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Loi Krathong 2018 à Chiang Mai – Le programme officiel tout frais tout chaud

On vous renvoie à la mise à jour 2019 de cet article
afin que vous viviez la plus belle Fête des Lumières 2019 à Chiang Mai

Loi Krathong 2018. Nous avons toujours été réticents à divulguer rapidement le programme de la Fête des Lumières ici à Chiang Mai. Et ce, pour une excellente raison : ce programme officiel ne recouvre de loin pas toutes les activités organisées durant ce magnifique festival, le plus beau que donne à admirer la Rose du Nord. Mais vous êtes déjà plusieurs à nous avoir contactés afin de le connaître. Nous cédons donc à vos requêtes en vous divulguant ce jour le programme officiel de la Fête des Lumières 2018 à Chiang Mai (version pdf).

Programme provisoire !

Il s’agit du premier jet basé sur le programme officiel 2018 sujet à modification

Permettez cependant que l’on vous rende attentif à quelques points d’importance. Il s’agit du programme officiel et plusieurs des manifestations annexes ne sont pas mentionnées ! Au premier rang desquelles la très belle cérémonie du lâcher de lanternes par les moinillons du Wat Pan Tao. Autre lacune qui en décevra plus d’un : rien n’est dit des lâchers géants de lanternes (il y en aura pas moins de 8 cette année, comme l’année dernière mais réparti sur 5 sites seulement). Nous ne promouvons en rien le grand lâcher payant organisé par le Dhammakaya du côté de Mae Joe – et vendu à  prix d’or; ce mouvement bouddhiste à tout d’une secte ! En revanche, nous savons déjà que d’autres lâchers géants seront organisés (mise à jour : il y en a donc huit cette année 2018 à Chiang Mai et alentour).

MontagePhotos

© Facebook

Et bien d’autres endroits seront spécialement animés à l’occasion du Loy Kratong. On pense ici à l’Ancient House, par exemple, sise au bord de la rivière Ping; ce d’autant que cette ancienne maison Lanna vient d’être restaurée. Il y a également le River Market qui est pris d’assaut. Par ailleurs, le programme officiel ne dit rien des ateliers que vous pourrez suivre, comme par exemple celui qui avait fait grand succès l’année dernière à la Lanna Rice Barn où vous repartiez avec votre kratong fait de vos propres mains. Par ailleurs, les horaires où sont permis les lâchers de lanternes en ville ne nous sont pas encore connus. Et les restaurateurs peaufinent encore leur carte à cette occasion. In fine, comme la fête est répartie en moult endroits, une carte des diverses animations vous sera d’une grande utilité.

Mais pour réaliser tout cela, vous devez nous laisser plus de temps (car beaucoup de programmes n’ont point encore été divulgués). Notez que le présent programme officiel est susceptible de modifications de dernière minute. Nous en saurons plus après la conférence de presse officielle fixée au dimanche 4 novembre 2018, à 17h (et finalement repoussée au dimanche 10 novembre, 18h).

La féerie représentée ci-dessus en vidéo ne fait pas partie du programme officiel. Et pour cause, la fête se déroulera à Lamphun, au sud de Chiang Mai. D’autres villes proposeront une animation qui en tentera certains. Encore une raison pour patienter un brin avant d’établir votre programme définitif.

Bref, vous l’aurez compris : il vaut la peine d’attendre encore afin que vous disposiez des informations les plus complètes et les plus pertinentes. Merci de votre compréhension.

L’on vous tient bien entendu au courant, tant sur notre page Facebook que sur notre site web, quant aux activités qui seront mises sur pied à l’occasion de ce qui est sans nul doute la plus belle fête à vivre ici à Chiang Mai. Et nous devrions à nouveau, comme chaque année maintenant, vous résumer tout cela dans un article des plus complets (voilà ce que nous avions composé pour l’édition 2017, l’année dernière donc). A retenir cette année 2018 : soirée culturelle avec une superbe danse Lanna le mardi 20, la cérémonie officielle le lendemain, mercredi 21, et la grande parade dans la soirée du vendredi 23 novembre. Avec deux feux d’artifice ce même soir.

On vous souhaite bien sûr la plus belle des Fêtes des Lumières (Loy Kratong) et celles couplées des Lanternes (Yi Peng) cette année 2018 ! Et vous conseille vivement de réserver votre hôtel à l’avance si vous êtes exigeant(e) ou si votre intention est de dormir dans votre hébergement préféré. À titre d’exemple, notre partenaire, le très apprécié Swiss-Lanna Lodge (site web et page Facebook), est déjà plein le 22 novembre et les disponibilités durant cette période – s’agissant d’un pic touristique saisonnier – se réduisent comme peau de chagrin.

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Lien du programme officiel reproduit, tant en langue thaï qu’en anglais.


Source photographique de l’image à la Une : © kkday – Shutterstock
Mise à jour le 16.11.2018

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Salak Yom, l’un des plus beaux festivals de Lamphun

Avec le Festival des Lumières (Loi Krathong, célébré peu après celui des Lanternes), le Festival du Longane (lamyai) et le Festival du Bain Rituel au Wat Haripunchai, le Festival Salak Yom (ประเพณีสลากย้อม) et sa cérémonie Salakapat (สลากภัต) est l’un des festivals immanquables1 de Lamphun, chef-lieu de la province éponyme, à moins de trois quarts d’heure de route au sud de Chiang Mai.

Date des prochaines festivités : du mercredi 11 au mardi 17 septembre 2024. Le ‘grand jour’ du festival est le lundi 16 septembre, jour de la grande parade, à 16h30.

L’on vous parle en détail de ce festival, en vous révélant ce qu’est Haripunchai, vous en dévoilant le programme, l’on vous donne des indications pratiques pour rejoindre Lamphun, l’on vous explique cet ancestral rituel et l’on revient enfin sur les anciennes éditions du festival.

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Wat Haripunchai

Le festival se déroule à l’intérieur et autour du Wat Haripunchai, au cœur de la ville de Lamphun. Pas étonnant que le chedi de ce temple ressemble comme deux gouttes d’eau à celui du fameux temple du Doi Suthep puisqu’il a servi de modèle à ce dernier, perché au haut d’une montagne. Haripunchai était le nom de cette ville du temps du royaume môn; c’est la plus vieille cité du nord de la Thaïlande (une région qui a ensuite abrité les divers royaumes du Lanna).

Le festival s’étend sur trois ou quatre jours, généralement au début du mois de septembre. C’est un festival unique que nous vous conseillons fortement de mettre à votre agenda. Et nous vous disons pourquoi.

LamphunSalakYomFestival2018PhotoMontage

Édition 2020

Comme toutes les fêtes des derniers mois, l’édition de cette année est bien entendu perturbée par la pandémie du Covid-19. Les rendez-vous attirant la foule ne sont organisés qu’avec de grandes précautions sanitaires. Ainsi donc, le Festival Salak Yom 2020 a été fixé du jeudi 27 août au mercredi 2 septembre 2020. C’est dire que la fête durera 7 jours (au lieu des 4 jours traditionnels).

En revanche, aucune cérémonie d’ouverture ni grande parade ne seront organisées. Le festival se concentre sur l’acquisition de mérite bouddhiste. Cependant, les arbres Salakapat seront éclairés à travers une animation son & lumière dès la nuit tombée. Ce qui est sûr, c’est que de nombreux stands de nourriture lanna vous attendent…

En raison de la fermeture des frontières siamoises depuis plusieurs mois déjà, une fermeture due à la pandémie du Covid-19, nous n’avons pas mis à jour le présent article qui en garde cependant toute sa pertinence.


Festival Salak Yom 2019

Le Wat Phra That Hariphunchai Woramahawihan (วัดพระธาตุหริภุญชัยวรมหาวิหาร), le temple au cœur de la cité de Lamphun, vaut à lui seul le déplacement. Mais à l’occasion du festival Salak Yom et de la cérémonie Salakapat, il s’anime alors de mille feux, tant en journée qu’en soirée. Vous ne serez que quelques touristes étrangers à participer à cette fête, entourés de centaines de locaux venus de toute la province et au-delà.

Cette année 2019, le festival Salak Yom et sa cérémonie Salakapat ont lieu du mardi 10 au vendredi 13 septembre 2019. Une grande parade est organisée jeudi 12 septembre, à 17h30. Un événement immanquable pour qui s’intéresse à la culture du Lanna. Le temple où se déroule la fête a mis en ligne quatre très courts documentaires où l’on voit les divers protagonistes donner quelques intéressantes explications (mais hélas, tout est en langue thaï seulement, sans sous-titrage) :

  • Explications du gouverneur de la province de Lamphun : vidéo;
  • Explications du directeur du Bureau culturel provincial : vidéo;
  • Explications du vénérable abbé responsable du temple Haripunchai : vidéo;
  • Explications du président de l’organisation administrative provinciale : vidéo.

Salak yom correspond à une ancienne cérémonie d’acquisition de mérites effectuée par les femmes de la minorité ethnique des Thai Yong. Ce festival, unique et haut en couleur, vous permettra d’admirer d’immenses arbres Salakapat (ou « arbres à cadeaux ») magnifiquement décorés. Mais aussi de participer à des cérémonie d’accumulation de mérites, notamment à travers des aumônes aux moines. Il y a là de nombreuses animations locales (danses folkloriques entre autres) où vous verrez hommes et femmes habillés traditionnellement. Sans oublier, obvie, des stands de délicieuse nourriture du Nord. En voici la bande-annonce.

LamphunSalakYomFestival2019Cover(TiréeDeLaBrochure)

Programme du festival 2019

Le festival se déroule donc sur quatre jours. En voici le programme détaillé :

1er jour – Mardi 10.09.2019 – Préparatifs :

  • 9h : décoration des ‘arbres salakapat’ durant la journée, au temple.
  • 18h30 : ouverture du marché (nourriture typique du Lanna et d’autres produits de la région) en face du Wat Hariphunchai, le long du canal, avec animation culturelle. Durant l’après-midi, ne manquez pas de vous rendre au pont en bois Tha Singh, avec ses échoppes vendant de nombreux produits OTOP.

2e jour – Mercredi 11.09.2019 – Suite des préparatifs :

  • 9h : décoration des ‘arbres salakapat’ durant la journée, au temple.
  • Durant l’après-midi, ne manquez pas de vous rendre au pont en bois Tha Singh, avec ses échoppes vendant de nombreux produits OTOP. De même en soirée avec un marché (nourriture typique du Lanna et d’autres produits de la région) et une animation culturelle, en face du Wat Hariphunchai, le long du canal.
  • 18h30 : show « Kha jae ja tan Salak Yom » (une fusion de danses thaïlandaises moderne et traditionnelle).
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3e jour – Jeudi 12.09.2019 – Le grand jour, NE MANQUEZ PAS LA PARADE à 17h30 :

  • 9h : décoration des ‘arbres salakapat’ durant la matinée, au temple.
  • 13h : concours des plus beaux ‘arbres salakapat’ (sur la place du temple).
  • 16h : ouverture du marché traditionnel de la minorité « Thai Yong » en plein air devant le Wat Haripunchai, avec animations culturelles.
  • 17h30 À NE PAS MANQUER ! Grand cortège Salak Yom (tous les participants arrivent au temple par l’entrée principale, du côté du canal, soit la route (thanom) Roi Mueang Nai. Diffusé en direct sur Facebook.
  • 18h : spectacle de danse où se produisent notamment certaines des minorités ethniques de la province de Lamphun.
  • 18h30 : cérémonie d’ouverture « Salak Yom de Lamphun – Un festival unique au monde » avec les résultats du concours du plus bel arbre Salak Yom.
  • 20h30 : show « Kha jae ja tan Salak Yom » (une fusion de danses thaïlandaises moderne et traditionnelle). Fin vers 21h30.
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4e jour – Vendredi 13.09.2019 (attention, ça commence tôt !) :

  • 7h : dépôt des petits et grands Salakapat dans une zone réservée près du temple (dons afin d’accumuler des mérites).
  • 10h : ouverture du marché traditionnel.
  • 10h : concours de poésie « Ham Ga Long » dans le bâtiment « Gang Sa Dan » et performance musicale (violon local).
  • 11h : cérémonie d’aumônes aux moines et aux novices (nourriture et dons).
  • 13h : les salaks sont offerts aux moines. Des donations sont effectuées dans l’espoir qu’elles retrouvent leur propriétaires (des esprits représentant les ancêtres décédés).

Ce festival, unique en son genre, se termine ainsi vers 15h. Comme nous l’avons fait, on vous conseille vivement de passer la nuit sur place, idéalement le troisième jour – cette année jeudi soir, afin de profiter de la fête, tant en journée qu’en soirée. Ceci vous permettra, entre autres, de visiter les autres sites durant les temps morts du festival.


Y aller

De Chiang Mai on peut rejoindre Lamphun, à 35 kilomètres au sud, par le train. Cependant, une fois en gare de Lamphun, il vous faudra encore parcourir 3 km pour rejoindre la ville. Et les horaires de retour ne vous permettront guère d’assister aux festivités nocturnes, hélas, trois fois hélas. Le problème est plus ou moins identique en empruntant les minivan ou les song thaew bleus au départ du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (bien que ces derniers soient bien plus nombreux et assurent une liaison aussi le soir).

SRT - Chiang Mai-Lamphun Montage
© SRT Thailand + Facebook (NoVemBer)

Ainsi, le mieux est d’y aller avec votre propre véhicule (voiture, motocycle ou scooter). Vous privilégierez la très belle route Chiang Mai-Lamphun Rd (route 106) et ses monumentaux arbres (des Dipterocarpus alatus appelés ยางนา en thaï, yang na, protégés par du tissu monastique orange), au détriment de l’autoroute 11 plus rapide.

Sur le web
Page Facebook du temple Hariphunchai
❂ Emplacement : Google Maps.

Un rituel bouddhiste ancestral2

Lamphun Salak Yom Festival
© Facebook – @SalakYom

Traditionnellement pratiquée au sein de l’ethnie Thai Yong de la province de Lamphun, ici en Thaïlande du nord3, la cérémonie Salak Yom consiste en la présentation aux moines bouddhistes et aux novices des monastères locaux d’un « arbre à cadeaux », richement décoré, afin de gagner du mérite4 et de le transmettre à leurs proches décédés ou à d’autres êtres impliqués dans leur propre vie et renaissance.

Les cadeaux – y compris de la nourriture, des vêtements, des objets religieux, des objets d’usage courant, de l’argent et des objets de valeur – sont accrochés à une très haute structure en bambou, décorée d’objets artisanaux colorés, en bambou eux aussi, papier, feuille de banane et autres matériaux locaux. C’est le calendrier lunaire qui fixe la date des festivités, généralement au mois de septembre.

Autrefois, les jeunes femmes d’une vingtaine d’années offraient un arbre Salak à leur monastère local. Pour ces jeunes demoiselles, la cérémonie de Salak Yom n’était pas seulement l’occasion d’accumuler des mérites mais représentait également un rite de passage vers l’âge adulte, exprimant le statut social et l’aptitude au mariage de la femme.

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© Facebook

Ce rituel a commencé à s’estomper il y a une cinquantaine d’années, car les coûts associés à l’offre du Salak Yom sont devenus trop élevés pour la plupart des familles. En 2003, un groupe de moines bouddhistes de Lamphun, en collaboration avec l’administration provinciale, a décidé de relancer le Salak Yom. Cependant, au lieu de le faire revivre au niveau individuel, le comité organisateur a apporté son soutien aux monastères pour qu’ils se rassemblent et offrent collectivement les arbres Salak.

Un documentaire du SAC, qui montre les préparatifs de la fête, se veut refléter le sens de ce rituel pour les diverses générations de l’ethnie Thai Yong et explorer comment son renouveau a transformé cette tradition séculaire. Étant donné qu’une grande partie du festival Salak Yom est intangible et éphémère, cette documentation visuelle pourra servir à la promotion du festival et à l’éducation des jeunes générations thaïlandaises sur leur patrimoine. L’Université de Chiang Mai a d’ailleurs déjà organisé une conférence avec atelier pratique sur cette cérémonie.

Celle et ceux qui désirent en savoir plus sur le sens de ce festival se délecteront du travail (en anglais) de l’anthropologue Alexandra Denes : Trees of Offering: The Salak Yom Festival in Lamphun Province, Thailand.

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© Chiang Mai Deci-Delà

On vous promet de consacrer un jour un article plus fouillé à Lamphun, tant la ville que la province, afin que vous puissiez vous aussi découvrir les intéressantes attractions de cette région que nous apprécions particulièrement. Une province qui vous réserve un accueil des plus authentiques, loin du tourisme de masse de sa grande sœur, Chiang Mai.

Et l’on termine en vous dévoilant en vidéo une ancienne édition, celle de 2015, non sans vous enjoindre fortement de vous déplacer à Lamphun. Un déplacement que vous ne saurez regretter, croyez-nous :

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#SalakYom #Lamphun #ThaiYong


Édition 2018

L’année dernière, les festivités se sont déroulées sur trois jours seulement, dès le 22 septembre, et la parade du dimanche a été diffusée en direct sur Facebook ! Comme cette année, de courts documentaires ont été réalisés :

  • la vidéo 02 où l’on voit l’abbé responsable du temple Haripunchai, le vénérable Phratheprattananayok;
  • la vidéo 03 où l’on voitle président de l’administration provinciale, le Dr. Nirun Danpaiboon;
  • la vidéo 04 où l’on voit le président du Conseil culturel provincial, le professeur Phongthep Manussatrong, et enfin
  • la vidéo 05 où l’on voit le gouverneur de Lamphun, monsieur Unsit Sampuntharat.

C’est bien sûr en langue thaï, sans sous-titrage aucun, mais au moins pouvez-vous vous imprégner de l’ambiance du festival.

LamphunSalakYomFestival2018Cover

1 Nous pourrions encore ajouter à cette liste de festivals immanquables de Lamphun le Festival du changement de robe monastique de feu Khru Bawong, les festivités liées à l’anniversaire de Khruba Siwichai, la Fête de « l’Hiver » (Winter Fair) couplée au Festival de la Reine Chamadevi, le Festival du Coton à Mae Raeng ou encore le Festival de la Saucisse (Sai Oua). Comme quoi cette province méconnue se doit d’être encore plus visitée.
2 Source rédactionnelle : ICH – Intangible Cultural Heritage and Museums Learning Resources, un site du SAC – Banque de données anthropologique (traduction libre).
3 Une Thaïlande du nord qui est une véritable mosaïque ethnique.
4 Sur cette notion de mérite, on vous renvoie aux érudites explications d’Odon Vallet, historien des religions, reprises dans notre article Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et feu en l’honneur du Bouddha.

Sauf mention contraire, la source photographique est © Facebook (notamment NoVemBer/MG), y compris celle de de l’image à la Une.
Article composé le 23.09.2018 et mis à jour le 09.09.2024.

Le père de l’art moderne thaïlandais est Italien ? Sì !

Silpa Bhirasri1 (ศิลป์ พีระศรี). Les Thaïlandais l’appelaient Sin. Et tous les étudiants en art du royaume de Thaïlande le vénèrent. Son prénom, ศิลป์, signifie arts. C’est lui qui a fondé l’université Silpakorn, la plus importante université thaïlandaise en matière de beaux-arts et d’archéologie. Sa mémoire et son héritage artistique sont célébrés chaque année le 15 septembre, jour de sa naissance.

Découvrez comment feu Corrado Feroci, expatrié transalpin en Thaïlande, est devenu le père de l’art moderne thaïlandais. Ses statues et monuments les plus célèbres peuvent être contemplés principalement à Bangkok (comme le Monument de la Victoire ou encore celui de la Démocratie). Cependant, il est aussi l’auteur d’une des statues les plus vénérées ici à Chiang Mai…

Après une brève biographie, on vous dévoile la liste de ses œuvres qui peuvent être admirées dans l’espace public, on vous donne le programme des célébrations du 15 septembre et l’on termine par l’héritage qui est le sien ici au royaume de Thaïlande, pays qu’il a tant aimé.

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De Florence à Bangkok

Né le 15 septembre 1892 à Florence, Corrado s’est nourri du génie artistique toscan, appréciant par exemple des œuvres de Michel-Ange. Contre l’avis familial qui le voulait reprendre le commerce paternel, il intégra l’Académie royale des arts de Florence et obtint son certificat en sculpture. Les sources francophones le décrivent comme un artiste reconnu, ce que ne font en rien les sources italophones. Quoi qu’il en soit, sous le règne de Rama VI, c’est le gouvernement siamois qui sollicita du gouvernement italien un sculpteur doué pour des commandes d’État et l’enseignement de l’art occidental. Corrado Feroci fut choisi par le prince Narisranuvattiwongse, frère du roi. Il débarqua donc au Siam avec femme et enfant.

À 32 ans, il travailla comme sculpteur au Département des Beaux-Arts du ministère de la Maison royale. Deux ans plus tard, il fut nommé professeur de sculpture de la division des Beaux-Arts de l’Académie royale siamoise. Et c’est en 1943 que l’École des Beaux-Arts fut transformée en ce qui est encore aujourd’hui l’université Silpakorn : Silpa Bhirasri fut son premier directeur et le premier doyen de la faculté de peinture et de sculpture.

Rentré en Italie en raison d’une grave crise économique qui suivit la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement thaïlandais le pria de revenir en Thaïlande, lui promettant d’augmenter son salaire. Ce qu’il fait en 1949, arrivant cette fois-ci seul, sans sa famille.

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© Facebook

Le professeur Silpa Bhirasri, décrit comme un enseignant passionné, appréciait énormément l’art thaï sur lequel il fit des recherches et consacra plusieurs livres et articles. Il avait à cœur de promouvoir l’art traditionnel thaïlandais. Silpa Bhirasri fut l’initiateur et le soutien de l’art contemporain siamois. En 1948, à l’occasion de la célébration de la Constitution thaïlandaise, il sollicita du gouvernement la mise sur pied d’un concours des arts : dessin, peinture et sculpture. La première exposition nationale d’art fut organisée en 1949. C’est un événement annuel qui perdure encore aujourd’hui à Bangkok (ainsi de la 66ᵉ édition, du 16 au 20 septembre 2020 : web et page FB; la 64ᵉ édition avait eu lieu en octobre 2018). Ce concours permet aux artistes de tout le royaume d’améliorer leurs compétences et de présenter leurs œuvres d’art au public.

« Ars longa vita brevis2 » – Devise de Silpa Bhirasri

C’est à 69 ans qu’il s’éteint, ici en Thaïlande, soit le 14 mai 1962. La cérémonie crématoire avec la « flamme » donnée par le roi Rama IX (feu Bhumibol le Grand) s’est déroulée le 17 janvier 1963 au magnificent Wat Thep Sirin Thrawat, à Bangkok. Ses cendres ont été rapatriées et déposées au cimetière évangélique Allori, à Florence.

Il est intéressant de compléter cette très courte biographie par la naturalisation dont a bénéficié cet artiste italien. Tout comme l’Italie, la Thaïlande et le Japon faisaient partie des Forces de l’Axe (donc trois pays alliés à l’Allemagne nazie). Or, après la rupture de l’Italie avec l’Axe en 1943, Corrado Feroci aurait pu être considéré comme prisonnier de guerre par le Japon, allié de la Thaïlande. Il fut d’ailleurs incarcéré un court moment. C’est avec l’appui du directeur général du Département des Beaux-Arts que Corrado Feroci devint Thaïlandais sous le nouveau nom de « Silpa Bhirasri1 », ce qui lui permettait d’échapper à toute action malveillante de la part des Japonais.

Silpa Bhirasri Silpakorn University Cover FB 2
© Facebook – Silpakorn University

Balade en Thaïlande à la découverte de ses œuvres

Bien qu’il ne fasse plus partie de ce monde, vous pouvez croiser Silpa Bhirasri au Musée Tussauds de Bangkok; l’on y voit son effigie en cire y sculpter une de ses œuvres. Le lieu de mémoire par excellence pour qui veut découvrir le fruit de son long travail artistique est, bien entendu, le musée qui lui est consacré à Bangkok, Silpa Bhirasri Memorial National Museum en anglais. C’est un petit musée en deux parties : l’une qui expose des pièces d’art contemporain, principalement produites par ses élèves, et l’autre qui réunit les affaires personnelles du maître-sculpteur. Officiellement ouvert le… 15 septembre de l’année 1984, il se trouve à l’intérieur de l’Université Silpakorn, face au Palais Royal. Ouvert généralement du lundi au vendredi, de 8h à 16h, son entrée est libre (quelques photos du musée et sa page Facebook). À l’extérieur, vous pourrez y admirer une statue de Silpa Bhirasri réalisée par Sanan Silakorn, l’un de ses élèves préférés. Vous ne manquerez pas de visiter l’impressionnante Galerie des Sculptures, toute proche. Sans oublier la magnifique Silpa Bhirasri’s House ! Entièrement rénovée et transformée en un café-galerie moderne, elle attend votre visite tous les jours de 7h à 19h. Corrado y a vécu 10 ans avec sa famille dès son arrivée en Thaïlande. Les Thaïlandais nomme l’endroit Baan Ajarn Farang, termes se traduisant par la maison du professeur occidental. Lisez donc l’interview (en anglais) de Chatchanok Dulyarat, un ancien élève de l’université Silpakorn, qui est responsable de la rénovation et de l’entretien de la maison de Silpa Bhirasri. Une maison dont le journal The Nation vous parle.

Silpa Bhirasri Facebook Photo 1
© Facebook

Avant que nous prenions le temps d’en dresser une liste plus précise avec leur emplacement, voici déjà celle de quelques-unes des œuvres de Silpa; entre parenthèses figure la date d’achèvement (cette vidéo vous montre la silhouette des œuvres les plus connues; attention, ça va vite !) :

  • À Bangkok : le roi Rama Ier, fondateur de la dynastie actuelle des Chakri (là où se situe le Pont du Mémorial, exécution, 1932), le Monument de la Démocratie (conception, 1940), le Monument de la Victoire avec ses reliefs ornementaux (conception, 1941), Rama VI (conception et réalisation, 1942), le roi Rama VIII (conception, 1950), Ananda Mahidol, grand frère de Bhumibol, qui est commémoré tous les 9 juin, le roi Taksin le Grand à cheval durant une bataille (plus précisément à Thonburi, conception et réalisation, 1954; voir la vidéo d’époque ci-dessous. Il est aussi l’auteur d’un des bustes du monument), le prince Kampaengpetch Akrayotin (conception, 1957), le prince Rajburi Direkrit (conception, 1969).
  • À Nakhon Ratchasima (Khorat) : l’héroïne Thao Suranari (conception, 1934). Les locaux l’appellent Ya Mo et elle est fêtée chaque année, dans ce qui est le plus grand festival de Khorat.
  • À Nakhon Si Thammarat : le héros Chao Phor Dam (conception, 1941).
  • À Suphanburi : l’imposante statue du roi Naresuan le Grand sur le dos d’un éléphant durant une bataille (conception et réalisation, 1959).
  • À Lopburi : le roi Narai le Grand (conception et réalisation partielle, 1966).
  • À Nakhon Pathom, à l’ouest de Bangkok : Bouddha marchant (conception, 1982). Cette immense statue très vénérée fait partie du parc Phutthamonthon ou Buddha Monthon, พุทธมณฑล en thaï. Haute de presque 16 mètres, on la considère comme la plus grande statue autoportante au monde représentant le Bouddha. Cette fameuse statue a fait l’objet d’un timbre-poste sans que le nom de Silpa Bhirasri soit mentionné.
  • À Trang : Phraya Rasadarnpradit Mahisarapakdee (conception, date inconnue).
  • À Phitsanulok : le roi Naresuan le Grand (conception et réalisation, date inconnue), de même qu’une tête en particulier.

Et pour terminer, Asian Itinerary vous convie à la balade dans la capitale (c’est en anglais). Et un étudiant en fait de même, tant en itinéraire vidéo qu’en photos.

Nos principaux articles sur Bangkok, envoûtante métropole :
▶︎ Nouveau à Bangkok : tour-de-ville en bus Hop on Hop off
▶︎ Festival annuel du tourisme thailandais au parc Lumpini
▶︎ Les guerriers chinois envahissent Bangkok
▶︎ Le père de l’art moderne thailandais est italien ? Si. Balades au gré de ses sculptures
▶︎ 1h15 pour relier Chiang Mai à Phuket (en hyperloop) en passant par Bangkok !
▶︎ San lak muang, le pilier protecteur de Bangkok

Et quid de Chiang Mai ? À notre connaissance, une seule pièce est exposée dans la Rose du Nord. Mais ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit du moine le plus vénéré de tout le nord de la Thaïlande, Khruba Siwichai, celui-ci ayant marqué l’histoire de ce qui était le royaume du Lanna. Non seulement, Silpa Bhirasri en a réalisé le dessin mais il a exécuté cette œuvre lui-même (à une date d’achèvement inconnue). Cette statue, ô combien vénérée par les gens du Lanna, se trouve ici, dans un sanctuaire qui s’agrandit d’année en année au pied du Doi Suthep. Nous avons par ailleurs consacré un article de fond à Khruba Siwichai, le saint homme de Chiang Mai, ô combien vénéré.

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Commémorations du 15 septembre

Le 15 septembre est donc la journée de commémoration de Corrado Feroci en Thaïlande. C’est, à ce jour, le seul Occidental à figurer sur un timbre-poste siamois3 ! Les célébrations ne sont pas des plus visibles puisqu’elles se déroulent principalement dans les institutions de formation artistique. Cette année 2020 cependant, il n’y aura point de commémoration annuelle ce 15 septembre dans le musée qui porte son nom, le Silpa Bhirasri Memorial National Museum (page Facebook). Sans doute une conséquence de la pandémie du Covid-19…

L’université Silpakorn – une université qu’il a créée, rappelons-le – lui rend bien sûr hommage ce jour-là, avec par exemple la cérémonie officielle où a été convié Monsieur l’Ambassadeur d’Italie, un concert diffusé en direct ou encore une cérémonie aux chandelles en soirée. Des festivités précédées cette année d’un marché à l’ambiance toute estudiantine où il est possible d’acquérir l’effigie du maître. Pop art, c’est le concept de cette année 2020 (autres photos d’ambiance). Visionnez la bande-annonce. Des étudiants qui, année après année, continuent à rendre hommage à feu leur maître, sous forme artistique il va de soi. Ils vont même jusqu’à lui offrir vin et pizza, singeant les offrandes faites aux maisons des esprits. Vous l’aurez compris : c’est une journée où l’Italie est à l’honneur 🇮🇹

Mais l’événement culturel public à ne pas manquer (payant, précisons-le), c’est celui organisé par la chambre du commerce italo-thaïlandaise (TICC), le 15 septembre 2020, dès 18h30, au Grand Hyatt Erawan de Bangkok. Un événement de réseautage qui met en vedette l’artiste italien Tommaso Maggio. C’est lui le bénéficiaire d’un tout nouveau programme d’artistes résidents visant à soutenir le travail des artistes émergents dont l’œuvre reflète la créativité, l’innovation et la vision qui sous-tendent l’esprit d’entreprise. Vivez un événement unique dans un lieu splendide, avec d’exquises boissons et une nourriture savoureuse (événement FB).

Même si les célébrations sont, pour la plupart, confinées à des instituts de formation artistique, Silpa n’en reste pas moins populaire. Pour preuve, Google lui avait consacré un Doodle en 2016. Et il est même vendu sous forme de figurine en résine !

Hashtag des commémorations : #128SilpaBhirasri en 2020, #127SilpaBhirasri en 2019 (et ainsi de suite).

Pour en savoir plus sur Corrado Feroci, devenu Silpa Bhirasri, on vous renvoie vers la page Facebook du Centre de recherche Silpa Bhirasri (สำนักวิจัยศิลป์ พีระศรี)

Précédentes éditions

Silpa Bhirasri The National Gallery of Thailand Cover FB 2019
15 septembre 2019, 127e anniversaire © Facebook – The National Gallery of Thailand

Relevons la traditionnelle commémoration annuelle, le 15 septembre obvie, dans le musée qui porte son nom, le Silpa Bhirasri Memorial National Museum (2019 et 2018). Que ce soit les Arts décoratifs ou encore la faculté de musique, c’est toute l’université Silpakorn qui lui rend homage. En 2019, un concert de jazz a été organisé. Et même son campus Sanamchan, à Nakornpathom, a organise lui aussi un événement la journée durant.

En 2019 toujours, en ce jour commémoratif du 15 septembre, c’est un événement multiculturel supplémentaire qui a été organisé : Corrado Feroci et le Siam. Mis sur pied par la chambre du commerce italo-thaïlandaise (TICC), le rendez-vous avait lieu à la Silpa Bhirasri’s House (que les Thaïlandais appelle Baan Ajarn Farang).

Silpa Bhirasri SU Cute Girl Photo Montage
Cérémonie annuelle de vénération à l’Université Silpakorn 2018 © Facebook – SU Cute Girl

Son héritage

En tant que professeur, il reste vénéré par les étudiants en beaux-arts. Une galerie-photo vous permet de le voir enseigner (elle n’est momentanément plus visible). Ajarn Sin était décrit comme une personne très disponible, qui aimait à transmettre ses connaissances à ses étudiants. Au sein de l’université qu’il a créée et qui porte toujours son nom, sa mémoire est honorée tous les 15 septembre (2020 et 2019, l’année 2018 n’étant plus visible).

La voie artistique est un choix professionnel qui n’est pas toujours compris par les familles des artistes (l’émission Divas Café’ de la chaîne Voice TV 21 s’est emparée du sujet lors d’une de ses éditions, en s’appuyant sur la vie et l’expérience de Silpa Bhisrasri).

Bien qu’il ait disparu il y a plus de 50 ans, c’est un artiste qui continue à influencer de nombreux pairs. Ainsi de Jiandyin, deux artistes qui ont mis sur pied en 2012 une performance artistique réunissant plusieurs jeunes peintres thaïlandais. Intitulée Dialogue : Seeing and Being – 360⁰ Study of Corrado Feroci (Dialogue : Voir et Être – Étude de Corrado Feroci à 360⁰), elle faisait partie de l’exposition EXOTIKA 2013, organisée par Alfred Banze et Christine Falk, au Centre d’art de l’Université Silpakorn. L’exotique – terme utilisé auparavant pour décrire une vision eurocentrique et enthousiaste des mondes lointains – a pris une nouvelle signification globale au 21ᵉ siècle. Presque tout le monde rencontre l’exotique au quotidien, que ce soit sous la forme de personnes, de marchandises, d’odeurs, dans les médias, les sciences, la médecine, etc. Aujourd’hui, les mondes exotiques artificiels d’expérience sont un facteur majeur dans l’industrie du divertissement et de la culture à travers le monde. Le tourisme sert de rituel pour établir des frontières culturelles et une « exotisation » mutuelle.

Ce rôle primordial que Corrado Feroci a eu pour l’art moderne thaïlandais est d’ailleurs reconnu par le MOCA Bangkok (le musée d’art contemporain sis dans la capitale) qui le rappelle sur son site web.

C’est lui faire un procès d’intention que de le considérer comme un artiste fasciste – Mussolini pris le pouvoir en 1922 – bien que Corrado Feroci s’inscrive dans la tendance de cette époque (le Monument de la Démocratie à Bangkok en est un brillant exemple). Celles et ceux qui désirent approfondir leurs connaissances sur cet artiste liront avec intérêt la chronique d’Alain et Bernard, deux expatriés passionnés : Corrado Feroci (Silpa Bhirasri), « Le Père de l’art thaï contemporain » (1892 – 1962). Et plus encore le blog Merveilleuse Chiang Maï de l’érudit Jean de la Mainate, qui réside ici à Chiang Mai. Il parle de Corrado Feroci dans un long article en trois parties, auquel il a ajouté un complément ayant pour thème le musée qui lui est consacré à Bangkok :

Sur son site web, le Musée d’Art Moderne Thaïlandais Rama IX vous livre non seulement une biographie (en anglais) mais également l’illustration de toutes les œuvres de Silpa Bhirasri (liens que nous avons insérés dans notre liste ci-dessus).

Silpa étant Italien, une page Facebook thaïlandaise qui lui est dédiée portait le joli nom de @SilpakornNostalgia, véritable panégyrique à sa mémoire, alimentée par les étudiants en arts de l’université Silpakorn. Malheureusement, elle a disparu en 2020. Autre disparition fort regrettée, celle du site web consacré à cette figure marquante de l’art moderne thaïlandais. Bien qu’il était en langue thaï, nous y trouvions moult documents, dont les ouvrages d’art écrit par Silpa (en anglais).

Silpa Bhirasri Day Photo Montage
Silpa continue d’influencer les artistes thaïlandais © Facebook – Silpa Bhirasri Day

Art contemporain

En Thaïlande, le marché de l’art contemporain s’est modernisé dès les années ’80 avec l’apparition d’une nouvelle catégorie de galeries à Bangkok. Dans son article Les galeristes thaïlandais et l’art contemporain – Comment créer un marché sans en maîtriser les valeurs, Annabelle Boissier analyse ces nouveaux acteurs de l’art contemporain à travers trois thématiques : la formation, le financement et la collaboration. Où il est question d’interroger la relation entre la création de la valeur marchande et celle de la valeur esthétique.

Et nous vous rappelons encore qu’en matière d’art contemporain, la scène de Chiang Mai est des plus dynamiques. Nous consacrerons un jour un article à ce sujet. En attendant, le musée qu’il faut absolument visiter en matière d’art moderne ici dans la Rose du Nord est le MAIIAM, un musée qui n’a rien à envier aux espaces culturels mondiaux dédiés à l’art contemporain (site web, page Facebook, Instagram, Twitter (encore inactif) et emplacement). On vous en parle brièvement dans cet article. Et ce n’est de loin pas le seul endroit vous permettant d’être confronté à l’art contemporain ici au nord…

On se quitte ci-dessous avec Santa Lucia, chanson italienne devenue l’hymne de l’université Silpakorn créée par Corrado Feroci (mélodie sur laquelle Dinsai Studio a créé une animation à l’occasion du 125e anniversaire de ce professeur apprécié) :


1 Selon le système royal de transcription RTGS, son nom thaïlandais devrait s’écrire Sin Phirasi. Nous reprenons cependant le nom communément admis de Silpa Bhirasri.
2 Devise latine reprise d’une citation qui constitue les deux premières lignes de la traduction en latin d’un aphorisme énoncé par l’ancien médecin grec Hippocrate, une devise que l’on traduit librement par l’art est éternel alors que la vie est brève.
3 Ce sont Alain et Bernard qui l’affirment.

Entre autres sources rédactionnelles : Wikipédia en français et en italien.
Source de l’image à la Une : © Facebook – Silpakorn University
Article composé le 16.09.2018 et mis à jour le 16.09.2020.

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