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Wat Ton Kwen à Chiang Mai. Offrande de riz et feu en l’honneur du Bouddha

Cérémonie religieuse authentique que voilà ! Vous nous savez amoureux des traditions du Lanna, du nom de l’ancien royaume ici au nord de la Thaïlande. Double évocation aujourd’hui avec, d’une part, l’un des témoins exceptionnels de l’architecture Lanna et, d’autre part, une cérémonie agreste que vous ne trouverez que dans la région.

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Vue aérienne du Wat Intharawat ou Wat Ton Kwen © Facebook – Chatchawan Thongdeelert

Le Wat Ton Kwen, une perle cachée dans la verdure

Bucolique. Voilà le mot qui nous vient à l’esprit lorsque l’on pénètre dans ce site hébergeant un édifice religieux, témoin inestimable de l’architecture du Lanna. Actuellement nommé Wat Intharawat, du nom de l’abbé l’ayant construit (In), ce temple est communément appelé Wat Ton Kwen, correspondant au type d’un arbre qui se trouve sur le site (appelé en langue du nord ‘ma kwen‘). C’est l’un des plus beaux exemples d’architecture classique de style Lanna dans le nord de la Thaïlande; un modèle utilisé dans d’autres temples (et accessoirement lieu de tournage de séries TV). Le complexe se compose d’un viharn, d’un pavillon ouvert et d’un grand mondop, ouvert lui aussi. Aucun moine ne séjournant dans le temple même (un second temple les abritant est attenant), c’est le Département des Beaux-Arts thaïlandais qui est responsable du site. Le tout a fait l’objet de plusieurs rénovations, indispensables, la dernière au début des années 2000 (à défaut de rénovations, un pavillon en bois se détériore rapidement comme ici dans la province voisine de Lampang).

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Grand mondop ouvert du Wat Ton Kwen © Facebook – Visut Suwanmongkol

Datant du milieu du XIXe siècle, ce n’est donc pas un temple très ancien (construit en 1858 sous le règne du roi Kawilorot Suriyawong, grand défenseur du bouddhisme). Au centre, le viharn en bois du Wat Inthrawat, simple et petit mais très élégant, a été construit dans le style Lanna (sous influence Thaï Lü, minorité provenant du sud de la Chine). Son entrée est gardée par deux naga, serpents mythologiques. Le viharn est entouré sur trois côtés par un pavillon ouvert, nommé sala bat, qui lui donne cette singulière apparence. À l’origine, le plancher, aujourd’hui en béton, était en bois. Vous verrez encore un mondop qui a été construit comme abri temporaire à la relique du Bouddha Phra Boromathat Chom Thong, qui est maintenant enchâssée dans le temple Wat Phra That Si Chom Thong, près du Doi Inthanon. Si vous désirez en savoir plus sur ce temple, lisez donc le témoignage d’un voyageur qui a eu beaucoup de plaisir à découvrir ce temple insolite.

C’est une ambiance ô combien paisible qui vous attend (la vidéo ci-dessous en témoigne). Un endroit à l’écart du temps… et aussi des transports publics. Il n’y a en effet aucun arrêt à proximité. Mais il est cependant possible de prendre un song thaew jaune (les minibus locaux) qui vous laissera sur la route principale à partir de laquelle vous devrez marcher 20 minutes (itou au retour). Les minibus jaunes partent toutes les 10 minutes avec un service de 6h à 18h du terminal 1 de la gare routière, soit à Chang Phueak (สถานีขนส่งช้างเผือก). Il ne vous en coûtera que THB 30.-. Le mieux est encore d’y aller avec vos propres moyens (privatisation d’un song thaew, location d’un véhicule, que ce soit une voiture, une moto ou un scooter, ou encore utiliser Grab).

Ouvert tous les jours de 6h à 17h, l’entrée est gratuite. Le Wat Intharawat (วัดอินทราวาส) ou Wat Ton Kwen (วัดต้นเกว๋น) sur Facebook. Emplacement (à Ban Ton Kwen dans le district de Hang Dong) et avis TripAdvisor.


Une cérémonie qui mêle riz et feu

Voilà un événement annuel qui vous permettra de découvrir une nouvelle facette des riches traditions du Lanna. Une cérémonie qui mêle la ruralité et la religion. Composée de deux parties distinctes, elle se déroule durant « l’hiver » thaïlandais, et s’intitule tan khao mai (ตานข้าวใหม่) et tan lua ping fai prachao (ผิงไฟพระเจ้า). Si vous avez quelques notions de la langue thaï, vous aurez compris que khao signifie riz et fai fait référence au feu. Et c’est bien de cela qu’il s’agit, à savoir une offrande de riz (et autre nourriture), avec un feu de joie¹ en l’honneur du Bouddha.

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Programme de l’édition 2019 (voir ci-dessous)

Un rituel qu’on ne retrouve que dans les provinces de Chiang Mai et Phrae. Il s’agit d’une ancienne cérémonie du Lanna qui s’inscrit dans une tradition chère aux bouddhistes thaïlandais : ทำบุญ (tham bun), soit accumuler des mérites pour bénéficier d’une meilleure renaissance dans leurs vies futures.

La notion de mérite²
Notion très importante dans le bouddhisme ! Ce sont des actes bénéfiques, positifs, qui permettent au disciple d’édifier les fondations nécessaires indispensables qui l’aide à progresser sur la voie tant du point de vue moral que spirituel.
Les rituels d’offrandes pour l’acquisition de mérites permettent de se purifier, de s’améliorer. Mais c’est aussi pour essayer d’entrer sur le chemin, le « noble octuple sentier », un chemin de progression spirituelle et il faut s’entraîner à cela. Il faut donc acquérir des mérites par des actes bienfaisants qui vont progressivement aider à se libérer des attachements, des dépendances aux plaisirs.
Dans le theravāda, la doctrine des anciens ou petit véhicule – le bouddhisme vécu en Thaïlande – le mérite le plus important s’acquiert en devenant moine. Les moines ont une vie d’enseignement, une vie de méditation qui leur apporte beaucoup de mérite car ils progressent plus vite sur ce cheminement spirituel et donc ils accèdent également plus vite à des meilleures renaissances… et dès cette vie présente à une meilleure sérénité. Ici, la relation moine – laïc est essentielle. Par exemple, la ville de Chiang Mai compte 20’000 moines et 400 monastères. Il y a une symbiose très grande entre la communauté des moines et la communauté des laïcs, des échanges continus entre les deux communautés. Les dévots, en faisant des dons aux moines, des dons de nourriture, d’argent, etc., vont acquérir des mérites. Il n’y aura pas un transfert des mérites des moines sur les laïcs mais une possibilité pour les laïcs de gagner des mérites grâce aux dons qu’ils ont fait. Ainsi, dans les monastères, les moines vont pouvoir travailler pour le bien de la communauté. Les laïcs vont remercier les moines de leur permettre de leur faire ces dons.

Odon Vallet

Au froid – tout relatif – de l’hiver thaïlandais, s’oppose la chaleur de la foi du bouddhisme Lanna. Historiquement, les gens du Lanna gravissaient les montagnes à la recherche d’un bois spécifique, très odorant, qui doit être séché au soleil entre 4 et 5 jours. C’est le nombre de membres de la cellule familiale qui déterminait l’importance du bois à fournir au temple. Il est ensuite attaché à l’aide d’un fil de coton. Une fois le bois amené au temple, c’est le moine responsable du temple qui y mettait le feu, un feu qui éclaire symboliquement les Trois Joyaux du bouddhisme : le Bouddha historique, le Dharma, qui est son enseignement et la Sangha, la communauté bouddhiste. Et la chaleur du feu réchauffe les corps, encourageant ainsi les membres de la communauté³.

Ce rituel fait référence à une histoire vécue par le Bouddha que vous retrouverez résumée dans la vidéo ci-dessous (mais en langue thaï). Pour les touristes – ou les curieux – de passage, la cérémonie permet surtout d’être au contact des habitants du village de Ton Kwen dans une bien sympathique ambiance. Il y a là un cortège matinale avec danses traditionnelles, la cérémonie d’offrande du riz en tant que telle et des représentations folkloriques (danses et tambours traditionnels du Lanna). Nouvelle animation le soir avec un spectacle traditionnel et la mise à feu du bois par un moine (vous vous rendrez alors compte qu’il est très odoriférant). Le tout agrémenté d’un marché à l’ancienne. Le magnifique site du Wat Ton Kwen se prête à merveille à cet événement.


La date et l’heure de ce rituel  varient d’année en année, définies par un savant calcul basé sur le calendrier lunaire que seul les érudits Lanna maîtrisent. C’est censé être le jour le plus froid de l’année. Cette année, la cérémonie a été fixée au dimanche 20 janvier 2019. Alors que l’année dernière, le feu suivait de peu les offrandes de riz, cette année, une partie se déroule tôt le matin et une autre en soirée.

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© Facebook – Woralun Boonyasurat

Programme officiel :
▸ 7h00 : cortège
▸ 7h30 : spectacle traditionnel Lanna (kwan khao)
▸ 8h00 : rituel tan khao mai (offrande de riz et de nourriture aux moines) avec culte pour la Déesse du riz

Puis en soirée :
▸ 18h00 : marché traditionnel à l’ancienne (Kad Mua) avec de la musique populaire Lanna
▸ 19h00 : cérémonie d’ouverture comprenant un spectacle traditionnel Lanna
▸ 20h00 : cérémonie nocturne tan lua ping fai prachao (qui a pour but de réchauffer le Bouddha durant la saison d’hiver)

Et pour vous faire une idée de quoi il en retourne, voici un montage-photo de la cérémonie célébrée en 2018 à laquelle nous avons eu le plaisir de participer (d’autres photos ici):

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De l’importance du riz

Nul n’est besoin de vous faire prendre conscience de l’importance – vitale – du riz en Thaïlande. En commandant des mets thaïlandais, vous en mangerez forcément ! Et suivant la saison de votre venue au royaume, vous verrez de nombreuses rizières (du moins durant la saison des pluies). Nous pourrions remplir des pages sur ce thème mais c’est là déborder du sujet.

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Offrande de riz au Bouddha © Facebook – RPST

Contentons-nous d’évoquer ici le concours récemment mis sur pied par la Société Royale de Photographie de Thaïlande. Deux thèmes étaient imposés, tous deux ayant trait au riz. Et les 30 finalistes ont été primés. Leurs photos sont superbes. Jugez-en par vous-même :

La Société Royale de Photographie de Thaïlande (RPST) sur Facebook et sur le web.

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Finalistes du concours photo de la RPST © Facebook


Autres événements organisés au temple

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Affiche de la cérémonie de 2018

Le Wat Ton Kwen est chéri des habitants du coin (il figure même sur des t-shirts). Les locaux organisent régulièrement des événements et autres activités religieuses (l’école est toute proche). Une communauté active (voyez ici les préparatifs de la cérémonie de cette année). Preuve de l’importance de ce temple, il avait été l’un des arrêts d’une procession royale de reliques du Bouddha en 2016. L’année suivante, peu avant le Nouvel An thaïlandais, le Songkran, c’est une manifestation réunissant l’artisanat et l’art qui avait animée les lieux. Avec comme toujours un marché et des spectacles folkloriques (quelques photos ici et ).

Quoi qu’il en soit, lorsque vous le visiterez, il y a une grande probabilité que vous soyez seul(e) ou presque sur le site. À moins bien entendu que vous ne vous y rendiez lors d’une des manifestations dont nous ne manquons pas de signaler sur notre page Facebook. Quelle que soit l’option choisie, c’est un peu de l’âme du Lanna que vous aurez rencontré en visitant le Wat Ton Kwen.

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© Facebook


¹ Une joie toute contenue selon la cérémonie à laquelle nous avons participé l’année dernière
² La notion de mérite par Odon Vallet (émission TV Voix Bouddhistes). Si vous désirez un éclairage chrétien sur cette notion bouddhiste, lisez donc l’Essai sur la notion de mérite dans le bouddhisme et le christianisme, par l’Abbé Philippe-Marie Airaud.
³ Celles et ceux lisant le thaï prendront connaissance avec intérêt de ces explications.

Sources rédactionnelles : Goodlife update et Renown Travel.
Image à la Une © Chiang Mai Deci-Delà. Mise à jour le 21.01.2019

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La Cérémonie annuelle du Labour Royal sur la place Sanam Luang, à Bangkok

La Thaïlande est l’un des pays dont l’économie repose en grande partie sur l’agriculture. Cette dernière étant fortement dépendante du climat, celui-ci a par conséquent une forte influence sur ce pays qui fait partie des puissances agricoles de l’Asie du Sud-Est. Le royaume, couvrant une surface de 51,3 Mha, exploite 22,1 Mha de terres agricoles, soit 43% du territoire national. Avec près de 6 millions d’exploitations agricoles d’une surface moyenne de 3,1 ha, l’agriculture, qui a connu sa Révolution verte contribue à hauteur de 12,5% au PIB et mobilise 47% de la population active, avec 17 millions d’agriculteurs¹. C’est dire que les traditions agricoles y sont encore fortement ancrées (c’est d’ailleurs l’un des premiers pays exportateurs de riz). La cérémonie dont il est question aujourd’hui en fait partie.

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Chaque année se déroule la Cérémonie du Labour Royal ou la Fête du Sillon Sacré (Wan Phutcha Mongkhon, วันพืชมงคล en thaïlandais², the Royal Ploughing Ceremony pour les anglophones), sur l’esplanade Sanam Luang (สนามหลวง), en face du Wat Phra Kaew, à Bangkok donc, une cérémonie séculaire à laquelle vous pouvez assister. Connu sous le nom de Raek Na, ce rite brahmanique a lieu généralement en mai, la date étant fixée par les astrologues de la Cour royale (une cérémonie bouddhiste précède d’un jour le rite brahmanique). En 2018, les festivités sont fixées au lundi 14 mai, de 8h29 à 9h19, en présence de Sa Majesté le roi Rama X. C’est un jour férié dans toute la Thaïlande qui correspond à la Journée des Agriculteurs. Il marque le début de la saison des plantations agricoles, plus précisément le repiquage du riz, et a pour but de favoriser de bonnes récoltes. La cérémonie suit un programme très strict au cours duquel le Roi (ou un membre de la famille royale) conduit deux bœufs sacrés et laboure neuf cercles concentriques. Aux quatrième, cinquième et sixième cercles, le riz est semé dans les sillons, durant les trois derniers les semences sont recouvertes de terre. A la fin, les cultivateurs présents dans l’assistance viennent ramasser cette terre mêlée de grains de riz pour pouvoir ainsi la mélanger à leur futures semences et s’assurer une bonne récolte. Par ailleurs, des assiettes d’offrandes sont préparées; si les bœufs mangent le contenu de ces assiettes, cela donnera une indication sur le résultat de la prochaine récolte. Pratiquée en Thaïlande depuis l’ère Sukhothaï (1238-1438), tombée en quasi désuétude à l’époque du roi Rama VII dans les années 1920 mais rétablie en 1960 par Rama IX (feu Bhumibol le Grand), cette tradition s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui suivant les préceptes de Rama V :

« Le Roi en labourant le premier donne l’exemple à son peuple et l’incite à être assidu pour cultiver la terre ».

Voici les répétitions de la cérémonie de cette année :


On reprend ici la description de la cérémonie qu’en fait un spécialiste, Autour du Riz :

  • Deux bœufs sacrés sont attachés à une charrue en bois pendant que le Roi trace dans la terre trois sillons représentant une rivière sacrée. Les bœufs de l’attelage royal vont prédire l’avenir des récoltes.
  • Les bœufs ont été sélectionnés de manière très rigoureuse. Leur queue doit être longue et large en son extrémité, leur testicules doivent avoir la même taille, être bien pendants (!?) et leur oreilles doivent être de dimension moyenne. Enfin, les cornes doivent être hautes et légèrement penchées vers l’avant.

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    © Facebook – Payap University

  • Le maître de cérémonie désigné par le Roi, le Praya Raek Na, conduit une longue procession avec deux prêtres brahmanes portant l’eau bénite et des images dans des bols d’or.
  • Le Praya Raek Na bénit ensuite quatre jeunes femmes, les Nang Thepis. elles symbolisent  les divinités qui portent le riz dans des bols en argent et en or. Ces jeunes femmes sont choisies parmi le personnel du Ministère de l’Agriculture.
  • Le Praya Raek Na laboure neuf cercles concentriques.
  • Pendant le labour des quatrième, cinquième et sixième cercles, le riz est semé dans les sillons. Les trois derniers labourages servent à recouvrir le riz de terre.
  • À la fin du labour, sept plateaux d’or contenant du riz, du maïs, des graines de sésame, des haricots verts, de l’herbe fraîchement coupée, de l’eau et de l’alcool de riz sont présentés aux bœufs.  En fonction de ce qu’ils choisissent de manger ou de boire, les devins prédisent la qualité des futures récoltes. S’ils choisissent l’herbe, des épidémies sont à craindre. Par contre, s’ils jettent leur dévolu sur le riz ou le sésame, l’année sera bonne. Enfin, si l’eau est signe de crues, l’alcool, lui, est annonciateur des pires catastrophes !
  • Les fermiers attendent impatiemment la fin du rituel pour récupérer les graines qui sont réputées être de bon augure (les connaisseurs peuvent prendre connaissance des semences utilisées). Ils les mélangeront à  leurs propres graines ou les conserveront comme porte-bonheur.

Crédulité et superstitions font partie de la vie quotidienne des Thaïlandais; ainsi, les billets en cours de la Loterie nationale thaïlandaise sont à l’effigie de cette cérémonie. Nous mettrons à jour cet article avec les prédictions qui en découleront quant aux récoltes de cette année. De même, si possible, avec un lien vers le direct FB (peut-être ici et , lundi 14 mai 2018, dès 7h30, heure de Thaïlande, soit dès 2h30 en Europe de l’Ouest; Thai PBS diffusant un live dès 8h20 selon nos informations, de même que Chanel 7 et Thai TV6). En attendant, si vous comprenez un brin l’anglais et que vous souhaitez vous adonner à la langue siamoise, vous pouvez vous familiariser avec le vocabulaire thaïlandais lié à ce thème.

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Le choix des boeufs fait l’objet d’une attention toute particulière – © Facebook – Thai PBS

Sachez encore qu’une cérémonie similaire s’est déroulée le 2 mai dernier dans le pays voisin, lui aussi un royaume, le Cambodge. En savoir plus en prenant connaissance de cette page Facebook ou encore via Wikipédia. Pour celles et ceux qui apprécient plonger dans des éléments historiques, la lecture de l’article qu’ont consacré Alain et Bernard à ce sujet sera délicieuse : La Cérémonie du Labour Royal en Thaïlande, hier et aujourd’hui.

Mises à jour des 14  et 15 mai 2018. Et voici le direct FB (merci Thai PBS) :

 

Placés devant plusieurs bols de nourriture, les bœufs royaux thaïlandais ont parlé, en mangeant de l’herbe et de l’eau. Les augures en déduisent que l’année à venir promet de bons rendements dans les fermes de plaine, plus modestes en « altitude ». Par ailleurs, comme leur museaux a trempé également dans la coupelle d’alcool, les astrologues sont formels : la Thaïlande va connaître cette année de meilleures relations avec les autres pays.

« D’après les prédictions royales, il y aura cette année beaucoup de riz, de fruits et de nourriture », a expliqué Thanit Anekwit du ministère de l’Agriculture. Et puisqu’ils ont bu de l’alcool, « les relations commerciales et diplomatiques avec les pays étrangers seront facilitées », a-t-il ajouté.

A la fin de la cérémonie, la foule, principalement des agriculteurs, n’a pas manqué de se précipiter sur le champ pour récupérer les grains de riz, considérés comme porte-bonheur. Une des nombreuses superstitions qu’entretiennent les habitants du royaume thaïlandais.

Nation Photo nous offre de magnifiques clichés : la cérémonie agreste impliquant deux magnifiques bœufs et la joie des agriculteurs récoltant les grains de riz porte-bonheur.

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© Facebook – Nation Photo

 

 

 


¹ Chiffres de l’année 2013 selon le Ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation. En savoir plus sur le site du Ministère français et du Gouvernement du Canada.
² le nom complet du rite en thaïlandais est พระราชพิธีจรดพระนังคัลแรกนาขวัญ, soit Phra Ratcha Phithi Charot Phra Nangkhan Raek Na Khwan.
Source éditoriale (outre celles mentionnées ci-dessus) : ONT – Office national du tourisme thaïlandais. Source de la photo à la Une (Kapook). Mise à jour le 15.05.2018