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Rachaphruek. Chiang Mai en jaune !

C’est un émerveillement floral qui se produit annuellement à deux reprises : Chiang Mai, entre autres régions de Thaïlande, se pare de jaune durant la floraison du cotonnier jaune (qui annonce la fin de la saison froide, en février) et durant celle, plus abondante encore, de l’arbre rachaphruek1, qui a lieu en avril et annonce ainsi Songkran, le Nouvel An thaïlandais, fêté à mi-avril.

On vous parle aujourd’hui de l’abondante floraison du rachaphruek, un arbre venu d’Asie du Sud qui s’est parfaitement adapté au climat siamois. L’on vous dévoile notamment les endroits où vous pouvez admirer cette féerie choyée des photographes, au mois d’avril.

Majestueux cassier en fleur en ville de Chiang Mai © Facebook – Thinapob Proongsak

Un brin de botanique

Rachaphruek correspond à l’arbre cassia fistula dont les noms communs sont le cassier, le faux séné ou encore le faux caroubier. Une plante qui produit de magnifiques fleurs jaunes; ce qui explique son autre nom populaire, surtout en anglais, l’averse dorée ou la douche d’or (Golden Shower). Certains songent au mimosa à la vue de ces longues grappes de fleurs couleur citron.

Ne manquez pas la floraison du cassier, au mois d’avril !

© Facebook – Thailand Festival

Les feuilles caduques de cet arbre mesurant entre 10 et 20 mètres de haut sont masquées un mois durant par ses fleurs, produites en grappes pendantes de 20 à 40 cm de longueur. Une fois ses fleurs fanées tombées au sol, l’arbre laisse voir ses fruits, de longues gousses pendantes, brun sombre, mesurant de 30 à 60 cm de longueur et 2 à 2,5 cm de largeur. Elles émettent une odeur âcre et contiennent de 40 à 100 graines brun luisant, aplaties et de forme elliptique (attention, elles sont toxiques). Avouons que sans fleurs, cet arbre perd de sa superbe (et le fruit en question a plutôt tendance à l’enlaidir). Wikipédia vous en dit plus encore, en évoquant ses stipules, ses folioles, ses pédicelles, ses calices, ses sépales, ses corolles, ses étamines, ses pétales, ses anthères, ses ovaires, ou encore ses stigmates.

En Inde, c’est un arbre utilisé dans la pharmacopée ayurvédique, la pulpe du fruit sert par exemple comme léger laxatif. Son écorce contient des tanins permettant de produire une teinture rouge. Ici en Thaïlande, les anciens utilisent ses fleurs pour décorer leur coiffure; vous verrez également des danseuses traditionnelles en arborer. Dans les temples, la fleur rachaphruek est souvent déposée au pied des statues du Bouddha.

Cet arbre ne doit pas être confondu avec un arbrisseau qui donne lui aussi des fleurs jaunes et que les anglo-saxons appellent le cotonnier jaune (yellow cotton tree, สุพรรณิการ์ en thaï (suphannika), de son nom scientifique Cochlospermum regium). Originaire d’Amérique du Sud et devenu courant dans le Sud-Est asiatique, il fleurit généralement dès le mois de février, et ce jusqu’en avril (vidéo). Vous en trouverez notamment au parc Singha, à Chiang Rai, ce qui donne lieu à des photos romantiques.

Autre arbre offrant une floraison jaune, fleurissant, lui, dès la fin du mois de février : Handroanthus chrysanthus, un arbre rustique venu d’Amérique du Sud. Les Thaïlandais l’appellent เหลืองอินเดีย (lueang india), soit l’arbre indien jaune. Et lorsqu’il fleurit au bord des routes, beaucoup s’y arrêtent pour prendre des photos. Il y en a dans le district de Sansai, sur l’axe routier 1414, au nord de Chiang Mai, qui se termine à un carrefour d’où l’on rejoint Pai, dans la province de Mae Hong Son (route 1095).

Rachaphruek, un arbre sacré en Thaïlande

Il existe différentes appellations en fonction des régions du royaume. Ainsi, le terme officiel rachaphruek est-il remplacé par khun (คูณ), un nom plus facile à retenir. Ici au nord, l’arbre est aussi appelé lom laeng (ลมแล้ง). Au sud du pays, on parlera plus volontiers de lak kluea (ลักเกลือ) ou lak khoei (ลักเคย). Quel qu’en soit le nom, la vue de cet arbre flamboyant enjaunira votre quotidien.

Vous l’aurez compris, en pays Lanna et comme dans tout le royaume, c’est un arbre sacré. Sa couleur jaune correspond à la couleur du lundi en Thaïlande, jour-anniversaire du défunt roi Bhumibol le Grand (et accessoirement aussi celui de son fil, S.M. Rama X, le roi régnant). Les observateurs les plus imaginatifs voient dans le pollen du cassier le chiffre 9 en écriture thaï (๙), un chiffre porte-bonheur qui renvoie au roi Bhumibol le Grand, Rama IX… Notez que la reine douairière Sirikit a elle aussi sa fleur fétiche, le lilas des Indes. Une fleur dont nous vous reparlerons.

Par ailleurs, le jaune correspond à la couleur du bouddhisme thaïlandais. La fleur du cassier est de facto la fleur nationale de la Thaïlande (voulu depuis l’année 1963, ce titre n’est officiel que depuis le 26 octobre 2001). Les plus hardis des Thaïlandais voient dans la floraison simultanée des cassiers un symbole de l’unité et de l’harmonie du peuple thaïlandais…

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Où admirer ces explosions florales ?

La croissance du cassier étant meilleure en plein soleil, d’autant qu’il tolère la sécheresse, il s’agit d’une espèce souvent plantée à des fins ornementales, que ce soit dans les villes ou le long des axes routiers. Si vous êtes en Thaïlande au mois d’avril – ce qui vous permet d’y fêter le Nouvel An – vous verrez forcément ces arbres habillés de jaune.

En ville de Chiang Mai

La Rose du Nord n’est pas avare de cassiers (ses nombreux autres arbres constituent d’ailleurs une de ses agréables caractéristiques parmi d’autres). Avant d’entrer dans la Cité historique (« le carré »), généralement par la porte Tha Pae2 (ประตูท่าแพ), n’hésitez à vous promener le long des douves pour assister à ce spectacle floral qui ravira vos yeux. Les cassiers sont nombreux tout autour des remparts historiques de la Cité fortifiée, et plus encore dans la partie nord (vidéo); ainsi, la splendeur de leur floraison se reflète dans l’eau des douves et permet de très beaux clichés. Des fleurs qui recouvrent nonchalamment ces remparts protégés, ajoutant une note poétique.

Vous avez également quelques cassiers plantés aux abords du pont de fer (l’Iron Bridge, ขัวเหล็ก สะพานเหล็ก) qui amplifient sa touche romantique durant le mois d’avril. Quelques rues sont elles aussi bordées par cet arbre vous permettant d’y voir une averse d’or; signalons à titre d’exemple la route Rattanakosin, de part et d’autre du pont éponyme.

Et comment ne pas citer le parc Royal Flora, à l’extérieur de la ville, au pied du Doi Kham, lui qui porte précisément le nom de cette fleur, Rachaphruek (อุทยานหลวงราชพฤกษ์, le parc a opté pour la translittération Rajapruek). Créé à l’occasion d’une exposition horticole internationale organisée en 2006 en l’honneur du précédent roi, feu Bhumibol le Grand.

Il y a là plusieurs cassiers qui feraient presque oublier la présence d’une magnifique serre aux orchidées. Inutile de préciser que le logo du parc est précisément une fleur rachaphruek. Un parc dont on vous conseille vivement la visite, que ce soit durant la floraison des fleurs de cassier – en avril, rappelons-le – ou durant n’importe quelle autre période de l’année. On vous l’a déjà présenté dans notre article Le Royal Flora en fête.

En province

Mais peut-être aurez-vous déjà admiré le spectacle des fleurs de ces arbres en arrivant à Chiang Mai par le train (ou en quittant la ville en chemin de fer). Le long de la voie ferrée – qui se parcoure également en voiture, en moto ou en vélo – quelques arbres cassia fistula agrémentent le parcours entre Lamphun et Chiang Mai. Lamphun est par ailleurs une province qu’on vous conseille vivement de visiter, vous proposant d’intéressantes attractions et des festivals qui n’en sont pas moins (Festival du Longan, Festival Salak Yom…).

Au sud de Chiang Mai, dans le district de Hang Dong, des cassiers égaient la highway 2001 sur 200 mètres. En partant depuis le marché Nam Thong (ตลาดสด น้ำโท้ง), au bord de la rivière Ping, suivez cette route 2001 vers l’ouest, en direction de Ban Tawai, le fameux village des artisans (emplacement Facebook). En avril, tout est enjauni. Vous pourrez ensuite rejoindre le parc Royal Flora, plus au nord (voir ci-dessus).

Mae Taeng, au nord de la ville, vous permet de jouir de deux munificences simultanées: un temple bouddhiste splendide ouvert l’année durant, le Wat Ban Den (que nous aimons surnommer malicieusement « Le Vatican du bouddhisme »), et un tronçon enjauni par les cassiers au mois d’avril. Après la route 107 – celle partant de Chiang Mai en direction du nord – prenez la très belle route de campagne no 3038 et l’explosion florale des cassiers vous apparaîtra soudain. C’est dans cette aire qu’est organisée chaque année à fin décembre une chouette foire d’hiver avec une exposition florale que ne manquent en aucun cas les habitants de toute la province et au-delà. On parle bien sûr de la Foire d’Hiver de Muang Kaen.

D’ailleurs, si vous vous rendez à Mae Taeng par la route 107, peu avant Mae Rim, vous aurez au préalable pu admirer les cassiers en fleur en face du bâtiment provincial des impôts (สำนักงานสรรพากรพื้นที่เชียงใหม่ 2), sur votre gauche juste après la grande intersection.

On vous le signale sans faire d’amalgame : si vous avez prévu de vous rendre à Samoeng en mars – la boucle est fameuse depuis Chiang Mai – ne manquez alors pas d’admirer la floraison des cotonniers jaunes (suphannika) près du café Brand New Field, ici. C’est déjà dès mi-février qu’ils fleurissent. La visite du bucolique Wat Ton Kwen tout proche complètera judicieusement votre sortie.

Les plus aventureux d’entre vous se rendront vite compte que la province de Chiang Mai, au même titre que les autres provinces du nord, héberge moult endroits où vous pourrez admirer la munificente floraison des cassiers.

Bref vocabulaire thaï
ราชา (racha) : royal, relatif au roi
พฤกษ์ (phruek) : arbre, plante, flore
ต้นดอกราชพฤกษ์ (ton dok rachaphruek) : arbre à fleurs « royal »
ดอกราชพฤกษ์ (dok rachaphruek) : fleur « royale »
สีเหลือง (si lueang) : jaune (puisque telle est la couleur de cette fleur)


Et ailleurs en Thaïlande

Chiang Mai n’a pas l’exclusivité du cassia fistula ! C’est un arbre qui se plaît dans l’ensemble du royaume. Au nord bien sûr mais également au sud comme au centre, sans oublier le nord-est. Dans cette dernière région, l’Isan (อีสาน en thaï), beaucoup de routes sont bordées par ces magnifiques arbres fleuris, embellissant votre voyage. D’ailleurs, le sceau de Khon Kaen – une des provinces de cette région reculée – ne contient-il pas un stupa avec un arbre de chaque côté, dont l’un est un banian (Ficus benghalensis) et l’autre un… cassier.

Plus près de Chiang Mai, sur la route 1021 entre Phayao et Chiang Kham, tantôt vous admirerez des fleurs de cotonnier jaune (dès mi-février) et tantôt des fleurs rachaphruek (dès mi-avril). Vous savez d’ailleurs que pour rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai, on vous conseille depuis toujours d’effectuer le détour par Phayao et son joli lac (กว๊านพะเยา), un endroit enchanteur où vous pouvez, là aussi, admirer des arbres rachaphruek et leur floraison en grappe.

En parlant de Chiang Rai, là où se trouve le fameux Temple Blanc, plusieurs routes de cette province vous offrent elles aussi la possibilité d’admirer ces averses dorées. En revanche et à notre connaissance, le parc Singha ne semble pas avoir planté d’arbres rachaphruek, ce qui ne laisse pas de nous étonner. Cependant et comme déjà indiqué ci-dessus, c’est dès mi-février que peut être admiré une autre floraison, jaune et belle elle aussi, celle du cotonnier jaune. Le parc Singha n’en reste pas moins un parc paysager qui vaut la visite. Lisez donc notre article qui vous parle non seulement de ce parc mais également du Festival des Montgolfières qui y est organisé chaque année à mi-février. Plus proche de Chiang Mai, la ville de Lampang (เมืองลำปาง) est, elle aussi, embellie par des cassiers en fleur (vidéo).

In fine, en guise de clin d’œil et comme nous avons évoqué des fleurs flavescentes, signalons encore une autre fleur, jaune elle aussi, et qui fleurit en ce mois d’avril également : la fleur Dendrobium (Dendrobium lindleyi Steud, ดอกเอื้องผึ้ง en thaï). Ce sont de très belles orchidées de petite taille qui aiment, elles aussi, la lumière. Vous en retrouvez régulièrement accrochées aux arbres de la très belle route Chiang Mai – Lamphun (autres photos ici). Très belle car bordée par de majestueux Dipterocarpus alatus sur plusieurs kilomètres en direction de Lamphun (c’est ici, ตลาดหนองหอย). De part et d’autres, ce sont presque 1 000 exemplaires de ces arbres géants qui vous côtoierez ! Les Thaïlandais les nomment ยางนา, yang na. Une espèce – parmi tant d’autres – en danger de disparition du fait de la déforestation, hélas, trois fois hélas…

Alors bien sûr, où que vous vous rendiez, le spectacle de toutes ces fleurs resplendissantes ne justifie pas le déplacement à lui tout seul (du moins pas pour un touriste de passage). Mais si d’aventure vous deviez en profiter, les emplacements dont nous vous parlons aujourd’hui agrémenteront néanmoins agréablement votre journée. Et l’on vous rassure : les cassiers et ses grappes de fleurs enchanteresses se trouvent à mille autres endroits du Pays du Sourire que vous découvrirez sans nul doute au hasard de vos pérégrinations siamoises.

Vous aimez les fleurs ? Vous adorerez alors lire…
La Fête des Fleurs à Chiang Mai
À défaut de Fête des Fleurs, Chiang Mai Blooms anime la Rose du Nord
Le parc Royal Flora en fête
Thai sakura, lorsque la Thailande du nord se pare de rose
Les champs de tournesols mexicains de Khun Yuam, à Mae Hong Son
Féerie de chrysanthèmes à Samoeng
Rachaphruek, Chiang Mai en jaune

Quittons-nous avec cette magnifique galerie des cassiers en fleur autour des douves de la Cité historique de Chiang Mai, au cœur de la ville. Un travail photographique que l’on doit à Checkin Chiangmai que nous remercions ici.


1 Pour le terme thaï complet ราชพฤกษ์, on retrouve bien souvent la translittération rajapruek (avec un j pour ราชา et sans h pour พฤกษ์). C’est d’ailleurs la translittération retenue par le parc royal Rajapruek. Mais vous nous savez fidèles au RTGS – Système général royal de transcription du thaï, ce qui nous pousse à adopter le plus officiel rachaphruek (avec ch pour le caractère ช et ph pour la lettre พ).
2 En cliquant sur les lieux indiqués, vous obtiendrez les coordonnées Google Maps.

Source de l’image à la une : Paisan Tinnachatarak © Facebook – Lanna Photo Club
Autres sources rédactionnelles que celles mentionnées dans l’article :
Publication Facebook du parc royal Rajapruek (traduction libre);
– Kapook! (ดอกราชพฤกษ์ ดอกไม้ประจำชาติไทย)
– Noy et Gilbert en Thaïlande (Ratchaphruek – La fleur nationale de Thaïlande).
Article composé le 20.04.2020 et mis à jour le 23.04.2020.

Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?

Self-test kit – Covid-19 vendu, bientôt, dans toutes les pharmacies en Thaïlande. C’est le titre choisi par Kohlidays – spécialiste de Ko Samui – pour sa publication de dernière minute En précisant que dit test sur bandelette serait sur le marché dès le lundi 30 mars 2020. Aujourd’hui donc.

Avouons qu’en ce moment, il n’y en a que pour le Covid-19 ! Que vous ouvriez votre quotidien, que vous allumiez votre poste de télévision, que vous vous branchiez sur votre réseau social préféré, le Covid-19 est partout. Il accapare l’esprit de tout un chacun. Nous en avions nous-mêmes déjà parlé en janvier dernier, lorsque le premier cas a fait son apparition au royaume, vous incitant à ne pas céder à la panique. De même que plus récemment avec les mesures prises à Chiang Mai (fermeture de tous les commerces non essentiels…). Sans parler de notre page Facebook qui vous informe quotidiennement.

Il serait donc question en Thaïlande d’un test rapide du Covid-19 pour tous, quand bien même les gouvernements du monde entier limite le dépistage par manque de tests ! Alors pensez-vous, lorsqu’une telle publication Facebook, tel un virus, se répand sur les réseaux sociaux, l’espoir qu’elle fait naître est compréhensible. La réalité est cependant bien différente…

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Quid du Chula COVID-19 Strip Test ?

Si l’on remonte à la source de l’information, l’on apprend que c’est l’université Chulalongkorn, sise à Bangkok, qui a mis au point ce test, présenté récemment aux autorités. Rappelons que Chulalongkorn est la plus ancienne université de Thaïlande, longtemps considérée comme une des plus prestigieuses du pays. Berceau de la médecine moderne thaïlandaise, l’on vous en a déjà parlé dans cet article. Cette université tient à jour une page d’information sur le Covid-19 (en anglais).

Or, la lecture de leur communiqué1 anéantit tous les espoirs ! Non, il ne s’agit pas d’un test destiné à tous les Thaïlandais (ils sont près de 70 millions). Oui, sa production sera – forcément – limitée. Non, votre pharmacie de quartier ne le vendra point.

Que nous apprend encore ce communiqué ? Il s’agit d’un test sanguin préliminaire, rapide et pratique (il ne prend que 15 minutes), pour dépister l’infection par le SARS-CoV-2. Pour l’heure, et ce effectivement à partir du 30 mars 2020, seul le Centre de santé de l’université Chulalongkorn est habilité à le réaliser. Ceci en appliquant un protocole très stricte. La première étape est de s’inscrire sur cette page web où des questions sont posées afin d’effectuer un premier tri. Le tout étant en langue thaï, on peut supputer que les Thaïlandais ont la priorité, voire l’exclusivité. Ainsi, les personnes présentant un résultat à risque élevé ou moyen seront informées et recevront une invitation pour se rendre au Centre de santé (un service prioritaire qui suit des protocoles de distanciation sociale).

Le test en question est un test sanguin par piqûre du doigt, réputé sûr, ne nécessitant pas de contact étroit avec d’autres personnes. Il ne remplace en aucun cas le test du Covid-19 fait en laboratoire. Le but du Chula COVID-19 Strip Test est de réduire le grand nombre de patients se rendant à l’hôpital pour un examen. Si le test sanguin est négatif et qu’il n’y a pas de risque, les personnes peuvent rester chez elles, recevant des conseils sur les mesures à prendre durant cette épidémie sans avoir besoin de subir d’examen physique à l’hôpital. Aussi, parler de test du Covid-19 pour tous est pour le moins exagéré.

Elles sont beaucoup les entreprises – étatiques, semi-étatiques ou privées – à vouloir proposer un tel test rapide et bon marché, partout dans le monde. Ainsi, Siam Bioscience en a produit 20 000 (et en promet 100 000 d’ici fin avril). Pour ce qui est des autres pays, on vous renvoie au paragraphe ad hoc ci-dessous.

Voici enfin la liste des laboratoires habilités à effectuer les tests (plus conventionnels) en Thaïlande (situation au 20 mars 2020)


Des kits dangereux

L’être humain étant ce qu’il est, des escrocs en profitent et surfent sur la peur instillée par le Covid-19. Le corps médical met ainsi en garde contre les tests de dépistage du Covid-19 effectués avec des kits achetés en ligne2.

L’Association des techniciens médicaux de Thaïlande (AMTT) a mis en garde la population de tels kits achetés en ligne, permettant un examen du Covid-19 à domicile. Certains de ces kits, illégaux, font l’objet de vente sur les réseaux sociaux, très populaires en Thaïlande. Ces kits, non vérifiés, ne répondent pas aux normes médicales étatiques. Si le résultat du test n’est pas interprété par un expert, il pourrait causer plus de mal que de bien, avertit l’AMTT.

En outre, les tests sanguins effectués à domicile ouvrent également la voie à la propagation du Covid-19, ainsi que d’autres agents pathogènes qui pourraient être transmis par le sang, tels que le SIDA et l’hépatite, pour se propager rapidement et largement dans la communauté.

Thailand Medical News est un site thaïlandais bilingue (thaï/anglais) où vous trouvez les dernières infos médicales propres à la Thaïlande

Et dans les autres pays ?

Sans ôter le mérite de l’équipe médicale de l’université Chulalongkorn, il faut savoir que beaucoup de laboratoires dans le monde effectuent des recherches pour proposer un kit de dépistage rapide, comme ici en Angleterre. La France est également à la pointe de la rechercher puisqu’elle dispose, elle aussi, d’un test « ultra-rapide » de détection du Covid-19 grâce à l’entreprise bretonne NG Biotech. Un article de la revue scientifique Nature, qui fait autorité, résume d’autres tests bientôt disponibles. Le magazine Science & Vie vous informe plus en détail, en français qui plus est.

On en profite pour vous apprendre que l’hôpital Chiang Mai RAM a mis sur pied un drive-in pour obtenir le résultat d’un test plus conventionnel du Covid-19. Cela coûte tout de même THB 7’500.-, le résultat étant communiqué par SMS 4 à 5 jours plus tard (informations détaillées en thaï avec explications en anglais).

On espère bien entendu que les scientifiques du monde entier trouveront la parade pour endiguer cette pandémie. Mais notre souhait est aussi celui que des nouvelles suscitant de faux espoirs ne soient point propagées, autant que faire se peut.

Nos principaux articles en lien avec le coronavirus et le Covid-19 :
(s’agissant d’une pandémie qui dure depuis près d’une année maintenant, soyez attentif à leur dates de publication)
▶︎ Flash ! Plus de 500 cas de coronavirus détectés dans un marché de la périphérie de Bangkok ! Une province dorénavant bouclée
▶︎ Pandémie du Covid-19 : quel pays l’a gérée le mieux ? La France ? La Thaïlande ?
▶︎ 5 héros thaïlandais en tête de lutte contre le Covid-19
▶︎ Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?
▶︎ Coronavirus – La relance du tourisme en Thaïlande et dans le monde, touché de plein fouet par la pandémie

En vous rappelant tout de même qu’en Thaïlande, on meurt bien plus de la dengue, du SIDA ou encore du tabac !

Nos premiers articles en lien avec le nouveau coronavirus :
⦿ Covid-19 à Chiang Mai 🦠 Fermeture des lieux de divertissement
⦿ Coronavirus en Thaïlande : ne pas céder à la panique
Sans parler des publications quotidiennes sur notre page Facebook.


1 Communiqué en langue thaï
2 Un article du journal en ligne anglophone The Nation. À ce sujet, un médecin nous a encore précisé ceci : comme la plupart des tests de ce genre, il faudra interpréter un test négatif avec une grande prudence. Si le test est positif, le risque d’erreur du test est faible. Si le test est négatif, il n’en est pas de même.
Source de l’image à la une : © Chulalongkorn University
Article composé le 30.03.2020 et mis à jour le 05.04.2020.

Covid-19 à Chiang Mai 🦠 Fermeture des lieux de divertissement, nouvelles mesures, couvre-feu…

Les habitants de Chiang Mai seront-ils confinés comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays, dont la France, la Suisse ou encore Hong Kong ? La question est pertinente à l’aune des premières restrictions annoncées par les autorités provinciales.

Les amateurs de combats de coqs – ou aficionados de paris illégaux – devront trouver un autre passe-temps ! Ces joutes aviaires font en effet partie des interdictions promulguées par le Gouverneur de la province de Chiang Mai.

Ces premières mesures du gouvernement provincial sont entrées en vigueur le 19 mars (fermeture de moult commerces), d’autres ont suivi le 23 mars 2020 (fermeture de tous les commerces non essentiels). Dernière en date : l’interdiction de vente d’alcool. Le tout avec un couvre-feu national ! On vous résume le tout ci-dessous.

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MISE A JOUR :
couvre-feu dès le 3 avril 2020

En plus des restrictions décidées au niveau provinciale le 18 mars dernier, restrictions renforcées dès le 23 mars (voir ci-dessous), un couvre-feu valable dans tout le royaume de Thaïlande est effectif dès ce 3 avril 2020, d’où la présente mise à jour.

COUVRE-FEU DE 22h À 4h DÈS LE 3 AVRIL 2020 DANS TOUTE LA THAÏLANDE

C’est par une allocution télévisée jeudi 2 avril 2020 que le Premier ministre, le général Prayut Chan-o-cha, a décrété un couvre-feu national, ceci dès le 3 avril 2020. Il vous est donc interdit de sortir dans la rue de 22h à 4h du matin, sous peine d’amende, voire d’emprisonnement ! Seuls certaines professions ont des passe-droits. Le non respect du couvre-feu est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à THB 40’000.- et de deux ans d’emprisonnement. Un couvre-feu prolongé jusqu’au 31 mai 2020 !

Indépendamment de ce couvre-feu national, il est difficile de suivre toutes les interdictions promulguées par les Gouverneurs de provinces. À Chiang Mai, un ordre de quarantaine est désormais en place pour tous les étrangers, les Thaïlandais revenant de l’étranger et ceux de certaines provinces du sud qui entrent dans la province de Chiang Mai. Ainsi, l’ordonnance n° 6/2020 du Comité des maladies transmissibles de Chiang Mai sur les mesures urgentes pour prévenir la propagation de la COVID-19, en vigueur à partir du 2 avril 2020, exige que tout ressortissant étranger visitant Chiang Mai soit confiné pendant 14 jours dans un logement fourni par le Département du contrôle des maladies, à moins qu’il n’ait son propre domicile dans la province. Dans ce dernier cas, ils devront rester chez eux pendant 14 jours. Tous les ressortissants thaïlandais qui reviennent de l’étranger ou qui se sont rendus à Chiang Mai depuis la zone métropolitaine de Bangkok, Ayala, Pattani, Narathiwat et Phuket doivent également se mettre en quarantaine pendant 14 jours. Quiconque enfreint cette mesure est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 bahts et d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an. Il est à noter que l’ordonnance ne s’applique pas aux étrangers qui se trouvent déjà dans la province (source)

Cependant, vous devrez tenir compte des restrictions promulguées par les gouverneurs des autres provinces du pays. Exemple avec la fermeture de l’aéroport de Phuket qui empêche conséquemment les vols directs Chiang Mai – Phuket. Ou encore la limitation des déplacements dans la capitale, Bangkok, et les provinces alentour. Une capitale qui a par ailleurs fermé tous ses parcs publics jusqu’au 30 avril 2020 et qui interdit tout commerce de minuit à 5h du matin (source). Ainsi, les supérettes 7 Eleven ne peuvent plus rester ouvertes 24 heures sur 24, chose qui n’était plus survenu depuis leur fermeture historique à l’occasion des émouvantes funérailles de feu Bhumibol le Grand, en 2017.

Les provinces limitrophes de Chiang Mai ont elles aussi émis des restrictions. Ainsi et à titre d’exemple, impossible d’entrer dans la province de Chiang Rai sans masque (source). Une restriction qui en suit bien d’autres précédemment imposées. La province de Mae Hong Son – qui, accessoirement, appliquait déjà un couvre-feu – interdit l’entrée sur son territoire à tout étranger ! Plus possible d’aller à Pai, obvie (source).

Ce type de restrictions est également imposé dans les provinces de Lamphun, Lampang et Phayao. Certaines routes dans cette dernière province ont même été coupées à la circulation ! Impossible pour nous de suivre les détails de toutes les provinces du Nord. D’où notre conseil – si tant est que vous puissiez le suivre : #RestezChezVous ! Ou du moins là où vous vous trouvez. Un mot d’ordre qui n’empêche pas la créativité. Ainsi du challenge original #FonFromHom lancé par un danseur du pays Lanna…


Une décision du Gouverneur valable dans toute la province

C’est la découverte hier, mercredi 18 mars 2020, d’un nouveau cas de Covid-19 à Chiang Mai – alors que d’autres cas suspects sont investigués – qui a précipité la décision : tous les lieux de divertissement doivent fermer leurs portes dès aujourd’hui, jeudi 19 mars 2020. Ceci dans toute la province de Chiang Mai !

C’est la section 35 de la Loi sur les maladies transmissibles de 2016 qui a permis au Gouverneur, M. Charoen Sanguansat, de promulguer cet arrêté. La décision est pour l’heure valable jusqu’au 1er avril (et ce n’est pas un poisson). Si vous comprenez le thaï, vous pouvez revoir la conférence de presse.

L’actuel Gouverneur de Chiang Mai (au centre) – © Facebook – PR Chiangmai

Il s’agit de freiner la propagation du coronavirus, fulgurante (et pourtant, le Covid-19 n’est pas un virus des plus contagieux !).

Les lieux qui doivent fermer

Et quels sont donc les lieux touchés par cette abrupte fermeture ?

  • les spas, les salons de massage et autres salons de beauté;
  • les lieux de divertissement (là, c’est un peu vague);
  • les karaokés;
  • les salles de jeux;
  • les salles de fitness;
  • les zones de jeux destinées aux enfants;
  • les marchés de rue ambulants;
  • les cinémas;
  • les stades de boxe;
  • l’hippodrome de Chiang Mai;
  • et donc les places organisant des combats de coqs.

En outre, les rassemblements de plus de 300 personnes nécessitent une autorisation pour être organisés. Les parcs extérieurs et les stades seront ouverts comme d’habitude, mais il est interdit d’y organiser des événements rassemblant des personnes.

Pour l’heure, les cafés et restaurants ne sont pas concernés. Mais certains ont pris les devants à l’image des établissements du groupe Good View; sont ainsi fermés The View Bar, The Good View Village ou encore The Good View All Day !


Un test rapide du Covid-19 pour tous en Thaïlande ?

Quel impact pour les touristes ?

Alors bien sûr, les personnes les plus touchées par ces mesures draconiennes sont les habitants de la Rose du Nord, qu’ils soient autochtones ou expatriés.

La liste des interdictions vous aura sans nul doute appris que Chiang Mai possède un… hippodrome (qui doit donc fermer) ! En tant que touristes, vous ne devriez pas être trop dérangés par ces mesures restrictives. Sauf bien entendu si vous comptiez profiter d’un massage – et Chiang Mai est réputée pour la qualité de ses massages traditionnels, nuad boran – ou désiriez sortir faire la fête (dès ce soir, la route Loy Khro ressemblera à un no man’s land). Impossible également de voir un combat de boxe thaïlandaise, la fameuse muay thai.

Au même titre que les cinémas, les salles de spectacles ferment également. Ainsi plus de cabaret où se produisaient les ladyboys (le plus connu, Miracle, a déjà fermé depuis quelques semaines en raison de la désaffection de sa clientèle chinoise). Les coquins se passeront également de soirées au bar ou au karaoké (et à Chiang Mai comme partout en Thaïlande, il y a karaoké et karaoké)… Des contrôles sont effectués et des conseils de prévention prodigués par les forces de l’ordre. Comme ici au Zoe in Yellow.

Adieu massages traditionnels thaïs bienfaisants !

Lorsque l’arrêté parle de lieux de divertissement, c’est un peu vague pour savoir ce qui sera encore ouvert ou pas. Les musées ne semblent pas encore touchés par ces restrictions. On relève cependant la fermeture du jardin botanique de la reine Sirikit, le QSBG à Mae Rim. L’Alliance Française, elle, a suspendu la projection hebdomadaire de ses films.

Les centres commerciaux – qui eux restent ouverts – font tout pour tenter de garder leur clientèle, de plus en plus éparse. Les désinfections permanentes vont bon train. Cela ne semble pas suffire : le centre commercial Central Kad Suan Kaew, par exemple, a réduit ses horaires d’ouverture à titre provisoire, de 11h à 20h30 seulement. D’ailleurs, plusieurs des commerces et services de ces centres commerciaux ont dû fermer, comme ici à Promenada (les cinémas bien sûr mais aussi les garderies d’enfants, les centres de massages ou encore les instituts donnant des cours).

En revanche et contrairement aux centres commerciaux, les marchés piétonniers sont interdits ! Adieu les fameux marchés du samedi et du dimanche soir (Saturday et Sunday Walking Street Night Market), entre autres marchés. Même chose pour le mythique Night Bazaar, ouvert généralement tous les soirs (les stands externes sont toujours là mais les divers marchés sont fermés, à l’image de l’Anusarn Market). Le McDonald, habituellement ouvert 24 heures sur 24, ferme, lui, à 2h du matin. Le marché aux buffles de Sanpatong, ouvert matutinalement, ferme lui aussi, naturellement.

Indépendamment des lieux touchés, il faut bien avouer que le tourisme devient une activité non grata si l’on tient compte, en plus, des restrictions d’entrée aux frontières et des nombreuses annulations des vols aériens. Sans parler des nouvelles restrictions (voir ci-dessous).

Espérons cependant que ces mesures historiques uniques permettront d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus et qu’une activité normale pourra être reprise au plus vite… 🙏 En attendant, la ville est désinfectée.

À noter encore qu’un groupe d’entraide anglophone s’est mis en place pour les expatriés ayant besoin d’aide, principalement les personnes âgées : Chiang Mai Search & Rescue. De nouveaux groupes d’entraide FB se font jour, par quartiers.

Et pendant ce temps dans les temples bouddhistes, tout continue comme avant…

Toutes ces mesures visent à protéger les personnes fragilisées, au premier rang desquelles les personnes âgées © Facebook – ข้อมูลข่าวสารเฉพาะกิจของจังหวัดเชียงใหม่

Nouvelles restrictions dès le lundi 23 mars, 18h, prolongées jusqu’au 30 avril

Nouvel arrêté du Gouverneur de Chiang Mai avec des mesures qui prennent effet ce lundi 23 mars 2020, dès 18h. En gros, M. Charoenrit Sanguansat a ordonné la fermeture des centres commerciaux et autres points de vente non essentiels, à l’instar de Bangkok et d’autres régions encore.

L’interdiction initialement en vigueur jusqu’au 13 avril 2020 a été prolongée (le 4 avril) et reste valable jusqu’au 30 avril 2020, tenant compte de l’évolution de la pandémie du Covid-19 en cours.

Les centres commerciaux ne seront pas totalement fermés puisqu’y resteront ouvert les marchés alimentaires, les banques et les pharmacies (comme ici à Promenada). Quand aux restaurants, ils peuvent continuer à faire du commerce, mais uniquement pour les plats à emporter et la livraison à domicile. La fermeture des établissements hôteliers pend à leur nez (comme elle a déjà été entreprise en Espagne) !

Voici la liste complète des lieux fermés en vertu de cette nouvelle interdiction :

  • les restaurants (sauf pour la livraison à domicile et les plats à emporter); les restaurants dans les hôtels ne sont autorisés à servir que les clients de l’hôtel;
  • les centres commerciaux/marchés, à l’exception des supermarchés, des magasins de biens de consommation, des pharmacies et des restaurants délivrant des plats à emporter;
  • les rayons de restauration des magasins de proximité;
  • les marchés et les marchés aux puces, à l’exception de ceux qui vendent des denrées périssables, des aliments secs, des aliments à emporter, des aliments pour animaux de compagnie, des produits de première nécessité et les pharmacies;
  • les salons de coiffure et de beauté;
  • les salons de tatouage et de piercing;
  • les patinoires, les espaces de patins à roulettes et autres lieux similaires;
  • l’animation des parcs d’attractions; les salles de bowling ou de jeu;
  • les salles de jeux et les cybercafés;
  • les terrains de golf et les divers terrains d’entraînement;
  • les piscines publiques;
  • les arènes de combats de coqs;
  • les marchés et centres d’échange d’amulettes;
  • les foires et autres centres d’exposition;
  • tous les établissements d’enseignement;
  • les centres d’amaigrissement et les cliniques cosmétiques;
  • les centres de services de santé tels que les spas, les massages traditionnels et de beauté;
  • les magasins de toilettage et les centres pour animaux de compagnie;
  • salons de massage;
  • les bains et saunas;
  • les théâtres et les cinémas;
  • les centres de fitness;
  • les pubs, bars et autres lieux de divertissement similaires;
  • les stades de boxe et d’entraînements de boxe (thaïlandaise s’entend);
  • toutes installations sportives;
  • les courses de chevaux (hippodrome).

Timide réouverture accordée dès le 3 mai 2020 : 6 types de commerces peuvent réouvrir, en appliquant de strictes mesures de distanciation sociale. Parmi ceux-ci, les restaurants. En revanche, 29 types de commerces doivent rester fermer, dont les échoppes de massage et les bras, de même que les centres commerciaux. Réouvert également, le fameux temple au haut du Doi Suthep.

Nouvelle mesure du Gouverneur promulguée le 7 avril 2020 : la vente d’alcool est interdite dans toute la province de Chiang Mai du 10 au 20 avril 2020, incluant par conséquent le Nouvel-An thaïlandais (Songkran). Mesure prolongée jusqu’au 30 avril 2020 ! Une interdiction valable dans d’autres provinces thaïlandaises.

On vous conseille vivement de respecter ces consignes car toute violation de l’interdiction est passible d’une amende de THB 100 000 et d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an.

L’on vous a déjà appris (sur notre page Facebook) que la compagnie Greenbus a suspendu toutes ses liaisons. Impossible dès lors de rejoindre Chiang Rai en bus public. Il est d’ailleurs dorénavant impossible d’entrer dans la province de Chiang Rai puisque les accès routiers ont été bloqués (détails). Cette même interdiction est valable dans la province limitrophe de Mae Hong Son pour tout étranger n’y résidant pas (impossible dès lors de visiter Pai, une région des plus polluées en ce moment).


Situation en Thaïlande

Nous vous avons déjà parlé de la situation induite par ce satané coronavirus il y a presque deux mois dans notre article Coronavirus en Thaïlande – Ne pas céder à la panique, un article que nous avons mis à jour. Et donc vous connaissez déjà les sites de référence pour être informé de la situation au Pays du Sourire :

  • Site web officiel du Département du contrôle des maladies : Corona Virus Disease (COVID-19). Beaucoup d’informations y figurent, notamment les restrictions imposées aux touristes étrangers désirant entrer dans le royaume.
  • Page Facebook officielle du Ministère de la Santé dédiée au virus (c’est bien sûr en thaï) : ศูนย์ข้อมูล COVID-19. Et la page FB Fight Covid-19 (Combattons la Covid-19, รู้สู้ COVID-19) animée par l’Agence thaïlandaise de promotion de la santé.
  • Pour ce qui est des statistiques des cas en Thaïlande, ce site web officiel les met à jour quotidiennement. Une carte interactive du royaume indiquant les cas de Covid-19 officiellement détectés a été créée par une société indépendante.
  • Page Facebook du Département provincial de la Santé : Chiangmai Health (ประชาสัมพันธ์ สำนักงานสาธารณสุขจังหวัดเชียงใหม่) et son site web (en thaï, forcément).

Rappelons ici les établissements scolaires de tout le royaume ont déjà été fermés le 17 mars dernier sur ordre du gouvernement thaïlandais. Même la rentrée des classes, en mai, semble compromise… Des universités telles que l’Université de Chiang Mai (CMU) ou encore l’université Maejo sont actuellement en train de passer à la formation en ligne.

Rappelons également que le gouvernement a suspendu les congés dus au Nouvel An thaïlandais (à mi-avril) et que les festivités de Songkran prendront une tournure particulière cette année 2020 (ou 2563 selon le calendrier bouddhiste thaïlandais). L’annulation des festivités publiques a été confirmée par la municipalité. On nous promet un Songkran plus traditionnel, en famille… En marge, les festivités poi sang long chères au peuple shan sont elles aussi annulées.

Il nous semble intéressant de vous parler ici de l’article des Missions Étrangères de Paris intitulé En Thaïlande, le débat sur le confinement exacerbe les graves inégalités sociales. Il vous confronte à une réalité quotidienne bien différente de la vôtre, que vous soyez touriste ou expatrié, celle des membres des diverses minorités ethniques dans les lieux reculés du pays.


Tourisme. Quid des retours au pays et de la situation des visas ?

La mort – temporaire – du tourisme ! Il est évident que la haute saison touristique est terminée par ici (et c’est là un euphémisme). Les réservations sont atones. Le tourisme en Thaïlande (et dans le monde entier) est en hibernation jusqu’à-avril, au minimum, sans doute fin juin, et même fin septembre, l’été n’étant pas haute saison et les familles ayant toutes annulé leur séjour. Quels éléments nous font écrire cela ?

  • l’annulation des vols aériens opérée par les diverses compagnies internationales et celle des compagnies thaïlandaises (tant au niveau domestique qu’international);
  • la fermeture des frontières, tant en Thaïlande, dans les pays limitrophes que dans les pays d’origine des touristes;
  • le durcissement des conditions d’entrée au Pays du Sourire;
  • le rapatriement conseillé par toutes les ambassades (« rentrez chez vous ! »);
  • les décisions de fermeture de tous les services, exception faite des services essentiels (voir ci-dessus).

Chiang Mai ressemble maintenant à une ville-fantôme. En journée, on désinfecte et le soir, tout est fermé ou presque (photos). Pour les touristes, il est l’heure de rentrer en suivant les conseils des services consulaires. Des services qui renseignent sur les vols retour vers l’Europe encore disponibles.

Et si l’annulation de votre vol aérien de retour vous oblige à un overstay, prenez contact avec le Bureau de l’immigration. Un volontaire anglophone, Mike Gaudet, vous résume ici les mesures temporaires prises par les autorités et ce que vous devez faire. En date du 7 avril 2020, les autorités ont repoussé tous les délais de tous les visas au 30 avril 2020 (détails en anglais sur le site officiel du Bureau de l’Immigration). Impossible pour nous de suivre cela quotidiennement car dites mesures sont modifiées tous les jours.


In fine, afin de combattre la morosité ambiante et puisque nous sommes en pays Lanna, un pays où la joie de vivre est quotidienne, on vous livre ci-dessous la prestation musicale d’un groupe qu’on adore, Nutkittisarnn (ณัฏฐ์ กิตติสาร & เดอะ เพอะ, que vous retrouvez sur Facebook) :


Sources de l’image à la Une : © Facebook – Kliaojai Chaisunan‎ (qui remplace Facebook & PixabayGerd Altmann).
Source rédactionnelle : Chiang Mai One – Entertainment venues and more closed in Chiang Mai due to coronavirus concerns et Quarantine order now in place for foreigners and some others who enter Chiang Mai (traduction libre) et All malls and non-essential services ordered shutdown in Chiang Mai from 6 p.m. March 23
Article composé le 19.03.2020 et mis à jour le 03.05.2020.

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