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Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et de feu en l’honneur du Bouddha

Cérémonie religieuse authentique que voilà ! Vous nous savez amoureux des traditions du Lanna, du nom de l’ancien royaume ici au nord de la Thaïlande. Double évocation aujourd’hui avec, d’une part, l’un des témoins exceptionnels de l’architecture lanna et, d’autre part, une cérémonie agreste qui s’y déroule et que vous ne trouverez que dans la région.

En 2024, la cérémonie aura lieu jeudi 25 janvier, dès 7h30 du matin, puis en soirée

On vous parle aujourd’hui du Wat Ton Kwen, une perle cachée dans la verdure, d’une cérémonie annuelle qui mêle riz et feu, d’autres événements organisés en ce lieu témoin de l’architecture du Lanna mais aussi de l’importance du riz dans la région. Par ailleurs, vous en saurez plus sur ce qu’est tham bun, la notion du mérite.

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Vue aérienne du Wat Intharawat ou Wat Ton Kwen © Facebook – Chatchawan Thongdeelert

Le Wat Ton Kwen, une perle cachée dans la verdure

Bucolique. Voilà le mot qui nous vient à l’esprit lorsque l’on pénètre dans ce site hébergeant un édifice religieux, témoin inestimable de l’architecture du Lanna. Actuellement nommé Wat Intharawat, du nom de l’abbé l’ayant construit (In), ce temple est communément appelé Wat Ton Kwen, correspondant au type d’un arbre qui se trouve sur le site (appelé en langue du nord ‘ma kwen‘). C’est l’un des plus beaux exemples d’architecture classique de style Lanna dans le nord de la Thaïlande; un modèle utilisé dans d’autres temples (et accessoirement lieu de tournage de séries TV). Le complexe se compose d’un viharn, d’un pavillon ouvert et d’un grand mondop, ouvert lui aussi. Aucun moine ne séjournant dans le temple même (un second temple les abritant est attenant), c’est le Département des Beaux-Arts thaïlandais qui est responsable du site. Le tout a fait l’objet de plusieurs rénovations, indispensables, la dernière au début des années 2000 (à défaut de rénovations, un pavillon en bois se détériore rapidement comme ici dans la province voisine de Lampang).

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Grand mondop ouvert du Wat Ton Kwen © Facebook – Visut Suwanmongkol

Datant du milieu du XIXe siècle, ce n’est donc pas un temple très ancien (construit en 1858 sous le règne du roi Kawilorot Suriyawong, grand défenseur du bouddhisme). Au centre, le viharn en bois du Wat Inthrawat, simple et petit mais très élégant, a été construit dans le style Lanna (sous influence Thaï Lü, minorité provenant du sud de la Chine). Son entrée est gardée par deux naga, serpents mythologiques. Le viharn est entouré sur trois côtés par un pavillon ouvert, nommé sala bat, qui lui donne cette singulière apparence. À l’origine, le plancher, aujourd’hui en béton, était en bois. Vous verrez encore un mondop qui a été construit comme abri temporaire à la relique du Bouddha Phra Boromathat Chom Thong, qui est maintenant enchâssée dans le temple Wat Phra That Si Chom Thong, près du Doi Inthanon. Si vous désirez en savoir plus sur ce temple, lisez donc le témoignage d’un voyageur qui a eu beaucoup de plaisir à découvrir ce temple insolite. Un site qui peut être inondé en cas de fortes pluies comme en septembre 2020 (photos).

C’est une ambiance ô combien paisible qui vous attend (la vidéo ci-dessous en témoigne). Un endroit à l’écart du temps… et aussi des transports publics. Il n’y a en effet aucun arrêt à proximité. Mais il est cependant possible de prendre un song thaew jaune (les minibus locaux) qui vous laissera sur la route principale à partir de laquelle vous devrez marcher 20 minutes (itou au retour). Les minibus jaunes partent toutes les 10 minutes avec un service de 6h à 18h du terminal 1 de la gare routière, soit à Chang Phueak (สถานีขนส่งช้างเผือก). Il ne vous en coûtera que THB 30.-. Le mieux est encore d’y aller avec vos propres moyens (privatisation d’un song thaew, location d’un véhicule, que ce soit une voiture, une moto ou un scooter, ou encore utiliser Grab).

Ouvert tous les jours de 6h à 17h, l’entrée est gratuite. Le Wat Intharawat (วัดอินทราวาส) ou Wat Ton Kwen (วัดต้นเกว๋น) sur Facebook. Emplacement (à Ban Ton Kwen dans le district de Hang Dong) et avis TripAdvisor.

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Une cérémonie qui mêle riz et feu

Voilà un événement annuel qui vous permettra de découvrir une nouvelle facette des riches traditions du Lanna. Une cérémonie qui mêle la ruralité et la religion. Composée de deux parties distinctes, elle se déroule durant « l’hiver » thaïlandais, et s’intitule tan khao mai (ตานข้าวใหม่) et tan lua ping fai prachao (ผิงไฟพระเจ้า). Si vous avez quelques notions de la langue thaï, vous aurez compris que khao signifie riz et fai fait référence au feu. Et c’est bien de cela qu’il s’agit, à savoir une offrande de riz (et autre nourriture), avec un feu de joie1 en l’honneur du Bouddha.

L’édition fixée au 29 décembre 2020 a été annulée à la suite de nombreux cas de virus SARS-CoV-2 détectés en périphérie de Bangkok peu avant ! Quelques photos en guise de consolation.

La prochaine édition aura lieu le vendredi 6 janvier 2023 (affiche). Organisée sur un jour, vous pouvez donc vous fier au programme dévoilé ci-dessous (1ère partie à 8h du matin et seconde partie des festivités à 18h). La promotion de ce rituel se fait de manière plus efficace depuis qu’il est organisé au Wat Ton Kwen. Cette année, Mum Nua Review en a parlé (post Facebook) et surtout le Centre du patrimoine de la ville de Chiang Mai (post FB).

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Affiche et programme de l’édition 2019 (que vous retrouvez en vidéo)

Un rituel qu’on ne retrouve que dans les provinces de Chiang Mai et Phrae. Il s’agit d’une ancienne cérémonie du Lanna qui s’inscrit dans une tradition chère aux bouddhistes thaïlandais : ทำบุญ (tham bun), soit accumuler des mérites pour bénéficier d’une meilleure renaissance dans leurs vies futures.

La notion de mérite
Notion très importante dans le bouddhisme ! Ce sont des actes bénéfiques, positifs, qui permettent au disciple d’édifier les fondations nécessaires indispensables qui l’aide à progresser sur la voie tant du point de vue moral que spirituel.
Les rituels d’offrandes pour l’acquisition de mérites permettent de se purifier, de s’améliorer. Mais c’est aussi pour essayer d’entrer sur le chemin, le « noble octuple sentier », un chemin de progression spirituelle et il faut s’entraîner à cela. Il faut donc acquérir des mérites par des actes bienfaisants qui vont progressivement aider à se libérer des attachements, des dépendances aux plaisirs.
Dans le theravāda, la doctrine des anciens ou petit véhicule – le bouddhisme vécu en Thaïlande – le mérite le plus important s’acquiert en devenant moine. Les moines ont une vie d’enseignement, une vie de méditation qui leur apporte beaucoup de mérite car ils progressent plus vite sur ce cheminement spirituel et donc ils accèdent également plus vite à des meilleures renaissances… et dès cette vie présente à une meilleure sérénité. Ici, la relation moine – laïc est essentielle. Par exemple, la ville de Chiang Mai compte 20’000 moines et 400 monastères. Il y a une symbiose très grande entre la communauté des moines et la communauté des laïcs, des échanges continus entre les deux communautés. Les dévots, en faisant des dons aux moines, des dons de nourriture, d’argent, etc., vont acquérir des mérites. Il n’y aura pas un transfert des mérites des moines sur les laïcs mais une possibilité pour les laïcs de gagner des mérites grâce aux dons qu’ils ont fait. Ainsi, dans les monastères, les moines vont pouvoir travailler pour le bien de la communauté. Les laïcs vont remercier les moines de leur permettre de leur faire ces dons.

La notion de mérite par Odon Vallet (émission TV Voix Bouddhistes).
Si vous désirez un éclairage chrétien sur cette notion bouddhiste, lisez donc l’Essai sur la notion de mérite dans le bouddhisme et le christianisme, par l’Abbé Philippe-Marie Airaud

Au froid – tout relatif – de l’hiver thaïlandais, s’oppose la chaleur de la foi du bouddhisme lanna. Historiquement, les gens du Lanna gravissaient les montagnes à la recherche d’un bois spécifique, très odorant, qui doit être séché au soleil entre 4 et 5 jours. C’est le nombre de membres de la cellule familiale qui déterminait l’importance du bois à fournir au temple. Il est ensuite attaché à l’aide d’un fil de coton. Une fois le bois amené au temple, c’est le moine responsable du temple qui y mettait le feu, un feu qui éclaire symboliquement les Trois Joyaux du bouddhisme : le Bouddha historique, le Dharma, qui est son enseignement et la Sangha, la communauté bouddhiste. Et la chaleur du feu réchauffe les corps, encourageant ainsi les membres de la communauté2.

Ce rituel fait référence à une histoire vécue par le Bouddha que vous retrouverez résumée dans la vidéo ci-dessus (mais en langue thaï). Pour les touristes – ou les curieux – de passage, la cérémonie permet surtout d’être au contact des habitants du village de Ton Kwen dans une bien sympathique ambiance. Il y a là un cortège matinale avec danses traditionnelles, la cérémonie d’offrande du riz en tant que telle et des représentations folkloriques (danses et tambours traditionnels du Lanna). Nouvelle animation le soir avec un spectacle traditionnel et la mise à feu du bois par un moine (vous vous rendrez alors compte qu’il est très odoriférant). Le tout agrémenté d’un marché à l’ancienne. Le magnifique site du Wat Ton Kwen se prête à merveille à cet événement.

Il faut encore savoir que les familles du Lanna profitent de ce jour pour se réunir et cuisiner le ‘riz nouveau’, un rite que l’on retrouve également – à d’autres dates – chez les minorités ethniques (plus d’infos).


La date et l’heure de ce rituel  varient d’année en année, définies par un savant calcul basé sur le calendrier lunaire que seul les érudits du Lanna maîtrisent. C’est censé être le jour le plus froid de l’année. Pour l’hiver 2019-2020, troisième édition de ce rite ressuscité, la cérémonie était fixée au jeudi 9 janvier 2020. Alors que la première édition mêlait les deux cérémonies principales pour se terminer en début d’après-midi, les suivantes ont opté pour une cérémonie en deux temps : offrandes de riz en matinée et rituel du feu en soirée. Traditionnellement, le feu était allumé à 4 heures du matin.

Tan khao mai 2019 (photo Woralun Boonyasurat)
© Facebook – Woralun Boonyasurat

Programme officiel – Dès 7h45 :
▸ Cortège.
▸ Suivi d’un spectacle traditionnel Lanna (kwan khao).
▸ Et du rituel tan khao mai (offrande de riz et de nourriture aux moines) avec culte pour la Déesse du riz.

Puis en soirée, dès 18h :
▸ Marché traditionnel à l’ancienne (kat mua) avec de la musique populaire Lanna.
▸ Cérémonie d’ouverture comprenant un spectacle traditionnel Lanna.
▸ Cérémonie nocturne tan lua ping fai prachao (qui a pour but de réchauffer le Bouddha durant la saison d’hiver).

Et pour vous faire une idée de quoi il en retourne, une vidéo de l’édition 2019 figure en fin d’article. Voici cependant quelques photos et un montage-photo de la cérémonie célébrée en 2018 à laquelle nous avons eu le plaisir de participer :

(s’il est mentionné que la vidéo est indisponible, cliquez simplement dans l’encart et vous pourrez la visionner sans autre)

De l’importance du riz

Nul n’est besoin de vous faire prendre conscience de l’importance – vitale – du riz en Thaïlande. En commandant des mets thaïlandais, vous en mangerez forcément ! Et suivant la saison de votre venue au royaume, vous verrez de nombreuses rizières (du moins durant la saison des pluies). Nous pourrions remplir des pages sur ce thème mais c’est là déborder du sujet.

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Offrande de riz au Bouddha © Facebook – RPST

Contentons-nous d’évoquer ici le concours mis sur pied l’année dernière par la Société Royale de Photographie de Thaïlande. Deux thèmes étaient imposés, tous deux ayant trait au riz. Et les 30 finalistes ont été primés. Leurs photos sont superbes. Jugez-en par vous-même :

La Société Royale de Photographie de Thaïlande (RPST) sur Facebook et sur le web.

Sachez encore que d’autres rituels impliquant du riz sont organisés ici au nord thaïlandais. À l’image de la cérémonie traditionnelle du riz nouveau chère aux minorités ethniques, ou encore le singulier Festival de la Balançoire du peuple akha, impliquant lui aussi le riz et plus généralement les récoltes agricoles.

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Finalistes du concours photo de la RPST © Facebook

Autres événements organisés au temple

Tan khao mai 2018 - Affiche
Affiche de la cérémonie de 2018

Le Wat Ton Kwen est chéri des habitants du coin (il figure par exemple sur des t-shirts) et souvent reproduit par des artistes-peintres (à l’image des croquis de Surak Wiengsang). Les locaux organisent régulièrement des événements et autres activités religieuses (l’école est toute proche). Une communauté active donc (voyez les préparatifs de la cérémonie de cette année). Preuve de l’importance de ce temple, il avait été l’un des arrêts d’une procession royale de reliques du Bouddha en 2016. L’année suivante, peu avant le Nouvel An thaïlandais, le Songkran, c’est une manifestation réunissant l’artisanat et l’art qui avait animée les lieux. Avec comme toujours un marché et des spectacles folkloriques (quelques photos ici et ).

Comme promis plus haut, voici une très belle vidéo de la cérémonie qui a eu lieu cette année 2019, de jour comme de nuit :


Quoi qu’il en soit, lorsque vous le visiterez, il y a une grande probabilité que vous soyez seul.e ou presque sur le site. À moins bien entendu que vous ne vous y rendiez lors d’une des manifestations dont nous ne manquons pas de promouvoir sur notre page Facebook. Quelle que soit l’option choisie, c’est un peu de l’âme du Lanna que vous aurez rencontrée en visitant le Wat Ton Kwen.

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© Facebook

1 Une joie toute contenue selon la cérémonie à laquelle nous avons participé l’année dernière
2 Celles et ceux lisant le thaï prendront connaissance avec intérêt de ces explications.

Sources rédactionnelles : Goodlife update et Renown Travel.
Image à la Une © Chiang Mai Deci-Delà.
Article composé le 20.01.2019 et mis à jour le 05.01.2023


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Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et feu en l’honneur du Bouddha

Cérémonie religieuse authentique que voilà ! Vous nous savez amoureux des traditions du Lanna, du nom de l’ancien royaume ici au nord de la Thaïlande. Double évocation aujourd’hui avec, d’une part, l’un des témoins exceptionnels de l’architecture lanna et, d’autre part, une cérémonie agreste que vous ne trouverez que dans la région.

En 2025, la cérémonie aura lieu le lundi 13 janvier, dès 7h30, avec un marché traditionnel en matinée, puis en soirée, dès 18h30, avec une représentation culturelle et un mini show son & lumière

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Vue aérienne du Wat Intharawat ou Wat Ton Kwen © Facebook – Chatchawan Thongdeelert

Le Wat Ton Kwen, une perle cachée dans la verdure

Bucolique. Voilà le mot qui nous vient à l’esprit lorsque l’on pénètre dans ce site hébergeant un édifice religieux, témoin inestimable de l’architecture du Lanna. Actuellement nommé Wat Intharawat, du nom de l’abbé l’ayant construit (In), ce temple est communément appelé Wat Ton Kwen, correspondant au type d’un arbre qui se trouve sur le site (appelé en langue du nord ‘ma kwen‘). C’est l’un des plus beaux exemples d’architecture classique de style lanna dans le nord de la Thaïlande; un modèle utilisé dans d’autres temples (et accessoirement lieu de tournage de séries TV). Le complexe se compose d’un viharn, d’un pavillon ouvert et d’un grand mondop, ouvert lui aussi. Aucun moine ne séjournant dans le temple même (un second temple les abritant est attenant), c’est le Département des Beaux-Arts thaïlandais qui est responsable du site. Le tout a fait l’objet de plusieurs rénovations, indispensables, la dernière au début des années 2000 (à défaut de rénovations, un pavillon en bois se détériore rapidement comme ici dans la province voisine de Lampang).

Grand mondop ouvert du Wat Ton Kwen © Facebook – Visut Suwanmongkol

Datant du milieu du XIXe siècle, ce n’est donc pas un temple très ancien (construit en 1858 sous le règne du roi Kawilorot Suriyawong, grand défenseur du bouddhisme). Au centre, le viharn en bois du Wat Inthrawat, simple et petit mais très élégant, a été construit dans le style lanna (sous influence Thaï Lü, minorité provenant du sud de la Chine). Son entrée est gardée par deux naga, serpents mythologiques. Le viharn est entouré sur trois côtés par un pavillon ouvert, nommé sala bat, qui lui donne cette singulière apparence. À l’origine, le plancher, aujourd’hui en béton, était en bois. Vous verrez encore un mondop qui a été construit comme abri temporaire à la relique du Bouddha Phra Boromathat Chom Thong, qui est maintenant enchâssée dans le temple Wat Phra That Si Chom Thong, près du Doi Inthanon. Si vous désirez en savoir plus sur ce temple, lisez donc le témoignage d’un voyageur qui a eu beaucoup de plaisir à découvrir ce temple insolite.

C’est une ambiance ô combien paisible qui vous attend (la vidéo ci-dessous en témoigne). Un endroit à l’écart du temps… et aussi des transports publics. Il n’y a en effet aucun arrêt à proximité. Mais il est cependant possible de prendre un song thaew jaune (les minibus locaux) qui vous laissera sur la route principale à partir de laquelle vous devrez marcher 20 minutes (itou au retour). Les minibus jaunes partent toutes les 10 minutes avec un service de 6h à 18h du terminal 1 de la gare routière, soit à Chang Phueak (สถานีขนส่งช้างเผือก). Il ne vous en coûtera que THB 30.-. Le mieux est encore d’y aller avec vos propres moyens (privatisation d’un song thaew, location d’un véhicule, que ce soit une voiture, une moto ou un scooter, ou encore utiliser Grab).

Ouvert tous les jours de 6h à 17h, l’entrée est gratuite. Le Wat Intharawat (วัดอินทราวาส) ou Wat Ton Kwen (วัดต้นเกว๋น) sur Facebook. Emplacement (à Ban Ton Kwen dans le district de Hang Dong) et avis TripAdvisor.


Une cérémonie qui mêle riz et feu

Voilà un événement annuel qui vous permettra de découvrir une nouvelle facette des riches traditions du Lanna. Une cérémonie qui mêle la ruralité et la religion. Composée de deux parties distinctes, elle se déroule durant « l’hiver » thaïlandais, et s’intitule tan khao mai (ตานข้าวใหม่) et tan lua ping fai prachao (ผิงไฟพระเจ้า). Si vous avez quelques notions de la langue thaï, vous aurez compris que khao signifie riz et fai fait référence au feu. Et c’est bien de cela qu’il s’agit, à savoir une offrande de riz (et autre nourriture), avec un feu de joie¹ en l’honneur du Bouddha.

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Programme de l’édition 2019 (voir ci-dessous)

Un rituel qu’on ne retrouve que dans le Nord thaïlandais, plus particulièrement les provinces de Chiang Mai, Phrae et Phayao. Il s’agit d’une ancienne cérémonie du Lanna qui s’inscrit dans une tradition chère aux bouddhistes thaïlandais : ทำบุญ (tham bun), soit accumuler des mérites pour bénéficier d’une meilleure renaissance dans leurs vies futures.

La notion de mérite²
Notion très importante dans le bouddhisme ! Ce sont des actes bénéfiques, positifs, qui permettent au disciple d’édifier les fondations nécessaires indispensables qui l’aide à progresser sur la voie tant du point de vue moral que spirituel.
Les rituels d’offrandes pour l’acquisition de mérites permettent de se purifier, de s’améliorer. Mais c’est aussi pour essayer d’entrer sur le chemin, le « noble octuple sentier », un chemin de progression spirituelle et il faut s’entraîner à cela. Il faut donc acquérir des mérites par des actes bienfaisants qui vont progressivement aider à se libérer des attachements, des dépendances aux plaisirs.
Dans le theravāda, la doctrine des anciens ou petit véhicule – le bouddhisme vécu en Thaïlande – le mérite le plus important s’acquiert en devenant moine. Les moines ont une vie d’enseignement, une vie de méditation qui leur apporte beaucoup de mérite car ils progressent plus vite sur ce cheminement spirituel et donc ils accèdent également plus vite à des meilleures renaissances… et dès cette vie présente à une meilleure sérénité. Ici, la relation moine – laïc est essentielle. Par exemple, la ville de Chiang Mai compte 20’000 moines et 400 monastères. Il y a une symbiose très grande entre la communauté des moines et la communauté des laïcs, des échanges continus entre les deux communautés. Les dévots, en faisant des dons aux moines, des dons de nourriture, d’argent, etc., vont acquérir des mérites. Il n’y aura pas un transfert des mérites des moines sur les laïcs mais une possibilité pour les laïcs de gagner des mérites grâce aux dons qu’ils ont fait. Ainsi, dans les monastères, les moines vont pouvoir travailler pour le bien de la communauté. Les laïcs vont remercier les moines de leur permettre de leur faire ces dons.

Odon Vallet

Au froid – tout relatif – de l’hiver thaïlandais, s’oppose la chaleur de la foi du bouddhisme lanna. Historiquement, les gens du Lanna gravissaient les montagnes à la recherche d’un bois spécifique, très odorant, qui doit être séché au soleil entre 4 et 5 jours. C’est le nombre de membres de la cellule familiale qui déterminait l’importance du bois à fournir au temple. Il est ensuite attaché à l’aide d’un fil de coton. Une fois le bois amené au temple, c’est le moine responsable du temple qui y mettait le feu, un feu qui éclaire symboliquement les Trois Joyaux du bouddhisme : le Bouddha historique, le Dharma, qui est son enseignement et la Sangha, la communauté bouddhiste. Et la chaleur du feu réchauffe les corps, encourageant ainsi les membres de la communauté³.

Ce rituel fait référence à une histoire vécue par le Bouddha que vous retrouverez résumée dans la vidéo ci-dessous (mais en langue thaï). Pour les touristes – ou les curieux – de passage, la cérémonie permet surtout d’être au contact des habitants du village de Ton Kwen dans une bien sympathique ambiance. Il y a là un cortège matinale avec danses traditionnelles, la cérémonie d’offrande du riz en tant que telle et des représentations folkloriques (danses et tambours traditionnels du Lanna). Nouvelle animation le soir avec un spectacle traditionnel et la mise à feu du bois par un moine (vous vous rendrez alors compte qu’il est très odoriférant). Le tout agrémenté d’un marché à l’ancienne. Le magnifique site du Wat Ton Kwen se prête à merveille à cet événement.


La date et l’heure de ce rituel  varient d’année en année, définies par un savant calcul basé sur le calendrier lunaire que seul les érudits lanna maîtrisent. C’est censé être le jour le plus froid de l’année. Ainsi, en 2019, la cérémonie a été fixée au dimanche 20 janvier 2019. Alors que l’année précédente, le feu suivait de peu les offrandes de riz, cette année, une partie se déroule tôt le matin et une autre en soirée.

© Facebook – Woralun Boonyasurat

Programme officiel :
▸ 7h00 : cortège
▸ 7h30 : spectacle traditionnel lanna (kwan khao)
▸ 8h00 : rituel tan khao mai (offrande de riz et de nourriture aux moines) avec culte pour la Déesse du riz

Puis en soirée :
▸ 18h00 : marché traditionnel à l’ancienne (Kad Mua) avec de la musique populaire lanna
▸ 19h00 : cérémonie d’ouverture comprenant un spectacle traditionnel lanna
▸ 20h00 : cérémonie nocturne tan lua ping fai prachao (qui a pour but de réchauffer le Bouddha durant la saison d’hiver)

Et pour vous faire une idée de quoi il en retourne, voici une vidéo d’un montage-photo de la cérémonie de l’édition 2018 à laquelle nous avons eu le plaisir de participer (d’autres photos ici). En cadeau-bonus, visionnez donc ce très beau documentaire de la cérémonie célébrée en 2020, haute en couleur :


De l’importance du riz

Nul n’est besoin de vous faire prendre conscience de l’importance – vitale – du riz en Thaïlande. En commandant des mets thaïlandais, vous en mangerez forcément ! Et suivant la saison de votre venue au royaume, vous verrez de nombreuses rizières (du moins durant la saison des pluies). Nous pourrions remplir des pages sur ce thème mais c’est là déborder du sujet.

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Offrande de riz au Bouddha © Facebook – RPST

Contentons-nous d’évoquer ici le concours récemment mis sur pied par la Société Royale de Photographie de Thaïlande. Deux thèmes étaient imposés, tous deux ayant trait au riz. Et les 30 finalistes ont été primés. Leurs photos sont superbes. Jugez-en par vous-même :

La Société Royale de Photographie de Thaïlande (RPST) sur Facebook et sur le web.

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Finalistes du concours photo de la RPST © Facebook

Autres événements organisés au temple

Affiche de la cérémonie de 2018

Le Wat Ton Kwen est chéri des habitants du coin (il figure même sur des t-shirts). Les locaux organisent régulièrement des événements et autres activités religieuses (l’école est toute proche). Une communauté active (voyez ici les préparatifs de la cérémonie de cette année). Preuve de l’importance de ce temple, il avait été l’un des arrêts d’une procession royale de reliques du Bouddha en 2016. L’année suivante, peu avant le Nouvel An thaïlandais, le Songkran, c’est une manifestation réunissant l’artisanat et l’art qui avait animée les lieux. Avec comme toujours un marché et des spectacles folkloriques (quelques photos ici et ).

Quoi qu’il en soit, lorsque vous le visiterez, il y a une grande probabilité que vous soyez seul(e) ou presque sur le site. À moins bien entendu que vous ne vous y rendiez lors d’une des manifestations dont nous ne manquons pas de signaler sur notre page Facebook. Quelle que soit l’option choisie, c’est un peu de l’âme du Lanna que vous aurez rencontrée en visitant le Wat Ton Kwen.

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© Facebook

¹ Une joie toute contenue selon la cérémonie à laquelle nous avons participé l’année dernière
² La notion de mérite par Odon Vallet (émission TV Voix Bouddhistes). Si vous désirez un éclairage chrétien sur cette notion bouddhiste, lisez donc l’Essai sur la notion de mérite dans le bouddhisme et le christianisme, par l’Abbé Philippe-Marie Airaud.
³ Celles et ceux lisant le thaï prendront connaissance avec intérêt de ces explications.

Sources rédactionnelles : Goodlife update et Renown Travel.
Image à la Une © Chiang Mai Deci-Delà. Mise à jour le 01.01.2025

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Festival des Ombrelles 2019 à Chiang Mai

On vous invite à lire la dernière mise à jour de cet article ici : Festival des Ombrelles 2020

L’on vous dit tout du Festival des Ombrelles de Bosang, non loin de Chiang Mai, dont l’édition 2019 commence le 18 janvier. Pourquoi donc est-il incontournable ? Quel en est le programme complet ? Qu’apporte la nouvelle collaboration du Payung, un festival frère indonésien ? Que vient faire Miss Chiang Mai 2019 là-dedans ? Quel jour parmi les trois du festival faut-il privilégier ? Et enfin un rappel historique sur le peuple des ombrelles. Non sans vous donner encore des conseils de visite à l’est de la Rose du Nord.

Un festival incontournable

Avec la Fête des Fleurs, la Fête de l’Eau (le Songkran, qui correspond au Nouvel An thaïlandais) ou encore la fameuse Fête des Lumières (Loy Kratong), le Festival des Ombrelles est sans aucun doute l’un des événements phares à vivre ici dans la Rose du Nord ! Organisé annuellement le 3e week-end du mois de janvier. La fabrication des ombrelles avec un papier caractéristique – appelé สา (sa) et tiré du mûrier – est une spécialité du Lanna, du nom de l’ancien royaume du Nord. Le festival se déroule 3 jours durant à Bosang (บ่อสร้าง, parfois orthographié par erreur Borsang), à une dizaine de kilomètre à l’est de Chiang Mai. Cette année 2019, il aura donc lieu du vendredi 18 au dimanche 20 janvier 😃

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Les habitants de Bosang sont en majorité des Thaï Lü venus du Xishuangbanna, au sud de la Chine (le peuple Dai). L’on trouve beaucoup de bambou (appelé ซาง (sang) dans la langue du nord) dans la région où ils se sont installés. Une région faite de marécages (บ่อ en thaï, bo signifiant étang). D’où le nom du village : บ่อสร้าง, Bo Sang.

L’artisanat fait la fierté des gens de la région. Leur savoir-faire permet aux ombrelles d’être exportées dans le monde entier. Le festival en est à sa 36e édition (cet album-photo vient nous le rappeler, la nostalgie n’est pas loin…). Les ombrelles peuvent aussi servir d’expression artistique originale.

Les rues se parent alors d’ombrelles et de lanternes – autre spécialité de la région – vous offrant une explosion de couleurs. Les divers ateliers sont embellis, les étals des marchands regorgent de produits artisanaux, un marché vous permet de goûter à la cuisine du Nord (suivez donc ce reporter coréen). Il y a là animation locale avec musique et danses traditionnelles. Sans oublier le bucolique cortège en vélo des demoiselles aux ombrelles – un sympathique défilé qui fait la singularité du festival –  et la parade des chars fleuris; de même, bien sûr, que l’élection de Miss Ombrelle.

Quelques mots de thaïlandais
ร่ม (rom), qui signifie ombrelle/parasol en thaï; ici au nord, on dira plutôt จ้อง (chong)
เทศกาลร่ม (thetsakan rom) correspond à Festival des Ombrelles
สา (sa) est le mûrier et กระดาษ (kradat) le papier, ce qui nous donne donc กระดาษสา (kradat sa) pour le papier de mûrier


Le programme complet

UmbrellaFestival2018LogoOn vous livre ci-dessous le programme complet du festival 2019, non sans l’accompagner de nos judicieux conseils. Bien qu’ouvert dès 9h, la matinée est plutôt calme à Bosang. La parade des Miss en vélo, vêtues d’un habit traditionnel, ne doit pas être manquée. Spectacle au charme suranné qui peut se voir les 3 jours de la fête (vendredi, samedi et dimanche), à 10h et à 14h. Nouveauté cette année : les candidates concourant au titre de Miss Ombrelle 2019 seront précédées d’un défilé d’enfants, qu’on nous promet en vélo lui aussi. Le marché, lui, s’ouvre à 15h sous forme de Walking Street chère aux Thaïlandais (la rue devient ainsi piétonne). Les deux soirées les plus intéressantes sont la première, le vendredi dès 18h, avec la cérémonie officielle et son magnifique spectacle folklorique, intégrant une parade de chars fleuris. Et la dernière, très animée, avec l’élection de Miss Ombrelle 2019, le dimanche dès 18h. Nous nous sommes laissés dire que Miss Chiang Mai 2019 et Miss Ombrelle 2018 seront présentes durant la parade du vendredi soir… Samedi est la journée où les enfants assureront les spectacles, l’après-midi dès 15h et en soirée.

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Le Festival des Ombrelles sur Facebook :
Page Facebook officielle du festival (กลุ่มพัฒนาการท่องเที่ยวบ้านบ่อสร้าง)
Evénement FB
Municipalité de Tonpao
Coopérative Umbrella Making Centre
Hashtag เทศกาลร่มบ่อสร้าง

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Une collaboration indonésienne qui s’intensifie

UmbrellaFestival2018LogoPayungIndonesiaDans le cadre des échanges culturels des pays de l’ASEAN, le Festival des Ombrelles de Bosang collabore depuis 2016 avec son homologue indonésien, le Festival Payung. En indonésien, payung signifie ombrelle et c’est là un festival itinérant qui se produit à travers tout l’archipel indonésien, notamment sur le site de Borobudur en septembre dernier.

Et c’est à une véritable intensification des échanges que nous assistons : on parle désormais de ces deux festivals comme de Sister Festival (en français, on dirait plutôt des festivals frères). Et le public de Chiang Mai en profitera pleinement. Jugez-en plutôt à travers l’apport du Festival Payung Indonesia pour cette édition 2019 ici à Bosang :

umbrellafestival2019photonovaburdomarseline► Des ombrelles indonésiennes – non moins belles que celles locales – seront exposées dans la rue piétonne les trois jours du festival.

► Du 18 au 20 janvier 2019, une exposition de photos des diverses éditions du festival indonésien vous est aussi proposée : Reflection of Indonesia Umbrella Festival 2014-2018.

► Plusieurs ateliers mettant en avant les arts de l’archipel pourront être suivis :

  • Du 18 au 20 janvier, Pieces of Beauty par Pingkan (ou l’art du tissu).
  • Les 19 et 20 janvier, Archipela par Retno Redwindsock (il s’agit ici de cuisine).
  • Les 19 et 20 janvier, Peinture sur ombrelles par Kris Wahyudi, Créativité des feuilles palmier par Sigit Paripurno et enfin Création d’ombrelles traditionnelles Juwiring par Ngadi Yakur.
  • Les 19 et 20 janvier toujours, Outsight Face Fantasy Makeup par Agasty Maulida (il s’agit donc d’un atelier de maquillage fantaisie du visage).

► Et, last but not least, comme l’année dernière, l’artiste indonésienne Nova Burdo-Marseline s’est associée à la designer de mode Dian Oerip pour vous proposer un spectacle qui s’annonce magnifique : Sheen of Toraja, soit Reflet des Toraja, les Toraja étant un groupe ethnique sis à Sulawesi (bande-annonce ci-dessous). Avec la participation du Madaloka Dance Studio; une collaboration fructueuse dont on se réjouit de voir le résultat sur place. Ce show fait partie de la cérémonie d’ouverture du vendredi soir. À ne pas manquer, évidemment ! Nous savons déjà que la jeune artiste locale Suling Eva Prayitno participe au spectacle. Voilà donc échanges culturels qui nous plaisent et que nous aimons à relayer. Ce sera aussi une belle occasion de découvrir les créations vestimentaires de cette designer de mode : défilés programmés samedi après-midi et dimanche soir soir. 

Le Festival Payung sur Facebook, sur le web, et sur Twitter (compte qui n’est plus alimenté).

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Et les ombrelles attirent les Miss

Les ombrelles sont le produit d’un art partagé dans tout le Sud-Est asiatique; elles embellissent la gente féminine.

Bosang est d’ailleurs une destination que ne manquent jamais de visiter les candidates aux divers concours de beauté dont la Thaïlande regorge. Ainsi de Miss Chiang Mai bien sûr, mais également des concours nationaux comme Miss Grand ou encore Miss Universe Thailand. Et il faut bien avouer qu’une miss sous une ombrelle gagne en élégance.

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© Facebook

Le festival est donc l’occasion rêvée d’élire la plus belle des filles de la région qui ambitionnent de ravir le titre de Miss Ombrelle. Le concours en question aura lieu dimanche 20 janvier 2019, dès 18h. Et on vous a déjà dévoilé que Plaifah, Miss Chiang Mai 2019, animera elle aussi la parade du vendredi soir.

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© Facebook


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Visite du Festival – La journée idéale

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Miss Chiang Mai 2018 était présente l’année dernière © Facebook

Il serait exagéré de se rendre à Bosang et d’y rester toute la journée jusqu’au soir. Suivez donc nos conseils pour agrémenter votre visite. Rappelons ici les moments-phares du festival, à ne pas manquer donc :

  • La cérémonie d’ouverture avec son spectacle folklorique et le défilé de chars fleuris (vendredi 18 dès 18h).
  • Les parades des Miss en vélo (les trois jours, vendredi, samedi et dimanche, à 10h et 14h, précédé des enfants.
  • L’élection de Miss Ombrelle 2019 (dimanche 20 dès 18h).

L’on nous a promis la présence de Miss Chiang Mai 2019 lors du défilé de chars fleuris vendredi soir… Reconnaîtrez-vous Plaifah sur son char ?

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Show culturel © Facebook

Passez donc votre temps à visiter les divers ateliers d’ombrelles et autre artisanat (en remontant la route principale, et ce ne sont pas les seuls, ne citons ici que Sunisa), de même que le marché avec sa nourriture locale (la route devient piétonne dès 15h). La décoration de toute la rue vous ravira. Animation musicale et art de rue au programme les samedi 19 et dimanche 20 janvier. À noter encore l’organisation d’un concours de photos sur place.

Les expositions (photos et ombrelles), les ateliers et les défilés de mode assurés par Payung Festival, le partenaire indonésien, promettent une animation plus soutenue que d’habitude.

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Et durant les temps morts, profitez de visiter les attractions alentour :

  • Le Dhara Dhevi, qui est un des hôtels les plus luxueux de la région. Y ont été réinstallés là d’anciennes maisons, pavillons et autres palais provenant du Lanna (Thaïlande, Myanmar et Laos). Il se visite sans autres jusqu’à la réception et cela vous suffira pour prendre conscience de la splendeur de cet ancien royaume. Les gourmands se délecteront avec un arrêt à la boulangerie, installée dans un ancien marché (kad), sur votre droite à l’entrée. Site webpage Facebook et emplacement.

  • Une manufacture de celadon où vous pourrez y découvrir la fabrication de nombreux objets – vases, vaisselles… – utilisant cette matière, la céramique à la couleur vert pâle typique, en vous introduisant dans les ateliers où la finesse d’exécution est reine. Notre préférence va au plus petit d’entre eux, le premier cité (qui se trouve bien opportunément avant le village de Borsang : Baan Celadon, Siam Celadon ou encore Chiang Mai Celadon à Doi Saket.
  • La soie est également à l’honneur dans cette région et les manufactures y son nombreuses. Ne citons que Jolie Femme, Thai Silk Village , Sankamphaeng Silk ou encore Shinawatra.
  • Et puisque vous êtes venu pour les ombrelles, visitez également un atelier artisanal de papier sa, un papier tiré du mûrier, utilisé entre autres pour la création des ombrelles. Il y en a plusieurs; on ne vous parle ici que d’U.M. Thai. Ce papier donne d’ailleurs lieu à un autre festival, petit frère du Festival des Ombrelles : il s’agit du Festival du Papier de mûrier, presque au même endroit (municipalité de Tonpao).
  • Les amateurs d’art contemporain ne manqueront pour rien au monde la visite du MAIIAM, musée d’art contemporain de classe mondiale, sis à Sankamphaeng un peu plus à l’est. Site web, page Facebook et emplacement.
  • Restaurants. Et les gourmets se régaleront chez Meena (qui ferme à 17h), une adresse méconnue des touristes qui vous permettra de régaler et vos yeux (vous mangez sous d’anciennes maisons typiques en bois) et vos papilles. Ou bien chez Huen Jai Yong, considéré comme un des meilleurs restaurant qui sert une cuisine nord-thaïlandaise (cet article en anglais vous en donne un aperçu). On vous parle ici de cuisine thaïlandaise authentique. Une perle culinaire, qui avait fermé temporairement, a repris du service : le Nasi Jumpru. On vous parle ici de gastronomie.
  • Votre pause-café pourra se prendre à Bosang-même (plusieurs cafés sont installés sur l’artère principale) ou mieux, au Rice Life, histoire de profiter de belles rizières (avouons cependant que la période actuelle ne s’y prête guère).
  • Si d’aventure Bosang ne devait pas avoir assouvi votre soif d’achat de souvenirs, rendez-vous alors à l’OTOP Center : vous  y trouverez moult articles artisanaux de la région à des prix corrects.
  • Un marché. Celles et ceux qui voudront se rendre au festival le samedi, le moins intéressant des trois jours, ou alors le dimanche, pourront profiter en matinée du petit mais charmant marché Cham Cha dont on vous parle régulièrement sur notre page Facebook.

Et si tous ces conseils ne devaient pas vous suffire, reportez-vous alors à notre article Un temple où repose un Bouddha couché à l’ombre des ombrelles… du Lanna bien sûr. L’exposition d’ombrelles qui était organisée au Wat Phranon Mee Pukha a pris fin il y a peu mais, d’une part, le temple vaut à lui seul le déplacement (il ne se trouve pas très loin de Bosang) et, d’autres part, l’article fourmille d’autres conseils de visite. De quoi vous remplir une belle journée de découverte.

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Comment s’y rendre ?

UmbrellaFestivalSpark1InstagramLe festival se déroule donc 3 jours durant à Bosang (บ่อสร้าง, orthographié par erreur Borsang), à une dizaine de kilomètre à l’est de Chiang Mai, route 1006 en direction de Sankampaeng. L’idéal est d’y aller pas ses propres moyens (en scooter ou en voiture louée). Vous vous rendrez alors compte d’une particularité propre à cette route, unique dans la région : les panneaux routiers comportent une écriture supplémentaire, en plus du thaïlandais et de l’anglais : l’ancienne écriture du Lanna, que seuls les érudits savent encore déchiffrer !

A défaut, et si vous ne désirez point privatiser un minibus local – les fameux song thaew – vous pourrez prendre un tel minibus. De couleur blanche, il vous attend près du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (ici très précisément). Il ne vous en coûtera que THB 15.- l’aller (prix officiel mais il n’est pas rare de se voir demander THB 30.- en tant qu’étranger). Seul écueil à surmonter : l’heure du retour. Mais nous ne doutons pas que la gentillesse des habitants viendra à bout de toute difficulté à revenir à Chiang Mai, la capitale provinciale (et sans doute capitale culturelle du royaume).

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Le Peuple des Ombrelles

L’ombrelle est le fruit d’une ancienne tradition artisanale. L’Office du Tourisme thaïlandais nous présente les artisans de Bosang :

Protection contre le soleil et la pluie, les ombrelles ont aussi un rôle culturel. Très utilisées en Thaïlande, elles sont notamment un symbole important de la royauté : les monarques thaïlandais sont assis sur des trônes abrités par neuf niveaux d’ombrelles représentant les huit points cardinaux de la boussole et le fardeau du pouvoir. Dans le bouddhisme, l’ombrelle ou parapluie représente la protection contre la souffrance et le mal. L’histoire raconte que les célèbres ombrelles de Thaïlande ont été rapportées de Birmanie (Myanmar) par un moine nommé Phra Intha. Elles étaient confectionnées avec de l’écorce de mûrier (sa) et huilées pour garder les gens au sec mais aussi au frais. Impressionné, le moine en ramena quelques unes chez lui, au village Bor Sang¹ à Chiang Mai et entreprit d’en enseigner la fabrication. Par la suite, le talent des artisans thaï les para de fioritures artistiques originales.
Bor Sang demeure encore aujourd’hui le centre de production des ombrelles faites à la main. Elles sont fabriquées dans une grande variété de tailles, ainsi que de superbes éventails brillamment colorés et des lanternes magnifiques.
Les artisans du village ont créé une coopérative en 1941 : le « Bor Sang Umbrella Making Cooperative Ltd. » se dédie au maintien des traditions et de l’artisanat. On peut se promener dans les différents ateliers et assister àchaque étape de la fabrication des ombrelles : préparation du bambou pour la poignée et les baleines, ajout du papier de sa (mûrier), laquage pour imperméabiliser, peinture de décoration et séchage.
On admire le talent des artistes peintres qui habillent de dessins et de couleurs ombrelles et éventails. Quelques minutes leur suffisent pour réaliser de très beaux motifs colorés généralement représentatifs de la Thaïlande comme des éléphants, des rizières ou des couchers de soleil.
Si vous avez un sac, des chaussures ou encore un vêtement que vous souhaitez relooker, ces sympathiques artisans vous proposent également de les peindre.
Sur place, vous pouvez bien sûr acquérir ombrelles, éventails et lanternes, des plus petites tailles à emporter aux plus grandes qui vous seront expédiées à votre domicile.
Les ombrelles si importantes pour l’économie locale, sont célébrées chaque année lors d’un festival de trois jours au mois de Janvier. A l’occasion du « Bor Sang Umbrella and Sankampaeng Handicraft Festival” les rues sont illuminées de lanternes et décorées des ombrelles sa les plus colorées.

La coopérative dont il est question est l’Umbrella Making Centre, ouverte chaque jour de 8h30 à 17h, autour de laquelle est organisé le festival. Un centre artisanal que vous retrouverez sur le web, sur Facebook et en réalité.

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L’érudit Jean de la Mainate, animateur du blog Merveilleuse Chiang Mai, une source inépuisable d’informations sur la Rose du Nord, est bien entendu déjà passé par le village de Bosang. Lisez donc son article.

Vous trouverez d’autres informations (la plupart en langue thaïlandaise) sur la page Facebook officielle du festival et sur celle de la Municipalité de Tonpao. Il y a aussi le hashtag เทศกาลร่มบ่อสร้าง pour se plonger virtuellement dans l’ambiance de l’événement. Et enfin Events Weekly qui nous offre un florilège de photos (tirées de l’édition 2017). Mais plus que les pages internet, on vous invite à vous rendre sur le lieu-même du festival afin d’y rencontrer l’âme du Lanna et ses habitants, fort attachants… sans parler de la joliesse de Miss Ombrelle 😏

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On vous livre pour terminer un document historique de l’INA sur Chiang Mai. Où les réalisateurs découvraient la Rose du Nord en 1960, Au Pays des Ombrelles.


 
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Alors, dites-nous, êtes-vous convaincu par la beauté que véhiculent les ombrelles ?

 


¹ Nous avons retenu ici l’orthographe erronée utilisée dans le texte original

Source photographique de l’image à la Une. Mise à jour le 14.01.2020

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