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Dimanche 20 décembre 2020, jour d’élections en Thaïlande 🗳

On vous rappelle que ce dimanche 20 décembre 2020 est un jour d’élection en Thaïlande.

Pour vous, en tant que touriste – denrée rare en ce moment – ou expatrié, cela signifie concrètement

  1. Que vous ne pourrez officiellement acquérir de l’alcool jusqu’à ce dimanche soir, 18h. On vous en a déjà parlé hier dans notre publication Facebook.
  2. Que vous ne pourrez vous balader au marché piétonnier ce soir puisqu’il a été annulé ! On parle donc du fameux Sunday Walking Street Night Market (source).

Dans cette vidéo explicative de Voice TV, derrière le dynamique présentateur, Joe Chonlawiton, on reconnaît la porte Thapae ici à Chiang Mai :

Si vous désirez savoir ce qu’est concrètement une journée d’élection, visionnez donc cette vidéo filmée en direct ce matin à Chiang Dao, une réalisation de la chaîne étatique PRD3.

Vous pouvez également regarder ce court reportage du média The North pour imaginer ce qu’est la démocratie à la sauce thaïlandaise.

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Ce sont là les premières élections locales depuis 6 ans, la démocratie siamoise ayant pris fin par un énième coup d’état miliaire en 2014 ! Celui qui a fomenté ce putsch n’est autre que Prayut Chan-o-cha, général de son état, l’actuel Premier ministre élu (une élection contestée par ses opposants).

Il sera intéressant de se pencher sur le taux de participation alors que le pays vit non seulement une crise économique sans précédent mais fait face à une contestation de sa jeunesse estudiantine depuis plusieurs mois maintenant. Beaucoup de jeunes auront la possibilité de s’exprimer pour la première fois de leur existence.

À l’exception de Bangkok et Pattaya, ces élections touchent l’ensemble du pays. Il s’agit d’élire des représentants locaux, fruit d’un processus de décentralisation. Seront donc élus des « directeurs généraux » des organisations administratives provinciales (PAO) et les membres des conseils de ces PAO. 335 candidats se bousculent pour prendre la direction des 76 PAO en jeu et 8 186 sont candidats aux sièges de ces conseils.

Ces organisations administratives provinciales auront un impact sur le quotidien des Thaïlandais – et des expatriés qui n’ont pas leur mot à dire – puisque les PAO géreront des services publics touchant à la construction des routes, des ponts, des systèmes d’égouts et d’électricité. Elles sont également chargées de maintenir l’ordre, de promouvoir le tourisme, de préserver les ressources naturelles et de soutenir l’éducation et la culture. Cela grâce à des taxes qu’elles perçoivent (essence, tabac, véhicules à moteur, taxes hôtelières…). Vous avez bien plus de détails dans cet article fort complet du Bangkok Post. Un quotidien qui nous rappelle d’ailleurs que les affrontements politiques seront plus marqués dans certaines régions.

Et lorsque l’on parle d’élections en Thaïlande, l’ombre du Premier ministre déchu Thaksin Shinawatra, un natif de Chiang Mai, plane… Ainsi, la commission électorale examinera une plainte selon laquelle Thaksin exercerait une influence sur le parti politique Pheu Thai – « les rouges » – en appelant au soutien public du candidat du parti à la présidence de la PAO de Chiang Mai lors des élections de ce dimanche. Tout est développé dans cet article en anglais du Thai Examiner.

En attendant, la campagne du candidat du Pheu Thai battait son plein. Pichai Lertpongadisorn, dont le véritable nom est Chuchai Lertpongadisorn est, entre autres, le président du club de foot de la ville, le Chiangmai United. Nous voulions vous transmettre la page Facebook de ce candidat très populaire mais elle vient d’être bloquée ! S’agit-il d’un problème technique momentanée, d’une censure de Facebook (chose que nous doutons) ou plus vraisemblablement d’une censure de la junte au pouvoir ? L’affaire est à suivre.

Cependant, il vous sera dès lors impossible d’accéder à la vidéo d’un meeting électoral à Mae Jo par exemple, ou encore aux photos d’une réunion politique organisée dans la campagne peuplée de beaucoup de minorités ethniques.

Retrouvez le Bureau de la Commission électorale de Thaïlande
➥ sur le web : la version anglaise est loin d’être mise à jour, contrairement à la version thaï du site, bien plus fournie
➥ et sur Facebook, une page alimentée plus que quotidiennement

iLaw est une organisation juridique progressiste qui milite tant pour les avancées démocratiques que la défense des droits de l’homme. On les retrouve sur leur page Facebook, eux qui suivent bien entendu ces élections très attentivement.

iLaw, avec le soutien de la Confédération helvétique (la Suisse donc), a mis sur pied un site web qui contrôle le processus électoral et qui dévoilera les résultats par province : Vote62 (tout est en thaï).

On vous souhaite un bon dimanche en ce jour électoral. Non sans vous enjoindre de regarder le clip vidéo officiel qui est plutôt plaisant.

#élections #Thaïlande #démocratie



Source de l’image à la une © Facebook
Article composé le 20.12.2020

Flash ! Plus de 500 cas de coronavirus détectés dans un marché de la périphérie de Bangkok ! Une province dorénavant bouclée.

Les rédactions des médias thaïlandais sont en effervescence ce samedi soir : ce sont des centaines de cas de coronavirus qui ont été détectés près de Bangkok ! Ceci alors que les autorités s’évertuaient à ne compter que quelques infections contractées dans le royaume ces derniers mois.

À Chiang Mai, des bruits ont couru la semaine dernière quant à l’existence de 600 cas. Ce qui n’a jamais été confirmé par la suite. En revanche, les centaines de cas découverts aux abords de l’agglomération de Bangkok sont bel et bien avérés. Officiellement reconnus donc.

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Une première alerte avait été donnée à travers la détection d’un cas de SARS-CoV-2 : une vendeuse de crevettes âgée de 67 ans était porteuse du virus alors qu’elle n’a jamais quitté la Thaïlande. Elle travaillait dans un marché local de produits frais de Samut Sakhon, une ville située au sud-ouest de la capitale. Puis d’autres cas ont fait surface dans la région : les trois proches de la patiente, à savoir sa sœur aînée, sa mère et sa belle-sœur. La source de leur infection reste inconnue.

Et voilà maintenant que les autorités sanitaires viennent de dévoiler la découverte de 516 nouveaux cas de coronavirus dans cette même ville de Samut Sakhon. La majorité des personnes infectées sont des travailleurs migrants. Ce qui porte le nombre total de personnes infectées à 548 dans la province éponyme.

Il est à noter que 90 % des personnes porteuses du virus sont asymptomatiques, d’où la difficulté à les détecter jusque là. Mais à la suite du premier cas détecté, les responsables sanitaires ont procédé à des tests obligatoires.

Fermeture de la province

Le ministère de la Santé publique a déclaré que la province de Samut Sakhon allait maintenant être partiellement fermée et que seuls les déplacements nécessaires seraient autorisés. Cette fermeture aura lieu du 19 décembre 2020 au 3 janvier 2021.

Les points de contrôles policiers ont été mis en place dès ce samedi soir.

Le ministère a déclaré aujourd’hui qu’il continuera à surveiller de près les populations thaïlandaises et migrantes et que les migrants ne pourront pas quitter la province. Les Thaïlandais – et les expatriés – peuvent toujours voyager mais doivent informer le responsable du ministère de leurs déplacements (rien n’est précisé quant à la procédure).

Le ministre de la santé publique, Anutin Charnvirakul, a déclaré aux journalistes plus tôt dans la journée de samedi qu’il pensait que l’épidémie pouvait être due à des travailleurs migrants ayant quitté illégalement le Myanmar pour travailler dans la province.

Samut Sakhon, qui est située à environ une heure de Bangkok, est un centre de pêche qui emploie des dizaines de milliers de travailleurs migrants des pays voisins, principalement des Birmans et des Cambodgiens. La région est également une plaque tournante pour les travailleurs thaïlandais travaillant dans l’industrie.

La province, comme le reste du pays, devait tenir des élections locales dimanche et les fonctionnaires affirment que les élections auront lieu mais que les masques et la distanciation sociale restent obligatoires, des mesures qui seront plus strictement contrôlées.

Dans sa communication, les autorités thaïlandaises se veulent rassurantes mais le nombre de cas avérés tend à donner raison à celles et ceux qui mettaient en doute la réalité des chiffres avancés officiellement, le nombre de test étant très faible en comparaison internationale.

En attendant, les mesures sanitaires de base sont rappelées par les autorités sanitaires : port du masque, distanciation physique et lavage régulier des mains !

Vos médias préférés devraient relayer l’information ces prochaines heures. Quoi qu’il en soit, au vu des réactions qu’avait suscitées la découverte précédente de quelques cas ici ou là dans le pays, il est à craindre une réaction épidermique des Thaïlandais chez qui la peur du virus a été instillée depuis des mois. On espère cependant que le nombre de décès restera ce qu’il est, à savoir une soixantaine en presque une année d’épidémie.

Pour ce qui est du tourisme, c’est là une nouvelle qui risque d’en prolonger la mort clinique.

Nos principaux articles en lien avec le coronavirus et le Covid-19 :
(s’agissant d’une pandémie qui dure depuis près d’une année maintenant, soyez attentif à leur dates de publication)
▶︎ Flash ! Plus de 500 cas de coronavirus détectés dans un marché de la périphérie de Bangkok ! Une province dorénavant bouclée
▶︎ Pandémie du Covid-19 : quel pays l’a gérée le mieux ? La France ? La Thaïlande ?
▶︎ 5 héros thaïlandais en tête de lutte contre le Covid-19
▶︎ Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?
▶︎ Coronavirus – La relance du tourisme en Thaïlande et dans le monde, touché de plein fouet par la pandémie

En vous rappelant tout de même qu’en Thaïlande, on meurt bien plus de la dengue, du SIDA ou encore du tabac !

Mises à jour : nous apprenons que le gouverneur de la province de Samut Sakhon a émis un couvre-feu d’urgence, de 22h à 5h. Par ailleurs, resteront fermés jusqu’à nouvel ordre les stades, les écoles et les garderies d’enfants, de même que tous les restaurants et les centres commerciaux (source). Alors qu’à l’aéroport de Chiang Mai (CNX), les contrôles sanitaires ont été renforcés (source), à Lamphun, les personnes en provenance de la région de Samut Sakhon sont mises en quarantaine durant 14 jours (source). D’autres provinces commencent à prendre des mesures à titre préventif… Les 516 cas détectés l’ont été à la suite d’un contrôle sur 1 000 personnes. L’on attend encore le résultat de 3 000 autres tests…

Les contaminations en Thaïlande même commencent à se faire jour. Ainsi de ce nouveau cas détecté dans la ville même de Bangkok : une femme de 78 ans est porteuse du virus. Il semblerait que là aussi le marché local soit le lieu de contamination (source).

Tous ces nouveaux cas de coronavirus ont été intégrés aux statistiques du pays : en un jour, ce sont 576 nouveaux patients qui sont porteurs du SARS-CoV-2, soit 4 907 personnes au total depuis le début de l’épidémie en Thaïlande. 4 041 d’entre elles ont récupéré et se portent bien alors qu’il n’y a eu en tout que 60 décès imputable au Covid-19.

#coronavirus #Covid19 #covid #SARSCoV2


Source rédactionnelle : Thai Enquirer – Thailand discovers 548 coronavirus cases in Samut Sakhon; many in migrant worker community

Source de l’image à la une : © Manfred von Kannen – Pixabay
Article composé le 19.12.2020 et mise à jour le 20.12.2020

Performance économique de la Thaïlande et gouvernance du pays

Selon le Fonds Monétaire International (FMI), au niveau économique, la Thaïlande est devenue un pays émergent. Un pays dépendant fortement de ses exportations qui représentent plus de la moitié de son PIB.

Article économique au menu d’aujourd’hui : d’abord une comparaison régionale de son revenu par habitant. Puis un éclairage sur la gouvernance du pays qui ressort d’un nouvel indice, the Chandler Good Government Index 2021.

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Revenu par habitant en comparaison régionale

Disons-le tout net : en se basant sur le revenu par habitant, piètre est la performance économique de la Thaïlande ces 50 dernières années !

La plateforme thaïlandaise Agenda, compulsant entre autres données celles de la Banque mondiale, nous livre une intéressante analyse en matière économique.

En comparaison régionale, la Thaïlande est un piètre élève en matière d’augmentation du revenu moyen par habitant ces cinquante dernières années ! Il y a certes des gens très riches au Pays du Sourire mais en moyenne, le royaume n’a pas décollé comparé à plusieurs de ses concurrents asiatiques !

De là à conclure que les régimes militaires successifs expliquent cette contre-performance, il n’y a qu’un (petit) pas à franchir pour le croire.

Que nous dit cette analyse ?

Intéressant graphique démontrant la trop faible augmentation du revenu moyen thaïlandais par habitant ces 50 dernières années en comparaison régionale © Facebook – Agenda

La Thaïlande, victime du piège du revenu intermédiaire

En compulsant des données de la Banque mondiale, la plateforme Agenda compare le revenu par habitant thaïlandais à celui d’autres pays asiatiques au cours des cinquante dernières années. Le constat est limpide : la Thaïlande n’a jamais quitté les pays à revenu intermédiaire, victime qu’elle est du « piège du revenu intermédiaire », soit les pays ayant connu une croissance rapide et remarquable sans jamais réussir à quitter le groupe des pays à revenu intermédiaire pour rejoindre celui des pays à revenu élevé. Ainsi, stagnent pour l’heure dans cette catégorie des pays tels que la Chine, la Malaisie et donc… la Thaïlande.

Alors que d’autres pays asiatiques font dorénavant partie du groupe des pays à revenu élevé : le Japon, Singapour, Taïwan, la Corée du Sud, ou encore Hong Kong par exemple.

Depuis quand la Thaïlande est-elle « restée coincée » ?

Entre 1960 et 1997, le revenu par habitant des Thaïlandais a été multiplié par plus de 30 en un peu moins de 40 ans, passant d’environ US$ 100 en 1960 à US$ 3’042 en 1997. Mais la crise économique de 1997 a tout changé; depuis lors, le pays s’est grippé. Ainsi, en 2019, le revenu moyen par habitant n’était que de THB 219’325 bahts par an. Ce qui place la Thaïlande dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire. Le graphique ci-dessus démontre clairement que la Chine et la Malaisie s’en tirent bien mieux, approchant le niveau de revenu moyen supérieur.

La Banque mondiale divise les pays selon leur revenu en quatre groupes :

Groupe 1 – Faible revenu : population avec un revenu moyen par habitant de 31’267 bahts ou moins.
Groupe 2 – Revenu intermédiaire : population avec un revenu moyen par habitant compris entre 31’267 et 122’159 bahts.
Groupe 3 – Revenu moyen à supérieur : population avait un revenu moyen par habitant compris entre 122 159 et 378 557 bahts
Groupe 4 – Revenu élevé : population avec un revenu moyen par habitant de plus de 378’557 bahts.

La Thaïlande a défini une stratégie nationale sur 20 ans (2018-2037) afin d’atteindre le seuil des pays développés avec comme slogan « La Thaïlande est stable, prospère et durable, visant à devenir un pays développé. En appliquant la philosophie d’une économie de suffisance » (un concept cher au précédent roi, Bhumibol le Grand).

Le premier objectif est de faire de la Thaïlande un pays développé en 20 ans, rejoignant ainsi les pays à revenu élevé. Avec comme but un revenu supérieur à US$ 15’000 par personne et par an. Concrètement, cela signifie que l’économie thaïlandaise doit croître de plus de 5 % en continu sur 20 ans.

Le problème pour la Thaïlande, comme tous les autres pays du monde, est que la pandémie sanitaire du Covid-19 est venu chambouler tout cela, précédée par une crise économique mondiale.

De quoi sera fait l’avenir immédiat ? En janvier 2020, le Service économique régional de l’ambassade de France à Singapour a dressé une situation macroéconomique des pays d’Asie du Sud-Est. Hélas, c’est là une analyse qui tombe à l’eau ou presque, la crise du Covid-19 ayant chamboulé toutes les données économiques !

On vous a déjà parlé de l’impact de la chute du tourisme qu’induit la pandémie sanitaire mondiale alors qu’en Thaïlande, celui-ci représente près de 20 % du PIB.

La situation économique du royaume n’est pas au beau fixe; la crise de la dette des ménages causera d’énormes dégâts ces mois prochains. C’est ce que nous rappelle le site Les Crises dans cet intéressant article.

Si la situation économique de la Thaïlande vous intéresse vraiment, on vous invite à lire le mémoire de Chantal Nadeau Filteau qui vous permettra alors de mieux comprendre ce pays; il est intitulé Pauvreté et disparités en Thaïlande : le cas de la région du Nord-Est.

Une situation au final qui ne plaide pas en faveur des autorités qui, en grande majorité, ont été militaires ces cinquante dernières années. Pas de médaille économique pour elles donc 🎖

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The Chandler Good Government Index 2021

L’année 2021 a vu éclore un nouvel indice annuel, l’indice de bonne gouvernance issu de l’institut Chandler. Cet indice, élaboré par des praticiens et pour des praticiens étatiques, mesure les capacités et l’efficacité de 104 gouvernements dans le monde. Une bonne gouvernance est un facteur décisif dans la réussite d’une nation. L’indice Chandler de bonne gouvernance (CGGI) montre pourquoi il est essentiel d’investir dans des capacités gouvernementales solides pour garantir des résultats positifs, tant pour les citoyens que pour les entreprises.

Le Chandler Institute of Governance (CIG), dont le siège est à Singapour, est une organisation internationale à but non lucratif. Elle estime que les bons gouvernements sont le fondement de communautés et de nations florissantes et prospères. L’institut, qui n’est lié à aucun gouvernement, aide les divers gouvernements à renforcer leurs capacités en matière de leadership, d’institutions et de service public par le biais de programmes de formation, de partenariats consultatifs et de création de connaissances.

Dans un rapport paru en 1992 et intitulé “Gouvernance et développement”, la Banque mondiale définit la bonne gouvernance comme « étant la manière dont le pouvoir est exercé pour gérer les ressources nationales économiques et sociales consacrées au développement ». La bonne gouvernance présente les avantages d’être au cœur du développement durable et de la réduction de la pauvreté, tout en renforçant les facteurs de production tels que la main-d’œuvre et le capital, et en accroît la productivité.

Afroptimisation | Le blog de Tidiane Diouwara

Sans surprise, ce sont les pays occidentaux qui trustent les premières places : première de classe, la Finlande est la nation à la meilleure gouvernance, suivie par la Suisse et Singapour, meilleur élève asiatique. Parmi les pays francophones, le Canada arrive en 10e position, la France est 16e et la Belgique, avec son 20e rang, figure donc dans le Top 20.

Quid de la Thaïlande ? Avec un score de 0,55, elle se situe à une honorable 43e place, devant l’Indonésie (45e), le Vietnam (57e), les Philippines (59e) et le Cambodge (86e). Mais dépassée par la Chine (40e), la Corée du Sud (21e), le Japon bien sûr (14e) et donc Singapour (3e rang). Rappelons que le pays compte près de 70 millions d’habitants et que son PIB par habitant est de US$ 7 807.

L’excellence est représentée par le score de 1, qu’aucun pays n’atteint. C’est dans le domaine de la gestion de ses finances que la Thaïlande obtient son meilleur score (0,68), l’attractivité de son marché est elle aussi bien notée (0,61), de même que la robustesse de ses lois et ses politiques (même score de 0,61). Suivent l’aide de son peuple à s’élever (0,60), l’influence et la réputation mondiales (0,52), et enfin la solidité de ses institutions (0,43). Le leadership et l’anticipation est le domaine qui obtient le moins bon score (0,36), ce qui n’est pas étonnant pour qui connait les Thaïlandais. Vous pouvez consulter tous les détails du score de la Thaïlande sur la page web de l’institut Chandler.

Par rapport à la moyenne mondiale, cet index fait ressortir les difficultés déjà connues du pays. À savoir les problèmes de corruption, le peu d’innovation, une diplomatie internationale inexistante, une mauvaise éducation, une inégalité des revenus ou encore une forte discrimination.

En revanche, la Thaïlande excelle dans la satisfaction à l’égard des services publics, dans les marques nationales, au niveau de sa dette publique et son excédent budgétaire. Son niveau de santé est lui aussi au-dessus de la moyenne mondiale.

Globalement, on dira que la Thaïlande, pays émergent, tient bien son rang au niveau mondial, sans exceller certes mais avec de bons atouts. L’Index Chandler permettra de suivre l’évolution du royaume en matière de gouvernance ces prochaines années.

Téléchargez le rapport 2021 du CGGI ou accédez au site web dédié au Chandler Good Government Index.

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Source éditoriale : Agenda
Source de l’image à la une © Pixabay
Article composé le 18.12.2020 et mis à jour le 03.05.2021

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