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5 héros thaïlandais en tête de lutte contre le Covid-19

Une crise qui engendre des héros. Thailand Tatler1 nous présente cinq personnalités thaïlandaises qui se sont illustrées durant la pandémie du Covid-19 au royaume de Thaïlande. C’est là une belle occasion de faire plus ample connaissance d’influents membres de la société civile thaïlandaise.

Le magazine britannique Tatler en Thaïlande (on vous le présente en fin d’article)


Rappelons qu’en dehors de la Chine où est née la maladie, la Thaïlande fut le premier pays touché par le Covid-19. Une fois que la crise a éclaté, des médecins, des entrepreneurs et d’autres personnes se sont investis pour combattre ce fléau. Ces personnes apportent de l’espoir, utilisant leur influence à travers leurs actions, leurs idées et leur exemple. Tatler Thailand met en avant cinq personnalités parmi ces héros qui défendent avec passion les intérêts de la nation thaïlandaise.

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Dr Narin Hiransuthikul, épidémiologiste

Le professeur Narin est le chef du centre d’opération d’urgence Covid-19 de l’université Chulalongkorn et l’un des meilleurs experts thaïlandais en matière de maladies et d’épidémiologie. Son équipe a mis au point un test à bandelettes Covid-19 qui donne des résultats en 15 minutes. Après plus de 100 essais, les tests ont montré un taux de précision de 95 %. Le test par bandelettes est maintenant disponible à l’université Chulalongkorn en s’inscrivant d’abord en ligne. Il explique que si les bandelettes de test Chula Covid-19 ne remplacent pas les tests classiques d’amplification en chaîne par polymérase, l’objectif est d’alléger la charge des hôpitaux car de plus en plus de personnes s’y rendent pour se faire tester.

Nous avons déjà consacré un article à cette avancée médicale : Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?


Sireethorn Leearamwat, reine de beauté

Petite, Sireethorn rêvait de devenir une reine de beauté car elle voyait ce rôle comme une façon d’aider les autres. Après avoir obtenu son diplôme de pharmacienne en 2018, elle a travaillé comme représentante commerciale dans le secteur pharmaceutique. Puis à l’âge de 25 ans, elle a participé et remporté le concours de beauté Miss Thaïlande 2019, assumant avec aplomb le rôle d’ambassadrice culturelle et touristique du pays. Elle a même ravi le titre de Miss International 2019.

Afin de pallier la pénurie de masques, en particulier pour les professionnels de la santé, Sireethorn a créé, en collaboration avec Prangphisut Daengdej, la Mask Bank. L’une des préoccupations croissantes en Thaïlande est que les masques faciaux sont devenus excessivement chers.

La Mask Bank sur le web, sur Facebook, sur Instagram et sur Twitter

Avec l’objectif de lever 100 millions de bahts, la Mask Bank vise à présenter une solution à long terme en construisant des usines pour les fabriquer au prix de seulement THB 2,50 la pièce. Sa campagne Kickstarter prévoit un achat minimum de 400 masques au prix de THB 1’000.-, dont 200 pour un usage personnel et l’autre moitié à donner à l’institution ou à l’organisation médicale choisie par l’acheteur. Le projet a déjà permis de récolter plus de 20 millions de bahts et Sireethorn espère pouvoir commencer à produire des masques prochainement.

Retrouvez Bint, petit nom de Sireethorn, Miss Thaïlande 2019, sur sa page Facebook et sur Instagram.

Dr Yong Poovorawan, professeur

Quatrième de six frères et sœurs, le Dr Yong, professeur de médecine de 69 ans, a très tôt aspiré à suivre les traces de ses frères et à étudier l’ingénierie. Mais son frère aîné lui a conseillé de poursuivre ses études de médecine et Yong s’est finalement inscrit à la faculté de médecine de l’université Chulalongkorn, dont il a obtenu le diplôme en 1972. Il poursuivra ses études avec un diplôme en pédiatrie et une certification du Conseil médical de Thaïlande, se voyant offrir une bourse de recherche au département des sciences du foie de l’école de médecine du King’s College Hospital en 1984.

À son retour, Yong a obtenu son poste de professeur et a enseigné au département de pédiatrie de l’université Chulalongkorn. L’actuel directeur du Centre d’excellence en virologie clinique a attiré l’attention internationale en 2004 par ses travaux sur le séquençage génétique et la détection du virus de la grippe aviaire en Thaïlande (H5N1). Divers prix du Fonds de recherche de Thaïlande et du Conseil national de la recherche ont couronné ses efforts. Plus récemment, il a sensibilisé l’opinion aux effets psychologiques qu’induit la panique du public face à l’épidémie de Covid-19.

En tant qu’expert de premier plan dans ce domaine, M. Yong travaille avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science, de la Recherche et de l’Innovation et la société de la Croix-Rouge thaïlandaise pour sensibiliser le public à l’épidémie de Covid-19 et aux moyens de faire face aux défis quotidiens que représentent l’isolement et les mesures de distanciation sociale. Il est également le fer de lance des tests sur l’utilisation du plasma sanguin des patients ayant terrassé le Covid-19 dans le traitement des cas graves.

Pour M. Yong, en tant que professeur de médecine, la formation de la prochaine génération de professionnels de la santé qualifiés est une priorité. Et il affirme qu’il donnera l’exemple, en continuant à enseigner, à mener des recherches et à développer des méthodes adoptant une technologie moderne car, comme il le souligne, les nouvelles maladies font partie intégrante de la vie moderne et les générations futures doivent être préparées à les combattre.

On retrouve ici le Professeur Yong tout sourire à l’occasion de la Journée d’Ananda Mahidol (พระบาทสมเด็จพระเจ้าอยู่หัวอานันทมหิดล), feu S.M. le roi Rama VIII (รัชกาลที่ ๘), de la dynastie des Chakri, que tout le monde en Thaïlande connait sous le nom de Docteur Chaofa (หมอเจ้าฟ้า). Un jeune roi qui a beaucoup contribué au développement médical et éducatif en Thaïlande.


Sakson Rouypirom, Fondation SATI

Sakson Rouypirom © Thailand Tatler

Alors que la Fondation à but non lucratif SATI met l’accent sur l’aide aux jeunes Thaïlandais défavorisés, son fondateur, Sakson, apporte régulièrement son soutien à d’autres personnes dans le besoin. Face à la pandémie mondiale de coronavirus, il a usé de son influence et rassemblé des ressources pour former une alliance de personnes partageant les mêmes idées afin d’aider les gens les plus exposés à la maladie.

En collaboration avec Scholars of Sustenance, une organisation caritative qui se concentre sur la collecte et la distribution de surplus alimentaires pour les communautés à faible revenu et défavorisées, et Urban Studies Lab, un centre de gestion des connaissances et des données urbaines, Covid Relief Bangkok a été créé. Il s’agit d’un programme visant à atténuer la détresse des groupes les plus démunis de Bangkok, à savoir les personnes âgées, les handicapés, les orphelins et les réfugiés. Les programmes de soins de Covid Relief comprennent des produits sanitaires tels que des masques faciaux et des désinfectants pour les mains à base d’alcool, du gel et du savon, ainsi que de la nourriture (riz, conserves et autre poisson en boîte).

La Fondation SATI sur le web, sur Facebook, sur Instagram et sur Twitter
La Fondation Scholars of Sustenance sur le web et sur Facebook
Le centre Urban Studies Lab sur Facebook

En utilisant des données démographiques pour identifier et localiser les personnes les plus nécessiteuses à Bangkok en fonction de leur âge et de leur revenu, les colis de soins Covid Relief Bangkok ont déjà été livrés à environ 200 ménages dans le district de Nanglerng. Trois autres sous-districts prioritaires ont été cartographiés pour des livraisons en mai et comprennent quelque 13 000 ménages de personnes âgées et près de 5 500 foyers à faible revenu. Avec le soutien de la Fondation des bénévoles de la santé, les distributions ont été soigneusement planifiées pour maintenir la distance physique et réduire le risque de propagation du virus.

Sakson, diplômé de l’université de New York, s’est également associé à Aliza Napartivaumnuay de l’entreprise sociale en ligne Social Giver, qui permet désormais aux gens de faire des dons de THB 300.- pour couvrir un paquet de Covid Relief pour une famille. « L’énergie positive et le désir d’aider ont été incroyables et cela ne fait que commencer », dit-il. « Si nous unissons tous nos forces pour obtenir le même résultat, nous traverserons cette épreuve ensemble avec succès. »

Dès sa première semaine de fonctionnement, le projet a attiré près de 1 000 sympathisants. Mais il faut encore beaucoup plus d’aide. Rejoignez l’effort et faites la différence : groupe Facebook Covid Relief Bangkok.


Panachit Kittipanya-ngam, PDG de AccRevo

Panachit est à l’avant-garde du combat contre le Covid-19 en Thaïlande. Comme l’association Thailand Tech Start-up disposait d’une abondance de ressources et de travailleurs qualifiés pour combattre le coronavirus, Panachit a réuni des collègues pour former un groupe appelé ped thai su phai (« les canards thaïlandais combattent le danger »).

Panachit Kittipanya-ngam © Thailand Tatler

Appliquant une économie de partage, le projet vise à associer la bonne personne au bon service, c’est-à-dire à jumeler les personnes susceptibles d’être infectées avec les médecins dont elles ont besoin.

L’une des premières initiatives de ped thai su phai a été de créer un site pour offrir des informations précises. Grâce à un système de dépistage des patients en ligne, les gens peuvent entrer les détails de leurs symptômes pour être évalués selon trois catégories de risque différentes. Les données sont envoyées aux médecins et aux hôpitaux qui peuvent alors établir des consultations avec les patients potentiels.

Le dernier effort en date du projet est une application appelée PedKeeper, qui s’attaque aux limites du dépistage de la température en classant les utilisateurs en deux catégories de risque, élevé ou faible, sur la base de leurs récents voyages à l’étranger, en utilisant les données fournies par le département de contrôle des maladies.

Pour son expertise en matière de création de jeunes entreprises, Panachit a été récompensé par le prix national du Start-up Leadership of the year en 2016. Ce diplômé de l’université Chulalongkorn, titulaire d’une licence en ingénierie des télécommunications et d’un master en traitement numérique des signaux, est également titulaire d’un doctorat en science de l’imagerie et en ingénierie biomédicale de l’université de Manchester.

Panachit a commencé sa carrière professionnelle en tant que chercheur à l’institut A*Star de Singapour, où il a passé six ans avant de devenir directeur adjoint du centre d’innovation de True Corporation en 2014. Il a également aidé le gouvernement thaïlandais en tant que directeur de son département de l’innovation et a cofondé la plateforme de services comptables AccRevo, avant de se consacrer à son rôle de président de la Thailand Tech Startup Association. En 2019, il a créé Ztrus, une entreprise d’automatisation des processus basée sur l’IA (intelligence artificielle).


Si nous avons pris le temps de vous traduire cet article du magazine Tatler Thailand, c’est parce nous estimons important d’en partager ainsi le contenu. C’est à travers ce genre d’articles que vous pouvez vous forger une image un brin différente de la Thaïlande touristique que vous appréciez sans doute. Il vous donne à découvrir une autre Thaïlande, connectée au monde, innovante, recherchant des solutions aux problèmes contemporains. C’est bien souvent l’écueil de la langue qui empêche d’en savoir plus sur ce pays et ses habitants, au-delà des seuls clichés touristiques.

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Nos principaux articles en lien avec le coronavirus et le Covid-19 :
(s’agissant d’une pandémie qui dure depuis près d’une année maintenant, soyez attentif à leur dates de publication)
▶︎ Flash ! Plus de 500 cas de coronavirus détectés dans un marché de la périphérie de Bangkok ! Une province dorénavant bouclée
▶︎ Pandémie du Covid-19 : quel pays l’a gérée le mieux ? La France ? La Thaïlande ?
▶︎ 5 héros thaïlandais en tête de lutte contre le Covid-19
▶︎ Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?
▶︎ Coronavirus – La relance du tourisme en Thaïlande et dans le monde, touché de plein fouet par la pandémie

En vous rappelant tout de même qu’en Thaïlande, on meurt bien plus de la dengue, du SIDA ou encore du tabac !


500 List, le Who’s Who de Thailand Tatler

Tatler est connu dans le monde pour éditer une liste des personnalités qui comptent. Thailand Tatler ne déroge pas à la règle en éditant sa 500 List, soit les cinq cents personnalités les plus influentes du royaume de Thaïlande. Ce qui donne lieu à l’impression d’un ouvrage annuel que vous pouvez acquérir dans les librairies AsiaBooks par exemple, au prix de THB 300.-.

500 List est aussi disponible gratuitement en ligne. Une version en anglais qui vous permet de connaître le nom de la personnalité retenue, le domaine dans lequel elle exerce, ses centres d’intérêt et parfois un contact (par exemple une page Facebook ou le lien Linkedin). Chacune des 500 personnalités mises en avant est brièvement représentée. De quoi mieux percevoir les arcanes du pouvoir en Thaïlande.

L’Expat List complète ce travail. Il s’agit d’une liste des expatriés influents, de par leur richesse, leur poste, ou encore leur domaine d’expertise. Cela va de la diplomatie aux talents en passant par les experts de terrain. Une liste elle aussi disponible gratuitement en ligne.

La Gen.T List complète utilement ces deux listes. Il s’agit d’une liste annuelle qui met en avant 400 leaders de demain qui façonnent l’avenir de l’Asie. Ce sont des entrepreneurs et des créatifs pionniers qui ont un impact positif et qui catalysent le changement sur le continent asiatique. Parmi eux, quelques leaders thaïlandais. Consultez l’édition 2019 de la Gen.T List (l’édition imprimée peut être commandée sur le site).

Parmi eux, les leaders de demain en Asie

NOS ARTICLES SUR LES PERSONNALITÉS
En Thaïlande :
5 héros thaïlandais en tête de lutte contre la pandémie du Covid-19 (Thailand Tatler)
Les stars vénérées par les Thaïlandais en 2017
Seub, l’icône écologiste de la Thaïlande
Silpa Bhirasri, le père de l’art moderne thaïlandais
Fahsai, Miss Universe Thailand 2019 (qui parle français !) et Amanda, tenante du titre 2020
● Sans oublier bien sûr feu Bhumibol le Grand, le défunt roi Rama IX tant aimé de son peuple
À Chiang Mai :
Cindy, Miss Chiang Mai 2020 (et l’inoubliable Baby Bow, Miss Chiang Mai 2017)
Jenny, Miss Grand Chiang Mai 2019
RonnarOng Khampha, danseur contemporain qui magnifie la danse traditionnelle du Lanna


Thailand Tatler

Tatler est un magazine britannique plus que centenaire publié par le groupe américain de presse Condé Nast (à ne pas confondre avec un journal satirique éponyme anglais du XVIIIe siècle, Tatler signifiant  « le babillard »). Ciblant un lectorat aisé, il est axé sur la mode, sur un certain style de vie, ainsi que sur la haute société et la politique.

Il n’y a pas moins de quatorze versions asiatiques du magazine (aux mains du groupe suisse Edipresse) ! Thailand Tatler est le premier magazine de luxe en langue anglaise du royaume, créé en 1991 déjà. Il s’adresse aux nantis (et à ceux qui souhaitent le devenir). Vous le trouverez en kiosque au prix de THB 150.-.

Accessoirement, Tatler Asia édite également son Tatler Dining qui répertorie les meilleurs restaurants de Thaïlande. De quoi faire frémir vos papilles (et vider votre porte-monnaie).

Quant à Generation T, c’est une plateforme gérée par Tatler Asia qui célèbre l’esprit d’entreprise et de rupture des entrepreneurs et des créatifs de toute la région. Nous y reviendrons.

Thailand Tatler
Un magazine que vous retrouvez sur le web, sur Facebook, sur Twitter, sur YouTube et sur Instagram, de même que sur Pinterest (compte inactif pour l’heure).

Alors bien sûr, le pan de la société décrit aujourd’hui est bien loin de celui que vous pouvez côtoyer en tant qu’expatrié vivant dans un village de l’Isan ou bien encore comme simple touriste découvrant le Pays du Sourire. Mais les facettes de la Thaïlande sont multiples. Et cette facette-ci – le monde des riches et autres personnes influentes – démontre à l’envi que la Thaïlande n’est plus le « pays du tiers-monde » imaginé par certains. Bienvenue dans la Thaïlande du XXIe siècle !


1 Il s’agit là d’une traduction libre de l’article Tatler Heroes: 5 Thais Leading The Fight Against COVID-19 du magazine Tatler Thailand ©
Source de l’image à la une (recadrée) : © Thailand Tatler.
Article composé le 14.05.2020 et modifié le 26.11.2020.

Rachaphruek. Chiang Mai en jaune !

C’est un émerveillement floral qui se produit annuellement à deux reprises : Chiang Mai, entre autres régions de Thaïlande, se pare de jaune durant la floraison du cotonnier jaune (qui annonce la fin de la saison froide, en février) et durant celle, plus abondante encore, de l’arbre rachaphruek1, qui a lieu en avril et annonce ainsi Songkran, le Nouvel An thaïlandais, fêté à mi-avril.

On vous parle aujourd’hui de l’abondante floraison du rachaphruek, un arbre venu d’Asie du Sud qui s’est parfaitement adapté au climat siamois. L’on vous dévoile notamment les endroits où vous pouvez admirer cette féerie choyée des photographes, au mois d’avril.

Majestueux cassier en fleur en ville de Chiang Mai © Facebook – Thinapob Proongsak

Un brin de botanique

Rachaphruek correspond à l’arbre cassia fistula dont les noms communs sont le cassier, le faux séné ou encore le faux caroubier. Une plante qui produit de magnifiques fleurs jaunes; ce qui explique son autre nom populaire, surtout en anglais, l’averse dorée ou la douche d’or (Golden Shower). Certains songent au mimosa à la vue de ces longues grappes de fleurs couleur citron.

Ne manquez pas la floraison du cassier, au mois d’avril !

© Facebook – Thailand Festival

Les feuilles caduques de cet arbre mesurant entre 10 et 20 mètres de haut sont masquées un mois durant par ses fleurs, produites en grappes pendantes de 20 à 40 cm de longueur. Une fois ses fleurs fanées tombées au sol, l’arbre laisse voir ses fruits, de longues gousses pendantes, brun sombre, mesurant de 30 à 60 cm de longueur et 2 à 2,5 cm de largeur. Elles émettent une odeur âcre et contiennent de 40 à 100 graines brun luisant, aplaties et de forme elliptique (attention, elles sont toxiques). Avouons que sans fleurs, cet arbre perd de sa superbe (et le fruit en question a plutôt tendance à l’enlaidir). Wikipédia vous en dit plus encore, en évoquant ses stipules, ses folioles, ses pédicelles, ses calices, ses sépales, ses corolles, ses étamines, ses pétales, ses anthères, ses ovaires, ou encore ses stigmates.

En Inde, c’est un arbre utilisé dans la pharmacopée ayurvédique, la pulpe du fruit sert par exemple comme léger laxatif. Son écorce contient des tanins permettant de produire une teinture rouge. Ici en Thaïlande, les anciens utilisent ses fleurs pour décorer leur coiffure; vous verrez également des danseuses traditionnelles en arborer. Dans les temples, la fleur rachaphruek est souvent déposée au pied des statues du Bouddha.

Cet arbre ne doit pas être confondu avec un arbrisseau qui donne lui aussi des fleurs jaunes et que les anglo-saxons appellent le cotonnier jaune (yellow cotton tree, สุพรรณิการ์ en thaï (suphannika), de son nom scientifique Cochlospermum regium). Originaire d’Amérique du Sud et devenu courant dans le Sud-Est asiatique, il fleurit généralement dès le mois de février, et ce jusqu’en avril (vidéo). Vous en trouverez notamment au parc Singha, à Chiang Rai, ce qui donne lieu à des photos romantiques.

Autre arbre offrant une floraison jaune, fleurissant, lui, dès la fin du mois de février : Handroanthus chrysanthus, un arbre rustique venu d’Amérique du Sud. Les Thaïlandais l’appellent เหลืองอินเดีย (lueang india), soit l’arbre indien jaune. Et lorsqu’il fleurit au bord des routes, beaucoup s’y arrêtent pour prendre des photos. Il y en a dans le district de Sansai, sur l’axe routier 1414, au nord de Chiang Mai, qui se termine à un carrefour d’où l’on rejoint Pai, dans la province de Mae Hong Son (route 1095).

Rachaphruek, un arbre sacré en Thaïlande

Il existe différentes appellations en fonction des régions du royaume. Ainsi, le terme officiel rachaphruek est-il remplacé par khun (คูณ), un nom plus facile à retenir. Ici au nord, l’arbre est aussi appelé lom laeng (ลมแล้ง). Au sud du pays, on parlera plus volontiers de lak kluea (ลักเกลือ) ou lak khoei (ลักเคย). Quel qu’en soit le nom, la vue de cet arbre flamboyant enjaunira votre quotidien.

Vous l’aurez compris, en pays Lanna et comme dans tout le royaume, c’est un arbre sacré. Sa couleur jaune correspond à la couleur du lundi en Thaïlande, jour-anniversaire du défunt roi Bhumibol le Grand (et accessoirement aussi celui de son fil, S.M. Rama X, le roi régnant). Les observateurs les plus imaginatifs voient dans le pollen du cassier le chiffre 9 en écriture thaï (๙), un chiffre porte-bonheur qui renvoie au roi Bhumibol le Grand, Rama IX… Notez que la reine douairière Sirikit a elle aussi sa fleur fétiche, le lilas des Indes. Une fleur dont nous vous reparlerons.

Par ailleurs, le jaune correspond à la couleur du bouddhisme thaïlandais. La fleur du cassier est de facto la fleur nationale de la Thaïlande (voulu depuis l’année 1963, ce titre n’est officiel que depuis le 26 octobre 2001). Les plus hardis des Thaïlandais voient dans la floraison simultanée des cassiers un symbole de l’unité et de l’harmonie du peuple thaïlandais…

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Où admirer ces explosions florales ?

La croissance du cassier étant meilleure en plein soleil, d’autant qu’il tolère la sécheresse, il s’agit d’une espèce souvent plantée à des fins ornementales, que ce soit dans les villes ou le long des axes routiers. Si vous êtes en Thaïlande au mois d’avril – ce qui vous permet d’y fêter le Nouvel An – vous verrez forcément ces arbres habillés de jaune.

En ville de Chiang Mai

La Rose du Nord n’est pas avare de cassiers (ses nombreux autres arbres constituent d’ailleurs une de ses agréables caractéristiques parmi d’autres). Avant d’entrer dans la Cité historique (« le carré »), généralement par la porte Tha Pae2 (ประตูท่าแพ), n’hésitez à vous promener le long des douves pour assister à ce spectacle floral qui ravira vos yeux. Les cassiers sont nombreux tout autour des remparts historiques de la Cité fortifiée, et plus encore dans la partie nord (vidéo); ainsi, la splendeur de leur floraison se reflète dans l’eau des douves et permet de très beaux clichés. Des fleurs qui recouvrent nonchalamment ces remparts protégés, ajoutant une note poétique.

Vous avez également quelques cassiers plantés aux abords du pont de fer (l’Iron Bridge, ขัวเหล็ก สะพานเหล็ก) qui amplifient sa touche romantique durant le mois d’avril. Quelques rues sont elles aussi bordées par cet arbre vous permettant d’y voir une averse d’or; signalons à titre d’exemple la route Rattanakosin, de part et d’autre du pont éponyme.

Et comment ne pas citer le parc Royal Flora, à l’extérieur de la ville, au pied du Doi Kham, lui qui porte précisément le nom de cette fleur, Rachaphruek (อุทยานหลวงราชพฤกษ์, le parc a opté pour la translittération Rajapruek). Créé à l’occasion d’une exposition horticole internationale organisée en 2006 en l’honneur du précédent roi, feu Bhumibol le Grand.

Il y a là plusieurs cassiers qui feraient presque oublier la présence d’une magnifique serre aux orchidées. Inutile de préciser que le logo du parc est précisément une fleur rachaphruek. Un parc dont on vous conseille vivement la visite, que ce soit durant la floraison des fleurs de cassier – en avril, rappelons-le – ou durant n’importe quelle autre période de l’année. On vous l’a déjà présenté dans notre article Le Royal Flora en fête.

En province

Mais peut-être aurez-vous déjà admiré le spectacle des fleurs de ces arbres en arrivant à Chiang Mai par le train (ou en quittant la ville en chemin de fer). Le long de la voie ferrée – qui se parcoure également en voiture, en moto ou en vélo – quelques arbres cassia fistula agrémentent le parcours entre Lamphun et Chiang Mai. Lamphun est par ailleurs une province qu’on vous conseille vivement de visiter, vous proposant d’intéressantes attractions et des festivals qui n’en sont pas moins (Festival du Longan, Festival Salak Yom…).

Au sud de Chiang Mai, dans le district de Hang Dong, des cassiers égaient la highway 2001 sur 200 mètres. En partant depuis le marché Nam Thong (ตลาดสด น้ำโท้ง), au bord de la rivière Ping, suivez cette route 2001 vers l’ouest, en direction de Ban Tawai, le fameux village des artisans (emplacement Facebook). En avril, tout est enjauni. Vous pourrez ensuite rejoindre le parc Royal Flora, plus au nord (voir ci-dessus).

Mae Taeng, au nord de la ville, vous permet de jouir de deux munificences simultanées: un temple bouddhiste splendide ouvert l’année durant, le Wat Ban Den (que nous aimons surnommer malicieusement « Le Vatican du bouddhisme »), et un tronçon enjauni par les cassiers au mois d’avril. Après la route 107 – celle partant de Chiang Mai en direction du nord – prenez la très belle route de campagne no 3038 et l’explosion florale des cassiers vous apparaîtra soudain. C’est dans cette aire qu’est organisée chaque année à fin décembre une chouette foire d’hiver avec une exposition florale que ne manquent en aucun cas les habitants de toute la province et au-delà. On parle bien sûr de la Foire d’Hiver de Muang Kaen.

D’ailleurs, si vous vous rendez à Mae Taeng par la route 107, peu avant Mae Rim, vous aurez au préalable pu admirer les cassiers en fleur en face du bâtiment provincial des impôts (สำนักงานสรรพากรพื้นที่เชียงใหม่ 2), sur votre gauche juste après la grande intersection.

On vous le signale sans faire d’amalgame : si vous avez prévu de vous rendre à Samoeng en mars – la boucle est fameuse depuis Chiang Mai – ne manquez alors pas d’admirer la floraison des cotonniers jaunes (suphannika) près du café Brand New Field, ici. C’est déjà dès mi-février qu’ils fleurissent. La visite du bucolique Wat Ton Kwen tout proche complètera judicieusement votre sortie.

Les plus aventureux d’entre vous se rendront vite compte que la province de Chiang Mai, au même titre que les autres provinces du nord, héberge moult endroits où vous pourrez admirer la munificente floraison des cassiers.

Bref vocabulaire thaï
ราชา (racha) : royal, relatif au roi
พฤกษ์ (phruek) : arbre, plante, flore
ต้นดอกราชพฤกษ์ (ton dok rachaphruek) : arbre à fleurs « royal »
ดอกราชพฤกษ์ (dok rachaphruek) : fleur « royale »
สีเหลือง (si lueang) : jaune (puisque telle est la couleur de cette fleur)


Et ailleurs en Thaïlande

Chiang Mai n’a pas l’exclusivité du cassia fistula ! C’est un arbre qui se plaît dans l’ensemble du royaume. Au nord bien sûr mais également au sud comme au centre, sans oublier le nord-est. Dans cette dernière région, l’Isan (อีสาน en thaï), beaucoup de routes sont bordées par ces magnifiques arbres fleuris, embellissant votre voyage. D’ailleurs, le sceau de Khon Kaen – une des provinces de cette région reculée – ne contient-il pas un stupa avec un arbre de chaque côté, dont l’un est un banian (Ficus benghalensis) et l’autre un… cassier.

Plus près de Chiang Mai, sur la route 1021 entre Phayao et Chiang Kham, tantôt vous admirerez des fleurs de cotonnier jaune (dès mi-février) et tantôt des fleurs rachaphruek (dès mi-avril). Vous savez d’ailleurs que pour rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai, on vous conseille depuis toujours d’effectuer le détour par Phayao et son joli lac (กว๊านพะเยา), un endroit enchanteur où vous pouvez, là aussi, admirer des arbres rachaphruek et leur floraison en grappe.

En parlant de Chiang Rai, là où se trouve le fameux Temple Blanc, plusieurs routes de cette province vous offrent elles aussi la possibilité d’admirer ces averses dorées. En revanche et à notre connaissance, le parc Singha ne semble pas avoir planté d’arbres rachaphruek, ce qui ne laisse pas de nous étonner. Cependant et comme déjà indiqué ci-dessus, c’est dès mi-février que peut être admiré une autre floraison, jaune et belle elle aussi, celle du cotonnier jaune. Le parc Singha n’en reste pas moins un parc paysager qui vaut la visite. Lisez donc notre article qui vous parle non seulement de ce parc mais également du Festival des Montgolfières qui y est organisé chaque année à mi-février. Plus proche de Chiang Mai, la ville de Lampang (เมืองลำปาง) est, elle aussi, embellie par des cassiers en fleur (vidéo).

In fine, en guise de clin d’œil et comme nous avons évoqué des fleurs flavescentes, signalons encore une autre fleur, jaune elle aussi, et qui fleurit en ce mois d’avril également : la fleur Dendrobium (Dendrobium lindleyi Steud, ดอกเอื้องผึ้ง en thaï). Ce sont de très belles orchidées de petite taille qui aiment, elles aussi, la lumière. Vous en retrouvez régulièrement accrochées aux arbres de la très belle route Chiang Mai – Lamphun (autres photos ici). Très belle car bordée par de majestueux Dipterocarpus alatus sur plusieurs kilomètres en direction de Lamphun (c’est ici, ตลาดหนองหอย). De part et d’autres, ce sont presque 1 000 exemplaires de ces arbres géants qui vous côtoierez ! Les Thaïlandais les nomment ยางนา, yang na. Une espèce – parmi tant d’autres – en danger de disparition du fait de la déforestation, hélas, trois fois hélas…

Alors bien sûr, où que vous vous rendiez, le spectacle de toutes ces fleurs resplendissantes ne justifie pas le déplacement à lui tout seul (du moins pas pour un touriste de passage). Mais si d’aventure vous deviez en profiter, les emplacements dont nous vous parlons aujourd’hui agrémenteront néanmoins agréablement votre journée. Et l’on vous rassure : les cassiers et ses grappes de fleurs enchanteresses se trouvent à mille autres endroits du Pays du Sourire que vous découvrirez sans nul doute au hasard de vos pérégrinations siamoises.

Vous aimez les fleurs ? Vous adorerez alors lire…
La Fête des Fleurs à Chiang Mai
À défaut de Fête des Fleurs, Chiang Mai Blooms anime la Rose du Nord
Le parc Royal Flora en fête
Thai sakura, lorsque la Thailande du nord se pare de rose
Les champs de tournesols mexicains de Khun Yuam, à Mae Hong Son
Féerie de chrysanthèmes à Samoeng
Rachaphruek, Chiang Mai en jaune

Quittons-nous avec cette magnifique galerie des cassiers en fleur autour des douves de la Cité historique de Chiang Mai, au cœur de la ville. Un travail photographique que l’on doit à Checkin Chiangmai que nous remercions ici.


1 Pour le terme thaï complet ราชพฤกษ์, on retrouve bien souvent la translittération rajapruek (avec un j pour ราชา et sans h pour พฤกษ์). C’est d’ailleurs la translittération retenue par le parc royal Rajapruek. Mais vous nous savez fidèles au RTGS – Système général royal de transcription du thaï, ce qui nous pousse à adopter le plus officiel rachaphruek (avec ch pour le caractère ช et ph pour la lettre พ).
2 En cliquant sur les lieux indiqués, vous obtiendrez les coordonnées Google Maps.

Source de l’image à la une : Paisan Tinnachatarak © Facebook – Lanna Photo Club
Autres sources rédactionnelles que celles mentionnées dans l’article :
Publication Facebook du parc royal Rajapruek (traduction libre);
– Kapook! (ดอกราชพฤกษ์ ดอกไม้ประจำชาติไทย)
– Noy et Gilbert en Thaïlande (Ratchaphruek – La fleur nationale de Thaïlande).
Article composé le 20.04.2020 et mis à jour le 23.04.2020.

Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?

Self-test kit – Covid-19 vendu, bientôt, dans toutes les pharmacies en Thaïlande. C’est le titre choisi par Kohlidays – spécialiste de Ko Samui – pour sa publication de dernière minute En précisant que dit test sur bandelette serait sur le marché dès le lundi 30 mars 2020. Aujourd’hui donc.

Avouons qu’en ce moment, il n’y en a que pour le Covid-19 ! Que vous ouvriez votre quotidien, que vous allumiez votre poste de télévision, que vous vous branchiez sur votre réseau social préféré, le Covid-19 est partout. Il accapare l’esprit de tout un chacun. Nous en avions nous-mêmes déjà parlé en janvier dernier, lorsque le premier cas a fait son apparition au royaume, vous incitant à ne pas céder à la panique. De même que plus récemment avec les mesures prises à Chiang Mai (fermeture de tous les commerces non essentiels…). Sans parler de notre page Facebook qui vous informe quotidiennement.

Il serait donc question en Thaïlande d’un test rapide du Covid-19 pour tous, quand bien même les gouvernements du monde entier limite le dépistage par manque de tests ! Alors pensez-vous, lorsqu’une telle publication Facebook, tel un virus, se répand sur les réseaux sociaux, l’espoir qu’elle fait naître est compréhensible. La réalité est cependant bien différente…

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Quid du Chula COVID-19 Strip Test ?

Si l’on remonte à la source de l’information, l’on apprend que c’est l’université Chulalongkorn, sise à Bangkok, qui a mis au point ce test, présenté récemment aux autorités. Rappelons que Chulalongkorn est la plus ancienne université de Thaïlande, longtemps considérée comme une des plus prestigieuses du pays. Berceau de la médecine moderne thaïlandaise, l’on vous en a déjà parlé dans cet article. Cette université tient à jour une page d’information sur le Covid-19 (en anglais).

Or, la lecture de leur communiqué1 anéantit tous les espoirs ! Non, il ne s’agit pas d’un test destiné à tous les Thaïlandais (ils sont près de 70 millions). Oui, sa production sera – forcément – limitée. Non, votre pharmacie de quartier ne le vendra point.

Que nous apprend encore ce communiqué ? Il s’agit d’un test sanguin préliminaire, rapide et pratique (il ne prend que 15 minutes), pour dépister l’infection par le SARS-CoV-2. Pour l’heure, et ce effectivement à partir du 30 mars 2020, seul le Centre de santé de l’université Chulalongkorn est habilité à le réaliser. Ceci en appliquant un protocole très stricte. La première étape est de s’inscrire sur cette page web où des questions sont posées afin d’effectuer un premier tri. Le tout étant en langue thaï, on peut supputer que les Thaïlandais ont la priorité, voire l’exclusivité. Ainsi, les personnes présentant un résultat à risque élevé ou moyen seront informées et recevront une invitation pour se rendre au Centre de santé (un service prioritaire qui suit des protocoles de distanciation sociale).

Le test en question est un test sanguin par piqûre du doigt, réputé sûr, ne nécessitant pas de contact étroit avec d’autres personnes. Il ne remplace en aucun cas le test du Covid-19 fait en laboratoire. Le but du Chula COVID-19 Strip Test est de réduire le grand nombre de patients se rendant à l’hôpital pour un examen. Si le test sanguin est négatif et qu’il n’y a pas de risque, les personnes peuvent rester chez elles, recevant des conseils sur les mesures à prendre durant cette épidémie sans avoir besoin de subir d’examen physique à l’hôpital. Aussi, parler de test du Covid-19 pour tous est pour le moins exagéré.

Elles sont beaucoup les entreprises – étatiques, semi-étatiques ou privées – à vouloir proposer un tel test rapide et bon marché, partout dans le monde. Ainsi, Siam Bioscience en a produit 20 000 (et en promet 100 000 d’ici fin avril). Pour ce qui est des autres pays, on vous renvoie au paragraphe ad hoc ci-dessous.

Voici enfin la liste des laboratoires habilités à effectuer les tests (plus conventionnels) en Thaïlande (situation au 20 mars 2020)


Des kits dangereux

L’être humain étant ce qu’il est, des escrocs en profitent et surfent sur la peur instillée par le Covid-19. Le corps médical met ainsi en garde contre les tests de dépistage du Covid-19 effectués avec des kits achetés en ligne2.

L’Association des techniciens médicaux de Thaïlande (AMTT) a mis en garde la population de tels kits achetés en ligne, permettant un examen du Covid-19 à domicile. Certains de ces kits, illégaux, font l’objet de vente sur les réseaux sociaux, très populaires en Thaïlande. Ces kits, non vérifiés, ne répondent pas aux normes médicales étatiques. Si le résultat du test n’est pas interprété par un expert, il pourrait causer plus de mal que de bien, avertit l’AMTT.

En outre, les tests sanguins effectués à domicile ouvrent également la voie à la propagation du Covid-19, ainsi que d’autres agents pathogènes qui pourraient être transmis par le sang, tels que le SIDA et l’hépatite, pour se propager rapidement et largement dans la communauté.

Thailand Medical News est un site thaïlandais bilingue (thaï/anglais) où vous trouvez les dernières infos médicales propres à la Thaïlande

Et dans les autres pays ?

Sans ôter le mérite de l’équipe médicale de l’université Chulalongkorn, il faut savoir que beaucoup de laboratoires dans le monde effectuent des recherches pour proposer un kit de dépistage rapide, comme ici en Angleterre. La France est également à la pointe de la rechercher puisqu’elle dispose, elle aussi, d’un test « ultra-rapide » de détection du Covid-19 grâce à l’entreprise bretonne NG Biotech. Un article de la revue scientifique Nature, qui fait autorité, résume d’autres tests bientôt disponibles. Le magazine Science & Vie vous informe plus en détail, en français qui plus est.

On en profite pour vous apprendre que l’hôpital Chiang Mai RAM a mis sur pied un drive-in pour obtenir le résultat d’un test plus conventionnel du Covid-19. Cela coûte tout de même THB 7’500.-, le résultat étant communiqué par SMS 4 à 5 jours plus tard (informations détaillées en thaï avec explications en anglais).

On espère bien entendu que les scientifiques du monde entier trouveront la parade pour endiguer cette pandémie. Mais notre souhait est aussi celui que des nouvelles suscitant de faux espoirs ne soient point propagées, autant que faire se peut.

Nos principaux articles en lien avec le coronavirus et le Covid-19 :
(s’agissant d’une pandémie qui dure depuis près d’une année maintenant, soyez attentif à leur dates de publication)
▶︎ Flash ! Plus de 500 cas de coronavirus détectés dans un marché de la périphérie de Bangkok ! Une province dorénavant bouclée
▶︎ Pandémie du Covid-19 : quel pays l’a gérée le mieux ? La France ? La Thaïlande ?
▶︎ 5 héros thaïlandais en tête de lutte contre le Covid-19
▶︎ Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?
▶︎ Coronavirus – La relance du tourisme en Thaïlande et dans le monde, touché de plein fouet par la pandémie

En vous rappelant tout de même qu’en Thaïlande, on meurt bien plus de la dengue, du SIDA ou encore du tabac !

Nos premiers articles en lien avec le nouveau coronavirus :
⦿ Covid-19 à Chiang Mai 🦠 Fermeture des lieux de divertissement
⦿ Coronavirus en Thaïlande : ne pas céder à la panique
Sans parler des publications quotidiennes sur notre page Facebook.


1 Communiqué en langue thaï
2 Un article du journal en ligne anglophone The Nation. À ce sujet, un médecin nous a encore précisé ceci : comme la plupart des tests de ce genre, il faudra interpréter un test négatif avec une grande prudence. Si le test est positif, le risque d’erreur du test est faible. Si le test est négatif, il n’en est pas de même.
Source de l’image à la une : © Chulalongkorn University
Article composé le 30.03.2020 et mis à jour le 05.04.2020.

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