ce à quoi peut ressembler un séjour – très actif – dans une communauté akha, en l’occurrence celle du village de Lo Yo, à 2000 mètres d’altitude, sur les hauteurs du Doi Mae Salong (un village qui fête lui aussi sont Festival de la Balançoire).

Amae Amowr, guide Akha

Puisque nous nous trouvons avec les Akha dans la région de Chiang Rai, difficile de ne pas vous conseiller les treks proposés par Amae Amowr (oui, Amour). C’est un guide que nous recommandons fortement. Il est lui-même Akha et vous initiera aux secrets de la jungle, vous accueillant dans son village. Notre partenaire, le Swiss-Lanna Tour, vous présentera bientôt en langue française ses prestations. En attendant, jetez un œil à sa page Facebook, à ses services de guide et au musée Akha qu’il a créé.

Nos articles en lien avec les minorités ethniques présentes en Thaïlande :
Le musée tribal de Chiang Mai et son Festival de la Vie Tribale, un article qui vous présente brièvement toutes ces minorités ethniques;
9 août – Journée internationale des Populations Autochtones du monde;
Le Festival Akha de la Balançoire, ancien rite de fertilité
29 juillet, Journée nationale du Thaï, la langue officielle de la Thaïlande
Commémoration de l’anniversaire de feu le roi Bhumibol Adulyadej, grand défenseur des minorités ethniques de son royaume.

Si donc vous avez l’occasion de visiter le nord de la Thaïlande à cette période – fin août à mi-septembre – ne manquez pas de vous renseigner quant à ces Festivals de la Balançoire organisés là où vivent des Akha, particulièrement dans la province de Chiang Rai (et dans une moindre mesure celle de Chiang Mai). Une période de réjouissances et de célébrations qui vous laisseront un magnifique souvenir.


1 La fête athénienne de l’Aiora et le Symbolisme de la balançoire, un article de Jean Hani paru dans la Revue des Études Grecques (1978)
2 Le terme thaï บ้าน (ban), qui a plusieurs acceptions (maison, foyer, lieu, village), devrait s’écrire ban selon le RTGS – Système général royal de transcription du thaï. Pour une question pratique, nous avons cependant retenu la translittération la plus usitée, à savoir baan, qu’on retrouve souvent utilisée sur Google Maps.
3 Article de Bernard Formoso, Costumes, espaces protégés et « signature ethnique ». Le cas des Hani-Akha du Yunnan (R.P. de Chine) , paru dans Arts Asiatiques (2004)
4 Nous remercions ici Mlle Toto, gérante du Swiss-Lanna Tour, pour l’obtention de cette liste et Jean-Baptiste, d’Indochina Trails, qui a procédé à sa traduction et nous a donné quelques informations reproduites ici, notamment la photo de S.M. le roi Bhumibol et le petit lexique akha. Tous deux pourront vous accompagner au Festival de la Balançoire et plus généralement dans le nord thaïlandais (voir ci-dessus).

Sources éditoriales autres que celles mentionnées :
The Akha Swing Festival Thailand, par Josh, d’Asia Backpackers BLOG for Inspire
Akha celebrate life and fertility with annual Swing Festival, un article du Chiang Rai Times (CTN News)

Source de l’image à la une © Facebook – Amazing Thailand
Article composé le 28.08.2020 et mis à jour le 21.08.2024

Triangle d’Or. Dormir à la belle étoile sous une bulle, entouré d’éléphants

C’est l’offre idyllique que vous propose l’hôtel Anantara Golden Triangle, sous la voûte céleste de Chiang Rai. Un séjour mémorable mais qui a un prix. Sera-ce l’une de vos destinations de rêve à intégrer à votre prochain voyage au royaume de Thaïlande ? On vous parle aujourd’hui de ce projet unique mais aussi d’autres attractions dans le sulfureux Triangle d’Or et à Chiang Rai, chef-lieu de cette province septentrionale du royaume de Thaïlande. En vous dévoilant d’autres sites où vous pourrez dormir dans une bulle transparente !

Les hébergements de style maison-bulle ont un succès grandissant de par le monde. Ils permettent d’être au plus proche de la nature. En Thaïlande cependant, peut d’endroits offrent un tel hébergement. Peut-être la chaleur freine-t-elle leur développement. Car ici, le soleil tapant fort, difficile de vous proposer une maison-bulle sans climatisation en journée. Et les Thaïlandais eux-mêmes – qui fuient le soleil – privilégient des espaces où l’on ne peut les voir…

Cet hébergement atypique attirera les touristes en quête d’une nuit insolite ou d’un week-end glamour. La bulle transparente vous offre tout le confort d’une chambre d’hôtel. Un nid douillet d’où vous pourrez admirer tant le coucher que le lever du soleil, vous endormir sous la voie lactée et vous réveiller avec Dame Nature. À la fois design, confortables et écologiques, ces bulles aux formes arrondies offrent un moment magique avec pour compagnie le ciel étoilé. Et dans ce cas précis, la vue sur de majestueux pachydermes, en plus de celle sur trois pays distincts ! Une expérience champêtre et poétique unique.

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Jungle Bubbles

Précisons-le d’emblée, cet hébergement original ne peut être réservé de manière indépendante mais constitue une activité optionnelle proposée aux clients du resort. Et c’est là une première mondiale : l’Anantara Golden Triangle offre à ses clients une occasion unique de passer la nuit avec de majestueux éléphants asiatiques, dans leur habitat naturel, grâce à ces bulles transparentes.

Au cœur de la jungle, deux bulles luxueuses sont perchées sur des terrasses surélevées en bois, offrant une vue directe sur les éléphants, ainsi qu’une observation nocturne des étoiles. Conçues sur mesure par l’entreprise espagnole Eye in the sky, elles sont fabriquées avec un tissu en polyester de haute technologie. Les heureux hôtes vivront forcément une expérience immersive proche de la nature. Un espace de 22 m² entièrement climatisé : une chambre avec un grand lit et un coin salon sous un toit transparent, avec une petite salle de bain incluant une douche (précisons que cette dernière est fermée et non transparente). Une touche intime avec des peignoirs et des pantoufles, des draps de lit d’un blanc éclatant, des oreillers (tant ordinaires qu’en plumes), ainsi que des équipements sanitaires tels que sèche-cheveux, meuble-lavabo et un miroir de maquillage rappellent que nous sommes dans un confortable resort de luxe.

De quoi observer les pachydermes au plus près, le parc où paissent trois éléphants étant attenant. Qui sait s’ils viendront vous titiller de leur trompe… Et durant la nuit, la carte du ciel vous étant offerte, l’observation du firmament vous occupera 😏

Les clients de l’Anantara Golden Triangle Elephant Camp & Resort peuvent profiter de cette expérience unique, appelée Jungle Bubble, en tant qu’activité optionnelle de leur séjour à l’hôtel. Ils passeront ainsi la nuit, du crépuscule à l’aube, en rentrant à l’hôtel en matinée. Cet hébergement a un prix non négligeable mais les clients de la chaîne hôtelière Anantara ne sont pas forcément regardant à la dépense… Ainsi et si vous en avez les moyens, dormir une nuit dans une Jungle Bubble de l’hôtel Anantara sera gage d’un séjour original et bucolique. Il va sans dire que toute lune de miel intégrant cette option augure d’un bel amour… Un véritable rêve éveillé ne laissant aucun hôte indifférent; CNN a d’ailleurs consacré un reportage au Jungle Bubble (on ne saura jamais ce qu’en pensent les éléphants…).

Signalons encore que cette réalisation fait partie des finalistes des HD Awards, une récompense du magazine américain Hospitality Design qui sera décernée le 20 octobre prochain. Ce prix permet d’honorer, de célébrer et de reconnaître l’extraordinaire travail des personnes œuvrant dans le domaine de l’hospitalité. 730 projets concourent cette année dans diverses catégories !

L’Anantara Golden Triangle Elephant Camp & Resort

Au sommet d’une montagne, l’Anantara Golden Triangle Elephant Camp & Resort plonge ses hôtes dans une expérience unique au milieu d’une nature sauvage où la rivière Ruak se jette dans le Mékong, fleuve majestueux. Cet endroit isolé est idéalement situé au confluent de la Thaïlande, du Laos et du Myanmar (la Birmanie), de quoi profiter de la vue imprenable sur les trois pays. S’étendant sur 65 hectares de jungle, le complexe hôtelier est assez grand pour y faire paître 22 éléphants dans un cadre naturel le plus étonnant qui soit.

Un resort de luxe, avec 61 chambres et suites parfaitement intégrées dans un environnement naturel. Une adresse romantique fort appréciée des couples. Le petit-déjeuner buffet international est servi au Sala Mae Nam et des plats italiens peuvent être dégustés au Baan Dahlia. Il vous sera possible de prendre vos repas dans l’intimité de votre chambre. Précisons qu’il y a une magnifique piscine avec vue sur le Mékong. L’Anantara Golden Triangle Elephant Camp & Resort est situé à 1 heure de route de l’aéroport international de Chiang Rai.

Les chambres spacieuses de l’établissement présentent une décoration thaïlandaise moderne. Trois types d’hébergement vous sont proposés :

  • Deluxe Three Country View Room, dès THB 23’944.-/nuit (une chambre de 32 m² avec un balcon et sa jolie vue, pouvant héberger 3 adultes ou 2 adultes avec 1 enfant);
  • Three Country View Suite, dès THB 34’654.-/nuit (64 m² comprenant un vaste espace de vie et un grand balcon et sa jolie vue, pour 3 adultes avec 1 enfant);
  • Three Country View Family Suite, dès THB 45’747.-/nuit (une suite de 96 m² pour 6 adultes).

Vous trouverez cependant des offres meilleur marché sur Booking.com (avec les meilleurs prix du moment), un site qui lui attribue la note de 8,5 correspond à la mention « Très bien ». Ainsi, une réservation au 1er juillet 2020 vous permettait d’obtenir

  • la chambre double à seulement THB 15’890.-/nuit1 (env. € 450.-);
  • la suite pour 2 personnes à seulement THB 16’243/nuit1 (env. € 460.-);
  • la suite familiale pour 4 personnes à seulement THB 25’306.-/nuit1 (env. € 715.-).

Cliquez ici pour profiter de ces offres Booking.com. Avec la crise due à la pandémie du Covid-19, mieux vaut contrôler régulièrement les offres et ne pas se baser sur les prix officiels car l’établissement n’a rouvert que le 1er juillet 2020, après plusieurs mois de fermeture, comme bon nombre d’hôtels en Thaïlande.

À ce prix-là et avant de vous décider, l’on peut comprendre que vous désiriez connaître l’avis d’hôtes y ayant séjourné et par là bénéficié des services de l’Anantara Golden Triangle. Vous ne risquez cependant pas d’être déçu puisque cet établissement de luxe obtient la note maximale de 5, se basant sur plus de 1 200 avis ! Lisez donc les commentaires qu’a recueillis TripAdvisor au sujet de cet hôtel apprécié, un établissement qui bénéficie de l’Attestation d’Excellence TripAdvisor. C’est le meilleur hôtel du coin, surpassé seulement par le Four Seasons Tented Camp Golden Triangle, no 1 à Chiang Saen (il faudra cependant y mettre THB 80’000.- et plus pour y dormir une seule nuit !). L’excellent Viang Yonok Hotel, bien plus abordable (dès THB 1’600.- seulement), complète le trio.

Avis TripAdvisor sur l’Anantara Golden Triangle Elephant Camp & Resort

L’Anantara Golden Triangle est mondialement connu pour son camp d’éléphants. En collaboration avec la Fondation du Triangle d’Or pour les Éléphants d’Asie, les hôtes du resort sont aux premières loges pour admirer ces magnifiques mammifères. Ici, les éléphants ne sont pas forcés à s’adonner à des activités qui ne leur plaisent pas, choyés qu’ils sont par leurs cornacs.

L’Anantara Resort du Triangle d’Or vous servira le café Black Ivory. Produit localement par l’entreprise Black Ivory Coffee, il s’agit de graines de café Arabica consommées par les éléphants et collectées dans leurs excréments. Les enzymes digestives des éléphants, qui décomposent les protéines du café, influencent le goût de ce breuvage.

ASPECT PRATIQUE – Comment réserver votre Jungle Bubble ?

On vous l’a déjà indiqué plus haut, impossible de réserver une Jungle Bubble de manière indépendante. Vous devrez forcément réserver une chambre d’hôtel deux nuits minimum et ajouter l’option Jungle Bubble en prenant contact au préalable avec l’hôtel (Email).

Le prix officiel est de THB 17’700.-1 (approximativement € 500.-) mais une offre à « seulement » THB 12’000.-1 est proposée jusqu’au 31 juillet 2020 (environ € 340.-). Nul doute qu’avec la crise liée à la pandémie du Covid-19 vous devriez pouvoir négocier un prix pour cette activité optionnelle… C’est là le tarif par nuit pour deux personnes. Un prix comprenant un délicieux panier repas, un mini-bar bien garni, un service de restauration en chambre 24 heures sur 24 et un service de préparation de thé et de café.

Jungle Bubble n’est pas la seule activité proposée par l’Anantara du Triangle d’Or, loin s’en faut. Pour un forfait de THB 5’000.- par personne, vous aurez droit à trois activités à choisir parmi celles-ci :

  • une balade en compagnie des éléphants où vous en apprendrez plus sur eux;
  • une cure thermale, une séance de yoga privé ou un cours Pilates;
  • un circuit en side-car Royal Enfield Classic 500;
  • une visite d’une plantation de riz;
  • une promenade en bateau sur le Mékong;
  • un cours de boxe thaïlandaise, la fameuse muay thai:
  • un cours de cuisine thaïlandaise;

De quoi enrichir votre séjour. Il est précisé que les enfants peuvent participer à des activités sous la supervision d’un personnel qualifié tandis que les parents profitent d’autres excursions.

LIAISONS AÉRIENNES. Notez encore qu’il existe une liaison aérienne directe entre Bangkok et l’aéroport de Chiang Rai (CEI), au nord de la ville; plusieurs compagnies assurent cet itinéraire quotidiennement (comptez 1h30 de vol). Thai Smile et Thai Vietjet depuis l’aéroport Suvarnabhumi (BKK) et Thai Air Asia, Nok Air et Thai Lion Air depuis l’aéroport Don Muang (DMK). C’est dire que vous avez le choix. La compagnie low cost Thai Vietjet assure même une liaison directe depuis Phuket (HKT); Nok Air en fait de même depuis la ville d’Udon Thani (UTH). Sans parler d’autres liaisons directes assurées depuis quelques villes chinoises.

Depuis Chiang Mai, Chiang Rai se rejoint aisément en bus.

✈️ Grâce à 12GoAsia, visualisez toutes les liaisons aériennes pour rejoindre Chiang Rai depuis Bangkok en cliquant ici !


Quid des éléphants sur place ?

La Fondation du Triangle d’Or pour les Éléphants d’Asie (GTAEF) est une organisation thaïlandaise à but non lucratif, créée en 2005, en étroite collaboration avec le groupe Minor, propriétaire de l’Anantara et son principal soutien financier. La GTAEF croit fermement que, dans un monde idéal, les éléphants devraient n’être que sauvages. Ce n’est malheureusement pas le cas. Aussi, la fondation vient en aide aux éléphants captifs en améliorant leur vie et leur bien-être quotidiens, tout en participant à des programmes de conservation et de protection des éléphants sauvages pour assurer la survie des troupeaux sauvages.

Voici résumés les objectifs de la fondation GTAEF :

  • Aider les éléphants qui ne peuvent pas s’entretenir eux-mêmes et ceux qui se trouvent, par suite d’abus ou de circonstances, incapables de fournir et de maintenir un revenu pour eux-mêmes, leurs cornacs et leur familles.
  • Grâce à son camp, la fondation veut montrer qu’il est possible pour les éléphants et les cornacs de gagner leur vie tout en maintenant des normes de soins de niveau élevé et en évitant de recourir à des travaux dangereux ou dégradants comme la mendicité dans les rues, l’exploitation forestière illégale ou les spectacles d’éléphants inappropriés.
  • Fournir un environnement contrôlable et sûr pour que les chercheurs et les vétérinaires puissent mener des recherches éthiques et non invasives sur les éléphants d’Asie, leur comportement et leur intelligence, dans le but d’apprendre à mieux les soigner en captivité et à les protéger dans la nature.
  • Travailler avec des mouvements écologistes pour protéger les pachydermes qui vivent encore à l’état sauvage en Thaïlande et développer des projets qui leur permettent de vivre confortablement dans les forêts. La fondation travaille également avec les communautés humaines entourant le territoire des éléphants afin de minimiser les conflits entre l’homme et l’animal.

Cette fondation se refuse à acheter des éléphants car ceci impacte négativement leur conservation et leur bien-être (alimentant leur capture dans la nature). Vous en apprendrez bien plus en consultant leurs explications (en anglais). Quoi qu’il en soit, s’en donnant les moyens, c’est là une fondation (parmi quelques autres) qui contribue au bien-être animal protégeant des éléphants qui en ont bien besoin.

The Golden Triangle Asian Elephant Foundation (GTAEF) – #HelpUsHelpElephants
En savoir plus sur les activités de cette Fondation du Triangle d’Or pour les Éléphants d’Asie sur leur site web, leur page Facebook, leur compte Twitter ou encore sur Instagram.


Autres attractions alentour

Les montagnes de la province de Chiang Rai accueillent beaucoup de minorités ethniques. C’est notamment là que résident le plus de Akha (en thaï : อ่าข่า), minorité d’origine tibéto-birmane. Si vous avez l’occasion de visiter la région à fin août/début septembre, ne manquez alors pas le Festival Akha de la Balançoire, un rite de fertilité qui permet aux jeunes filles de se mettre en avant. Ce sera une belle occasion d’aller à leur rencontre.

Musée Hall of Opium

Vous le verrez forcément puisqu’il se trouve pratiquement en face de votre hôtel, le Hall of Opium est le plus beau musée qu’il nous ait été donné de visiter en Thaïlande. Créé par la fondation royale Mae Fah Luang, très active à Chiang Rai, sous l’impulsion de S.A.R. la princesse mère – c’était donc la mère de S.M. feu Bhumibol le Grand – il a pour vocation de réduire la demande de drogues à travers l’éducation.

Le Triangle d’Or – la zone frontalière entre la Thaïlande, le Laos et le Myanmar – est la région qui naguère était tristement célèbre pour ses champs de pavot, ses trafiquants de drogue et ses seigneurs de guerre de l’opium. Entre les années 1960 et le début des années 1990, le Triangle d’Or a fourni la majeure partie de l’héroïne mondiale.

Bien que destiné aux personnes de tous âges et de toutes nationalités, le Hall de l’Opium est donc un musée interactif qui accueille également son public-cible, des adolescents et des jeunes adultes, eux qui sont les plus susceptibles d’être attirés par les drogues illégales, afin de leur montrer comment la dépendance à l’opium est devenue un problème mondial et comment l’abus de drogues affecte les individus, leurs familles, leurs quartiers et même leur pays. Le musée a été conçu pour y passer un moment amusant, captivant et divertissant, tout en fournissant des informations ludo-éducatives. Couvrant une surface de 5 600 m², le musée est le fruit de près de 10 ans de recherche. Ses visiteurs y découvrent l’histoire de l’opium, vieille de 5 000 ans : comment cette drogue a servi à traiter des maladies, comment son utilisation s’est répandue dans le monde, comment l’expansion impérialiste a utilisé l’opium pour la colonisation et le contrôle économique de la Chine, et comment elle a fini par dominer dans le Triangle d’or ainsi que dans d’autres parties du monde, comme l’Afghanistan. Les visiteurs sont également informés des problèmes actuels de dépendance que crée l’opium et d’autres drogues illégales, des efforts déployés pour contrôler les drogues et des conséquences de l’abus de drogues et de la dépendance qu’elles causent. D’intéressantes expositions temporaires y sont également organisées. Le très grand parc est fort agréable.

Musée Hall of Opium (หอฝิ่นอุทยานสามเหลี่ยมทองคำ)
Site web et emplacement (pas de page Facebook à notre connaissance; quant aux avis TripAdvisor, ils ne sont manifestement pas pertinents, les visiteurs confondant ce musée avec le petit musée sis à Sop Ruak, voir ci-dessous).
Ouvert du mardi au dimanche, de 8h30 à 16h (c’est donc fermé le lundi). Le prix est de THB 200.- (THB 150.- pour les visiteurs thaïlandais); les enfants en dessous de 12 ans entrent gratuitement.
L’on peut également rejoindre le site en transports en commun : songthaew (taxi collectif) depuis Mae Sai (แม่สาย, 1h) ou vieux bus jaune depuis la gare routière au cœur de Chiang Rai (สถานีขนส่งผู้โดยสารจังหวัดเชียงราย 1 (ท่ารถเก่า), entre 1h30 et 2h30 de route). Depuis l’Anantara Resort, il ne vous faudra que 10 minutes de marche pour rejoindre le musée.

ATTENTION : il y a un second musée dans la région, entièrement dédié à l’opium ! Il s’agit de la Maison 212 de l’Opium, sise à Sop Ruak, le bourg au bord du Mékong. C’est souvent là que certains tour-opérateurs vous emmènent car plus facile d’accès et plus près du port. Nous ne saurions que trop vous recommander la visite du Hall of Opium (sans forcément exclure celle de ce musée d’une envergure bien moindre).
212 House of Opium (พิพิธภัณฑ์บ้านฝิ่น)
Site web (plutôt bien réalisé), page Facebook et emplacement (les avis TripAdvisor ne sont manifestement pas pertinents, les visiteurs confondant ce musée avec son grand frère, le Hall of Opium, voir ci-dessus). La Maison 212 de l’Opium est ouverte tous les jours de 7h à 18h et son prix d’entrée n’est que de THB 50.-.

Site historique de Chiang Saen

Chiang Saen n’égale ni Ayutthaya ni Sukhothai mais il reste un site historiquement important. Dans la mesure où il n’est qu’à 12 km de l’Anantara Resort, il serait dommage de ne pas prévoir une visite. Difficile de croire que ce bourg paisible au bord du Mékong était jadis capitale du royaume du Lanna, dotée de 140 temples bouddhistes ! C’est là qu’est né le premier grand roi des chefferies du nord (le Lanna), Mengrai, fondateur de la ville de Chiang Mai.

De nos jours, il ne reste que  quelques chedi en ruine, et seuls ses remparts, restaurés, témoignent un peu de son ancienne puissance. Les trois visites conseillées sont

  • le Wat Pa Sak (วัดป่าสัก), principal site historique, à l’ouest du bourg, et son fameux chedi du XIIIe siècle, jadis entouré de 300 arbres de teck (d’où son nom, ป่า (pa) signifiant bois et สัก (sak) le teck);
  • érigés sur une colline, le Wat Phra That Chom Kitty (วัดพระธาตุจอมกิตติ), détenteur de trois reliques du Bouddha en son chedi, et le Wat Chom Chaeng (วัดจอมแจ้ง) voisin, qui offre une belle vue depuis sa terrasse;
  • de même que le musée national de Chiang Saen (พิพิธภัณฑสถานแห่งชาติเชียงแสน).

Site historique de Chiang Saen et son musée national (พิพิธภัณฑสถานแห่งชาติเชียงแสน)
Site web (qui vous propose une visite virtuelle), avis TripAdvisor et emplacement (pas de page Facebook à notre connaissance).
Le site est ouvert du mercredi au dimanche, de 9h à 16h (c’est donc fermé les lundis et mardis). L’entrée vous coûtera THB 100.- (et seulement THB 10.- ou 20.- pour les visiteurs thaïlandais); nous ne connaissons pas la limite d’âge pour que les enfants entrent gratuitement.

Parc du Triangle d’Or. En vous rendant sur ce site historique (ou en rejoignant l’Anantara Resort depuis l’aéroport de Chiang Rai), vous passerez forcément au Phra Phuttha Nawalantue, appelé plus communément le Parc du Triangle d’Or (Golden Triangle Park en anglais, สามเหลี่ยมทองคำ en thaï), dans la localité de Sop Ruak (สบรวก). L’arrêt est presque obligatoire (et gratuit) : c’est là que médite un Bouddha géant, au bord du Mékong. Avis TripAdvisor et emplacement. Notez que la vue sera plus belle encore en grimpant sur la colline à l’arrière où a été érigé le Wat Pra That Pukhao (พระธาตุดอยปู่เข้า, พระธาตุดอยภูเข้า).

Mais encore

Impossible ici de dresser une liste exhaustive des attractions de la province de Chiang Rai mais, c’est promis, nous nous y attellerons bientôt. En attendant, si vous vous rendez dans la région du Triangle d’Or, il vous faudra alors visiter ces quelques attractions incontournables :

  • Le Temple Blanc, qui s’appelle Wat Rong Khun (วัดร่องขุ่น), est l’attraction touristique no 1 de la province; c’est elle qui attire le plus de monde. Nous vous avons déjà présenté la magnificence de ce temple bouddhiste dans notre article La splendeur du Temple Blanc.
  • Le Bandam Museum (พิพิธภัณฑ์บ้านดำ), plus connu comme la Maison Noire, est l’autre grande attraction à ne pas manquer, située non loin de l’aéroport. Le site, bucolique, vous permet de découvrir les œuvres du premier grand artiste thaïlandais connu internationalement, feu Thawan Duchanee. L’entrée, qui était naguère gratuite, est devenue payante (THB 80.-/personne). C’est ouvert tous les jours de 9h à 17h (il y a généralement une pause à midi). Site web, page Facebook, avis TripAdvisor et emplacement.
  • Les plantations de thé Choui Fong (ไร่ชา ฉุยฟง), nichées dans les collines au nord de la ville, vous permettront de vous reposer, bénéficiant d’une vue superbe, en sirotant un thé (en 2009, leur thé Oolong a obtenu la médaille d’or du meilleur thé, décernée par l’organisation Green Tea Japan). Site web, page Facebook, avis TripAdvisor et emplacement. À moins que vous ne préfériez vous rendre dans la mecque du thé en Thaïlande, le village montagneux de Mae Salong, appelé Santikhiri (หมู่บ้านสันติคีรี), à 1h30 de route de Chiang Rai.
  • Le parc Singha vaut le détour avec ses nombreuses cultures tirées au cordeau. C’est là que s’y déroule la Balloon Fiesta, festival des montgolfières, à mi-février. On vous en parle en détail dans cet article.
  • Et enfin le projet Doi Tung dans son ensemble, avec le parc et la villa royale sur la montagne, le tout créé sous l’égide de la Fondation Mae Fah Luang, instigatrice du Hall of Opium (voir ci-dessus). Un site animé dont on vous parle régulièrement sur notre page Facebook.
  • Sans oublier la ville même de Chiang Rai et son marché de nuit très animé.

NOS ARTICLES SUR CHIANG RAI, LA PETITE SŒUR DE CHIANG MAI :

▶︎ Comment rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai
▶︎ La splendeur du Temple Blanc (magnifiée par un festival nocturne)
▶︎ Le parc Singha et sa Balloon Fiesta, le Festival des Montgolfières
▶︎ Festivités du Songkran au nord de la Thaïlande (où l’on aime l’eau)
▶︎ Triangle d’Or. Dormir à la belle étoile sous une bulle, au pied des éléphants
▶︎ Le Festival Akha de la Balançoire, ancien rite de fertilité fêté à Chiang Rai

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La chaîne hôtelière Anantara

C’est en 2001 que la première propriété Anantara a ouvert à Hua Hin, plus ancienne station balnéaire thaïlandaise. La marque appartient à l’un des groupes hôteliers les plus importants d’Asie, Minor Hotel, créé en 1978 par un homme d’affaires thaïlandais d’origine américaine. Un groupe qui possède pas moins de 530 propriétés dans 56 pays (à titre d’exemple, les NH Hotels leur appartiennent) ! Aujourd’hui, il existe près de 39 propriétés exploitées sous la marque Anantara de par le monde.

« La vie est un voyage ». Tel est le credo de cette chaîne hôtelière qui s’est étendue dans le monde entier – des villes cosmopolites aux îles luxuriantes, en passant par les sables du désert, les sites patrimoniaux, les plages inexplorées et les destinations de tourisme contemporaines. Leurs hôtels et complexes de luxe s’adressent à des hôtes distingués. Un séjour dans un complexe hôtelier Anantara est un chapitre de plus inscrit dans une vie faite de voyages et d’exploration. Et leur personnel tient à ce que ce chapitre soit extraordinaire.

Au royaume de Thaïlande, ce ne sont pas moins de 12 luxueux complexes Anantara qui vous accueilleront. Celui de Chiang Rai bien sûr, deux sites attenants à Chiang Mai, deux adresses également dans la capitale, Bangkok. Mais également des resorts dans les plus beaux sites balnéaires de Thaïlande, que ce soit à Hua Hin, premier hôtel du groupe, ou dans les îles de Phuket, Ko Samui ou encore Ko Phangan. De quoi vous laisser le plus beau souvenir de votre séjour siamois.

Avec Booking.com, découvrez toute l’offre hôtelière de la chaîne de luxe Anantara en Thaïlande, au meilleur prix :

▶︎ à Bangkok, le Riverside Resort, jouxtant la Chao Phraya, et le Siam Hotel, au cœur du quartier historique;
▶︎ à Chiang Mai, le Chiang Mai Resort, au bord de la rivière Ping, et le Chiang Mai Serviced Suites, juste en face;
▶︎ à Hua Hin, l’Anantara Resort;
▶︎ deux resorts sur l’île de Ko Samui : l’Anantara de Bophut, nom de la plage, et l’Anantara Lawana, sur la plage plus animée de Chaweng;
▶︎ et sur l’île de Ko Phangan, le resort Rasananda Villas;
▶︎ pas moins de 3 complexes à Phuket qui satisferont les plus exigeants : Layan Resort, Mai Khao Villas & Phuket Suites & Villas;
▶︎ et donc à Chiang Rai, le complexe hôtelier Golden Triangle dont nous vous avons parlé ci-dessus.

Booking.com (function(d, sc, u) { var s = d.createElement(sc), p = d.getElementsByTagName(sc)[0]; s.type = ‘text/javascript’; s.async = true; s.src = u + ‘?v=’ + (+new Date()); p.parentNode.insertBefore(s,p); })(document, ‘script’, ‘//aff.bstatic.com/static/affiliate_base/js/flexiproduct.js’);

D’autres hébergements « bulle » en Thaïlande

L’Anantara Resort n’est bien entendu par le seul établissement hôtelier à proposer un hébergement-bulle en Thaïlande. On vous en cite quelques-uns qui pourraient peut-être vous intéresser, d’autant que les prix sont nettement plus abordables ! L’un se situe dans le sud balnéaire, ce qui vous permet d’être bercé par le son des vagues… Alors, tenté par une nuit à la belle étoile au Siam ?

Immersion dans la nature montagneuse de Pong Yaeng au North Star Valley © Facebook

Honneur au North Star Valley puisqu’il se situe lui aussi au nord de la Thaïlande, non loin de Chiang Mai, dans le district de Pong Yaeng. La vallée de Mae Sa est connue pour ses nombreuses attractions touristiques le long de la rivière éponyme, la Sa. Et cet hébergement-bulle en est une, et non des moindres. La chambre-bulle vous offre une belle vue sur les montagnes alentour, habitées par plusieurs ethnies minoritaires. Vous pourrez ensuite vous rendre à Mon Jam, une région collineuse qui ne manque pas de charme (vidéo). Ces quelques photos vous donnent un aperçu de l’offre hôtelière; vous pourrez y séjourner dès THB 3’500.- la nuit (tarif de haute saison).

North Star Valley (หุบเขาดาวเหนือ) sur Facebook. Peu d’avis sur TripAdvisor, les Thaïlandais n’utilisant pas vraiment ce site d’évaluation. Vous devrez contacter la structure hôtelière pour réserver car il semble que la réservation via Booking ne soit plus disponible. Soit via Messenger, soit via leur adresse Email, soit encore en leur téléphonant (+66 80 565 1111). Ou simplement, comme bien souvent en Thaïlande, vous rendre sur place.

Et à Mon Jam, ce ne sont pas les hébergements orignaux qui manquent ! Il y a là par exemple des chambres sous forme de dôme avec une grande ouverture transparente. C’est par exemple le cas du Moningdao Resort. Les chambres sont facturées entre THB 1’000.- et THB 3’500.-/nuit, selon la tente et selon la saison. Cependant, l’accumulation de tous ces hébergements en un même lieu pourra en rebuter certains. Mais même si vous n’y dormiez pas, n’hésitez pas à vous y arrêter pour y boire un verre et jouir de la vue.

Moningdao Resort (ม่อนอิงดาว). Leur page Facebook et leur site web. Pas encore d’avis sur TripAdvisor. Et là aussi vous devrez les contacter pour réserver car la réservation via Booking n’est pas fonctionnelle. Soit via Messenger, soit via leur adresse Email, soit via Line, soit encore en leur téléphonant (+66 86 216 7405 et +66 89 952 0202). Ou alors vous rendre sur place (attention, le week-end, le coin est pris d’assaut).

Au sud de Chiang Mai, un resort offrant des tentes a complété son offre avec des dômes offrant eux aussi une partie transparente pour profiter de la vue (si l’on est honnête, on ne parlera pas ici de bulle transparente). Il s’agit du Ban Khwan Glamping (บ้านขวัญ Glamping), à Hang Dong. Glamping est un terme anglais intraduisible utilisé pour une forme de camping impliquant un hébergement et des installations plus luxueuses que celles associées au camping traditionnel. Ainsi, ce complexe hôtelier devrait satisfaire tout citadin en quête d’un petit refuge dans la nature – sans pour autant renoncer au confort de la vie citadine.

Ce luxe, tout relatif, vous est proposé à THB 1’200.-/nuit en semaine et THB 1’500.- les vendredis et samedis soir, de même que les jours fériés. Les sanitaires sont communs.

Ban Khwan Glamping (บ้านขวัญ Glamping), à Hang Dong. Leur page Facebook (aucun site web à notre connaissance). Ici aussi, aucun avis sur TripAdvisor. Vous devrez les contacter pour réserver car la réservation via Booking n’est pas fonctionnelle, là aussi. Soit via Messenger ou alors en leur téléphonant (+66 89 987 4242). Ou, comme toujours, vous rendre sur place.


Khao Yai est le premier parc national thaïlandais et l’un des meilleurs; il permet d’y voir relativement facilement quelques animaux impressionnants. Et c’est là qu’est située la Casa De Montaña. Un resort qui propose de dormir tant dans des caravanes que des containers. Depuis juillet 2020, il ajoute à sa panoplie un camp d’igloos à bulles. Tout comme l’Anantara, c’est le luxe qui est proposé avec, par exemple, un jacuzzi privatif ! Certains considèrent le prix surfait; d’autres, des touristes étrangers, se plaignent du service. Quelle sera votre propre expérience ?

Casa de Montaña se trouve dans la province de Nakhon Ratchasima, dont le chef-lieu est appelé familièrement Korat, aux abords du parc national, ici. Site web du resort, page Facebook et avis TripAdvisor (qui ne tiennent pas compte du campement d’igloos à l’heure où nous écrivons). Les nouveaux hébergements sont proposés à THB 3’900.-/nuit en basse saison et THB 4’900.- durant la haute saison touristique (du 1er novembre au 28 février). Impossible de passer par Booking pour réserver; en revanche, ce moteur de réservation vous proposera moult autres hébergements aux abords du parc national Khao Yai (détails du parc, en anglais).

Comme promis et pour terminer, on vous emmène à la mer, sur l’île enchanteresse de Phuket. À Rawai plus précisément, là où se situe le See Safari Experience. Un complexe hôtelier balnéaire qui ne vous offre pas vraiment une bulle transparente mais un dôme avec une grande surface transparente, histoire de préserver quelque peu votre intimité. Le coin plage devant vous est privé. À moins que vous ne préfériez plonger dans la piscine du resort.

See Safari Experience. Vous les retrouvez sur leur page Facebook. Réservez vite votre dôme sur Booking.com où le resort est noté « Très bien » (avec une note globale de 8,1). Il vous en coûtera près de THB 3’000.-/nuit. C’est ici, en mer d’Andaman. Attention cependant : certaines des tentes ne sont pas en bord de mer, certaines n’ont pas la climatisation et suivant la marée, vous aurez une plage boueuse loin de l’idylle rêvée.

Voilà. Vous a-t-on fait rêver à travers les Jungle Bubbles, une offre d’hébergement unique au monde ? Nous l’espérons tout comme nous souhaitons vous voir bientôt en Thaïlande, que ce soit à l’Anantara du Triangle d’Or ou ailleurs.


1 La conversion monétaire correspond au taux de change du 22.06.2020

Sans indication contraire, les images proviennent de la chaîne hôtelière © Anantara Golden Triangle (site web et page Facebook) et de la fondation © GTAEF
Article composé le 26.06.2020 et mise à jour le 03.09.2020.

Le parc Singha à Chiang Rai et sa Balloon Fiesta, le Festival des Montgolfières

Parce qu’à Chiang Rai il n’y a pas que le Temple Blanc ! La Balloon Fiesta est devenue un rendez-vous festif annuel incontournable pour qui se rend à Chiang Rai. Une belle occasion d’y voir des ballons à air chaud bien sûr – les amoureux en profitent pour fêter la Saint-Valentin – mais aussi admirer le magnifique Parc Singha.

On vous en dit plus sur la Ballon Fiesta, en vous dévoilant le programme de la manifestation, et sur le Parc Singha.

Comment rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai

4 Wonders Fest 😍 Des concerts de musique, un compte à rebours du Nouvel An, un show lumineux et enfin de l’amour ! Ce sont là les promesses de pas moins de 4 festivals organisés au parc Singha, sis à Chiang Rai, le tout soutenu par l’Office du tourisme thaïlandais.
Bien que les frontières soient encore fermées au tourisme lambda, on vous invite d’ores et déjà à prendre note de ces quatre rendez-vous festifs durant « l’hiver » 2020-2021 :
Farm Festival On The Hill. 8e édition de ce festival de musique qui réunira les plus grandes stars thaïlandaises du 25 au 29 novembre 2020. On vous en dit plus sur cette publication de notre page Facebook.
Countdown Festival 2021. Ce sont là les festivités du Nouvel An 2021 (ou 2564 pour nos amis thaïlandais). Elles prendront place du 30 décembre 2020 au 1er janvier 2021. Les organisateurs parlent de la plus grande fête organisée en Asie… mais tout a finalement été annulé en raison de la pandémie sanitaire actuelle 😕
Village of Illumination Festival. Un festival au long cours puisqu’il durera du 1er janvier au 14 février 2021. C’est en fait un show son & lumière qui animera le parc (déjà magnifique en journée; une vidéo pour vous faire une idée de cette attraction temporaire). De quoi vous faire oublier la non reconduction cette année du festival nocturne du Temple Blanc, non loin du parc. Page Facebook du festival.
Balloon Fiesta 2021. On vous en parle dans le présent article.

Ci-dessous la bande-annonce des festivités.


Balloon Fiesta

La prochaine édition du Festival international des Montgolfières de Chiang Rai – Balloon Fiesta 2023 – aura lieu le mardi 14 février 2023, se concentrant donc sur le jour de la Saint-Valentin

C’est Chiang Mai qui avait naguère les honneurs d’un festival international des montgolfières. Mais après plusieurs couacs, reconnaissons que la Balloon Fiesta de Chiang Rai, organisée annuellement dans le Parc Singha, est devenue le rendez-vous de référence des amateurs de montgolfières ici au nord de la Thaïlande. Et la date est plutôt facile à retenir puisqu’elle englobe à chaque fois la Saint-Valentin. Occasion de proposer des vols romantiques aux tourtereaux qui s’en donnent les moyens.

Que vous soyez amoureux ou pas, vous pourrez admirer des ballons multicolores de toutes les tailles, provenant de divers pays de par le monde. Ambiance magique en soirée… Un rendez-vous immanquable pour qui visite Chiang Rai durant le mois de février.

PROGRAMME DE LA BALLOON FIESTA 2020

Cette année, ce sont des ballons provenant de pas moins de 13 pays d’Amérique, d’Europe et d’Asie qui participeront à la fête. Voici le programme quotidien des 5 jours du festival, du mercredi 12 février au dimanche 16 février 2020 :

  • De 16h30 à 17h30 : concours de vol en montgolfière
    Chaque fin d’après-midi, les pilotes de ballons présenteront un spectacle, s’affrontant au-dessus du lagon (la zone où se trouve la tyrolienne).
  • De 19h30 à 21h30 : concerts au pied des montgolfières arrimées
    Des concerts de musique sponsorisés par Singha bien sûr (ce qui permet d’inviter des stars thaïlandaises). Six montgolfières permettront d’effectuer de courts vols de 5 minutes au-dessus des spectateurs.
  • De 20h à 20h45 : spectacle son & lumière à la lueur de la nuit
    C’est le moment enchanteur et ô combien populaire du festival.

💝 Et le vendredi 14 février 2020, jour de la Saint-Valentin, programme spécial pour 20 couples présélectionnés (qui auront payé pour cela) : les 35 ballons s’envoleront tous ensemble au lever du soleil pour un vol unique qui permettra aux amourachés de recevoir un certificat de mariage !

Le programme complet du festival est disponible en langue thaï.

Réservez votre vol durant la Balloon Fiesta directement chez Balloon ChiangRai. THB 6’800.- pour un vol en matinée ou THB 7’800.- pour un vol nocturne. Page Facebook et site web de Balloon ChiangRai.

Spectacle enchanteur offert au Parc Singha © Facebook

Balloon Fiesta de Chiang Rai
Page Facebook (le festival n’ayant pas à proprement parler de page Facebook dédiée, c’est celle du Parc Singha qui fait office de page FB officielle)
Site web
Emplacement
Le réseau des bus publics de Chiang Rai assure une liaison bon marché durant le festival : départ de l’aéroport international CEI à 14h30 et 18h avec un retour à 16h30 et 22h, de même qu’un départ de l’université Mae Fah Luang à 15h avec un retour à 22h. Détail des arrêts.

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Spectacle gratuit de khon

À l’origine, spectacle exclusivement royal, le khon, théâtre masqué et dansé propre à la Thaïlande, est un art inscrit sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Sur place, durant la Balloon Fiesta, vous pourrez admirer un épisode de cette saga trois soirs de suite, de 18h à 19h : répétitions le mercredi 12 février 2020 et représentations les jeudi 13 et vendredi 14 février 2020.

C’est une troupe connue qui se produit là. Ne manquez donc pas de vous initier à cet art ancestral siamois si vous n’avez encore jamais eu l’occasion d’en voir.


Le Parc Singha

De notre point de vue, le Singha Park est une attraction touristique essentielle pour qui se rend à Chiang Rai. Avec plus de 8 000 rai – ไร่, unité de superficie égale à 1 600 m2 – c’est le plus grand parc agricole de Thaïlande.

Impossible de le manquer ! Un grand lion doré vous accueille à l’entrée du parc. Un parc propriété de la société Boon Rawd, dont l’histoire commence en 1910, conglomérat industriel qui brasse la plus ancienne bière de Thaïlande, la fameuse et très populaire Singha, un nom tiré du mot thaï singto (สิงโต) qui signifie, vous l’aurez compris, lion.

Cette immense surface permet d’admirer une nature ciselée avec goût, faite de divers champs de fleurs, différentes au gré des mois. Il y a même un mini-zoo où paissent des girafes et des zèbres. Un parc qui se parcourt tant en vélo (THB 150.-/heure) qu’en navette électrique (Singha Park Farm Tour, prix ci-dessous). Depuis les plantations de thé, le panorama est superbe. Une zone d’activités sportives, un pavillon accueillant une statue du Bouddha, de même qu’un restaurant complètent le tout. Vous pourrez y acheter diverses boissons mais non de la bière (produits Singha Shop). Le site est superbe, entouré de montagnes au loin (quand elles ne sont pas cachées par la pollution due en grande partie aux nombreux feux, principalement durant les mois de février et mars). Et il ne peut que ravir les familles avec enfants. De nombreuses manifestations y sont organisées tout au long de l’année, à l’instar de ce festival annuel des montgolfières.

Un lion majestueux, emblème de la bière Singha, trône à l’entrée du parc © Facebook

Se trouvant sur la route secondaire no 1211, le Singha Park se rejoint facilement depuis le Temple Blanc en empruntant la route 1208, ce qui vous permet de jouir durant les cinq minutes du trajet d’une belle vue sur les magnifiques rizières verdoyantes (si tant est que vous y soyez durant la bonne période).

Singha Park Chiang Rai (สิงห์ปาร์คเชียงราย)
Ouvert tous les jours de 9h à 17h (hors manifestations). L’entrée est gratuite mais le parc se parcourt à l’aide de navettes payantes Singha Park Farm Tour à THB 100.- par personne (moitié prix pour les enfants jusqu’à 110 cm). Prix des activités : parcours de cordes à THB 500.-, tyrolienne à THB 300.- et escalade à THB 150.-.
Page Facebook
Site web
Avis TripAdvisor (le site bénéficie d’une Attestation d’Excellence)
Emplacement

Pour tout savoir du fameux Temple Blanc de Chiang Rai

NOS ARTICLES SUR CHIANG RAI, LA PETITE SŒUR DE CHIANG MAI :

▶︎ Comment rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai
▶︎ La splendeur du Temple Blanc (magnifiée par un festival nocturne)
▶︎ Le parc Singha et sa Balloon Fiesta, le Festival des Montgolfières
▶︎ Festivités du Songkran au nord de la Thaïlande (où l’on aime l’eau)
▶︎ Triangle d’Or. Dormir à la belle étoile sous une bulle, au pied des éléphants
▶︎ Le Festival Akha de la Balançoire, ancien rite de fertilité fêté à Chiang Rai

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Source de l’image à la une © Facebook (sauf mention contraire, les images proviennent des pages officielles Facebook de la Balloon Fiesta et du Parc Singha).
Article composé le 12.02.2020 et mis à jour le 08.02.2023

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