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Festival des Ombrelles à Chiang Mai


On vous invite à lire la dernière mise à jour de cet article ici : Festival des Ombrelles 2020


Avec le Festival des Fleurs, le Songkran (Nouvel An thaïlandais) ou encore le Loy Kratong (la fameuse Fête des Lumières), le Festival des Ombrelles est sans aucun doute l’un des événements-phares à vivre ici dans la Rose du Nord ! Organisé annuellement le 3e week-end du mois de janvier. La fabrication des ombrelles avec un papier caractéristique – appelé saa et tiré du mûrier – est une spécialité du Lanna, du nom de l’ancien royaume du Nord. Le festival se déroule 3 jours durant à Borsang (ou Bosang, บ่อสร้าง), à une dizaine de kilomètre à l’est de Chiang Mai, route 1006 en direction de Sankampaeng. Cette année 2018, il aura donc lieu du vendredi 19 au dimanche 21 janvier 😃

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Les rues se parent alors d’ombrelles et de lanternes – autre spécialité de la région – vous offrant une explosion de couleurs. Les divers ateliers sont embellis, les étals des marchands regorgent de produits artisanaux, un marché vous permet de goûter à la cuisine du Nord. Il y a là animation locale avec musique et danses traditionnelles. Sans oublier le bucolique cortège en vélo des demoiselles aux ombrelles et la parade des chars fleuris; de même, bien sûr, que l’élection de Miss Ombrelle.


Le programme complet

UmbrellaFestival2018LogoOn vous livre ci-dessous le programme complet du festival 2018, non sans l’accompagner de nos judicieux conseils. Bien qu’ouvert dès 9h, la matinée est plutôt calme à Borsang. En vous y rendant dès 13h, vous y verrez deux défilés de Miss en vélo, dont l’un en habit traditionnel, quel que soit le jour de votre visite (vendredi, samedi et dimanche), un spectacle au charme suranné. Le marché, lui, s’ouvre à 15h. Les deux soirées les plus intéressantes sont la première, le vendredi dès 19h, avec la cérémonie officielle et son magnifique spectacle culturel. Et la dernière, très animée, avec l’élection de Miss Ombrelle 2018, le dimanche dès 18h.

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Une collaboration Indonésienne

UmbrellaFestival2018LogoPayungIndonesiaDans le cadre de l’intensification des relations culturelles des pays de l’ASEAN, le Festival des Ombrelles de Borsang collabore depuis peu avec son homologue indonésien, le Festival Payung, qui est le festival de l’ombrelle indonésienne et dont la dernière édition a eu lieu en septembre 2017 à Surakarta.

Ainsi, l’artiste indonésienne Nova Burdo-Marseline se produira ici à Borsang (vendredi soir). Occasion de découvrir également les créations vestimentaires de la designer de mode Dian Oerip. Un collaboration fructueuse dont on se réjouit de voir le résultat sur place.

UmbrellaFestival2018PhotoIndonesiaMontage Le Festival Payung 2017 sur Facebook, sur le web (site plus disponible) et sur Twitter (@FestivalPayung). L’édition 2018 aura lieu en août à Solo (Jawa Tengah).


Et les ombrelles attirent les Miss

Borsang est une destination que ne manquent jamais de visiter les candidates aux divers concours de beauté dont la Thaïlande regorge. Ainsi de Miss Chiang Mai bien sûr, mais également des concours nationaux comme Miss Grand ou encore Miss Universe Thailand. Et il faut bien avouer qu’une miss sous une ombrelle gagne en élégance.

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© Facebook

Le festival est donc l’occasion rêvée d’élire la plus belle des filles de la région qui ambitionnent de ravir le titre de Miss Ombrelle. Le concours en question aura lieu dimanche 21 janvier 2018, dès 18h. On s’est laissé dire qu’une Miss sera de la partie lors du défilé du vendredi soir. On vous révèle qui ci-après…

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© Facebook


Visite du Festival – La journée idéale

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Miss Chiang Mai 2018 © Facebook

Il serait exagéré de se rendre à Borsang et d’y rester toute la journée jusqu’au soir. Suivez donc nos conseils pour agrémenter votre visite. Rappelons ici les moments-phares du festival, à ne pas manquer donc :

  • La cérémonie d’ouverture avec son spectacle folklorique et le défilé de chars fleuris (vendredi 19 dès 19h).
  • Les défilés des Miss en vélo (les trois jours, vendredi, samedi et dimanche, à 10h, 11h, 13h et 14h (suivez-les par paire, soit 10h et 11h ou alors 13h et 14h).
  • L’élection de Miss Ombrelle 2018 (samedi 21 dès 18h) où a lieu également un spectacle folklorique avec danses traditionnelles.

Nous nous sommes laissé dire que Miss Chiang Mai 2018 sera présente lors du défilé de chars fleuris vendredi soir… N’est-elle pas ravissante devant son ombrelle, rouge comme la couleur de la passion ?

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Show culturel © Facebook

Passez donc votre temps à visiter les divers ateliers d’ombrelles et autre artisanat (en remontant la route principale, et ce ne sont pas les seuls, ne citons ici que Sunisa), de même que le marché avec sa nourriture locale (la route devient piétonne dès 15h). La décoration de toute la rue vous ravira. Et profitez de visiter les attractions alentour :

  • Le Dhara Dhevi, qui est un des hôtels les plus luxueux de la région. Y ont été réinstallés là d’anciennes maisons, pavillons et autres palais provenant du Lanna (Thaïlande, Myanmar et Laos). Il se visite sans autres jusqu’à la réception et cela vous suffira pour prendre conscience de la splendeur de cet ancien royaume. Les gourmands se délecteront avec un arrêt à la boulangerie, installée dans un ancien marché (kad), sur votre droite à l’entrée. Site webpage Facebook et emplacement.
  • Une manufacture de celadon où vous pourrez y découvrir la fabrication de nombreux objets – vases, vaisselles… – utilisant cette matière, la céramique à la couleur vert pâle typique, en vous introduisant dans les ateliers où la finesse d’exécution est reine. Notre préférence va au plus petit d’entre eux, le premier cité (qui se trouve bien opportunément avant le village de Borsang : Baan Celadon, Siam Celadon ou encore Chiang Mai Celadon à Doi Saket.
  • La soie est également à l’honneur dans cette région et les manufactures y son nombreuses. Ne citons que Jolie Femme, Thai Silk Village , Sankamphaeng Silk ou encore Shinawatra.
  • Et puisque vous êtes venu pour les ombrelles, visiter également un atelier artisanal de papier saa, un papier tiré du mûrier, utilisé entre autres pour la création des ombrelles. Il y en a plusieurs; on ne vous parle ici que d’U.M. Thai.
  • Les amateurs d’art contemporain ne manqueront pour rien au monde la visite du MAIIAM, musée d’art contemporain de classe mondiale, sis à Sankamphaeng un peu plus à l’est. Site web, page Facebook et emplacement.
  • Restaurants. Et les gourmets se régaleront chez Meena (qui ferme à 17h), une adresse méconnue qui vous permettra de régaler et vos yeux (vous mangez sous d’anciennes maisons typiques en bois) et vos papilles. Ou bien chez Huen Jai Yong, considéré comme un des meilleurs restaurant qui sert une cuisine nord-thaïlandaise (cet article en anglais vous en donne un aperçu).. On vous parle ici de cuisine thaïlandaise authentique. Dommage qu’une perle culinaire, le Nasi Jumpru, ait fermé ses portes.
  • Votre pause-café pourra se prendre à Borsang-même (plusieurs cafés sont installés sur l’artère principale) ou mieux, au Rice Life, histoire de profiter de belles rizières (avouons cependant que la période actuelle ne s’y prête guère).
  • Si d’aventure Borsang ne devait pas avoir assouvi votre soif d’achat de souvenirs, rendez-vous alors à l’OTOP Center : vous  y trouverez moult articles artisanaux de la région à des prix corrects.
  • Un marché. Celles et ceux qui voudront se rendre au festival le samedi, le moins intéressant des trois jours, pourront alors profiter en matinée du petit mais charmant marché Cham Cha dont on vous a déjà parlé.

Comment s’y rendre ?

UmbrellaFestivalSpark1InstagramLe festival se déroule donc 3 jours durant à Borsang (ou Bosang, บ่อสร้าง), à une dizaine de kilomètre à l’est de Chiang Mai, route 1006 en direction de Sankampaeng. L’idéal est d’y aller pas ses propres moyens (en scooter ou en voiture louée). Vous vous rendrez alors compte d’une particularité propre à cette route, unique dans la région : les panneaux routiers comportent une écriture supplémentaire, en plus du thaïlandais et de l’anglais : l’ancienne écriture du Lanna, que seuls les érudits savent encore déchiffrer !

A défaut, et si vous ne désirez point privatiser un minibus local – les fameux song thaew – vous pourrez prendre un tel minibus. De couleur blanche, il vous attend près du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (ici très précisément). Il ne vous en coûtera que THB 15.- l’aller. Seul écueil à surmonter : l’heure du retour. Mais nous ne doutons pas que la gentillesse des habitants viendra à bout de toute difficulté à revenir à Chiang Mai, la capitale provinciale (et sans doute capitale culturelle du royaume).


Le Peuple des Ombrelles

L’ombrelle est le fruit d’une ancienne tradition artisanale. L’Office du Tourisme thaïlandais nous présente les artisans de Bor Sang :

Protection contre le soleil et la pluie, les ombrelles ont aussi un rôle culturel. Très utilisées en Thaïlande, elles sont notamment un symbole important de la royauté : les monarques thaïlandais sont assis sur des trônes abrités par neuf niveaux d’ombrelles représentant les huit points cardinaux de la boussole et le fardeau du pouvoir. Dans le bouddhisme, l’ombrelle ou parapluie représente la protection contre la souffrance et le mal. L’histoire raconte que les célèbres ombrelles de Thaïlande ont été rapportées de Birmanie (Myanmar) par un moine nommé Phra Intha. Elles étaient confectionnées avec de l’écorce de mûrier (sa) et huilées pour garder les gens au sec mais aussi au frais. Impressionné, le moine en ramena quelques unes chez lui, au village Bor Sang à Chiang Mai et entreprit d’en enseigner la fabrication. Par la suite, le talent des artisans thaï les para de fioritures artistiques originales.
Bor Sang demeure encore aujourd’hui le centre de production des ombrelles faites à la main. Elles sont fabriquées dans une grande variété de tailles, ainsi que de superbes éventails brillamment colorés et des lanternes magnifiques.
Les artisans du village ont créé une coopérative en 1941 : le « Bor Sang Umbrella Making Cooperative Ltd. » se dédie au maintien des traditions et de l’artisanat. On peut se promener dans les différents ateliers et assister àchaque étape de la fabrication des ombrelles : préparation du bambou pour la poignée et les baleines, ajout du papier de sa (mûrier), laquage pour imperméabiliser, peinture de décoration et séchage.
On admire le talent des artistes peintres qui habillent de dessins et de couleurs ombrelles et éventails. Quelques minutes leur suffisent pour réaliser de très beaux motifs colorés généralement représentatifs de la Thaïlande comme des éléphants, des rizières ou des couchers de soleil.
Si vous avez un sac, des chaussures ou encore un vêtement que vous souhaitez relooker, ces sympathiques artisans vous proposent également de les peindre.
Sur place, vous pouvez bien sûr acquérir ombrelles, éventails et lanternes, des plus petites tailles à emporter aux plus grandes qui vous seront expédiées à votre domicile.
Les ombrelles si importantes pour l’économie locale, sont célébrées chaque année lors d’un festival de trois jours au mois de Janvier. A l’occasion du « Bor Sang Umbrella and Sankampaeng Handicraft Festival” les rues sont illuminées de lanternes et décorées des ombrelles sa les plus colorées.

La coopérative dont il est question est l’Umbrella Making Centre, ouverte chaque jour de 8h30 à 17h, autour de laquelle est organisé le festival. Un centre artisanal que vous retrouverez sur le web, sur Facebook et en réalité.

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L’érudit Jean de la Mainate, animateur du blog Merveilleuse Chiang Mai, une source inépuisable d’informations sur la Rose du Nord, est bien entendu déjà passé par le village de Bor Sang. Lisez donc son article.

Vous trouverez d’autres informations (la plupart en langue thaïlandaise) sur la page Facebook officielle du festival, sur celle de la Municipalité de Tonpao ou encore celle de la Municipalité de Sankampaeng. Il y a aussi le hashtag เทศกาลร่มบ่อสร้าง pour se plonger dans l’ambiance virtuelle de l’événement. Et enfin Events Weekly qui nous offre un florilège de photos (tirées de l’édition de l’année 2017). Mais plus que les pages internet, on vous invite à vous rendre sur le lieu-même du festival afin d’y rencontrer l’âme du Lanna et ses habitants, fort attachants… sans parler de la joliesse de Miss Ombrelle 😏

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On vous livre pour terminer un document historique de l’INA sur Chiang Mai. Où les réalisateurs découvraient la Rose du Nord en 1960, Au Pays des Ombrelles.


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Alors, dites-nous, êtes-vous convaincu par la beauté que véhiculent les ombrelles ?


Mise à jour le 15.09.2018

Wan dek – Journée où l’enfant est roi en Thaïlande

Wan dek, voilà un rendez-vous annuel attendu par tous les enfants de Thaïlande, de même que leurs parents, qui restent de grands enfants 😏

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On vous parle aujourd’hui de la Journée de l’Enfance – voilà ce qu’est wan dek – tant au niveau international qu’en Thaïlande même, en vous dévoilant les vœux royaux émis à cette occasion, de même que les vœux religieux (la Thaïlande est pays bouddhiste), en terminant par les diverses animations organisées ici à Chiang Mai à l’occasion de cette Journée nationale thaïlandaise de l’Enfant 🧒

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Une Journée de l’Enfance

À chaque pays sa Journée de l’Enfance ! En 1954, l’Assemblée générale des Nations Unies recommande d’instituer une Journée mondiale de l’enfance. Et c’est depuis 1989 seulement qu’est célébrée la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre de chaque année, commémorant l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). L’ancien bloc soviétique, lui, a fixé au 1er juin sa Journée internationale de l’enfance. Et il semble que la Turquie soit le pays instigateur d’une telle commémoration. Quoi qu’il en soit, la Thaïlande fête sa Journée Nationale de l’Enfant chaque second samedi du mois de janvier, et ce depuis 1965. Et en 2018, cela correspond au samedi 13 janvier (ou 2561 selon le calendrier bouddhiste thaïlandais) 😃

Wan dek, journée où l’enfant est roi en Thaïlande

Wan dek (วันเด็ก), tel est le nom de cette journée en Thaïlande, plus précisément wan dek haeng chad, วันเด็กแห่งชาติ. Wan (วัน) correspond à « jour » et dek (เด็ก) à « enfant ».

Durant ce samedi, de nombreux bureaux gouvernementaux sont ouverts aux enfants et à leur famille : siège du gouvernement, complexes militaires et la Maison du Parlement, notamment. Lors de la visite guidée de la Maison du gouvernement (à Bangkok), les enfants ont l’occasion de voir le bureau du Premier ministre et de s’asseoir dans son fauteuil.

Et pour celles et ceux qui veulent être pris en photo avec le chef de la junte, des effigies en carton ont été créés, effigies dont Prayuth s’en amuse.

Toutes les villes et tous les villages du royaume célébreront cette Journée de l’Enfance. C’est dire que riche en sera le programme, notamment dans la capitale, Bangkok. Relevons par exemple le show aérien qui sera offert samedi matin sur la base aérienne militaire Wing 6 à Don Muang.

Mod, une prof’ de langue thaïlandaise en ligne, nous donne quelques indications supplémentaires sur cette journée des enfants (en anglais).

La situation des enfants de Thaïlande est loin d’être rose; ThaiVisa nous le rappelle. Quant au Bangkok Post, quotidien anglophone publié dans la capitale, il évoque dans cet article l’engagement que fut celui du précédent roi pour la jeunesse du royaume (on parle ici de feu Sa Majesté le roi Bhumibol le Grand).


Vœux royaux

« Nos ancêtres nous ont laissé beaucoup de bonnes choses et, par conséquent, les enfants thaïlandais, qui sont l’avenir du pays, ont le devoir de continuer et de préserver ces bonnes choses tout en les encourageant à devenir prospères. »

S.M. le roi Vajiralongkorn, Rama X

Sa Majesté le Roi Maha Vajiralongkorn, Rama X, a également délivré un message à l’occasion de cette journée, un message imprimé dans un livre pour enfants intitulé Hero tua jew (« Le Petit Héros »), ouvrage qui sera distribué gratuitement (présentation vidéo).


Vœux religieux

Les autorités bouddhistes thaïlandaises y sont également allées de leur bons voeux à l’occasion de cette journée, rappelant l’utilité de la pratique (bouddhiste, notamment à travers la méditation).

N’oublions cependant pas que malgré la prospérité du royaume le sort de nombreux enfants thaïlandais n’est pas toujours enviable. Ainsi de la vie quotidienne de Pam, qui dort avec son père dans un tuk-tuk. Ou des trop nombreux enfants qui disparaissent (plus de 400 l’année dernière en Thaïlande). C’est dire qu’il s’agit de promouvoir et faire respecter les droits des enfants. De l’enfance à la vieillesse, la Thaïlande est un pays très hiérarchisé où les anciens sont respectés, faisant l’object d’un culte.


Les diverses animations ici à Chiang Mai

À Chiang Mai, de nombreuses animations gratuites destinées aux enfants égaieront ce samedi 13 janvier. C’est notamment le cas des musées.

Honneur au Royal Flora, un parc qui n’oublie jamais de fêter cette journée. Animation spéciale de 8h à midi.

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Beaucoup d’enfants demanderont d’aller au zoo. Et si d’aventure le vôtre devait mesurer moins de 136 cm, l’entrée au zoo de Chiang Mai lui sera offerte 😉 Animation spéciale en journée et grand carnaval en soirée, avec parade dès 19h30. La fête continuera dimanche 14 janvier.

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Le Chiang Mai Night Safari ne sera pas en reste lui aussi. Animation de 10h à 22h avec distribution de nombreux cadeaux aux enfants.


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Puisque le slogan de cette journée des enfants est le savoir, on invite les parents à privilégier la visite du Centre d’étude de la Nature du Doi Suthep (DSNSC), animé par la Faculté des Sciences de l’Université de Chiang Mai. Les enfants y seront à la fête de 9h à 15h dans ce lieu aux pieds du Doi Suthep, la montagne tutélaire de la ville de Chiang Mai, près du zoo.

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Beaucoup d’institutions étatiques se mettent en quatre pour accueillir les enfants. Ainsi de la Police provinciale 5 ! Allez savoir ce que les policiers réserveront aux petiots, de 8h à midi. Pour celles et ceux qui s’y intéressent, ce sera ici, au bord de la rivière Ping, au sud de la ville, là-même où flotte un immense drapeau de Mère Patrie.

Même type d’invitation par le Bataillon d’Infanterie no 7. les activités proposées sont plus physiques, armée oblige ! Notamment des compétitions sportives et même un entraînement au… tir 🤔

Les festivités officielles, organisées elles par la Mairie de Chiang Mai, auront lieu samedi 13, toute la journée, au stade municipal, sis un peu au nord de la porte Chang Puak.

Originales également les activités proposées aux plus jeunes par le Bangkok Hospital (celles et ceux ayant eu à faire avec les hôpitaux de qualité thaïlandais, qui rivalisent avec les meilleurs hôtels en matière de prestations hôtelières, ne seront en rien étonnés de cela). De 8h à 11h, il y aura des activités manuelles de peinture, de même qu’une plantation d’arbres et des activités en lien avec le tri des déchets 👏🏼

Activités aussi organisées au Lanna Hospital (dont les moyens financiers sont moindres), dès 9h.

Les universités s’ouvrent également aux plus jeunes à l’image de l’Université Rajabhat (CMRU). Animations de 8h à midi. Dans le même registre, le Bureau des Relations Publiques(district 3), soit l’autorité provinciale, sera aussi animé samedi de 8h à midi avec notamment une bourse aux livres d’occasion (n’hésitez pas à y amener les vôtres, ils serviront à des communautés aux faibles moyens financiers). Le Gouverneur y sera.


Les parents désireux d’initier leur progéniture à des activités créatrices privilégieront les lieux habitués à offrir ce genre d’activités. Comme par exemple la Journée des Enfants organisée par la Ginger Farm. Ainsi, samedi 13, de 9h30 à midi, vos enfants pourront s’adonner à des activités fermières et des jeux dans la nature, au contact d’animaux.

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Même idée proposée par la ferme biologique Oh Ka Jhu – qui vend ses produits dans les restaurants du même nom au fulgurant succès (les locaux adorent). Ainsi ce samedi, de 10h à 19h, des activités permettant aux plus jeunes d’être sensibilisés à la production biologique y sont organisées dans leur ferme non loin de Maejo, au nord-est de la ville.

On ne vous raconte pas de salades : quand ce n’est pas des concours de beauté, les Thaïlandais raffolent des concours de chant. Et c’est justement ce qu’organise le parc aquatique du Grand Canyon ! Vous pourrez donc assister là-bas à un concours de chant de 9h à 18h.


Les centres commerciaux ne manquent jamais une occasion de marquer les grandes fêtes, surtout celles touchant aux enfants, grands prescripteurs d’achat devant l’Eternel ! Mention particulière cette année au plus ancien d’entre eux (mais non le premier), le centre commercial Kad Suan Kaew, situé à l’extérieur du coin nord-ouest de la cité historique (« le carré »). La très belle décoration mise en place émerveillera sans aucun doute votre progéniture. Beaucoup d’activités au programme. En voici un bref aperçu en vidéo :

Animation également au CentralPlaza, proche de l’aéroport, sous le thème : The Adventure @ Robots Land. Show de robots (sic), défilé de mode, concours de danse avec des enfants, mini-parc aquatique… Ce sont là activités qui ont déjà débuté ce 9 janvier et se termineront dimanche 14.

Navire amiral du même groupe commercial, le Central Festival sera aussi de la partie avec son Kids Day 2018, de 10h à 22h, tant samedi 13 que dimanche 14 janvier. Au menu un parc à thème Dragon Adventure où seront organisés de nombreux concours permettant aux bambins de gagner beaucoup de cadeaux.

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Très populaire au nord de la ville, le Meechok Plaza organise lui aussi sa journée spéciale Children’s Day avec de nombreux jeux et concours permettant aux petits de repartir avec des cadeaux.

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Itou du côté du Kad Farang Village, un centre commercial au sud de la ville, inconnu des touristes mais apprécié des expatriés et autres habitants de la région de Hang Dong. A l’occasion du Children’s Day, les enfants y seront accueillis spécialement de 9h30 à 15h. Il y sera même proposé un check-up dentaire gratuit !

L’Oncle Tan – qui aime à se montrer en tenue de marin, c’est là sa marque de fabrique – est le propriétaire de MAYA. Ce centre commercial est situé au nord de Nimman, le quartier branché de la ville. Et il a mis sur pied lui aussi un mini-parc d’attractions avec animations qui attirera de nombreux garnements. Samedi 13 et dimanche 14 janvier.

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L’autre côté de la rue, plus au sud donc, accueille un tout nouveau complexe commercial appartenant au même Oncle Tan, le One Nimman, qui se définit comme un espace culturel et dont l’architecture détonne ici en pays Lanna. Dans cet écrin est également organisée une journée spéciale qui ne laisse pas de nous titiller… Au programme – que ne laisse pas entrevoir l’affiche : un atelier pour confectionner du chocolat (😋) et des activités en lien avec la culture ancestrale du Lanna, le nom de l’ancien royaume du Nord…

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Promenada de son côté ne pouvait manquer à l’appel ! Dans cet autre centre commercial, il est question de différentes stations ludiques où les enfants collectent des « staempfel » (demandez donc à un Suisse ce que cela signifie). Un concept baptisé Kids Camp avec un concours photo. En savoir plus.

Les manifestations évoquées ici sont loin d’être exhaustives !

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Cette Journée des Enfants donne lieu à une multitude d’offres (rabais, prix spéciaux, voire gratuité). On ne signalera ici que celle du parc aquatique Tube Trek : entrée gratuite pour les enfants de moins de 12 ans, THB 200.- pour ceux entre 12 et 18 et seulement THB 400.- pour les grands enfants de plus de 18 ans. Ce sont là rabais substantiels pour ce parc aux prix prohibitifs.

Bonne fête à tous les enfants 😁

Vous voulez savoir ce qu’il en a été de la Fête des Enfants 2018 à Chiang Mai ? On vous renvoie à notre article Fête des enfants. À l’année prochaine !

Tous nos articles sur la Journée de l’Enfance en Thaïlande :
2021 : Mise à jour 2021 de notre article, une journée annihilée par la pandémie sanitaire du Covid-19 !
2020 : publication Facebook sur la Journée de l’Enfance
2019 : Wan dek – La Thaïlande fête elle aussi l’enfance
2018 : Wan dek – Journée où l’enfant est roi en Thaïlande & Fête des enfants. À l’année prochaine !


Source éditoriale : communiqué officiel du gouvernement repris par le journal Khoasod (c’est donc en thaïlandais).
Source de l’image à la une : © Royal Flora
Article composé le 13 janvier 2018

Traces d’un royaume perdu – Peintures murales des temples du Lanna

Mise à jour du 16.04.2018 : nous apprenons que cette exposition est prolongée jusqu’au 30 avril 2018. Profitez-en !

Durant cette haute saison touristique (elle commence en novembre), nous vous invitons à visiter la très belle exposition « Traces of Lost Kingdom » (Traces d’un royaume perdu). Vous pourrez y admirer des photographies dévoilant les peintures murales des temples bouddhistes du Lanna. Elle se déroule actuellement au Tamarind Village, un superbe établissement hôtelier au coeur de la cité fortifiée, là-même où est organisé le fameux marché piétonnier du dimanche soir (repérez la magnifique allée faite de bambous sur votre droite). L’exposition est visible de 9h à 18h, jusqu’au 28 février 2018. L’entrée est libre. Vous pourrez même y acquérir des photos.

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C’est une incroyable plongée dans le passé qui vous est proposée ! Découvrez les croyances, les coutumes et la culture du peuple du nord de la Thaïlande à travers les peintures murales de ses temples bouddhistes, peintures dont certaines, très rares, datent de plus de 500 ans. Ces oeuvres dévoilent la vie quotidienne des gens du Lanna, nom de l’ancien royaume du nord de la Thaïlande : rituels, guerres, jeux d’enfants, danses et traditions musicales…

Cette exposition a fait l’objet d’une cérémonie d’ouverture avec un émouvant spectacle de danse qui réunissait RonnarOng Khampha, Darunee Phonwithun & Phattha Phikroh, danseurs très connus ici à Chiang Mai. Quelques photos de la cérémonie ici : Tamarind VillageWoralun BoonyasuratCitylife et le magazine FINE DAE.

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Facebook – Piengrawee Sirisook

Ces peintures sont d’une rare richesse iconographique permettant aux historiens et autres chercheurs d’enrichir leur savoir (lisez donc ce texte-ci de François Lagirarde). En complément des textes anciens, les peintures murales sont une mine d’informations. Bien que l’on puisse penser que cette tradition picturale remonte au XVe siècle, il n’en reste aucune trace. Aussi, la plupart des peintures murales existantes remontent à 150 ans au maximum. Les peintures murales dans l’enceinte des monastères appartiennent aux traditions des pays bouddhistes d’Asie du Sud- Est. Leur fonction est double : décoration de l’espace attribué et éducation des pèlerins qui viennent admirer ces fresques. Les histoires racontées sont généralement très populaires et jouent un rôle didactique, transmettant des messages moraux. Ces peintures illustrent des scènes bouddhiques traditionnelles (les 28 Bouddha du Passé, les vies antérieures (jatakas) du Bouddha Gautama, et la vie du Bouddha historique) ainsi que des scènes de la vie quotidienne.

Les peintures murales du Lanna se trouvent presque toujours dans le viharn du temple (salle de prière où les moines chantent leur versets bouddhistes quotidiens). Il fallait que ces peintures soient visibles des fidèles, celles-ci venant conforter les enseignements prodigués par les moines. Les peintures murales du Lanna se caractérisent par leur spontanéité, leur caractère terre-à-terre et leur forte saveur locale. Influencées par les arts birman, shan, lao et siamois, ces peintures murales reflètent le mélange multi-ethnique propre au nord de la Thaïlande. Elles ne manquent pas de charme.

TracesOfALostKingdomPhotoFB2Au 19e siècle, de grandes communautés de Shan et de Thai Lüe de l’Etat Shan voisin de Birmanie et du sud de la Chine s’installèrent à Chiang Mai pour aider à repeupler la ville après de nombreuses années de guerre avec les Birmans. Au même moment, des «Haw» (commerçants musulmans) chinois entraient en scène, transportant des marchandises comme du thé, des herbes médicinales et des légumes marinés venus du Yunnan voisin. Un autre groupe de Chinois arrivait de Bangkok, commerçants s’installant dans les villes le long des rivières. Les Occidentaux sont également arrivés à ce moment, leur intérêt se tournait vers les activités très rentables d’exploitation du bois de teck. Les missionnaires chrétiens suivirent bientôt. Ainsi, les peintures murales du Lanna dépeignent souvent ce mélange de divers groupes ethniques : on distingue clairement les vêtements chinois typiques de cette période à côté d’autres vêtements, birmans ceux-là, tout comme les jupes rayées de coton paa sin typiques du nord. Les Occidentaux sont souvent représentés en uniforme militaire.

‟L’essence de l’architecture bouddhique du Lanna réside dans la volonté d’établir, par des formes et des symboles, une communication vers l’esprit„
Wonchai Mongkolpradit

Contrairement au style formel de la peinture que l’on trouve dans les temples de Bangkok, où les artistes suivent des formes soigneusement prescrites approuvées par la cour, les peintures murales du Lanna sont très singulières, chaque temple ayant ses propres caractéristiques. Des styles régionaux ont surgi, comme celui du Wat Phumin et du Wat Nong Bua, dans la province de Nan, offrant les plus belles peintures murales du Lanna jamais peintes. Lampang se caractérise par ses peintures sur les panneaux latéraux en bois. Les peintures murales pouvaient aussi refléter l’origine ethnique de l’artiste. De nombreux exemples en témoignent : au Wat Bua Krok Luang dans la ville de Chiang Mai et au Wat Pa Daet à Mae Chaem, deux exemples révélant les origines Shan de leur peintres dans de nombreux détails.

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Laai Kham – Peinture d’or

En plus des narrations peintes sur les murs principaux du viharn, les artistes du Lanna ont souvent utilisé une technique murale appelée laai kham pour embellir davantage l’intérieur du bâtiment. Littéralement traduit par «motifs d’or», ces feuilles d’or sont apposées sur une surface laquée rouge ou noir. Cette technique a été utilisée principalement pour décorer les éléments architecturaux en bois à l’intérieur du bâtiment – piliers, poutres et panneaux muraux – ainsi que pour embellir le mur immédiatement derrière l’image principale du Bouddha.

En raison des limites inhérentes au découpage au pochoir, le laai kham était plus adapté aux motifs floraux et géométriques qu’à la réalisation d’histoires détaillées. Une technique employée pour représenter les stupas, les vadas (êtres célestes), les fleurs de lotus et les arbres Bodhi. On en trouve également pour représenter des rangées de Bouddhas assis dans la «posture d’éveil» et des créatures mythiques telles que le kinnari, mi-humain mi-oiseau. Le Viharn Lai Kham, petite salle de prière ouverte sis au temple Wat Prathat Lampang Luang, est un des plus beaux exemples de peinture laai kham. A l’occasion des 720 ans de sa fondation, Chiang Mai a réalisé une très belle exposition sur cette technique où l’histoire du roi Mengrai a été retracée en feuilles d’or.


Préservation

La technique de peinture avec des pigments naturels sur du plâtre sec que les artistes employaient dans les peintures murales thaïlandaises (par opposition à la fresque appliquée en Europe) a rendu celles-ci particulièrement fragiles : elles se sont par conséquent détériorées avec le temps. Sans parler des affres du climat humide, du mauvais entretien des temples en raison du manque de financement et d’expertise, ainsi que d’un manque d’appréciation quant à leur valeur historique et culturelle. Beaucoup des peintures murales visibles il y a seulement 20 ans ont maintenant disparu, et avec elles, un des précieux héritages culturels du nord de la Thaïlande. Heureusement, la prise de conscience et l’intérêt croissant pour elles ont permis d’importantes restaurations afin de préserver les plus importants sites muraux . Espérons que cet intérêt se maintienne afin de permettre de garder ouverte cette «fenêtre sur le passé du Lanna».

Alain Bottu nous parle du Wat Pumin et du Wat Ming Muang, tous deux sis à Nan, plus à l’est, en nous offrant de beaux clichés de ces peintures. La région voisine de l’Isan n’est pas en reste. Lisez donc le blog d’Alain et Bernard; ils ont consacré une page aux peintures murales, l’âme des temples du coeur de l’Isan. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que des chercheurs se sont penchés avec passion sur ces peintures. « Le récit [bouddhique] d’origine, ne l’oublions pas, n’était jamais dépeint entièrement, seules certaines scènes choisies étaient agencées. L’espace alloué sur les murs était donc précieux. Lesquels des peintres et des donateurs sont-ils à l’origine de ces scènes ? En tous les cas, leur accord est évident étant donné le succès de ces scènes – dont un des rôles était sans doute de divertir, d’amuser, voire de faire rire : un bon moyen de retenir l’attention. » C’est là l’épilogue de Cristophe Munier-Gaillard qui a étudié les peintures murales de Birmanie. Son travail a été publié dans la revue Moussons.  Une thèse de doctorat en Langues, civilisations et sociétés orientales a même été composée sur ce thème par Sébastien Tayac. Son titre ? La commande des peintures bouddhiques dans les monastères de la province de Chiang Mai. Autre thèse dont l’auteur est Sutha Leenawat : La peinture murale de l’école de Bangkok pendant la seconde moitié du XIXeme siècle. En voici le résumé :

Au XIXe siècle, la Thaïlande dut faire face à la menace des puissances occidentales. Le Souverain thaï décida d’ouvrir son pays à toutes les connaissances occidentales pouvant civiliser son royaume. La réforme sociale et culturelle provoqua la découverte de l’art pictural occidental sous la forme de tableaux, d’estampes, de photographies et d’illustrations de livres déclenchant en Thaïlande un nouveau mouvement de l’art pictural occidental. Ce nouveau style de peinture fut créé par le moine peintre Inkhong représentant des scènes symboliques des vertus du Bouddha dans le monastère Borom Niwat (1836). Impressionnés par ce nouveau style de peinture, les peintres réalisèrent de telles peintures murales dans tous les monastères de cette époque. Le Wat Sommanat Viharn (1853), le Wat Pathum Wanarum (1861) et le Wat Rajapradit (1864) en sont les meilleurs exemples. Leurs nouvelles caractéristiques sont adaptées du modèle occidental : l’utilisation des trois dimensions, la perspective dans le paysage, l’introduction de volumes, de profondeurs et de tonalités sombres.

In fine, vous trouverez une présentation de l’exposition ici à Chiang Mai avec moult explications (en anglais) sur le site web du Tamarind Village (une partie du texte ci-dessus en représente une traduction libre). Une expo à ne pas rater donc si vous venez dans la Rose du Nord durant la haute saison touristique, jusqu’au 28 février 2018. Vous pouvez d’ores et déjà jeter un oeil sur cet article, certes en langue thaïlandaise mais dont les photos devraient vous donner envie d’y aller…

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TracesOfALostKingdomTemplesdOrdeThaïlandeQue vous ayez eu l’occasion d’admirer les photos de l’exposition ici à Chiang Mai, ou pas. Que vous vous soyez rendu dans un des temples bouddhistes dont il est question, ou pas. Que vous ayez déjà visité la Thaïlande, ou pas. Le beau livre Temples d’Or de Thaïlande : Peintures bouddhiques XVe-XIXe siècle vous permettra de vous plonger dans ce monde iconographique d’une richesse pictographique insoupçonnée. Après tout, la population n’ayant appris à lire que très tardivement – d’un point de vue historique, les peintures murales – avec la transmission orale – représentaient le mode de narration le plus accessible au commun des mortels. Et ce livre vous en dévoile les ressorts. Autre ouvrage, mais en thaïlandais celui-là, celui de Pongpan Ruanganachai, qui livre les codes visuels des dessins typiques du Lanna.


Mise à jour de l’article le 25.08.2018



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