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3 juin, anniversaire de la reine Suthida en Thaïlande

Vous l’aurez peut-être constaté en sortant, chaque 3 juin est un jour férié dans tout le royaume siamois (les agences gouvernementales sont donc fermées, à l’image du Bureau de l’Immigration). Le 3 juin, la Thaïlande fête en effet l’anniversaire de sa récente reine, Sa Majesté la reine consort Suthida (สุทิดา) Bajarasudha Bimollaksana.

On vous présente cette ravissante reine, peu connue encore de ses sujets, revenant sur ses apparitions publiques, et l’on vous indique les cérémonies organisées en son honneur, que ce soit à Bangkok, la capitale, ou ici à Chiang Mai (ce pour l’année 2020).

3 JUIN – JOUR FÉRIÉ EN L’HONNEUR DE L’ANNIVERSAIRE DE LA REINE SUTHIDA

En 2022, pas de grandiloquence au programme (la Thaïlande sort toujours péniblement de la pandémie sanitaire). Les Thaïlandais ont bien entendu bénéficié d’un jour férié. À Bangkok, un salut au canon royal s’est déroulé en matinée (photos) alors qu’en soirée, une cérémonie aux chandelles a été organisée à Sanam Luang, la grande place qui amène au Palais Royal, le Temple du Bouddha d’Émeraude (dès la minute 24:00 sur cette vidéo). Avec un show light & sound impliquant des drones. Hélas en l’absence de Leurs Majestés la reine et le roi. Une reine à qui tout un chacun peut transmettre ses bons vœux sur cette page.

En 2021, vous ne serez pas étonné·e d’apprendre qu’il n’y a eu aucune cérémonie publique d’envergure à l’occasion des 43 ans de la reine consort, pandémie du covid oblige. Les sujets de Sa Majesté étaient invités à lui rendre hommage en ligne : un livre d’or a peu être signé sur cette page afin de transmettre les bons vœux du peuple à sa reine.

Par ailleurs, trois tronçons d’autoroutes autour de Bangkok étaient gratuits à cette occasion ! Officiellement, le 3 juin 2021, Leurs Majestés le roi Vajiralongkorn et la reine Suthida de Thaïlande ont accordé une audience aux représentants de divers hôpitaux pour la fourniture de matériel de soutien à tout le personnel médical qui a travaillé en première ligne pendant la pandémie de coronavirus (images). Le bataillon d’artillerie n’aura pas manqué de tirer 21 salves en l’honneur de Sa Majesté la reine. Si le cœur vous en dit, vous pouvez visionner ce court document panégyrique qui reprend d’anciennes images.

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Qui est Suthida ?

Hôtesse de l’air puis garde du corps du roi, avant d’être propulsée reine ! C’est une « une reine issue du peuple »; d’ascendance chinoise, elle est originaire de Hat Yai, dans la province de Songkhla, à l’extrême sud de la Thaïlande.

La reine est née le 3 juin 1978, un samedi, qui correspond à la couleur violette, sous le nom de Suthida Tidjai ( สุทิดา ติดใจ). C’est la quatrième épouse du souverain Vajiralongkorn.

Diplômée en arts de la communication de l’université Assumption, une université catholique, elle est devenue hôtesse de l’air, exerçant sur les lignes de la compagnie japonaise JAL puis sur celles de la compagnie nationale Thai Airways International. Dès 2010, officiant à la Garde royale, elle en grimpe les échelons, devenant commandant du bataillon d’entraînement, ce qui lui a permis de suivre, de 2010 à 2018, plusieurs cours de formation militaire. En 2017, elle a été aide de camp adjointe de Sa Majesté le roi au sein du département des aides de camp royaux avec un grade de général spécial, puis commandant adjoint du Commandement royal de la sécurité, toujours en tant que général spécial. S.M. le roi Maha Vajiralongkorn l’a nommée reine le 1er mai 2019, quelques jours avant son munificent couronnement. Ses titres et nom complet sont depuis lors สมเด็จพระนางเจ้าสุทิดา พัชรสุธาพิมลลักษณ พระบรมราชินี ลักษณ พระบรม ราชินี (Somdet Phra Nang Chao Suthida Phatcharasutha Phimon Lak Phra Borommarachini). La Reine Suthida n’a pas d’enfant.

Rappelons encore qu’une concubine officielle du roi, Sineenat Bilaskalayani, a été répudiée par le monarque pour « déloyauté » seulement trois mois après son exceptionnelle intronisation ! Le magazine Gala en a parlé. Oubliez cette sombre affaire et admirez les portraits officiels du couple royal thaïlandais.

Vous voulez en savoir plus sur la reine Suthida ? Paris Match en a dressé le portrait. Et Wikipédia vous dévoile tant ses distinctions honorifiques que ses rangs militaires.

Ses apparitions publiques

Sa Majesté la ravissante reine Suthida apparaît régulièrement en public, surtout à Bangkok (vidéo). Ce fut par exemple le cas le 8 mai 2019 à l’occasion de la cérémonie annuelle du Labour Royal sur la place Sanam Luang, à Bangkok, accompagnant son époux fraîchement couronné. Rebelote le 28 juillet 2019, à l’occasion des festivités en l’honneur de l’anniversaire de S.M. le roi Rama X. Ou encore le 24 septembre de la même année où elle a déposé une couronne de fleurs au pied de la statue du Dr Mahidol Adulyadej, grand-père du roi régnant, à l’occasion de la Journée du prince Mahidol. La reine Suthida a pris la parole durant la Journée nationale thaïlandaise des Femmes le 1er août 2019. Autre apparition lors de la cérémonie bouddhiste kathina, en octobre 2019, au Wat Arun, offrant des robes monastiques aux moines. Plus récemment, elle était bien entendu présente aux festivités du 6 avril 2020, Journée de commémoration de la dynastie Chakri, lignée de son époux.

Reine douairière vs reine consort

Douairière. La douairière est un terme de droit ancien (conventionnel ou coutumier) désignant une veuve d’un milieu aristocratique jouissant d’une partie des biens de son défunt mari qui constituent son douaire. Comme son défunt mari régnait, on parle donc de reine douairière, appelée aussi reine mère puisqu’elle est la mère du souverain en titre. Le terme n’a donc que peu de rapport avec un éventuel douaire et constitue une précision utile lorsque deux femmes portent le même titre.

Consort. Le titre de reine consort correspond à l’épouse non couronnée du souverain. Or, quelques jours avant son couronnement, en mai 2019, S.M. le roi Rama X a épousé Suthida, devenue la reine consort du royaume.

Définitions reprises de Wikipédia

Cérémonies en son honneur

La nation thaïlandaise salue donc la reine qui fête son 42e anniversaire ce 3 juin 2020. Les aumônes matutinales aux moines seront données en son honneur.

Des activités sont organisées mais de manière restreinte. Les restrictions dues à la pandémie du Covid-19 empêchent en effet les festivités collectives cette année 2020. Cependant, les grands axes routiers de la capitale, Bangkok, ont vu fleurir de nombreux portraits de la reine les jours précédents son anniversaire. Nous n’alimenterons point ici les polémiques que peut faire naître cet événement.

Des centaines si ce n’est des milliers d’endroits dans toute la Thaïlande affichent des portraits de la reine Suthida, décorés de violet et richement fleuris. Dans les agences gouvernementales, notamment les hôtels de ville, les sujets de tout le royaume peuvent apposer leurs bons vœux en signant le livre d’or. Comme ici au Palais Royal, à Bangkok donc, où les autorités rendent hommage (l’ouverture du palais au public a par ailleurs été repoussée).

À 8h, une cérémonie de mérites en l’honneur de la reine a vu relâcher 43 poissons-chats et 5 kilos d’escargots de rivière dans le Chao Phraya. En matinée, sur la place Sanam Luang, la Garde royale a tiré des coups de canon. Alors que les Forces aériennes et navales de l’Armée royale en ont fait de même, tirant 21 coups de canon.

Bénévoles saluant le portrait de S.M. la reine Suthida à Bangkok © Facebook – NationPhoto

S’agissant d’un jour férié, beaucoup d’actions de volontariat sont organisées à travers le pays (ici le nettoyage d’un parc à Bangkok par 500 volontaires). Chaque province organise des activités de charité et de bénévolat sous le slogan Have and Share (Avoir et Partager), dans le cadre desquelles les habitants aident ceux qui sont dans le besoin, en l’honneur de Sa Majesté. Des mesures de distanciation physique sont bien entendu observées pour empêcher la propagation du Covid-19.

À noter que pour l’heure, la Fête des Mères en Thaïlande reste fixée au 12 août, jour anniversaire de Sa Majesté Sirikit, la reine mère douairière, « Mère de tous les Thaïlandais ». On pouvait d’ailleurs voir les deux reines réunies lors du 87e anniversaire de Sa Majesté Sirikit le 12 août 2019.

Liens pour celles et ceux souhaitant suivre l’actualité de la famille royale thaïlandaise

➠ Suthida est honorée sur le compte Instagram de ses fans
➠ Le site web du Bureau de la Maison royale n’est hélas point alimenté quotidiennement.
➠ La page Facebook officielle du couronnement du roi, พระราชพิธีบรมราชาภิเษก พุทธศักราช๒๕๖๒, continue à être animée; elle informe des actions de la Maison royale.
➠ La page Facebook Royal World Thailand – รอยัล เวิลด์ ประเทศไทย, bilingue thaï/anglais, informe plus généralement sur les familles royales du monde entier, dont la famille thaïlandaise.
➠ Le site belge Histoires Royales évoque régulièrement la famille royale thaïlandaise, parfois avec une odeur de soufre…
เฉลิมพระเกียรติองค์ราชัน เฉลิมพระขวัญองค์ราชินี est une page Facebook en l’honneur de la reine, très animée (c’est bien sûr en thaï).
➠ Autre page Facebook panégyrique : We love สมเด็จพระนางเจ้าสุทิดา พัชรสุธาพิมลลักษณ พระบรมราชินี

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À Chiang Mai aussi

Pas de grande célébration publique à Chiang Mai non plus, contrairement à l’année dernière où le centre de convention international CMECC avait accueilli une telle cérémonie, commençant par des aumônes à 41 moines (c’était l’âge de la reine) et se terminant en soirée par une cérémonie aux chandelles. Impossible également d’organiser des célébrations dans les écoles (ici l’école Wachirawit en 2019) puisque les établissements scolaires sont fermés.

Comme dans tout le pays, des actions bénévoles ont été menées avec comme slogan Avoir et Partager. Ainsi, le gouverneur de Chiang Mai et le directeur de l’antenne locale de la Croix-Rouge thaïlandaise, après une cérémonie officielle en matinée, ont soutenu des volontaires dans leurs actions : aide aux personnes touchées par la pandémie du Covid-19 (surtout celles souffrant des mesures visant à l’endiguer) et plantage d’arbres. Tout cela en l’honneur de la reine.

Quelques jours auparavant, le maire de la ville a organisé une cérémonie, enregistrant des messages vidéos destinés à la reine. De même pour la cérémonie officielle de l’Université de Chiang Mai (CMU) mais en l’absence des étudiants. Ambiance tout aussi violette au Bureau provincial du développement communautaire de Chiang Mai, comme dans beaucoup d’autres agences gouvernementales.

Il y a également des actions spéciales en ce jour particulier. Ainsi, l’hôpital Klaimor propose aux femmes un test gratuit de dépistage du cancer du col de l’utérus.

Sa Majesté la reine Suthida est la 7e reine de la dynastie Chakri. En voici la liste par ordre chronologique :
● La reine Somdet Phra Amarindra, sous le règne du roi Rama IER
● La reine Somdet Phra Sri Suriyendra Boromarajini, sous le règne du roi Rama II
● La reine Somdet Phra Debsirindra Boromarajini, sous le règne du roi Rama IV
● La reine Somdet Phra Nangchao Indrasakdi Sachi Phra Boromarajini, sous le règne du roi Rama VI
● La reine Somdet Phra Nangchao Rambai Barni Phra Boromarajini, sous le règne du roi Rama VII
● Sa Majesté la reine Somdet Phra Nangchao Sirikit Phra Boromarajininat, sous les règnes des rois Rama IX et Rama X
● Sa Majesté la reine Suthida Bajarasudha Bimollaksana, sous le règne du roi Rama X

Source : The Nation Thailand

On souhaite à Sa Majesté la reine Suthida nos meilleurs vœux d’anniversaire, puissent le bonheur l’accompagner sa vie durant. Vive la reine !

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Occasion de vous dévoiler qu’une autre reine asiatique fête son anniversaire le lendemain. Il s’agit de Sa Majesté la reine Jetsun Pema Wangchuck du Bhoutan, de 12 ans sa cadette, elle qui a épousé le roi Jigme Khesar Namgyel Wangchuck. Jetsun Pema – tout aussi ravissante que Suthida – est devenue reine consort le 13 octobre 2011. Le couple royal, qui entretient de bons rapports avec la royauté siamoise, a deux fils.

#Suthida #สุทิดา #ReineThaïlandaise #ReineThaïe #ReineThaïlande #reine #royauté #Thaïlande


Source éditoriale : HM The Queen celebrates her birthday today (The Thaiger)
Source de l’image à la une © Facebook
Article composé le 03.06.2020 et mis à jour le 03.06.2022

31 mai, Journée mondiale Sans Tabac. En Thaïlande aussi

La Thaïlande est un des pays luttant le plus activement contre le tabac, fléau mondial. Il est bien souvent parmi les premiers à appliquer les recommandations de l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé (le pays reçoit un soutien financier pour cela il est vrai). En tant que touriste, vous vous en rendez vite compte : les espaces où il est permis de fumer deviennent denrée rare. Et les non-fumeurs ne peuvent que s’en réjouir, le Pays du Sourire étant fort agréable pour eux.

À l’occasion de la Journée mondiale Sans Tabac, on vous parle de la situation en Thaïlande, notamment de l’e-cigarette (strictement interdite mais tolérée), des actions menées à Chiang Mai, en terminant par un utile vocabulaire thaï.

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Une Journée mondiale sous l’égide de l’OMS

La lutte contre le tabagisme est une des missions de l’OMS. Le problème n’est pas le tabac en lui-même mais la nicotine qu’il contient, un agent psychotrope qui entraîne une forte dépendance, que le tabac soit fumé, sucé, chiqué ou prisé.

Le 31 mai de chaque année est donc célébrée la Journée mondiale Sans Tabac, et ce depuis 1988. En Thaïlande aussi !

Le slogan de cette Journée mondiale sans tabac 2023 est le suivant : Cultivons des aliments, pas du tabac ! La culture du tabac nuit à notre santé, à la santé des agriculteurs et de la planète. L’ingérence de l’industrie du tabac se manifeste par les tentatives de remplacement de la culture du tabac, contribuant ainsi à la crise alimentaire mondiale. Cette campagne encourage les gouvernements à mettre fin aux subventions accordées à la culture du tabac et à utiliser les économies réalisées pour aider les agriculteurs à passer à des cultures plus durables qui améliorent la sécurité alimentaire et la nutrition.

● Le tabac est cultivé dans plus de 124 pays, occupant des terres qui pourraient être utilisées pour faire pousser des cultures qui permettent de nourrir des millions de personnes, réduisant ainsi l’insécurité alimentaire.
● Le tabac n’est pas une culture très rentable pour les agriculteurs ou les gouvernements, bien que l’industrie du tabac exagère son importance économique.
● Passer du tabac à des cultures vivrières nutritives peut permettre de nourrir des millions de familles et d’améliorer les moyens de subsistance des communautés agricoles du monde entier.
● Les gouvernements devraient aider les producteurs de tabac à passer à d’autres cultures en mettant fin aux subventions à la culture du tabac et en réaffectant les ressources en faveur de solutions de remplacement de la culture du tabac.

Tels sont les messages clés de la campagne 2023

Une ONG américaine rend attentifs les jeunes aux méfaits du tabac; elle met à disposition ses ressources de qualité, en français. Voici le clip d’une campagne de l’OMS qui rappelle que l’industrie du tabac, sournoise et pernicieuse, cible la génération à venir :

L’OMS – Organisation Mondiale de la Santé (WHO en anglais) est bien entendu
sur le web (avec sa page dédiée au Tabagisme)
➥ sur Facebook
➥ sur YouTube
➥ sur Twitter
➥ ou encore sur Instagram

De même pour sa filiale dans le Sud-Est asiatique (WHO SEARO, sur le web et sur Facebook).


Le tabac en Thaïlande

En 2019, le site ThailandeFR a dressé un bref panorama de la situation en Thaïlande : avec près de 10 millions de fumeurs (sur 70 millions d’habitants, soit 15 % de la population), nous devons déplorer presque 75 000 morts par an (à savoir 200 morts par jour)1 !

Un récent rapport publié par l’Alliance pour la lutte antitabac en Asie du Sud-Est (SEATCA; site web et page Facebook) révèle la duplicité des compagnies de tabac. En savoir plus (et c’est en français).

Ici en Thaïlande, les étiquettes de mise en garde sanitaire sur les paquets de cigarettes sont des plus explicites (dégoûtantes donc, exemples de 2005 à 2013). Et pour ce qui est des campagnes publicitaires, elles sont elles aussi des plus explicites (des clips où les réalisateurs thaïlandais n’hésitent point à faire vibrer la corde sensible) :

Vous trouverez d’autres clips tout aussi émouvants, ici et . Des campagnes anti-tabac qui peuvent s’avérer fort efficaces. De toute manière, au Pays du Sourire, mêmes les interdictions se font avec… le sourire (caméra cachée).

Comme tous les esprits sont encore échauffés par la pandémie du Covid-19, le gouvernement a rappelé que les fumeurs infectés par le SARS-CoV-2 sont susceptibles d’avoir des affections 14 fois plus graves que les non-fumeurs, ce qui augmente le risque de décès.

Au niveau mondial, la Thaïlande est un bon élève. Il y a près de 10 ans, l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé a choisi ce pays (ainsi que le Brésil) comme pays « modèles » pour les pays à bas et moyen revenus, en raison de leur application stricte des directives mondiales antitabac. L’OMS recommande que les États affectent à la lutte contre le tabac un pourcentage des revenus fiscaux générés par les produits du tabac, chose que le royaume effectue depuis longtemps, affectant directement une portion des recettes de la fiscalité à la prévention et la promotion de la santé, notamment celle de la prévention du tabagisme. Sur ce sujet, l’OMS a publié un rapport éclairant : Taxes sur le tabac à affectation spécifique – Les enseignements de l’expérience de neuf pays (dont la Thaïlande).

Il s’agit également de lutter contre le commerce illicite des produits du tabac, aspect essentiel de toute politique complète de lutte antitabac. Une lutte régulièrement médiatisée, comme cette prise d’une valeur de 10 millions de bahts.

Par ailleurs, l’augmentation de 40 % de la taxe sur le tabac, reportée, est finalement entrée en vigueur en octobre 2020. Ainsi, le paquet le moins cher coûtera environ 90 bahts (au lieu de 60 bahts précédemment). Une augmentation qui devrait réduire le nombre de consommateurs addictifs.

Tobacco Asia, c’est le magazine en ligne de l’industrie régionale du tabac en Asie (à lire avec un œil critique donc)

Comme d’autres pays, pour mettre fin à toute forme de publicité sur le lieu de vente, la Thaïlande a légiféré pour que les produits du tabac sur le lieu de vente soient placés dans des armoires ou des tiroirs fermés, évitant ainsi que les paquets (utilisés comme support de publicité) soient exposés, notamment à la vue des jeunes2.

Depuis le 10 septembre 2019, les marques n’ont d’ailleurs plus le droit d’habiller graphiquement les paquets de cigarettes; une loi instaure le paquet de cigarettes neutre, ce qui est une première pour un pays émergent.

Quid de la e-cigarette ?

Vapoter au Siam, crime ou liberté ? Gavroche crée le débat. Les touristes et autres étrangers de passage doivent savoir que la cigarette électronique est strictement interdite au royaume de Thaïlande, et ce depuis 2014 ! Le vapotage est passible d’une amende (jusqu’à 500’000.- bahts) et même d’une peine de prison (jusqu’à 5 ans fermes). Une fois le mécanisme répressif enclenché, ça ne rigole plus (lisez la triste expérience de Cécile, une touriste qui dit avoir vécu l’enfer). La législation évoluera sans doute puisque les ministères réfléchissent à légaliser la e-cigarette en la taxant mais le sujet est complexe.

La cigarette électronique représente un sujet épineux : l’on pourrait croire que c’est la panacée pour arrêter de fumer du tabac mais ses effets ne sont pas encore bien connus. La problématique que fait naître la e-cigarette est due au fait que les sociétés de tabac investissent massivement dans ce produit en le promouvant auprès des jeunes dans le but de les faire passer ensuite au tabac (en savoir plus). La perversité commerciale de ces compagnies n’est plus à démontrer, vu leur sombre historique. Ainsi, le leader américain des cigarettes électroniques, Juul Labs, fait tout pour initier les jeunes à ce mode de consommation, espérant peut-être qu’ils basculent ensuite dans le camp des fumeurs…
N’oublions pas que l’État thaïlandais dispose du monopole nationale du tabac. Dans ces conditions, il est lui aussi suspecté de duplicité3
De toute façon, s’agissant de multinationales qui défendent leur pré carré, la guerre risque de ne jamais finir
Sur ce thème, on vous invite à vous intéresser aux publications de #sovape, une association française qui prône le dialogue.

En ce qui concerne le tabac, la Thaïlande interdit de fumer dans les lieux publics, ce qui inclut les marchés, et même dans les jardins publics. Il est cependant encore possible de fumer dans la rue… Maigre consolation pour les fumeurs sachant que depuis le 20 aout 2019, ils ne peuvent plus fumer à l’intérieur d’une habitation (même à domicile, d’autant s’il y a des enfants) ! Une mesure qui vise à lutter contre les dangers de la fumée passive.

De même, depuis le 1er novembre 2019, il est également interdit de fumer sur 24 plages très touristiques à cause de la pollution liée aux mégots de cigarettes « sur les plages et dans la mer ». L’interdiction concerne Hua Hin, Phuket, Ko Tao, Ko Samui, Pattaya, Jomtien, entre autres plages. Elle a pour l’heure valeur de test; les fumeurs encourent jusqu’à un an de prison ou une amende jusqu’à THB 100’000.-. Même les espaces fumeurs des aéroports gérés par AOT ont été fermés.

Douane. Signalons encore qu’à votre arrivée au Pays du Sourire (sans fumée), vous ne pouvez posséder qu’un maximum de 200 cigarettes par personne adulte (ou alors 250 gr. de tabac, l’un excluant l’autre). Inutile de préciser que toute drogue est interdite. Pour ce qui est du droit en quittant la Thaïlande, cela dépendra surtout des limitations des douanes de votre propre pays. À titre d’exemple, la France applique la même quantité (200 cigarettes maximum) alors que la Suisse permet de revenir avec 250 cigarettes).


Arrêter de fumer grâce à la médecine traditionnelle

Pour celles et ceux désirant mettre un terme à leur addiction, un centre d’appel est disponible dans l’ensemble du pays : 📞 1600 (en thaï, évidemment), un service complété d’un site web, Quitline 1600 (dont l’adresse figure sur tous les paquets de cigarettes). Et la médecine traditionnelle thaïlandaise vient même en aide à toute personne désirant arrêter de fumer (cf. l’image à droite).

Au royaume de Thaïlande, le combat contre le tabac est mené par beaucoup d’instances dont la principale – mais non la seule – est l’Agence thaïlandaise de promotion de la santé (สำนักงานกองทุนสนับสนุนการสร้างเสริมสุขภาพ, dont l’acronyme est composé de ces trois lettres : สสส) que vous retrouvez sur le web (site Thai Health en anglais et en thaï) et sur Facebook. Des fondations spécialisées consacrent tout ou partie de leur action, à l’instar de la Fondation ASH Thailand (Action sur le tabagisme et la santé, sur le web, sur Facebook et sur YouTube); exemple avec sa campagne Smoke Free Zone, soit des zones sans fumée. Autre important acteur, la NATFT – Alliance nationale pour une Thaïlande sans tabac (site web et page Facebook). De même que le TRC – Centre de recherche et de gestion des connaissances sur la lutte antitabac, une instance de la faculté de médecine de l’hôpital Ramathibodi, faisant partie de l’Université Mahidol, à Bangkok (site web en anglais et page Facebook). Le tout sous l’aile protectrice du ministère thaïlandais de la Santé (site web et page Facebook).


Les actions à Chiang Mai

En 2020, une action de sensibilisation a été menée dans les commissariats de Chiang Mai afin de rappeler que ce sont des zones non-fumeur. L’action vise également à diminuer de 30 % le nombre de fumeurs chez les policiers…

La province peut compter sur le Département provincial de la Santé (ประชาสัมพันธ์ สำนักงานสาธารณสุขจังหวัดเชียงใหม่, avec sa page Facebook (Chiangmai Health) et son site web, en thaï, forcément). Et le Bureau de prévention et de contrôle des maladies de ce même département (สำนักงานป้องกันควบคุมโรคที่ 1 เชียงใหม่, site web et page Facebook).

Même type d’action à Chiang Rai où des responsables locaux ont eux aussi été sensibilisés aux dégâts du tabac.


Petit vocabulaire thaï 🚬

วันงดสูบบุหรี่โลก (wan ngot sup buri) correspond à la Journée mondiale sans tabac (วัน, wan, journée; งด, ngot, arrêter; สูบบุหรี่, sup buri, fumer (la cigarette) et โลก, lok, le monde, mondial).

Voici d’ailleurs un petit lexique en lien avec ce thème :

  • บุหรี่ (buri) : cigarette
  • บุหรี่ไฟฟ้า (buri fai fa) : cigarette électronique ou e-cigarette. บุหรี่ไฟฟ้าอันตรายหรือไม่ (buri fai fa antarai rue mai) : les e-cigarettes sont-elles dangereuses ou non ?
  • ซองบุหรี่ (song buri) : paquet de cigarettes
  • ซิการ์ (sika) : cigare (il s’agit bel et bien de la transcription du terme anglais cigar)
  • กล้องยาเส้น (klong ya sen) : pipe; ขัดถูกล้อง (khat thu klong) correspond à nettoyer une pipe mais on vous conseille vivement de ne pas prononcer cela !
  • ยา (ya) : tabac. Vous verrez ce mot affiché sur quantité de pancartes et autres enseignes puisqu’il signifie également médicament, remède; il indique donc une pharmacie (เภสัชศาสตร์, phesatcha sat ou encore ร้านขายยา, ran khai ya) ! ยาสูบ (ya sup) correspond au tabac à fumer, ยามวน (ya muan) au tabac à rouler et ใบยา (bai ya) à la feuille de tabac alors que le tabac pour une pipe se dit กล้องยาสูบ (klong ya sup).
  • สูบ (sup) : fumer; สูบบุหรี่ (sup buri) : fumer une cigarette et สูบยาเส้น (sup ya sen) : fumer du tabac. Enfin, สูบบุหรี่ไฟฟ้า (sup buri fai fa) : fumer une cigarette électronique, soit vapoter.
  • แช็ก (chaek) : briquet; alternativement แช๊ก ou แช๊ค (même prononciation). Le mot complet est ไฟแช็ก, ไฟแช๊ก ou ไฟแช๊ค (fai chaek), ไฟ (fai) signifiant feu, flamme.
  • คุณสูบบุหรี่มั้ย (khun sup buri mai) : est-ce que vous fumez ?
  • สูบบุหรี่ตรงนี้ได้ไหม (sup buri trong ni dai mai) : est-il permis de fumer ici ?
  • ห้ามสูบบุหรี่ (ham sup buri) : interdiction de fumer (ne pas fumer). Terme composé de ห้าม (ham), interdit et d’un mot que vous devez maintenant connaître, บุหรี่ (buri), soit la cigarette.
  • ไม่ดีต่อสุขภาพ (mai di sukkha phap) : mauvais pour la santé, malsain; expression composée de ไม่ดี (mai di), mauvais, pas bien, ต่อ (to), pour et สุขภาพ (sukkha phap), santé. Le contraire de สุขภาพดี (sukkha phap di), sain, bon pour la santé.
  • เสียงไอ (siang ai) : la toux et ไอ (ai) : tousser
  • มะเร็ง (mareng) : cancer; เป็นมะเร็ง (pen mareng) : avoir un cancer et โรคมะเร็งปอด (mareng pot) : cancer du poumon.

Journée mondiale Sans Tabac 2022

Affiche choc de l’OMS pour sa campagne 2022

Le thème pour la Journée mondiale Sans Tabac de cette année est court et percutant : « Le tabac : une menace pour notre environnement ». Peu de mots, des actes. Espérons que les moyens suivront. La campagne vise à sensibiliser le grand public à l’impact du tabac sur l’environnement – culture, production, distribution et déchets. Elle donne aux consommateurs de tabac une raison de plus de renoncer à cette addiction. C’est une campagne qui dénonce aussi les efforts que fait l’industrie du tabac pour « verdir » sa réputation et ses produits en les commercialisant comme des produits respectueux de l’environnement.

« Il empoisonne notre planète ». L’impact néfaste de l’industrie du tabac sur l’environnement est le thème central de la campagne de l’OMS (tous les détails sur cette page web, avec notamment ce clip vidéo).

Avec des émissions de gaz à effet de serre équivalant à 84 mégatonnes de dioxyde de carbone par an, l’industrie du tabac contribue au changement climatique et amoindrit la résilience face à ces changements, gaspille des ressources et endommage les écosystèmes.

Chaque année, environ 3,5 millions d’hectares de terres sont détruits pour y cultiver du tabac. La culture du tabac contribue à la déforestation, surtout dans le monde en développement. L’abattage des forêts pour y planter du tabac provoque une dégradation des sols et une baisse des rendements, c’est-à-dire la capacité du sol à accueillir d’autres plantes ou cultures.

C’est là le principal message de la Journée mondiale Sans Tabac 2022

Journée mondiale Sans Tabac 2020

Cette année 2020, le thème s’attaque aux « tactiques utilisées par l’industrie du tabac et les industries connexes pour attirer les jeunes générations ».

La campagne mondiale #ExposésAuTabac déconstruit les idées reçues et expose au grand jour les tactiques sournoises employées par les industries du tabac, puissant lobby s’il en est. Elle donne aux jeunes les connaissances nécessaires pour détecter facilement les manœuvres de ces industries et leur procure les outils nécessaires pour les déjouer et les combattre. L’OMS appelle tous les jeunes à se joindre à cette lutte pour faire de cette génération une génération sans tabac. Journée mondiale Sans Tabac 2020 – Retrouvez les informations de cette campagne :

Signalons encore que chaque année, l’OMS récompense des personnes ou des organisations pour leurs réalisations dans le domaine de la lutte antitabac. Cette reconnaissance prend la forme d’un prix spécial du Directeur général de l’OMS et de prix de la Journée mondiale Sans Tabac. Cette année 2020, M. Anutin Charnvirakul, vice-Premier ministre et ministre de la Santé publique du royaume de Thaïlande, a été récompensé (il a fait parler de lui au début de l’année pour une tout autre raison, s’en prenant aux étrangers ne voulant pas porter de masque dans le cadre de la pandémie du Covid-19). Il a accordé un entretien dans la série des vidéos Facebook #AskTheEmbassy de l’ambassade de Suisse à Bangkok; on vous en parle dans notre article Farangs, Anutin vous parle !

Les produits du tabac tuent plus de 8 millions de personnes chaque année. Afin de préserver leurs recettes, l’industrie du tabac et les industries connexes doivent continuellement trouver de nouveaux consommateurs pour remplacer ceux que leurs produits ont tués.

C’est là le principal message de la Journée mondiale Sans Tabac 2020

Journée mondiale Sans Tabac 2019

En 2019, la Journée mondiale Sans Tabac était axée sur « le tabac et la santé pulmonaire ». La campagne a permis de sensibiliser davantage aux aspects suivants :

  • l’effet négatif que le tabac a sur la santé pulmonaire, allant du cancer aux maladies respiratoires chroniques;
  • le rôle fondamental des poumons dans la santé et le bien être de tous.

Elle a servi aussi d’appel à l’action, en plaidant pour des politiques efficaces visant à réduire la consommation du tabac, en engageant les parties prenantes dans de multiples secteurs à agir pour la lutte antitabac.

Sur le site web de l’OMS, vous trouverez les thèmes des précédentes Journée mondiale Sans Tabac.


Le tabac et ses méfaits représentent une lutte mondiale menée par les gouvernements et la Thaïlande en est un fer de lance. Vous l’aurez sans doute subodoré, au risque de nous attirer les foudres de nos lecteurs tabaco-dépendants, nous, nous adorons la Thaïlande pour sa quasi absence de tabac dans les espaces publics. En Thaïlande, c’est pratiquement tous les jours une journée sans tabac ! Un pays dès lors des plus agréables pour tous les non-fumeurs (et infernal pour tout invétéré fumeur). Reste encore à régler une autre pollution de l’air, tout aussi insidieuse, celle des particules fines PM10 et surtout PM2,5… On vous incite d’ailleurs à continuer la lecture en vous dévoilant quelles sont les villes les plus polluées de Thaïlande.

#JournéeMondialeSansTabac #JournéeSansTabac #tabac #santé #Thaïlande #JMST2022 #JMST #StopTabac #TobaccoExposed #NonAuTabac #fumer


1 En 2018, l’OMS évoquait plus de 81 000 décès pour presque 15 millions de fumeurs actifs et passifs
2 Cf. Propositions pour une nouvelle politique de lutte contre le tabac – Rapport au Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé – Yves Bur, février 2012
3 OMS, vapotage et lutte antitabac – #sovape

Source de l’image à la une : © Facebook – @Tamseeprint.
Article composé le 31.05.2020 et mis à jour le 30.05.2023.

5 héros thaïlandais en tête de lutte contre le Covid-19

Une crise qui engendre des héros. Thailand Tatler1 nous présente cinq personnalités thaïlandaises qui se sont illustrées durant la pandémie du Covid-19 au royaume de Thaïlande. C’est là une belle occasion de faire plus ample connaissance d’influents membres de la société civile thaïlandaise.

Le magazine britannique Tatler en Thaïlande (on vous le présente en fin d’article)


Rappelons qu’en dehors de la Chine où est née la maladie, la Thaïlande fut le premier pays touché par le Covid-19. Une fois que la crise a éclaté, des médecins, des entrepreneurs et d’autres personnes se sont investis pour combattre ce fléau. Ces personnes apportent de l’espoir, utilisant leur influence à travers leurs actions, leurs idées et leur exemple. Tatler Thailand met en avant cinq personnalités parmi ces héros qui défendent avec passion les intérêts de la nation thaïlandaise.

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Dr Narin Hiransuthikul, épidémiologiste

Le professeur Narin est le chef du centre d’opération d’urgence Covid-19 de l’université Chulalongkorn et l’un des meilleurs experts thaïlandais en matière de maladies et d’épidémiologie. Son équipe a mis au point un test à bandelettes Covid-19 qui donne des résultats en 15 minutes. Après plus de 100 essais, les tests ont montré un taux de précision de 95 %. Le test par bandelettes est maintenant disponible à l’université Chulalongkorn en s’inscrivant d’abord en ligne. Il explique que si les bandelettes de test Chula Covid-19 ne remplacent pas les tests classiques d’amplification en chaîne par polymérase, l’objectif est d’alléger la charge des hôpitaux car de plus en plus de personnes s’y rendent pour se faire tester.

Nous avons déjà consacré un article à cette avancée médicale : Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?


Sireethorn Leearamwat, reine de beauté

Petite, Sireethorn rêvait de devenir une reine de beauté car elle voyait ce rôle comme une façon d’aider les autres. Après avoir obtenu son diplôme de pharmacienne en 2018, elle a travaillé comme représentante commerciale dans le secteur pharmaceutique. Puis à l’âge de 25 ans, elle a participé et remporté le concours de beauté Miss Thaïlande 2019, assumant avec aplomb le rôle d’ambassadrice culturelle et touristique du pays. Elle a même ravi le titre de Miss International 2019.

Afin de pallier la pénurie de masques, en particulier pour les professionnels de la santé, Sireethorn a créé, en collaboration avec Prangphisut Daengdej, la Mask Bank. L’une des préoccupations croissantes en Thaïlande est que les masques faciaux sont devenus excessivement chers.

La Mask Bank sur le web, sur Facebook, sur Instagram et sur Twitter

Avec l’objectif de lever 100 millions de bahts, la Mask Bank vise à présenter une solution à long terme en construisant des usines pour les fabriquer au prix de seulement THB 2,50 la pièce. Sa campagne Kickstarter prévoit un achat minimum de 400 masques au prix de THB 1’000.-, dont 200 pour un usage personnel et l’autre moitié à donner à l’institution ou à l’organisation médicale choisie par l’acheteur. Le projet a déjà permis de récolter plus de 20 millions de bahts et Sireethorn espère pouvoir commencer à produire des masques prochainement.

Retrouvez Bint, petit nom de Sireethorn, Miss Thaïlande 2019, sur sa page Facebook et sur Instagram.

Dr Yong Poovorawan, professeur

Quatrième de six frères et sœurs, le Dr Yong, professeur de médecine de 69 ans, a très tôt aspiré à suivre les traces de ses frères et à étudier l’ingénierie. Mais son frère aîné lui a conseillé de poursuivre ses études de médecine et Yong s’est finalement inscrit à la faculté de médecine de l’université Chulalongkorn, dont il a obtenu le diplôme en 1972. Il poursuivra ses études avec un diplôme en pédiatrie et une certification du Conseil médical de Thaïlande, se voyant offrir une bourse de recherche au département des sciences du foie de l’école de médecine du King’s College Hospital en 1984.

À son retour, Yong a obtenu son poste de professeur et a enseigné au département de pédiatrie de l’université Chulalongkorn. L’actuel directeur du Centre d’excellence en virologie clinique a attiré l’attention internationale en 2004 par ses travaux sur le séquençage génétique et la détection du virus de la grippe aviaire en Thaïlande (H5N1). Divers prix du Fonds de recherche de Thaïlande et du Conseil national de la recherche ont couronné ses efforts. Plus récemment, il a sensibilisé l’opinion aux effets psychologiques qu’induit la panique du public face à l’épidémie de Covid-19.

En tant qu’expert de premier plan dans ce domaine, M. Yong travaille avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science, de la Recherche et de l’Innovation et la société de la Croix-Rouge thaïlandaise pour sensibiliser le public à l’épidémie de Covid-19 et aux moyens de faire face aux défis quotidiens que représentent l’isolement et les mesures de distanciation sociale. Il est également le fer de lance des tests sur l’utilisation du plasma sanguin des patients ayant terrassé le Covid-19 dans le traitement des cas graves.

Pour M. Yong, en tant que professeur de médecine, la formation de la prochaine génération de professionnels de la santé qualifiés est une priorité. Et il affirme qu’il donnera l’exemple, en continuant à enseigner, à mener des recherches et à développer des méthodes adoptant une technologie moderne car, comme il le souligne, les nouvelles maladies font partie intégrante de la vie moderne et les générations futures doivent être préparées à les combattre.

On retrouve ici le Professeur Yong tout sourire à l’occasion de la Journée d’Ananda Mahidol (พระบาทสมเด็จพระเจ้าอยู่หัวอานันทมหิดล), feu S.M. le roi Rama VIII (รัชกาลที่ ๘), de la dynastie des Chakri, que tout le monde en Thaïlande connait sous le nom de Docteur Chaofa (หมอเจ้าฟ้า). Un jeune roi qui a beaucoup contribué au développement médical et éducatif en Thaïlande.


Sakson Rouypirom, Fondation SATI

Sakson Rouypirom © Thailand Tatler

Alors que la Fondation à but non lucratif SATI met l’accent sur l’aide aux jeunes Thaïlandais défavorisés, son fondateur, Sakson, apporte régulièrement son soutien à d’autres personnes dans le besoin. Face à la pandémie mondiale de coronavirus, il a usé de son influence et rassemblé des ressources pour former une alliance de personnes partageant les mêmes idées afin d’aider les gens les plus exposés à la maladie.

En collaboration avec Scholars of Sustenance, une organisation caritative qui se concentre sur la collecte et la distribution de surplus alimentaires pour les communautés à faible revenu et défavorisées, et Urban Studies Lab, un centre de gestion des connaissances et des données urbaines, Covid Relief Bangkok a été créé. Il s’agit d’un programme visant à atténuer la détresse des groupes les plus démunis de Bangkok, à savoir les personnes âgées, les handicapés, les orphelins et les réfugiés. Les programmes de soins de Covid Relief comprennent des produits sanitaires tels que des masques faciaux et des désinfectants pour les mains à base d’alcool, du gel et du savon, ainsi que de la nourriture (riz, conserves et autre poisson en boîte).

La Fondation SATI sur le web, sur Facebook, sur Instagram et sur Twitter
La Fondation Scholars of Sustenance sur le web et sur Facebook
Le centre Urban Studies Lab sur Facebook

En utilisant des données démographiques pour identifier et localiser les personnes les plus nécessiteuses à Bangkok en fonction de leur âge et de leur revenu, les colis de soins Covid Relief Bangkok ont déjà été livrés à environ 200 ménages dans le district de Nanglerng. Trois autres sous-districts prioritaires ont été cartographiés pour des livraisons en mai et comprennent quelque 13 000 ménages de personnes âgées et près de 5 500 foyers à faible revenu. Avec le soutien de la Fondation des bénévoles de la santé, les distributions ont été soigneusement planifiées pour maintenir la distance physique et réduire le risque de propagation du virus.

Sakson, diplômé de l’université de New York, s’est également associé à Aliza Napartivaumnuay de l’entreprise sociale en ligne Social Giver, qui permet désormais aux gens de faire des dons de THB 300.- pour couvrir un paquet de Covid Relief pour une famille. « L’énergie positive et le désir d’aider ont été incroyables et cela ne fait que commencer », dit-il. « Si nous unissons tous nos forces pour obtenir le même résultat, nous traverserons cette épreuve ensemble avec succès. »

Dès sa première semaine de fonctionnement, le projet a attiré près de 1 000 sympathisants. Mais il faut encore beaucoup plus d’aide. Rejoignez l’effort et faites la différence : groupe Facebook Covid Relief Bangkok.


Panachit Kittipanya-ngam, PDG de AccRevo

Panachit est à l’avant-garde du combat contre le Covid-19 en Thaïlande. Comme l’association Thailand Tech Start-up disposait d’une abondance de ressources et de travailleurs qualifiés pour combattre le coronavirus, Panachit a réuni des collègues pour former un groupe appelé ped thai su phai (« les canards thaïlandais combattent le danger »).

Panachit Kittipanya-ngam © Thailand Tatler

Appliquant une économie de partage, le projet vise à associer la bonne personne au bon service, c’est-à-dire à jumeler les personnes susceptibles d’être infectées avec les médecins dont elles ont besoin.

L’une des premières initiatives de ped thai su phai a été de créer un site pour offrir des informations précises. Grâce à un système de dépistage des patients en ligne, les gens peuvent entrer les détails de leurs symptômes pour être évalués selon trois catégories de risque différentes. Les données sont envoyées aux médecins et aux hôpitaux qui peuvent alors établir des consultations avec les patients potentiels.

Le dernier effort en date du projet est une application appelée PedKeeper, qui s’attaque aux limites du dépistage de la température en classant les utilisateurs en deux catégories de risque, élevé ou faible, sur la base de leurs récents voyages à l’étranger, en utilisant les données fournies par le département de contrôle des maladies.

Pour son expertise en matière de création de jeunes entreprises, Panachit a été récompensé par le prix national du Start-up Leadership of the year en 2016. Ce diplômé de l’université Chulalongkorn, titulaire d’une licence en ingénierie des télécommunications et d’un master en traitement numérique des signaux, est également titulaire d’un doctorat en science de l’imagerie et en ingénierie biomédicale de l’université de Manchester.

Panachit a commencé sa carrière professionnelle en tant que chercheur à l’institut A*Star de Singapour, où il a passé six ans avant de devenir directeur adjoint du centre d’innovation de True Corporation en 2014. Il a également aidé le gouvernement thaïlandais en tant que directeur de son département de l’innovation et a cofondé la plateforme de services comptables AccRevo, avant de se consacrer à son rôle de président de la Thailand Tech Startup Association. En 2019, il a créé Ztrus, une entreprise d’automatisation des processus basée sur l’IA (intelligence artificielle).


Si nous avons pris le temps de vous traduire cet article du magazine Tatler Thailand, c’est parce nous estimons important d’en partager ainsi le contenu. C’est à travers ce genre d’articles que vous pouvez vous forger une image un brin différente de la Thaïlande touristique que vous appréciez sans doute. Il vous donne à découvrir une autre Thaïlande, connectée au monde, innovante, recherchant des solutions aux problèmes contemporains. C’est bien souvent l’écueil de la langue qui empêche d’en savoir plus sur ce pays et ses habitants, au-delà des seuls clichés touristiques.

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Nos principaux articles en lien avec le coronavirus et le Covid-19 :
(s’agissant d’une pandémie qui dure depuis près d’une année maintenant, soyez attentif à leur dates de publication)
▶︎ Flash ! Plus de 500 cas de coronavirus détectés dans un marché de la périphérie de Bangkok ! Une province dorénavant bouclée
▶︎ Pandémie du Covid-19 : quel pays l’a gérée le mieux ? La France ? La Thaïlande ?
▶︎ 5 héros thaïlandais en tête de lutte contre le Covid-19
▶︎ Thaïlande. Un test du Covid-19 pour tous, vraiment ?
▶︎ Coronavirus – La relance du tourisme en Thaïlande et dans le monde, touché de plein fouet par la pandémie

En vous rappelant tout de même qu’en Thaïlande, on meurt bien plus de la dengue, du SIDA ou encore du tabac !


500 List, le Who’s Who de Thailand Tatler

Tatler est connu dans le monde pour éditer une liste des personnalités qui comptent. Thailand Tatler ne déroge pas à la règle en éditant sa 500 List, soit les cinq cents personnalités les plus influentes du royaume de Thaïlande. Ce qui donne lieu à l’impression d’un ouvrage annuel que vous pouvez acquérir dans les librairies AsiaBooks par exemple, au prix de THB 300.-.

500 List est aussi disponible gratuitement en ligne. Une version en anglais qui vous permet de connaître le nom de la personnalité retenue, le domaine dans lequel elle exerce, ses centres d’intérêt et parfois un contact (par exemple une page Facebook ou le lien Linkedin). Chacune des 500 personnalités mises en avant est brièvement représentée. De quoi mieux percevoir les arcanes du pouvoir en Thaïlande.

L’Expat List complète ce travail. Il s’agit d’une liste des expatriés influents, de par leur richesse, leur poste, ou encore leur domaine d’expertise. Cela va de la diplomatie aux talents en passant par les experts de terrain. Une liste elle aussi disponible gratuitement en ligne.

La Gen.T List complète utilement ces deux listes. Il s’agit d’une liste annuelle qui met en avant 400 leaders de demain qui façonnent l’avenir de l’Asie. Ce sont des entrepreneurs et des créatifs pionniers qui ont un impact positif et qui catalysent le changement sur le continent asiatique. Parmi eux, quelques leaders thaïlandais. Consultez l’édition 2019 de la Gen.T List (l’édition imprimée peut être commandée sur le site).

Parmi eux, les leaders de demain en Asie

NOS ARTICLES SUR LES PERSONNALITÉS
En Thaïlande :
5 héros thaïlandais en tête de lutte contre la pandémie du Covid-19 (Thailand Tatler)
Les stars vénérées par les Thaïlandais en 2017
Seub, l’icône écologiste de la Thaïlande
Silpa Bhirasri, le père de l’art moderne thaïlandais
Fahsai, Miss Universe Thailand 2019 (qui parle français !) et Amanda, tenante du titre 2020
● Sans oublier bien sûr feu Bhumibol le Grand, le défunt roi Rama IX tant aimé de son peuple
À Chiang Mai :
Cindy, Miss Chiang Mai 2020 (et l’inoubliable Baby Bow, Miss Chiang Mai 2017)
Jenny, Miss Grand Chiang Mai 2019
RonnarOng Khampha, danseur contemporain qui magnifie la danse traditionnelle du Lanna


Thailand Tatler

Tatler est un magazine britannique plus que centenaire publié par le groupe américain de presse Condé Nast (à ne pas confondre avec un journal satirique éponyme anglais du XVIIIe siècle, Tatler signifiant  « le babillard »). Ciblant un lectorat aisé, il est axé sur la mode, sur un certain style de vie, ainsi que sur la haute société et la politique.

Il n’y a pas moins de quatorze versions asiatiques du magazine (aux mains du groupe suisse Edipresse) ! Thailand Tatler est le premier magazine de luxe en langue anglaise du royaume, créé en 1991 déjà. Il s’adresse aux nantis (et à ceux qui souhaitent le devenir). Vous le trouverez en kiosque au prix de THB 150.-.

Accessoirement, Tatler Asia édite également son Tatler Dining qui répertorie les meilleurs restaurants de Thaïlande. De quoi faire frémir vos papilles (et vider votre porte-monnaie).

Quant à Generation T, c’est une plateforme gérée par Tatler Asia qui célèbre l’esprit d’entreprise et de rupture des entrepreneurs et des créatifs de toute la région. Nous y reviendrons.

Thailand Tatler
Un magazine que vous retrouvez sur le web, sur Facebook, sur Twitter, sur YouTube et sur Instagram, de même que sur Pinterest (compte inactif pour l’heure).

Alors bien sûr, le pan de la société décrit aujourd’hui est bien loin de celui que vous pouvez côtoyer en tant qu’expatrié vivant dans un village de l’Isan ou bien encore comme simple touriste découvrant le Pays du Sourire. Mais les facettes de la Thaïlande sont multiples. Et cette facette-ci – le monde des riches et autres personnes influentes – démontre à l’envi que la Thaïlande n’est plus le « pays du tiers-monde » imaginé par certains. Bienvenue dans la Thaïlande du XXIe siècle !


1 Il s’agit là d’une traduction libre de l’article Tatler Heroes: 5 Thais Leading The Fight Against COVID-19 du magazine Tatler Thailand ©
Source de l’image à la une (recadrée) : © Thailand Tatler.
Article composé le 14.05.2020 et modifié le 26.11.2020.

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