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Yipeng & Loi Krathong 2020 à Chiang Mai. Pour tout savoir de la Fête des Lumières

Deux fêtes se disputent le titre du plus beau festival de Thaïlande : la Fête des Lumières (Loi Krathong1, ลอยกระทง en thaï) et le Nouvel An siamois, très arrosé d’eau (Songkran, สงกรานต์ en thaï). Nous ne saurions trancher en faveur de l’une ou l’autre mais à Chiang Mai la ville se pare de ses plus beaux atours à l’occasion du Loi Krathong. L’ambiance y est féerique. Y contribuent les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, souvent à caractère religieux. Il faut voir briller les yeux des Thaïlandais qui viennent en famille déposer leur radeau richement décoré – le krathong – sur la rivière Ping – loi signifiant flotter. Et la magie opère lorsque l’on lève les yeux au ciel pour admirer les milliers de lanternes lâchées la nuit durant. C’est la particularité du Loi Krathong de Chiang Mai, qui se confond avec le festival Yipeng1.

Date de la prochaine Fête des Lumières : autour du samedi 20 novembre 2021
(la date précise du festival Yipeng à Chiang Mai vous sera communiquée une fois connue)

Nul besoin de vous rappeler que cette année 2020 est marquée du sceau de la pandémie du Covid-19. Le nouveau coronavirus a terrassé le Nouvel An thaïlandais à mi-avril mais n’aura pas la peau du Festival des Lumières, fêté partout en Thaïlande. Cependant, avouons que l’édition de cette année en ville de Chiang Mai sera particulière, très particulière même : le grand défilé des krathong n’aura pas lieu (remplacé qu’il sera par 7 lieux d’exposition des chars, à visiter impérativement, des lieux qui seront animés dimanche soir), le lancer des lanternes célestes est lui interdit dans toute la ville et l’absence de touristes étrangers – les frontières thaïlandaises leur restent fermées – sera remarquée. De fait, le plus beau festival de Chiang Mai a été réduit à deux seuls jours de festivités (au lieu des quatre jours habituels).

MontagePhotos
Fantasmagorie du Lanna © Facebook

L’édition 2020 du festival Yipeng/Loi Krathong a eu lieu les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020 à Chiang Mai

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S’agissant d’un magnifique festival, ô combien populaire ici à Chiang Mai, notre présente contribution aborde les thèmes suivants, tout en vous dévoilant le programme officiel 2020 :

Loy Kratong 2018 - Photo John Huang 2
© Facebook – John Huang

En terminant par le vocabulaire thaï lié à la fête. Avec une carte interactive et deux apartés : l’un sur la légende de Nang Nopphamat et l’autre sur le sermon Tang Tham Luang. On vous éclaire donc pour que vous puissiez organiser votre séjour – bien que très peu d’entre vous pourront y participer – et en garder ainsi le plus beau des souvenirs. Le compte à rebours a commencé :


Loi Krathong, c’est quand ?

À Chiang Mai, la Fête des Lumières a eu lieu les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020

Loi Krathong tombe précisément la nuit de la pleine lune du 12e mois du calendrier lunaire traditionnel thaïlandais, généralement au mois de novembre de notre calendrier grégorien. Et donc cette année 2020 (ou 2563 si l’on se réfère au calendrier bouddhique thaïlandais) le samedi 31 octobre, avec des festivités qui se dérouleront les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020, soit deux seuls jours de fête (au lieu des quatre jours habituels).

Idéalement, si vous êtes déjà en Thaïlande,, programmez votre séjour à Chiang Mai pour toute la durée des festivités, soit 3 nuits du vendredi 30 octobre au lundi 2 novembre 2020. La richesse du programme le justifie amplement, d’autant que vous pouvez aussi rejoindre d’autres lieux proches comme Lamphun ou Doi Saket (Choeng Doi). Quelle que soit la durée de votre séjour, vous en garderez un souvenir impérissable, foi de Chiang Mai De-ci De-là.

Cependant, si vous deviez être limité par le temps et donc ne choisir qu’un seul jour, sachez que

  • la grande parade est annulée mais les chars décorés seront visibles sur 7 sites, animés dimanche soir;
  • les krathong se déposent officiellement le samedi 31 octobre 2020, dès 19h;
  • la cérémonie officielle d’ouverture est organisée le samedi 31 octobre 2020, à 18h (traditionnellement suivie d’un cortège, ce qui ne sera pas le cas cette année);
  • les deux soirées en question sont animées culturellement (samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020);
  • la danse Lanna réunissant « 500 » danseuses a lieu le samedi 31 octobre 2020, à 18h, 18h30 et 19h;
  • aucun lâcher de lanternes célestes n’est autorisé cette année en ville de Chiang Mai (il vous faudra vous déplacer aux alentours);
  • il n’y a que 3 grands lâchers de lanternes confirmés, qui ont lieu le samedi 31 octobre (pour deux d’entre eux) et le dimanche 1er novembre 2020 (pour le troisième et dernier lancer);
  • la psalmodie du sermon Tang Tham Luang aura principalement lieu samedi 31 octobre 2020;
  • il n’y a pas de feu d’artifice au programme officiel cette année (mais sait-on jamais)…

Si donc les jours de votre séjour à Chiang Mai sont comptés et n’y êtes qu’un seul jour, choisissez soit la première soirée, celle du samedi 31 octobre 2020, avec sa cérémonie d’ouverture et l’allumage officiel des chandelles tout autour de la Cité fortifiée. Ou alors la seconde, celle du dimanche 1er novembre 2020, avec l’animation culturelle des 7 lieux d’exposition en soirée. Si votre intention est de lâcher une lanterne céleste dans le ciel étoilé de la Rose du Nord, vous devrez alors opter pour d’autres lieux que la ville de Chiang Mai (voir ci-dessous).

Pour toutes les personnes qui ne pourront se rendre sur place, l’édition 2020 du festival Yipeng / Loi Krathong de la ville de Chiang Mai sera diffusée en direct par la ville, tant sur sa page Facebook que son canal YouTube :
samedi 31 octobre 2020, dès 18h (cérémonie d’ouverture)
dimanche 1er novembre 2020, dès 17h30 (spectacles sur les 7 sites d’exposition)

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Loi Krathong, c’est quoi ?

Cette fête est appelée Fête des Lumières en raison des bougies qui ornent les petites (et grandes) embarcations déposées sur les rivières et autres surfaces aquatiques.

Les origines de cette célébration remontent à l’Inde brahmanique, dérivant de la fête hindoue de Divālī, la déesse du Gange. Les Thaïlandais l’ont adaptée par une tradition qui a débuté à Sukhothai au XIVe siècle et s’est répandue dans tout le royaume.

La légende de Nang Nopphamat

Il y avait dans le royaume de Sukhothai à la cour du roi Phra Ruang (aussi connu sous le nom de Lithai), un prêtre brahmane qui avait une fille extrêmement belle du nom de Nang Nopphamat (นพมาศ). Elle était très intelligente et douée de talents artistiques la rendant capable de confectionner de magnifiques guirlandes de fleurs. Sa beauté et ses talents attirèrent l’attention du roi et, à l’âge de 17 ans, elle fut admise au rang de concubine royale. À cette époque, les Hindous célébraient au cours du 12e mois lunaire une fête où ils vénéraient leurs trois principaux dieux (Brahmâ, Shiva et Vishnou) avec des lanternes montées sur de longues perches et par le lâcher de lanternes dans le fleuve sacré du Gange afin de rendre hommage à la déesse Gangâ, « Mère des Eaux ».

Le roi Phra Ruang voulut créer une version thaïlandaise de cette fête hindoue et organisa un concours de « lanternes flottantes » lors de la nuit de la 12e pleine lune. Nang Nopphamat se servit de ses talents pour fabriquer une magnifique embarcation, utilisant un tronc de bananier comme flotteur et des feuilles de bananier pour la décorer en forme de feuilles de lotus. Sa création remporta le concours et le roi décréta que dorénavant, ce krathong dénommé à l’origine khamot, servirait de modèle pour cette nouvelle cérémonie siamoise, Loi Krathong.

Nang Nopphamat devint la favorite du roi et mena une vie heureuse. À son actif, on compte le Tumrub Thao Srichulaluck, un compte-rendu autobiographique sur l’histoire et le déroulement de cette cérémonie. Légende ou réalité ? Qui sait ? Cependant, l’histoire de Nang ajoute une touche de charme aux festivités de Loi Krathong et jusqu’à ce jour celle qui remporte le concours de beauté de Loi Krathong reçoit le titre de Miss Nang Nopphamat [à Chiang Mai, on parle de Miss & Mister Yipeng].

Extrait de Wikipédia

Loy Kratong 2018 - Photo John Huang 5
Fête des Lumières à Chiang Mai – ici des lampions traditionnels Lanna – © Facebook – John Huang

Les familles thaïlandaises – et les touristes à leur suite – déposeront comme chaque année leur radeau richement décoré – le krathong – sur la rivière Ping – loi signifiant flotter. Un spectacle qui enchante petits et grands, les petites embarcations étant éclairées par une bougie.

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À cela s’ajoutent des feux d’artifice – mais pas cette année, du moins en ville de Chiang Mai – des concours de beauté (Miss et Mister Yipeng) et des spectacles folkloriques permettant d’admirer de très belles danses traditionnelles du Lanna. En 2016 cependant, cet aspect festif avait été absent en raison du deuil qui a suivi la disparition de feu Sa Majesté Bhumibol le Grand (Rama IX), le précédent (et très vénéré) roi de Thaïlande, père de Rama X, le roi actuel. Et donc cette année 2020 – tout comme l’année dernière et si l’on se réfère au programme officiel – il n’y aura pas de feu d’artifice, ce qui ne laisse pas de nous étonner.

Les autorités recommandent de s’habiller en habits traditionnels du Lanna à cette occasion. C’est dire que vous verrez beaucoup d’habitants s’y conformer. En tant que touriste ou expatrié, vous serez d’autant plus apprécié en en faisant de même. Mesures sanitaires dues au Covid-19 obligent, vous devrez impérativement porter un masque; sur place, vous trouverez du produit désinfectant pour vous laver les mains.

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Loi Krathong ou Yipeng ?

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© CAD Khomloi

Alors que l’origine du Loi Krathong est clairement hindoue, ce n’est que récemment que les fameuses lanternes célestes font partie intégrante du Loi Krathong ici à Chiang Mai. Celles-ci découlent du Yipeng, fête originaire de Chine (mais avec de lointaines origines indiennes tout de même). D’ailleurs, dans les temples bouddhistes du Lanna, aucune peinture murale représentant d’anciennes fêtes du Loi Krathong ne comprend des lanternes célestes ! Vous en saurez plus sur le Yipeng en lisant le paragraphe final Histoire du Yipeng.

Loi Krathong : fête d’origine indienne où des radeaux sont déposés sur l’eau
Yipeng : fête d’origine chinoise où des lanternes célestes sont lâchées dans le ciel

Peu à peu, ces deux célébrations se sont confondues de sorte qu’il est impossible aujourd’hui d’en faire la distinction. Et c’est la conjugaison de ces deux fêtes qui fait de Chiang Mai la ville où le Loi Krathong est le plus beau – peut-être avec Sukhothai.

Retenez donc que les deux activités principales du Loi Krathong – que les habitants du nord appelle plus volontiers Yipeng –  sont le dépôt d’esquifs sur l’eau (les krathong) et le lâcher de lanternes célestes dans le ciel (les khomloi). Dans les deux cas une bougie est utilisée de sorte que l’appellation de Festival des Lumières est doublement justifiée.

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Loi Krathong, c’est où ?

S’agissant de déposer une embarcation sur une surface aquatique, à Chiang Mai, c’est la rivière Ping qui est tout indiquée pour accueillir les festivités. Elle se situe à l’est de la Cité fortifiée (« le carré » appelé erronément « la vieille ville »), entre cette dernière et la gare ferroviaire. Notre carte ci-dessous vous aidera grandement à vous retrouver.

En ville, le cœur du Yipeng/Loi Krathong est donc la rivière Ping, plus exactement entre le pont Nakhon Ping (สะพานนครพิงศ์) et le parc Kawila (อนุสรณ์สถานพระเจ้ากาวิละ) avec, entre deux, le pont Nawarat (สะพานนวรัฐ) et le pont de Fer (Iron Bridge en anglais, ขัวเหล็ก en langue locale, khua lek, สะพานเหล็ก en thaï). Ajoutons à cette zone le Mairie de Chiang Mai (สำนักงานเทศบาลนครเชียงใหม่), point d’arrivée habituel de la grande parade (annulée cette année); le lieu sera animé dimanche, de 20h à 21h. Bison Futé vous conseille fortement de vous déplacer à pied, toute la zone étant congestionnée (les rues Thapae et Chiang Mai-Lamphun deviennent d’ailleurs piétonnes) !

Mister & Miss Yipeng attireront les amateurs de concours de beauté

En regardant la carte, vous constaterez qu’un temple bouddhiste se trouve dans cette zone, rive droite de la rivière Ping, presque en face de l’Alliance Française. Il s’agit du Wat Chai Mongkhon (วัดชัยมงคล), un endroit que nous vous conseillons chaudement de fréquenter durant le festival. Vous y verrez là aussi des centaines de Chiangmaiens déposer leur krathong sur le quai fluvial de la compagnie Mae Ping River Cruise. Autre temple animé que vous ne pourrez manquer aux abords du pont Nawarat à l’intersetion Buddha Sathan : le Centre religieux de pratique bouddhiste (พุทธสถานเชียงใหม่) où des rituels d’adoration à Phra Siri Mangalajarn ont lieu. De même au Wat Upakut (วัดอุปคุต) attenant (Upakut étant un moine dont les habitants du Lanna attendent le retour, à minuit pile; rituel que vous ne trouverez qu’ici au nord et auquel nous avons consacré un article).

Autre conseil de Huggy les Bons Tuyaux : n’hésitez pas à longer la rivière Ping, à pied bien sûr. Vous pouvez le faire sur la rive droite depuis le restaurant The River Market (actuellement fermé) jusqu’à l’Ancient House (บ้านโบราณเชียงใหม่), complexe (mort commercialement) créé autour de ce qui semble être la plus vieille maison en bois de Chiang Mai, espace qui sera animé malgré son abandon par tous les commerces qui y étaient. Et surtout sur la rive gauche, en remontant la rivière jusqu’au pont Nakhon Ping (สะพานนครพิงศ์), depuis la passerelle Chansom (Chansom Memorial Bridge en anglais, ขัวแขก en langue locale, khua kag, สะพานจันทร์สมอนุสรณ์ en thaï), une passerelle récemment rénovée et joliment éclairée. Il y a là divers petits restaurants thaïlandais, adorables car très locaux. Où que vous vous trouviez, votre regard se portera inévitablement vers le ciel illuminé par des milliers de lanternes célestes, un peu moins cette année en raison des interdictions, la vôtre aussi peut-être… Un peu plus au nord, au parc public de Faham, une place joliment décorée de lanternes, sera elle aussi animée du vendredi 30 octobre au dimanche 1er novembre.

Indépendamment de la rivière Ping qui se prête à merveille aux célébrations du Loi Krathong, vous ne devez manquer sous aucun prétexte deux autres places, spécialement animées elles aussi. Tout d’abord la place de la Porte Thapae (ประตูท่าแพ en thaï, pratu Thapae), épicentre touristique de Chiang Mai et porte d’entrée habituelle de la Cité fortifiée. C’est là que se déroulera la cérémonie officielle d’ouverture du festival Yipeng/Loi Krathong samedi 31 octobre, à 18h (sans parler de l’élection de Miss et Mister Yipeng 2020, les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre, dès 19h).

Autre endroit incontournable du Yipeng/Loi Krathong, la place des Trois Rois (Three Kings’ Monument en anglais, พระบรมราชานุสาวรีย์สามกษัตริย์ en thaï), une place chère au cœur des habitants et qui a fait l’objet d’un article complet de notre part. S’y déroulera un Festival des Lanternes Lanna à ne pas manquer, surtout si vous êtes adepte des selfies bien que les décorations de cette année spéciale soit quelque peu riquiqui cette année. Elle offre une ambiance féerique en soirée. C’est là que 500 danseuses effectueront une touchante danse traditionnelle lanna samedi 31 octobre, à 18h, 18h30 et 19h. Immanquable (en savoir plus) ! Notez que l’ensemble des douves de la Cité fortifiée (« le carré ») se prête au dépôt des krathong. Il y en a même qui déposent leur krathong sur l’étang du parc Nong Buak Hard (สวนสาธารณะหนองบวกหาด) ! Autre spectacle qui vous ravira sur place : les fortifications encore sur pied (fruit d’un travail de rénovation) seront illuminées le samedi soir par des lampions traditionnels lanna en terre cuite (c’est le soir d’illumination officiel mais sans doute que dite illumination aura aussi lieu dimanche soir, puisque nombreux sont les habitants à y déposer leur chandelle durant Loi Krathong).

Deux rituels à ne pas manquer. Comme bien souvent en Thaïlande, toute fête a une connotation religieuse et les temples bouddhistes ne manquent bien entendu pas d’y participer. Ainsi du Yipeng/Loi Krathong où le sermon Tang Tham Luang sera psalmodié tous les temples ou presque. L’année dernière, le Wat Sri Don Chai (วัดศรีดอนไชย), dans le quartier du Night Bazaar, avait été mis en lumière. De même que le magnifique Wat Lok Moli (วัดโลกโมฬี), où vous pouvez écouter ce grand sermon.

Mais la cérémonie attendue par beaucoup d’entre vous, c’est le lâcher de lanternes célestes qu’effectuent les moinillons du Wat Phan Tao (วัดพันเตา), rituel précédé par des prières et une courte séance de méditation. Il n’aura cependant pas lieu cette année, rénovation du temple oblige ! Sachez cependant qu’un autre temple propose une cérémonie tout aussi émouvante, impliquant elle aussi des moinillons, le Wat Sai Moon Muang (วัดทรายมูลเมือง)… On vous donne les détails de ces événements plus bas dans notre article. La carte Google Maps ci-dessous doit encore être mise à jour (merci de votre patience) :

Précisons encore que des centaines de stands sur place vous permettront de vous sustenter ou encore d’acquérir lanternes et krathong. À vous de voir si vous préférez vous promener en ville afin de vous imprégner de l’ambiance magique qui y régnera (programme ci-dessous), si vous désirez privilégier un repas organisé dans un restaurant (conseils ci-après) ou alors si vous souhaitez prendre une part active aux lâchers géants de lanternes célestes, buffet inclus, à l’extérieur de la cité (cf. paragraphe ad hoc).

On vous rappelle cependant que la fête reste magnifique au cœur même de la ville malgré l’interdiction d’y lâcher votre propre lanterne. D’autant plus que le festival cette année se déroule en même temps que les marchés piétonniers du samedi soir, à Wualai, et du dimanche soir, le fameux Sunday Walking Street Night Market de nos amis anglophones, au cœur de la Cité historique. C’est dire que les stands s’égrèneront sur près de deux kilomètres, entre le monument des Trois Rois et le pont Nawarat ! Reste en suspens le nombre de participants, qui sera forcément limité, fermeture des frontières thaïlandaises oblige.

Certains profiteront du spectacle féerique depuis les hauteurs et n’hésitent pas à monter au Doi Suthep, la montagne tutélaire de la ville, que ce soit depuis les divers points de vue ou alors depuis le temple éponyme lui-même (de là, il est aussi interdit de lâcher sa lanterne céleste). Et c’est vrai que c’est une option digne d’intérêt car, de là-haut, beau est le spectacle de toutes les lanternes célestes… Autre possibilité tout aussi intéressante : fêter Loi Krathong en ville un soir et à l’extérieur un autre soir. Les destinations ne manquent pas, que ce soit vers Doi Saket ou à Lamphun…

À vous de décider du lieu où vous fêterez le Loi Krathong 🏮

La féerie représentée ci-dessus en vidéo ne fait pas partie du programme officiel. Et pour cause, la fête se déroulera à Lamphun, au sud de Chiang Mai. D’autres villes proposeront une animation qui en tentera certains. Encore une raison pour patienter un brin avant d’établir votre programme définitif.

Les 7 lieux d’exposition

Grande parade annulée. Vous le savez désormais, pour voir la grande parade du Yipeng, où les chars décorés défilent, il vous faudra attendre l’édition 2021 (c’est du moins ce qu’on espère à moins que le nouveau coronavirus fasse encore des siennes) ! La parade de cette année 2020 a donc été annulée, remplacée par 7 lieux d’exposition. C’est la solution trouvée par les organisateurs afin que les quelques chars déjà conçus puissent être admirés par la population. Ces chars – qui représentent de grands krathong – font l’objet d’un concours parrainé par S.M. le roi Rama X (la remise des prix aura lieu le dimanche 1er novembre, à 18h, à la place des Trois Rois (7)).

Voici les 7 endroits retenus où il s’agira impérativement de vous rendre puisque non seulement vous pourrez y admirer les chars en question mais les lieux seront décorés, en plus d’être animés dimanche (en cliquant sur le lieu, vous le verrez sur Google Maps, le tout est résumé sur la carte publiée en dessous, que vous pouvez consulter en ligne ici; l’heure correspond à celle où sera donné un show sur place le dimanche 1er novembre 2020 et le nom est celui du commanditaire du char décoré) :

  1. Porte Chiang Mai (ประตูเชียงใหม่) : Huan na Chiang Mai (17h30) et le club des étudiants de l’université Chiang Mai Provincial Sukhothai Thammathirat (17h45).
  2. Porte Suan Dok (ประตูสวนดอก) : Simantra, qui est un magasin de fleurs (18h15) et Rachawadee, un groupe folklorique visant à conserver la culture locale (18h30).
  3. Porte Chiang Phuak (ประตูช้างเผือก) : l’université Thailand National Sports, campus de Chiang Mai (19h), la fondation Raks Thai (19h15) et le temple Chok Chai (Pa Yang Ngam, district de Doi Saket (19h30).
  4. Mairie de Chiang Mai (สำนักงานเทศบาลนครเชียงใหม่) : le consulat général américain, la mairie de Chiang Mai, Yupin, un magasin de fleurs (20h), Nui, un autre magasin de fleurs (20h15) et Trakarnta, un magasin de produits locaux (20h30).
  5. Carrefour Sompet : le groupe Chiang Mai Muang Ngam (21h) et le groupe Lanna Heathoi (21h15).
  6. Place de la Porte Thapae (ประตูท่าแพ) : Rajamangala, l’université technologique du Lanna (21h45) et la CMU, l’université de Chiang Mai (22h), de même que le Consulat de Chine.
  7. Place des Trois Rois (Three Kings’ Monument en anglais, พระบรมราชานุสาวรีย์สามกษัตริย์ en thaï) : l’université Maejo (22h30h), l’université bouddhiste Mahamakut, campus du Lanna (22h45) et Alangkan, un magasin de produits locaux (23h).

Ainsi, vous pourrez profiter d’un show non-stop le dimanche 1er novembre 2020, de 17h30 à 23h15 (en vous déplaçant cependant, du premier au septième site). Retrouvez toutes ces indications sur le site officiel du Yipeng / Loi Krathong 2020. Le tout devrait être diffusé en direct par la ville de Chiang Mai, sur sa page Facebook et son canal YouTube.


Où dormir ? Faut-il réserver à l’avance ?

La Toussaint marque généralement le début de la haute saison ici au nord de la Thaïlande. Et Yipeng est même un des pics touristiques de Chiang Mai. C’est dire que les hôtels sont habituellement pris d’assaut. Cependant, en cette période de pandémie sanitaire, la situation a bien changé : beaucoup d’hôtels ont définitivement fermé, à l’image de notre partenaire privilégié, le très apprécié Swiss-Lanna Lodge, une auberge où Toto, Thaïlandaise parlant français, vous recevait dans la langue de Molière. Le taux d’occupation des hébergements restés ouverts est faible, très faible, de sorte que vous ne devriez avoir aucun souci pour trouver un hébergement convenable. Bien évidemment, si vous êtes du genre exigeant, si vous ne désirez point perdre de temps sur place à la recherche d’une chambre ou si votre intention est de dormir dans votre hébergement préféré, une réservation préalable est indiquée.

La rivière Ping étant la pierre angulaire des festivités, c’est dans le quartier Wat Ket qu’il vous faudra dormir si vous désirez être au cœur du Yipeng, Attention : la circulation routière sera congestionnée dans ce quartier les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020, ce dès l’après-midi. Mais avouons qu’avec la facilité de déplacement à bon compte qu’offre le service de taxi à la demande Grab, il n’est pas impératif de choisir cette zone pour y dormir. Consultez donc les disponibilités des hôtels et auberges à Wat Ket via notre partenaire, Booking.com :

Booking.com (function(d, sc, u) { var s = d.createElement(sc), p = d.getElementsByTagName(sc)[0]; s.type = ‘text/javascript’; s.async = true; s.src = u + ‘?v=’ + (+new Date()); p.parentNode.insertBefore(s,p); })(document, ‘script’, ‘//aff.bstatic.com/static/affiliate_base/js/flexiproduct.js’);

Quelques adresses d’établissements hôteliers recommandables (les prix moyens sont plus bas que ceux de l’année dernière):

  • Si vous exigez une piscine (établissements listés ici du moins cher au plus cher) :
  • Si vous recherchez des hébergements flambant neufs, voici quatre adresses fort appréciées de leur clientèle (toujours du moins cher au plus cher) :
    • L’auberge HAB40;
    • Le iRiver, au bord de la rivière (privilégiez les chambres à l’étage, avec fenêtre);
    • L’hôtel Sleep Walker ne sera hélas pas ouvert avant le 1er décembre 2020 (la décoration de sa façade donne le ton);
    • The Bridge, un éclectique luxotel pour qui peut se le permettre.
  • Et pour ceux qui visent un prix-plancherMapping Hostel est une bonne option, les pieds dans la rivière Ping.

Notre partenaire privilégié, le Swiss-Lanna Lodge, n’offre plus d’hébergement. Néanmoins, aussitôt que les frontières du royaume seront ouvertes au tourisme, Toto, la gérante francophone, vous offrira ses services sous l’égide du Swiss-Lanna Tour : les meilleurs conseils en matière d’hébergement et d’activités à réaliser dans la Rose du Nord.


Loi Krathong, un festival gratuit ou payant ?

Répondons d’emblée, en le martelant :
le festival Yipeng/Loi Krathong ici à Chiang Mai est GRATUIT !

Aussi, vous n’aurez rien à débourser pour assister aux diverses manifestations qui égaient la fête. Que ce soit le dépôt des krathong – frêles embarcations végétales, parfois décorées de manière somptueuse – le lancer de votre propre lanterne céleste (ailleurs qu’en ville de Chiang Mai), la cérémonie d’ouverture, les divers spectacles folkloriques, les cérémonies religieuses dans les temples, le feu d’artifice (il ne devrait pas y en avoir cette année…) ou encore les quelques lâchers de lanternes célestes qui illumineront le ciel de Chiang Mai ( en des lieux et à des heures limités cependant). C’est là tout un programme qui magnifie votre séjour dans la Rose du Nord. Et c’est gratuit !

Évidemment, vous devrez au préalable acheter votre lanterne et votre krathong (des dizaines de stands vous en proposeront), quoique l’idéal reste de composer le vôtre (plusieurs ateliers sont proposés, souvent par votre hôtel/auberge).

Mais alors, pourquoi y a-t-il un prix de vente affiché ? Cela peut paraître paradoxal pour un festival gratuit, organisé par les autorités. En fait, si le festival en lui-même est gratuit, des organisateurs privés en profitent pour proposer des activités payantes autour du Loi Krathong. C’est notamment le cas des restaurateurs qui organisent une soirée à thème, avec un menu spécial, un lâcher de lanternes célestes, le dépôt d’un krathong sur la rivière – parfois un atelier pour apprendre à les confectionner, voire un spectacle folklorique avec quelques danses du Lanna, du nom de l’ancien royaume de Thaïlande au riche passé culturel. On vous en parle plus à fond ci-dessous. Autre exemple d’activité payante : la soirée spéciale Loi Krathong passée dans une barge flottant sur la rivière Ping (une activité qui n’est cependant pas proposée cette année).

Et quid du lâcher géant de lanternes célestes ? C’est là que le bât blesse ! La Fête des Lumières est très populaire en tant que telle en Thaïlande. On vous a déjà dit qu’ici à Chiang Mai, elle se confond avec une autre fête, le Yipeng. Et c’est dans le cadre du Yipeng que les lanternes célestes sont lâchées dans le ciel, ce qui donne lieu à un spectacle féerique il est vrai. Or, une organisation religieuse s’est emparée de l’événement il y a quelques années – le lâcher de lanternes célestes – et l’a transformé en un rituel ma foi des plus spectaculaires et photogéniques : un lâcher géant de lanternes (plusieurs milliers simultanément) auquel nous avons d’ailleurs participé. D’autres organisateurs ont copié l’événement de sorte que les lâchers géants de lanternes célestes sont légion maintenant. On vous en reparle ci-dessous mais on tient à vous rassurer : il est bien superflu de se rendre à Mae Joe par exemple, lieu du rassemblement en question – facturé au prix fort – afin de profiter de la magie du Loi Krathong !

On vous a déjà dit qu’il y a bien évidemment d’autres villes et villages alentour qui organisent leur Yipeng/Loi Krathong. C’est par exemple le cas de Lamphun ou Doi Saket. Certains prestataires ont créé des packages avec transport, repas, krathong et lanterne céleste, le tout accompagné par un guide. C’est là prestation payante, obvie. Mais rien ne vous empêche d’y aller par vos propres moyens et là aussi la fête en tant que telle est gratuite !

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Loi Krathong / Yipeng – Le programme officiel 2020

On vous livre ci-dessous la traduction française du programme officiel de la Fête des Lumières 2020 à Chiang Mai. Il faut cependant savoir que ce programme – sujet à modifications – ne recouvre de loin pas toutes les activités organisées durant ce magnifique festival, le plus beau que donne à admirer la Rose du Nord. En cliquant sur les liens des lieux, vous les verrez indiqués sur Google Maps.

SAMEDI 31.10.2020

HoraireActivitésLieu
8h09 à 11h30Cérémonie d’adoration au sanctuaire de l’esprit de famille et à la pagode blanche avec demande de pardon à l’esprit de la rivière PingQuai Srithong face à la mairie de Chiang Mai (สำนักงานเทศบาลนครเชียงใหม่)
18hCérémonie d’ouverture officielle du Festival Yipeng 2020Place de la Porte Thapae (ประตูท่าแพ)
Dès 18h30Allumage des chandelles du LannaTout autour des fortifications de la Cité historique
19h à 23hFestival des Lanternes du Lanna, avec une exposition des savoirs traditionnels locauxPlace des Trois Rois (พระบรมราชานุสาวรีย์สามกษัตริย์), en face du musée folklorique Lanna (พิพิธภัณฑ์พื้นถิ่นล้านนา)
19hConcours de beauté Yipeng des enfants (Yipeng Kids)Mairie de Chiang Mai (สำนักงานเทศบาลนครเชียงใหม่)
19h à 23hMister & Miss Yipeng, concours de beauté tant masculin que fémininPlace de la Porte Thapae (ประตูท่าแพ)
19h à 22hDépôt officiel des khratongLe long de la rivière Ping, notamment à la mairie de Chiang Mai (สำนักงานเทศบาลนครเชียงใหม่)
19h à 21hExposition des « grands krathong » (soit les chars qui habituellement défilent lors du cortège annulé cette année)En 7 endroits différents concentrés dans la Cité historique (voir carte ci-dessous)
19h à 23hDécorations à l’aide des lanternes du LannaTout autour des fortifications de la Cité historique, principalement les quatre portes (Thapae (ประตูท่าแพ), Chiang Mai (ประตูเชียงใหม่), Chang Phuak (ประตูช้างเผือก) et Suan Dok (ประตูสวนดอก)).
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DIMANCHE 01.11.2020

HoraireActivitésLieu
19h à 23hFestival des Lanternes du Lanna, avec une exposition des savoirs traditionnels locauxPlace des Trois Rois (พระบรมราชานุสาวรีย์สามกษัตริย์), en face du musée folklorique Lanna (พิพิธภัณฑ์พื้นถิ่นล้านนา)
19h à 23hMister & Miss Yipeng, finale du concours de beauté, tant masculin que fémininPlace de la Porte Thapae (ประตูท่าแพ)
19h à 21hExposition des « grands krathong«  (soit les chars qui habituellement défilent lors du cortège annulé cette année)En 7 endroits différents concentrés dans la Cité historique (voir carte ci-dessous)
18hCérémonie d’attribution du Trophée royal du plus beau krathong (on parle ici des chars exposés)Place des Trois Rois (พระบรมราชานุสาวรีย์สามกษัตริย์)
19h à 23hDécorations à l’aide des lanternes du LannaTout autour des fortifications de la Cité historique, principalement les quatre portes (Thapae (ประตูท่าแพ), Chiang Mai (ประตูเชียงใหม่), Chang Phuak (ประตูช้างเผือก) et Suan Dok (ประตูสวนดอก)).

D’autres endroits seront spécialement animés à l’occasion du Loi Krathong. On pense ici à l’Ancient House, par exemple, sise au bord de la rivière Ping (festivités du 10 au 12 novembre 2019); ce d’autant que cette ancienne maison Lanna vient d’être restaurée. À l’extérieur de la ville, le Royal Flora organise lui aussi sa soirée Yipeng. Il y a également The River Market qui est pris d’assaut. Par ailleurs, le programme officiel ne dit rien des ateliers que vous pourrez suivre, comme par exemple celui qui avait fait grand succès l’année dernière à la Lanna Rice Barn où vous repartiez avec votre krathong fait de vos propres mains. Et enfin, les restaurateurs peaufinent encore leur carte à cette occasion. Vous l’aurez compris : la fête est répartie en moult endroits de la ville (consultez à cet effet notre paragraphe « Loi Krathong, c’est où ? », avec sa carte interactive des diverses animations qui vous sera d’une grande utilité).

On vous rappelle que le présent programme officiel est susceptible de modifications de dernière minute; à cet effet, consultez notre page Facebook (une page que vous pouvez aimer ou du moins vous y abonner). Nous tâchons bien sûr de vous donner lesinformations les plus complètes et les plus pertinentes (comme nous l’avions fait pour l’édition 2017 à travers un article ô combien complet). Merci de votre compréhension.

INTERDICTIONS. Les lâchers de lanternes célestes sont interdits en ville de Chiang Mai (et quelques districts autour) ! Ils ne sont autorisés qu’en des lieux prédéfinis le samedi 31 octobre et le dimanche 1er novembre 2020, de 19h à 1h du matin (voir ci-dessous).

Vous n’êtes pas sans savoir que les lanternes célestes lâchées au ciel… retombent une fois le feu des lampions consommé, occasionnant d’importants dégâts  : perturbation des vols aériens, déclenchement d’incendies et pollution de la nature (ainsi de l’immense surface du zoo qui réceptionne hélas beaucoup de ces déchets venant du ciel, dérangeant les animaux, les pandas notamment) ! C’est pourquoi le Gouverneur de la province a émis des directives très strictes et qu’une grande zone d’interdiction a été définie : elle comprend toute la ville de Chiang Mai ! Ailleurs, les lâchers de lanternes célestes ne sont autorisés qu’en des lieux prédéfinis le samedi 31 octobre et le dimanche 1er novembre 2020, de 19h à 1h du matin exclusivement (détails). Conformez-vous aux instructions des organisateurs et Imitez la population locale.

Voilà donc pour l’heure le programme de ce qui est sans nul doute la plus belle fête à vivre ici à Chiang Mai. À retenir pour cette année 2020 :

  • un Festival des Lanternes du Lanna dès le 22 octobre 2020 sur la place des Trois Rois;
  • une superbe danse Lanna le samedi 31 octobre 2020, en 3 rounds (18h, 18h30 et 19h) sur la place des Trois Rois également (malheureusement au même moment que la cérémonie d’ouverture);
  • une cérémonie d’ouverture officielle le samedi 31 octobre 2020, à 18h, sur la place Thapae (qui ne sera hélas suivi d’aucun défilé);
  • peut-être une cérémonie des moinillons du Wat Sai Moon Muang, le samedi 31 octobre 2020 (l’année dernière, elle avait lieu à 19h30). Ce qui est sûr, c’est qu’aucune cérémonie ne sera donnée par les moinillons du Wat Phan Tao !
  • la journée officielle du dépôt des krathong est fixée au samedi 31 octobre 2020;
  • pas de grande parade Yipeng – ni feu d’artifice officiel – mais 7 places animées où vous pourrez admirer les grands krathong (de magnifiques chars décorés), le samedi 31 octobre comme le dimanche 1er novembre 2020;
  • l’interdiction des lâchers de lanternes célestes en ville de Chiang Mai ! Ailleurs aux alentours, ceux-ci ne sont autorisés qu’en des lieux prédéfinis le samedi 31 octobre comme le dimanche 1er novembre 2020, de 19h à 1h du matin (détails);
  • seuls 4 lancers géants de lanternes célestes sont au programme (voir ci-dessous).

« Rejoignez le festival Yipeng de Chiang Mai tout en préservant la tradition du Lanna et célébrez la fête sans pétards nuisibles et sans alcool ». C’était le slogan officiel de l’année dernière. Nous avons été incapable de trouver celui de cette année. Mais quoi qu’il en soit, l’alcool est prohibé dans toutes les zones de fête du Loi Krathong. Détail d’importance tant les Thaïlandais tiennent compte de l’habillement : la population de Chiang Mai appréciera vous voir habillé.e en tenue traditionnelle Lanna durant ces festivités.

On vous souhaite bien sûr la plus belle des Fêtes des Lumières (Loi Krathong) et celle couplée des Lanternes (Yipeng) cette année 2020 !

Programme officiel (mais non complet, comme déjà expliqué) : en anglais, en thaï et en chinois, et résumé dans ces trois langues ici. Vous l’avez en français ci-dessus.

Interdictions et consignes

Pour que la Fête des Lumières restent un émerveillement, il vous est demandé de respecter quelques consignes :

  • Portez un masque facial et utilisez les gels désinfectants mis à disposition.
  • Ne lâchez votre lanterne céleste que dans les lieux autorisés et abstenez-vous de lancer des fusées (même interdiction pour les pétards).
  • Évitez d’utiliser du plastique pour la nourriture et utilisez les poubelles réparties sur les divers sites.
  • N’achetez que des krathong recyclables (pas de plastique) ou mieux, composez le vôtre.
  • L’alcool est prohibé sur tout l’espace de la fête !
  • Habillez-vous si possible en costume traditionnel local; cela sera fort apprécié.

On vous livre ci-dessous la carte des districts où il est strictement interdit de lâcher des lanternes célestes. Pour le dire autrement, il est officiellement impossible de lâcher des lanternes en ville de Chiang Mai ! Pour le faire, il vous faudra vous déplacer. Par exemple à Choeng Doi, à l’est de la ville. Attention : cette interdiction officielle, qui va à l’encontre des traditions du Yipeng, est plutôt bien respectée par la population. Toute infraction est punie d’une lourde amende et même d’emprisonnement. Alors, gare !


Autres événements festifs à ne pas manquer

On vous l’a déjà dit, allez au-delà du seul programme officiel afin de profiter au maximum de votre présence à Chiang Mai durant la plus belle fête que la ville offre. Entre aux événements, on vous en présente trois des plus attrayants

Nouveau marché au site historique Wiang Kum Kam

On en parle en premier car il se déroule le vendredi 30 octobre 2020, au site archéologique Wiang Kum Kan. Le Wiang Kum Kan (เวียงกุมกาม en thaï et ᩅ᩠ᨿᨦᨠᩩᨾᨠᩣ᩠ᨾ dans l’écriture du nord) ? C’est à proprement parler « la vieille ville de Chiang Mai » (à ne pas confondre avec la Cité historique, au centre, bien plus récente), une vieille ville qui ne se situe pas à l’emplacement actuelle de Muang Chiang Mai mais à 5 km au sud, dans le district de Saraphi.

Cette ancienne capitale du Lanna, du nom de l’ancien royaume du nord – on devrait parler plus précisément d’une alliance de chefferies – a été fondée à la fin du XIIIe siècle par le roi Mengrai, en bordure de la rivière Ping. Et c’est cette proximité qui perdra la ville puisque l’on attribue aux incessantes inondations le déplacement de la capitale plus au nord. Si vous vous y promenez, vous n’y verrez aucun bâtiment ancien hormis les quelques chedi en pierre qui parsèment le site. Tout simplement parce que les habitations étaient jadis construites en bois et que l’humidité ambiante ne permet pas leur conservation sur le long terme. Cependant, nous, on adore l’ambiance qui s’en dégage : des ruelles traversant un bourg champêtre avec des ruines éparpillée de-ci de-là; il faut idéalement découvrir le site en vélo avec, en point d’orgue, le Wat Chedi Liam.

Et c’est précisément le Loi Krathong qui a été choisi pour le lancement d’un nouveau marché qui se tiendra jusqu’au 12 avril 2021, fin de l’année siamoise, tous les 2es et 4es samedis du mois, de 15h à 21h30. L’inauguration a lieu vendredi 30 octobre 2020, de 15h à 21h30. Avec une cérémonie d’ouverture à 18h, suivi d’un spectacle traditionnel et d’une célébration bouddhiste (sermon).. Il s’agit bien sûr de faire la promotion du site – qui en a bien besoin – avec comme slogan : Wiang Kum Kam, en pays Lanna, pays du Dharma, pays doré empli de bonheur. Plus prosaïquement, ce marché vous propose des produits locaux, certains estampillés OTOP. Lors de l’inauguration, les organisateurs nous promettent un spectacle folklorique, une belle décoration faite de lanternes du Lanna, la présence de moines (qui ne manqueront pas de bénir les lieux), ainsi qu’une exposition culturelle.

Cela se passe aux abords des ruines du Wat E-Kang (โบราณสถานวัดอีค่าง), ici. Fort étonnamment, la page Facebook officielle du site n’en pipe mot.

Danse traditionnelle lanna

C’est là un spectacle incontournable pour qui n’a encore jamais assisté au fon leb, une danse traditionnelle qui revit grâce au travail de la dernière reine du Lanna, Dara Rasmi (l’une des concubines du roi Rama V). D’autant que dite danse est effectuée simultanément par des centaines de danseuses, les plus expérimentées se joignant aux plus jeunes.

En raison des mesures sanitaires imposées par la pandémie du Covid-19, les 500 danseuses qui habituellement effectuaient cette danse ont été reparties en trois groupes. Vous pourrez dès lors profiter de ce spectacle folklorique sur la place des Trois Rois le samedi 31 octobre 2020 à 18h, à 18h30 et à 19h. Un choix devra être fait pour celles et ceux désirant voir la cérémonie d’ouverture officielle qui, elle, se tient à 18h à la place Thapae…

Loy Kratong 2018 - Photo John Huang 4 recadrée FB cover
Danse traditionnelle Lanna réunissant 500 danseuses © Facebook – John Huang

Light of Faith, spectacle à la Lanna Wisdoms School

Lumière de la foi (Light of Faith), un show qui célèbre une fameuse épopée contant les aventures d’un corbeau blanc (“Khatikha Mahabrahma”). C’est là un spectacle exceptionnel, un show mêlant danse traditionnelle et contemporaine, chant et théâtre, le tout en habits traditionnels du Lanna. De quoi vous faire aimer la culture du nord thaïlandais.

Cela se déroule durant les festivités du Yipeng/Loi Krathong à la Lanna Wisdom School, le vendredi 30 octobre 2020, à 18h (l’entrée coûte THB 500.- pour les adultes et THB 250.- pour les étudiants). En incluant un repas, le prix est de THB 700.-. Malgré le prix demandé, nous ne pouvons que trop vous conseiller de vous y rendre (un conseil né des divers spectacles auxquels nous avons assisté sur place dont nous sommes revenus à chaque fois enchantés). Vous pouvez visionner le teaser.

La Lanna Wisdoms School (โฮงเฮียนสืบสานภูมิปัญญาล้านนา) est une institution culturelle qui défend les divers arts du Lanna, offrant quantité de cours, qu’ils soient d’ordre artistique ou artisanal. D’ailleurs, des ateliers en lien avec la Fête des Lumières ont lieux les 28, 29 et 30 octobre 2020, dans l’après-midi. Vous pourrez y apprendre à confectionner des chandelles traditionnelles (prateep), des lanternes du Lanna, ou encore des embarcations en feuilles de bananiers (sapao).

Les festivités du Yipeng au Night Bazaar et à l’Ancient House

Le Night Bazaar n’est plus que l’ombre de lui-même depuis la fermeture de ses principaux commerces durant la crise sanitaire du Covid-19. Une réouverture a suivi mais aucun client ne permet d’animer les lieux qui sont donc déserts. Néanmoins, tel un malade en réanimation, certains acteurs de cette rue commerçante tentent tant bien que mal de survivre.

Ainsi du marché Anusarn (ตลาดอนุสาร) qui sera quelque peu animé à l’occasion du Yipeng 2020, du vendredi 30 octobre au lundi 2 novembre 2020, dès 17h. Aucun cortège n’y arrivera, contrairement à l’année dernière. En revanche, un concours de beauté s’adressant aux enfants – en l’occurrence des fillettes – est mis sur pied le dimanche 1er novembre 2020, à 18h. Nous ne sommes point amateur de ce genre d’animation, d’autant que durant la même période, la fête américaine d’Halloween y est également célébrée dans un joyeux syncrétisme de mauvais aloi ! Qui sait si l’affluence espérée renversera l’ambiance maussade qui y règne actuellement…

Heureuse initiative de la part de ce marché que de collaborer avec un autre endroit qui ne manque jamais de célébrer les grandes festivités de la Rose du Nord. On parle ici de l’Ancient House (บ้านโบราณเชียงใหม่), belle demeure en bois qui revendique plus de 150 ans d’âge, sise en bordure de la rivière Ping, de quoi y déposer votre krathong. Si vous vous intéressez aux magnifiques maisons en bois du nord thaïlandais, on vous renvoie alors à notre article sur les maisons du Lanna.

Bien que les enseignes commerciales aient déserté le lieu depuis plusieurs mois déjà, le Yipeng et le Loi Krathong y seront célébrés les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020, de 17h à 23h. On nous promet une ambiance de fête avec la présence de chefs cuisiniers de grands hôtels de Chiang Mai. Seul hic : là aussi, Halloween sera de la partie ! Retrouvez sur Facebook
➥ le marché Anusarn;
➥ l’Ancient House.

Édition spéciale du marché Cham Cha, à Sankamphaeng

C’est devenu une tradition pour ce marché du week-end que nous adorons, le marché Cham Cha (ฉำฉา) : offrir une édition spéciale à l’occasion des grandes festivités (le Nouvel An et donc la présente Fête des Lumières). Kad Ton Yon (กาดต่อนยอน), c’est le nom de cette édition spéciale, ton yon signifiant « lentement, en prenant son temps ».

Cham Cha est marché qu’on ne cesse de vous recommander. L’arrêt idéal pour flâner avant ou après d’aller au restaurant Meena (มีนา มีข้าว), primé par le Guide Michelin. Une adresse qui vous permet d’apprécier une cuisine thaïlandaise à prix doux, avec des mets du nord bien sûr (la patronne vient d’ici) mais également du sud (région d’origine du patron). Invitation en vidéo.

Mais à lui seul, le marché vaut le déplacement (il se trouve dans le district de Sankamphaeng, peu avant Bosang, ici. L’originalité des produits artisanaux proposés devrait vous convaincre. C’est une communauté dynamique qui l’anime, Loang Him Kao. En plus d’une offre culinaire conséquente, vous sont proposés des vêtements originaux, inspirés de la riche culture du Lanna, faites de nombreuses minorités ethniques. Des défilés de mode y sont régulièrement organisés. D’ailleurs, un autre événement a mis en avant la créativité de cette communauté entreprenante, le #CMCM2020, soit le festival Chiang Mai Creative Mind 2020. Que la mode vous attire ou non, jetez donc un œil à ces habits (ils feront l’objet d’un grand défilé de mode au mois de novembre).

Les commerçant du marché Cham Cha vous attendent sur place du vendredi 30 octobre au dimanche 1er novembre 2020, de 9h (ou 10h) à la tombée de la nuit. Au programme : vendredi 30.10, à 10h30 : cérémonie d’ouverture; samedi 31.10, à 15h : cérémonie bouddhiste kathina et enfin dimanche 01.11, à 15 : défilé de mode.

Ces photos vous donnent une idée de l’ambiance. The North a consacré un reportage vidéo à ce marché.

Retrouvez sur Facebook le marché Cham Cha, la communauté Loang Him Kao, ou encore le restaurant ô combien recommandable Meena Rice Based.

Yipeng traditionnel à Choeng Doi

Vous savez maintenant que le Festival des Lumières requiert de l’eau pour y déposer son krathong. Quoi de mieux qu’une réserve naturelle à cet effet ? La municipalité de Choeng Doi dispose d’une telle réserve, Nong Bua Prachao Luang (หนองบัวพระเจ้าหลวง), non loin du Wat Doi Saket. Et c’est là que nous conseillons vivement de vivre le Loi Krathong à toute personne à la recherche d’authenticité. Non parce que s’y déroule un lâcher simultané (cf. paragraphe y relatif) mais parce qu’ici, aucune horde touristique étrangère ne vient effrayer les locaux (bien que cette année, il n’y aura aucune horde touristique étrangère nulle part) ! Ce sont les habitants de tout le district de Doi Saket et au-delà qui célèbrent la Fête des Lumières de manière traditionnelle (et plus que champêtre). Plusieurs minorités ethniques pourront être reconnues par les plus observateurs d’entre vous.

Durant les trois jours de fête, vous pourrez admirer des milliers de lanternes traditionnelles lanna agrémenter le site, de même que 2000 chandelles (prang prateep) illuminant la surface lacustre en soirée. Si tenté.e vous êtes de rejoindre ce lieu de festivités où mille lanternes du Lanna vous y attendent, en voici le programme (que vous pourrez agrémenter par l’agréable visite du Wat Phra That Doi Saket, perché sur la colline) :

  • Vendredi 30.10 : danse folklorique à 18h et concours de beauté Miss Tiffany à 20h (Miss Tiffany n’est pas une femme).
  • Samedi 31.10 : cérémonie d’ouverture à 19h30, puis lâcher simultané des lanternes célestes en honneur de Phra Ket Keaw Chulamanee à 20h (c’est le nom du Bouddha présent en ces lieux), suivi d’un spectacle des membres d’une minorité ethnique, avec un concert d’un artiste qui clora la soirée.
  • Dimanche 01.11 : concours de chant thaïlandais (luk tung) à 20h suivi d’un spectacle de Nut Kittisarn & the Pers à 21h.

Page Facebook de la municipalité de Choeng Doi.

Yipeng traditionnel au Wat Ton Kwen

Lui aussi en fête, le site du Wat Ton Kwen accueillera les habitants du coin. C’est dire que vous pouvez vivre un Loi Krathong traditionnel dans ce témoin de l’architecture religieuse lanna, en contact avec la population locale. Les animations habituelles sont proposées (décorations faites de lanternes et de chandelles du Lanna, spectacle folklorique, présence de moines avec sermon (comme son nom l’indique, le Wat Ton Kwen est un temple bouddhiste). Avec des stands de nourriture locale.

Nous n’aurons hélas pas l’occasion d’obtenir le programme précis : laissez-vous donc bercer par la grâce de l’inattendu les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020, de 10h à 20h30. C’est ici. Et si vous souhaitez en savoir plus sur ce temple à visiter impérativement une fois à Chiang Mai, on vous en dit bien plus dans cet article.


Récitation du sermon Tang Tham Luang

Loi Krathong - Yipeng 2019 - Yee Peng Lantern Festival Night Bazaar Photo 3 EN

Durant les festivités du Loi Krathong, les temples bouddhistes sont en fête, visités qu’ils sont par quantité de dévots. Et c’est l’occasion pour les moines d’effectuer un rituel annuel : la psalmodié du sermon Tang Tham Luang (correspondant à la cérémonie Thet Mahachat ailleurs en Thaïlande). Un rite que ne manquera pour rien au monde tout Thaïlandais bouddhiste qui se respecte (et qui désire par là accumuler des mérites).

Nous ne saurions que trop vous recommander d’entrer à cette occasion dans un monastère bouddhiste sans oublier de revêtir une tenue descente (épaules et genoux couverts). Comme la plupart des Thaïlandais, vous ne comprendrez pas un mot du sermon – il est chanté en pali (ou pāli), langue indo-européenne des premiers textes bouddhiques, tipitaka, utilisée encore aujourd’hui comme langue liturgique dans le bouddhisme theravada, le courant majoritaire ici en Thaïlande.

Vous ne devriez avoir aucune peine à trouver en ville un temple assurant ce rituel puisque beaucoup d’entre eux le proposent (l’année dernière ce fut par exemple le cas du Wat Don Chai (วัดดอนชัย ต.ป่าแดด), près du Night Bazaar, et du Wat Lok Moli (วัดโลกโมฬี), un temple rénové dont l’architecture Lanna devrait vous émouvoir comme elle nous a touchés. Outre le wiharn et le chedi, ne manquez pas de visiter le sanctuaire accueillant des centaines de coqs (sur la droite du chedi, de l’autre côté de la route), de même la statue de Ganesh, juste à côté du sanctuaire. Ces lieux de culte sont joliment décorés de lanternes du Lanna, obvie.

Tang Tham Luang

Avant que le prince Siddhārtha Gautama n’atteigne l’illumination, devenant ainsi le Bouddha historique, la tradition lui attribue 547 vies antérieures. Un recueil raconte les dix existences les plus exemplaires que vécut Bouddha : il s’agit du Thotsachat.  Chacune de ces vies illustre l’une des « perfections » (pārami) nécessaires pour atteindre l’illumination (nipphan en thaï). Une version simplifiée de ce texte est au programme des cours d’éducation morale prodigués dans les écoles primaires du royaume. Ainsi, tout Thaïlandais en connait le contenu, retrouvant des scènes dans les peintures murales des monastères bouddhistes. Ces récits des vies antérieures du Bouddha, ou jātaka, se présentent sous la forme de sermons prêtés à Gautama.

Le jātaka qui narre la vie de Wessandorn (ou Vessantara), l’avant-dernière incarnation de Bouddha, avant qu’il ne renaisse comme Siddhārtha Gautama, revêt une importance toute particulière dans l’optique des bouddhistes thaïlandais. Il est la « grande renaissance », mahachāt, celle qui, sous couvert du don de soi, synthétise au plus haut point les autres pārami. D’autre part, la narration publique une fois l’an des treize chapitres de ce jātaka par des moines récitants talentueux est un temps fort du calendrier des fêtes bouddhiques, à laquelle se doivent d’assister toutes celles et tous ceux qui souhaitent accroître leur lot de mérites. Le prince Wessandorn abandonne tous les attributs matériels de son statut pour vivre en ermite dans la forêt. Lorsqu’au final il accepte d’assumer ou de servir la fonction royale, c’est toujours pour faire triompher la vertu bouddhique et assurer une gouvernance éclairée.

La coutume bouddhiste Lanna connue sous le nom de Tang Tham Luang consiste à écouter le grand sermon récitant la dernière vie du bodhisattva. L’épisode populaire de Wessandorn comprend 13 épisodes. Le mot tang signifie début. Ainsi, l’expression Tang Tham Luang pourrait signifier écouter le sermon de la nouvelle version de l’écriture bouddhiste. Et c’est ce rituel que vous pouvez vivre à Chiang Mai durant le Yipeng.

Pour aller plus loin :

Sans rien vous promettre, nous tâcherons un jour de vous dresser une liste des temples de Chiang Mai et alentour où figurent des peintures liées à la vie du prince Wessandorn. Des informations que vous pouvez retrouver, en thaï, de-ci de-là, tel ce travail photographique de préservation-ci.


Cérémonies des moinillons…

au Wat Phan Tao…

Vous êtes beaucoup à attendre Loi Krathong pour assister à une émouvante cérémonie religieuse menée par de jeunes moinillons. Aux milliers de lanternes du Lanna scintillantes dans la nuit, s’ajoutaient celles des moinillons du Wat Phan Tao (une cérémonie similaire était organisée durant une autre fête bouddhiste, l’Asanhabucha). Les moinillons s’approchaient en fil indienne accompagnés par cette lancinante musique, Buddham Sarnam Gachhammi (que nous pouvons traduire librement par « Je fais confiance au Seigneur Bouddha »; ici une autre version).

Loy Kratong 2018 - Wat Pan Tao Photo วัดพันเตา Wat Pan Tao recadrée (cover FB)
Fantasmagorie du Yipeng © Line – Chiang Mai News

C’est à l’imparfait que nous écrivons tout cela car il n’y a plus de rituel au Wat Phan Tao. Ainsi, cette année, aucun touriste ne pourra en profiter ! Non pas parce que les frontières sont fermées mais tout simplement parce que le temple en question est en rénovation et le monticule sur lequel était organisé ce rituel enchanteur a tout bonnement disparu.

C’est donc une vidéo collector que nous vous proposons ci-dessous, ne sachant pas si ce rituel sera un jour repris par le Wat Phan Tao :

Emplacement et page Facebook du Wat Phan Tao (วัดพันเตา).

… et peut-être au Wat Sai Moon Muang

Il est un temple en ville de Chiang Mai qui organise lui aussi des cérémonies impliquant des moinillons lors des grandes fêtes bouddhistes. Il s’agit du Wat Sai Moon Muang (วัดทรายมูลเมือง). L’année dernière, dite cérémonie a lieu quatre soirs durant; un rituel plus solennel, sans hordes touristiques (et le risque cette année d’en voir débarquer est ténu). Ce fut un moment de grâce que ces quelques photos nous rappellent. Qu’en sera-t-il cette année 2020 ? Seuls ceux se rendant sur place le sauront…

Emplacement et page Facebook du Wat Sai Moon Muang (วัดทรายมูลเมือง).

Sérénité dégagée par ces moinillons au Wat Sai Moon Muang © Facebook – Panupong Boonruang

Lâcher géant de lanternes à Mae Jo. Y aller, ou pas ?

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Bien qu’il ne soit en rien partie prenante du Loi Krathong original, beaucoup considèrent que le fameux lâcher de lanternes géant est l’événement-phare de la Fête des Lumières. Avouons que lancer une lanterne en compagnie de milliers d’autres festivaliers procure une émotion unique. Sans parler de la féerie que d’admirer des milliers de lanternes célestes s’élevant au ciel, éclairées à la seule lueur d’une bougie.

Rendons à César ce qui appartient à César : on doit cette lumineuse initiative au Dhammakaya, un mouvement bouddhiste aux méthodes marketing éprouvées. C’est lui qui le premier a eu l’idée d’organiser un tel événement : réunir des milliers de participants afin qu’ils lâchent tous au même moment leur lanterne céleste. Cela se passe au nord de Chiang Mai, à Mae Jo, au centre bouddhiste Lanna Dhutanka (ธุดงคสถานล้านนา). Pour vous donner une idée de l’ambiance magique qui y règne – nous y étions – jetez donc un œil sur l’intéressant compte-rendu du photographe Stéphane Bidouze (photos et vidéo).

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Généralement, deux lâchers de lanternes étaient organisés, un premier événement gratuit destiné à la population locale, très populaire, et un second, payant, où les touristes étrangers devaient s’inscrire longtemps à l’avance. Cependant, les milliers de lanternes lâchées au vent causent deux problèmes d’importance : en premier lieu, certaines retombent et créent des incendies, mais surtout, ces lanternes gênent la circulation aérienne, l’aéroport de Chiang Mai étant près de la ville. Ainsi, dès 2015, les autorités ont décidé de restreindre ces lâchers de lanternes. Cette année-là, deux seuls créneaux-horaires ont été autorisés. Face à cette situation, le Dhammakaya, étant réputé pour son avidité financière, a bien entendu choisi de privilégier le jour payant au détriment du lâcher gratuit où était conviée la population siamoise !

Dhammakaya, une secte bouddhiste controversée. L’événement est organisé par la fondation Duangtawan Santiparp. Il se déroule au Thudongkhasathan Lanna (Lanna Dhutanka). Cette fondation est une émanation du Dhammakaya, secte bouddhiste. Certains d’entre vous pourront être étonnés de voir accolé au terme « bouddhiste » – un terme généralement bien perçu en Occident – celui de « secte » – qui, lui, a clairement une connotation des plus négatives. Or, il se trouve que ce mouvement sectaire est très controversé ici en Thaïlande. Mais il faut lui reconnaître un sens du marketing des plus aiguisés (et l’organisation du lâcher géant de lanternes célestes en fait partie – de même que l’aumône à 10 000 moines par exemple).

C’est la raison qui nous pousse à poser la question : y aller, ou pas ? De notre point de vue, c’est avec les plus grandes réticences que nous répondrions positivement, d’autant que cette année, le lancer simultané n’est pas garanti. Mais franchement, si vous deviez nous poser la question, on préférerait encore vous répondre : « Non, n’y allez pas » ! Pourquoi donc ? Comme seule la version touristique de l’événement – payante, à prix d’or, rappelons-le – a été maintenue, il ne nous semble pas opportun d’y participer. La magie qu’avait la version populaire ne s’y retrouve point. Venir en Thaïlande pour partager un tel moment avec la population locale, oui. Y venir pour lâcher une lanterne en compagnie des seuls touristes, non !  Sans parler du prix prohibitif demandé (plus de THB 5’000.- pour le ticket Standard et près de trois fois plus en version VIP !). In fine, à vous de voir si vous voulez participer à l’expansion d’une secte bouddhiste, tout impressionnants que soient les événements qu’elle organise. Précisons qu’il est dit que les bénéfices de la manifestation viennent en aide aux enfants des minorités ethniques montagnardes de la région… Maintenant, avouons tout de même qu’un aspect pratique règle cette question : la manifestation est chaque année sold out des mois avant son déroulement. Ainsi, vous ne devriez plus trouver de billet d’entrée (ou du moins plus aux prix faciaux).

Cette année 2020, les touristes étrangers ne pouvant entrer en Thaïlande, le billet est soldé à THB 1’000.-. Mais le lancer simultané des lanternes célestes à Mae Jo n’est pas garanti (contrairement à la cérémonie religieuse qui y est liée).

Loy Kratong - Photo Fortune Thailand travel 1

Deux éléments à prendre en compte : si vous vous rendez aux abords du Lanna Duthanka (à l’ouest du canal, sur la route no 4034) le jour du lâcher géant, en y étant à 20h30 précises, vous serez aux premières loges pour assister au dit lâcher sans bourse délier. D’autant que l’entrée n’est plus contrôlée et permet d’y accéder gratuitement. Mais le plus important est de savoir que, quel que soit l’endroit où vous vous trouverez à Chiang Mai, en regardant le ciel à 20h30 précises, vous verrez de toute manière le lancer géant des lanternes célestes effectué à Mae Jo ! Et c’est là sans doute l’essentiel.

Rappelons enfin que cette fête est gratuite à Chiang Mai même. Et concluons par une note réjouissante. Avec ou sans lâcher géant de lanternes, vivre le festival Yipeng/Loi Krathong ici à Chiang Mai reste une expérience inoubliable. La magie enveloppe la ville durant les quatre jours de festivités, avec de nombreux lâchers de lanternes dans le ciel et de tout aussi nombreux dépôts de krathong sur la rivière Ping; les temples sont plus qu’animés à ce moment-là. Et nous avons gardé le meilleur pour la fin : il y a d’autres lâchers géant de lanternes à Chiang Mai et alentour, à visée plus commerciale. Pas moins de trois cette année, peut-être six (d’ailleurs, il n’est point encore sûr que Lanna Dhutanka pourra organise le sien…) ! On vous dit tout dans le paragraphe suivant.

Emplacement et page Facebook du centre bouddhiste Lanna Dhutanka (ธุดงคสถานล้านนา), au nord de Chiang Mai, à Mae Jo.


Les lâchers géants de lanternes célestes 2020

C’est sans nul doute là la marque de fabrique de Chiang Mai : qui n’a jamais vu une photo ou une vidéo de ces milliers de lanternes célestes lâchées simultanément dans le ciel de la Rose du Nord ?

En 2018, sur deux jours, ce ne sont pas moins de 9 lâchers géants de lanternes célestes qui avaient été organisés dans le cadre du Yipeng à Chiang Mai et alentour ! Spectacle féerique s’il en était. L’année dernière, 10 lâchers simultanés avaient pu être organisés, malgré trois autorisations révoquées par les autorités (le lâcher du Royal Flora – parc royal Rajapruek (อุทยานหลวงราชพฤกษ์), celui du parc d’attractions Hidden Village et enfin celui du lac Huai Tueng Thao). Ajoutons à cette liste le Wat Ban Den (วัดเด่นสะหลีศรีเมืองแกน – วัดบ้านเด่น เชียงใหม่, à Mae Taeng), le parc aquatique Tube Trek à San Kamphaeng, de même que l’Horizon Village, écrin du jardin botanique Tweechol, à Doi Saket, eux qui avaient naguère organisé un tel événement.

Sky Lantern Festival (2018) - Brochure v2

Jean qui pleure et Jean qui rit. Cette année 2020 – année du Covid-19, une pandémie qui a tout bousculé – il y aura malgré tout des lâchers géants officiellement admis : nous avons répertorié 6 spectaculaires lâchers géants organisés dans la région, trois confirmés et trois autres incertains encore. Nous n’entrerons pas dans le détail de chaque événement puisque la fermeture des frontières empêche le plus grand nombre d’entre vous d’y participer. En voici cependant la liste :

  1. Yeepeng Lanna International Festival 2020 au Lanna Dhutanka (Thudong Lanna Institute, ธุดงคสถานล้านนา, à San Sai (Mae Jo) : seulement le samedi 31 octobre 2020 mais cela est encore incertain (on vous en a parlé ci-avant);
  2. Khomloi CAD Festival 2020 les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020. En raison des interdictions prononcées, ce lancer géant a lieu au Chiang Mai Air Sports de Sankamphaeng, à l’est de la ville de Chiang Mai (et non plus au Cowboy Army Riding Club, à Mae Rim, où a été organisée la première édition). Pour avoir participé à l’édition 2018, nous sommes quelque peu empruntés à vous conseiller d’y aller : de notre point de vue, cet événement ne vaut pas le prix demandé (dès THB 2’900.-), d’autant plus cette année où l’ambiance risque d’être quelque peu morose… Page Facebook.
  3. Le Chiangmai Sky Lantern Festival 2020, soit le Festival des Lanternes Célestes au Northern Study Center, à Mae Rim aussi, était programmé lui aussi les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020. Néanmoins, les sites de réservation de tickets nous laissent croire que l’événement a été annulé (à l’heure qu’il est, nous attendons des nouvelles de l’organisateur). Page Facebook et compte Instagram (qui continue d’être alimenté).
  4. Lanna Lanterns & Candle Trays Festival 2020. Soit le Festival des Lanternes et des Lampions Lanna à Nong Bua Prachao Luang (หนองบัวพระเจ้าหลวง), une réserve naturelle sise à Choeng Doi, à l’est de Chiang Mai. Les festivités ont lieu du vendredi 30 octobre et dimanche 1er novembre 2020, soit 3 jours. Cependant, le lancer géant des lanternes est prévu le samedi 31 octobre 2020, à 20h. On parle ici de 2 000 lanternes simultanées mais les Thaïlandais nous ont habitués à être très approximatifs. Ne manquez pas la cérémonie officielle qui précède, à 19h30, et un spectacle culturel à 20h lui aussi. C’est d’ailleurs là que nous conseillons aux amateurs de lanternes traditionnelles du Lanna de se rendre afin de vivre un authentique Loi Krathong.

Nous avons eu la confirmation du temple que le magnifique Lantern Festival – The Ancient of Lanna Culture organisé habituellement au Wat Doi Ti, à Doi Ti (Pa Sak), à la sortie de Lamphun, n’aura pas lieu cette année; des lanternes seront cependant lâchées le 31 octobre au soir. Par ailleurs, le lâcher simultané organisé naguère au pont ferroviaire Mae Tha, un bien bel écrin dans la province voisine de Lamphun, ne sera lui non plus pas réitéré cette année (information que nous ont confirmée les autorités locales).

Quid du meilleur site pour vivre un tel lâcher géant ? Avouons que cette année – des plus spéciales – ne nous offre pas un choix mirobolant. De notre point de vue, si vous êtes amateur.trice de lancers simultanés de lanternes, le mieux est alors de vous rendre à Choeng Doi (dans le district de Doi Saket, à l’est de la ville de Chiang Mai). Authenticité et gratuité vous sont garanties (lire le paragraphe y relatif ci-avant).

Pour plus de conseils, n’hésitez pas à consulter notre page Facebook (en vous y abonnant, ou mieux, en l’aimant). Et si la frustration de ne pouvoir entrer en Thaïlande vous ronge, lisez (ou relisez) notre contribution d’il y a deux ans pour vous motiver à venir au prochain Loi Krathong, en 2021 espérons : Les lâchers géants de lanternes célestes du Yi Peng 2018 à Chiang Mai.

Rappelons ici que ces lâchers géants de lanternes célestes, tout émouvants soient-ils, ne sont qu’une partie du plaisir qu’offre le festival Yipeng ici au nord. La féerie du Loi Krathong va bien au-delà du seul lâcher géant de lanternes. Vous vous en rendrez facilement compte en participant aux festivités. Et en consultant le programme officiel ci-dessus, vous pouvez concilier et la fête en ville de Chiang Mai et un tel lâcher géant puisque ces derniers se déroulent tant le samedi 31 octobre que le dimanche 1er novembre 2020 (d’autant qu’il n’y a pas de grande parade du Yipeng en ville de Chiang Mai cette année); avec ou sans feu d’artifice ? Ceux qui y seront le sauront !

On abandonne ce thème avec une réflexion finale : un tel lâcher géant est-il authentique (si tant est qu’on ait la même compréhension du mot) ? Oui et non ! Non car l’idée première en revient à la secte bouddhiste Dhammakaya. Non car historiquement, aucun lâcher géant n’est mentionné ni dans les textes du Lanna ni sur les peintures murales des temples. Mais oui car, indépendamment des touristes qui apprécient le spectacle, les Thaïlandais eux-mêmes en sont friands. Ceci dit, c’est bel et bien dans un but touristique que ces événement sont organisés. Ce qui n’enlève en rien l’émotion qui sera vôtre au moment de lâcher votre lanterne en compagnie de milliers d’autres participants.


Une tentative de record du monde annulée2

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Chiang Mai n’entrera pas dans le Livre Guinness des records ! L’association touristique de la région et le bureau du réservoir Huai Tueng Thao déchantent. Avec leur projet d’un lâcher géant de lanternes célestes réunissant près de 20 000 participants, en majorité des Chinois, ils avaient bon espoir d’inscrire l’exploit dans le fameux Guiness Book l’année dernière. Mais c’était compter sans l’activisme d’associations locales de protection de la nature et la société civile de Chiang Mai, telle que la communauté Raks Mae Ping.

Il est vrai que les désagréments d’un tel lâcher massif de lanternes célestes sont nombreux : perturbation du transport aérien, risques d’incendies, production de déchets (les lanternes, toutes célestes soient-elles, retombent forcément quelque part) ! Sans parler du fait qu’un tel lâcher géant n’est en rien une coutume traditionnelle du Lanna historique.

Dès lors, les autorités provinciales, en chœur avec l’armée propriétaire des lieux, ont ordonné l’annulation de cet événement majeur. Dommage, le site lacustre s’y prêtait bien

Il semblerait donc que le record du monde reste aux mains des Philippins qui ont lancé plus de 15 000 lanternes célestes en 2013. Alors que le record de la plus grande lanterne céleste est détenu par un Colombien : la lanterne qu’il a conçu faisait plus de 1 000 m³ !


Loi Krathong, les restos en fête !

Ce paragraphe doit encore être mis à jour. Merci de votre patience 🙏

Chiang Mai scintille de mille feux durant la Fête des Lumières, celui des krathong, frêles embarcations déposées sur les cours d’eau, et celui des lanternes célestes lancées au ciel. Pour participer au Loi Krathong le jour principal, soit la soirée du mardi 12 novembre 2019 ici à Chiang Mai, vous avez grosso modo trois choix possibles :

  • vous laisser porter par la féerie ambiante au cœur de la ville;
  • participer à un lâcher géant de lanternes célestes (organisé par des entités privées, avec buffet et shows folkloriques);
  • profiter d’un repas de circonstances dans un bon restaurant.

Si cette dernière option vous attire, sachez que nombreux sont les restaurants de la Rose du Nord à vous proposer une soirée avec un menu spécial. D’ici le début du mois de novembre, nous espérons avoir le temps de vous proposer notre sélection d’adresses. Voici déjà en préambule les restaurants qui ne manquent jamais de célébrer cette fête annuelle.

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Déposer son krathong au Phufinn

Il y a tout d’abord le très bel établissement à l’architecture Lanna qui est au centre des festivités, le River Market, au bord de la rivière Ping. Au nord du pont de Fer, adresse plus récente – et plus branchée – November. Sinon, toute la ribambelle des adresses à la route Charoen Rajd, notamment le Riverside, le Good View et autres Samsen Villa. Également en bordure de la rivière Ping mais plus éloignés, au sud le Le Coq d’Or, restaurant français où les gens fortunés aiment à y venir, et au nord, dans le même registre, Le Crystal, lui aussi se définissant comme un restaurant français. Nouveaux venus : le Sip @ Ping, restaurant d’un hôtel à l’architecture étonnante, le Little Shelter, et l’Oxygen Dining Room, restaurant au chef français étoilé sis dans le X2 Chiang Mai Riverside. On est là dans la haute gastronomie. À  l’extérieur de Chiang Mai, vous avez le Four Seasons, à Mae Rim, et Le Grand Lanna, parmi les meilleurs restaurants de Chiang Mai.

Et d’autres adresses meilleur marché telles le Holiday Inn, le Rati Lanna, le Sala Lanna ou encore le Shangri-La, établissements au bord de l’eau. Nous avons aussi en réserve des adresses de derrière les fagots mais ne savons pas encore s’il y aura des activités spéciales en lien avec le festival Yipeng/Loi Krathong. C’est pourquoi nous demandons votre indulgence. Il s’agit d’un bijou architectural, la Rice Barn, sise dans le berceau originel de la ville de Chiang, au Wiang Khum Kam, une cité abandonnée par le roi en raison de nombreuses inondations. Ou alors du Phufinn, offrant des paillotes disposées autour d’un plan d’eau avec, comme originalité, des surfaces cordelées vous permettant d’être au-dessus de l’eau. Manière originale de déposer votre krathong

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Animation du Yipeng/Loi Krathong au Dhara Dhevi, écrin du restaurant Le Grand Lanna

Loi Krathong, dans tout le royaume de Thaïlande

Bien entendu, le festival Loi Krathong est fêté dans tout le royaume de Thaïlande et pas seulement au nord ! Rappelons que l’introduction des lanternes célestes est due au Yipeng venu de Chine. Mais les Thaïlandais se sont appropriés cet aspect et adorent lâcher des lanternes célestes, où qu’ils se trouvent en Thaïlande. Vous pourrez donc en faire autant, que vous soyez à Bangkok ou dans le sud balnéaire.

Loi Krathong - Yipeng 2019 - Photo TAT Photograph Section 2
© Facebook – TAT Photograph Section

Cette partie doit être lue avec des pincettes, elle doit encore être mise à jour. Merci de votre indulgence 🙏

Rappelons-le, le rituel est né à Sukhothai. C’est donc sans doute là que vous y vivrez la plus belle des fêtes, exception faite de Chiang Mai et sa région. C’est tout naturellement dans le parc historique de Old Sukhothai que les festivités sont organisées, avec un magnifique spectacle son & lumières; belle occasion d’y voir des danses traditionnelles siamoises. L’Office du tourisme provincial a créé une page Facebook dédiée où vous trouverez le programme détaillé (en anglais). Attention : les festivités commencent le 2 novembre 2019. Autre source d’info : la page FB TAT Sukhothai fanpage.

À Bangkok, les célébrations faites de spectacles, parades et feux d’artifice, ont lieu sur les rives du Chao Phraya, le fleuve qui coupe la ville en deux, notamment sous le pont Rama VIII. Autres lieux de célébration : les parcs de la ville. Un des événements organisés à cette occasion est le River Festival animant quelques temples de la Cité des Anges (du 9 au 11 novembre 2019). Et dans la capitale, la Fête des Lumières est toujours précédée de festivités au Wat Saket Ratcha Wora Maha Wihan (วัดสระเกศราชวรมหาวิหาร (ภูเขาทอง)), plus communément appelé Wat Saket et surnommé le Temple de la montagne d’or en raison de son chedi doré, construit sur une colline artificielle de 75 m. Très vénéré car les fidèles bouddhistes affirment qu’il renfermerait une relique du Bouddha… Cette année, le festival du temple dure du 4 au 13 novembre 2019. Lors de la cérémonie d’ouverture, le 1er jour aux aurores, dit chedi est entièrement recouvert d’un drap rouge sang. Les photos démontrent a l’envi la vénération dont les dévots font preuve.

On citera encore une autre cité historique, Ayutthaya, non loin de la capitale. Ici le cœur des célébrations est le Wat Tha Ka Rong. Vous devriez trouver des infos sur la page Facebook de la TAT (le site web de l’Office du tourisme régional n’étant qu’en thaï, de même que la page Facebook de ce dernier). Et pour ce qui est des stations balnéaires et autres îles du sud, la mer se prête à merveille aux festivités : rendez-vous donc sur les plus belles plages du lieu.

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La région de Chiang Mai offrant beaucoup d’événements en lien avec ce festival, il nous est impossible ici de répertorier toutes les festivités du royaume. Et même celles se déroulant dans le nord thaïlandais, que ce soit à Tak, à Lampang, à Chiang Rai, à Phayao, à Phrae ou encore à Nan. On vous renvoie donc aux sources habituelles d’information, que ce soit l’office du tourisme thaïlandais (la TAT) ou bien encore la réception de votre hôtel (qui mieux que les locaux pourront vous renseigner ?).


Sans oublier Lamphun

LoykrathongLamphun2018PhotoBaramateWannasai1
Fête des Lanternes à Lamphun © Facebook – Baramate Wannasai

Là aussi, une partie à lire avec des pincettes, elle doit encore être mise à jour. Merci de votre indulgence 🙏

Lamphun est une province voisine de Chiang Mai, au sud; une province par trop délaissée par les touristes occidentaux – et c’est d’ailleurs là une partie de son charme. Le chef-lieu se rejoint en à peine 30 minutes de (belle) route. Et croyez-nous, vivre le festival Yipeng/Loi Krathong à Lamphun est expérience impossible à regretter. C’est à un riche programme que nous convie Lamphun, la petite sœur de Chiang Mai. Comme nous l’avons fait l’année dernière, nous consacrerons prochainement un article complet aux divers événements programmés à Lamphun car il y a de quoi faire avec

  • son Festival des Lanternes du Lanna animé par une très belle parade;
  • son Festival des Lumières (Yipeng/Loi Krathong) égayé, là aussi, par une très belle parade;
  • son Festival des Lanternes Célestes et son lâcher massif au Wat Doi Ti, à l’extérieur de la ville;
  • son Festival Yipeng proposé par les Taï Lüe, à Banthi (c’est là une des minorités ethniques peuplant le nord thaïlandais et provenant du sud de la Chine, berceau des festivals des lanternes);
  • son Festival des Lanternes au pont de Mae Tha;
  • son autre fête similaire, le Festival Loi Kamod, ancienne cérémonie célébrée dans un temple, le Wat Kulamak, à Ton Thong;
  • son marché traditionnel Land Mark Riverfront (on ne sait encore s’il sera reconduit cette année).

Les deux premiers festivals mentionnés ont lieu dans un temple magnifique, au cœur de la ville, le Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan. Son chedi a servi de modèle à celui du fameux temple du Doi Suthep. Quant au nom d’Haripunchai, il correspond au premier nom de la ville, du temps de sa splendeur sous le règne des môn.

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Féerie, à Lamphun aussi © Facebook – Lantern Festival at Lamphun & Ampai Chaipijitr

Mais avant le Loi Krathong

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Ce paragraphe doit encore être mis à jour. Merci de votre patience 🙏

Alors que vient de s’achever le Festival Végétarien, le festival Yipeng/Loi Krathong illuminera donc le ciel de Thaïlande au mois de novembre. Mais avant cela, si vous deviez déjà vous trouver au Pays du Sourire, d’autres rendez-vous sont au programme. Ainsi de la féerie de chrysanthèmes à Samoeng, à l’est de Chiang Mai, où leur floraison a généralement lieu de mi-octobre à mi-novembre. Par ailleurs, Loi Krathong est toujours précédé du Festival Poi Lern Sib-Ed à Mae Hong Son (cette année du 12 au 14 octobre 2019) et de la Fête des Lanternes du Lanna, à Lamphun (on vous en reparle tantôt). Le 13 octobre 2019 sera chargé. On y célèbre non seulement l’anniversaire de la disparition du roi Rama IX, père du roi actuel, mais également ok phansa, la fin de la retraite monastique (commencée avec l’asanhabucha et khao phansa). Avec, le lendemain matin tôt, très tôt même, les impressionnantes cérémonies d’aumônes tak bat thewo. S’ensuit la période de thotkathin (ทอดกฐิน) ou kathina, l’offrande des nouvelles robes aux moines, qui dure un mois jusqu’au… Loi Krathong. Vous avez les Thaïlandais être obsédés par la nourriture… pour notre plus grand plaisir gustatif. Ils le prouvent encore une fois à travers le Festival Food & Fun qui se tient du 16 au 20 octobre 2019 au centre commercial Central Festival. Toujours au Central mais cette fois au Central Plaza de l’aéroport (ce sont donc des centres commerciaux), ne manquez pas la Chiang Mai Flora 2019, traditionnelle exposition florale où l’éclat des fleurs le dispute à leur senteur. Outre le groupe d’ado CGM48, on y annonce la présence de Miss Chiang Mai 2019, Plaifah… Ça commence le 31 octobre 2019. Puis, les 1er, 2 et 3 novembre 2019, la ville vibrera aux sons du Chiang Mai Street Jazz Festival. Cerise sur le gâteau culturel de la Rose du Nord, un concours de fon leb est organisé le 2 novembre 2019. Il s’agit d’une étonnante danse traditionnelle du nord impliquant les doigts jusqu’au bout des ongles…

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Compétition de fon leb, une danse traditionnelle typique du nord thaïlandais
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Un week-end où les Taï Lüe se présenteront sous leurs meilleurs atours du côté de Banthi, bourgade champêtre dans la province voisine de Lamphun. Les Taï Lüe – en français, on parle des Dai – sont une minorité ethnique venue du sud de la Chine et nous, on adore ! Leur événement aura donc lieu les samedi 2 et dimanche 3 novembre 2019. Il s’intitule Sur le chemin des Taï Lüe de Banthi… Profitez-en car les verdoyantes rizières sont superbes avant leur prochaine récolte ! Autre événement qui vous garantit une ambiance locale typique du Lanna, la Kaset Fair 2019, soit la Foire d’Agriculture de la Faculté d’Agriculture de l’Université de Chiang Mai (CMU). Elle a lieu du 7 au 11 novembre 2019 et l’on ne saurait que trop vous recommander de la visiter. Toutes les infos dans notre publication FBLa nourriture revient au galop avec le Wongnai Food Festival sis au Central Festival, du 8 au 10 novembre 2019. Wongnai est la référence en matière de guide culinaire ici en Thaïlande. Autre festival, de musique, le Lanna Sky Music Festival, le 11 novembre à Doi Saket; pendant Loi Krathong donc. Une fête qui sera précédée d’un marché qu’on adore et dont on vous parle régulièrement, le marché Cham Cha, Tonyon sur la route de l’Artisanat, édition spéciale du marché, du 8 au 12 novembre 2019, animée par la communauté Loang Him Kao. Autre chouette exposition reconduite cette année et qui vous permettra de faire une belle balade à l’est de chiang Mai, celle d’ombrelles dans un temple où repose un Bouddha couché…

Comme l’année dernière, la culture sera à l’honneur au centre d’art contemporain MAIIAM avec le retour du Festival Unfolding Kafta 2019, du 26 octobre au 24 novembre. On vous en reparle, obvie. Quant à la grande procession de barges royales qui devait être offerte à tous les sujets de Sa Majesté le roi Rama X le 24 octobre, elle a été repoussée au 12 décembre 2019, un jour qui risque d’entrer dans les annales thaïlandaises. L’événement, organisé sur le fleuve Chao Phraya, à Bangkok donc, s’annonce d’ores et déjà démesuré. Il mettra un terme aux festivités officielles du couronnement de S.M. le roi Maha Vajiralongkorn. Nous tâcherons de mettre à jour l’ensemble de nos articles afin que vous puissiez connaître les détails de toutes ces fêtes. Suivez-nous d’ores et déjà sur notre page Facebook.


Loi Krathong aux yeux d’un Thaïlandais

Loi Krathong - Yipeng 2019 - Photo TAT Photograph Section 1
© Facebook – TAT Photograph Section

Cette fête traditionnelle marque clairement la fin de la saison des pluies et le début des récoltes (de riz). Accessoirement, c’est aussi le début de la haute saison touristique. Pour les Thaïlandais, c’est avant tout une occasion de se réunir en famille, déposant ensemble un krathong sur la rivière, frêle embarcation emportant tous les soucis et porteuse d’espoir pour le futur. Habituellement composé de feuilles de bananier, la forme du radeau évoque la fleur de lotus. Tout comme le culte au dieu-éléphant Ganesh, Loi Krathong est donc une célébration d’origine indienne, dérivant de la fête hindoue de Divālī, durant laquelle la déesse du Gange est remerciée par des lanternes flottantes pour avoir dispensé la vie tout au long de l’année. Selon les écrits du roi Rama IV datant de 1863, la festivité originellement brahmanique fut adaptée par les bouddhistes de Thaïlande comme une cérémonie en l’honneur du Bouddha. Outre manifester la vénération des Thaïlandais pour le Bouddha à travers la lumière (la bougie sur le radeau), le dépôt du krathong symbolise également l’abandon des rancunes, colères et souillures afin de pouvoir repartir d’un bon pied. De la même façon, les participants se coupent ongles et cheveux, qui symbolisent les mauvais aspects de soi, et les placent sur les radeaux, accompagnés de quelques pièces de monnaie. Nombreux sont les Thaïlandais qui pensent que faire flotter un krathong leur portera bonheur et ils le font pour honorer et remercier Phra Mae Khongkha (พระแม่คงคา), l’équivalent thaïlandais de la déesse hindoue des eaux, Gangâ3. Toute populaire soit la fête de Loi Krathong, elle ne donne droit à aucun jour férié, pas même ici à Chiang Mai, fief du Yipeng !

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Histoire du Yipeng

Loi Krathong - Yipeng 2019 - CLCF SRI CMU - Séminaire Lanternes Célestes Cover Recadré

En langue du nord, « Yi » (ยี่) signifie le deuxième mois, tandis que « Peng » (เป็ง) désigne la nuit de la pleine lune. Ainsi, « Yipeng » signifie la nuit de pleine lune du deuxième mois lanna, qui coïncide avec le douzième mois thaïlandais. Normalement, les mois selon le calendrier lanna sont en avance d’environ deux mois sur les mois thaïlandais. Il y a longtemps, durant les nuits de pleine lune, chaque village du Lanna brillait de mille feux à la lueur des lanternes. Les habitants décoraient magnifiquement la façade de leur maison avec des arcs fleuris, des torches et des lanternes.

Nous prendrons un jour le temps de nous plonger dans l’histoire spécifique du Yipeng, bien différente du Loi Krathong. En attendant et si vous parlez anglais, l’Université de Chiang Mai (CMU) nous informe sur quelques éléments des traditions propres au Lanna, du nom de l’ancien royaume ici au nord de la Thaïlande.

Des traditions qui sont étudiées académiquement. Ainsi de ce séminaire qui parlera des croyances liées au Yipeng, les confrontant avec la réalité astronomique (cela se déroule le lundi 2 novembre 2020, de 13h à 16h30, au Planetarium de l’Institut national de recherche astronomique (AstroPark NARIT), sis à Mae Rim). L’année dernière, un séminaire ouvert à tout un chacun  – mais se déroulant en thaï seulement – avait été organisé par le Centre de recherche sur la culture, l’écriture et le folklore Lan Na, entité de la CMU, l’Université de Chiang Mai.


Vocabulaire thaï

Parler thaï n’est pas aisé pour un Occidental, s’agissant d’une langue tonale. Mais votre interlocuteur sera sensible à votre effort. Voici quelques termes liés à la Fête des Lumières.

Loi Krathong1, ลอยกระทง en thaï, correspond à la Fête des LumièresLoi (ลอย) signifiant flotter et krathong (กระทง) étant le nom du radeau qui est déposé sur l’eau, idéalement sur le cours d’eau d’une rivière (mae nam, แม่น้ำ).

Traditionnellement, le krathong est composé de feuilles de bananier (bai tong, ใบตอง) et sa forme évoque la fleur de lotus (dok bua, ดอกบัว). On y met, une bougie (thian, เทียน), trois bâtons d’encens (thup, ธูป) et des fleurs (dok mai, ดอกไม้), accompagnés d’ongles (lep mue, เล็บมือ) et de cheveux (sen phom, เส้นผม).

Yipeng1, ยี่เป็ง en thaï, est donc un festival traditionnel du Lanna (prapheni yipeng de son nom complet  (ประเพณียี่เป็ง) pour dire qu’il s’agit d’une fête traditionnelle). Khom loi (โคมลอย) ici au nord correspond à la lanterne ascendante. On emploie le verbe loi fa (ลอยฟ้า) pour dire flotter dans le ciel (fa (ฟ้า) étant le ciel). On allume (chut fai, จุดไฟ) donc la lanterne. Et le lampion traditionnel se dit phang prathip (ผางประทีบ), un mot du nord. Cette fête est bien souvent l’occasion d’admirer des feux d’artifice (phlu, พลุ).

Thailand - TAT Photograph Section

Voilà, vous avez maintenant tous les éléments pour agender votre venue dans la Rose du Nord à la fin du mois d’octobre, période de festivités qui approche à grands pas. Vous expérimenterez là un festival que vous n’oublierez sans nul doute jamais, même dans sa version amputée ! Où que vous vous rendiez pour fêter Loi Krathong, en lançant votre lanterne illuminée ou en déposant votre embarcation sur l’eau, n’oubliez pas d’émettre un vœu et, qui sait, peut-être alors se réalisera-t-il… Bon Yipeng à vous ! On se quitte avec un extrait du film d’animation Raiponce où Disney s’est inspiré du spectacle féerique qu’offre le Yipeng ici à Chiang Mai :

Lorsque Disney s’inspire de la féerie de la Fête des Lumières du pays Lanna

TOUS NOS ARTICLES EN LIEN AVEC LE FESTIVAL YIPENG/LOI KRATHONG :
Tout savoir de l’édition 2023 à Chiang Mai et alentour
Tout savoir de l’édition 2022 à Chiang Mai et alentour
Tout savoir de l’édition 2020 à Chiang Mai et alentour
Tout savoir de l’édition 2019 à Chiang Mai et alentour
Les lâchers géants de lanternes célestes du Yipeng 2018 à Chiang Mai
Programme de l’édition 2018 à Lamphun
Programme de l’édition 2017 à Chiang Mai


1 Vous trouverez les graphies loi et loy, comme krathong et kratong, de même Yi et Yee précédant Peng. Pour notre part et comme à notre habitude, nous nous en tenons aux règles du RTGS – Système général royal de transcription du thaï, raison pour laquelle nous écrivons Loi Krathong pour les termes thaï ลอยกระทง et Yipeng pour le terme thaï ยี่เป็ง. Notez encore que loi se prononce à l’anglaise, soit lo-i.
2 Source : Lanterns grounded in Chiang Mai for Loy Krathong world record attempt (The Thaiger).
3 La source de ce paragraphe est Wikipédia (avec quelques modifications).

Source photographique de l’image à la Une : © kkday – Shutterstock.
Article composé le 29.10.2020 et mis à jour le 02.11.2020


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Miss Universe Thailand 2020 (#MUT) – Le Canada préserve sa couronne

Au Pays du Sourire, les concours de beauté s’enchaînent ! Après Miss Grand Thailand 2020 (#MGT), qui a donné lieu à une polémique, et en attendant l’élection de Miss Thaïlande 2020, voilà que Miss Universe Thailand1 (#MUT, มิสยูนิเวิร์สไทยแลนด์) a couronné sa reine 2020, 21e du nom. La finale a en effet eu lieu à Bangkok samedi 10 octobre 2020. Un show – comme d’habitude – haut en couleur, avec ses très attendus défilés des Miss en robe de soirée, en costume de bain ou encore en « costume national ».

Nous aimons à suivre ces joutes télévisuelles car réputée est la beauté des filles du royaume de Thaïlande – et avec elles celles provenant du Lanna, l’ancien royaume du nord thaïlandais. Durant ce concours national, ce sont des candidates issues des quatre coins du pays qui s’affrontent, notamment les miss de toutes les provinces thaïlandaises, et il y en a septante-sept.

Pour les dernières lauréates de Miss Universe Thailand, consultez nos publications Facebook, en 2021 et 2022

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En 2018, elle s’appelait Ning; l’année dernière, la beauté couronnée répondait au surnom de Fahsai. Et qui donc a été sacrée Miss Universe Thailand 2020 ? Les 30 finalistes convoitaient toutes cette couronne conçue par la joaillerie Mouawad :

Mise à jour de notre article avec la participation d’Amanda Obman, Miss Universe Thailand 2020, au concours de Miss Universe où elle s’est hissée au Top 10 ! Cliquez donc ici.

Qui sait si toutes ces candidates ont déjà entendu parler de la fameuse métaphore du concours de beauté qu’utilisait l’économiste John Maynard Keynes en 1936 dans sa non moins fameuse Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie… Quoi qu’il en soit ce concours est organisé alors que sort sur les écrans occidentaux Miss Révolution, une comédie féminine anglaise qui conte la naissance du MLF – Mouvement de libération des femmes à travers un acte qui avait perturbé le concours de beauté Miss Monde 1970.

Avant la grande finale, les candidates au titre de Miss Universe Thailand se rendent en un endroit du royaume pour en faire la promotion (et lancer le concours à proprement dit). En l’an 2017, nous avions eu le plaisir de les recevoir ici à Chiang Mai. Elles ont embelli les lieux emblématiques de la ville dont le très sacré temple du Doi Suthep. Le plaisir ne s’est pas renouvelé cette année puisque, en dehors de Bangkok, pandémie sanitaire du Covid-19 oblige, la team MUT 2020 ne s’est déplacée qu’à Hua Hin, première station balnéaire du pays.

Les miss ont naturellement fait la promotion des quelques adresses qui les ont accueillies : le parc aquatique Vana Nava Water Jungle, le campus de Hua Hin de la l’université Rajabhat Suan Dusit, l’hébergement La Résidence (บ้านลา เรสซิดองซ์) sis à l’InterContinental, un resort en bord de mer, ou encore Somdul, un site d’agroforesterie où vous pouvez vous restaurer, entre la capitale et Hua Hin. Par ailleurs, elles ont posé en robes rétros et la séance vaut le coup d’œil (« Cindy », Miss Chiang Mai 2020, porte une jupe rayée blanche et bleue) :

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Miss Chiang Mai 2020 dans le Top 5

Parfum de Suisse pour Miss Chiang Mai

Si vous nous êtes fidèle, vous savez déjà que Miss Chiang Mai 2020 se nomme Alexandra, Cindy de son petit nom, et est moitié thaïlandaise moitié suisse. Vous pouvez faire plus ample connaissance avec elle en lisant l’article que nous lui avons consacré lors de son couronnement en début d’année.

Malheureusement, en raison de la pandémie du Covid-19, les sorties publiques de Miss Chiang Mai 2020 ont été terriblement réduites depuis son élection. Cependant, Cindy avait toute les chances de remporter le titre national puisqu’elle était l’une des candidates les plus populaires.

Sa devise n’aura pas suffi à la faire élire : réaliser tout objectif, même s’il semble difficile, elle qui aime à s’investir bénévolement dans l’humanitaire, tout en prônant le rire. Portant le no 91 (#MUT91), très à l’aise durant la compétition, elle aura finalement terminé au 5e rang, avec les félicitations de son université. C’est mieux que sa colistière de l’an dernier puisque Plaifah ne figurait que dans le Top 20. Mais avec ses 21 ans – elle est encore étudiante – Alexandra a un bel avenir devant elle. On espère la croiser encore dans la Rose du Nord lors d’un prochain événement public…

Quoi qu’il en soit, nous verrons que Chiang Mai s’en tire plutôt bien malgré la déception que peut représenter une 5e place finale.

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Les dauphines

Real you, Real Universe, and Empowering Beauty – Une beauté qui donne du pouvoir. Tel était le concept de la compétition de cette année. La finale s’est déroulée à la salle True Icon du flambant centre commercial Icon Siam, à Bangkok. Comme True sponsorisait l’événement – parmi de nombreuses autres marques – cette finale n’a hélas pas été diffusée sur les réseaux habituels (YouTube et Facebook) mais seulement à la télévision, sur le canal PPTV HD 36 (qui l’a certes retransmise en direct sur son site web), de même que via une application mobile payante (histoire de promouvoir le réseau 5G de cet opérateur téléphonique). Originalité cependant avec une diffusion sur le compte TikTok officiel, sponsor de l’événement.

La classe du Top 5 MUT2020

Avant de vous dévoiler l’heureuse élue, faisons connaissance avec ses trois dauphines au joli minois. On passe rapidement sur la 3e d’entre elles, Mlle Praewwanich Ruangthong, pour se concentrer sur le podium final.

Un podium de Miss Universe Thailand 2020 qui est constitué de Mlle Punika « Polfah » Kulsoontornrut (ปุณิกา กุลสุนทรรัตน์), candidate no 18 (#MUT18) et donc 2e dauphine de Miss Universe Thailand 2020. Elle habite la province de Prachuap Khiri Khan (dont le chef-lieu éponyme offre une charmante station balnéaire très courue des locaux). Mesurant 1m78, à presque 28 ans, elle remporte également le Swimsuit Wildcard (soit la plus belle Miss en maillot de bain) et le titre de Miss Real Beauty Real You. Ce en quoi elle croit ? Se battre jusqu’au dernier souffle, surmontant tous les obstacles, en tirant le meilleur parti de chaque seconde de la vie. Retrouvez Polfah sur la page Facebook de son fan-club.

Quant à la 1ère dauphine – une place à se mordre les doigts – elle revient à une résidente de Chiang Mai (si, si), Mlle Pavina Singh (ปวีนา ซิงห์, officiellement retranscrit Praveenar), candidate no 8 (#MUT08). Elle a 24 ans et mesure 1m78. Son nom de famille trahit une origine indienne (elle aussi est donc une métisse) et en plus de l’anglais, elle parle le russe. Une candidate qui aurait pu l’emporter puisque c’est elle qui a gagné le vote populaire, de même que le titre de Miss Perfect Skin, soit la candidate à la plus belle peau (un prix sponsorisé par une marque, il va de soi). Autres récompenses obtenues (voir ci-dessous) : le vote populaire de la soirée de gala Miss Prissana et le prix Golden Tiara. Son leitmotif ? Représenter une société multiculturelle dans laquelle les différences sont acceptées. Et prouver que cette diversité permet de vivre en société de manière harmonieuse, pacifiquement; « différents mais pas divisés ». Elle aussi a un fan-club qui se délecte de sa page Facebook.

On retiendra donc que le Top 5 de cette année est constitué de deux créatures féminines venant de la Rose du Nord (le Top 10 en contient trois avec, en plus d’Alexandra « Cindy » et Pavina, Mlle Emmy Kym Sawyer, elle aussi de Chiang Mai, une candidate qui pourra se représenter puisqu’elle n’a que 19 ans).

En fin d’année, May, une candidate qui n’a ni gagné ni été nommée dauphine dans ce concours-ci mais s’étant présentée dans un concours de beauté concurrent, aura finalement été couronnée Miss Thaïlande 2020 !


And the winner is…

Votre patience est enfin récompensée avec la divulgation de Miss Universe Thailand 2020. Elle arborait le no 97 (#MUT97 donc), un numéro qui lui aura porté chance du haut de ses 1m70. Âgée de 25 ans, elle s’appelle Amanda Obdam (อแมนด้า ออบดัม) et nous vient de l’île de Phuket. Celles et ceux l’ayant vu lors des diverses interviews durant la compétition n’auront pas manqué d’être touché.e.s par son charisme. C’est donc elle qui succède à Fahsai, Mlle Paweensuda Drouin.

Comme sa devancière Fahsai, Amanda est elle aussi une luk khrueng, à savoir une métisse, de mère thaïlandaise et de père canadien. En tant que binationale, à la question de savoir, si elle devait gagner le concours, comment elle se représentait en tant qu’icône de la Thaïlande, elle a répondu qu’elle est née à moitié canadienne et à moitié thaïlandaise mais qu’elle est une Thaïlandaise à part entière, donc qu’elle va présenter au monde toute la Thaïlande en elle et défendre au mieux les couleurs siamoises.

Et c’est bien elle qui a été élue ! Qui plus est, lors d’une soirée de gala, elle a également obtenu le titre de Miss Prissana qui relève l’élégance dans un style rétro. Autres récompenses : elle figure dans le Top 5 des Golden Tiara (on vous avoue humblement ne pas savoir de quoi il s’agit), de même que dans le Top 10 des Wildcard (joker) en maillot de bain (swimsuit) et pour le portrait. Alors qu’elle a remporté le prix Speech Wildcard, soit le Joker du meilleur discours.

Amanda a attiré tous les regards et toute l’attention du public et des juges tout au long du concours. Elle est venue en toute confiance avec son deux-pièces gris foncé lors du concours de maillots de bain et une magnifique robe de couleur rouge lors du concours en robe du soir. Lors d’une interview, il lui a été demandé qui, dans cent ans, aurait la chance de devenir une femme influente au XXIe siècle. Elle a répondu que « toutes les femmes ont une chance de le devenir parce que « nous » sommes très fortes et puissantes. » Voici sa prestation intégrale en vidéo lors de la finale.

En tant que gagnante du concours, Mlle Obdam a reçu un prix en espèces d’un million de bahts, une Honda Civic, ainsi qu’un appartement entièrement meublé d’une valeur de plus de 3 millions de bahts, sans parler de la couronne Mouawad. Découvrez l’émotion qui a été la sienne lors de son couronnement :

Amanda, dont le second prénom est Charleen (ชาลีสา), n’en était pas à son coup d’essai en matière de concours de beauté. En 2015 déjà, alors qu’elle n’avait que 20 ans, elle a fini dans le Top 10 du concours Miss Thailand World. Une année plus tard, elle a été élue Miss Grand Phuket, finissant au Top 10 du concours national Miss Grand Thailand 2016. On la retrouve au lendemain de son couronnement, prenant son petit-déjeuner au Hyatt Regency Bangkok Sukhumvit.

Toutes nos félicitations à elle, de même que d’ores et déjà nos meilleurs vœux pour la prochaine étape, Miss Univers 2020, Amanda représentant tout naturellement la Thaïlande à ce concours international. Rappelons encore qu’il s’agit d’un concours de beauté d’origine américaine qui fait partie des quatre plus grandes compétitions mondiales, avec Miss World, Miss International et Miss Earth. Nous ne connaissons point encore ni la date ni le lieu de la finale de Miss Univers 2020, 69e édition du nom. La gagnante succèdera cependant à la Sud-Africaine Zozibini Tunzi, sans doute en décembre. Jusqu’à ce jour, la Thaïlande a organisé trois fois ce concours international, le remportant à deux reprises : en 1965 avec Apasra Hongsakula puis en 1988 avec Porntip Nakhirunkanok, il y a 32 ans.

Amanda Obdam, Miss Universe Thailande 2020, une reine de beauté que vous retrouvez sur Facebook

Amanda Obdam, sa page professionnelle que vous pouvez aimer
Amanda Obdam (แมนด้า), sa page personnelle à laquelle vous pouvez vous abonner

De même que sur Instagram.

Comme Miss Grand Thailand avant elle, Amanda soutient elle aussi les jeunes manifestants qui réclament depuis plusieurs mois maintenant une véritable démocratie au Pays du Sourire. Elle a déploré la force employée par les autorités contre les étudiants (lire son post).

Écoutez donc les réponses d’Amanda, sûre d’elle, données dans un excellent anglais lors des interviews de la compétition (il faut préciser qu’elle a étudié à la British International School (BISP), à Phuket) :

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Celles et ceux s’intéressant à ce concours de beauté consulteront le classement complet que nous livre, en anglais, Wikipédia.

Retrouvez MUT – Miss Universe Thailand 2020 sur le net
Site web
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Instagram
YouTube
Twitter 

L’obsession de la blancheur que l’on observe ici en Thaïlande – et plus généralement en Asie – amène à privilégier le métissage. On le constate encore une fois avec la gagnante de cette année, une luk khrueng, à savoir une métisse. Amanda, Miss Universe Thailand 2020, est fière d’être mi-Thaïlandaise et mi-Canadienne, sans renier aucune de ses deux patries. C’était d’ailleurs également le cas de sa devancière, Fahsai, Mlle Paweensuda Drouin, Canadienne francophone. Cet aspect a d’ailleurs créé la polémique dans un concours de beauté concurrent, beaucoup de Thaïlandais n’appréciant pas le teint foncé de Nam, Miss Grand Thailand !

Il ne faut d’ailleurs pas remonter très loin pour voir des candidates métisses accéder à la première marche du podium : Mlle Maria Poonlertlarp, la tenante du titre 2017, s’appelle en fait Maria Lynn Ehren et est à moitié suédoise. En 2014, c’est Allison Samson, moitié Allemande et née aux États-Unis, qui a été couronnée (son nom thaïlandais : Pimbongkod Chankaew). Et en 2012, c’est Farida Waller qui a ravi le titre (elle est à moitié Autrichienne, s’appelant également Nutpimon Natthayalak). Wikipédia garde trace de tout cela (classement encore plus complet en version anglaise, et thaïlandaise bien sûr). Il faut savoir qu’en Thaïlande les luk khrueng, enfants issus du métissage, sont souvent portés aux nues. Libération, par la plume de feu Arnaud Dubus, en avait déjà parlé dans cet article. Une liste de ces personnalités est même tenue à jour.


Défilé en « costume nationale »

Avant la finale regroupant les 30 plus belles femmes du concours, il est une soirée que tous les fans regardent avec un plaisir non dissimulé : la compétition préliminaire qui voit défiler toutes les candidates en « costume national ». En fait, il s’agit de promouvoir un aspect culturel de la région d’où vient la miss, ce qui permet aux designers de s’en donner à cœur joie (la preuve en photo ci-dessous).

Vous retrouverez d’autres clichés dans cet album-photo Facebook. Plus intéressant encore sont les coulisses de cet événement populaire. Et cette année, les organisateurs nous offrent de magnifiques photos dans cet album FB Backstage. De quoi nous faire patienter pour la prochaine édition de Miss Universe Thailand.


La Perle de l’Andaman à Miss Universe

Amanda de retour au pays après sa magnifique prestation à Miss Universe © Facebook – Miss Universe Thailand

La pandémie sanitaire du Covid-19 a bousculé tous les concours de beauté ! On ne sait pas trop s’il s’agit de Miss Univers 2020 ou 2021, toujours est-il que toutes les Miss Univers nationales se sont affrontées au concours de Miss Universe®, 69e édition du nom, qui a eu lieu le 16 mai 2021 au Seminole Hard Rock Hotel & Casino, à Hollywood, en Floride, aux États-Unis donc.

Amanda Obdam y était. Et elle a plutôt bien réussi sa compétition. Non contente de participer à la finale qui a réuni 21 Miss, elle fait même partie du Top 10 de Miss Univers, sans toutefois réussir à ravir la couronne. C’est en effet la Mexicaine Andrea Meza, 26 ans, originaire de la ville de Chihuahua, qui a été sacrée. Andrea est diplômée en ingénierie logicielle; militante, elle se concentre sur les droits des femmes et travaille actuellement en étroite collaboration avec l’Institut municipal pour les femmes, qui vise à mettre fin à la violence sexiste. Dans l’air du temps, elle est végétalienne. Andrea est également l’ambassadrice officielle du tourisme de sa ville natale, Chihuahua; nul doute que cette dernière attirera les touristes en nombre avec ses nombreuses attractions touristiques.

Mais revenons à Amanda Obdam. Vous savez déjà qu’elle vient de l’île de Phuket, la perle de l’Andaman. Le site officiel de Miss Universe nous apprend qu’elle est la cofondatrice de Batika Studio, une ligne de produits qui rend hommage à l’art traditionnel du batik par le biais de vêtements et de sacs fourre-tout durables. Amanda a commencé à faire du bénévolat très jeune, après que sa ville natale a été frappée par le tsunami de 2004, qui a causé une dévastation et des pertes considérables sur l’île. Elle a travaillé avec la fondation « Phuket Has Been Good To Us » en enseignant l’anglais aux enfants touchés par le tsunami. Amanda constate un manque de compréhension des maladies dans son pays et milite pour la santé mentale. Elle a lancé sa campagne « Have You Listened » pour promouvoir l’écoute. Elle est convaincue que nous pouvons apporter de l’aide en nous écoutant réellement les uns les autres.

Autres faits amusants dévoilés, Amanda a obtenu un certificat de plongée en eau libre en 2006 et fait de la plongée depuis l’âge de 14 ans. C’était une enfant très aventureuse et rentrait souvent à la maison avec des bleus et des cicatrices après une journée mouvementée avec son jeune frère. La première fois qu’Amanda a participé à un concours de beauté, c’était à l’âge de 10 ans, pour devenir Miss Noppamas dans sa ville natale, Phuket. Elle est vraiment reconnaissante d’avoir une famille qui l’encourage à poursuivre ses rêves.

Le concours de Miss Universe n’est pas diffusé sur les grandes chaînes télévisuelles en Europe. On vous renvoie cependant à cette courte vidéo de la chaîne PPTV HD 36 où l’on découvre une Amanda rayonnante au concours de Miss Universe. Autre moment fort, la présentation de son ravissant costume national inspiré d’un poisson de combat siamois (vidéo).

On la félicite encore une fois, elle qui est ensuite rentrée au pays, devant subir une quarantaine obligatoire.

Nos articles sur Miss Universe Thailand
Amanda en 2020
Fahsai en 2019
Ning en 2018


Les concours de beauté se suivent…

Ne vous a-t-on pas déjà dit que les concours de beauté pullulent ici en Thaïlande ? Peut-être parce que le pays recèle beaucoup de beautés féminines… À peine un concours est-il terminé (Miss Grand Thailand 2020) que s’annonce déjà le suivant !

Nang sao thai (นางสาวไทย), c’est le nom en thaï du plus vénérable concours de beauté du royaume, Miss Thailand. Créé en 1934 – ce qui lui confère pas moins de 86 ans – il s’appelait auparavant Miss Siam (นางสาวสยาม, soit nang sao sayam). Ce concours de beauté, mis en veille, a été relancé. Les anciennes Miss avaient d’ailleurs été mises à contribution pour le promouvoir (vidéo). Mlle Thanaporn Sriwirach, de Phayao, en tremble encore : c’est elle la tenante du dernier titre attribué en l’an 2016.

L’heureuse élue détiendra non seulement le titre de Miss Thailand mais devrait concourir ensuite au titre de Miss International. Nous en saurons plus le 24 octobre prochain… On suit l’affaire de près en vous tenant bien entendu informé sur notre page Facebook 😉


Comme bien souvent en matière de concours de beauté, on ne déshabille que les femmes, pour le plus grand bonheur des hommes, nous aurions apprécié terminer cet article par un concours de beauté masculin. Hélas et à notre connaissance, Mister Star Thailand n’a pas été organisé cette année. Ce qui n’a pas permis d’envoyer un représentant siamois au concours Man of The World organisé aux Philippines.

#RealU #RealUniverse #EmpoweringBeauty #MissUniverseThailand2020 #MissUniverseThailand #MUT2020 #MUT #เดินหน้าคว้ามงสาม #มิสยูนิเวิร์สไทยแลนด์


1 Nous avons opté pour la graphie anglophone (et non francophone, Miss Univers Thaïlande)

Sources rédactionnelles :
• Miss Universe Thailand, tant le site web que la page Facebook
• Wikipédia : Miss Univers & Miss Universe Thailand
• Publication Facebook du NNT – National News Bureau of Thailand

Sans mention contraire, les photos proviennent des pages Facebook © officielles des concours de beauté mentionnés ou du diffuseur télévisuel, PPTV HD 36.
Article composé le 11.10.2020 et mis à jour le 03.08.2022

Miss Grand Thailand 2020, trop basanée pour être appréciée ?

Le 19 septembre dernier a été élue Miss Grand Thailand1 2020. On vend la mèche en vous dévoilant d’ores et déjà le nom et l’origine de l’heureuse élue : elle s’appelle Nam et vient du sud de la Thaïlande. Mais en cette année où la contestation démocratique est dans la rue, c’est une polémique que son élection a fait naître : devait-elle soutenir en direct les manifestants pro-démocratie ? Ou alors, raison moins avouable, son teint basané dérange-t-il les Thaïlandais ?

On vous en parle aujourd’hui en vous présentant non seulement la vainqueure mais également ses dauphines. Mais auparavant, penchons-nous sur ce concours de beauté et, comme l’on est à Chiang Mai, évoquons aussi Miss Grand Chiang Mai 2020 qui participait bien entendu à cette compétition.

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Miss Grand, naissance d’un nouveau concours de beauté

Miss Grand International est un titre de beauté féminine attribué depuis l’année 2013. C’est un concours qui se donne comme but de promouvoir la paix. Il met en avant la beauté intégrale des candidates (leur élégance, leur personnalité, leur prestance ou encore leur facilité de communication). Difficile de savoir qui est « la plus belle femme du monde » face à des concours concurrents tels Miss Monde ou Miss Univers.

Quoi qu’il en soit, c’est en Thaïlande2 qu’est né ce récent concours de beauté international qui rassemble près de 70 nations. Très suivi dans de nombreux pays d’Asie et d’Afrique, il est moins connu dans la plupart des pays d’Amérique et d’Europe. Vous comprendrez dès lors pourquoi c’est sans doute le concours de beauté le plus populaire au Pays du Sourire (concurrencé cependant par Miss Universe Thailand).

Miss Grand Thailand, qui a donc été élue, représente tout naturellement la Thaïlande au concours Miss Grand International.

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Miss Grand Chiang Mai 2020

Avant de vous parler de la compétition nationale, permettez un petit aparté sur Miss Grand Chiang Mai 2020 (มิสแกรนด์เชียงใหม่2563). Peut-être avez-vous déjà oublié Ann, la lauréate 2017, Yaimai qui lui a succédé l’année suivante (et que l’on retrouve cette année pour la promotion de la Lanna Expo 2020), ou même Jenny, celle de l’année 2019…

Aussi, le 14 août dernier, dans un contexte particulier dû aux restrictions nées de la crise sanitaire du Covid-19, c’est Aom (ออม), du haut de ses 23 ans, qui a été couronnée Miss Grand Chiang Mai 2020. Les mensurations (américaines) de Panida ‘Dinsorsee’ Kernjinda – c’est là son vrai nom, en thai : พนิดา ‘ดินสอสี’ เขื่อนจินดา – sont de 32-24-37. Elle mesure 168 cm pour un poids de 49 kg.

Originaire du district de Pa Sang, dans la province voisine de Lamphun, Aom étudie en ce moment à la faculté des beaux-arts de l’Université de Chiang Mai (CMU), ce qui lui permet de se présenter dans ce chef-lieu.

Suivez Aom, Miss Grand Chiang Mai 2020, sur sa page Facebook ou son compte Instagram.

Retrouvez Miss Grand Chiang Mai 2020 sur Facebook (page officielle มิสแกรนด์เชียงใหม่)

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Miss Grand Thailand 2020

Mettons fin au suspens pour savoir si, oui ou non, Miss Grand Chiang Mai, Aom de son petit nom, s’est distinguée au concours national. Nous devons hélas doucher tous les espoirs de ses fans : candidate no 14 (#MGT14), elle n’a pas réussi à gagner le cœur des jurés, hélas, trois fois hélas. Elle s’est néanmoins retrouvée dans le Top 20 des participantes les plus appréciées du public, son costume lanna a été classé au 6e rang des meilleurs costumes. Elle a par ailleurs atteint le Top10 Miss Grand Rising Star. Retrouvez ci-dessous un résumé de sa prestation (à moins que vous ne préfériez la voir en costume de bain) :

Le concours de Miss Grand Thailand a pour habitude de se déplacer en province où les candidates paradent (et mettent en avant les produits et services des hôtes qui les reçoivent). Cette année, c’est ici au nord qu’elles sont venues, précisément à Chiang Rai, accueillies au luxueux complexe hôtelier Le Méridien, sis au bord de la rivière Kok.

Les albums-photo Facebook vous permettent d’admirer ces charmantes créatures (il vous suffit de cliquer sur le lien ad hoc). On voit ainsi s’envoler les 77 candidates pour Chiang Rai avec la compagnie low cost VietJet (premier et second album-photo). Une ville où elles ont eu l’occasion de goûter à la cuisine du nord lors de leur premier repas. Puis ce fut la visite de la ville; comme il y a beaucoup à voir, là aussi deux albums-photo ont été produits, le premier et le second. Immanquable est le fameux Temple Blanc, une attraction dont on vous a déjà parlée en détail dans cet article. Les dîners de gala sont l’occasion de revêtir de splendides robes (albums 1 & 2). Les Miss se sont également arrêtées dans une galerie d’art, l’Art Bridge Chiang Rai (ABCR). Elles ont défilé à la gloire du Lanna, du nom de l’ancien royaume du nord dont Chiang Rai faisait partie, soit le Lanna Fashion Show (d’autres photos ici). Le défilé en costume traditionnel du Lanna est moins exubérant mais non moins charmant. Forcément plus sexy est le défilé en costume de bain

La détente était aussi au programme comme ici au parc Singha. Ou encore durant les visites de Mae Sai, à la frontière birmane, et de Chiang Saeng, ancienne cité historique au bord du Mékong, dans le Triangle d’Or (dont les attractions vous sont présentées ici). Un séjour fêté en soirée durant une party (où les Miss restent toujours aussi attirantes), après qu’elles aient mangé à la mode du nord, utilisant un kanthok. Et de repartir vers Bangkok depuis l’aéroport de Mae Fah Luang. De quoi dire un grand Merci Chiang Rai !

La finale de cette compétition nationale s’est déroulée le samedi 19 septembre 2020 au BITEC de Bangkok, une cérémonie diffusée par la chaîne One31 HD. Chaque province élit sa propre Miss Grand provinciale et ce sont donc 77 Miss qui visaient le titre national suprême, celui de Miss Grand Thailand.

Vous savez déjà que le titre de Miss Grand Thailand 2020 (มิสแกรนด์ไทยแลนด์2563 en thaï) est revenu à Nam (ou Namfon). C’est là son petit nom; pour l’état civil, elle s’appelle Pacharaporn Chantarapadit et a 22 ans.

Candidate no 49 (#MGT49), Nam vient de la province de Ranong, joyau méconnu au sud du royaume donc, une province dont la partie méridionale borde la mer d’Andaman et vous offre de belles stations balnéaires et, au loin, des îles paradisiaques. Lisez donc cet article paru dans le cahier Weekend du magazine belge Le Vif, une lecture qui vous donne plus qu’envie de découvrir Ranong…

Revenons à Miss Grand Thailand 2020, Nam donc, elle qui mesure 1m70 et pèse 48 kg. Ses mensurations (américaines)… nous sont inconnues ! En revanche, nous savons qu’elle a réussi son baccalauréat en anglais (communication d’entreprise) et qu’elle aime autant chanter que danser, ou encore jouer du théâtre. Sa victoire lui permet de remporter une couronne d’une valeur de 1,2 million de bahts, un appartement, une voiture et d’autres prix encore d’une valeur de 6 millions de bahts. Ce n’est pas le premier concours de beauté qu’elle remporte puisqu’elle a été couronnée, en 2019, Miss Smart Lady et Miss First Impression. Découvrez Nam dans cette vidéo de deux minutes filmée par le photographe David Ryo, deux minutes de pur plaisir.

Nam, Miss Grand Thailand 2020, que vous pouvez suivre
➥ sur Facebook
➥ sur Instagram

Et comme toute Miss a ses dauphines, voici présentées les dauphines de Miss Grand Thailand 2020. Première d’entre elle, Indy Johnson, dont le patronyme laisse à penser qu’il s’agit d’une candidate métisse (ลูกครึ่ง en thaï, luk khrueng). Elle portait le numéro 29 (#MGT29), habitant la province de Pathum Thani, au nord de la capitale. Seconde dauphine, Mlle Patchaploy Rueandaluang, candidate no 22 (#MGT22). Elle habite la province de Nakhon Si Thammarat, au sud de Ko Samui. C’est le trio de tête de cette édition 2020.

Précisons encore que Miss Grand Chiang Rai (#MGT13), Mlle Jutamas Maksaree, est arrivée en 4e position et que la 5e marche du podium revient à Miss Grand Mukdahan (#MGT44), de son petit nom Bonusnats. Vous pouvoir voir (ou revoir) le couronnement de ces cinq Miss.

Les candidates des provinces du nord rentrent bredouille ou presque. Habituellement, elles sont pourtant fort appréciées dans les concours de beauté siamois en raison de leur teint souvent plus clair.

Plusieurs prix ont été distribués durant la finale mais l’un des défilés les plus attendus de Miss Grand Thailand est celui où l’on voit toutes les candidates porter un vêtement inspiré de leur province de domicile (Best National Costume). Les designers s’en donnent alors à cœur joie ! Voici les 10 finalistes concourant pour ce titre :

Et au final, le jury a choisi comme lauréat du concours national de costumes celui de Miss Grand Ratchaburi. Il est aisé de savoir ce qu’il représente : le marché flottant de Damnoen Saduak. Bravo à elle et surtout au tailleur-couturier qui a conçu ce vêtement qui n’est pas des plus aisés à porter…

Best National Costume de Miss Grand Thailand 2020 © Facebook

Miss Grand Thailand est l’un des plus importants concours de beauté organisés en Thaïlande au niveau national. Chiang Mai avait accueilli toutes les candidates en 2017, embellissant diverses attractions de la ville.

Vous pouvez suivre ce concours de beauté sur le web, sur Facebook, sur YouTube et sur Instagram.

Une autre page Facebook, qui n’est pas officielle, est consacrée à ce concours de beauté : GRAND Supreme. Par ailleurs, deux groupes FB à son sujet sont fort animés : Miss Grand Pageant Group et Miss Grand Pageant Insider. Wikipédia vous en dit plus (mais uniquement en langue siamoise).

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Miss Grand qualifiée de « moche » et de « nègre »

La polémique s’invite au concours ! Peu après son couronnement, Miss Grand Thailand 2020 a été critiquée par des citoyens pour s’être ralliée aux protestations anti-gouvernementales. Lors de la finale, les candidates devaient répondre à une série de questions-réponses. Ainsi, leur a été demandé leur avis sur la manifestation qui se déroulait dans le quartier historique de Bangkok. « De tout mon cœur, je choisis les manifestants« , a déclaré crânement Nam.

Une question de teint…

Et d’ajouter : « Nous avons le droit d’exprimer nos opinions et nous voulons choisir ce qui est le mieux pour notre pays. Plus que cela, je veux dire au gouvernement… » Et de poursuivre en anglais, une langue qu’elle maîtrise bien pour l’avoir étudiée, « Si vous appelez ce pays Thaïlande, nous avons besoin d’une vraie démocratie. Et de plus, nous avons besoin que vous quittiez le pays ! ». Une déclaration qui a été immédiatement attaquée par les partisans du gouvernement à travers une série de commentaires négatifs. Certains ont attaqué son look en utilisant des termes racistes dans leurs critiques. « J’ai pensé que vous étiez nègre » a écrit un internaute. « Cette peau de calamar est dégénérée » a renchérit un autre. « Non seulement elle est laide, mais son comportement est également mauvais. Les juges détestent eux aussi l’institution monarchique », a-t-on encore pu lire. « C’est la reine de beauté la plus laide que j’ai jamais vue. Je pensais que c’était une Miss d’Afrique ». Et encore : « Elle est aussi noire que le charbon brûlé. »

Il faut savoir que la société thaïlandaise privilégie la peau blanche. Il n’y a qu’à regarder la télévision pour s’en convaincre : les actrices et acteurs des films et séries TV ont tous le teint clair (beaucoup sont métis). Les publicités elles aussi vantent la blancheur. Les personnes de peau foncée continuent à être quelque peu ostracisées au Pays du Sourire, victimes de colorisme. Un état de fait que connait également l’Occident. Rappelons ici qu’en France, sous l’Ancien Régime, il était de bon ton dans la société oisive des aristocrates d’arborer un teint pâle en opposition à la carnation tannée des classes populaires livrées au soleil et aux intempéries. Un article de Gallica revient sur la dangerosité des produits utilisés jadis à cette fin…

Il se trouve que la séance de questions-réponses a eu lieu samedi et a été diffusée en direct à la télévision au moment même où une grande manifestation antigouvernementale se déroulait à Sanam Luang. La dernière question posée aux cinq finalistes était la suivante : « En ce qui concerne les manifestations qui s’approchent de la violence, si vous pouviez parler aux manifestants ou au gouvernement, qui choisiriez-vous et que leur diriez-vous pour améliorer la situation ? »
Bien que la réponse de Nam ait été la plus passionnée des cinq finalistes, elle n’a pas été la seule à exprimer son soutien au mouvement estudiantin. « Je veux dire aux manifestants que s’il n’y avait pas ce concours de Miss Grand, je serais à la manifestation », a déclaré la dauphine de Miss Grand Thailand, Mlle Indy Johnson. « Il n’est pas mal que la jeune génération exprime ses opinions car l’avenir nous appartient », a-t-elle ajouté. La seconde dauphine, Miss Grand Nakhon Si Thammarat, Mlle Patchaploy Ruendaluang, a, elle, répondu ceci : « Je dirais au gouvernement qu’aujourd’hui, nous, les citoyens, exigeons le retour de la démocratie. Si vous tenez compte de l’opinion des citoyens, ne serait-ce qu’un peu, ce genre de chose n’arriverait pas ». Et Miss Grand Chiang Rai, 3e dauphine, de renchérir : « Je me porterais volontaire pour représenter les étudiants et dire au gouvernement que les gens souffrent énormément de la situation économique. » Quant à la quatrième et dernière dauphine, Miss Grand Mukdahan, Mlle Natnicha Sritongsuk, elle a déclaré qu’elle soutenait les personnes exprimant leurs opinions politiques tant qu’il n’y avait pas de violence.

C’est dire que ces jeunes filles, qui sont de la même génération que les étudiants qui manifestent en nombre dans toute la Thaïlande depuis plusieurs mois maintenant, sont à leurs côtés.

Les mordus peuvent revoir intégralement cette finale du samedi 19 septembre 2020 :

Lisez donc tous nos articles consacrés à Miss Grand :

Miss Grand Thailand 2023 (publication Facebook)
Miss Grand Thailand 2021/22 (publication Facebook)
Miss Grand Chiang Mai 2021/22 (publication Facebook)
Miss Grand International 2020 – Une quarantaine de toute beauté
Miss Grand Thailand 2020 (où l’on parle également de Miss Grand Chiang Mai 2020)
Miss Grand Chiang Mai 2019
Miss Grand Chiang Mai 2018

Pour terminer, nous souhaitons le meilleur à Nam, Miss Grand Thailand 2020, qui se présentera tout naturellement au concours de Miss Grand International 2020. Un concours qui devait être organisé, comme l’année dernière, à Caracas, capitale du Vénézuela, un pays qui accouche de nombreuses Miss. Mais la pandémie sanitaire en a voulu autrement : c’est finalement la Thaïlande qui organisera la prochaine édition, estampillée 2020, au mois de mars 2021. En imposant une quarantaine à toutes les candidates ! On vous en parle dans notre article Entrée en Thaïlande. Une quarantaine de toute beauté !

Nam succédera-t-elle à Valentina Figuera, Miss Grand International 2019 ? C’est tout le bonheur qu’on lui souhaite face à la septantaine de candidates (non sans rappeler ici qu’encore aucune Thaïlandaise n’a réussi à remporter un tel titre). Une Valentina qui a d’ailleurs été invitée aux cérémonies ici en Thailande et que l’on voit habillée d’un costume lanna qui lui va à ravir…

ขอให้โชคดี (kho hai chok di), bonne chance à vous, Nam.

Valentina Figuera, Miss Grand International 2019

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1 Nous avons opté pour la graphie anglophone (et non francophone, Miss Grand Thaïlande)
2 Les propriétaires du concours sont la chaîne de télévision thaïlandaise 7 et l’homme d’affaires et présentateur thaïlandais Nawat Itsaragrisil, formant la MGIO – Miss Grand International Organization.

Source des images © Miss Grand Thailand (site web & page Facebook), sauf mention contraire.
Sources éditoriales :
Miss Grand International & Miss Grand Thailandia (Wikipédia en version italienne)
Miss Grand 2020 called ‘ugly’ and ‘negro’ for supporting protests (Khaosod English)

Article composé le 22.09.2020 et mis à jour le 24.01.2021

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