Pour marquer le récent couronnement du roi Rama X, beaucoup d’événements sont organisés dans tout le royaume. Et le Festival Historique d’Ayutthaya en est l’un des plus beaux. Il a lieu du 22 au 26 mai 2019, de 5h à 22h. Bref rappel historique avant de vous en dévoiler le somptueux programme.
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Ayutthaya dans l’histoire du Siam1
La ville d’Ayutthaya, dont le nom complet est Phra Nakhon Si Ayutthaya (พระนครศรีอยุธยา en thaï) est chère au cœur des Thaïlandais. C’est le chef-lieu de la province d’Ayutthaya en Thaïlande, à seulement 1h30 de route de la capitale, Bangkok. Fondée en 1350 par le roi U-Thong (Ramathibodi Ier), elle devint la capitale du royaume d’Ayutthaya, ou Siam. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle comptait parmi les plus grandes cités du monde, avec près d’un million d’habitants ! Détruite en 1767 par l’armée birmane, elle perd son rôle au profit de la nouvelle capitale, Bangkok, et est aujourd’hui principalement connue pour les ruines de ses temples dans un parc historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le nom d’Ayutthaya vient de celui de la ville Ayodhya, en Inde, et signifie « qui ne peut être conquis » en sanskrit. Cette ville est en effet celle de Rāma, héros du Rāmāyana (épopée indienne que les Thaïlandais ont reprise pour en faire le Ramakien).
Les férus d’histoire et autres passionnés du Siam liront avec intérêt ces livres anciens. Tout d’abord les deux tomes Du Royaume de Siam écrits par Simon de La Loubère, poète et diplomate français. Le titre complet est Du Royaume de Siam par Monsieur de La Loubère, envoyé extraordinaire du Roy auprès du Roy de Siam en 1687 et 1688. Un ouvrage publié en 1691 et qui reste une référence sur la culture et la civilisation du seul pays de l’Asie du Sud-Est qui ne fut jamais colonisé par une puissance européenne. Qu’il s’agisse de l’art de la boxe ou du massage, des costumes et des mœurs des commerçants ou des dames de la cour, du parasol, des marionnettes ou du jacquier, rien ne semble lui avoir échappé. Le tome 1 peut être acquis sur Amazon ou lu en ligne, tout comme le tome 2, sur Amazon et en ligne. Ou encore le Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos, une relation de voyage écrite par Henri Mouhot, explorateur français qui a marqué l’imaginaire de quantité de lecteurs. Une de nos balades au Laos avait d’ailleurs comme fin la visite de sa sépulture près de Luang Prabang. C’est lui qui fit redécouvrir aux Occidentaux le site d’Angkor, ancienne capitale de l’empire khmer. Un livre que vous pouvez lire en ligne ou commander sur Amazon (la version des Éditions Olizane ou, plus récente, celle des éditions Arléa; à noter que le format Kindle ne vous reviendra qu’à € 0,49).
Vous trouverez également ces ouvrages chez Carnets d’Asie, librairie francophone sise à l’Alliance Française de Bangkok. À défaut, Amazon vous les livrera, tout comme votre libraire préféré(e).
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Visiter le parc historique d’Ayutthaya
Avec celui de Sukhothaï, tous deux figurant sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est le parc historique le plus visité du royaume de Thaïlande (bien qu’il y en ait d’autres). Comme il se trouve non loin de Bangkok, vous pouvez le visiter à la journée. Mais de notre point de vue, le mieux est d’y passer la nuit afin de vous imprégner de l’ambiance qui se dégage du lieu (d’autant que d’autres temples alentour valent le déplacement). Profitez des nombreuses fréquences ferroviaires2 et rejoignez donc la ville en train; ambiance locale garantie.
Le site peut bien entendu se visiter l’année durant, et il en vaut vraiment la peine. Mais si vous y aller pendant le Festival Historique d’Ayutthayadu 22 au 26 mai 2019 (de 17h à 22h), le souvenir que vous en garderez sera alors magnifié.
Le festival se tient précisément au Sanctuaire du pilier de la ville (ศาลหลักเมืองจังหวัดพระนครศรีอยุธยา), beau monument blanc qui abrite le pilier protecteur (chaque ville en Thaïlande dispose de son propre pilier protecteur; à Chiang Mai, il s’agit de l’Inthakin).
Il y aura un spectacle historique chaque soir. Les deux événements-phares du festival sont la grande procession historique du vendredi 24 mai et le spectacle historique son & lumière du samedi 25 mai 2019. Tirés du programme, en voici les moments les plus intéressants :
❖ Mercredi 22 mai 2019 À 19h15, spectacles de musique traditionnelle thaïlandaise (pleng rua et pleng kiaw khao) et danse thaïlandaise (ram thai). À 20h, démonstration culinaire (cuisine « à l’ancienne »).
❖ Jeudi 23 mai 2019 À 18h30, drame traditionnel siamois (lakorn chatri) et performance musicale locale (pleng choi, pleng e-saew). À 19h30, une conférence sur « L’architecture à l’époque Ayutthaya » par Dr Kreangkrai Kerdsiri.
❖ Vendredi 24 mai 2019 À 17h, grande procession royale d’Ayutthaya (départ du Wiharn Phra Mongkol Bopit avec une arrivée au Sanctuaire du pilier de la ville). À NE PAS MANQUER ! À 19h, spectacle de marionnettes traditionnelles thaïlandaises par la troupe Khamnai Puppet (voir ci-dessous). À 19h30, une conférence sur les « Cérémonies de couronnement d’Ayutthaya à Rattanakosin » par Kampol Champapan et Nontapron Youmangmee.
❖ Samedi 25 mai 2019 À 18h30, spectacle de musique traditionnelle thaïlandaise (pleng song kruang) À 19h, cérémonie d’ouverture officielle suivie, à 19h15, du spectacle son et lumière « Le roi Prasat Thong ». À NE PAS MANQUER !
❖ Dimanche 26 mai 2019 À 18h30, drame traditionnel thaïlandais (lakorn chatri). À 19h30, défilé de mode (vêtements traditionnels thaïlandais).
Vous appréciez les marionnettes traditionnelles thaïlandaises ? Retrouvez la troupe Khamnai sur leur page Facebook et sur leur site web; un article leur a été consacré mais c’est évidemment en langue thaï. Vous pouvez assister à leurs spectacles à Bangkok.
Et durant les cinq jours du festival, de 17h30 à 22h : ☞ visite nocturne du parc historique en tramway (billet gratuit); ☞ marché à l’ancienne; ☞ diverses expositions historiques.
Sans oublier la fantasmagorie offerte par l’éclairage nocturne de la ville d’Ayutthaya du 22 au 28 mai 2019 (route Rojanna jusqu’au parc historique).
Puisque l’on parle ici d’un festival historique, Wikipédia vous éclairera fort à-propos sur ce qu’a été le royaume d’Ayutthaya. Le spectacle dont il est question samedi soir a pour thème l’accession au trône du roi Prasat Thong, fondateur de la dynastie qui porte son nom.
Si donc vous vous trouvez à Bangkok fin mai 2019, vous ne manquerez pas de visiter la ville d’Ayutthaya et son parc historique durant ce magnifique festival qui vous plongera dans le glorieux passé du royaume de Siam. On vous rappelle ici que le site est le lieu où se déroule, chaque 17 mars, un singulier rituel qui attire les boxeurs du monde entier : le wai khru qui met à l’honneur la muay thai, la fameuse boxe thaïlandaise.
1Wikipédia 2 32 liaisons quotidiennes depuis Bangkok, de 4h20 à 22h45, les billets s’achètent sans autres à la gare
On remercie ici Ayutthaya Tourisme et Sports, organisme qui a eu l’amabilité de nous fournir le programme complet du festival. Article mis à jour le 26.05.2019
Les chrétiens ont leur Pâques (où Jésus-Christ est mort dans d’atroces souffrances). Les bouddhistes, eux aussi, fêtent la disparition de Siddhārtha Gautama, le Bouddha historique (qu’on dit mort suite à une indigestion). Toutes deux sont les fêtes les plus importantes de leur religion respective. Avant de vous indiquer les différentes cérémonies religieuses qui ont lieu dans la Rose du Nord le jour du Vesak – cérémonies auxquelles il vaut la peine de participer, d’autant qu’on vous dévoile sans nul doute la plus originale d’entre elles – penchons-nous sur la signification de cette fête bouddhiste. Une fête qui coïncide, en Thaïlande, avec la Journée nationale de l’Arbre.
Prochain Jour du Vesak en Thaïlande (wan wisakha bucha) : samedi 3 juin 2023, soit le 3 juin 2566 si l’on se réfère au calendrier bouddhique en cours au royaume de Thaïlande.
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La signification du Vesak
Le jour du Vesak1 en Thaïlande se dit Wisakha Bucha1 Day en anglais et wan wisakha bucha en thaï, วันวิสาขบูชา. Il s’agit de la fête commémorative la plus importante du bouddhisme (Makha Bucha, autre importante célébration bouddhiste en Thaïlande, commémore deux autres événements de la vie du Bouddha historique).
S’agissant d’un jour férié, beaucoup de commerces sont fermés (s’il tombe sur samedi ou dimanche, c’est le lundi qui suit qui est férié). Aussi, toutes les administrations thaïlandaises sont bien entendues fermées.
De temps à autre, le Vesak tombe sur une autre cérémonie chère à la population de Chiang Mai, tak bat peng pud (ตักบาตรเป็งปุ๊ด), des offrandes nocturnes où est attendu un moine légendaire, Phra Upakut. Par ailleurs, durant le Vesak, la vente d’alcool est prohibée (et les bars préfèrent fermer ce soir-là). Rappelons que la pandémie du Covid-19 avait amené à l’annulation des cérémonies publiques en 2020 et 2021 !
Le jour du Vesak – pleine lune du 6e mois lunaire – commémore simultanément trois événements importants de la vie du Bouddha : sa naissance (ประสูติ), son illumination (ตรัสรู้) à 35 ans, qui a justement eu lieu durant ce mois, assis sous l’arbre Bodhi, et le nibbana (ปรินิพพาน), son « extinction définitive » (pari-nirvana) à l’âge de 80 ans, à Kusinagara, en Inde du Nord. Ces trois événements étant survenus à chaque fois durant le mois Vaïchaka (un mot sanskrit qui désigne originellement le mois des moissons), ils ont progressivement été réunis et sont maintenant célébrés ensemble ce mois-là, le jour de la pleine lune. Le tout est résumé en vidéo (certes en thaï mais les images sont parlantes).
« Sukho buddhaana“m uppaado Source de bonheur est la naissance des bouddhas, sukkhaa sadhammadesanaa Source de bonheur est l’enseignement de l’excellent Dhamma, Sukhaa sa“nghassa saamaggii Source de bonheur est l’harmonie de la Sangha, sammaggaana“m tapo sukho. Source de bonheur est la discipline de celui qui est unifié.»
Dhammapada, verset 1942
Pour un bouddhiste, il s’agira ce jour-là d’accumuler encore plus de mérites3 à travers diverses activités :
offrir de la nourriture aux moines;
se rendre au temple pour écouter le sermon et y faire un don;
libérer des oiseaux ou des poissons pour se débarrasser du mauvais karma.
Au quotidien, les fidèles doivent respecter les cinq préceptes définis par le Bouddha : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre d’adultère, ne pas mentir, ne pas prendre de substances altérant la conscience (alcool, drogue…). Trois autres préceptes s’ajoutent lors de ce jour sacré : ne pas manger après le milieu de la journée, ne pas porter de couleurs vives, de bijoux ni de parfum. BuddhaLine nous rappelle que deux enseignements fondamentaux nous sont offerts par le Vesak :
Le premier est la foi (saddhaa) en la réalité de l’Éveil et la possibilité d’y parvenir par nos propres efforts, comme le Bouddha l’a lui-même accompli.
Le second enseignement est l’importance de l’harmonie de la Sangha, représentée par les moines, les nonnes, les anagaarika4 et les laïcs.
Si vous désirez en savoir plus, on vous invite à visionner l’émission Voix Bouddhistes dont l’invité était le sémillant Odon Vallet (on ne se lasse jamais de l’écouter).
Bonus. Buddha News nous propose l’éclairage de trois bouddhistes de traditions différentes, Dagpo Rinpoché et Nyanadharo, tous deux Vénérables, et le docteur Trinh Dinh Hy : Le Vesak, kesako ?
En Thaïlande, c’est traditionnellement le Patriarche Suprême qui ouvre les festivités par un message (il parle bien évidemment thaï) : messages 2020 et 2019. C’est d’ailleurs avec émotion que nous vous invitons à lire le reportage de feu Arnaud Dubus – récemment disparu – intitulé Bouddhisme et politique en Thaïlande: une relation complexe et ambiguë. Vous en apprendrez plus sur l’organisation religieuse du royaume siamois.
En vous rendant dans les temples, vous y verrez donc des offrandes matutinales aux moines (généralement vers 7h du matin) et des processions en soirée, après le coucher du soleil. Le rituel consiste à tourner trois fois autour du temple (que ce soit le chedi, l’ubosoth ou encore le viharn, en fonction du temple). Cette circumambulation se fait dans le sens des aiguilles d’une montre, trois bâtons d’encens, des fleurs (en principe un bourgeon de lotus) et une chandelle à la main. Le tout pourra vous sembler quelque peu désorganisé; en fait, chacun fait comme bon lui semble. Les offrandes – que vous pourrez acquérir à l’entrée des principaux temples pour une poignée de bahts – sont ensuite déposées sur l’autel. C’est ainsi que les dévots prennent refuge dans les Trois Joyaux du bouddhisme que sont le Bouddha, le Dhamma (l’ensemble des enseignements) et la Sangha (la communauté des disciples), symbolisés par les trois bâtons d’encens. Ce rite – le wian thian (เวียนเทียน) – ressemble à s’y méprendre à celui effectué durant une autre célébration bouddhiste, Makha Bucha. On vous a d’ailleurs résumé toutes les fêtes bouddhistes dans Chiang Mai De-ci De-là – Le Guide.
Indubitablement, la célébration la plus spectaculaire ici à Chiang Mai est le pèlerinage nocturne au haut du Doi Suthep, montagne tutélaire de la ville, qui a lieu chaque année la veille du jour du Vesak. Ce sont plus de 50 000 dévots qui grimpent, à pied et de nuit, vers le temple éponyme, en guise d’acte méritoire3. Un événement qui marque toute personne qui le réalise. Cette année 2020, il devait avoir lieu le mardi 5 mai 2020 mais il a lui aussi été annulé; nous en parlons dans cet article. Un pèlerinage que certains dévots effectuent également en journée le lendemain, jour du Vesak donc.
Tous les temples bouddhistes de Thaïlande ou presque célèbrent Wisakha Bucha. Occasion d’y voir de belles cérémonies à l’image de celle-ci qui enlumine le Wat Maheyong à Ayutthaya (วัดมเหยงคณ์).
Chiang Mai n’est pas en reste. Vous pouvez ainsi vous rendre dans le temple de votre choix, tôt le matin pour les offrandes matinales et ensuite en soirée pour la cérémonie circumanbulatoire. Ce jour-là, les dévots s’habillent bien souvent de blanc. En tant que touriste, vous privilégierez sans doute les plus populaires des temples (la position Google Maps vous est donnée en cliquant sur le nom des temples cités ci-dessous). Quoi qu’il en soit, s’agissant d’une fête qui tombe durant la basse saison touristique, l’authenticité de la cérémonie est quasi assurée.
Ainsi, beaucoup de dévots se rendront au Wat Phra Singh Woramahawihan (วัดพระสิงห์วรมหาวิหาร, le temple le plus vénéré de la ville), au Wat Chedi Luang Worawihan (วัดเจดีย์หลวง, avec son immense chedi en parti détruit et dont l’entrée est gratuite à cette occasion), au Wat Phan Tao voisin (วัดพันเตา, un petit temple qui aime à mettre en avant ses moinillons à l’occasion des diverses fêtes bouddhistes, ce qui donne des clichés très photogéniques, notamment lors de la Fête des Lumières, le Loi Kratong) ou encore au Wat Chiang Man (วัดเชียงมั่น, plus ancien temple de Chiang Mai). Ces quatre temples sont tous situés à l’intérieur de la cité historique (« le carré »).
Programme 2019 du Wat Suan Dok à l’occasion de Wisakha Bucha
On vous en conseille d’autres où la ferveur religieuse est tout autant palpable : le Wat Jed Yod(วัดเจ็ดยอด), sur la route du Doi Suthep, ou presque (offrandes aux moines à 6h et circumambulation nocturne à 19h), le Wat Lok Moli (วัดโลกโมฬี) et son superbe viharn en bois, ou encore le Wat Suan Dok (วัดสวนดอก), siège des tombeaux royaux du Lanna. Vous devrez forcément faire un choix car toutes ces cérémonies se déroulent peu ou prou au même moment, à la nuit tombée. Soyez-y vers 18h (les célébrations se passent entre 18h et 20h).
Traditionnellement, lors du Vesak, les membres de l’ethnie shan ou thai yai – et ils sont nombreux à Chiang Mai – revêtent leur habit national en se rendant au temple ce jour-là.
Wisakha Bucha 2020 annulé !
La pandémie du Covid-19 qui touche le monde entier a une néfaste conséquence sur le Vesak en cette année 2020 : les festivités dans les temples ont purement et simplement été annulées ! Alors bien sûr il y aura de toute façon quelques dévots qui seront là malgré tout, à effectuer leurs trois circumambulations munis de leurs trois bâtons d’encens, de leur bourgeon de lotus et de leur chandelle à la main. Mais les festivités traditionnelles sont interdites. Le fait que les temples ferment leurs portes habituellement à la tombée de la nuit aidera à respecter cette interdiction.
La technologie vient cependant à la rescousse. Il est par exemple proposé à tout bouddhiste désirant effectuer ses trois circumambulations de le faire… virtuellement ! Une application ad hoc a été conçue (elle a sa page Facebook). Il s’agit de créer un avatar à votre image qui tournera trois fois autour d’un ubusoth. Et comme tout est en thaï et qu’il vous sera difficile de vous y retrouver, on vous offre les images et même la vidéo.
Autre initiative moderne, la diffusion des sermons en direct, bien souvent sur les réseaux sociaux. Ce sera par exemple le cas du Wat Bowonniwet Vihara, situé à Bangkok. Sermon diffusé le mardi 5 mai 2020, à partir de 18h puis le mercredi 6 mai 2020, le jour du Vesak : célébration matinale dès 6h comme si vous y étiez, puis la cérémonie principale en compagnie des moines du temple dès 19h et enfin la diffusion des divers sermons la nuit durant, le premier à 21h (ceci sans interruption jusqu’à l’aube du jeudi 7 mai 2020 via cette page Facebook).
Quoi qu’il en soit, cela n’a point empêché la cérémonie traditionnelle d’accueil de l’eau lustrale royale au temple du Doi Suthep. Une cérémonie où, cette année exceptionnelle, seules les instances officielles étaient conviées en fin d’après-midi : le Gouverneur de la province, reçu par le vénérable responsable de ce temple, monastère le plus vénéré du nord thaïlandais (photos ci-dessous, source). Une eau également distribuée au Wat Chom Thong (วัดจอมทอง) – connu pour ses cours de méditation – et au Wat Phra That Doi Saket (วัดพระธาตุดอยสะเก็ด), à l’est de Chiang Mai.
Réception de l’eau lustrale royale au temple du Doi Suthep
Vous l’aurez compris – à défaut de l’avoir vu sur place – ce Vesak 2020 a donné lieu à une ambiance très particulière dans tous les temples…
Édition 2019
De quelques autres cérémonies qui se sont déroulées l’année dernière…
Nous ne saurions que trop vous recommander ces trois autres événements religieux, hors des sentiers battus. À commencer par celui qui a lieu ce samedi 18 mai 2019 sur la route culturelle de l’Université de Chiang Mai (CMU) qui mène au Wat Fai In (วัดฝายหิน). 107 moines recevront les offrandes des fidèles dès 6h45 (si vous en ferez de même, privilégiez les dons de riz). La ronde nocturne autour du temple aura lieu, elle, à 19h. Bande-annonce et programme complet (en thaï cependant).
Le Wat Phra That Doi Saket (เชิงบันไดนาควัดพระธาตุดอยสะเก็ด), à l’est de Chiang Mai, est facile à reconnaître, perché sur sa colline. C’est là qu’aura lieu une cérémonie originale – avec un grand défilé en matinée – dont le programme est le suivant, samedi 18 mai 2019, jour du Vesak :
6h30 : grande marche de charité en faveur des anciens;
7h39 : enchâssement des reliques anciennes dans le monument de la statue du Bouddha;
8h30 : réunion des participants au bureau du district et à l’école Ban Choeng Doi;
9h19 : cérémonie d’accueil de l’eau lustrale royale;
10h39 : défilé du Wat Phra That Doi Saket au Phra Chedi Phra Khsa That Lankhong;
11h30 : offrande de nourriture aux moines;
19h30 : prières et méditation;
20h30 : circumambulation (la cérémonie se termine vers 21h30).
Mais la cérémonie sans doute la plus originale du nord de la Thaïlande aura lieu à Phayao, une chouette halte lacustre offrant une très belle – et trop méconnue – Riviera, chef-lieu de la province éponyme. Cela se passe précisément au Wat Tilok Aram (วัดติโลกอาราม), site semi-submergé au milieu du lac, un temple appelé également Wat Klang Nam (วัดกลางน้ำ). Au programme samedi 18 mai 2019 :
À 6h, les dévots qui se seront levés tôt pourront accumuler des mérites3 en offrant de la nourriture à 109 moines bouddhistes.
À 17h a lieu une cérémonie d’ouverture alors que la circumambulation est prévue à 18h.
Vous l’aurez deviné, le tout nécessite de s’y rendre en barques (le ticket est bon marché, THB 30.- au plus) et c’est ce qui fait toute l’originalité de cette cérémonie que nous vous recommandons chaudement. On vous a déjà donné tous les détails pour rejoindre Phayao depuis Chiang Mai dans cet article. Et l’on vous offre en prime la vidéo de cet événement à nul autre pareil :
Revenons à Chiang Mai car, comme à leur habitude, les centres commerciaux ne manquent pas de célébrer le Vesak eux aussi, aimantant leurs clients ce samedi 18 mai 2019 – après tout, ne sont-ce pas des temples de la consommation (ou du consumérisme, comme dirait un ami sociologue) ? Bien qu’il s’agisse d’un jour férié, dits centres restent ouverts tous les jours de l’année (en 2020, ils sont cependant fermés durant la pandémie du Covid-19) !
Le centre commercial MAYA (เมญ่า) n’est pas en reste : le même nombre de moines attend les offrandes des dévots à 8h. Événement FB.
Il arrive parfois que le jour du Vesak et d’autres célébrations religieuses se télescopent. Ce fut le cas en 2018 au Wat Ket Karam (วัดเกตการาม), ici en ville de Chiang Mai, avec la cérémonie du bain rituel de son chedi. Rien de cela cette année puisque ce temple n’organise que des offrandes aux moines à 7h et la circumambulation rituel à 20h ce samedi 18 mai 2019. En revanche, le faste sera de la partie du côté de Lamphun avec une même cérémonie, plus grandiose cependant : le bain rituel du chedi du Wat Phra That Haripunchai. Ce sont là des occasions de fêter Wisakha Bucha de façon plus somptueuse. Aucun regret à y aller, foi de Chiang Mai De-ci De-là 😏
Pour celles et ceux qui s’intéressent à la langue thaï, sachez que วัน (wan) signifie jour, วิสาข (wisakha) jour de pleine lune et บูชา (bucha) adorer, chérir, vénérer. Le jour du Vesak (วันวิสาขบูชา, wan wisakha bucha) est donc un jour d’adoration de la pleine lune, ici le 6e mois lunaire. Le nom de ce mois en langue thaïlandaise est วิสาขมาส (wisakhamat). On parle également de wan phra yai (วันพระใหญ่ en thaï), soit le plus grand jour bouddhiste. Quoi qu’il en soit, rappelez-vous qu’il s’agit donc là de la fête commémorative la plus importante des bouddhistes.
Pour parler du seigneur Bouddha, les Thaïlandais diront phra phut tha chao (พระพุทธเจ้า). Et le jour du Vesak commémore tant sa naissance (ประสูติ, phra sut), son illumination (ตรัสรู้, tratsa ru) que son « extinction définitive », le nibbana ou pari-nirvana (ปรินิพพาน, pari nipphan). Et voici les termes spécifiques des rites liés, entre autres célébrations bouddhistes, au Vesak, et dont nous avons parlés en début d’article. Il s’agit donc d’accumuler des mérites3 (ทำบุญ, tham bun), notion plus que chère aux yeux des bouddhistes thaïlandais, à travers
Tak bat (ตักบาตร) : offrir de la nourriture aux moines;
Fang tham (ฟังธรรม) : écouter l’enseignement bouddhiste (concrètement le sermon)
Ploi nok (ปล่อยนก) et ploi pla (ปล่อยปลา) : remettre en liberté des oiseaux (นก, nok) ou des poissons (ปลา, pla), dans le but de se débarrasser du mauvais karma..
Quant aux fameuses circumambulations autour des sites sacrés, on parle de wian thian (เวียนเทียน), littéralement tourner autour avec une bougie.
La Journée du Vesak a été proclamée en 1999 par les Nations Unies pour saluer « la contribution que le bouddhisme, l’une des plus vieilles religions du monde, apporte depuis plus de 2 500 ans et continue d’apporter à la spiritualité de l’humanité ». Grâce à une résolution de l’ONU, elle est célébrée sur le plan international au siège de l’Organisation des Nations Unies. Et c’est la seule fête à caractère religieux qui a droit à cet honneur. En guise de remerciement, la Thaïlande, entre autres pays, a transféré douze de ses ossements – des saintes reliques – au siège des Nations Unies, à New York. Le Vesak est un symbole fédérateur du bouddhisme, au même titre que le drapeau bouddhique ci-contre. Contrairement à l’année dernière où une célébration de la Journée du Vesak a eu lieu le 23 mai 2019 à la Maison de l’Unesco, à Paris, cette institution n’organise rien de tel cette année (sans doute en lien avec la pandémie du Covid-19).
Annulée également la Fête bouddhique du Vesak organisée sous l’égide des Nations Unies. En 2019, a eu lieu du 12 au 14 mai au Vietnam et était placée sous le thème « L’approche du bouddhisme à l’égard du leadership mondial et du partage de la responsabilité pour une société durable ». Le Courrier du Vietnam en a parlé à l’occasion des préparatifs et de l’ouverture de cet important événement international qui a attiré près de 10 000 participants, dont 1 500 dignitaires, dirigeants de mouvements bouddhistes, universitaires et chercheurs de 100 pays et territoires du monde entier. L’organe central du Parti communiste du Vietnam y était aussi allé de son communiqué.
« À l’heure où l’intolérance monte et où les inégalités se creusent, le message de non-violence et de dévouement du Bouddha résonne plus fort que jamais. »
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU (2019)
Les différents courants bouddhistes n’ont pas d’organe central les représentant, à l’image du Saint-Siège pour l’Église catholique romaine où règne le Pape. Le Vatican adresse d’ailleurs chaque année un message d’amitié à l’occasion du Vesak à travers son Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux (messages 2020 et 2019). Néanmoins, des membres de toutes les écoles bouddhistes sont actifs au sein de l’Organisation mondiale des bouddhistes (WFB – World Fellowship of Buddhists). Fondée en 1950 à Sri Lanka, elle a son siège en Thaïlande. Assurant l’unité entre bouddhistes, elle propage la sublime doctrine du Bouddha et travaille au bonheur, à l’harmonie et à la paix sur Terre (mais est très peu active sur son site web).
Impossible ici de répertorier toutes les célébrations de par le monde (un travail vain en cette année de pandémie) ! L’année dernière le Centre Bouddhique International attendait ses sympathisants à la grande Pagode du Bois de Vincennes, à Paris donc, pour célébrer Vesak. Divers temples de Toronto, au Canada, devraient aussi marquer l’événement, le samedi 30 mai 2020 en l’occurrence, mais on ne sait s’il pourra effectivement avoir lieu (site web et page Facebook). Les bouddhistes de Suisse romande, terre d’accueil de moult courants bouddhistes, célébrent eux aussi ce jour sacré mais plus discrètement. Comme le font les bouddhistes indonésiens, ici à Borobudur (très beau reportage vidéo du magazine GEO).
Pour aller plus loin – Conseils de lecture
Peut-être que la pratique du bouddhisme vous attire. Si tel devait être le cas, le mieux est d’entamer une retraite dans un temple (celle de 10 jours a les faveurs de nombreux adeptes). Nous consacrerons un jour un article à cette pratique. À défaut, commencez donc par lire des ouvrages en lien avec le bouddhisme, une religion qui, sans être prosélyte, attire beaucoup de sympathisants occidentaux. On vous conseille ici quelques lectures introductives, omettant volontairement les ouvrages faisant référence à d’autres écoles du bouddhisme, telle le Véhicule du Diamant cher aux Tibétains ou le zen que pratiquent les Japonais.
Il nous semble intéressant de savoir comment se vit le bouddhisme au quotidien. Et qui mieux que Fabrice Vidal sait transmettre et son expérience et ses connaissances ? Comment être bouddhiste ? C’est là le titre d’un livre que nous vous recommandons. Vous pourrez ensuite poursuivre avec le coffret Pratique de la méditation (il contient un livre, un CD audio et un DVD). Dans le 3e ouvrage présenté ici, Fabrice Midal nous parle de son expérience – ce que vingt-cinq ans de méditation lui ont appris. Un livre au très beau titre : Frappe le ciel, écoute le bruit.
Le bouddhisme côté pratique
Ce sont là des références destinées aux personnes désirant s’initier au bouddhisme (et non pas à celles déjà versées dans la pratique). On se permet tout de même de vous rappeler que le propre du bouddhisme est la méditation. Vous pouvez lire tous les livres que vous voulez, votre connaissance du bouddhisme ne sera qu’intellectuelle. Or, l’essence même du bouddhisme est d’oublier tout savoir et de pratiquer la méditation. Ceci afin d’atteindre l’Éveil.
Journée nationale de l’Arbre
Sachez encore qu’en Thaïlande le Jour du Vesak coïncide avec la Journée nationale de l’Arbre (ou Jour de l’Arbre, Arbor Day en anglais, วันต้นไม้แห่งชาติ en thaï). Une célébration où les habitants sont invités à planter ou à entretenir des arbres. C’est là un sujet fort intéressant au royaume de Thaïlande, pays animiste s’il en est, car beaucoup d’arbres sont sacrés. Nous vous promettons d’y consacrer un article à part entière dans le futur.
En attendant, le jardin botanique de la reine Sirikit (QSBG – Queen Sirikit Botanic Garden, สวนพฤกษศาสตร์สมเด็จพระนางเจ้าสิริกิติ์), à Mae Rim, ne manque pas de marquer cette journée en plantant des arbres.
JOURNÉE NATIONALE DE L’ARBRE Département Royal des Forêts sur Facebook et sur le web. Site web consacré à la plantation d’arbres (mais tout est en thaï hélas).
Et en ce soir de Vesak, vous n’oublierez pas de lever votre regard et de jeter un œil au magnifique spectacle que vous offre cette nuit de pleine lune. C’est avec un sentiment de paix que l’on vous quitte, espérant que les bienfaits de ce jour du Vesak se répandent au loin, éternellement 🙏
LES FÊTES BOUDDHISTES CÉLÉBRÉES EN THAÏLANDE ● La plus importante d’entre elles, le jour du Vesak (wisaka bucha), qui tombe généralement en mai. On y commémore à la fois la naissance, l’illumination et l’extinction définitive du Bouddha historique. ● Entre mi-février et début mars, c’est makhabucha où deux autres événements de la vie du Bouddha sont célébrés, notamment son premier sermon. ● Autres moments-clés de l’année bouddhique, survenant généralement à fin juillet, durant la saison des pluies, asanhabucha & khao phansa, la retraite monastique, appelée par erreur ou commodité « carême bouddhiste ». ● Trois mois lunaires plus tard (généralement en octobre, après la saison des pluies), ok phansa, la fin de cette retraite des moines. Avec, le lendemain, une cérémonie spectaculaire, tak bat thewo, des offrandes matutinales à des moines en fille indienne. ● Cette fin de retraite monastique est suivie par une période d’un mois où se font des offrandes de nouvelles robes aux moines, thotkathin (ou kathina avec ses cérémonies à Chiang Mai).
Ce sont là les principales fêtes en lien avec le bouddhisme Theravāda, le courant largement majoritaire au royaume. En Thaïlande, elles donnent lieu à des jours fériés où la vente d’alcool est interdite.
1 Qui peut aussi s’écrire Vesakh ou Wesak. En anglais, on parle de Buddha Day ou encore de Buddha Purnima, Buddha Jayanti et, plus spécifiquement en Thaïlande, de Wisakha Bucha Day (orthographe selon le RTGS – Système général royal de transcription du thaï), souvent écrit cependant Visakha Bucha (ou Puja).Vesākha est le terme pali (ou pāli), langue indo-européenne parlée autrefois en Inde. Les premiers textes bouddhiques, tipitaka, sont conservés dans cette langue, qui est utilisée encore aujourd’hui comme langue liturgique dans le bouddhisme theravada, le courant majoritaire ici en Thaïlande. En sanskrit, on écrira Vaiśākha. Toutes ces dénominations correspondent à la même fête (Wikipédia en dresse un panorama plus complet). 2 Source : Continents Insolites 3 Sur cette notion de mérite, on vous renvoie aux érudites explications d’Odon Vallet, historien des religions, reprises dans notre article Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et feu en l’honneur du Bouddha. 4Anagaarika : laïc vêtu de blanc qui vit généralement dans un monastère, observant les huit Préceptes. Outre sa propre pratique méditative, il aide les moines ou les nonnes dans certaines tâches. On le nomme “postulant” car c’est, en règle générale, le stade préparatoire à l’ordination monastique (BuddhaLine).
C’est chaque année le même dilemme : qui, de Miss Chiang Mai ou de Miss Grand Chiangmai est la plus belle ? Vous savez en effet que la Thaïlande compte moult concours de beauté et ce dernier, Miss Grand Thailand, est un concours récent – il a été lancé en 2013 seulement – qui élit la plus belle parmi 77 Thaïlandaises, une par province. Le 25 avril dernier s’est donc déroulée la soirée désignant la représentante de la Rose du Nord à ce concours de beauté, soit Miss Grand Chiangmai 2019.
20 candidates pour le titre
Tout un chacun pouvait admirer les 20 candidates briguant ce titre convoité et voter pour la plus belle d’entre elles (autres photos d’arrière-scène ici ou encore en maillot de bain). Contrairement à l’année dernière où l’élection s’est déroulée en public sur l’esplanade du Central Festival Chiangmai, c’est cette fois-ci le Chiangmai Grandview Hotel qui a accueilli l’événement en son sein. Les chanceux qui y ont participé ont ainsi pu voir défiler les Miss vêtues de costumes spécialement conçus pour l’occasion, costumes qui reflètent l’identité du nord thaïlandais, le Lanna. Et cette année, le thème en était Les nuances de Chiang Mai (Shades of Chiang Mai en anglais).
Les dauphines
Qui donc a succédé à Miss Grand Chiangmai 2018, Mlle Ornchada Chaiyasarn (นางสาว อรชดา ไชยสาร), de son petit nom Yaimai (elle qui avait 20 ans et que vous pouvez suivre sur sa page Facebook) ? Avant de vous dévoiler l’heureuse élue, faisons connaissance avec ses dauphines.
C’est Litchi qui a failli gravir la première marche du podium. De son vrai nom Annasha Ketsilah, la candidate no 8 a 27 ans, mesure 1m72 pour 56 kg. Elle n’a pas tout perdu puisque cette première dauphine obtient le titre de Miss Photogénique. Retrouvez son joli faciès sur sa page Facebook.
La seconde dauphine est la candidate no 15, Mlle Benjanart Aksornsri (appelez-là Nook) : 23 ans, 1m67 pour 49 kg. Sa page Facebook vous permet d’admirer son joli minois.
Et il y a même deux troisièmes dauphines ! La première s’appelle Porntipa Sodsai et était la candidate no 3. Nice – c’est là son surnom, à prononcer à l’anglaise – a 20 ans, atteignant presque 172 cm pour 54,4 kg (on sait être précis en Thaïlande). Elle aussi est active sur Facebook. Et la seconde porte le nom de Jaruwan Wongkampa. Jane est plus facile à retenir, candidate no 20 qui a 26 ans, mesure 1m68, pesant 52 kg. Comme toute Miss qui se respecte, elle est également sur Facebook.
Foin de dauphines ! Passons donc aux choses sérieuses avec Miss Grand Chiangmai 2019, un titre qui, cette année, a été attribué à… Jenny (ou Jannie, เจนนี่ en thaï), Mlle Narumon Khamphan (นฤมล คำพันธ์), candidate no 7 (#MGCM07, sa page Facebook indique Jaruwan Wongkhampa). Du haut de ses 21 ans, elle atteint presque 173 cm et la balance la gratifie de 54 kg. 33-25-36, ce sont là ses mensurations américaines, en pouces donc, soit 84 centimètres de tour de poitrine, 64 centimètres de tour de taille et 91 centimètres de tour de hanches. À 2 cm de tour de poitrine près, ce sont les mêmes mensurations que sa devancière. Comme bien souvent, nous avons à faire à une étudiante; Jenny potasse le business aérien à l’université Suan Dusit (SDU). Les puristes du Lanna crieront au scandale puisqu’elle nous vient non pas de la province de Chiang Mai mais de Samut Prakan, province côtière au sud de Bangkok, là où elle est née. Elle habite Chiang Mai, obvie.
On dira de Jenny qu’elle a fait l’unanimité puisque ce ne sont pas moins de quatre autres titres qu’elle a ravis : meilleure performance (Best Performance), meilleur teint (ou peau parfaite – Best Perfect Skin – et Bouddha sait que le teint en Thaïlande est un critère de beauté parmi le plus important si ce n’est le plus important), meilleure coiffure (Best Perfect Hair) et enfin Miss Grand Étoile Montante (Miss Grand Rising Star Chiang Mai).
Et qu’a donc gagné Miss Grand Chiangmai 2019 ? Aux THB 100’000 en espèces, s’ajoutent la couronne « ICONIC Crown » d’une valeur de THB 400’000, une voiture offerte par Toyota Rich et d’autres prix d’une valeur supérieure à 2 millions de bahts. Elle ne sera donc pas démunie en représentant la province de Chiang Mai au concours de beauté national Miss Grand Thailand 2019 qui aura lieu le 13 juillet 2019 à Bangkok. Son numéro de candidate est déjà connu : #MGT14. Il vaut donc la peine de la suivre sur sa page Facebook. On vous tiendra bien entendu informé, tant ici que sur notre propre page Facebook.
Vous pouvez revoir cette soirée de gala (vidéo en fin d’article). Et si cela ne devait pas suffire, admirez donc les photos du magazine Hallo Chiangmai ou encore celles officielles publiées par Miss Grand Thailand. Par ailleurs, le photographe David Ryo a eu fin nez avec le modèle qui l’a emporté puisque Jenny a posé pour lui avant son couronnement. Et le résultat final est splendide (séance photo). Un photographe qui ne pouvait manquer cette soirée The Iconic 2019; il en a tiré de bien beaux clichés.
Signalons enfin que la Miss la plus populaire a été Mlle Milin Phokinyinkm, candidate no 6. On vous laisse découvrir Milin en photo.
Si la brève présentation vidéo ci-dessous ne devait pas vous satisfaire, revivez en vidéo les meilleurs moments de Jenny, Miss Grand Chiangmai 2019, en cliquant ici.
La promotion de Chiang Mai
Vous savez que les concours de beauté sont légion ici en Thaïlande; les Thaïlandais en raffolent – et c’est un euphémisme. Qu’on les apprécie ou non, ils sont aussi l’occasion d’attirer l’attention sur des attractions touristiques locales. Ainsi, les candidates de Miss Grand Thailand étaient venues à Chiang Mai en l’an 2017, ce qui fut une magnifique occasion de promouvoir dans tout le royaume les diverses attractions de la ville, embellies par ces beautés féminines.
Le concours provincial Miss Grand Chiangmai 2019 a ainsi mis en avant quelques lieux emblématiques de la Rose du nord qu’il vaut la peine de visiter. On pense ici au Wat Suan Dok, un temple qui abrite les restes des descendants de la famille royale du Lanna (et où les Miss étaient protégées du soleil par les fameuses ombrelles du Lanna), au palais Dara Pirom, reine du Lanna, un musée sis à Mae Rim, à la place des Trois Rois (une place dont on vous a déjà parlée en détail ici), au tant décrié Tiger Kingdom, ou encore au Musée de la soie de San Kamphaeng.
Les sponsors de la manifestation ont pu profiter de la présence des Miss dans leur entreprise respective : au Warm Up cafe qui anime les nuits chiangmaiennes depuis des lustres, au Level 9 Rooftop Bar, autre adresse nocturne, au salon de coiffure 65 Hair Studio, de même que chez Toyota Rich.
Miss Grand Thailand est l’un des plus importants concours de beauté organisés en Thaïlande au niveau national. Vous pouvez suivre cet événement sur le web, sur Facebook, sur YouTube et sur Instagram. Deux groupes Facebook qui lui sont consacrés sont animés par des membres passionnés : Miss Grand Pageant Group et Miss Grand Pageant Insider. Wikipédia vous en dit plus (mais uniquement en langue thaï).
Lisez donc tous nos articles consacrés à Miss Grand :
Et comme il n’y en a souvent que pour les hommes, terminons ici avec la mention d’un autre concours de beauté organisé cette même semaine à Chiang Mai et qui couronnera… un homme cette fois-ci ! On parle de Mister Model International, un concours de beauté qui attire les mâles d’un peu partout (10 nationalités sont représentées, dont la Belgique, l’Espagne, l’Équateur, la Thaïlande bien sûr, l’Indonésie ou encore le Mexique). Leur costumes nationaux ne sont pas tristes ! Le candidat philippin semble le plus populaire… Jetez donc un œil sur les candidats en maillot de bain, des hommes au corps d’Apollon. Miss Grand Chiangmai 2018, Yaimai, était aux premières loges; elle s’affiche d’ailleurs avec le bellâtre des Îles Samoa. Au final, l’heureux élu est Señor Sergio Ayala qui nous vient d’Espagne. C’est donc lui qui a été couronné Mister Model International 2019 – si tant est qu’on puisse parler de couronnement pour un homme.
Mister Model International sur Facebook et sur le web.
En cadeau-bonus, la vidéo complète de la soirée d’élection de Miss Grand Chiangmai 2019 (vous pouvez également la visionner sur Facebook en cliquant ici). On vous donne donc rendez-vous en juillet pour l’élection de Miss Grand Thailand.