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Le zoo de Chiang Mai accueille les animaux du Dusit zoo de Bangkok, définitivement fermé

Si vous aviez prévu de visiter le zoo Dusit avec vos enfants, il va falloir changer vos plans. Le plus célèbre zoo de Thaïlande, véritable institution créée il y a 80 ans à Bangkok, a définitivement fermé le 30 septembre 2018 ! Un nouvel emplacement est prévu. Mais que vont devenir les centaines d’animaux du zoo ?


Quid des animaux ?

Zoo de Dusit The Standard FB

© Facebook – The Standard

A l’origine, ce zoo, le plus ancien de Thaïlande, était un jardin botanique, nommé Khao Din Wana, à l’usage privé de la famille royale. Un petit lac artificiel a été creusé là; la terre accumulée a formé un monticule et des arbres ont été plantés. D’où le nom du site, appelé affectueusement Khao Din par les habitants de Bangkok (Khao Din signifie « montagne de terre » et Wana peut être traduit par « forêt »). Ce n’est que depuis 1983 qu’il est devenu un zoo public sous le nom de Dusit (สวนสัตว์ดุสิต). Une attraction des plus populaires qui attirait plus de 2 millions de visiteurs par an.

Le nouvel emplacement, un terrain offert par le roi actuel, S.M. Rama X, dont la construction n’a pas encore commencé, est situé à Pathum Thani, la province au nord de la capitale. L’on nous promet une réalisation respectant les normes internationales en matière zoologique. Ne nous hasardons cependant pas à fixer une date d’ouverture… Ceci dit, les animaux en captivité jouiront d’un espace trois fois plus grand (300 rai, qui correspondent à 48 hectares). Mais que sont-ils donc devenus ?

Le zoo Dusit sur le web
On ne dira pas que les relations publiques du zoo Dusit sont des plus actives sur leur site web. Rien ou presque au sujet de cette fermeture n’y figure ! Ils auraient pu profiter de cette pause pour continuer leur mission de manière virtuelle, en attendant l’ouverture du nouveau zoo. Que nenni ! Ne vous reste donc à consulter que leur encyclopédie animale ou encore les anciennes éditions de leur magazine (e-Book qui ne sont pas récents, en langue thaï de surcroît…).
Pour ce qui est de la page Facebook, elle continue a être animée.
Le zoo dispose de son compte Instagram, un site sur lequel on peut aussi admirer de belles photos avec le hashtag #DusitZoo.


Le zoo de Chiang Mai en guise de maison d’accueil

Ce sont tout de même près de 1600 animaux qui doivent être temporairement transférés dans d’autres zoos de Thaïlande – un transfert qui dure deux mois  : à Chonburi (qui accueille tous les volatiles), à Nakhon Ratchasima, à Ubon Ratchathani, à Khon Kaen, et bien sûr à Chiang Mai. Au pied du Doi Suthep, la Rose du Nord dispose d’un zoo connu mondialement pour abriter des pandas remis en prêt par la Chine. Son aquarium attire lui aussi beaucoup d’admirateurs. Et il y a bien entendu des éléphants, un des symboles de la Thaïlande.

Zoo de Chiang Mai Logo FB

© Facebook

Quels sont donc les animaux qui ont été transférés ces jours derniers au zoo de Chiang Mai ? En voici une liste, non exhaustive (communiqué de presse) : on retrouve le koala, appelé aussi le paresseux australien, un marsupial qu’on ne trouve qu’en Australie, le chat viverrin, une espèce en danger d’extinction, le jaguar, un félidé lui aussi menacé, le renard à oreilles de chauve-souris, la petite civette indienne ou encore le muntjac de Fea, du nom d’un zoologue italien, espèce locale du cerf aboyeur ou muntjac indien. Vous devriez donc pouvoir admirer tous ces animaux au zoo de Chiang Mai.

Ce vaste zoo, qui n’a pas moins de deux entrées, est une des attractions incontournables de la ville, surtout pour les familles avec enfants. Presque tous les touristes passent devant, sans forcément s’y arrêter, car il se trouve sur la route du Doi Suthep, la montagne tutélaire de la ville sur laquelle a été érigé le temple bouddhiste éponyme le plus vénéré du nord de la Thaïlande. Après leur visite du zoo, certains en sortent charmés, d’autres dépités par les conditions de vie des animaux qui y vivent. On vous laisse juge.

Le zoo de Chiang Mai sur le web
Quoi qu’il en soit, ce parc zoologique, ouvert tous les jours de 8h à 17h, organise souvent des activités et autres événements diversifiés. Il a bien entendu son site web (quadrilingue dont l’anglais) et sa page Facebook, régulièrement alimentée. De même que son compte YouTube et Instagram (le hashtag #ChiangmaiZoo permet de le visiter à bon compte). Emplacement Google Maps.

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Conférences
régionale à Chiang Mai et mondiale à Bangkok

On peut bien sûr s’interroger sur le bien-fondé de l’existence-même des parcs zoologiques où les animaux, des êtres sensibles, sont confinés, certains diront incarcérés. Et les dérives sont nombreuses. Faut-il encore des zoos ? La question est légitime. Le bien-être animal est une cause émergeante et nous ne pouvons que nous en féliciter (d’ailleurs, une votation populaire fédérale a lieu en Suisse sur cette thématique). Une des problématiques – sans doute la plus essentielle – que soulève l’existence des parcs zoologiques est la suivante : indépendamment du plaisir que nous – êtres humains – pouvons retirer d’une visite au zoo, ces institutions servent-elles à la conservation des espèces animales¹ ?

SEAZA2018.jpg

Il n’est pas de notre ressort dans ce court article d’animer ce débat. Néanmoins, on en profite pour vous parler d’une conférence qui se tient ces jours-ci à Chiang Mai-même. Il s’agit de SEAZA 2018, soit la 26e Conférence annuelle de l’Association des institutions zoologiques de l’Asie du Sud-Est, institutions qui gèrent notamment les zoos et les aquariums géants dans cette région dont fait partie la Thaïlande. Un événement, organisé sous le patronage de S.M. le roi Maha Vajiralongkorn, qui se déroule du 28 octobre au 2 novembre 2018 à l’Empress Hotel; les participants iront visiter le Night Safari (lire plus bas).

Au programme de cette conférence : la gestion et la conception des zoos, la science au service de la gestion des parcs zoologiques, les programmes de réintroduction d’espèces animales, le bien-être animal et l’éthique, les soins vétérinaires ou encore la biodiversité. Espérons qu’il ne s’agisse pas là de vains mots et concepts ! Celles et ceux désirant en savoir plus peuvent consulter le site web créé à cette occasion (c’est en anglais, langue officielle de l’ASEAN). Et si vous lisez le thaï, le zoo de Chiang Mai en parle sur sa page Facebook, de même que le site d’information 100LannaNews (ร้อยเรื่องเมืองล้านนา).

SEAZA est une association régionale membre de l’Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA). Piquant télescopage de dates puisque cette conférence régionale était précédée d’une autre conférence, mondiale celle-là, qui s’est tenue à Bangkok.

WAZA est l’organisme unificateur de la communauté mondiale des zoos et aquariums, regroupant, en plus des institutions gérant les parcs, des associations, des organisations affiliées et des entreprises partenaires du monde entier, tous ensemble « Unis pour la Conservation ». La 73e Conférence annuelle de cet organisme s’est déroulée à Bangkok du 21 au 25 octobre dernier. Les participants ont abordé des problèmes mondiaux, s’attaquant à des questions clés. Ainsi, WAZA a accepté d’organiser un Congrès mondial sur les espèces pour faire face aux crises de leur conservation et de leur extinction. L’institution s’est engagée à suivre des lignes directrices pour une exploitation forestière durable. Elle a par ailleurs décerné divers prix et récompenses. Ce sont des orateurs de marque qui ont pris la parole tels que Jane Goodall, Messagère de la paix des Nations Unies, George Archibald, expert en grues (on parle bien sûr d’oiseaux), Kim Carstensen, directrice du Forest Stewardship Council, et Pilai Poonswad, conservationniste thaïlandais.

Les délégués ont également pris une décision audacieuse : l’accompagnement des autorités thaïlandaises dans la fermeture d’un zoo terrible, Pata, installé dans un centre commercial de Bangkok. 300 animaux parqués sur deux étages de l’immeuble de cette institution délabrée, parmi lesquels des espèces menacées telles qu’un gorille, un bonobo, un calao, un dragon de Komodo, entre aux chimpanzés et orang-outan. Vous pouvez lire la déclaration finale de WAZA2018.

Sur son site web, WAZA vous propose la visite d’un zoo virtuel (et là, pas besoin de billet d’entrée). WAZA sur Facebook (principalement en anglais) et sur le web (en français !).


Des zoos en Thaïlande

C’est un organisme gouvernemental qui gère les divers zoos publics du royaume : องค์การสวนสัตว์ ในพระบรมราชูปถัมภ์, en anglais le Zoological Park Organization of Thailand. Ces parcs sont au nombre de sept, sans compter l’Elephant Kingdom Project dans la province de Surin, dédié aux seuls pachydermes. Thailand Zoo dispose d’un site web et d’une page Facebook; il est présent sur YouTube. Une organisation qui dispose heureusement d’un Bureau de conservation et de recherche (สำนักอนุรักษ์ และวิจัย). Occasion de rappeler ici qu’il n’est pas aisé d’être activiste écologique au Pays du Sourire; l’exemple de Seub, qui s’est donné la mort, fatigué de combattre, est encore dans les mémoires des Thaïlandais sensibles à la protection de la nature.

Il y a également des zoos gérés par des entreprises privées, dont le but n’est pas philantropique, loin s’en faut. Outre Pata déjà cité, les plus connus d’entre eux sont le Night Safari et le controversé Tiger Kingdom ici à Chiang Mai, le Safari World à Bangkok ou encore le zoo de Phuket que beaucoup considèrent comme abominable (malgré le soutien officiel de l’Office du tourisme…). Ces institutions utilisent toutes le terme happiness dans leur communication mais il est permis de douter que le bonheur fasse partie du quotidien des animaux exploités en ces lieux…

#zoo #DusitZoo #WAZA2018 #SEAZA2018


¹ Une esquisse de réponse peut être trouvée dans le travail de mémoire présenté par Mme Violette Pouillard (Master en Sciences et Gestion de l’Environnement), Les zoos et la conservation des espèces – Le cas du zoo d’Anvers.

Sources rédactionnelles : zoo de Dusit, Bangkok Post (08.08.2018 & 24.08.2018), The Nation et Thai PBS. Source de l’image à la Une : © Dusit Zoo. Mise à jour le 01.11.2018.


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Érotisme. Lorsque la presse francophone en Thaïlande se dévergonde !

Vague de chaleur cet été dans la presse francophone en Thaïlande ! Kohlidays, le guide de Koh¹ Samui, a-t-il agi pertinemment ? Car en publiant son dossier intitulé Sexe à Koh Samui : on vous dit tout !, il a mis le feu aux poudres ! Et c’est peu dire… Deux mois plus tard, en juin, Le Petit Journal, dans son édition siamoise, y est également allé de son article sur l’art érotique dans toutes ses positions. Tout un programme ! Et c’était sans compter sur l’ancêtre des magazines francophones, Gavroche, qui, dans son édition de juin, consacrait un long article à la nouvelle vague érotique au Siam… Nous oubliions dans cette recension le plus récent des magazines francophones, Latitudes ! Dans son édition estivale, il s’est rendu au Jardin Érotique de Chiang Mai… Le démon de midi a-t-il frappé les rédactions francophones ici en Thaïlande ? On fait le point.

Kohlidays – Dossier Sexe à Koh Samui : on vous dit tout!

Kohlidays Logo FB

Celles et ceux qui connaissent les Guides Kohlidays savent que c’est là une importante source d’informations pratiques, en français qui plus est, sur cette île du golfe de Thaïlande. Ils avaient été parmi les premiers à croire en l’iPad et nous nous souvenons d’avoir naguère fort apprécié leur application pionnière. Que ce soit pour préparer votre voyage ou pour profiter des loisirs une fois sur place, Kohlidays vous apporte moult informations. La société exerce également comme agence immobilière et agence de voyage. Son dynamisme se reflète dans l’animation de sa page Facebook. Le blog est lui aussi des plus actifs; il compte plus de 300 articles pour le plaisir de découvrir la vie locale.

Et c’est justement ce canal qui a défrayé la chronique ! L’article s’intitule Sexe à Koh Samui : on vous dit tout ! Avec comme premier titre L’île de tous les possibles. Avouons que cela est aguichant, comme le sont les demoiselles illustrant l’article.

Kohlidays Photo FB
© Facebook – Kohlidays

Les mœurs thaïlandaises sont très particulières et parfois contradictoires. Vues au travers du prisme de la morale judéo-chrétienne occidentale, elles peuvent apparaître, parfois, comme libertines et immorales. La sexualité des Thaïs (bien qu’extrêmement pudiques et réservés) répond à de nombreux paradoxes, mais aussi à toutes sortes de valeurs et d’interdits issus, entre autre, du bouddhisme, et régie par des règles traditionnelles d’une société particulièrement hiérarchisée. Il n’en reste pas moins que le Pays du Sourire, pour une multitude de voyageurs, demeure le fief du tourisme sexuel. Grave erreur ! En effet, il serait particulièrement réducteur de résumer le Royaume à cette image galvaudée, rapportée par des reportages racoleurs et des vacanciers à l’affût de plaisirs charnels. A cet effet, notre dossier se veut à la fois exempt de tout moralisme et jugement. Nous proposons juste un Etat des Lieux de la vie nocturne et ses plaisirs sur Koh Samui. Bonne lecture.

Note introductive au sulfureux dossier de Kohlidays

Koh Samui est une destination familiale prisée – à juste titre. Mais l’île est aussi connue pour sa vie nocturne. Et Kohlidays dévoile ses deux quartiers chauds en donnant les adresses des bars, pubs, discothèques, beach clubs, cabarets, go go bars et autres salons de massage. De quoi ravir tous celles et ceux qui sont à la recherche d’un moment sensuel, d’un amour de vacances ou d’une relation longue durée…

Des cris d’orfraie ont été poussés par les bien-pensants (lisez donc les commentaires de la publication Facebook). Il faut dire que le ton de l’article est léger, sans répandre une quelconque culpabilité vis-à-vis des consommateurs de plaisirs charnels. Parangon du sexe tarifé ! Et qu’en plus y sont indiqués non seulement des prix indicatifs mais également les mœurs de ces endroits de luxure (de débauche, écriront d’autres). Kohlidays précise encore que quoiqu’il en soit, toutes [les prostituées] méritent le respect et l’attention qui leur sont dus.

Il va de soi que la rédaction était consciente du potentiel explosif du sujet puisqu’une note concluait son dossier : Encore une fois, il s’agit d’un Etat des Lieux de la Vie Nocturne et ses distractions sur Koh Samui. En tant que principal Guide sur l’île, nous nous devons d’apporter un maximum de renseignements sur le sujet, au même titre que nous le faisons régulièrement pour d’autres thèmes dans le but d’informer nos lecteurs qui souhaiteraient, un jour, séjourner ici. Face à la véhémence des réactions, la rédaction de Kohlidays a publié une mise au point sur sa ligne éditoriale. On vous laisse juge et vous faire votre propre opinion.

Poohers - Logo FB

De notre côté, sans du tout condamner cette publication, nous regrettons cependant que l’auteur de l’article n’ait pipé mot des dégâts psychologiques que cause le sexe tarifé. Qui sont certes moindres ici en Thaïlande mais bien présents tout de même (la prostitution thaïlandaise a ceci de particulier que les personnes qui s’y adonnent le font durant une durée moyenne bien moindre que la plupart des prostitué(e)s dans le monde). Ainsi, afin d’apporter un maximum de renseignements sur le sujet, il eut été intéressant de mentionner le travail des nombreuses ONG – thaïlandaises comme internationales – qui défendent les droits des travailleurs et travailleuses du sexe. On vous a par exemple déjà parlé du Can Do Bar ici à Chiang Mai, un lieu qui offre aux jeunes filles prostituées la possibilité de s’émanciper à travers des programmes d’empowerment. Ces associations réclament depuis longtemps la dépénalisation de la prostitution en Thaïlande. Changement de loi qui permettrait de mieux défendre les victimes de ce marché colossal. Un marché où certains opportunistes s’engouffrent. Ainsi, Poohers, site de réservation pour les établissements adultes, recherchaient des représentants en Thaïlande… mais il n’a pas fait long feu !

Kohlidays sur le net
Site webBlogPage Facebook
Article Sexe à Koh Samui : on vous dit tout ! (sa publication Facebook).
Mise au point de la rédaction de Kohlidays suite aux réactions suscitées.


Maison Close - Photos Montage
© Facebook – Maison Close BKK

Le Petit Journal – […] l’art érotique dans toutes ses positions

Le Petit Journal Bangkok Logo FB

Sous un titre aguicheur – Maison Close expose l’art érotique dans toutes ses positions – Le Petit Journal (édition de Bangkok, qui n’est qu’électronique) évolue sur un registre bien différent, celui de l’art, l’art érotique. Maison Close BKK. Le nom est français, le propriétaire aussi mais les œuvres exposées proviennent principalement d’artistes thaïlandais. A la fois musée, galerie d’art, bar et studio de tatouage, c’est un lieu où se côtoie religion, enfer, mort et amour…

Maison Close est un lieu unique et hybride de Bangkok. Stephen Bessac, un Français à l’origine du concept, invite à franchir la porte d’un univers habituellement caché dans lequel l’art érotique s’expose, enivre le visiteur et jette une encre nouvelle dans le quartier de Bang Rak.
Lisez la suite de l’article ci-dessous.

Maison Close BKK se veut devenir un lieu incontournable de la culture underground de Bangkok. L’établissement organise régulièrement des événements. On vous invite à y faire un saut lors de votre prochain passage à Krung Thep (c’est comme cela que les Thaïlandais appellent la ville). Bang Rak est un quartier qui se situe au sud du centre historique, non loin du fleuve Chao Phraya. Excellente occasion de visiter trois autres sites muséaux méconnus de Bangkok : le TCDC – Thailand Creative & Design Center, fer de lance du design siamois (qui dispose d’une filiale ici à Chiang Mai), le Bangkokian Museum et enfin l’Institut de l’art islamique thaïlandais. C’est là un quatuor de musées qui agrémentera votre visite de Bangkok.

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© Facebook

Le Petit Journal a également évoqué dans ce post une exposition éphémère de Myrtille Tibayrenc, agitatrice du milieu de l’art contemporain en Thaïlande. Dans le cadre du festival Bangkok Biennial, l’exposition de ses peintures inspirées d’images reflétant la violence du quotidien sur internet s’est tenue dans un lieu pour le moins insolite mais ô combien approprié pour l’érotisme que véhiculent nombre d’entre-elles : les toilettes du Bangrak Bazaar à Bangkok (entrée : 3 bahts!!) ! Une trace résiduelle sous forme d’autocollants reproduisant ses œuvres y est toujours visible. Le festival a clos ses portes fin septembre mais vous pouvez retrouver l’artiste sur son site web et sa page Facebook. Comme elle habite maintenant Chiang Mai où elle a récemment migré sa galerie d’art, on vous en reparlera tantôt…

Le Petit Journal Bangkok sur le net et sur Facebook.
Article Maison Close expose l’art érotique dans toutes ses positions.

Maison Close BKK sur Facebook (emplacement; ouvert de 15h à minuit, fermé les lundi et mardi).
TCDC – Thailand Creative & Design Center sur le web et sur Facebook (emplacement; ouvert de 10h30 à 21h, fermé le lundi).
Bangkokian Museum (พิพิธภัณฑ์ชาวบางกอก) sur Facebook (emplacement; ouvert de 10h à 16h, fermé les lundi et mardi).
Institut de l’Art Islamique Thaïlandais (สถาบันศิลปะอิสลามแห่งประเทศไทย) sur Facebook (emplacement).


Gavroche – Thaïlande : la nouvelle vague érotique

Gavroche Magazine s’y colle aussi ! L’édition du mois de juin 2018 de ce vénérable magazine papier² nous emmène dans les remous érotiques thaïlandais, à la découverte des lieux et des personnages insolites de ce renouveau.

Gavroche - La nouvelle vague érotique

On y parle de Maison Close là aussi. Mais également de l’art du bondage japonais shibari que deux Thaïlandaises pratiquent dans la Cité des Anges. Vous y découvrirez, si vous ne le connaissez pas encore, le surprenant monde des love motel dont les Thaïlandais sont friands (nous consacrerons un jour un article complet à ce sujet axé sur les hôtels de la Rose du Nord). Ou encore l’existence du The Hidden Closet, boutique érotique de Bangkok, à Thong Lo (alors que les sex-shops ne sont pas légion au royaume) ! Là-même où se situe un autre trésor de l’art érotique, le musée Kamavijitra. Plus de 2000 objets de l’art érotique asiatique vous y attendent… Le magazine revient d’ailleurs sur ce musée en vous le présentant plus en détail dans son article Kamavijitra, le premier musée privé consacré à l’art érotique du Siam.

Sur la même ligne du BTS – le métro aérien de Bangkok, en l’occurrence la ligne Sukhumvit, entre l’arrêt Chit Lom et l’arrêt Phloen Chit, si vous empruntez la route menant vers le canal, direction nord donc, au pied de ce qui fut le Swiss Hotel (et, encore avant, le Hilton), vous découvrirez un des lieux insolites de Bangkok, qui a tout à fait sa place dans cet article : Chao Mae Tuptim est un oratoire dédié à la déesse Tuptim. Autour d’une maison des esprits y sont déposées d’étonnantes et détonnantes offrandes : des milliers de phallus, stylisés ou des plus réalistes. Un site entièrement dévolu à la fertilité; femmes et couples viennent y faire leurs dévotions, dans l’attente d’un heureux évènement. Une singulière adresse qu’il ne faut pas hésiter à mettre à votre programme.

Le panorama que dresse le magazine comprend aussi une interview de Mme Pimpawun Boonmongkon, co-auteure de l’ouvrage Thai Sex Talk: The language of sex and sexuality in Thailand (en anglais donc). Un travail érudit sur les mots utilisés par les Thaïlandais pour parler de sexualité ou désigner des situations érotiques.

L’auteure de l’article nous rappelle qu’en Thaïlande, le désir sexuel n’est pas à aborder n’importe où, n’importe quand et avec n’importe qui. La société thaïlandaise est conformiste et pudique mais elle sait aussi réinventer ses propres codes érotiques. N’hésitez donc pas à prendre connaissance de cette intéressante enquête qui vous parle de lieux à la vitalité et à l’audace libératrices, entre sensualité, plaisir et phantasmes.

Dans le même numéro, Arnaud Dubus esquisse un tableau de la situation des membres de la communauté LGBT au royaume de Thaïlande (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres). Victimes de nombreuses discriminations, leur situation est bien loin du paradis imaginé par les touristes occidentaux de passage. L’article est disponible en ligne (voir ci-dessous). Une communauté LGBT qui a d’ailleurs organisé une Pride à Chiang Mai le 21 février 2019, alors que la précédente édition, il y a 10 ans, avait capoté face à une tenace hostilité.

Gavroche - Montage
© Facebook – Gavroche Thaïlande

Gavroche sur le net et sur Facebook. Hélas, la version papier a été abandonnée à la fin de l’année 2017, comme nous l’apprend un de nos lecteurs, Chom’s²; seule l’édition électronique subsiste. Vous pouvez vous y abonner (version pdf).
Article Thaïlande : la nouvelle vague érotique
Article Les LGBT thaïlandais au milieu du gué

Boutique érotique The Hidden Closet sur Facebook (emplacement; ouvert de midi à 23h).
Musée érotique Kamavijitra (กามาวิจิตรา) sur le net et sur Facebook (emplacement; ouvert de 10h à 18h, fermé les samedi et dimanche).
Chao Mae Tuptim (emplacement; ouvert en permanence).

Kama Vijitra - Cover FB

© Facebook – Kamavijitra

Latitudes Magazine - L'Eros du JardinLe Jardin Érotique de Chiang Mai présenté par Latitudes Magazine

Décidément, l’érotisme semble être un virus tenace, particulièrement virulent cet été. Un magazine francophone que nous apprécions, tant par la qualité d’impression que son ton éditorial (avec des articles également en anglais), s’est fendu lui aussi de son article érotique. Enfin, disons que l’article en tant que tel n’a rien d’érotique mais le sujet l’est en revanche. Latitudes Magazine revient en effet sur le Jardin Érotique de Chiang Mai (Erotic Garden). Un endroit détonant dans le paysage siamois, créé au milieu des magnifiques rizières de Mae Rim, au nord de la ville. La journaliste décrit la visite de ce lieu de tous les désirs et nous présente sa créatrice thaïlandaise.

Nous vous avions déjà parlé de cette iconoclaste attraction dans notre article consacré à la Saint-Valentin ici à Chiang Mai. De notre point de vue, l’endroit mérite de figurer dans tout programme touristique de la Rose du Nord. Sa propriétaire, qui officie comme guide anglophone sur place, nous avait parlé des difficultés qui ont été les siennes à l’ouverture du site, avec une visite des autorités pour contrôler la décence du lieu… Ce qui n’a pas empêché l’Erotic Garden de fêter ses 4 ans d’existence en janvier 2019.

Mise à jour 2020 : hélas, trois fois hélas, Latitudes a cessé l’impression de sa version papier avec son dernier numéro, l 17. Dès janvier, ne restent plus que la page Facebook et le compte Instagram. Les nostalgiques peuvent cependant lire l’intégralité des magazines publiés sur le site ISSUU.

Feu Latitudes Magazine sur Facebook et sur Instagram (le site web n’est plus fonctionnel)
Article L’Eros du jardin


Et Chiang Mai Deci-Delà de s’y mettre aussi 😆

À Kohliday les adresses de Koh Samui. À Bangkok Extérieur Nuit celles de Bangkok ! Au-delà des polémiques, nous vous avons déjà parlé d’un guide sur ce sujet ô combien sulfureux. Bangkok Extérieur Nuit: Guide de la nuit 2018. Un ouvrage répertoriant les adresses hot de la Cité des Anges (qui ne semblent jamais dormir…). Un guide très apprécié, qui paraîtra sulfureux aux âmes sensibles. Beaucoup de conseils pratiques et, bien entendu, un répertoire des adresses de la nuit, connues et moins connues. À moins que vous ne vous contentiez d’un poster vintageHot Sex In Bangkok.

Exposition Metha Sanctuary à Chiang Mai (09.2020)

En pays bouddhiste, le sexe ne s’étale point en public. Et pourtant, la galerie d’art Seescape, ici à Chiang Mai, organise une sulfureuse exposition (qui paraîtra choquante à certains) : Metha Sanctuary, où les œuvres du jeune artiste thaïlandais Methagod – qu’on voit à l’œuvre ici – sont exposées, sous la direction de Sébastien Tayac, un curateur très actif en Thaïlande.

Metha Sanctuary célèbre les organes génitaux, tant féminin que masculin, à travers de la peinture, du papier mâché et de la sculpture. De l’art qui vous invite à mettre de côté la timidité qui entoure généralement le sujet, vous rappelant que le risque de grossesse est nul en visitant l’exposition.

Metha Sanctuary est une exposition ouverte aux seuls adultes, organisée du 19 septembre au 18 octobre 2020, de 11h à 20h (fermé le lundi), à la Gallery Seescape, ici à Chiang Mai (site web). Quelques photos de l’exposition et de la cérémonie d’ouverture.

Thepmetha Theboonta – c’est là son vrai nom – avait déjà exposé dans cette galerie qui l’avait alors présenté dans une brève biographie; un artiste dont Elina Melloul a dressé le portrait pour Chiang Mai Art Conversation (CAC). La sculpture de jouets l’a amené à être connu internationalement (lisez donc l’article de A Toy A Day). Retrouvez Methagod sur Facebook, sur Instagram et sur YouTube.

Et puisque l’on parle d’alcôves, Chiang Mai a chaudement inspiré Joséphine Laturlutte, auteure de Girl’s band a Chiang Mai (ouvrage affublé d’un provoquant sous-titre : Folles, et mouillées, sont ces adorables Thaïlandaises). Sur un ton plus badin, elle nous livre là le récit de son troisième voyage en Thaïlande…

Il y aurait tant à écrire sur l’art érotique d’Asie, dont celui de la Thaïlande (certains temples bouddhistes cachent en leur sein des peintures érotiques sous forme de fresques murales). Nous nous y attellerons peut-être un jour… De même pour les adresses chaudes de Chiang Mai, la Rose du Nord qui peut, elle aussi, se montrer affriolante. En attendant, voici notre propre contribution polémique 😆 Malgré la pruderie affichée de ses dirigeants, Facebook vous permet de visionner d’adorables créatures siamoises. A titre d’exemple, les pages Facebook de Cup Magazine qui ont pour nom Cup C ou encore Cup E (manque à l’appel Cup X). D’adorables créatures siamoises, nous vous disions…

Cup Photos Montage
© Facebook – Cup C/D/E

Signalons enfin le bref reportage « Emmanuelle, souvenir érotique de Thaïlande » diffusé dans l’émission Invitation au voyage, sur Arte donc. Comment oublier que ce film érotique des années ’70 (on parle donc du siècle précédent) a été tourné à Bangkok, dont la moiteur et l’humidité alimentent les fantasmes érotiques des interprètes…

Décidément, comme l’écrivait Bernard Formoso dans son ouvrage éclairant Thaïlande : Bouddhisme renonçant, capitalisme triomphant, la Thaïlande est plus que jamais un pays idéalisé comme pôle de spiritualité [bouddhiste] et stigmatisé comme lieu de déperdition.

#Kohlidays #LePetitJournal #Gavroche #sexe #Thaïlande #prostitution #érotisme


¹ Les puristes de la langue thaï, se référant au RTGS – Système général de transcription royal thaïlandais, nous rappellent que le terme thaï เกาะ, signifiant île, devrait se transcrire par ko (et non pas koh).
² Nous remercions Chom’s de nous avoir appris la fin de l’édition papier du magazine Gavroche. De même de nous avoir rendu attentifs à l’existence de l’article publié par Latitudes (lire les commentaires ci-dessous).

Photo à la Une : Donut – Cup E Mag © Facebook.
Article composé le 06.10.2018 et mis à jour le 02.11.2023

Salak Yom, l’un des plus beaux festivals de Lamphun

Avec le Festival des Lumières (Loi Krathong, célébré peu après celui des Lanternes), le Festival du Longane (lamyai) et le Festival du Bain Rituel au Wat Haripunchai, le Festival Salak Yom (ประเพณีสลากย้อม) et sa cérémonie Salakapat (สลากภัต) est l’un des festivals immanquables1 de Lamphun, chef-lieu de la province éponyme, à moins de trois quarts d’heure de route au sud de Chiang Mai.

Date des prochaines festivités : du mercredi 11 au mardi 17 septembre 2024. Le ‘grand jour’ du festival est le lundi 16 septembre, jour de la grande parade, à 16h30.

L’on vous parle en détail de ce festival, en vous révélant ce qu’est Haripunchai, vous en dévoilant le programme, l’on vous donne des indications pratiques pour rejoindre Lamphun, l’on vous explique cet ancestral rituel et l’on revient enfin sur les anciennes éditions du festival.

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Wat Haripunchai

Le festival se déroule à l’intérieur et autour du Wat Haripunchai, au cœur de la ville de Lamphun. Pas étonnant que le chedi de ce temple ressemble comme deux gouttes d’eau à celui du fameux temple du Doi Suthep puisqu’il a servi de modèle à ce dernier, perché au haut d’une montagne. Haripunchai était le nom de cette ville du temps du royaume môn; c’est la plus vieille cité du nord de la Thaïlande (une région qui a ensuite abrité les divers royaumes du Lanna).

Le festival s’étend sur trois ou quatre jours, généralement au début du mois de septembre. C’est un festival unique que nous vous conseillons fortement de mettre à votre agenda. Et nous vous disons pourquoi.

LamphunSalakYomFestival2018PhotoMontage

Édition 2020

Comme toutes les fêtes des derniers mois, l’édition de cette année est bien entendu perturbée par la pandémie du Covid-19. Les rendez-vous attirant la foule ne sont organisés qu’avec de grandes précautions sanitaires. Ainsi donc, le Festival Salak Yom 2020 a été fixé du jeudi 27 août au mercredi 2 septembre 2020. C’est dire que la fête durera 7 jours (au lieu des 4 jours traditionnels).

En revanche, aucune cérémonie d’ouverture ni grande parade ne seront organisées. Le festival se concentre sur l’acquisition de mérite bouddhiste. Cependant, les arbres Salakapat seront éclairés à travers une animation son & lumière dès la nuit tombée. Ce qui est sûr, c’est que de nombreux stands de nourriture lanna vous attendent…

En raison de la fermeture des frontières siamoises depuis plusieurs mois déjà, une fermeture due à la pandémie du Covid-19, nous n’avons pas mis à jour le présent article qui en garde cependant toute sa pertinence.


Festival Salak Yom 2019

Le Wat Phra That Hariphunchai Woramahawihan (วัดพระธาตุหริภุญชัยวรมหาวิหาร), le temple au cœur de la cité de Lamphun, vaut à lui seul le déplacement. Mais à l’occasion du festival Salak Yom et de la cérémonie Salakapat, il s’anime alors de mille feux, tant en journée qu’en soirée. Vous ne serez que quelques touristes étrangers à participer à cette fête, entourés de centaines de locaux venus de toute la province et au-delà.

Cette année 2019, le festival Salak Yom et sa cérémonie Salakapat ont lieu du mardi 10 au vendredi 13 septembre 2019. Une grande parade est organisée jeudi 12 septembre, à 17h30. Un événement immanquable pour qui s’intéresse à la culture du Lanna. Le temple où se déroule la fête a mis en ligne quatre très courts documentaires où l’on voit les divers protagonistes donner quelques intéressantes explications (mais hélas, tout est en langue thaï seulement, sans sous-titrage) :

  • Explications du gouverneur de la province de Lamphun : vidéo;
  • Explications du directeur du Bureau culturel provincial : vidéo;
  • Explications du vénérable abbé responsable du temple Haripunchai : vidéo;
  • Explications du président de l’organisation administrative provinciale : vidéo.

Salak yom correspond à une ancienne cérémonie d’acquisition de mérites effectuée par les femmes de la minorité ethnique des Thai Yong. Ce festival, unique et haut en couleur, vous permettra d’admirer d’immenses arbres Salakapat (ou « arbres à cadeaux ») magnifiquement décorés. Mais aussi de participer à des cérémonie d’accumulation de mérites, notamment à travers des aumônes aux moines. Il y a là de nombreuses animations locales (danses folkloriques entre autres) où vous verrez hommes et femmes habillés traditionnellement. Sans oublier, obvie, des stands de délicieuse nourriture du Nord. En voici la bande-annonce.

LamphunSalakYomFestival2019Cover(TiréeDeLaBrochure)

Programme du festival 2019

Le festival se déroule donc sur quatre jours. En voici le programme détaillé :

1er jour – Mardi 10.09.2019 – Préparatifs :

  • 9h : décoration des ‘arbres salakapat’ durant la journée, au temple.
  • 18h30 : ouverture du marché (nourriture typique du Lanna et d’autres produits de la région) en face du Wat Hariphunchai, le long du canal, avec animation culturelle. Durant l’après-midi, ne manquez pas de vous rendre au pont en bois Tha Singh, avec ses échoppes vendant de nombreux produits OTOP.

2e jour – Mercredi 11.09.2019 – Suite des préparatifs :

  • 9h : décoration des ‘arbres salakapat’ durant la journée, au temple.
  • Durant l’après-midi, ne manquez pas de vous rendre au pont en bois Tha Singh, avec ses échoppes vendant de nombreux produits OTOP. De même en soirée avec un marché (nourriture typique du Lanna et d’autres produits de la région) et une animation culturelle, en face du Wat Hariphunchai, le long du canal.
  • 18h30 : show « Kha jae ja tan Salak Yom » (une fusion de danses thaïlandaises moderne et traditionnelle).
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3e jour – Jeudi 12.09.2019 – Le grand jour, NE MANQUEZ PAS LA PARADE à 17h30 :

  • 9h : décoration des ‘arbres salakapat’ durant la matinée, au temple.
  • 13h : concours des plus beaux ‘arbres salakapat’ (sur la place du temple).
  • 16h : ouverture du marché traditionnel de la minorité « Thai Yong » en plein air devant le Wat Haripunchai, avec animations culturelles.
  • 17h30 À NE PAS MANQUER ! Grand cortège Salak Yom (tous les participants arrivent au temple par l’entrée principale, du côté du canal, soit la route (thanom) Roi Mueang Nai. Diffusé en direct sur Facebook.
  • 18h : spectacle de danse où se produisent notamment certaines des minorités ethniques de la province de Lamphun.
  • 18h30 : cérémonie d’ouverture « Salak Yom de Lamphun – Un festival unique au monde » avec les résultats du concours du plus bel arbre Salak Yom.
  • 20h30 : show « Kha jae ja tan Salak Yom » (une fusion de danses thaïlandaises moderne et traditionnelle). Fin vers 21h30.
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4e jour – Vendredi 13.09.2019 (attention, ça commence tôt !) :

  • 7h : dépôt des petits et grands Salakapat dans une zone réservée près du temple (dons afin d’accumuler des mérites).
  • 10h : ouverture du marché traditionnel.
  • 10h : concours de poésie « Ham Ga Long » dans le bâtiment « Gang Sa Dan » et performance musicale (violon local).
  • 11h : cérémonie d’aumônes aux moines et aux novices (nourriture et dons).
  • 13h : les salaks sont offerts aux moines. Des donations sont effectuées dans l’espoir qu’elles retrouvent leur propriétaires (des esprits représentant les ancêtres décédés).

Ce festival, unique en son genre, se termine ainsi vers 15h. Comme nous l’avons fait, on vous conseille vivement de passer la nuit sur place, idéalement le troisième jour – cette année jeudi soir, afin de profiter de la fête, tant en journée qu’en soirée. Ceci vous permettra, entre autres, de visiter les autres sites durant les temps morts du festival.


Y aller

De Chiang Mai on peut rejoindre Lamphun, à 35 kilomètres au sud, par le train. Cependant, une fois en gare de Lamphun, il vous faudra encore parcourir 3 km pour rejoindre la ville. Et les horaires de retour ne vous permettront guère d’assister aux festivités nocturnes, hélas, trois fois hélas. Le problème est plus ou moins identique en empruntant les minivan ou les song thaew bleus au départ du marché Warorot, au bord de la rivière Ping (bien que ces derniers soient bien plus nombreux et assurent une liaison aussi le soir).

SRT - Chiang Mai-Lamphun Montage
© SRT Thailand + Facebook (NoVemBer)

Ainsi, le mieux est d’y aller avec votre propre véhicule (voiture, motocycle ou scooter). Vous privilégierez la très belle route Chiang Mai-Lamphun Rd (route 106) et ses monumentaux arbres (des Dipterocarpus alatus appelés ยางนา en thaï, yang na, protégés par du tissu monastique orange), au détriment de l’autoroute 11 plus rapide.

Sur le web
Page Facebook du temple Hariphunchai
❂ Emplacement : Google Maps.

Un rituel bouddhiste ancestral2

Lamphun Salak Yom Festival
© Facebook – @SalakYom

Traditionnellement pratiquée au sein de l’ethnie Thai Yong de la province de Lamphun, ici en Thaïlande du nord3, la cérémonie Salak Yom consiste en la présentation aux moines bouddhistes et aux novices des monastères locaux d’un « arbre à cadeaux », richement décoré, afin de gagner du mérite4 et de le transmettre à leurs proches décédés ou à d’autres êtres impliqués dans leur propre vie et renaissance.

Les cadeaux – y compris de la nourriture, des vêtements, des objets religieux, des objets d’usage courant, de l’argent et des objets de valeur – sont accrochés à une très haute structure en bambou, décorée d’objets artisanaux colorés, en bambou eux aussi, papier, feuille de banane et autres matériaux locaux. C’est le calendrier lunaire qui fixe la date des festivités, généralement au mois de septembre.

Autrefois, les jeunes femmes d’une vingtaine d’années offraient un arbre Salak à leur monastère local. Pour ces jeunes demoiselles, la cérémonie de Salak Yom n’était pas seulement l’occasion d’accumuler des mérites mais représentait également un rite de passage vers l’âge adulte, exprimant le statut social et l’aptitude au mariage de la femme.

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© Facebook

Ce rituel a commencé à s’estomper il y a une cinquantaine d’années, car les coûts associés à l’offre du Salak Yom sont devenus trop élevés pour la plupart des familles. En 2003, un groupe de moines bouddhistes de Lamphun, en collaboration avec l’administration provinciale, a décidé de relancer le Salak Yom. Cependant, au lieu de le faire revivre au niveau individuel, le comité organisateur a apporté son soutien aux monastères pour qu’ils se rassemblent et offrent collectivement les arbres Salak.

Un documentaire du SAC, qui montre les préparatifs de la fête, se veut refléter le sens de ce rituel pour les diverses générations de l’ethnie Thai Yong et explorer comment son renouveau a transformé cette tradition séculaire. Étant donné qu’une grande partie du festival Salak Yom est intangible et éphémère, cette documentation visuelle pourra servir à la promotion du festival et à l’éducation des jeunes générations thaïlandaises sur leur patrimoine. L’Université de Chiang Mai a d’ailleurs déjà organisé une conférence avec atelier pratique sur cette cérémonie.

Celle et ceux qui désirent en savoir plus sur le sens de ce festival se délecteront du travail (en anglais) de l’anthropologue Alexandra Denes : Trees of Offering: The Salak Yom Festival in Lamphun Province, Thailand.

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© Chiang Mai Deci-Delà

On vous promet de consacrer un jour un article plus fouillé à Lamphun, tant la ville que la province, afin que vous puissiez vous aussi découvrir les intéressantes attractions de cette région que nous apprécions particulièrement. Une province qui vous réserve un accueil des plus authentiques, loin du tourisme de masse de sa grande sœur, Chiang Mai.

Et l’on termine en vous dévoilant en vidéo une ancienne édition, celle de 2015, non sans vous enjoindre fortement de vous déplacer à Lamphun. Un déplacement que vous ne saurez regretter, croyez-nous :

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#SalakYom #Lamphun #ThaiYong


Édition 2018

L’année dernière, les festivités se sont déroulées sur trois jours seulement, dès le 22 septembre, et la parade du dimanche a été diffusée en direct sur Facebook ! Comme cette année, de courts documentaires ont été réalisés :

  • la vidéo 02 où l’on voit l’abbé responsable du temple Haripunchai, le vénérable Phratheprattananayok;
  • la vidéo 03 où l’on voitle président de l’administration provinciale, le Dr. Nirun Danpaiboon;
  • la vidéo 04 où l’on voit le président du Conseil culturel provincial, le professeur Phongthep Manussatrong, et enfin
  • la vidéo 05 où l’on voit le gouverneur de Lamphun, monsieur Unsit Sampuntharat.

C’est bien sûr en langue thaï, sans sous-titrage aucun, mais au moins pouvez-vous vous imprégner de l’ambiance du festival.

LamphunSalakYomFestival2018Cover

1 Nous pourrions encore ajouter à cette liste de festivals immanquables de Lamphun le Festival du changement de robe monastique de feu Khru Bawong, les festivités liées à l’anniversaire de Khruba Siwichai, la Fête de « l’Hiver » (Winter Fair) couplée au Festival de la Reine Chamadevi, le Festival du Coton à Mae Raeng ou encore le Festival de la Saucisse (Sai Oua). Comme quoi cette province méconnue se doit d’être encore plus visitée.
2 Source rédactionnelle : ICH – Intangible Cultural Heritage and Museums Learning Resources, un site du SAC – Banque de données anthropologique (traduction libre).
3 Une Thaïlande du nord qui est une véritable mosaïque ethnique.
4 Sur cette notion de mérite, on vous renvoie aux érudites explications d’Odon Vallet, historien des religions, reprises dans notre article Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et feu en l’honneur du Bouddha.

Sauf mention contraire, la source photographique est © Facebook (notamment NoVemBer/MG), y compris celle de de l’image à la Une.
Article composé le 23.09.2018 et mis à jour le 09.09.2024.

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