Selon le Fonds Monétaire International (FMI), au niveau économique, la Thaïlande est devenue un pays émergent. Un pays dépendant fortement de ses exportations qui représentent plus de la moitié de son PIB.
Disons-le tout net : en se basant sur le revenu par habitant, piètre est la performance économique de la Thaïlande ces 50 dernières années !
La plateforme thaïlandaise Agenda, compulsant entre autres données celles de la Banque mondiale, nous livre une intéressante analyse en matière économique.
En comparaison régionale, la Thaïlande est un piètre élève en matière d’augmentation du revenu moyen par habitant ces cinquante dernières années ! Il y a certes des gens très riches au Pays du Sourire mais en moyenne, le royaume n’a pas décollé comparé à plusieurs de ses concurrents asiatiques !
De là à conclure que les régimes militaires successifs expliquent cette contre-performance, il n’y a qu’un (petit) pas à franchir pour le croire.
La Thaïlande, victime du piège du revenu intermédiaire
En compulsant des données de la Banque mondiale, la plateforme Agenda compare le revenu par habitant thaïlandais à celui d’autres pays asiatiques au cours des cinquante dernières années. Le constat est limpide : la Thaïlande n’a jamais quitté les pays à revenu intermédiaire, victime qu’elle est du « piège du revenu intermédiaire », soit les pays ayant connu une croissance rapide et remarquable sans jamais réussir à quitter le groupe des pays à revenu intermédiaire pour rejoindre celui des pays à revenu élevé. Ainsi, stagnent pour l’heure dans cette catégorie des pays tels que la Chine, la Malaisie et donc… la Thaïlande.
Alors que d’autres pays asiatiques font dorénavant partie du groupe des pays à revenu élevé : le Japon, Singapour, Taïwan, la Corée du Sud, ou encore Hong Kong par exemple.
Depuis quand la Thaïlande est-elle « restée coincée » ?
Entre 1960 et 1997, le revenu par habitant des Thaïlandais a été multiplié par plus de 30 en un peu moins de 40 ans, passant d’environ US$ 100 en 1960 à US$ 3’042 en 1997. Mais la crise économique de 1997 a tout changé; depuis lors, le pays s’est grippé. Ainsi, en 2019, le revenu moyen par habitant n’était que de THB 219’325 bahts par an. Ce qui place la Thaïlande dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire. Le graphique ci-dessus démontre clairement que la Chine et la Malaisie s’en tirent bien mieux, approchant le niveau de revenu moyen supérieur.
La Banque mondiale divise les pays selon leur revenu en quatre groupes :
Groupe 1 – Faible revenu : population avec un revenu moyen par habitant de 31’267 bahts ou moins. Groupe 2 – Revenu intermédiaire : population avec un revenu moyen par habitant compris entre 31’267 et 122’159 bahts. Groupe 3 – Revenu moyen à supérieur : population avait un revenu moyen par habitant compris entre 122 159 et 378 557 bahts Groupe 4 – Revenu élevé : population avec un revenu moyen par habitant de plus de 378’557 bahts.
La Thaïlande a défini une stratégie nationale sur 20 ans (2018-2037) afin d’atteindre le seuil des pays développés avec comme slogan « La Thaïlande est stable, prospère et durable, visant à devenir un pays développé. En appliquant la philosophie d’une économie de suffisance » (un concept cher au précédent roi, Bhumibol le Grand).
Le premier objectif est de faire de la Thaïlande un pays développé en 20 ans, rejoignant ainsi les pays à revenu élevé. Avec comme but un revenu supérieur à US$ 15’000 par personne et par an. Concrètement, cela signifie que l’économie thaïlandaise doit croître de plus de 5 % en continu sur 20 ans.
Le problème pour la Thaïlande, comme tous les autres pays du monde, est que la pandémie sanitaire du Covid-19 est venu chambouler tout cela, précédée par une crise économique mondiale.
De quoi sera fait l’avenir immédiat ? En janvier 2020, le Service économique régional de l’ambassade de France à Singapour a dressé une situation macroéconomique des pays d’Asie du Sud-Est. Hélas, c’est là une analyse qui tombe à l’eau ou presque, la crise du Covid-19 ayant chamboulé toutes les données économiques !
On vous a déjà parlé de l’impact de la chute du tourisme qu’induit la pandémie sanitaire mondiale alors qu’en Thaïlande, celui-ci représente près de 20 % du PIB.
La situation économique du royaume n’est pas au beau fixe; la crise de la dette des ménages causera d’énormes dégâts ces mois prochains. C’est ce que nous rappelle le site Les Crises dans cet intéressant article.
Une situation au final qui ne plaide pas en faveur des autorités qui, en grande majorité, ont été militaires ces cinquante dernières années. Pas de médaille économique pour elles donc 🎖
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The Chandler Good Government Index 2021
L’année 2021 a vu éclore un nouvel indice annuel, l’indice de bonne gouvernance issu de l’institut Chandler. Cet indice, élaboré par des praticiens et pour des praticiens étatiques, mesure les capacités et l’efficacité de 104 gouvernements dans le monde. Une bonne gouvernance est un facteur décisif dans la réussite d’une nation. L’indice Chandler de bonne gouvernance (CGGI) montre pourquoi il est essentiel d’investir dans des capacités gouvernementales solides pour garantir des résultats positifs, tant pour les citoyens que pour les entreprises.
Le Chandler Institute of Governance (CIG), dont le siège est à Singapour, est une organisation internationale à but non lucratif. Elle estime que les bons gouvernements sont le fondement de communautés et de nations florissantes et prospères. L’institut, qui n’est lié à aucun gouvernement, aide les divers gouvernements à renforcer leurs capacités en matière de leadership, d’institutions et de service public par le biais de programmes de formation, de partenariats consultatifs et de création de connaissances.
Dans un rapport paru en 1992 et intitulé “Gouvernance et développement”, la Banque mondiale définit la bonne gouvernance comme « étant la manière dont le pouvoir est exercé pour gérer les ressources nationales économiques et sociales consacrées au développement ». La bonne gouvernance présente les avantages d’être au cœur du développement durable et de la réduction de la pauvreté, tout en renforçant les facteurs de production tels que la main-d’œuvre et le capital, et en accroît la productivité.
Sans surprise, ce sont les pays occidentaux qui trustent les premières places : première de classe, la Finlande est la nation à la meilleure gouvernance, suivie par la Suisse et Singapour, meilleur élève asiatique. Parmi les pays francophones, le Canada arrive en 10e position, la France est 16e et la Belgique, avec son 20e rang, figure donc dans le Top 20.
Quid de la Thaïlande ? Avec un score de 0,55, elle se situe à une honorable 43e place, devant l’Indonésie (45e), le Vietnam (57e), les Philippines (59e) et le Cambodge (86e). Mais dépassée par la Chine (40e), la Corée du Sud (21e), le Japon bien sûr (14e) et donc Singapour (3e rang). Rappelons que le pays compte près de 70 millions d’habitants et que son PIB par habitant est de US$ 7 807.
L’excellence est représentée par le score de 1, qu’aucun pays n’atteint. C’est dans le domaine de la gestion de ses finances que la Thaïlande obtient son meilleur score (0,68), l’attractivité de son marché est elle aussi bien notée (0,61), de même que la robustesse de ses lois et ses politiques (même score de 0,61). Suivent l’aide de son peuple à s’élever (0,60), l’influence et la réputation mondiales (0,52), et enfin la solidité de ses institutions (0,43). Le leadership et l’anticipation est le domaine qui obtient le moins bon score (0,36), ce qui n’est pas étonnant pour qui connait les Thaïlandais. Vous pouvez consulter tous les détails du score de la Thaïlande sur la page web de l’institut Chandler.
Par rapport à la moyenne mondiale, cet index fait ressortir les difficultés déjà connues du pays. À savoir les problèmes de corruption, le peu d’innovation, une diplomatie internationale inexistante, une mauvaise éducation, une inégalité des revenus ou encore une forte discrimination.
En revanche, la Thaïlande excelle dans la satisfaction à l’égard des services publics, dans les marques nationales, au niveau de sa dette publique et son excédent budgétaire. Son niveau de santé est lui aussi au-dessus de la moyenne mondiale.
Globalement, on dira que la Thaïlande, pays émergent, tient bien son rang au niveau mondial, sans exceller certes mais avec de bons atouts. L’Index Chandler permettra de suivre l’évolution du royaume en matière de gouvernance ces prochaines années.
L’édition 2022 de la Chiang Mai Design Week aura lieu du samedi 3 au dimanche 11 décembre 2022
Durant la saison fraîche (de novembre à janvier), c’est comme cela chaque année dans la Rose du Nord : une explosion d’événements publics dont l’un ou l’autre devraient forcément vous intéresser (replongez-vous dans l’effervescence d’une des précédentes fins d’année). En cette année de pandémie sanitaire, les touristes venant de l’étranger sont absents, ce qui heureusement n’empêche pas ces manifestations d’être organisées, pour le plus grand bonheur des expatriés et surtout des locaux qui profitent ainsi des joies de leur ville.
À noter que la récente découverte de personnes atteintes du virus SARS-CoV-2 ici dans le nord thaïlandais – toutes revenues du Myanmar voisin – pourra peut-être renforcer les mesures sanitaires appliquées par ces rendez-vous culturels. Ainsi, l’ascension du Doi Suthep par les nouveaux étudiants dimanche 6 décembre a pratiquement été annulée, remplacée par une montée symbolique de quelques représentants des étudiants et professeurs 😟
Chiang Mai City of Crafts and Folk Art 2020 – Chiang Mai, ville d’artisanat et d’art populaire. C’est cette Foire de l’Artisanat qui ouvre le bal car, bien que faisant partie intégrante du Chiang Mai Design Week, elle démarre quelques jours avant. Quatrième édition de cet événement sous le thème de yang hai jai (« qui respire encore »), l’artisanat et les arts populaires étant plus vivants que jamais dans la Rose du Nord. Un thème – le souffle – qui fait aussi référence à la pandémie actuelle du Covid-19, aux particules PM2,5, à la pollution atmosphérique et enfin au changement climatique; aspects qui ont inévitablement eu des répercussions sur nos modes de vie. Un travail de sensibilisation s’impose afin de maintenir notre souffle, gage d’une bonne santé.
Cette foire comprend :
Kat sala, un marché traditionnel où vous trouverez des produits culturels, de l’artisanat local et de plusieurs œuvres d’art créées par des artisans du cru, et bien sûr des aliments traditionnels.
Souffle de l’artisanat indigène. C’est là une exposition traditionnelle lanna présentant des produits artisanaux au design exceptionnel et aux motifs esthétiques particuliers. Ils reflètent les connaissances et les croyances indigènes des ancêtres du peuple lanna.
Rendez-vous festifs pour célébrer le 3e anniversaire de la reconnaissance de Chiang Mai dans le réseau des Villes créatives de l’UNESCO pour l’artisanat et les arts populaires. Une ville qui a été reconnue comme « Ville mondiale de l’artisanat » par le Conseil mondial de l’Artisanat.
Expression locale, un espace récréatif sur le site du musée des maisons traditionnelles du Lanna, là où se déroule la foire et pour lequel nous avons déjà consacré un article complet. S’y dérouleront la cérémonie d’ouverture, les diverses spectacles et les rencontres permettant aux spécialistes de l’artisanat et des arts populaires invités de partager leurs connaissances et de développer leurs compétences avec créativité.
Et enfin moult ateliers créatifs sont proposés à qui veut s’initier à divers arts locaux; des artisans compétents vous guideront. Vous pouvez consulter le détail de ces ateliers ici (c’est en thaï); ils se déroulent en matinée comme durant l’après-midi.
L’âme de cette foire est l’Institut de recherche sociale de l’Université de Chiang Mai (CMU), en collaboration avec le département des Arts thaïlandais de la faculté des Beaux-Arts de la CMU. À travers les secteurs gouvernemental, privé, communautaire, éducatif et professionnel, il s’agit pour la province de Chiang Mai de bâtir une réputation internationale dans la branche de l’artisanat et des arts populaires. Ceci conformément à son statut de ville créative décerné par l’UNESCO.
Voilà donc une manifestation qui permet la saine transmission de compétences indigènes. Faites-vous une idée de l’ambiance sur place en cliquant ici.
La Semaine du Design de Chiang Mai 2020 est donc l’événement-phare qui crée autour de lui une inimaginable ébullition tant artistique, artisanale que culturelle. C’est bien simple, la ville se transforme durant cette semaine ô combien animée et l’ambiance devient unique. Évidemment, en cette période où la pandémie sanitaire du Covid-19 sévit encore dans le monde, la fréquentation du festival risque d’en pâtir. Et c’est tout à l’honneur des organisateurs d’avoir maintenu un programme si riche. Preuve, si besoin était, de la résilience des Thaïlandais.
Un festival qui dure 9 jours, sur plus de 100 sites, avec près de 350 animations ! Des expositions, des conférences, des ateliers, des circuits guidés, des concerts, des marchés et moult autres événements. C’est cela la folle Semaine du Design de Chiang Mai. Cette année de pandémie, lethème retenu est Stay Awake, Stay Alive (« Restez éveillés, restez en vie »). Le programme complet est bien sûr consultable en ligne.
Les divers sites du festival
On vous l’a déjà dit, c’est tout Chiang Mai – et même les alentours – qui profitent de la Semaine du Design. Avec plus de 100 sites différents, difficiles ici d’en dresser la liste ! Vous les retrouvez cependant tout dans le programme à partir duquel une recherche en ligne peutê tre effectuée.
Sur place, n’hésitez pas à demander le flyer officiel qui contient une carte du « centre-ville »; cela vous sera utile. Avant que l’on vous détaille les endroits emblématiques du festival (il vous faudra patienter encore), voici les cartes des navettes qui les parcourent :
Les événements-phares sur la place des Trois Rois (et alentour)
Voici quelques rendez-vous mis en avant par la Chiang Mai Design Week; à part le dernier qui se déroule le premier week-end, tous les autres durent les 9 jours du festival :
Cycle Lantern, par Witaya Junma; une installation de design au Centre d’Arts et de Culture de la ville (Chiang Mai City Arts & Cultural Centre, หอศิลปวัฒนธรรมเมืองเชียงใหม่, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. Ces séries de travaux artistiques reproduisent l’ombre mouvante des lanternes traditionnelles du Lanna. L’animation est une tentative de simulation de l’histoire cachée à travers le motif des lanternes; elle retrace également l’inspiration des artistes locaux ayant conçu ces motifs. Retrouvez Witaya Junma sur le web et sur Facebook (sa page personnelle, plus animée).
Skywall (ผนังท้องฟ้า), par Chana Mahayosanun; une installation de design au Centre d’Arts et de Culture de la ville (Chiang Mai City Arts & Cultural Centre, หอศิลปวัฒนธรรมเมืองเชียงใหม่, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. S’appuyant sur le thème de la Semaine du Design 2020, Stay Awake, Stay Alive, en cette année où la solitude a pu prendre le dessus en raison du Covid-19, l’artiste propose son pavillon Skywall. Vous pourrez vous asseoir dans en vous isolant tout en restant connecté.e à l’extérieur grâce à l’état changeant du ciel. L’idée est née du périscope, ici transformé en pavillon, un espace encapsulé qui peut percevoir le ciel en regardant vers l’avant. Retrouvez Chana Mahayosanun sur Instagram et sur Facebook (album-photo de l’installation).
Maison commune (สามัญประจำบ้าน), par Wisut Limali, Apiwat Chitapanya et Ratthee Phaisanchotsiri; une exposition de design au Centre d’Arts et de Culture de la ville (Chiang Mai City Arts & Cultural Centre, หอศิลปวัฒนธรรมเมืองเชียงใหม่, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. Cette exposition raconte l’histoire de 18 objets courants de la vie quotidienne ici au nord de la Thaïlande, tels que des paniers en osier, des jupes des tribus montagnardes, des bols de poulet, etc., qui sont réinterprétés à travers un processus créatif afin de trouver de nouvelles valeurs en accord avec l’évolution du temps tout en conservant leur valeur et leur identité d’origine.
Visages thaïlandais (Thaipface, ไทยป์เฟซ), par Natvipa « Nana » Tejapaibul, Nathatham « Na » Rojanusorn et Onusa « Eing » Opastpongkarn (Greenies & Co); une exposition de design au Centre d’Arts et de Culture de la ville (Chiang Mai City Arts & Cultural Centre, หอศิลปวัฒนธรรมเมืองเชียงใหม่, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. Thaipface est un carnet de croquis virtuel de sept créateurs thaïlandais d’outre-mer qui explorent leur relation avec la mère patrie tout en célébrant le type thaïlandais (พยัญชนะไทย) en mouvement. En animant les langues vernaculaires locales et en réimaginant les formes de lettres traditionnelles, ils suscitent visuellement un dialogue sur la justice sociale et les questions contemporaines dans le climat culturel actuel. C’est leur terrain de jeu idéal pour expérimenter la typographie et pousser la sensibilité du design en dehors des travaux classiques des clients. Retrouvez le collectif Thaipface sur le web, sur Instagram et sur Facebook. Greenies & Co vendent leur production au POP market.
Éclairer (En-Light-En), par le collectif Homecoming; une installation de design au Musée folklorique du Lanna (Lanna Folklife Museum, พิพิธภัณฑ์พื้นถิ่นล้านนา, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. La catastrophe du Covid-19 a poussé l’homme au-delà de ses limites, lui permettant de découvrir et de créer quelque chose de nouveau. Le projet Homecoming rassemble des créateurs et des artistes liés à Chiang Mai et plus généralement au nord de la Thaïlande pour réaliser quelque chose de bien en faveur de la communauté. Et l’installation d’art participatif élaborée par ces créatifs durant la pandémie est le fruit de leur travail. Vous avez là quelques photos mais le mieux est encore de vous rendre sur place afin d’expérimenter cette installation. Retrouvez le studio de design interdisciplinaire COTH (Creative Collaboration Thailand), un studio dont le travail est reconnu sur le plan international, retrouvez-le donc sur le web, sur Instagram et sur Facebook.
DR.FEELS.GOOD – Portrait de quarantaine (ห้วงแห่งการกักกัน), par Krittanatcha Payagkasak; une exposition de design à l’Again Cafe, de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. Nous avons eu une année de révélations épouvantables, mais je crains que nous n’ayons à peine effleuré la surface. alors voici tous les combattants, rêveurs et créateurs qui nous ont inspirés dans nos pratiques quotidiennes. Puissiez-vous trouver le courage, la force et le soutien les uns dans les autres. Telle est la présentation de cette exposition par l’artiste elle-même, adorable, que vous retrouvez sur Instagram et sur Facebook. Bande-annonce de son exposition.
Art in Studio, par Supachet Bhumakarn; une exposition d’art au studio Supachet, de 10h à 18h (20h les dimanches soir); l’entrée est gratuite. Voilà un artiste du cru qui nous donne à voir ses perceptions artistiques à travers les lignes, les couleurs et les formes autour du thème de l’éléphant. On vous a déjà présenté Supachet, un artiste très influencé par les pachydermes, qui avait eu l’honneur d’une belle exposition au Centre d’Arts et de Culture de la ville l’année dernière.
Earth & Us : c’est un festival de rue sis dans le quartier Lamchang dont nous vous parlons plus en détail ci-dessous.
D’autres rendez-vous mis en avant
Difficile pour les organisateurs de mettre en avant l’un ou l’autre des rendez-vous au programme, tant le choix est grand. Ils s’y risquent cependant :
Art Dialogue 3. Une exposition d’art au Centre d’Arts et de Culture de la ville (Chiang Mai City Arts & Cultural Centre, หอศิลปวัฒนธรรมเมืองเชียงใหม่, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. Une exposition de batik, de teinture et de peinture à la main, où est contée une belle histoire de personnes à travers les textures et les motifs du tissu.
CHIANG MAI PHOTO FESTIVAL (#CMPF) – On paper. Expo-photo au siège de l’Association de promotion de la culture des femmes thaïlandaises Sri Lanna (Sri Lanna Thai Women’s Culture Promotion Association, สมาคมส่งเสริมวัฒนธรรมสตรีศรีลานนาไทย, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. Il s’agit d’une exposition de photographie contemporaine présentant une collection d’œuvres photographiques de sept artistes thaïlandais qui ont été transmises sur papier à la fois par impression et par sensibilisation. De par la nature de l’enregistrement mécanique, les détails de la lumière sont sous l’influence et les compétences du photographe. Ensuite, l’image « apparaît » sur le « papier » pour être présentée au public. Le papier devient ainsi une plate-forme scénique mettant en avant les détails et la signification des œuvres. Le Chiang Mai Photo Festival dispose de sa propre page Facebook (qui n’est cependant pas mise à jour en l’espèce).
Blend and Bloom (Mélange et floraison), par OhMyCraft Studio. Exposition de design au TCDC (ศูนย์สร้างสรรค์งานออกแบบ, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. « L’épanouissement de la créativité des communautés unies ». C’est ainsi qu’est présenté le projet Blend and Bloom. L’administration de Ton Pao a fourni des journaux locaux et les anciens des communautés Lam Chang et Chang Moi, experts en artisanat du papier, les ont transformés en fleurs, avec l’aide du Studio OhMyCraft. Ces fleurs seront rassemblées dans un jardin fleuri de 120 m2. Retrouvez le travail de OhMyCraft Studio sur Facebook, Instagram et YouTube.
Weruwana Paper Studio & Arts (Galerie Jojo Kobe). Exposition d’art au TCDC (ศูนย์สร้างสรรค์งานออกแบบ, ici), de 10h à 20h; l’entrée est gratuite. Cela fait plus de 20 ans que le papier Weruwana est testé et utilisé à des fins artistiques. Onze artistes, de styles et de techniques, ont déjà créé une œuvre avec ce papier, un papier fait main par Khun Supan Promsen, maître d’un atelier sis à Lampang, la province au sud de celle de Chiang Mai, Weruwana Paper Studio. C’est un papier fabriqué à partir de fibres de bambou combinées avec du mûrier. Ce papier fait main est choisi par de nombreux artistes. Et la galerie d’art Jojo Kobe est à la fois une galerie et un studio de sérigraphie basés à Chiangmai. Retrouvez Jojo Kobe sur Facebook et Instagram. À noter qu’un atelier sera mis sur pied dimanche 6 décembre 2020 (de 13h à 16h) par C.A.P Studio grâce à une station de démonstration de gravure installée au TCDC. C.A.P Studio est un groupe de professionnels de la sérigraphie basé à Chiang Mai.
De son côté, le magazine A Day met en exergue 7 événements immanquables (ce sont là des goûts thaïlandais).
Toute la blogosphère de la Rose du Nord n’a pas manqué de se rendre à cet événement hautement photogénique. Ainsi du blogueur The Every Whereist Travel ou encore de Taztitude qui, elle, est allée en famille.
CHIANG MAI DESIGN WEEK 2020 – #CMDW
▶︎ C’est quand ? Du samedi 5 au dimanche 13 décembre 2020 ▶︎ C’est où ? Un peu partout en ville de Chiang Mai, serions-nous tentés de répondre ! Le tout est cependant coordonné par le centre de design TCDC (ศูนย์สร้างสรรค์งานออกแบบ), ici. ▶︎ Sur le net : page Facebook, événement FB et site web
POP MARKET. C’est l’espace récréatif du festival, au cœur de la Cité fortifiée. Des stands originaux – que ce soit en matière culinaire ou artisanale – entourant une scène avec des concerts quotidiens. On vous en parle ci-dessous.
CDA Design Awards 2020. Cette Semaine du Design est l’occasion de remettre les CDA Design Awards 2020, des prix qui récompensent les meilleures réalisations en matière de design dans diverses catégories. On vous en reparle tantôt… CDA DESIGN AWARDS Awards 2020 : site web et page Facebook.
Inutile de vous préciser qu’on adore l’ambiance que dégage la Semaine du Design. Petit bémol cependant : nous regrettons que le festival soit devenu annuel. Comparées aux dernières éditions, les deux premières, organisées à un rythme biennal, avait une envergure et une ambiance que nous n’avons plus retrouvées par la suite. Espérons que l’avenir nous donne tort !
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POP Market
Le POP Market est un marché original qui n’a lieu que durant la Semaine du Design ici à Chiang Mai. Cette année, il reprend ses quartiers au cœur de la cité historique. Ce sont près de 150 stands qui vous attendent du samedi 5 au dimanche 13 décembre 2020, de 16h à 22h.
Artisanat original, cuisine originale, musique originale avec des ateliers… originaux. C’est tout cela le POP market. Vous y trouverez de la décoration d’intérieur, de la mode, des accessoires, de la bonne nourriture et des boissons dans ce marché branché avec animation musicale quotidienne. On espère que le marché retrouvera la chaleureuse ambiance qui était la sienne avant les éditions de l’année dernière (au TCDC) et d’il y a deux ans (au One Nimman), des éditions qui nous ont passablement déçus. Vivement le retour des bottes de foin ! Il se trouve que le domaine de la maison patrimoniale Chao Burirat, qui appartient maintenant à Thai Tobacco, est un bel écrin pour l’édition du marché POP cette année; une visite sur place nous a d’ailleurs convaincus.
On vous l’a déjà dit, le POP market est l’espace récréatif du festival : un patchwork de stands, tant artisanaux que culinaires, avec des ateliers et des animations culturelles, notamment des concerts (liste complète des stands). Voici quelques stands sélectionnés qui vous offrent des produits artisanaux inédits; et quelques autres boutiques sur place.
▶︎ C’est quand ? Du samedi 5 au dimanche 13 décembre 2020, de 16h à 22h ▶︎ C’est où ? Chao Burirat’s House, route Prapokkloa, au nord de la place des Trois Rois, ici (สำนักงานยาสูบเชียงใหม่) ▶︎ Sur le net : page Facebook et événement FB
Chiang Mai : City of Happiness #CMCH2020
Ratchadamnoen × Promenez-vous dans la ville (ราชดำเนิน×เดินเมือง). C’est sous ce concept que sont présentées diverses installations conçues par les étudiants des facultés d’architecture de trois universités (CMU, Rajamangala Lanna et Mae Jo).
À travers ces œuvres, fruit d’un processus de réflexion et de coopération, il s’agit de redynamiser ce quartier qui était il y a peu encore le cœur du tourisme urbain de la Rose du Nord. Touché de plein fouet par la crise du Covid-19 – qui a coupé l’arrivée de touristes internationaux – les diverses instances se doivent maintenant de trouver des idées pour redonner une certaine vitalité à la rue centrale Ratchadamnoen qui n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis plusieurs mois maintenant (exception faite du dimanche soir où prend ses quartiers le marché piétonnier, le fameux Sunday wWalking Street Night Market.).
Ces initiatives démontrent la vitalité des diverses communautés de Chiang Mai (en occident, l’on parlerait d’associations de quartier), l’une des composante de la société civile thaïlandaise.
Ratchadamnoen, vous êtes là au cœur de la Cité historique, appelée par erreur (mais fort commodément) « la vieille ville »
Le quartier de Lam Chang en fête, partie intégrante de la Semaine du Design ! La Terre et nous, tel est le nom de ce festival de rue qui en est à sa deuxième édition. Avec des concerts de musique et autres performances culturelles au programme le week-end du samedi 5 et dimanche 6 décembre 2020, de 10h à 22h. Faites-vous une idée de l’ambiance avec les rendez-vous figurant sur les affiches ci-dessous et ces photographies, de même que cet album-photo.
Des animations variées qui vous permettront d’apprécier d’autant plus ce coin de la Cité historique où il fait bon flâner. C’est entre autres là où se posaient les vieux de la vielle du monde des routards (mais ça c’était avant). Un quartier qui se prêterait à merveille à des rues piétonnes, pour l’heure inexistantes, égayées par de nombreuses œuvres de street art.
EARTH & US @ LAM CHANG
▶︎ C’est quand ? Samedi 5 et dimanche 6 décembre 2020, de 10h à 22h ▶︎ C’est où ? Toute l’allée no 7 de la route Moon Muang, là où est située la Lamchang House, ici ▶︎ Sur le net : page Facebook officielle
Chiang Moi Craft Market
Le quartier de Chiang Moi (avec un o) sera lui aussi à la fête durant la Semaine du Design avec son premier marché artisanal (Chiang Moi Craft Market) qui mettra en avant ses commerçants. Des animations sont prévues pour le week-end du samedi 5 et dimanche 6 décembre 2020. Notamment avec des étudiants qui reproduiront les lieux à travers des dessins.
Le café Brewginning, au cœur du quartier, rue Chiang Moi, est un lieu qui attire toute la jeunesse de la région pour venir s’y faire prendre en photo. Ses propriétaires y organisent moult événements culturels, dont des concerts intimistes (une fois à l’intérieur, vous comprendrez pourquoi l’on utilise cet adjectif). Et il se trouve que durant la Semaine du Design, une exposition d’art y est organisée. Fruit du travail du collectif de jeunes artistes AAS – AAS pour Art for the Advancement of Society, soit de l’art pour l’avancement de la société – l’exposition Notre monde aujourd’hui (#โลกเราในวันนี้) dure du samedi 5 au dimanche 13 décembre 2020, de 18h à 21h (alors que le bar du café ferme, lui, à 18h), avec une discussion qui vous est proposée sur place.
C’est lui aussi un quartier où il fait bon flâner (exception faite de sa rue principale, Chiang Moi donc, où le trafic est important puisque ce quartier se situe entre la Cité fortifiée à l’ouest et le quartier chinoise à l’est) : à vous la découverte des des cafés, des gargotes, des shops, des temples avec leur vieux chedi…
CHIANG MOI CRAFT MARKET ▶︎ C’est quand ? Les samedi 5 et dimanche 6 décembre 2020 ▶︎ C’est où ? Quartier Chiang Moi, avec la rue éponyme en son cœur, ici ▶︎ Sur le net : page communautaire Facebook du quartier
EXPOSITION D’ART AAS#โลกเราในวันนี้ ▶︎ C’est quand ? Du samedi 5 au dimanche 13 décembre 2020, de 18h à 21h ▶︎ C’est où ? Café Brewginning, ici ▶︎ Sur le net : page Facebook du café Brewginning
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Chiang Mai Heritage – Patrimoine mondial
L’association promouvant l’entrée de la ville de Chiang Mai dans la liste du Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO profite de la vitrine que représente la Semaine du Design. Elle organise ainsi plusieurs rendez-vous culturellement fort intéressants.
Chiang Mai Heritage Walk – Promenade du patrimoine : il s’agit d’une balade à travers la ville – précisément la Cité historique – vous permettant de découvrir divers sites du patrimoine culturel de Chiang Mai qui justifient l’inscription de la ville dans la liste de l’UNESCO. La promenade, accompagnée de spécialistes, débute au Centre d’Arts et de Culture de la ville (หอศิลปวัฒนธรรมเมืองเชียงใหม่), un magnifique bâtiment centenaire récemment rénové, accolé à la place des Trois Rois, ici. Après la visite d’une exposition sur place, au gré de votre balade, vous découvrez 6 sites du patrimoine historique du Lanna ayant une valeur exceptionnelle en matière d’art et d’architecture.
Les promenades sont organisées samedi 5 et dimanche 6 décembre 2020, de 8h30 à 16h30. Tout un chacun peut s’y joindre (participation limitée à 30 personnes). Leur but est de sensibiliser la société civile à ce projet qui devrait aboutir en 2022 avec l’inscription espérée de Chiang Mai au Patrimoine mondial de l’humanité.
Chiang Mai, richesse culturelle du Lanna, l’ancien royaume du nord
Chiang Mai Heritage Arts – Patrimoine artistique. Croquez Chiang Mai avec vos stylos ou vos pinceaux ! Ne vous étonnez pas de voir des artistes à l’œuvre, parsemés dans les rues de la Cité fortifiée le lundi 7 décembre, de 9h à 17h. Ce sont les participants d’un événement artistique original invitant les artistes, les architectes et autres designers, de même que toutes personnes intéressées, à reproduire les chefs d’œuvre patrimoniaux de la ville. Toutes technique est la bienvenue : dessin au trait, aquarelle, peinture acrylique, peinture à l’huile ou des techniques mixtes liées… Ce sont six sites qui ont été choisis.
Des esquisses urbaines (Urban Sketching) qui favoriseront la diffusion du patrimoine culturel, artistique et architectural de Chiang Mai. L’ensemble des œuvres fera l’objet d’une exposition au mois de février 2021 qui se tiendra au centre d’architecture lanna de la faculté d’Architecture de l’Université de Chiang Mai (CMU). La Rose du Nord est décidément très inspirante.
Chiang Mai Heritage Arts – Palimpseste1. C’est un mot d’origine latine qui a été choisi pour deux conférences données le mardi 8 décembre 2020 dont le thème est Reconstituer le passé à partir du présent dans l’urbanisme de Chiang Mai. Vous savez que le palimpseste est un manuscrit sur parchemin d’auteurs anciens que les copistes du Moyen Âge ont effacé pour le recouvrir d’un second texte. Au figuré, il s’agit soit d’une œuvre dont l’état présent peut laisser supposer et apparaître des traces de versions antérieures soit alors d’un mécanisme psychologique tel que les faits nouvellement mémorisés se substituent à ceux qui leur préexistaient dans la mémoire.
Des conférenciers académiques évoqueront deux sujets. Le premier, à 13h30, parlera du projet de l’ancien bâtiment des douanes. Et le second, à 14h30, présentera le patrimoine de Chiang Mai et ses 48 sites patrimoniaux. – Deux conférences qui ont été diffusées en direct sur Facebook.
Les sites de valeur culturelle exceptionnelle, ici dessinés par Inthanon Sookkree
CHIANG MAI HERITAGE ARTS ▶︎ C’est quand ? Activités de dessin lundi 7 décembre 2020, de 9h à 17h, et conférences mardi 8 décembre 2020, de 13h à 15h30 ▶︎ C’est où ? Les sites choisis pour être peints ou dessinés sont indiqués dans cette publication. La conférence a lieu à la salle de réunion no 1 de l’Institut de recherche sociale (สถาบันวิจัยสังคม มหาวิทยาลัยเชียงใหม่), ici. ▶︎ Sur le net : site web du projet avec les détails ici (c’est en thaï), de même que deux événements Facebook, lundi 7 et mardi 8
La Nimman Art Promenade n’est pas partie prenante du Chiang Mai Design Week. Mais il se trouve que cette année, sa date d’organisation tombe au même moment de sorte qu’il serait dommage de ne pas en profiter.
Chaque année, on se réjouit de l’animation assurée une semaine durant par le festival *nap21th – Nimman Art & Design Promenade, 21e du nom donc. Il se déroule au soi 1 de la route Nimman (accolé au centre commercial One Nimman), le quartier branché de Chiang Mai, du samedi 5 au vendredi 11 décembre 2020, de 10h à 22h.
C’est là un rendez-vous incontournable où vous devez impérativement vous rendre pour percer un peu l’âme du Chiang Mai créatif : la Nimmanhaemin Art & Design Promenade, que les habitants de la ville appellent affectueusement *nap. Nombreux ateliers dans l’après-midi et animations en soirée. Vous êtes là au cœur du quartier branché de la Rose du Nord. Une ambiance qu’on apprécie avec de l’originalité à tous les stands. Animation musicale et nourriture locale dans cette ruelle qui devient piétonne le temps de la manifestation.
Le festival est retransmis par de nombreux Live FB qui vous donnent une idée de l’ambiance. Et voici le programme, incluant des ateliers où l’artisanat est le maître-mot durant l’après-midi et des concerts en soirée :
Le programme original du festival *nap21st devrait vous emballer
Le blogueur Toon vous donne un aperçu de ce festival où s’est rendu Chiang Mai News nous laissant une courte vidéo. D’ailleurs, les candidates au titre de Miss Thaïlande 2020, un concours de beauté organisé ici à Chiang Mai auquel nous avons consacré un article, n’ont pas manqué d’y faire une apparition; on vous offre l’album-photo souvenir.
*nap21th – *nap2020 – NIMMAN ART PROMENADE
▶︎ C’est quand ? Du samedi 5 au vendredi 11 décembre 2020, de 10h à 22h ▶︎ C’est où ? Au soi 1 de la route Nimman (accolé au centre commercial One Nimman), le quartier branché de Chiang Mai, ici (attention, Google Maps situe mal cette ruelle pour l’heure) ▶︎ Sur le net : page Facebook (leur site web a été abandonné)
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Think Market #5
Là aussi, ce n’est en rien un événement lié à la Semaine du Design mais il se trouve que cette année, le Think Park Market #5 se déroule au même moment que le festival du design, se terminant deux jours avant, soit du samedi 5 décembre au vendredi 11 décembre 2020, de 13h à 22h (finalement prolongé jusqu’au dimanche 13 décembre, ouverture à 16h).
Le Think Market se déroule traditionnellement au même moment que la Nimman Art Promenade (*nap), les lieux des deux événements n’étant séparés que par la rue Nimmanhaemin. Vous passerez sans doute de l’un à l’autre, avec peut-être un détour au centre commerciale MAYA, un centre que nous apprécions et qui se trouve, lui, de l’autre côté de la route Huai Kaew. Nous avions fort apprécié la décoration « hivernale » d’une précédente édition; l’on se serait presque cru en hiver…
Le Think Park est une surface commerciale avec une vingtaine de boutiques originales, souvent animée par un marché en soirée. Et durant le Think Market, le tout est plus animé qu’à l’accoutumée. L’ambiance y est plutôt cool, avec les boutiques habituelles, augmentées de stands à l’extérieur; artisanat, nourriture et musique, c’est cela le marché Think.
THINK MARKET #5
▶︎ C’est quand ? Du samedi 5 au vendredi 11 décembre 2020, de 13h à 22h (finalement prolongé jusqu’au dimanche 13 décembre, ouverture à 16h) ▶︎ C’est où ? Au Think Park, ici ▶︎ Sur le net : page Facebook
Chiang Mai Secret #3
Et comme si cela ne devait pas suffire, le centre commercial One Nimman met sur pied son marché Chiang Mai Secret #3 aux mêmes dates que la Semaine du Design. Il faut dire qu’en matière de design architectural, One Nimman fait fort. C’est sans nul doute le centre commercial le plus original que vous puissiez visiter dans la Rose du Nord. Il se veut être une évocation de l’architecture européenne et, de notre point de vue, c’est une véritable réussite.
Le marché Chiang Mai Secret, 3e édition du nom, est donc organisé du samedi 5 au dimanche 13 décembre 2020, de 15h à 22h, sur la place centrale du centre commercial, au pied du clocher (qui n’en est pas un). Alimentation, café, boisson, artisanat et hôtel-boutique, le marché se veut vous proposer les meilleurs produits issus de Chiang Mai dans ces divers domaines. À vous de nous dire si le pari est réussi ! Les adresses « secrètes » ne le seront plus pour vous une fois que vous vous serez rendus sur place. Le tout est bien entendu animée musicalement avec notamment une scène sur laquelle sont donnés des concerts en soirée. Faites-vous une idée au préalable de l’ambiance en jetant un œil sur ces photos.
Avec les trois événements précités (*nap2020, Think Market et Chiang Mai Secret), événements qui se déroulent tous trois à quelques encablures, non loin du centre commercial MAYA, vous aurez de quoi passer un sympathique après-midi qui se prolongera en soirée. Et au pire, le quartier branché de Nimman saura vous proposer d’autres attractions.
CHIANG MAI SECRET #3
▶︎ C’est quand ? Du samedi 5 au dimanche 13 décembre 2020, de 15h à 22h ▶︎ C’est où ? Au centre commercial One Nimman, ici ▶︎ Sur le net : événement FB et page Facebook du One Nimman
☘️ Ce n’est pas à proprement parler un événement de la Semaine du Design mais le Chiang Mai Go Green Festival (Chiang Mai se met au vert) se déroule sur 12 semaines, notamment pendant le Chiang Mai Design Week.
« Parce que… nous respirons tous le même air » (เพราะเรา… มีลมหายใจเดียวกัน), telle est la devise de l’association Breath Council , Le « Conseil du Souffle » (Breath Council, สภาลมหายใจเชียงใหม่ en thaï), association regroupant toutes celles et ceux qui combattent la pollution de l’air à Chiang Mai, lance un appel aux amoureux du vélo, aux amoureux de l’environnement et à tous ceux qui aiment Chiang Mai. Faites donc du vélo les dimanches matin. C’est en s’unissant que Chiang Mai pourra être transformée en une ville verte. L’objectif de cette action est de promouvoir les transports à faible émission de carbone (diminution de la pollution de l’air) et de créer des routes plus sûres pour les cyclistes au centre-ville (limite maximale à 30 km/h en ville). L’association propose des balades qui mettent en valeur le patrimoine culturel de chaque quartier, animé par des communautés actives. Sérénité assurée en se promenant dans les rues et ruelles qui débouchent bien souvent sur des temples cachés..
Ainsi, chaque dimanche matin, du 8 novembre 2020 au 31 janvier 2021, de 8h à midi, un groupe se constitue pour visiter en vélo un quartier de la Cité fortifié (le rendez-vous est donné avant 8h à la place Thapae). Des surprises sont proposées à chaque promenade, notamment de cours shows culturels qui mettent en avant les arts du Lanna. Dimanche 6 décembre 2020, aux alentours du Wat Khuan Khama, le thème de la balade est Bike Chic Fashion Show (affiche et photos). Il y aura donc un défilé de mode (quelques photos de l’événement, ici, là, là et encore là, de même que des vidéos en direct, ici au départ,là et encore là, le tout résumé en vidéo). De quoi vous donner envie de participer à la balade du dimanche 13 décembre 2020, dès 8h, dernier jour de la Semaine du Design (alors que le festival Chiang Mai Go Green, lui, continue jusqu’à la fin du mois de janvier 2021). Elle aura lieu autour du Wat Chang Taem, un petit quartier réunissant quatre temples près de la Porte Chiang Mai, au sud de la Cité fortifiée.
Allez, pédalez donc ! Une heureuse initiative que nous ne pouvons que saluer (et soutenir). Elle émane de la société civile de Chiang Mai, très active afin de rendre la ville la plus agréable possible pour ses habitants et les visiteurs qui voudront bien y venir (lorsqu’ils le pourront). Il est vrai que la Cité historique se prête à merveille à un tourisme doux, sans voiture, mais pour cela, les mentalités doivent encore changer. Cette initiative va donc dans le bon sens. Au même titre que le prochain Lanna Breeze Festival dont nous vous reparlerons…
Comme la Semaine du Design se déroule deux week-ends durant, vous pourrez naturellement profiter des marchés du week-end. À commencer par les fameux Walking Street Night Markets, soit les marchés piétonniers nocturnes du samedi soir (Wualai Rd) et du dimanche soir (Ratchadamnoen Rd).
Mais également des marchés moins connus des touristes. Tel que le marché Jing Jai, que tout le monde appelle le JJ Market. Il a lieu les samedis et dimanches, de 6h30 à 13h, réparti en deux zones : le Farmers Market où les producteurs agricoles écoulent leurs marchandises, et le Rustic Market, proposant des stands où l’ambiance est vraiment décontractée, animé par des mini-concerts, le plus souvent folk. Un marché que vous retrouvez sur Facebook et qui se trouve ici. Sur place, vous ne pourrez manquer un grand espace abandonné où le street art est roi.
Nouveau venu, le Senior Marketou marché Kasean (เกษียณมาร์เก็ต), soit un marché réunissant exclusivement des vendeurs de 60 ans et plus. Ils ont la pêche et l’ambiance y est extraordinaire. Leur quatrième édition se déroulera les samedi 5 et dimanche 6 décembre 2020, de 8h à 14h, au Old Chiang Mai, devenu leur fief. On vous a déjà parlé de ce marché, par exemple dans cette publication.
Sans oublier bien sûr le marché Cham Cha, l’un de nos marchés du week-end préférés à Chiang Mai, partie intégrante de la Chiang Mai Design Week. Une cinquantaine de stands tenus par les membres de la communauté Loang Him Kao, des artisans passionnés. L’ambiance y est unique. On vous en parle régulièrement sur notre page Facebook, par exemple avec cette publication.
In fine, les familles feront bon accueil au Pink Market organisé par le centre commercial Promenada (พรอมเมนาดา เชียงใหม่, ici), du samedi 5 au dimanche 13 décembre 2020, de 15h30 à 22h. Y règne une sympathique ambiance de fête foraine 🎡
Et encore durant la durée du festival aura lieu l’Analog Fest du 11 au 13 décembre 2020. Avec toutes ces animations, c’est à une véritable explosion culturelle que vous convie Chiang Mai la créative. En ce mois de décembre, suivront quelques autres rendez-vous culturels importants dont nous vous reparlerons – come à notre habitude – sur notre page Facebook, obvie.
Passez donc un très bon séjour ici dans la Rose du Nord. Et si vous êtes amatrice ou amateur d’artisanat, le prochain rendez-vous à ne pas manquer est bien sûr le bucolique Festival des Ombrelles, sis à Bosang, à l’est de la ville. Il aura lieu du 15 au 17 janvier 2021.
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Disparue des radars médiatiques ! Tel est le constat d’une triste épidémie qui sévit depuis des décennies maintenant. En cette année 2020, la pandémie de Covid-19 et ses répercussions ont monopolisé l’attention du monde entier. Éclipsant le SIDA, acronyme francophone du syndrome d’immunodéficience acquise. Et Bouddha sait que la Thaïlande échappe au premier fléau (le Covid-19) mais non pas au second (le SIDA), bien que le royaume fasse partie des bons élèves au niveau mondial en matière de prévention et de soins. C’est dire que la Journée mondiale de lutte contre le SIDA est une piqûre de rappel bienvenue.
On vous en parle brièvement aujourd’hui, en commençant par le message des instances internationales, se focalisant ensuite sur la situation en Thaïlande – avec la présentation d’un centre de recherche à Chiang Mai – et les événements organisés à cette occasion dans la capitale et à Chiang Mai.
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Le SIDA au niveau mondial
La Journée mondiale de lutte contre le SIDA est célébrée de par le monde chaque 1er décembre depuis l’année 1988. Les anglophones parlent de World AIDS Day. Instaurée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle a pour but de sensibiliser tout un chacun à cette pandémie. Il s’agit aussi d’apporter un soutien aux personnes vivant avec le VIH et de rendre hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie à cause de celui-ci.
Cette année 2020, la pandémie de Covid-19, ainsi que les répercussions des pandémies sur les vies et la subsistance des personnes, ont monopolisé l’attention du monde entier. C’est un nouvel exemple illustrant les liens étroits entre la santé et d’autres aspects fondamentaux comme la réduction des inégalités, les droits humains, l’égalité des sexes, la protection sociale et la croissance économique. Le thème de l’édition 2020 de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, « Solidarité mondiale et responsabilité partagée », est né de ce constat.
La campagne d’ONU SIDA à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA 2020
« La santé est un droit humain. Pour parvenir à une couverture sanitaire universelle, il faut que la santé soit une priorité d’investissement de premier plan. En cette Journée mondiale du SIDA, prenons conscience que, pour vaincre la COVID-19 et mettre fin au SIDA, nous devons être solidaires les uns des autres et partager les responsabilités. »
La pandémie du Covid-19 a déjà touché 64 millions de personnes, en tuant près de 1,5 million (chiffres au 01.12.2020). En se basant sur les chiffres de l’année dernière, 38 millions de personnes vivent avec le VIH, dont seulement 25 millions ont accès à la thérapie antirétrovirale. Chaque année, ce sont 1,7 million de personnes qui sont nouvellement infectées par le VIH. Et 690 000 humains par an décèdent de maladies liées au SIDA. Notons que les personnes dont l’immunité est diminuée sont les premières victimes du Covid-19. N’hésitez pas à prendre connaissance de quelques autres faits et chiffres.
L’OMS bien sûr, qui nous rappelle que malgré les grands progrès faits depuis la fin des années 1990, le VIH reste un enjeu majeur de santé publique au niveau mondial. Sa page web dédiée et sa page Facebook.
Et enfin l’UNESCO, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, qui est forcément confrontée aux défis que pose le SIDA dans le monde. Sa page web dédiée et sa page Facebook.
Et comme vous êtes nombreux à nous lire sur d’autres continents que celui asiatique, voici les ressources disponibles dans votre pays francophone respectif :
Au Canada ensuite, avec les sites web du Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le VIH-SIDA à Québec (MIELS-Québec) et de la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA).
En plus de moult fondations (nous en parlons ci-dessous), beaucoup d’entreprises dans le monde s’investissent à l’image d’Apple qui lance régulièrement des produits (RED), contribuant ainsi à la lutte contre le SIDA, ceci depuis 14 ans maintenant. Vous pouvez d’ailleurs les acquérir sur Amazon.
Situation en Thaïlande
Le premier cas de SIDA (importé) en Thaïlande date de l’année 1984. Il s’agissait d’un jeune Thaïlandais revenant d’un séjour estudiantin aux États-Unis. Dès 1988, l’infection par le VIH s’est propagée de façon explosive par vagues successives dans un groupe à risque après l’autre.
Selon les chiffres officiels d’ONU SIDA, la Thaïlande compte actuellement presque un demi-million de personnes porteuses du VIH (virus de l’immunodéficience humaine, HIV en anglais). 470 000 personnes pour être précis, dont 210 000 femmes. Un chiffre qui diminue puisqu’il frôlait les 800 000 en 1998. Chaque année, ce sont plus de 5 000 personnes qui sont infectées, adultes comme enfants. Là aussi, un chiffre qui, heureusement, est en continuelle baisse (au début des années 1990, on dénombrait 150 000 infections par année !). Une pandémie qui tue 14 000 personnes chaque année. Le royaume compte quelque 230 000 orphelins du SIDA.
Grâce à une importante couverture des femmes enceintes recevant un traitement adéquat (95 %), l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant est presque atteinte, avec un taux de transmission verticale finale inférieur à 2 % (ceci en partie grâce à un centre de recherche établi à Chiang Mai; on vous le présente ci-dessous).
Travailleurs du sexe. Sur un nombre total estimé à 43 000 personnes, alors que 83 % d’entre elles utilisent le préservatif, elles sont 66 % à s’être soumise à un dépistage du VIH, connaissant ainsi leur statut sérologique. Un peu moins de 10 % d’entre elles bénéficient d’une thérapie antirétrovirale. Autre maladie contagieuse, la syphilis touche plus de 3 % de ces personnes à risque.
Autre population à risque, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes sont estimés à plus de 500 000 personnes, avec une prévalence du VIH de près de 12 % malgré un taux d’usage du préservatif supérieur à 82 %. Autres populations touchées par le SIDA : 42 000 personnes s’injectant de la drogue (où la prévalence du VIH est supérieure à 20 % malgré une pratique d’injection sûre pour 95 % d’entre elles), 370 000 prisonniers et 62 800 personnes transgenres.
Stigmatisation et discrimination. Ils sont encore 23 % à répondre négativement à la question « Achèteriez-vous des légumes frais à un commerçant ou à un vendeur si vous saviez que cette personne est séropositive ? ». 23 % en trop ! Et presque 8 % des Thaïlandais disent non à la question « Pensez-vous que les enfants vivant avec le VIH devraient pouvoir fréquenter l’école avec des enfants séronégatifs ? ».
Information et éducation. L’ONG anglaise Avert, fournissant des informations précises et fiables sur le VIH et la santé sexuelle dans le monde entier, dresse un tableau exhaustif du SIDA en Thaïlande, en rappelant les programmes de prévention du VIH engagés par les autorités du pays.
Pour prendre un peu plus conscience de la réalité au quotidien des personnes porteuses du VIH au Pays du Sourire, ONU SIDA nous offre plusieurs reportages en français.
L’autorité en la matière est bien entendu le ministère de la Santé publique (MOPH) que vous retrouvez tant sur le web que sur Facebook. C’est lui qui gère la puissante Fondation thaïlandaise de promotion de la santé, symbolisée par trois lettres thaï, devenues son logo : สสส Thai Health. Vous avez sans nul doute déjà vu une de ses campagnes, par exemple contre le tabac. Présente sur le terrain, la fondation est active tant sur Facebook que sur le web (où elle alimente également un site en langue anglaise, quelque peu bridé).
Impossible ici de ne pas parler de la Société de la Croix-Rouge thaïlandaise (สภากาชาดไทย en thaï), une organisation humanitaire majeure en Thaïlande (site web et page Facebook). Fondée en 1893 sous patronage royal, elle fournit des services dans le cadre du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. C’est notamment elle qui gère les dons du sang dans tout le pays.
En matière de SIDA, elle a créé un centre de recherche, le Thai Red Cross AIDS Research Centre. En tant que leader dans la recherche et l’innovation en matière de prévention du VIH, le centre plaide en faveur des changements de politique de santé pour tous. Soutenue notamment par USAID, le centre, actif depuis 1989, s’est donné comme mission de mener des recherches et des innovations concernant la prévention du VIH, de renforcer la capacité des agents de santé communautaires et favoriser le partenariat avec d’autres entités du secteur de la santé, d’être un centre d’éducation et de recherche sur le VIH de référence et enfin de promouvoir et préconiser un changement de politique fondé sur des données probantes. Le centre dispose d’un site web.
Des fondations thaïlandaises sont elles aussi actives dans le domaine. Ainsi de AIDS Access qui vient en aide aux personnes infectées du VIH, aux personnes atteintes du SIDA et à toute personne désirant obtenir de l’aide ou des informations. Elle gère notamment un site web, une page Facebook et aussi une hotline de conseil sur le SIDA (qui vise également les femmes enceintes); le no est le 1663. Évidemment, tout est en thaï.
Il existe également un Réseau de personnes vivant avec le VIH/SIDA en Thaïlande. Organisé sous la forme d’une ONG appelée Thai Plus (TNPplus ou encore TNP+), il anime tant un site web qu’une page Facebook, toujours en thaï obvie.
Beaucoup d’ONG internationales œuvrent dans le domaine du SIDA. À l’exemple de la fondation AIDS Healthcare(AHF), une ONG américaine qui fournit mondialement une médecine de pointe et défend les intérêts des personnes infectées par le VIH. En Thaïlande, travaillant avec beaucoup de partenaires clés locaux, son impact – résumé ici en anglais – n’est pas négligeable. La devise de cette année – AIDS, the other pandemic – est plutôt bien trouvée. Les personnes maîtrisant le thaï peuvent consulter son site web et sa page Facebook.
Signalons enfin la Coalition internationale de préparation au traitement (dont l’acronyme anglophone est ITPC; site web en français et page Facebook) qui est un réseau mondial né en Afrique du Sud constitué de militants communautaires vivant avec le VIH et de leurs défenseurs. Ils œuvrent ensemble pour l’accès universel au traitement du VIH et des comorbidités qui y sont associées (hépatites virales, tuberculose, etc.). Avec sa campagne Make Medicines Affordable (MMA, soit Rendre les médicaments abordables), le réseau rappelle que des millions de personnes meurent inutilement chaque année parce que des médicaments vitaux sont trop chers. Les tactiques employées par de nombreuses sociétés pharmaceutiques visent à prolonger les monopoles et à maintenir les médicaments à un prix élevé. MMA estime que chaque personne a le droit d’accéder au traitement dont elle a besoin. MMA s’efforce ainsi de faire baisser le prix des médicaments contre le VIH, la tuberculose, l’hépatite C et les éventuels médicaments Covid-19, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire (PRI) tels que la Thaïlande. Prenez donc connaissance, en anglais, des actions menées en Thaïlande.
Dans le cadre de sa campagne « Des fondations pour la vie et l’amour », l’UNESCO nous offre un court reportage d’une famille thaïlandaise qui parle de son expérience d’éducation complète à la sexualité (ECS). Vous pouvez participer à travers le hashtag#CSEandMe. Mais avant, en route pour la Thaïlande :
Le centre de recherche PHPT, fruit d’une collaboration internationale2
L’UMI 174-PHPT est une unité de collaboration entre la faculté de Sciences Médicales Associées de l’Université de Chiang Mai (CMU) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), en France. Par PHPT on entend le Program for HIV Prevention and Treatment. Le centre implique un grand réseau de scientifiques, d’universitaires, de décideurs politiques en matière de santé publique et de cliniciens affiliés aux institutions gouvernementales et universitaires en Thaïlande et dans le monde entier. Initié en 1996 à Chiang Mai, qui à ce moment-là était l’épicentre de l’épidémie de VIH en Thaïlande, son objectif global était d’aider à améliorer la prévention et le traitement du VIH dans la cellule familiale à travers de la recherche clinique en se concentrant principalement sur la prévention de la transmission mère-enfant.
Avec l’amélioration de la situation du VIH/SIDA en Thaïlande et l’importance relative des autres problèmes de santé, le PHPT prend de base les expériences antérieures pour développer des études de recherche sur des maladies infectieuses considérées comme problème majeur de santé publique en Asie du Sud-Est, notamment l’hépatite B et infection par le virus du Papillome Humain, tous deux associés à des cancers. Le groupe de recherche clinique PHPT en Thaïlande comprend un réseau de plus de 50 hôpitaux publics.
Le centre de coordination à Chiang Mai est responsable de l’élaboration des protocoles, la formation, le suivi des activités sur site, le traitement et l’analyse de données, la logistique, la distribution de médicaments et l’administration. Un laboratoire de virologie et pharmacologie central, lié à la faculté de Sciences Médicales Associées à l’Université de Chiang Mai, soutient ces activités de recherche clinique et mène des études de recherche en laboratoire. Le PHPT fournit également des activités de soutien et de formation aux professionnels de la santé et à de nombreux étudiants locaux et internationaux.
C’est donc là le fruit d’une heureuse collaboration internationale, avec un important soutien de la France. Vous en saurez plus en consultant le site web de l’unité PHPT.
Et puisque nous sommes à Chiang Mai, si vous vous intéressez à ce que peut produire un tel centre, ou si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet du SIDA chez les jeunes Thaïlïandais, vous lirez alors avec beaucoup d’intérêt le projet TEEWA en Thaïlande, une enquête auprès d’adolescents nés avec le VIH.
À partir du milieu des années 1980, la Thaïlande a dû faire face à l’explosion du nombre de contaminations au VIH/SIDA, perçue à l’origine comme une « maladie blanche », un fléau occidental. Les prostituées travaillant au contact de touristes étrangers ont rapidement été désignées comme les responsables de l’introduction et de la diffusion du virus dans le pays. Et le tourisme, longtemps encensé pour ses vertus développementalistes, est soudainement apparu comme une menace pour la survie même du corps social. Les projets répressifs se sont multipliés (tests sanguins pour les touristes, sidatorium pour les prostituées, etc.), témoignant de la fébrilité et du sentiment d’urgence qui se sont emparés des autorités politiques et administratives. La mise en place de la réponse politico-sanitaire du gouvernement apparaît comme un moment singulier où les autorités politiques hésitent entre projets coercitifs, attentisme et libéralisme contraint. En revenant sur la chronologie de la réponse thaïlandaise, l’article montre comment l’industrie touristique, au cœur des problématiques de mobilités et de contrôle des frontières, a pu faire l’objet d’enjeux politiques particulièrement sensibles. Lisez la suite en cliquant ici.
Dans la capitale, les autorités thaïlandaises marquent bien entendu la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. Ainsi, le Premier ministre Prayut Chan-o-cha a visité une exposition mise sur pied par le Centre de recherche sur le SIDA de la Société thaïlandaise de la Croix-Rouge.
Le Premier ministre a accepté un ruban rouge symbolisant cette Journée mondiale et s’est joint à la célébration dont le thème cette année était « Marcher ensemble – Coexister sans stigmatisation ». Les agences étatiques concernées se doivent de soutenir les personnes atteintes du VIH.
Ainsi, le ministère du Travail a demandé aux entreprises de cesser de soumettre les demandeurs d’emploi aux tests du VIH/SIDA dans le cadre de sa campagne visant à mettre fin aux pratiques discriminatoires sur le lieu de travail. Apinya Sujittanan, directeur général du ministère de la protection et du bien-être au Travail (DLPW), a déclaré que, grâce aux progrès de la médecine, les employés atteints du VIH/SIDA peuvent travailler aux côtés de leurs collègues en bonne santé sans aucun problème.
Le Premier ministre a demandé à la société thaïlandaise de comprendre qu’il ne doit pas y avoir de stigmatisation liée à l’infection par le virus tout en rappelant que la Thaïlande a connu un succès considérable dans le traitement et la prévention de la propagation du VIH. Sur ce point, on vous renvoie à notre article sur l’introduction de la médecine moderne en Thaïlande.
SIDA en thaï En thaï, le SIDA se traduit par le terme เอดส์ (prononcé et, correspondant à la prononciation thaïlandaise du terme anglophone AIDS). Ainsi la Journée mondiale du SIDA se dit วันเอดส์โลก, soit วัน (wan, journée), เอดส์ (et) et โลก (lok, monde). Avoir ou contracter le SIDA se dira ติดเอดส์ (tit et) et pour parler du « virus du SIDA »1, les Thaïlandais disent เชื้อเอดส์ (chuea et), เชื้อ (chuea) pouvant signifier autant un virus qu’une bactérie, un microbe, une levure ou encore un germe. Quant aux préservatifs, en langue soutenue, ils sont appelés ถุงยางอนามัย (thung yang anamai), plus communément ถุงยาง (thung yang). L’on dira donc ใช้ถุงยาง (chai thung yang) pour dire utiliser un préservatif.
Pattaya est plus triste que jamais. Station balnéaire qui accueillait les visiteurs par millions, la fermeture des frontières a précipité sa chute. Ainsi, la traditionnelle commémoration annuelle de la Journée mondiale du SIDA, qui voyait la ville s’animer au rythme d’un sympathique défilé, a été éclipsée par une autre maladie mortelle, le Covid-19 ! Pattaya Mail nous apprend que la parade a été annulée cette année, les organisations y œuvrant ont simplement tenu quelques stands dans un marché.
Le hashtag thaï #วันเอดส์โลก vous emmènera vers bien d’autres informations et événements organisés dans le royaume de Thaïlande en lien avec cette Journée, tant sur Facebook que sur Twitter.
Événements à Chiang Mai
Chiang Mai marque également l’événement avec, entre autres manifestations, une célébration qui a généralement lieu au centre commercial CentralPlaza Chiangmai Airport. C’est le cas encore cette année 2020, le 1er décembre donc, l’événement étant nommé One man One woman, dans le cadre de la campagne Walk Together (qui est la reprise du thème de cette année en Thaïlande : « Marcher ensemble – Coexister sans stigmatisation »).
Il inclut une cérémonie d’ouverture avec une danse haute en couleur car effectuée par la communauté transgenre, des discours et autres discussions, de même qu’une animation avec des récompenses à la clef. En plus de faire l’objet d’un album-photo et comme l’année dernière, le tout a été diffusé en direct sur Facebook. C’est toujours la bonne humeur quand les katoye prennent pas au spectacle.
Le tout est organisé par la fondation Mplus Thailand, un organisme qui vient en aide à la communauté LGBT+, et que l’on retrouve tant sur le web que sur Facebook.
La communauté qui regroupe les personnes transgenres est fort active; elle organise par exemple ses propres concours de beauté à l’image de Miss International Queen. Rappelons ici que la Rose du Nord a déjà organisé plusieurs Gay Prides dont une, naguère, a marqué fortement les esprits…
On met fin à notre article en évoquant deux autres célébrations en lien avec le SIDA. En premier lieu et parce que le SIDA continue de faire des victimes, qu’elles soient directes, à travers les contaminations, ou indirectes, comme les orphelins du SIDA, la Journée mondiale des orphelins du SIDA, un événement organisé tous les 7 mai par l’association François-Xavier Bagnoud (FXB). Une Journée qui a pour but de sensibiliser le public et les gouvernements à la détresse des orphelins du SIDA.
Et ensuite la Journée internationaledu Préservatif (en anglais : International Condom Day). Elle est judicieusement célébrée le 13 février, soit le jour précédent la Saint-Valentin. Et en matière de préservatif en Thaïlande, il y a de quoi vous donner quelques intéressantes informations ! Peut-être le ferons-nous un jour…
1 VIH (HIV en anglais) et SIDA ne sont pas synonymes ! Comme on l’a vu plus haut, le VIH est un virus, le virus de l’immunodéficience humaine. Et ce virus peut amener à une maladie, le SIDA, le syndrome d’immunodéficience acquise. 2 Extrait du site web du centre de recherche PHPT; il y a près de 6 ans maintenant, nous avons eu l’occasion de côtoyer une jeune médecin français qui y travaillait.