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Royal Project Fair – Les produits du Projet Royal s’exposent

Tous les Thaïlandais apprécient la Fondation du Projet Royal et, au-delà, les produits qu’elle commercialise sous différentes marques. Ils ont pour elle un grand respect, ayant été créée par le précédent roi de Thaïlande, très vénéré, feu Sa Majesté Bhumibol le Grand (Rama IX), père du roi actuel, Rama X.

La Foire du Projet Royal 2023 a lieu du vendredi 1er au jeudi 7 décembre 2023

Les Occidentaux peuvent en avoir entendu parler sous son nom anglophone, Royal Project. En thaï, l’on dira โครงการหลวง, soit โครงการ (khrongkan, signifiant projet) et หลวง (luang, terme se traduisant ici par royal).

Le but visé par la fondation en question est de fournir aux membres des diverses ethnies minoritaires du nord thaïlandais de quoi subvenir à leurs besoins à travers l’amélioration de leur production agricole. En dehors de ses nombreux employés, elle forme beaucoup d’agriculteurs. Et le fruit de leur travail est commercialisé, principalement sous la marque Royal Project. Des produits de qualité, sains, à un prix serré; d’où leur succès. Et ce sont là les raisons pour lesquelles nous évoquons souvent leurs diverses actions tout au long de l’année sur notre page Facebook.

La fondation du Projet Royal vient en aide aux minorités ethniques du pays

Bien représentée à travers ses divers points de vente ici à Chiang Mai, épicentre de la production, la Fondation du Projet Royal organise annuellement une foire qui est l’occasion de présenter ses produits sous forme festive, avec des expositions et de nombreuses animations. La Royal Project Fair donne à voir de très beaux arrangements, floraux comme agricoles. Si vous êtes à Chiang Mai durant la période de Noël, c’est là un événement qui ne saurait être manqué !

Aujourd’hui, on vous parle donc de la naissance de la Fondation du Projet Royal, de sa foire annuelle, de ses produits de qualité et de ses divers points de vente à travers le royaume.

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La Fondation du Projet Royal

La Fondation du Projet Royal (Royal Project Foundation en anglais, dont l’abréviation est RPF, โครงการอันเนื่องมาจากพระราชดำริ en thaï) est une organisation thaïlandaise à but non lucratif basée dans le nord de la Thaïlande. Elle a été fondée par feu le roi Bhumibol Adulyadej en tant qu’organisation cadre pour ses initiatives caritatives et ses recherches.

À sa création, elle visait deux objectifs :

  • principalement, développer et améliorer les conditions économiques et le niveau de vie des minorités ethniques peuplant le nord thaïlandais en utilisant les cultures de rente pour remplacer la culture du pavot;
  • et accessoirement préserver les forêts, les ressources en eau et l’environnement en général.

La fondation est considérée comme l’un des premiers projets d’élimination de la production d’opium dans le monde et l’un des plus réussis. Elle a été honorée en 1988 par le prix Ramon Magsaysay pour la compréhension internationale.

Un projet né à Chiang Mai

C’est en 1969 qu’a germé l’idée de cette fondation, lorsque le roi Bhumibol Adulyadej a visité un village Hmong producteur d’opium au Doi Pui, la montagne accolée au Doi Suthep. Au cours de sa visite, le roi a appris qu’une pêche locale pouvait fournir un revenu aux membres de cette minorité ethnique. Un centre de développement de la faculté d’agriculture de l’université Kasetsart testait et développait en effet un type de pêche adapté à cet environnement. Il a alors demandé au Bureau des Biens de la Couronne (CPR – Crown Property Bureau) de verser 200 000 bahts en faveur de ce projet.

Par la suite, le projet a reçu le soutien d’agences internationales. En 1972, les Nations Unies ont réalisé l’importance de l’agriculture alternative pour remplacer la culture de l’opium. Le programme ONU/Thaïlande de lutte contre la toxicomanie a alors été lancé. Entre 1973 et 1984, l’aide au développement américaine a également soutenu le projet en donnant de l’argent au projet de recherche et développement pour trouver les fruits et légumes les meilleurs et les plus adaptés aux hautes terres. C’est en 1992 que ce projet royal a changé de nom pour devenir la Fondation du Projet Royal, une organisation publique au service du peuple de façon permanente.

Les centres de développement

Un projet ici visité par les candidates de Miss Universe Thailand 2017

Aujourd’hui, la foundation dispose de 38 centres de développement répartis dans cinq provinces du nord de la Thaïlande. Bien que ces centres soient destinés à la recherche et au développement de projets pour la fondation, certains sont devenus des destinations touristiques prisées.

Dans la province de Chiang Mai, il y a 27 centres de développement qui comprennent trois stations royales d’agriculture (Doi Ang Khang, Doi Inthanon et Pangda), une station de recherche (Mae-Lod) et 23 centres de développement (Ka Noi, Khun Phae, Khun Wang, Teen Tok, Tung Rao, Tung Roeng, Tung Luang, Nong Khieo, Nong Hoi, Pa Mieng, Pang Ung, Mon Ngo, Mok Cham, Mae Tho, Mae The Nuier, Mae Phae, Mae Sa Pok, Mae Sa Mai, Mae Hae, Wat Chan, Haui Luk, Haui Siao et Huai Som Poi).

Ailleurs dans les provinces du nord, trois centres de développement sont exploités à Chiang Rai (Pha Tung, Mae Poon Luang et Sa Ngo), six à Mae Hong Son (Mae La Noi, Mae Sariang, Huai Nam Khun, Huai Nam Rin, Huai Pong et Huai Lang), un à Lamphun (Pha Bath Huay Tom) et un autre à Phayao (Pang Cha).

Les divers projets royaux

L’Institut de recherche et de développement des Hautes Terres (Highlands), dont l’acronyme anglais est HRDI, est partie intégrante du Projet Royal. Cet organisme public est responsable du développement de nouveaux processus et mécanismes pour soutenir et renforcer les activités de recherche et de développement du Projet Royal. Le HRDI se concentre sur le développement social et économique durable dans les Highlands thaïlandais en travaillant au-delà des zones d’opération existantes du Projet Royal. Il apporte un soutien au Projet Royal, étendant son succès à l’ensemble du pays.

L’Institut de recherche et de développement des Hautes Terres (HRDI) sur le web (saluons sa version anglaise), sur Facebook et sur YouTube.

Les projets changent, se développent et s’adaptent aux problématiques soulevées par les diverses communautés touchées dans toute la Thaïlande. Il s’agit cependant toujours d’améliorer la qualité de vie des communautés en question dans le cadre des principaux objectifs de la fondation du Projet Royal. Il y a près de 5 000 projets en cours touchant un large spectre de la société thaïlandaise : cela va des ressources en eau à l’intégration des minorités, en passant par l’agriculture, l’environnement, le développement de carrière, la santé publique, les transports et les communications, la protection sociale ou encore l’éducation.

En tant que « roi du développement », Sa Majesté a tendu la main aux populations les plus vulnérables de Thaïlande, sans se soucier de leur statut, de leur ethnicité ou de leur religion, a écouté leur problèmes et leur a donné les moyens de se prendre en charge.

Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies (2006), au sujet du roi Bhumibol le Grand

À titre d’exemple, un projet de marketing touche à la recherche sur le coût et la rentabilité des fruits et légumes du Projet Royal. Ce projet étudie également le comportement des clients dans le choix et l’achat des produits. Il s’agit d’élaborer le meilleur plan de marketing pour la vente des produits du projet. Quant aux projets de conservation de l’environnement, ce sont l’environnement des hautes terres, les forêts, l’eau et le sol qui sont étudiés, afin d’optimiser les rendements en appliquant les principes du développement durable. On vous renvoie à cet effet notre article qui vous parle de la Journée internationale des Sols, en hommage au défunt roi Bhumibol, lui qui a tant œuvré pour instaurer une économie d’autosuffisance. La communauté mondiale, à travers la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, a salué son engagement pour les communautés agricoles, souvent bafouées, dont l’existence même dépend de l’agriculture, d’où l’importance de la qualité des sols.

Le roi Bhumibol appliquant les principes du développement durable avant l’heure, les nombreux projets de la fondation font naturellement partie de l’Agenda 2030 des 17 objectifs de développement durable (ODD) de la Thaïlande.

En Thaïlande, la fondation joue un rôle fondamental dans la recherche agricole. C’est sous ses auspices par exemple que des cépages de vignes ont été introduits en 1981 dans les hautes terres. Ou encore que sont produites des fraises dans la région de Samoeng (un bourg qui fête annuellement ce fruit en février dans le cadre de la Fête de la Fraise). La recherche sur les fraises comme culture de remplacement a débuté en 1974, en collaboration avec l’université Kasetsart, à Bangkok. Les résultats de cette recherche ont permis aux tribus montagnardes et aux populations locales de tirer des revenus de la production de fraises et de plantes-filles. Les fraises, entre autres cultures, offrent maintenant à ces populations une source d’investissement rapide et à rendement élevé. Autre exemple avec cette production de champignons dans un village de montagne (vidéo).

Royal Project Kitchen, le Projet Royal Culinaire

L’originalité de la production agricole du Royal Project, sa qualité et ses prix doux contribuent au succès des produits vendus sous cette marque. Les fruits d’hiver du Projet Royal ont notamment été présentés au Forum du tourisme de l’ASEAN qui s’est tenu à Chiang Mai en 2018.

Des chefs cuisiniers thaïlandais réputés utilisent les produits du Projet Royal. Ainsi du célèbre chef Chumpol Jangprai. Autre exemple avec le restaurant Khao du complexe hôtelier Four Seasons ici à Chiang Mai : ses chefs s’approvisionnent en certains ingrédients exclusivement auprès des agriculteurs qui travaillent avec le Projet Royal, en s’attachant à préserver le savoir local sur l’agriculture et à aider les communautés à devenir autosuffisantes.

Vous pouvez d’ailleurs goûter à des plats composés des produits Royal Project à la Royal Project Kitchen (ครัวโครงการหลวง), non loin du parc Rajapruek (le Royal Flora). ici. Un restaurant que l’on retrouve sur Facebook; consultez donc son menu.

L’ensemble des projets de la fondation du Projet Royal touche près de 300 villages regroupant plus de 14 000 familles, soit environ 85 000 Thaïlandais des régions rurales, la majorité étant constituée des minorités ethniques.

Bien que les projets royaux aient été fondés pour résoudre les problèmes de déforestation, d’opium et de pauvreté, beaucoup sont depuis devenues des attractions touristiques, à l’image des parcs nationaux. L’un des plus visités est le Centre de développement du Doi Ang Khang, à Fang, célèbre pour sa production de thé, ses fraises et sa floraison hivernale de cerisiers.

La Fondation du Projet Royal
➥ sur le web (où tout n’est hélas qu’en thaï)
➥ sur Facebook (avec une page complémentaire dédiée aux relations publiques)
➥ sur YouTube


La Foire annuelle du Projet Royal

Chaque année, peu avant Noël, la Fondation du Projet Royal organise sa foire annuelle, la Royal Project Fair. C’est l’occasion pour elle de présenter ses nombreux produits – de qualité, rappelons-le – au public qui s’y rend.

Il y a là des animations quotidiennes, avec notamment une belle cérémonie d’ouverture. C’est l’occasion de rencontrer de nombreux membres des minorités ethniques (les tribus diront certains) qui effectuent par exemple des danses traditionnelles.

Lors de cette manifestation annuelle, la fondation présente ses nouveautés, que ce soit des produits manufacturés ou des nouveaux fruits et légumes, issus des recherches agricoles des divers centres de la fondation.

Bien bel écrin que le Royal Flora pour accueillir la foire des produits du Projet Royal

Pour tout visiteur qui s’y rend, c’est l’occasion d’admirer de très belles expositions où les fruits et les légumes, de même que les fleurs et autres plantes, forment de magnifiques arrangements colorés.

Alors que les premières éditions de la foire étaient organisées au Palais des Congrès de l’Université de Chiang Mai, depuis l’année 2019, c’est le parc royal Rajapruek qui héberge la foire. Plus connu sous le nom Royal Flora, c’est un magnifique écrin qu’il faut bien entendu profiter de visiter à cette occasion. Seul reproche que l’on peut lui faire : il se trouve à 13 km au sud-ouest de la ville. Notons que l’entrée au parc est gratuite durant la durée de la foire.

Royal Project Fair 2020

La Royal Project Fair 2020 a lieu du lundi 21 décembre au dimanche 27 décembre 2020, une pleine semaine donc, de 9h à 20h, dans les bâtiments d’exposition 1 & 2 (sur votre gauche peu après l’entrée), une entrée qui est gratuite.

Comme l’année dernière, c’est le parc royal Rajapruek (le Royal Flora, อุทยานหลวงราชพฤกษ์) qui accueille l’événement. Il se trouve à l’extérieur de la ville, ici. Difficile cependant de le rejoindre avec des moyens de transport public, surtout en cette période de pandémie où les bus RTC n’assument plus leurs services.

La cérémonie d’ouverture a lieu le lundi 21 décembre 2020, à 17h, en présence du couple royal, Leurs Majestés le roi Vajiralongkorn et la reine Suthida. Occasion d’assister notamment à une danse traditionnelle du Lanna où se produisent des centaines de danseurs et danseuses.

Le thème de cette année ? « La rivière de la connaissance coule vers un développement durable ». Et comme toujours, la vente des produits est agrémentée par des expositions et des animations. En plus de la vente de tous les produits du Projet Royal (il y en a près de 1 300 !), avec de nombreuses actions, vous pourrez acquérir 10 modèles différents de paniers-cadeaux. Occasion de découvrir aussi leurs nouveaux produits. Les expositions florales sont de la partie, de même que des expositions de fruits et légumes. À l’honneur cette année, un tout nouveau broccoli. Exposés également, des esturgeons qu’a réussi à acclimater le Projet Royal, afin d’en commercialiser le caviar.

En voici le programme officiel, avec quelques ateliers :

  • On vous rappelle que la cérémonie officielle a lieu le lundi 21.12.2020, à 17h, avec une grande danse traditionnelle lanna donnée en l’honneur du couple royal.
  • Mardi 22.12.2020, de 14h à 16h : démonstration culinaire (omelette farcie) par le chef Vip, directeur des produits Doi Kham 👨‍🍳
  • Mercredi 23.12.2020, de 10h30 à midi : démonstration culinaire (rouleau de printemps frais) par un styliste culinaire connu. Un concours culinaire a lieu de 15h à 16h 👨‍🍳
  • Jeudi 24.12.2020, de 9h à 10h : exposé sur le café par un responsable de la marque Akha Ama ☕️ Puis, de 10h30 à midi : démonstration culinaire (salade de fraises) et de 14h à 16h, nouvelle démonstration culinaire par Chef Table 👨‍🍳
  • Vendredi 25.12.2020, de 10h à midi : concours culinaire pour les jeunes de 12 à 18 ans. De 14h à 16h, atelier pour la réalisation de gâteaux 🧁
  • Samedi 26.12.2020, de 10h à 11h : concours « Cuisine en famille » puis de 15h à 17h : atelier de composition de paniers-cadeaux 🧺
  • Dimanche 27.12.2020, de 10h30 à midi : démonstration culinaire (curry vert à l’avocat 🥑 ) puis, de 13h à 16h : atelier de sculpture de fruits et légumes.

L’on vous y emmène en vidéo. Alors que les blogueurs y sont déjà allés, à l’image de Jira Traveler ou encore Maria Journeys qui, elle, s’est attardée également au Royal Flora. De quoi nous livrer de magnifiques photos pleines de couleurs.

Présence exceptionnelle cette année du couple royal en personne qui a semble-t-il apprécié la cérémonie d’ouverture où des centaines de danseurs et danseuses ont exécuté une danse traditionnelle du Lanna.

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Des produits de qualité, sains qui plus est

La qualité des produits est une caractéristique indéniable des produits du Projet Royal, quelle que soit la marque sous laquelle ils sont commercialisés. Cette qualité se retrouve dans le packaging de niveau international. L’autre élément caractéristique est un très bon rapport qualité-prix. Qui plus est, l’écrasante majorité – si ce n’est tous les produits – se réclament d’une production biologique (organic comme l’on dit en Thaïlande, reprenant le terme anglophone).

Il y a plus de 1 300 références proposées ! C’est dire l’étendue de leur production. Cela va des fruits et légumes aux herbes aromatiques, en passant par le riz bien sûr, de même que d’autres céréales, de l’huile, du thé et du café (aussi en capsules), des fleurs (sèches comme fraîches), du poisson (dont le fameux caviar), de la viande (de notre point de vue, la qualité du jambon fumé doit encore être améliorée), des salades et des sauces, et d’autres produits alimentaires (pain, yogurt, lait, fromage (leur feta est un pur délice), chips originales…). Sans oublier des cosmétiques et de l’artisanat.

🐓 Les Français.es seront content.e.s d’apprendre que des poulets sont aussi élevés par le Royal Projet. Et pas n’importe quel poulet puisqu’il s’agit des fameux Poulets de Bresse ! Si, si. Vous savez tous que ce poulet est reconnaissable à ses trois couleurs : bleu, blanc, rouge. À savoir un plumage entièrement blanc, des pattes bleues fines, lisses, une crête rouge, simple, avec de grandes dentelures, des barbillons rouges, des oreillons blancs ou sablés de rouge, quant à la peau et à la chair, elles sont blanches.

Le tout est généralement vendu sous la marque Royal Project. Mais d’autres marques font leur apparition. Ainsi de la marque Doi Kham (ดอยคำ en thaï), fondée en 1994 à la demande du roi Bhumibol Adulyadej pour créer une entreprise permettant d’acheter les produits des projets royaux et d’autres agriculteurs affiliés à des prix équitables et de vendre des produits de qualité à la population thaïlandaise.

« Doi Kham » vient de deux mots du nord de la Thaïlande. Le mot doi (ดอย) qui signifie mont (montagne, colline) et le terme kham (คำ), mot abrégé pour thong kham (ทองคำ) qui signifie or, soit la Montagne d’Or en traduction littérale.

Doi Kham (la Montagne d’Or)

L’entreprise produit une grande variété de produits agricoles, notamment des jus de fruits prêts à boire, des concentrés de jus de fruits, des fruits déshydratés, de la confiture, du miel et des fleurs. Doi Kham exporte 30 % de sa production vers la région Asie-Pacifique. L’objectif de l’entreprise est de soutenir le développement des produits agricoles thaïlandais et de produire des biens à haute valeur nutritionnelle sans additifs chimiques. Leurs produits ne contiennent ni conservateurs ni arômes artificiels. Des produits de qualité obtenant de nombreuses récompenses.

Doi Kham Food Products est une société privée à responsabilité limitée dont le chiffre d’affaires dépassent les 2,4 milliards de bahts, employant plus de 200 personnes. Elle possède des usines de transformation à Fang, au nord de Chiang Mai, à Mae Chan (dans la province de Chiang Rai) et à Tao Ngoi (dans la province de Sakon Nakhon). L’entreprise compte plus d’une trentaine de magasins de détail dans tout le pays.

La marque Doi Kham
➥ sur le web
➥ sur Facebook


Les points de vente du Projet Royal

Tant le Royal Project que les marques affiliées – la plus connue étant Doi Kham – appartiennent au Bureau des Biens de la Couronne (CPR – Crown Property Bureau), que vous retrouvez sur le web et sur Facebook.

Alors que les produits Doi Kham sont plutôt bien représentés dans toute la Thaïlande (on en trouve notamment chez Rimping, Tops, 7 Eleven, Tesco Lotus ou encore Central), il en est autrement des produits de marque Royal Project.

Ici à Chiang Mai, le point de vente principal est situé à côté du parc Rajapruek; il s’agit du Royal Project Shop de Mae Hia (ร้านโครงการหลวงแม่เหียะ), ici. Le magasin le plus populaire se situe cependant plus près de la ville, non loin de l’université de Chiang Mai (CMU), sur Suthep Road, ici. Il s’agit du Royal Project Shop (ร้านโครงการหลวง), à ne pas confondre avec le point de vente des produits biologiques de la CMU, juste en face. Autre point de vente, plus petit, au centre commercial Plaza 89, ici. Les aéroports hébergent eux aussi une boutique estampillée Royal Project, avec cependant un choix restreint. Bangkok compte au moins trois boutiques mais qui ne sont pas situées où les touristes se rendent. Signalons encore deux autres points de vente, tous deux dans des centres commerciaux Central Plaza, à Chiang Rai et à Udon Thani. Vous en avez là la liste (hélas seulement en thaï).

Au niveau des commandes en ligne, il va vous falloir maîtriser la langue thaï pour pouvoir obtenir des produits Royal Project ! Oublions la boutique de leur page Facebook, qui ne promeut que quelques produits sans en vendre aucun. Quant au site web Royal Project Market, bien que présentant l’ensemble des produits, il n’est édité qu’en thaï et, pour l’heure, ne permet pas de commander des produits en ligne. Pour cela, vous devez passer par leur boutique Shopee, elle aussi exclusivement en thaï.

On ne peut que vous encourager à visiter cette foire agricole et, au-delà, à acheter des produits Royal Project / Doi Kham, que ce soit dans les boutiques ou encore en ligne. Vous profiterez ainsi de produits sains et d’excellente qualité, permettant d’améliorer les conditions de vie des populations composant les diverses ethnies minoritaires du royaume de Thaïlande.

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Royal Project Fair 2019

Organisée du 20 au 24 décembre 2019, de 9h à 20h, c’est la première fois que la foire se déroulait au parc Royal Flora, où l’entrée était gratuite.

Les activités culturelles furent nombreuses avec notamment des performances culturelles – chants et danses – du groupe des jeunes du Royal Project. Des jeunes qui venaient des divers centres de Chiang Dao, de Chom Thong, de Mae Wang, de Fang ou encore de Phrao. Autres activités fort prisées : les concours culinaires. Par ailleurs, cinq coopératives étaient à l’honneur, présentant leurs produits : Phrabat Huai Tom Royal Project Development Center, à Li (argenterie), Huai Siao Royal Project Development Center, à Hang Dong (huile noire pressée à froid), Huai Pong Royal Project Development Center, à Wiang Pa Pao (production de thé), Thung Rerng Royal Project Development Center, à Samoeng (production d’avocats) et enfin le Toong Tok Royal Project Development Center, à Mae On (production de café). L’on pouvait aussi admirer de la broderie et des tissus à motifs (Yao Hmong) et assister à une démonstration de pliage des fleurs de pandanus.

Une édition que nous vous avions annoncée par une publication Facebook (sur la base du communiqué de presse disponible sur le site web de la fondation). CM Daily Update nous en offre quelques belles photos. Et Feel-D Online News nous donne à voir la richesse des produits, visiblement appréciés des autorités présentes.


Sources rédactionnelles :
Thailand’s Royal Project sur le site web de l’HRDI
• Version anglaise de Wikipédia au 22.12.2020, tant pour la Royal Project Foundation que la marque Doi Kham

Source de l’image à la une © Facebook – @MariaNaklaiBaanTrip
Sans mention contraire les photos proviennent toutes des pages Facebook des institutions concernées.
Article composé le 22.12.2020 et mis à jour le 29.03.2021


Dimanche 20 décembre 2020, jour d’élections en Thaïlande 🗳

On vous rappelle que ce dimanche 20 décembre 2020 est un jour d’élection en Thaïlande.

Pour vous, en tant que touriste – denrée rare en ce moment – ou expatrié, cela signifie concrètement

  1. Que vous ne pourrez officiellement acquérir de l’alcool jusqu’à ce dimanche soir, 18h. On vous en a déjà parlé hier dans notre publication Facebook.
  2. Que vous ne pourrez vous balader au marché piétonnier ce soir puisqu’il a été annulé ! On parle donc du fameux Sunday Walking Street Night Market (source).

Dans cette vidéo explicative de Voice TV, derrière le dynamique présentateur, Joe Chonlawiton, on reconnaît la porte Thapae ici à Chiang Mai :

Si vous désirez savoir ce qu’est concrètement une journée d’élection, visionnez donc cette vidéo filmée en direct ce matin à Chiang Dao, une réalisation de la chaîne étatique PRD3.

Vous pouvez également regarder ce court reportage du média The North pour imaginer ce qu’est la démocratie à la sauce thaïlandaise.

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Ce sont là les premières élections locales depuis 6 ans, la démocratie siamoise ayant pris fin par un énième coup d’état miliaire en 2014 ! Celui qui a fomenté ce putsch n’est autre que Prayut Chan-o-cha, général de son état, l’actuel Premier ministre élu (une élection contestée par ses opposants).

Il sera intéressant de se pencher sur le taux de participation alors que le pays vit non seulement une crise économique sans précédent mais fait face à une contestation de sa jeunesse estudiantine depuis plusieurs mois maintenant. Beaucoup de jeunes auront la possibilité de s’exprimer pour la première fois de leur existence.

À l’exception de Bangkok et Pattaya, ces élections touchent l’ensemble du pays. Il s’agit d’élire des représentants locaux, fruit d’un processus de décentralisation. Seront donc élus des « directeurs généraux » des organisations administratives provinciales (PAO) et les membres des conseils de ces PAO. 335 candidats se bousculent pour prendre la direction des 76 PAO en jeu et 8 186 sont candidats aux sièges de ces conseils.

Ces organisations administratives provinciales auront un impact sur le quotidien des Thaïlandais – et des expatriés qui n’ont pas leur mot à dire – puisque les PAO géreront des services publics touchant à la construction des routes, des ponts, des systèmes d’égouts et d’électricité. Elles sont également chargées de maintenir l’ordre, de promouvoir le tourisme, de préserver les ressources naturelles et de soutenir l’éducation et la culture. Cela grâce à des taxes qu’elles perçoivent (essence, tabac, véhicules à moteur, taxes hôtelières…). Vous avez bien plus de détails dans cet article fort complet du Bangkok Post. Un quotidien qui nous rappelle d’ailleurs que les affrontements politiques seront plus marqués dans certaines régions.

Et lorsque l’on parle d’élections en Thaïlande, l’ombre du Premier ministre déchu Thaksin Shinawatra, un natif de Chiang Mai, plane… Ainsi, la commission électorale examinera une plainte selon laquelle Thaksin exercerait une influence sur le parti politique Pheu Thai – « les rouges » – en appelant au soutien public du candidat du parti à la présidence de la PAO de Chiang Mai lors des élections de ce dimanche. Tout est développé dans cet article en anglais du Thai Examiner.

En attendant, la campagne du candidat du Pheu Thai battait son plein. Pichai Lertpongadisorn, dont le véritable nom est Chuchai Lertpongadisorn est, entre autres, le président du club de foot de la ville, le Chiangmai United. Nous voulions vous transmettre la page Facebook de ce candidat très populaire mais elle vient d’être bloquée ! S’agit-il d’un problème technique momentanée, d’une censure de Facebook (chose que nous doutons) ou plus vraisemblablement d’une censure de la junte au pouvoir ? L’affaire est à suivre.

Cependant, il vous sera dès lors impossible d’accéder à la vidéo d’un meeting électoral à Mae Jo par exemple, ou encore aux photos d’une réunion politique organisée dans la campagne peuplée de beaucoup de minorités ethniques.

Retrouvez le Bureau de la Commission électorale de Thaïlande
➥ sur le web : la version anglaise est loin d’être mise à jour, contrairement à la version thaï du site, bien plus fournie
➥ et sur Facebook, une page alimentée plus que quotidiennement

iLaw est une organisation juridique progressiste qui milite tant pour les avancées démocratiques que la défense des droits de l’homme. On les retrouve sur leur page Facebook, eux qui suivent bien entendu ces élections très attentivement.

iLaw, avec le soutien de la Confédération helvétique (la Suisse donc), a mis sur pied un site web qui contrôle le processus électoral et qui dévoilera les résultats par province : Vote62 (tout est en thaï).

On vous souhaite un bon dimanche en ce jour électoral. Non sans vous enjoindre de regarder le clip vidéo officiel qui est plutôt plaisant.

#élections #Thaïlande #démocratie



Source de l’image à la une © Facebook
Article composé le 20.12.2020

Flash ! Plus de 500 cas de coronavirus détectés dans un marché de la périphérie de Bangkok ! Une province dorénavant bouclée.

Les rédactions des médias thaïlandais sont en effervescence ce samedi soir : ce sont des centaines de cas de coronavirus qui ont été détectés près de Bangkok ! Ceci alors que les autorités s’évertuaient à ne compter que quelques infections contractées dans le royaume ces derniers mois.

À Chiang Mai, des bruits ont couru la semaine dernière quant à l’existence de 600 cas. Ce qui n’a jamais été confirmé par la suite. En revanche, les centaines de cas découverts aux abords de l’agglomération de Bangkok sont bel et bien avérés. Officiellement reconnus donc.

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Une première alerte avait été donnée à travers la détection d’un cas de SARS-CoV-2 : une vendeuse de crevettes âgée de 67 ans était porteuse du virus alors qu’elle n’a jamais quitté la Thaïlande. Elle travaillait dans un marché local de produits frais de Samut Sakhon, une ville située au sud-ouest de la capitale. Puis d’autres cas ont fait surface dans la région : les trois proches de la patiente, à savoir sa sœur aînée, sa mère et sa belle-sœur. La source de leur infection reste inconnue.

Et voilà maintenant que les autorités sanitaires viennent de dévoiler la découverte de 516 nouveaux cas de coronavirus dans cette même ville de Samut Sakhon. La majorité des personnes infectées sont des travailleurs migrants. Ce qui porte le nombre total de personnes infectées à 548 dans la province éponyme.

Il est à noter que 90 % des personnes porteuses du virus sont asymptomatiques, d’où la difficulté à les détecter jusque là. Mais à la suite du premier cas détecté, les responsables sanitaires ont procédé à des tests obligatoires.

Fermeture de la province

Le ministère de la Santé publique a déclaré que la province de Samut Sakhon allait maintenant être partiellement fermée et que seuls les déplacements nécessaires seraient autorisés. Cette fermeture aura lieu du 19 décembre 2020 au 3 janvier 2021.

Les points de contrôles policiers ont été mis en place dès ce samedi soir.

Le ministère a déclaré aujourd’hui qu’il continuera à surveiller de près les populations thaïlandaises et migrantes et que les migrants ne pourront pas quitter la province. Les Thaïlandais – et les expatriés – peuvent toujours voyager mais doivent informer le responsable du ministère de leurs déplacements (rien n’est précisé quant à la procédure).

Le ministre de la santé publique, Anutin Charnvirakul, a déclaré aux journalistes plus tôt dans la journée de samedi qu’il pensait que l’épidémie pouvait être due à des travailleurs migrants ayant quitté illégalement le Myanmar pour travailler dans la province.

Samut Sakhon, qui est située à environ une heure de Bangkok, est un centre de pêche qui emploie des dizaines de milliers de travailleurs migrants des pays voisins, principalement des Birmans et des Cambodgiens. La région est également une plaque tournante pour les travailleurs thaïlandais travaillant dans l’industrie.

La province, comme le reste du pays, devait tenir des élections locales dimanche et les fonctionnaires affirment que les élections auront lieu mais que les masques et la distanciation sociale restent obligatoires, des mesures qui seront plus strictement contrôlées.

Dans sa communication, les autorités thaïlandaises se veulent rassurantes mais le nombre de cas avérés tend à donner raison à celles et ceux qui mettaient en doute la réalité des chiffres avancés officiellement, le nombre de test étant très faible en comparaison internationale.

En attendant, les mesures sanitaires de base sont rappelées par les autorités sanitaires : port du masque, distanciation physique et lavage régulier des mains !

Vos médias préférés devraient relayer l’information ces prochaines heures. Quoi qu’il en soit, au vu des réactions qu’avait suscitées la découverte précédente de quelques cas ici ou là dans le pays, il est à craindre une réaction épidermique des Thaïlandais chez qui la peur du virus a été instillée depuis des mois. On espère cependant que le nombre de décès restera ce qu’il est, à savoir une soixantaine en presque une année d’épidémie.

Pour ce qui est du tourisme, c’est là une nouvelle qui risque d’en prolonger la mort clinique.

Nos principaux articles en lien avec le coronavirus et le Covid-19 :
(s’agissant d’une pandémie qui dure depuis près d’une année maintenant, soyez attentif à leur dates de publication)
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En vous rappelant tout de même qu’en Thaïlande, on meurt bien plus de la dengue, du SIDA ou encore du tabac !

Mises à jour : nous apprenons que le gouverneur de la province de Samut Sakhon a émis un couvre-feu d’urgence, de 22h à 5h. Par ailleurs, resteront fermés jusqu’à nouvel ordre les stades, les écoles et les garderies d’enfants, de même que tous les restaurants et les centres commerciaux (source). Alors qu’à l’aéroport de Chiang Mai (CNX), les contrôles sanitaires ont été renforcés (source), à Lamphun, les personnes en provenance de la région de Samut Sakhon sont mises en quarantaine durant 14 jours (source). D’autres provinces commencent à prendre des mesures à titre préventif… Les 516 cas détectés l’ont été à la suite d’un contrôle sur 1 000 personnes. L’on attend encore le résultat de 3 000 autres tests…

Les contaminations en Thaïlande même commencent à se faire jour. Ainsi de ce nouveau cas détecté dans la ville même de Bangkok : une femme de 78 ans est porteuse du virus. Il semblerait que là aussi le marché local soit le lieu de contamination (source).

Tous ces nouveaux cas de coronavirus ont été intégrés aux statistiques du pays : en un jour, ce sont 576 nouveaux patients qui sont porteurs du SARS-CoV-2, soit 4 907 personnes au total depuis le début de l’épidémie en Thaïlande. 4 041 d’entre elles ont récupéré et se portent bien alors qu’il n’y a eu en tout que 60 décès imputable au Covid-19.

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Source rédactionnelle : Thai Enquirer – Thailand discovers 548 coronavirus cases in Samut Sakhon; many in migrant worker community

Source de l’image à la une : © Manfred von Kannen – Pixabay
Article composé le 19.12.2020 et mise à jour le 20.12.2020

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