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Pandémie du Covid-19 : quel pays l’a gérée le mieux ? La France ? La Thaïlande ?

Il en a coulé de l’eau sous le pont Nawarat depuis que le nouveau coronavirus a fait son apparition en fin d’année dernière dans l’Empire du Milieu. La Thaïlande a été le premier pays à avoir été touché par le Covid-19 hors de Chine. Des mesures restrictives ont été promulguées, ceci dans le cadre d’un état d’urgence – qui perdure pour l’heure – incluant un couvre-feu nocturne.

Vous savez déjà que le pays a réussi à créer un test de détection rapide; c’est le Professeur Dr. Narin qui a dirigé les recherches. D’autres héros se sont distingués en Thaïlande dans la lutte contre cette pandémie. Maintenant que beaucoup de pays vivent leur déconfinement étape par étape, Forbes a dévoilé le résultat d’une étude mondiale qui s’est penchée sur les pays les plus sûrs en matière de Covid-19.

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Quel est le pays le plus sûr face au Covid-19 ?

Deep Knowledge Group (DKG) en remet une couche. Ce consortium international spécialisé dans l’analyse de données scientifiques avait déjà établi un classement il y a quelques semaines, analysant la réponse des gouvernements face à la pandémie naissante. Le trio de tête des pays les plus sûrs était, dans l’ordre : 1. Israël, 2. Allemagne et 3. Corée du Sud. Suivaient la Suisse (11e rang), la Belgique (19e), la Thaïlande (21e) qui faisait mieux que la France (26e seulement) ! Les auteurs expliquaient « Dans notre évaluation de la sécurité et des risques, les régions qui avaient un niveau très élevé de préparation aux situations d’urgence et une capacité à gérer efficacement les crises ont obtenu le meilleur score parce qu’elles avaient la plus grande probabilité de mieux gérer les premiers stades de la pandémie. »

En mettant ses données à jour, tenant compte des plus récents éléments, voici donc la dernière version de son classement mondial où figurent pas moins de 200 pays. On se permet tout de même de vous rappeler que comparaison n’est pas forcément raison; cet intéressant article du réseau The Conversation vous dit pourquoi.

Les 6 critères retenus pour établir ce classement mondial :

➙ Efficacité de la quarantaine
➙ Efficacité du gouvernement
➙ Suivi & détection des cas
➙ Préparation du système de santé
➙ Résilience économique régionale
➙ Préparation aux situations d’urgence

And the winner is… Selon les dernières données, c’est la Suisse qui tire le mieux son épingle du jeu. Elle arrive cette fois-ci en tête du classement. La richesse du pays, qui n’a pratiquement pas de dette, a permis « d’aider financièrement les entreprises et les citoyens les plus vulnérables à amortir les effets de la crise économique. En conséquence, la crise du chômage a été contrôlée plus efficacement dans cette région que dans la plupart de celles considérées dans ce rapport », notent les auteurs. Parmi les autres points forts, ils évoquent « l’accessibilité garantie à des services de santé de haute qualité pour l’ensemble de la communauté » et « de grandes capacités de mobilisation de nouvelles ressources sanitaires ». L’étude rappelle tout de même que bien que première, la Suisse peut encore mieux faire. La RTS – Radio Télévision Suisse vous en dira plus dans son article très complet.

Sur les marches du podium suivent l’Allemagne au 2e rang et Israël en 3e position. Quid des pays qui nous intéressent, au premier rang desquels le Pays du Sourire ? Dans l’ordre, le Canada manque de peu le Top 10 se plaçant au 12e rang. La Thaïlande, bien que perdant des plumes, se place en 47e position mondiale (zone entre le vert et le jaune), avant la France (60e, zone jaune, piètre rang) et la Belgique (78e, zone orange en raison de ses nombreux décès).

Au niveau régional, en prenant les pays de l’ASEAN1, cela donne le classement suivant, avec le Vietnam qui sort clairement du lot :

  1. Vietnam, 20e rang mondial;
  2. Malaisie, 30e rang mondial;
  3. Thaïlande, 47e rang mondial;
  4. Myanmar, 83e rang mondial;
  5. Indonésie, 97e rang mondial;
  6. Cambodge, 98e rang mondial;
  7. Laos, 99e rang mondial.

La Thaïlande qui, rappelons-le, est considérée comme une économie émergente, s’en tire plutôt bien. Évidemment, elle est surclassée, sans surprise, tant par Singapour (4e pays au niveau mondial et premier en Asie) que le Japon (5e). La Chine arrive en 7e position, Hong Kong 13e et Taïwan 16e. Au niveau du continent asiatique, la Thaïlande se classe au 11e rang sur 36 pays.

Globalement, au niveau mondial, ce sont bien malheureusement les pays africains sub-sahariens qui s’en tirent le plus mal :


Résultat détaillé de la Thaïlande

Sur 100 pays ou régions évaluées, la Thaïlande ne se place qu’au 85e rang pour ce qui est de l’efficacité de son plan de quarantaine. En revanche, beau rang obtenu dans le classement de l’efficacité du gouvernement (ou plus généralement des services publics) puisque la Thaïlande se trouve ici en 25e position, de quoi rendre le sourire aux dirigeants. Une belle 38e place dans la surveillance et la détection du Covid-19. 54e rang dans la préparation du pays aux soins de santé. Beau score également pour sa résilience économique (28e rang). Et enfin elle détient la 68e place pour sa préparation aux situations d’urgence. Le pays obtient un score total de 541 points; mieux que la la moyenne pacifico-asiatique qui est de 502 points.

Théo Courant a compilé un certain nombre d’éléments qui pourraient expliquer pourquoi la Thaïlande ne subit que très peu d’infections au Covid-19. Son analyse permet de mieux comprendre l’excellente maîtrise de la pandémie au royaume de Thaïlande. Un pays qui a su introduire la médecine moderne dans son système de santé (on vous en parle ici). C’est par exemple un fer de lance dans la lutte contre le tabagisme.

Quoi qu’il en soit, les données de cette étude seront fort utiles aux autorités siamoises afin d’améliorer encore leur système de santé pour faire face une prochaine pandémie car les experts s’accordent tous sur la probabilité plus que certaine de nouvelles épidémies mondiales dans les prochaines décennies.

Téléchargez gratuitement le rapport COVID-19 Regional Safety Assessment (200 Regions)

Le Club des Correspondants Étrangers de Thaïlande (FCCT) a par ailleurs organisé aujourd’hui même une conférence retransmise en direct sur Facebook (vidéo ci-dessous). Thème de circonstance : Pourquoi la Thaïlande a-t-elle si bien combattu le Covid-19 ?


Quid de la réouverture des frontières siamoises ?

Le document rappelle cependant que la crise sanitaire est loin d’être terminée. Vous savez que le royaume de Thaïlande est toujours sous le coup d’un état d’urgence, au moins jusqu’au 30 juin 2020. Et ses frontières sont fermées au tourisme. Aucune date n’a encore été fixée pour leur réouverture, ce qui permettrait au tourisme – une manne estimé à 20% du PIB – de repartir, cahin-caha.

Selon les éléments distillés par les autorités, ce sont avant tout des critères sanitaires qui seront déterminants. Aussi, le pays privilégiera les pays de provenance qui sont « Covid-safe », soit ceux ayant le moins de cas détectés, voire exempts comme la Nouvelle-Zélande. Espérons cependant que la Thaïlande, pays touristique s’il en est, tienne également compte de ce classement pour faire le bon choix…

Nos principaux articles en lien avec le coronavirus et le Covid-19 :
(s’agissant d’une pandémie qui dure depuis près d’une année maintenant, soyez attentif à leur dates de publication)
▶︎ Flash ! Plus de 500 cas de coronavirus détectés dans un marché de la périphérie de Bangkok ! Une province dorénavant bouclée
▶︎ Pandémie du Covid-19 : quel pays l’a gérée le mieux ? La France ? La Thaïlande ?
▶︎ 5 héros thaïlandais en tête de lutte contre le Covid-19
▶︎ Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?
▶︎ Coronavirus – La relance du tourisme en Thaïlande et dans le monde, touché de plein fouet par la pandémie

En vous rappelant tout de même qu’en Thaïlande, on meurt bien plus de la dengue, du SIDA ou encore du tabac !

#Covid19 #coronavirus #pandémie #classement #pays #sûr #DKG


1 Nous n’avons pas trouvé Brunei dans le classement; il ne figure donc pas dans les 100 premiers pays (ni dans les 100 suivants…) !

Source de l’image à la une © Facebook – ศูนย์ข้อมูล COVID-19.
Article composé le 09.06.2020 et mis à jour le 11.06.2020.

3 juin, anniversaire de la reine Suthida en Thaïlande

Vous l’aurez peut-être constaté en sortant, chaque 3 juin est un jour férié dans tout le royaume siamois (les agences gouvernementales sont donc fermées, à l’image du Bureau de l’Immigration). Le 3 juin, la Thaïlande fête en effet l’anniversaire de sa récente reine, Sa Majesté la reine consort Suthida (สุทิดา) Bajarasudha Bimollaksana.

On vous présente cette ravissante reine, peu connue encore de ses sujets, revenant sur ses apparitions publiques, et l’on vous indique les cérémonies organisées en son honneur, que ce soit à Bangkok, la capitale, ou ici à Chiang Mai (ce pour l’année 2020).

3 JUIN – JOUR FÉRIÉ EN L’HONNEUR DE L’ANNIVERSAIRE DE LA REINE SUTHIDA

En 2022, pas de grandiloquence au programme (la Thaïlande sort toujours péniblement de la pandémie sanitaire). Les Thaïlandais ont bien entendu bénéficié d’un jour férié. À Bangkok, un salut au canon royal s’est déroulé en matinée (photos) alors qu’en soirée, une cérémonie aux chandelles a été organisée à Sanam Luang, la grande place qui amène au Palais Royal, le Temple du Bouddha d’Émeraude (dès la minute 24:00 sur cette vidéo). Avec un show light & sound impliquant des drones. Hélas en l’absence de Leurs Majestés la reine et le roi. Une reine à qui tout un chacun peut transmettre ses bons vœux sur cette page.

En 2021, vous ne serez pas étonné·e d’apprendre qu’il n’y a eu aucune cérémonie publique d’envergure à l’occasion des 43 ans de la reine consort, pandémie du covid oblige. Les sujets de Sa Majesté étaient invités à lui rendre hommage en ligne : un livre d’or a peu être signé sur cette page afin de transmettre les bons vœux du peuple à sa reine.

Par ailleurs, trois tronçons d’autoroutes autour de Bangkok étaient gratuits à cette occasion ! Officiellement, le 3 juin 2021, Leurs Majestés le roi Vajiralongkorn et la reine Suthida de Thaïlande ont accordé une audience aux représentants de divers hôpitaux pour la fourniture de matériel de soutien à tout le personnel médical qui a travaillé en première ligne pendant la pandémie de coronavirus (images). Le bataillon d’artillerie n’aura pas manqué de tirer 21 salves en l’honneur de Sa Majesté la reine. Si le cœur vous en dit, vous pouvez visionner ce court document panégyrique qui reprend d’anciennes images.

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Qui est Suthida ?

Hôtesse de l’air puis garde du corps du roi, avant d’être propulsée reine ! C’est une « une reine issue du peuple »; d’ascendance chinoise, elle est originaire de Hat Yai, dans la province de Songkhla, à l’extrême sud de la Thaïlande.

La reine est née le 3 juin 1978, un samedi, qui correspond à la couleur violette, sous le nom de Suthida Tidjai ( สุทิดา ติดใจ). C’est la quatrième épouse du souverain Vajiralongkorn.

Diplômée en arts de la communication de l’université Assumption, une université catholique, elle est devenue hôtesse de l’air, exerçant sur les lignes de la compagnie japonaise JAL puis sur celles de la compagnie nationale Thai Airways International. Dès 2010, officiant à la Garde royale, elle en grimpe les échelons, devenant commandant du bataillon d’entraînement, ce qui lui a permis de suivre, de 2010 à 2018, plusieurs cours de formation militaire. En 2017, elle a été aide de camp adjointe de Sa Majesté le roi au sein du département des aides de camp royaux avec un grade de général spécial, puis commandant adjoint du Commandement royal de la sécurité, toujours en tant que général spécial. S.M. le roi Maha Vajiralongkorn l’a nommée reine le 1er mai 2019, quelques jours avant son munificent couronnement. Ses titres et nom complet sont depuis lors สมเด็จพระนางเจ้าสุทิดา พัชรสุธาพิมลลักษณ พระบรมราชินี ลักษณ พระบรม ราชินี (Somdet Phra Nang Chao Suthida Phatcharasutha Phimon Lak Phra Borommarachini). La Reine Suthida n’a pas d’enfant.

Rappelons encore qu’une concubine officielle du roi, Sineenat Bilaskalayani, a été répudiée par le monarque pour « déloyauté » seulement trois mois après son exceptionnelle intronisation ! Le magazine Gala en a parlé. Oubliez cette sombre affaire et admirez les portraits officiels du couple royal thaïlandais.

Vous voulez en savoir plus sur la reine Suthida ? Paris Match en a dressé le portrait. Et Wikipédia vous dévoile tant ses distinctions honorifiques que ses rangs militaires.

Ses apparitions publiques

Sa Majesté la ravissante reine Suthida apparaît régulièrement en public, surtout à Bangkok (vidéo). Ce fut par exemple le cas le 8 mai 2019 à l’occasion de la cérémonie annuelle du Labour Royal sur la place Sanam Luang, à Bangkok, accompagnant son époux fraîchement couronné. Rebelote le 28 juillet 2019, à l’occasion des festivités en l’honneur de l’anniversaire de S.M. le roi Rama X. Ou encore le 24 septembre de la même année où elle a déposé une couronne de fleurs au pied de la statue du Dr Mahidol Adulyadej, grand-père du roi régnant, à l’occasion de la Journée du prince Mahidol. La reine Suthida a pris la parole durant la Journée nationale thaïlandaise des Femmes le 1er août 2019. Autre apparition lors de la cérémonie bouddhiste kathina, en octobre 2019, au Wat Arun, offrant des robes monastiques aux moines. Plus récemment, elle était bien entendu présente aux festivités du 6 avril 2020, Journée de commémoration de la dynastie Chakri, lignée de son époux.

Reine douairière vs reine consort

Douairière. La douairière est un terme de droit ancien (conventionnel ou coutumier) désignant une veuve d’un milieu aristocratique jouissant d’une partie des biens de son défunt mari qui constituent son douaire. Comme son défunt mari régnait, on parle donc de reine douairière, appelée aussi reine mère puisqu’elle est la mère du souverain en titre. Le terme n’a donc que peu de rapport avec un éventuel douaire et constitue une précision utile lorsque deux femmes portent le même titre.

Consort. Le titre de reine consort correspond à l’épouse non couronnée du souverain. Or, quelques jours avant son couronnement, en mai 2019, S.M. le roi Rama X a épousé Suthida, devenue la reine consort du royaume.

Définitions reprises de Wikipédia

Cérémonies en son honneur

La nation thaïlandaise salue donc la reine qui fête son 42e anniversaire ce 3 juin 2020. Les aumônes matutinales aux moines seront données en son honneur.

Des activités sont organisées mais de manière restreinte. Les restrictions dues à la pandémie du Covid-19 empêchent en effet les festivités collectives cette année 2020. Cependant, les grands axes routiers de la capitale, Bangkok, ont vu fleurir de nombreux portraits de la reine les jours précédents son anniversaire. Nous n’alimenterons point ici les polémiques que peut faire naître cet événement.

Des centaines si ce n’est des milliers d’endroits dans toute la Thaïlande affichent des portraits de la reine Suthida, décorés de violet et richement fleuris. Dans les agences gouvernementales, notamment les hôtels de ville, les sujets de tout le royaume peuvent apposer leurs bons vœux en signant le livre d’or. Comme ici au Palais Royal, à Bangkok donc, où les autorités rendent hommage (l’ouverture du palais au public a par ailleurs été repoussée).

À 8h, une cérémonie de mérites en l’honneur de la reine a vu relâcher 43 poissons-chats et 5 kilos d’escargots de rivière dans le Chao Phraya. En matinée, sur la place Sanam Luang, la Garde royale a tiré des coups de canon. Alors que les Forces aériennes et navales de l’Armée royale en ont fait de même, tirant 21 coups de canon.

Bénévoles saluant le portrait de S.M. la reine Suthida à Bangkok © Facebook – NationPhoto

S’agissant d’un jour férié, beaucoup d’actions de volontariat sont organisées à travers le pays (ici le nettoyage d’un parc à Bangkok par 500 volontaires). Chaque province organise des activités de charité et de bénévolat sous le slogan Have and Share (Avoir et Partager), dans le cadre desquelles les habitants aident ceux qui sont dans le besoin, en l’honneur de Sa Majesté. Des mesures de distanciation physique sont bien entendu observées pour empêcher la propagation du Covid-19.

À noter que pour l’heure, la Fête des Mères en Thaïlande reste fixée au 12 août, jour anniversaire de Sa Majesté Sirikit, la reine mère douairière, « Mère de tous les Thaïlandais ». On pouvait d’ailleurs voir les deux reines réunies lors du 87e anniversaire de Sa Majesté Sirikit le 12 août 2019.

Liens pour celles et ceux souhaitant suivre l’actualité de la famille royale thaïlandaise

➠ Suthida est honorée sur le compte Instagram de ses fans
➠ Le site web du Bureau de la Maison royale n’est hélas point alimenté quotidiennement.
➠ La page Facebook officielle du couronnement du roi, พระราชพิธีบรมราชาภิเษก พุทธศักราช๒๕๖๒, continue à être animée; elle informe des actions de la Maison royale.
➠ La page Facebook Royal World Thailand – รอยัล เวิลด์ ประเทศไทย, bilingue thaï/anglais, informe plus généralement sur les familles royales du monde entier, dont la famille thaïlandaise.
➠ Le site belge Histoires Royales évoque régulièrement la famille royale thaïlandaise, parfois avec une odeur de soufre…
เฉลิมพระเกียรติองค์ราชัน เฉลิมพระขวัญองค์ราชินี est une page Facebook en l’honneur de la reine, très animée (c’est bien sûr en thaï).
➠ Autre page Facebook panégyrique : We love สมเด็จพระนางเจ้าสุทิดา พัชรสุธาพิมลลักษณ พระบรมราชินี

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À Chiang Mai aussi

Pas de grande célébration publique à Chiang Mai non plus, contrairement à l’année dernière où le centre de convention international CMECC avait accueilli une telle cérémonie, commençant par des aumônes à 41 moines (c’était l’âge de la reine) et se terminant en soirée par une cérémonie aux chandelles. Impossible également d’organiser des célébrations dans les écoles (ici l’école Wachirawit en 2019) puisque les établissements scolaires sont fermés.

Comme dans tout le pays, des actions bénévoles ont été menées avec comme slogan Avoir et Partager. Ainsi, le gouverneur de Chiang Mai et le directeur de l’antenne locale de la Croix-Rouge thaïlandaise, après une cérémonie officielle en matinée, ont soutenu des volontaires dans leurs actions : aide aux personnes touchées par la pandémie du Covid-19 (surtout celles souffrant des mesures visant à l’endiguer) et plantage d’arbres. Tout cela en l’honneur de la reine.

Quelques jours auparavant, le maire de la ville a organisé une cérémonie, enregistrant des messages vidéos destinés à la reine. De même pour la cérémonie officielle de l’Université de Chiang Mai (CMU) mais en l’absence des étudiants. Ambiance tout aussi violette au Bureau provincial du développement communautaire de Chiang Mai, comme dans beaucoup d’autres agences gouvernementales.

Il y a également des actions spéciales en ce jour particulier. Ainsi, l’hôpital Klaimor propose aux femmes un test gratuit de dépistage du cancer du col de l’utérus.

Sa Majesté la reine Suthida est la 7e reine de la dynastie Chakri. En voici la liste par ordre chronologique :
● La reine Somdet Phra Amarindra, sous le règne du roi Rama IER
● La reine Somdet Phra Sri Suriyendra Boromarajini, sous le règne du roi Rama II
● La reine Somdet Phra Debsirindra Boromarajini, sous le règne du roi Rama IV
● La reine Somdet Phra Nangchao Indrasakdi Sachi Phra Boromarajini, sous le règne du roi Rama VI
● La reine Somdet Phra Nangchao Rambai Barni Phra Boromarajini, sous le règne du roi Rama VII
● Sa Majesté la reine Somdet Phra Nangchao Sirikit Phra Boromarajininat, sous les règnes des rois Rama IX et Rama X
● Sa Majesté la reine Suthida Bajarasudha Bimollaksana, sous le règne du roi Rama X

Source : The Nation Thailand

On souhaite à Sa Majesté la reine Suthida nos meilleurs vœux d’anniversaire, puissent le bonheur l’accompagner sa vie durant. Vive la reine !

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Occasion de vous dévoiler qu’une autre reine asiatique fête son anniversaire le lendemain. Il s’agit de Sa Majesté la reine Jetsun Pema Wangchuck du Bhoutan, de 12 ans sa cadette, elle qui a épousé le roi Jigme Khesar Namgyel Wangchuck. Jetsun Pema – tout aussi ravissante que Suthida – est devenue reine consort le 13 octobre 2011. Le couple royal, qui entretient de bons rapports avec la royauté siamoise, a deux fils.

#Suthida #สุทิดา #ReineThaïlandaise #ReineThaïe #ReineThaïlande #reine #royauté #Thaïlande


Source éditoriale : HM The Queen celebrates her birthday today (The Thaiger)
Source de l’image à la une © Facebook
Article composé le 03.06.2020 et mis à jour le 03.06.2022

31 mai, Journée mondiale Sans Tabac. En Thaïlande aussi

La Thaïlande est un des pays luttant le plus activement contre le tabac, fléau mondial. Il est bien souvent parmi les premiers à appliquer les recommandations de l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé (le pays reçoit un soutien financier pour cela il est vrai). En tant que touriste, vous vous en rendez vite compte : les espaces où il est permis de fumer deviennent denrée rare. Et les non-fumeurs ne peuvent que s’en réjouir, le Pays du Sourire étant fort agréable pour eux.

À l’occasion de la Journée mondiale Sans Tabac, on vous parle de la situation en Thaïlande, notamment de l’e-cigarette (strictement interdite mais tolérée), des actions menées à Chiang Mai, en terminant par un utile vocabulaire thaï.

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Une Journée mondiale sous l’égide de l’OMS

La lutte contre le tabagisme est une des missions de l’OMS. Le problème n’est pas le tabac en lui-même mais la nicotine qu’il contient, un agent psychotrope qui entraîne une forte dépendance, que le tabac soit fumé, sucé, chiqué ou prisé.

Le 31 mai de chaque année est donc célébrée la Journée mondiale Sans Tabac, et ce depuis 1988. En Thaïlande aussi !

Le slogan de cette Journée mondiale sans tabac 2023 est le suivant : Cultivons des aliments, pas du tabac ! La culture du tabac nuit à notre santé, à la santé des agriculteurs et de la planète. L’ingérence de l’industrie du tabac se manifeste par les tentatives de remplacement de la culture du tabac, contribuant ainsi à la crise alimentaire mondiale. Cette campagne encourage les gouvernements à mettre fin aux subventions accordées à la culture du tabac et à utiliser les économies réalisées pour aider les agriculteurs à passer à des cultures plus durables qui améliorent la sécurité alimentaire et la nutrition.

● Le tabac est cultivé dans plus de 124 pays, occupant des terres qui pourraient être utilisées pour faire pousser des cultures qui permettent de nourrir des millions de personnes, réduisant ainsi l’insécurité alimentaire.
● Le tabac n’est pas une culture très rentable pour les agriculteurs ou les gouvernements, bien que l’industrie du tabac exagère son importance économique.
● Passer du tabac à des cultures vivrières nutritives peut permettre de nourrir des millions de familles et d’améliorer les moyens de subsistance des communautés agricoles du monde entier.
● Les gouvernements devraient aider les producteurs de tabac à passer à d’autres cultures en mettant fin aux subventions à la culture du tabac et en réaffectant les ressources en faveur de solutions de remplacement de la culture du tabac.

Tels sont les messages clés de la campagne 2023

Une ONG américaine rend attentifs les jeunes aux méfaits du tabac; elle met à disposition ses ressources de qualité, en français. Voici le clip d’une campagne de l’OMS qui rappelle que l’industrie du tabac, sournoise et pernicieuse, cible la génération à venir :

L’OMS – Organisation Mondiale de la Santé (WHO en anglais) est bien entendu
sur le web (avec sa page dédiée au Tabagisme)
➥ sur Facebook
➥ sur YouTube
➥ sur Twitter
➥ ou encore sur Instagram

De même pour sa filiale dans le Sud-Est asiatique (WHO SEARO, sur le web et sur Facebook).


Le tabac en Thaïlande

En 2019, le site ThailandeFR a dressé un bref panorama de la situation en Thaïlande : avec près de 10 millions de fumeurs (sur 70 millions d’habitants, soit 15 % de la population), nous devons déplorer presque 75 000 morts par an (à savoir 200 morts par jour)1 !

Un récent rapport publié par l’Alliance pour la lutte antitabac en Asie du Sud-Est (SEATCA; site web et page Facebook) révèle la duplicité des compagnies de tabac. En savoir plus (et c’est en français).

Ici en Thaïlande, les étiquettes de mise en garde sanitaire sur les paquets de cigarettes sont des plus explicites (dégoûtantes donc, exemples de 2005 à 2013). Et pour ce qui est des campagnes publicitaires, elles sont elles aussi des plus explicites (des clips où les réalisateurs thaïlandais n’hésitent point à faire vibrer la corde sensible) :

Vous trouverez d’autres clips tout aussi émouvants, ici et . Des campagnes anti-tabac qui peuvent s’avérer fort efficaces. De toute manière, au Pays du Sourire, mêmes les interdictions se font avec… le sourire (caméra cachée).

Comme tous les esprits sont encore échauffés par la pandémie du Covid-19, le gouvernement a rappelé que les fumeurs infectés par le SARS-CoV-2 sont susceptibles d’avoir des affections 14 fois plus graves que les non-fumeurs, ce qui augmente le risque de décès.

Au niveau mondial, la Thaïlande est un bon élève. Il y a près de 10 ans, l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé a choisi ce pays (ainsi que le Brésil) comme pays « modèles » pour les pays à bas et moyen revenus, en raison de leur application stricte des directives mondiales antitabac. L’OMS recommande que les États affectent à la lutte contre le tabac un pourcentage des revenus fiscaux générés par les produits du tabac, chose que le royaume effectue depuis longtemps, affectant directement une portion des recettes de la fiscalité à la prévention et la promotion de la santé, notamment celle de la prévention du tabagisme. Sur ce sujet, l’OMS a publié un rapport éclairant : Taxes sur le tabac à affectation spécifique – Les enseignements de l’expérience de neuf pays (dont la Thaïlande).

Il s’agit également de lutter contre le commerce illicite des produits du tabac, aspect essentiel de toute politique complète de lutte antitabac. Une lutte régulièrement médiatisée, comme cette prise d’une valeur de 10 millions de bahts.

Par ailleurs, l’augmentation de 40 % de la taxe sur le tabac, reportée, est finalement entrée en vigueur en octobre 2020. Ainsi, le paquet le moins cher coûtera environ 90 bahts (au lieu de 60 bahts précédemment). Une augmentation qui devrait réduire le nombre de consommateurs addictifs.

Tobacco Asia, c’est le magazine en ligne de l’industrie régionale du tabac en Asie (à lire avec un œil critique donc)

Comme d’autres pays, pour mettre fin à toute forme de publicité sur le lieu de vente, la Thaïlande a légiféré pour que les produits du tabac sur le lieu de vente soient placés dans des armoires ou des tiroirs fermés, évitant ainsi que les paquets (utilisés comme support de publicité) soient exposés, notamment à la vue des jeunes2.

Depuis le 10 septembre 2019, les marques n’ont d’ailleurs plus le droit d’habiller graphiquement les paquets de cigarettes; une loi instaure le paquet de cigarettes neutre, ce qui est une première pour un pays émergent.

Quid de la e-cigarette ?

Vapoter au Siam, crime ou liberté ? Gavroche crée le débat. Les touristes et autres étrangers de passage doivent savoir que la cigarette électronique est strictement interdite au royaume de Thaïlande, et ce depuis 2014 ! Le vapotage est passible d’une amende (jusqu’à 500’000.- bahts) et même d’une peine de prison (jusqu’à 5 ans fermes). Une fois le mécanisme répressif enclenché, ça ne rigole plus (lisez la triste expérience de Cécile, une touriste qui dit avoir vécu l’enfer). La législation évoluera sans doute puisque les ministères réfléchissent à légaliser la e-cigarette en la taxant mais le sujet est complexe.

La cigarette électronique représente un sujet épineux : l’on pourrait croire que c’est la panacée pour arrêter de fumer du tabac mais ses effets ne sont pas encore bien connus. La problématique que fait naître la e-cigarette est due au fait que les sociétés de tabac investissent massivement dans ce produit en le promouvant auprès des jeunes dans le but de les faire passer ensuite au tabac (en savoir plus). La perversité commerciale de ces compagnies n’est plus à démontrer, vu leur sombre historique. Ainsi, le leader américain des cigarettes électroniques, Juul Labs, fait tout pour initier les jeunes à ce mode de consommation, espérant peut-être qu’ils basculent ensuite dans le camp des fumeurs…
N’oublions pas que l’État thaïlandais dispose du monopole nationale du tabac. Dans ces conditions, il est lui aussi suspecté de duplicité3
De toute façon, s’agissant de multinationales qui défendent leur pré carré, la guerre risque de ne jamais finir
Sur ce thème, on vous invite à vous intéresser aux publications de #sovape, une association française qui prône le dialogue.

En ce qui concerne le tabac, la Thaïlande interdit de fumer dans les lieux publics, ce qui inclut les marchés, et même dans les jardins publics. Il est cependant encore possible de fumer dans la rue… Maigre consolation pour les fumeurs sachant que depuis le 20 aout 2019, ils ne peuvent plus fumer à l’intérieur d’une habitation (même à domicile, d’autant s’il y a des enfants) ! Une mesure qui vise à lutter contre les dangers de la fumée passive.

De même, depuis le 1er novembre 2019, il est également interdit de fumer sur 24 plages très touristiques à cause de la pollution liée aux mégots de cigarettes « sur les plages et dans la mer ». L’interdiction concerne Hua Hin, Phuket, Ko Tao, Ko Samui, Pattaya, Jomtien, entre autres plages. Elle a pour l’heure valeur de test; les fumeurs encourent jusqu’à un an de prison ou une amende jusqu’à THB 100’000.-. Même les espaces fumeurs des aéroports gérés par AOT ont été fermés.

Douane. Signalons encore qu’à votre arrivée au Pays du Sourire (sans fumée), vous ne pouvez posséder qu’un maximum de 200 cigarettes par personne adulte (ou alors 250 gr. de tabac, l’un excluant l’autre). Inutile de préciser que toute drogue est interdite. Pour ce qui est du droit en quittant la Thaïlande, cela dépendra surtout des limitations des douanes de votre propre pays. À titre d’exemple, la France applique la même quantité (200 cigarettes maximum) alors que la Suisse permet de revenir avec 250 cigarettes).


Arrêter de fumer grâce à la médecine traditionnelle

Pour celles et ceux désirant mettre un terme à leur addiction, un centre d’appel est disponible dans l’ensemble du pays : 📞 1600 (en thaï, évidemment), un service complété d’un site web, Quitline 1600 (dont l’adresse figure sur tous les paquets de cigarettes). Et la médecine traditionnelle thaïlandaise vient même en aide à toute personne désirant arrêter de fumer (cf. l’image à droite).

Au royaume de Thaïlande, le combat contre le tabac est mené par beaucoup d’instances dont la principale – mais non la seule – est l’Agence thaïlandaise de promotion de la santé (สำนักงานกองทุนสนับสนุนการสร้างเสริมสุขภาพ, dont l’acronyme est composé de ces trois lettres : สสส) que vous retrouvez sur le web (site Thai Health en anglais et en thaï) et sur Facebook. Des fondations spécialisées consacrent tout ou partie de leur action, à l’instar de la Fondation ASH Thailand (Action sur le tabagisme et la santé, sur le web, sur Facebook et sur YouTube); exemple avec sa campagne Smoke Free Zone, soit des zones sans fumée. Autre important acteur, la NATFT – Alliance nationale pour une Thaïlande sans tabac (site web et page Facebook). De même que le TRC – Centre de recherche et de gestion des connaissances sur la lutte antitabac, une instance de la faculté de médecine de l’hôpital Ramathibodi, faisant partie de l’Université Mahidol, à Bangkok (site web en anglais et page Facebook). Le tout sous l’aile protectrice du ministère thaïlandais de la Santé (site web et page Facebook).


Les actions à Chiang Mai

En 2020, une action de sensibilisation a été menée dans les commissariats de Chiang Mai afin de rappeler que ce sont des zones non-fumeur. L’action vise également à diminuer de 30 % le nombre de fumeurs chez les policiers…

La province peut compter sur le Département provincial de la Santé (ประชาสัมพันธ์ สำนักงานสาธารณสุขจังหวัดเชียงใหม่, avec sa page Facebook (Chiangmai Health) et son site web, en thaï, forcément). Et le Bureau de prévention et de contrôle des maladies de ce même département (สำนักงานป้องกันควบคุมโรคที่ 1 เชียงใหม่, site web et page Facebook).

Même type d’action à Chiang Rai où des responsables locaux ont eux aussi été sensibilisés aux dégâts du tabac.


Petit vocabulaire thaï 🚬

วันงดสูบบุหรี่โลก (wan ngot sup buri) correspond à la Journée mondiale sans tabac (วัน, wan, journée; งด, ngot, arrêter; สูบบุหรี่, sup buri, fumer (la cigarette) et โลก, lok, le monde, mondial).

Voici d’ailleurs un petit lexique en lien avec ce thème :

  • บุหรี่ (buri) : cigarette
  • บุหรี่ไฟฟ้า (buri fai fa) : cigarette électronique ou e-cigarette. บุหรี่ไฟฟ้าอันตรายหรือไม่ (buri fai fa antarai rue mai) : les e-cigarettes sont-elles dangereuses ou non ?
  • ซองบุหรี่ (song buri) : paquet de cigarettes
  • ซิการ์ (sika) : cigare (il s’agit bel et bien de la transcription du terme anglais cigar)
  • กล้องยาเส้น (klong ya sen) : pipe; ขัดถูกล้อง (khat thu klong) correspond à nettoyer une pipe mais on vous conseille vivement de ne pas prononcer cela !
  • ยา (ya) : tabac. Vous verrez ce mot affiché sur quantité de pancartes et autres enseignes puisqu’il signifie également médicament, remède; il indique donc une pharmacie (เภสัชศาสตร์, phesatcha sat ou encore ร้านขายยา, ran khai ya) ! ยาสูบ (ya sup) correspond au tabac à fumer, ยามวน (ya muan) au tabac à rouler et ใบยา (bai ya) à la feuille de tabac alors que le tabac pour une pipe se dit กล้องยาสูบ (klong ya sup).
  • สูบ (sup) : fumer; สูบบุหรี่ (sup buri) : fumer une cigarette et สูบยาเส้น (sup ya sen) : fumer du tabac. Enfin, สูบบุหรี่ไฟฟ้า (sup buri fai fa) : fumer une cigarette électronique, soit vapoter.
  • แช็ก (chaek) : briquet; alternativement แช๊ก ou แช๊ค (même prononciation). Le mot complet est ไฟแช็ก, ไฟแช๊ก ou ไฟแช๊ค (fai chaek), ไฟ (fai) signifiant feu, flamme.
  • คุณสูบบุหรี่มั้ย (khun sup buri mai) : est-ce que vous fumez ?
  • สูบบุหรี่ตรงนี้ได้ไหม (sup buri trong ni dai mai) : est-il permis de fumer ici ?
  • ห้ามสูบบุหรี่ (ham sup buri) : interdiction de fumer (ne pas fumer). Terme composé de ห้าม (ham), interdit et d’un mot que vous devez maintenant connaître, บุหรี่ (buri), soit la cigarette.
  • ไม่ดีต่อสุขภาพ (mai di sukkha phap) : mauvais pour la santé, malsain; expression composée de ไม่ดี (mai di), mauvais, pas bien, ต่อ (to), pour et สุขภาพ (sukkha phap), santé. Le contraire de สุขภาพดี (sukkha phap di), sain, bon pour la santé.
  • เสียงไอ (siang ai) : la toux et ไอ (ai) : tousser
  • มะเร็ง (mareng) : cancer; เป็นมะเร็ง (pen mareng) : avoir un cancer et โรคมะเร็งปอด (mareng pot) : cancer du poumon.

Journée mondiale Sans Tabac 2022

Affiche choc de l’OMS pour sa campagne 2022

Le thème pour la Journée mondiale Sans Tabac de cette année est court et percutant : « Le tabac : une menace pour notre environnement ». Peu de mots, des actes. Espérons que les moyens suivront. La campagne vise à sensibiliser le grand public à l’impact du tabac sur l’environnement – culture, production, distribution et déchets. Elle donne aux consommateurs de tabac une raison de plus de renoncer à cette addiction. C’est une campagne qui dénonce aussi les efforts que fait l’industrie du tabac pour « verdir » sa réputation et ses produits en les commercialisant comme des produits respectueux de l’environnement.

« Il empoisonne notre planète ». L’impact néfaste de l’industrie du tabac sur l’environnement est le thème central de la campagne de l’OMS (tous les détails sur cette page web, avec notamment ce clip vidéo).

Avec des émissions de gaz à effet de serre équivalant à 84 mégatonnes de dioxyde de carbone par an, l’industrie du tabac contribue au changement climatique et amoindrit la résilience face à ces changements, gaspille des ressources et endommage les écosystèmes.

Chaque année, environ 3,5 millions d’hectares de terres sont détruits pour y cultiver du tabac. La culture du tabac contribue à la déforestation, surtout dans le monde en développement. L’abattage des forêts pour y planter du tabac provoque une dégradation des sols et une baisse des rendements, c’est-à-dire la capacité du sol à accueillir d’autres plantes ou cultures.

C’est là le principal message de la Journée mondiale Sans Tabac 2022

Journée mondiale Sans Tabac 2020

Cette année 2020, le thème s’attaque aux « tactiques utilisées par l’industrie du tabac et les industries connexes pour attirer les jeunes générations ».

La campagne mondiale #ExposésAuTabac déconstruit les idées reçues et expose au grand jour les tactiques sournoises employées par les industries du tabac, puissant lobby s’il en est. Elle donne aux jeunes les connaissances nécessaires pour détecter facilement les manœuvres de ces industries et leur procure les outils nécessaires pour les déjouer et les combattre. L’OMS appelle tous les jeunes à se joindre à cette lutte pour faire de cette génération une génération sans tabac. Journée mondiale Sans Tabac 2020 – Retrouvez les informations de cette campagne :

Signalons encore que chaque année, l’OMS récompense des personnes ou des organisations pour leurs réalisations dans le domaine de la lutte antitabac. Cette reconnaissance prend la forme d’un prix spécial du Directeur général de l’OMS et de prix de la Journée mondiale Sans Tabac. Cette année 2020, M. Anutin Charnvirakul, vice-Premier ministre et ministre de la Santé publique du royaume de Thaïlande, a été récompensé (il a fait parler de lui au début de l’année pour une tout autre raison, s’en prenant aux étrangers ne voulant pas porter de masque dans le cadre de la pandémie du Covid-19). Il a accordé un entretien dans la série des vidéos Facebook #AskTheEmbassy de l’ambassade de Suisse à Bangkok; on vous en parle dans notre article Farangs, Anutin vous parle !

Les produits du tabac tuent plus de 8 millions de personnes chaque année. Afin de préserver leurs recettes, l’industrie du tabac et les industries connexes doivent continuellement trouver de nouveaux consommateurs pour remplacer ceux que leurs produits ont tués.

C’est là le principal message de la Journée mondiale Sans Tabac 2020

Journée mondiale Sans Tabac 2019

En 2019, la Journée mondiale Sans Tabac était axée sur « le tabac et la santé pulmonaire ». La campagne a permis de sensibiliser davantage aux aspects suivants :

  • l’effet négatif que le tabac a sur la santé pulmonaire, allant du cancer aux maladies respiratoires chroniques;
  • le rôle fondamental des poumons dans la santé et le bien être de tous.

Elle a servi aussi d’appel à l’action, en plaidant pour des politiques efficaces visant à réduire la consommation du tabac, en engageant les parties prenantes dans de multiples secteurs à agir pour la lutte antitabac.

Sur le site web de l’OMS, vous trouverez les thèmes des précédentes Journée mondiale Sans Tabac.


Le tabac et ses méfaits représentent une lutte mondiale menée par les gouvernements et la Thaïlande en est un fer de lance. Vous l’aurez sans doute subodoré, au risque de nous attirer les foudres de nos lecteurs tabaco-dépendants, nous, nous adorons la Thaïlande pour sa quasi absence de tabac dans les espaces publics. En Thaïlande, c’est pratiquement tous les jours une journée sans tabac ! Un pays dès lors des plus agréables pour tous les non-fumeurs (et infernal pour tout invétéré fumeur). Reste encore à régler une autre pollution de l’air, tout aussi insidieuse, celle des particules fines PM10 et surtout PM2,5… On vous incite d’ailleurs à continuer la lecture en vous dévoilant quelles sont les villes les plus polluées de Thaïlande.

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1 En 2018, l’OMS évoquait plus de 81 000 décès pour presque 15 millions de fumeurs actifs et passifs
2 Cf. Propositions pour une nouvelle politique de lutte contre le tabac – Rapport au Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé – Yves Bur, février 2012
3 OMS, vapotage et lutte antitabac – #sovape

Source de l’image à la une : © Facebook – @Tamseeprint.
Article composé le 31.05.2020 et mis à jour le 30.05.2023.

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