Avec le nombre de concours de beauté organisés au Pays du Sourire, vous ne serez point étonné.e d’apprendre que la province de Chiang Mai organise elle aussi sa compétition attirant les plus belles filles. Et les filles du Nord sont souvent considérées par les hommes Thaïlandais comme les plus belles du royaume… Même en tant qu’étranger, vous pouvez vous aussi y prendre part en participant au vote populaire.
C’est dans le cadre de la Foire d’Hiver de Chiang Mai (งานฤดูหนาวและงานกาชาด) – qui se déroule cette année du 30 décembre 2019 au 11 janvier 2020 – qu’est élue chaque année Miss Chiang Mai (นางสาวเชียงใหม่). Vous pourrez vivre la compétition en direct sur le web ou à la TV mais rien de mieux que de se rendre sur place et vibrer avec la population locale – venue de toute la province et parfois d’au-delà. Elle a lieu au Chiang Mai Provincial Hall, sur la route du canal, en face du Stade du 700e, au nord de la ville donc.
Les précédentes Miss Chiang Mai en famille vous souhaitent un Joyeux Noël
30 prétendantes au trône
La première sélection faite par les organisateurs a accouché de trente jeunes candidates. Découvrez-les dans ce magnifique diaporama où les arts du Lanna embellissent ses représentantes (on ne saurait vous dire pourquoi, il manque la candidate portant le no 18) :
Les défenseuses de la culture lanna
L’on peut bien entendu gloser sur l’utilité de telles compétitions et la vile exploitation de la gent féminine1, que certains qualifient d’éhontée (notez qu’il en va de même pour les concours masculins). Toujours est-il que les concours de beauté sont très populaires en Thaïlande – c’est là un euphémisme – et leur succès jamais démenti.
C’est aussi l’occasion pour une région de se mettre en avant. Et les organisateurs de Miss Chiang Mai ne manquent jamais de promouvoir les différentes facettes de la culture du Lanna, du nom de l’ancien royaume du nord. Que ce soit à travers la splendeur des vêtements, l’éclat des bijoux, la beauté des décors, la richesse des services hôteliers ou encore la délicieuse nourriture. Et tous ces éléments réunis permettent de magnifier la beauté naturelle des filles qui participent au concours.
Ainsi les candidates posent devant les nombreux temples bouddhistes de la Rose du Nord, chez les artisans de la région, que ce soit les sculpteurs sur bois ou les orfèvres de l’argenterie. La production locale est mise en avant, comme ici les ombrelles ou encore les textiles. Un mode de vie typique du Lanna que les habitants aiment préserver.
La province voisine de Lamphun n’en fait pas autrement avec, par exemple, la promotion de son Festival du Longane où Miss Lamphun n’est jamais loin. De même Samoeng qui désigne sa Miss Fraise dans le cadre de la Fête de la Fraise.
Comment élire votre préférée ?
On vous le disait en entame, vous avez donc l’occasion de participer au vote populaire de Miss Chiang Mai 2020 ! Pour cela, il vous suffit de cliquer sur l’image ci-dessous et vous serez alors dirigé vers la page officielle Facebook de Miss Chiang Mai. Vous pouvez choisir de voter sur les poses en costume de bain ou alors en costume traditionnel du Lanna.
Vous devez impérativement aimer la page Facebook – et donc la suivre – puis
en aimant la photo de votre candidate préférée (vous pouvez en avoir plusieurs), celle-ci recevra 1 point.
Si vous partagez sa photo c’est 5 points qui lui seront alors attribués.
La candidate qui récoltera le plus de points gagnera le vote populaire de Miss Chiang Mai 2020 (People’s Choice). Et peut-être même que ce dernier – et donc votre avis – réussira à infléchir le vote du jury…
Date-limite du vote populaire : le dimanche 5 janvier 2020, à midi !
Miss Chiang Mai 2020 (นางสาวเชียงใหม่ 2563) Présélection le vendredi 3 janvier et finale le dimanche 5 janvier 2020 Page Facebook officielle (aucun site web)
Baby bow, notre chouchou
C’est d’un œil distrait que nous suivions l’élection de Miss Chiang Mai. Jusqu’à ce qu’une perle du Lanna ravisse le titre de Miss Chiang Mai 2017. On parle bien sûr de Mlle Bow, surnommée Baby Bow.
Cette année-là, le résultat de ce concours de beauté régional a entr’ouvert notre œil néophyte et aiguisé l’acuité de notre oreille. Il faut dire que Miss Chiang Mai participe à moult événements, ce qui permet de l’admirer souvent. Nous ne devons pas avoir mauvais goût puisque Baby Bow a été désignée première dauphine de Miss Universe Thailand 2017 ! Vous en saurez plus sur elle en lisant ou relisant l’article que nous lui avions consacré.
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Et si vous aimez les femmes du Nord…
… du Nord thaïlandais s’entend. Impossible pour nous de suivre tous les concours de beauté organisés en Thaïlande : pratiquement chaque ville et village orchestre le sien ! Nous en suivons cependant certains et ne manquons pas de vous tenir informé.
Ainsi du dernier Miss Universe Thailand 2019 (#MUT) qui a vu une (ravissante) francophone être couronnée. Et bien entendu les concours de Miss Chiang Mai comme en 2018 qui a vu l’élection de Kitty. Vous rappelant que la tenante du titre pour quelques jours encore est Plaifah, Miss Chiang Mai 2019 donc.
Miroir, mon beau miroir, mais qui est donc la plus belle de Chiang Mai ? 🍎
Un autre concours de beauté, lui aussi organisé dans chaque province, semble encore plus populaire : Miss GrandThailand. À Chiang Mai, c’est Yaimai qui portait la couronne de Miss Grand Chiang Mai 2018, remplacée, en 2019, par Jenny. Nos divers articles vous dévoilent la page Facebook respective de toutes ces Miss…
Dans un autre registre, il y a également Miss International Queen 2019 qui rive les yeux du monde vers Pattaya, la sulfureuse station balnéaire thaïlandaise. De quoi sensibiliser l’opinion internationale à la cause des LGBT+. Chiang Mai a payé son écot en organisant récemment sa gay pride.
Quelques semaines après son élection, Miss Chiang Mai ouvre traditionnellement le cortège de la fameuse Fête des Fleurs. On la rencontre aussi en voisine au Festival des Ombrelles à Bosang, alors que dit festival élit sa propre Miss Ombrelle. Et elle ne manque jamais de fêter elle aussi le Nouvel An thaïlandais, Songkran.
Rendez-vous est pris le dimanche 5 janvier 2020, où l’on connaîtra en soiréele nom de l’heureuse élue. Miroir, mon beau miroir, mais qui est donc la plus belle de Chiang Mai ?
Le jeudi 5 décembre 2019, comme tous les 5 décembre, c’est jour férié au royaume de Thaïlande ! Cette journée fériée correspond à la date de naissance du défunt roi Bhumibol le Grand. De même qu’à la Fête des Pères thaïlandais. Célébration moins connue, c’est aussi la Journée mondiale des Sols, fixée ce jour-là en hommage au roi siamois. On évoque ici les festivités liées à ces trois événements fêtés simultanément.
Comme l’an dernier, le Premier ministre, le général Prayut Chan-o-cha, invite tous les Thaïlandais à rendre hommage au défunt roi. C’est la raison pour laquelle vous verrez plus de personnes vêtues de jaune ce mercredi, couleur du jour de naissance du roi, un dimanche. Prayut, tôt le matin, présidait la cérémonie où officiaient 489 moines bouddhistes
Le 5 décembre est un jour qui a été maintenu férié malgré la disparition de ce roi bien-aimé. C’est tout un peu qui tâchera aujourd’hui de mener de bonnes actions en mémoire du roi.
S’agissant d’un jour chômé, il faut compter avec les fermetures habituelles (tous les bureaux étatiques, les banques et assurances – mais pas les centres commerciaux, etc.). C’est notamment le cas de certains musées comme le musée des maisons traditionnelles du Lanna. Précisons encore que la vente d’alcool n’est pas prohibée.
À notre connaissance, ici à Chiang Mai, pas de grande commémoration officielle comme en 2018 au parc royal Rajapruek (ou Royal Flora). C’est dommage car il faut bien avouer que ces cérémonies aux chandelles sont toujours très émouvantes. Ce fût notamment le cas de l’événement ayant attiré énormément de monde quelques semaines après la disparition du monarque. On parle ici de l’immense manifestation organisée le 5 décembre 2016 où l’émotion était à son comble.
Notez que toutes les communes (ou presque) de Thaïlande commémorent officiellement cette journée, à l’image de Tonpao et sa cérémonie dès 10h, mais rien de transcendant à Chiang Mai, ou du moins rien de public qui puisse intéresser le touriste ou l’expatrié. Il s’agit surtout pour les Thaïlandais d’effectuer des offrandes matinales aux moines – ceci afin d’acquérir du mérite1, notion essentielle aux yeux de tout bouddhiste thaïlandais – et de rendre hommage au roi devant son effigie. Comme ici à l’aéroport CNX de Chiang Mai.
Quelques événements d’envergure sont néanmoins annoncés :
Le Royal Flora organise quelques activités mais qui n’attireront au premier chef que les personnes thaïlandaises (ce sont des expositions et des ateliers en lien avec son engagement dans l’agriculture, voir ci-dessous). Une cérémonie d’hommage a lieu le mercredi 4 décembre, à 9h30 (il est demandé d’y participer habillé de jaune). Petit clin d’œil de la nature : un phénomène solaire annuel se déroule là-bas une vingtaine de jours au mois de décembre, de 16h50 à 17h20; l’année dernière, on pouvait l’observer jusqu’au 10 décembre.
Le Centre international d’expositions et de congrès de Chiang Mai avait été l’objet de la grande réunion regroupant l’ensemble des personnalités gouvernementales importantes l’année dernière. Mais comme cette année s’y tient la TCC Fair 2019, cet événement, le plus important organisé ici à Chiang Mai, a lieu au Centre des congrès de l’Université de Chiang Mai(CMU, หอประชุม มหาวิทยาลัยเชียงใหม่), durant la matinée du jeudi 5 décembre 2019. Cet album-photo vous montre ce qu’il en était.
Il est précédé d’une cérémonie d’hommage au Wat Jed Yod (วัดเจ็ดยอด) le mercredi 4 décembre 2019, en présence du gouverneur.
L’organisation d’une cérémonie bouddhiste sur l’esplanade du centre commercial Central Festival (เซ็นทรัล เฟสติวัล เชียงใหม่) ne semble être qu’un prétexte afin d’attirer le chaland (elle a cependant lieu alors tôt le matin, à 6h30, jeudi 5 décembre 2019, alors que le centre n’est point encore ouvert). En voici quelques photos. À l’intérieur du centre vous attend une exposition dédiée au roi.
Et comme à chaque grande commémoration, les Thaïlandais sont invités à donner de leur sang. La collecte officielle a lieu au principal Centre de collecte de la région 10 (ภาคบริการโลหิตแห่งชาติที่ 10 จังหวัดเชียงใหม่), le 5 décembre donc, de 8h30 à 15h30. Mais chaque donneur peut se rendre à tout moment pour cet acte ô combien empathique (qui, de notre point de vue, est une bien belle manière d’accumuler des mérites).
Les artistes, de leur côté, ne manquent jamais de composer des chansons en l’honneur du défunt – et bien-aimé – roi. Tel ce morceau intitulé L’arbre du père et interprété par un duo populaire ici à Chiang Mai, Mai Muang (ไม้เมือง).
Parade We Love the King
C’était là l’événement public marquant de la journée commémorative du 5 décembre dans la Rose du Nord : la grande parade internationale We Love the King qui arrivait sur la place des Trois Rois. Un défilé qui prenait de l’ampleur au fil des ans, impliquant des centaines d’intervenants et pas moins de badauds. Initiée par la communauté étrangère de Chiang Mai, l’événement fédérait une communauté hétéroclite allant des écoles internationales aux divers consulats étrangers, en passant par les associations d’expatriés. Les Thaïlandais n’étaient pas insensibles à cette marque d’affection vis-à-vis d’un roi, le défunt Bhumibol, qu’ils appréciaient. Et cela donnait un spectacle de toute beauté ! La manifestation honorait le présent roi, Sa Majesté Maha Vajiralongkorn Bodindradebayavarangkun, Rama X, non sans oublier bien entendu de commémorer la mémoire de feu Sa Majesté le roi Bhumibol Adulyadej le Grand, de même d’avoir une pensée pour dame son épouse, Sa Majesté la reine douairière Sirikit.
Las ! Vous aurez cependant remarqué que nous avons utilisé l’imparfait pour vous parler de cet événement festif. Tout simplement parce que les organisateurs nous ont confirmé qu’il n’y aura pas de 8e édition de cette grande parade We Love the King cette année 2019, hélas, trois fois hélas 😫 Nous devrons dès lors nous consoler avec cette seule vidéo qui remémore avec émotion la parade vécue l’année dernière :
Et à Bangkok
Comme déjà indiqué ci-dessus, la cérémonie officielle qui verra convier l’ensemble des membres du gouvernement se tient à Bangkok, sur la place Sanam Luang (สนามหลวง). 489 moines recevront des aumônes à 7h du matin. Suivront à 8h30 une cérémonie d’offrande d’arbustes et, à 9h, une cérémonie d’hommage devant le portrait du roi Rama IX.
Une place qui sera animée du 5 au 14 décembre 2019. Toute la population, de même que les visiteurs de passage, pourra rendre hommage au roi. Il y a là une très belle exposition liée à la royauté, animée tant par des institutions étatiques que de grandes entreprises nationales. La nourriture thaïlandaise sera au rendez-vous. Les amateurs de folklore seront aux anges avec des spectacles traditionnels.
Horloge singulière. En vous rendant à la nouvelle gare ferroviaire de Bang Sue, au nord de Bangkok, vous pourrez voir une horloge géante affichant un seul chiffre, le neuf en version thaï, en hommage au défunt roi Rama IX. Cette gare moderne devrait entrer en fonction en janvier 2021 (plus de détail dans l’article du magazine Gavroche).
La Fête des Pères thaïlandais
Ce roi était considéré comme le Père de la Nation, c’est donc aussi la Fête des Pères en Thaïlande (une fête pour l’heure maintenue à cette date malgré l’accession au trône de son fils, Rama X, né, lui, un dimanche 28 juillet). L’avenir nous dira si les pères thaïlandais continueront à être fêtés ce 5 décembre – ce qui est fort probable tant Bhumibol était aimé de son peuple. C’était donc, lui aussi, un père aimant qui a élevé plusieurs enfants.
Gratuité des entrées pour les pères thaïlandais dans les parcs nationaux et au Night Safari, ici à Chiang Mai, des offres qui se renouvellent chaque année
La Fête des Pères, c’est surtout, comme partout ailleurs, une fête commerciale où il s’agit de consommer ! Les centres commerciaux ne sont pas les derniers à proposer leurs alléchantes offres. On le signale avec quelques réticences, mais sachez que ce mercredi 5 décembre les pères ont accès gratuit au Night Safari (เชียงใหม่ไนท์ซาฟารี), sans doute le plus beau zoo de Chiang Mai (évidemment, l’idée est d’y aller avec ses rejetons, qui eux paieront). De même pour les personnes nées le 5 décembre. Cette offre est la même au QSBG – Queen Sirikit Botanic Garden (สวนพฤกษศาสตร์สมเด็จพระนางเจ้าสิริกิติ์), soit le jardin botanique de la reine Sirikit, à Mae Rim (offre). Autre bonne nouvelle, mais qui ne concerne que les pères thaïlandais, l’accès à tous les parcs nationaux est gratuit aujourd’hui ! Rappelons ici que c’est le roi Rama IX qui a été l’instigateur de la création des nombreux parcs nationaux thaïlandais. Une cérémonie officielle est organisée, cette année le 4 décembre au Centre de pratique religieuse (Buddha Sathan, พุทธสถานเชียงใหม่); en voici quelques photos. Invité de marque, Frank Sethi, résident indien de Chiang Mai, l’un des lauréats du Father Of The Year Award.
Toujours est-il que Google célèbre régulièrement cette Fête des Pères thaïlandais à sa manière, avec un sympathique doodle. On vous laisse découvrir le doodle animé de cette année 2019, reproduisant ci-dessus celui de l’année dernière et ci-dessous celui de l’année précédente encore 😄
Journée mondiale des Sols 2019
Signalons encore que ce 5 décembre correspond à la Journée mondiale des Solsdont le thème cette année est Empêchons l’érosion des sols, protégeons notre avenir. L’objectif est de sensibiliser la population sur l’importance du maintien d’écosystèmes sains pour le bien-être humain, en abordant les défis croissants liés à la gestion des sols, et accroître la visibilité du thème des sols en encourageant les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus du monde entier à s’engager activement pour améliorer la santé des sols. La qualité des sols pour l’agriculture, une problématique qui était chère au défunt roi, lui qui a tant œuvré pour instaurer une économie d’autosuffisance respectant et la nature et ses habitants (les membres des minorités ethniques, nombreuses ici au nord, lui en sont encore fort reconnaissants). Rappelons que le roi Bhumibol Adulyadej a reçu un prix décerné par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) afin de saluer son action exceptionnelle dans le domaine du développement humain, de la réduction de la pauvreté et de la conservation de l’environnement en Thaïlande. Un article du journal L’Express nous en parle.
C’est avec beaucoup de reconnaissance – on laisse la fierté aux Thaïlandais qui, en l’espèce, la méritent – que nous avons appris que le choix du 5 décembre pour fixer cette Journée mondiale n’est pas un hasard : c’est justement en l’honneur du défunt roi que cette date – son anniversaire – a été choisie ! La communauté mondiale, à travers la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, salue ainsi l’engagement du roi Bhumibol pour les communautés agricoles, souvent bafouées, dont l’existence-même dépend de l’agriculture et donc de la qualité des sols.
En tant que « roi du développement », Sa Majesté a tendu la main aux populations les plus vulnérables de Thaïlande, sans se soucier de leur statut, de leur ethnicité ou de leur religion, a écouté leur problèmes et leur a donné les moyens de se prendre en charge.
Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies (2006), au sujet du roi Bhumibol le Grand
Cette journée est très populaire dans les campagnes du royaume. Sur cette page Facebook sont répertoriées toutes les initiatives organisées, et elles sont nombreuses. Ainsi l’année dernière, dans la région de Chiang Mai, c’était un séminaire de trois jours qui a été organisé au Bureau du district de Mae Chaem, avec une exposition à la clef. Cette année et comme déjà indiqué, une exposition vous attend au parc Royal Flora.
La brève vidéo ci-dessous dresse l’historique de cette journée pour laquelle le défunt roi de Thaïlande a joué un roi essentiel.
Et si besoin était, ce film d’animation vous permet de prendre conscience de la réalité des ressources en sols dans le monde, couvrant les questions de dégradation, d’urbanisation, d’accaparement des terres et de surexploitation ; le film offre des options pour rendre notre façon de gérer nos sols plus durable. Les Thaïlandais ont réalisé une bien belle vidéo pour illustrer le sujet de cette année, soit le combat contre l’érosion des sols (et il n’y a pas besoin de comprendre le thaï pour en saisir les enjeux).
Nous reproduisons ci-dessous le communiqué officiel de l’Office du Tourisme de Thaïlande (TAT) quant à la commémoration de l’anniversaire du roi Bhumibol Adulyadej :
« Le 5 décembre demeure un jour férié en Thaïlande en l’honneur de l’anniversaire de naissance du défunt roi Bhumibol Adulyadej. À cette date la fête des Pères est également célébrée car le souverain était affectueusement considéré comme le « Père de la Nation ». De son vivant, son anniversaire a toujours été une journée de fête nationale. Toutes les provinces du pays le célébraient à travers de belles festivités animées de feux d’artifice, de cérémonies aux chandelles ou encore de concerts de musique. Si les événements commémoratifs sont susceptibles d’être plus modérés dans les années à venir, il n’en reste pas moins que le 5 décembre restera un jour où les Thaïlandais continueront à rendre hommage à leur souverain bien aimé. À Bangkok, la tradition voulant que l’avenue Ratchadamnoen et les environs du Grand Palais soient somptueusement illuminés pour l’occasion sera perpétuée. Le roi Bhumibol Adulyadej était un photographe et un marin passionné, mais également un musicien renommé. Saxophoniste et clarinettiste accompli, son penchant pour le jazz l’a amené à composer ses propres œuvres. Cet amour du défunt roi pour la musique a inspiré la série de concerts gratuits « Concert in the Park », qui se dérouleront au parc Lumphini à Bangkok. Le souverain a accédé au trône et est devenu Rama IX, le neuvième roi de la dynastie Chakri, en 1946 alors qu’il n’avait que 18 ans. Afin de permettre au jeune monarque de compléter son éducation, le couronnement fut retardé jusqu’en 1950. Il épousa la reine Sirikit le 28 avril 1950 et son couronnement eut lieu une semaine plus tard, le 5 mai. Le roi Bhumibol et la reine Sirikit ont mis en place de nombreux projets royaux et œuvré pour améliorer la vie des populations rurales à travers la Thaïlande. La compassion du couple et la longévité de leur règne les ont conduits à être perçus affectueusement par de nombreux Thaïlandais comme le « père et la mère de la nation ». C’est pourquoi tout comme l’anniversaire du roi marque également la célébration de la fête des Pères, l’anniversaire de la reine, le 12 août, est considéré comme le jour de la Fête des Mères. »
De son vivant, son anniversaire a toujours été une journée de fête nationale. Toutes les provinces du pays le célébraient à travers de belles festivités animées de feux d’artifice, de cérémonies aux chandelles ou encore de concerts de musique.
Les férus de lecture plongeront avec délice dans l’ouvrage Le Roi Bhumidol et la famille royale de Thaïlande à Lausanne. Un livre qui révèle pour la première fois les souvenirs professionnels de Cléon C. Séraïdaris, précepteur particulier de Leurs Majestés les rois Rama VIII et Rama IX durant leurs études en Suisse, qui resta pendant vingt-six ans au service de la famille royale (il devait sans nul doute être fêté durant la Journée des Professeurs). C’est pour répondre au voeu de S.M. le roi Bhumibol de faire connaître la carrière de son précepteur auprès de la Famille Royale en Suisse que le fils de ce dernier publie cet ouvrage, quinze ans après la disparition de son père. Par discrétion et loyauté, Cléon C. Séraïdaris n’avait pas révélé ces épisodes historiques, estimant être astreint à un devoir de réserve. Ces pages n’auraient donc jamais vu le jour sans la suggestion du roi qui, lors d’une audience privée, encouragea l’auteur à éditer ce recueil (il en existe deux autres versions, en anglais et en langue thaïlandaise). Un témoignage unique, abondamment illustré de photographies et de documents issus des archives familiales de l’auteur, un point de vue intimiste et familial, une part de l’histoire du royaume de Thaïlande.
Autre ouvrage plus récent, celui de Marie-Sybille de Vienne, universitaire fine connaisseuse du sud-est asiatique (surtout son versant économique). Il s’intitule Thaïlande, une royauté bouddhique aux XXe et XXIe siècles. Vous y ferez connaissance des arcanes du pouvoir mis en place par Bhumibol, s’articulant autour du Conseil Privé, du Bureau des propriétés de la Couronne (CPB) et de la symbolique royale. Un système d’influence qu’assoit son fils, le roi régnant, S.M. Rama X, en continuant de moderniser cette royauté bouddhique de la dynastie Chakri. Une dynastie qui, pour l’heure, a su éviter la crise née de l’exceptionnelle durée du règne de son défunt père.
Retrouvez tous les articles que nous avons consacrés à Bhumibol le Grand sur cette page.
Vous pouvez revoir ci-dessous la gigantesque cérémonie d’hommage organisée en 2017 au pont Bhumibol qui enjambe le fleuve Chao Phraya à Bangkok, quelques semaines après la disparition du roi bien-aimé.
1 L’accumulation de mérites est une notion essentielle du bouddhisme Theravada, la religion implantée en Thaïlande. Sur cette importante notion de mérite, on vous renvoie aux explication érudites d’Odon Vallet, historien des religions, dans le paragraphe ad hoc de notre article Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et feu en l’honneur du Bouddha.
Si vous avez prévu de visiter Chiang Rai en cette fin d’année 2019, vous allez être gâté. Pour la première fois, son fameux Temple Blanc pourra être visité en soirée, le tout animé par un fabuleux spectacle son & lumière. Ainsi, l’horloge au centre-ville ne sera plus la seule attraction colorée des nuits de la Ville majeure, nom littéral de la cité (เชียงราย).
De notre point de vue et indépendamment du show qui ravit ses premiers spectateurs, cette animation nocturne aura le mérite de vous faire passer la nuit sur place et donc de prolonger votre séjour à Chiang Rai, une ville – et surtout une province – qui le mérite amplement. On vous résume ici tout ce qu’il faut savoir de la Wat Rong Khun Light Fest, avec un témoignage d’une des première spectatrices. Non sans vous donner les informations utiles pour visiter cette attraction en journée. En terminant par quelques autres conseils de visite.
Il n’y aura hélas pas de festival durant l’année 2020, pandémie du Covid-19 oblige ! Mais peut-être que l’attraction nocturne organisée au parc non loin y palliera : le Village Illuminé du parc Singha.
En revanche, les traditionnels Festivals de Fleurs ont bel et bien lieu à Chiang Rai, du 25 décembre 2020 au 10 janvier 2021. Tous les détails sur la publication de notre page Facebook.
Le Temple Blanc
C’est sans aucun doute l’attraction touristique phare de Chiang Rai, ville du nord thaïlandais endormie au bord de la rivière Kok. Le Temple Blanc – c’est là son surnom – est visité par plus de 2 millions de touristes alors que le chef-lieu de la province éponyme ne compte qu’environ 70 000 habitants. Impossible de rater ce site monumental avant d’arriver dans la ville à proprement dite par la route 118.
S’il est un adjectif dont on peut affubler le Temple Blanc, c’est bien celui d’hétérodoxe ! Le Wat Rong Khun – son nom officiel en thaï (วัดร่องขุ่น) – ne ressemble à aucun autre temple. Il se singularise d’abord par sa blancheur immaculée. Son symbolisme, dérivé des traditions bouddhistes et hindoues, intègre des sources pour le moins étonnantes : il y a certes – et sans surprise – des statues du Bouddha mais vous y trouverez également représentés, entre autres, Superman, Batman, et autre Néo (The Matrix) ! Enfin, bien que nommé temple bouddhiste, il ne remplit pas sa fonction première de monastère puisque, à notre connaissance, aucun moine n’y demeure (pour l’heure) ! Nous sommes plus proche de l’attraction touristique « bouddhiste » que du monastère abritant des moines recherchant l’illumination. Notez que l’enseignement du bouddhisme (et donc la méditation) se déroule dans des bâtiments attenants qui ne sont pas destinés à être visités par les touristes.
« Seule la mort peut arrêter mon rêve, mais pas mon projet »
Chalermchai Kositpipat, concepteur du Temple Blanc
Le temple est le fruit d’un projet un peu fou né dans l’esprit d’un artiste local, Chalermchai Kositpipat (เฉลิมชัย โฆษิตพิพัฒน์), à lui seul un vrai personnage !
À travers cette offrande au Bouddha, il désirait honorer son roi bien-aimé, feu Bhumibol le Grand. Grâce à des dons et surtout à la vente de ses œuvres artistiques, des œuvres que vous pouvez acquérir sur place, il a construit ce qui est devenu le site le plus connu de Chiang Rai, ouvert il y a 22 ans. C’est là sa façon d’accumuler des mérites1.
Fidèles à notre habitude, nous préférons que vous découvriez le site par vous-même, sans vous en dévoiler tout le contenu. Et croyez-nous, le complexe fourmille de mille détails, les uns plus étonnants que les autres. Sachez toutefois que le Temple Blanc est composé de quatre éléments principaux :
Le Pont du cycle des renaissances est le passage obligé qui inaugure la visite;
La Porte du Ciel est gardée par deux créatures représentant la mort et Rahu (divinité hindoue qui décide du sort des morts).
L’ubosot: c’est le bâtiment principal, entièrement blanc;
Le bâtiment couleur or où vous attendent… les toilettes ! Et nous vous invitons vivement à y entrer, même en l’absence de besoins.
Quelle est la symbolique de ces divers éléments ? Contentons-nous de vous dévoiler que l’édifice doré représente le corps, tandis que l’ubosot blanc représente l’esprit. L’or symbolise la façon dont les gens se concentrent sur les désirs et l’argent du monde. Ainsi, outre l’action de faire du mérite1, il s’agit de dompter son esprit – à travers la méditation – et d’abandonner ses possessions matérielles. Au surplus, RenownTravel vous donne plus d’explications sur la symbolique du lieu que vous pouvez admirer dans cette superbe vidéo.
Le site n’est point achevé puisqu’en tout, neuf bâtiments sont prévus. Vous pouvez d’ailleurs profiter d’un romantique pavillon doré récemment achevé dans la partie sud du complexe. Espérons qu’aucun nouveau désastre ne se produise, comme cela a été le cas le 5 mai 2014 où un puissant tremblement de terre a quelque peu endommagé la structure (nous avons ressenti la secousse jusqu’à Chiang Mai, c’est vous dire sa puissance).
Le temple peut se visiter tous les jours à l’exception de quelques fermetures exceptionnelles. Telle la sortie du personnel ou les funérailles de la mère de l’artiste. Précisons encore que certains, une minorité, verront là l’expression d’un mauvais goût, d’une esthétique inauthentique et surchargée… À vous de vous forger votre propre opinion.
INFOS PRATIQUES Wat Rong Khun (วัดร่องขุ่น) – Le Temple Blanc de Chiang Rai Ouvert tous les jours de 8h à 17h (samedi et dimanche, jusqu’à 17h30). Prix d’entrée : THB 100.- par personne (adulte comme enfant); gratuit pour les Thaïlandais. Les bus Greenbus venant de Chiang Mai peuvent vous y déposer. Et sinon, la meilleure liaison sur place est assurée par les récents Chiang Mai City Bus (THB 20.- la course dans des bus modernes; liaison toutes les 20 minutes, de 6h à 23h30). Sans parler des minibus ouverts que vous pouvez héler au bord de la route. Page Facebook, avis TripAdvisor et emplacement (le site web n’est pour l’heure plus fonctionnel).
Si vous êtes à Chiang Mai et désirez découvrir l’essentiel de Chiang Rai en une journée, Temple Blanc compris, la solution de l’aller-retour en groupe (minivan) peut alors être envisagée. Découvrez ici une offre à seulement THB 1’100.- proposée par notre partenaire, le Swiss-Lanna Tour.
Wat Rong Khun Light Fest
Le Temple Blanc a pour habitude de fermer à la tombée de la nuit, laissant ainsi place aux ténèbres qui repoussent les touristes. Jusqu’à maintenant, peu étaient ceux qui restaient en fin de journée pour admirer le temple auréolé d’un magnifique coucher de soleil. Mais il en ira différemment un mois durant en cette fin d’année 2019… Pour la première fois de son histoire, le site s’offre en écrin à un spectacle son & lumière qui le magnifiera.
La date est connue depuis des mois : du 22 novembre au 22 décembre 2019. C’est sous le concept « L’illumination du Temple Blanc » – inspiré par le travail artistique de Chalermchai Kositpipat – qu’est organisée la Wat Rong Khun Light Fest. Il s’agit d’un spectacle qui dure 60 minutes, donné quotidiennement à deux reprises (à 18h30 et à 20h30, durant la nuit donc) à 1 000 spectateurs privilégiés. Précisons que le ticket du spectacle n’inclue pas la visite du temple en journée.
Un spectacle qui ne pourra que vous éblouir. Les organisateurs s’en sont donné les moyens : avec un budget supérieur à 100 millions de bahts thaïlandais, ce sont plus de 100 projecteurs laser – utilisant les dernières techniques de projection 3D – qui sublimiseront les différents éléments architecturaux du Wat Rong Khun. Sans tout vous dévoiler, sachez qu’il y aura une belle projection sur un rideau d’eau. Celles et ceux déjà émerveillés par le Temple Blanc en tant que tel et qui assisteront à ce spectacle n’en seront que plus émerveillés encore. En revanche, les sceptiques estimant l’attraction un brin kitsch risquent de voir leur sentiment renforcé…
Quoi qu’il en soit, le magazine américain Special Event considère le prestataire, Index Creative Village (actif dans les pays de l’ASEAN), comme la 7e meilleure société d’événements créatifs au monde. C’est donc une expérience immersive à 360 degrés qui vous est proposée, avec des techniques de réalité virtuelle qui enrichissent davantage l’expériences vécue par les spectateurs. Le spectacle animera six endroits différents : 1. Le chemin vers le ciel 2. Les péchés 3. L’astrologie 4. Illumination 5. Le cercle de la vie et 6. Le Temple Blanc commence…
On précisera encore que le bénéfice de l’événement sera versé à l’hôpital Prachanukrohe, qui se situe en ville de Chiang Rai.
Comme le nom officiel du festival d’un mois est Wat Rong Khun Light Fest, Begins et que le succès populaire semble au rendez-vous, parions sur une nouvelle édition l’année prochaine…
On reproduit ici le témoignage de Mélaine, une de nos fidèles lectrices, qui a assisté à l’une des premières représentations et que nous remercions : Voici un petit feedback de mon expérience des illuminations du Temple Blanc. L’entrée se trouve au niveau du parking (pas la même qu’en journée). Ne louper pas la petite exposition qui se trouve sur la droite du couloir d’entrée. Le combiné « repas buffet » n’est, selon moi, pas nécessaire (si vous avez des tickets pour 20h30, vous n’avez que jusque 19h00 pour manger… et vous ne pouvez pas venir avant 18h00). N’allez surtout pas vous asseoir directement, en réalité si votre ticket d’entrée est celui de 20h30, vous avez jusque 21h30 pour profiter du parc, du temple blanc, des 6 points d’exposition en show son & lumière. Cela fait partie intégrante du spectacle, ne courrez donc pas prendre votre siège. Les gradins se situent dans le fond du parc à droite. Prévoyez un pull! il fait vite frais. Enjoy! 🙂
INFOS PRATIQUES Wat Rong Khun Light Fest Du 22 novembre au 22 décembre 2019; spectacle à 18h30 et 20h30. Ticket à THB 400.- (normal) et THB 1’000.- (VIP); ajoutez THB 150.- pour le repas facultatif (buffet). Achat des billets sur Thai Ticket Major. Les billets peuvent s’acheter au guichet du temple, de 9h à 16h puis au guichet installé sur le parking, derrière le temple, de 17h à 18h. Vous pouvez également en acquérir en vous rendant dans tous les guichets de la poste thaïlandaise, dans les cinémas Major Cineplex, dans les magasins Tesco Lotus et Big C. Page Facebook, événement FB, site web, Instagram et YouTube.
En dehors de la liaison directe par bus, d’autres variantes existent pour rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai, que ce soit par le joli lac de Phayao ou bien encore en descendant la rivière Kok depuis Thaton. On vous dit tout dans cet article.
Et puisque vous êtes à Chiang Rai…
Vous l’aurez compris, on vous conseille bien entendu de visiter le temple en journée et, en sus, d’assister au spectacle de nuit, non sans profiter également des magnifiques couchers de soleil qu’offre le site peu avant 18h. C’est donc deux tickets qu’il vous faudra acquérir.
Un festival qui suit de peu un autre événement survenu dans la province de Chiang Rai, commémoratif celui-ci : l’ouverture de ce qui est devenu le Tham Luang–Khun Nam Nang Non (Forest) National Park (วนอุทยานถ้ำหลวง-ขุนน้ำนางนอน). C’est précisément là que 12 enfants faisant partie d’une équipe de foot, accompagnés de leur coach, ont fait l’objet d’une mission de sauvetage sans précédent afin de les sortir de la grotte Tham Luang. La zone a été rouverte au public le 1er novembre dernier, transformée en attraction touristique. Rappelons tout de même qu’un héroïque sauveteur y a laissé sa vie. L’aventure des Sangliers sauvages a fait l’objet d’un premier film, produit par Netflix, The Cave, sorti officiellement en Thaïlande.
Si vous vous rendez à Chiang Rai du 27 novembre au 1er décembre 2019, vous pourrez combiner ce festival du Temple Blanc avec une autre fête, organisée non loin, la Farm Fest on the Hill. Elle se déroule au très beau Singha Park (สิงห์ปาร์คเชียงราย). Une occasion de voir Chiang Rai de haut puisqu’il y aura là une magnifique attraction : les montgolfières de Balloon Adventure. Conjugué à la visite de la cascade Khun Korn, plus à l’ouest, le tout vous remplira merveilleusement la journée (et donc la soirée aussi). Un festival reconduit cette année 2020 : il aura lieu du 25 au 29 novembre 2020 (bande-annonce et programme).
Autre événement hivernal non loin de là, à moins de 10 minutes du Temple Blanc, proche du parc Singha, ici, le Sunday Craft Market, autrement dit le marché artisanal du dimanche qu’organise, du 24 novembre au 22 décembre 2019, de 14h à 21h, le café Garden 232.
Et dès le 4 décembre 2019, c’est la fête au Doi Tung, une montagne sise dans la province de Chiang Rai, là où a été implanté un important projet de la Fondation Mae Fah Luang, sous patronage royal. La famille est à la fête jusqu’au début de l’année 2563 (qui correspond à notre année 2020). Une belle occasion de rencontrer des membres de la minorité ethnique des Akha.
Notez que 5 décembre est un jour particulier en Thaïlande, férié : il correspond à la date de naissance du défunt roi Bhumibol le Grand, un jour férié maintenu où est célébrée la Fête des Pères. Voici la contribution artistique de Chalermchai Kositpipat pour ce jour du souvenir. Et si vous serez à Chiang Rai du 12 au 15 décembre 2019, vous croiserez peut-être sur la route les cyclistes du The Tour of Chiangrai…
À Chiang Rai, le Temple Blanc fait partie d’une trinité qu’un touriste se doit d’honorer : la fameuse Maison Noire (officiellement le musée Baan Dam (พิพิธภัณฑ์บ้านดำ) de feu l’artiste Thawan Duchanee) et le Temple Bleu (Wat Rong Suea Ten, วัดร่องเสือเต้น) qui s’ajoutent donc à cet iconique Temple Blanc. Et, comme les Trois Mousquetaires, les incontournables sont maintenant quatre : aux trois sites précités, ajoutez l’étonnant Wat Huay Pla Kang (วัดห้วยปลากั้ง), un temple d’inspiration taïwanaise, avec son imposante pagode et sa non moins imposante statue de Guan Yin, divinité chinoise (le pendant du bodhisattva Avalokiteshvara).
Nous concentrant sur Chiang Mai, nous n’avons point encore pris le temps de vous donner nos conseils de visite à Chiang Rai mais nous le ferons bientôt, promis… Cependant, l’occasion est trop belle pour ne pas vous faire profiter de suite d’un travail de qualité de l’Office du tourisme thaïlandais. L’ouvrage Journey of Thai Gastronomy (en anglais dans le texte) est une véritable mine d’or pour celui qui a le temps de flâner en Thaïlande, et notamment dans la province de Chiang Rai (dès la page 8).
Vous y apprendrez qu’en plus du riz, l’ananas, le thé et le café, de même les fleurs du cotonnier rouge font partie de la production agricole locale. Vous saurez tout du khao ram fuen, du kha mu man to, du khao phat sapparot ou encore du khanom chin nam ngiao ! Et surtout, vous saurez où goûter ces spécialités du nord. Les auteurs vous indiquent par ailleurs 5 attractions qui rempliront sans autres une journée supplémentaire dans cette province. Pour ne rien gâcher, le livre s’attarde sur quatorze autres destinations dans les diverses parties du royaume. Un travail de qualité, vous disions-nous !
Journey of Thai Gastronomy – Consultable gratuitement sur Issuu.
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Un festival de fleurs en guise de consolation
Vous ne pouvez assister au festival du Temple Blanc, arrivant peu après à Chiang Rai ? Peut-être alors qu’un festival de fleurs vous consolera. Bien que la Fête des Fleurs de Chiang Mai soit la plus connue (la prochaine édition se tiendra du 5 au 7 février 2021), sa ville-sœur Chiang Rai organise elle aussi un festival de fleurs ô combien coloré. Un rendez-vous devenu traditionnel en fin d’année. Et encore devons-nous mettre un « s » à festivals puisque pas moins de deux festivals de fleurs se chevauchent en cette fin d’année !
Le 16eFestival des Fleurs de Chiang Rai (เชียงรายดอกไม้งาม เทศบาลนครเชียงราย) aura lieu du 27 décembre 2019 au 19 janvier 2020, de 7h à 22h. Il est organisé en ville, au parc Tung & Kom (สวนตุง). Nous devrions vous en reparler sur notre page Facebook Chiang Mai De-ci De-là, en vous donnant le programme plus précis (il y aura des concerts et une belle parade). Sachez d’ores et déjà qu’indépendamment du festival, le parc continuera d’être animé les samedis et dimanches, et ce jusqu’au 15 févier 2020 ! En attendant, voici déjà la page Facebook officielle du festival.
Cette fête sera précédée du Festival des Fleurs de Chiang Rai2019 – auquel les organisateurs accolent l’acronyme ASEAN, ce qui donne ceci en thaï : มหกรรมไม้ดอกอาเซียนเชียงราย 2019. Organisé sur les rives de la rivière Kok, rive gauche, au parc floral Mae Kok (สวนไม้งามริมน้ำกก – ศูนย์ราชการฝั่งหมิ่น), il débutera deux jours avant, soit le 25 décembre 2019 pour se clore le 12 janvier 2020.
Terminons ces rendez-vous festifs par un événement religieux propre au pays Lanna : l’attente nocturne de Phra Upakut, un moine né de la semence du Bouddha et censé revenir à minuit, portant chance à celle ou celui qui le rencontrera… Rendez-vous vous est donné à Chiang Rai le soir du 10 décembre 2019. Cette étonnante cérémonie qui voit défiler de nombreux moines se déroule en bien d’autres lieux du nord thaïlandais, à commencer par Chiang Mai. Vous avez tous les détails dans notre article Les apparitions nocturnes de Phra Upakut.
Ce florilège festif devrait vous convaincre de visiter le nord thaïlandais durant la saison fraîche, le pays Lanna, riche culturellement, ayant beaucoup à vous offrir.
NOS ARTICLES SUR CHIANG RAI, LA PETITE SŒUR DE CHIANG MAI :
1 L’accumulation de mérites est une notion essentielle du bouddhisme Theravada, la religion implantée en Thaïlande. Sur cette importante notion de mérite, on vous renvoie aux explication érudites d’Odon Vallet, historien des religions, dans le paragraphe ad hoc de notre article Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et feu en l’honneur du Bouddha.
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