La Thaïlande doit être LE pays des concours de beauté, chaque fête locale organise le sien. Et chaque province à sa Miss, Chiang Mai ne faisant pas exception. Avouons que depuis l’élection de Mlle Bow au titre de Miss Chiang Mai 2017, nous suivons plus attentivement, pour ne pas dire assidûment, ce concours de beauté. Il faut dire que Mlle Bow dégage un charme certain.
De son vrai nom Supaporn Rittiphuek, élue à 19 ans, « Baby Bow » étudie à l’Université Rajabhat ici à Chiang Mai. Elle en aura fait du chemin en une année, gagnant en assurance. Il faut dire que les rumeurs allaient bon train au concours de Miss Universe Thailand où elle s’est présentée. Alors qu’elle ne figurait pas dans les dix favorites du public, Mlle Supaporn Rittiphuek, notre petite chouchou, a été élue dauphine de Miss Universe Thailand !
Si l’on vous en parle aujourd’hui, c’est que Miss Chiang Mai 2018 sera en tête du cortège à la fameuse Fête des Fleurs 2018 ce week-end. Flanquée de Mister Chiang Mai 2018, à savoir le jeune Sathaporn Mullisa (dont le petit nom est Game).
Bow, originaire de Lamphun, la plus vieille cité du Nord appelée jadis Haripunchai, à seulement 30 minutes de route de Chiang Mai, représente à merveille la beauté des filles du Lanna, l’ancien royaume du nord thaïlandais, des filles sublimées jusque dans les temples à travers des peintures murales.
C’est en vain que nous avons essayé de la contacter pour lui poser quelques questions sur son expérience de Miss. Quoi qu’il en soit, elle a remis sa couronne le 6 janvier dernier. Mais vous pouvez bien entendu suivre sa carrière sur sa page Facebook.
Avant de vous dévoiler la gagnante de cette année, sachez que le concours de beauté a été précédé d’une soirée où a été élue Miss Parodie (il s’agissait de gagner le coeur du jury en parodiant une ancienne miss). Et l’heureuse élue est… Mlle Wacharakan Kanmai. Une soirée animée où les inénarrables lady boys ont assuré le spectacle. And the winner is…
Baby Bow (à droite sur la photo ci-dessus) a donc passé le flambeau de la plus belle créature de Chiang Mai à Mlle Watusiri Jaiklang qui a été élue Miss Chiang Mai 2018 (กองประกวดนางสาวเชียงใหม่). Son petit nom est Kitty, elle a 24 ans et étudie à la faculté des sciences humaines de l’Université de Chiang Mai (CMU). Elle aussi vient de la province voisine de Lamphun. Notez qu’elle a également ravi les titres de Miss “Pensée Positive” et Miss Radieuse (sponsorisé par les produits de beauté Reju Plus). C’est donc elle qui ouvrira le cortège de la fameuse Fête des Fleurs, accompagnée de Mister Chiang Mai. Ensuite, en tant que détentrice du titre, elle se présentera au concours de Miss Universe Thailand 2018. On vous tiendra bien sûr au courant. En attendant, vous pouvez la suivre sur sa page Facebook.
N’oublions cependant pas les autres titres distribués lors de cette soirée à laquelle nous avons d’ailleurs participé :
(candidate 20) La 1ère dauphine de Miss Chiang Mai 2018 est Mlle Wannaporn Wuthiwatthanakal (son surnom est plus facile à retenir : Aom), 24 ans. Elle étudie dans la même faculté de la CMU que la tenante du titre. Elle habite Sankamphaeng et on s’est laissé dire qu’elle adore le café. Sa page Facebook.
(candidate 32) 2e Dauphine, Mlle Likitpaket Wichitsuwan, Lokson de son petit nom, a également gagné le titre de Miss Smile (sponsorisé par les assurances Muang Thai Life). Elle n’a que 21 ans et étudie à l’Université technologique du Lanna Rajamangala (faculté des Beaux-Arts et d’Architecture). Elle nous vient de la province voisine de Lampang. Quid de sa page Facebook ?
(candidate 11) Elue Miss Personnalité et Miss Central Festival Chiangmai, MlleKanyarat Watjarin a 25 ans et est originaire de Phrae, charmante ville à l’est. Elle étudie elle aussi à la même faculté universitaire de la CMU que les deux premières du concours ! Appelez-la donc Nan et jetez un oeil sur sa page Facebook.
(candidate 19) Quant à Dararat Sribenjarat, surnommée Gam, elle a décroché un titre honorifique, Best Costume, grâce aux vêtements qu’elle portait. Elle a 22 ans, étudie à la Faculté des sciences humaines de l’Université Rajabhat de Chiang Mai et est aussi originaire de Lamphun (serait-ce là que se nichent les plus belles ?). Sa page Facebook.
(candidate 04) On termine cette énumération par le Choix du Public (qui donc n’a pas été suivi par le jury). Miss People’s Choice 2018 est Mlle Pimnipa Damrongjiraboon. Ing a 19 ans et étudie au Chiang Mai Vocational College. Sa page Facebook vous en dira plus.
Cet article en thaïlandais vous donne à admirer les candidates en maillot de bain; et encore plus celui-ci. Nous qui pensions que la chirurgie esthétique était interdite à toute candidate au titre de Miss, une fine analyse des photos nous laisse maintenant croire le contraire… On pense ici aux nez qui ne correspondent pas au canon local.
Vous pouvez bien entendu suivre la page Facebook officielle du concours de beauté Miss Chiang Mai, un concours organisé cette année par M Group. L’une comme l’autre page nous tiennent informés des activités organisées autour de Miss et Mister Chiang Mai 2018. Rappelons ici que Miss Chiang Mai 2018, Kitty, sera candidate au titre de Miss Universe Thailand 2018. Bonne chance à elle. Mais avant, allez donc l’admirer en ouverture du cortège de la Fête des Fleurs 2018, samedi matin, le 3 février 2018, ici à Chiang Mai 🌺
Au niveau national, on s’y perd un peu avec toutes les Miss élues par la pléthore de concours de beauté. On vous en reparle bientôt, le temps pour nous de démêler l’écheveau.
Celles et ceux qui traîneront dans les rues de Chiang Mai un mardi soir de pleine lune risquent d’être quelque peu surpris : une cérémonie d’offrandes nocturnes aux moines réunit à chaque fois des centaines de pratiquants bouddhistes en l’honneur de Phra Upakut (พระอุปคุต en thaï). Les dévots sont tout de blanc vêtus face aux moines et leur robe orange. C’est là un rite propre au pays Lanna.
Cette année, la première des cérémonies nocturnes aura lieu dans la nuit du mardi 21 mai 2024.
On vous donne ici les éléments pratiques pour assister à cette cérémonie religieuse organisée en pleine nuit. De plus, nos informations sont pour le moins intéressantes pour qui veut mieux comprendre les croyances bouddhistes.
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Phra Upakut est représenté dans moult temples du nord de la Thaïlande, assis en position méditative, les mains sur son bol d’aumônes, coiffé de sa feuille de lotus, le visage souriant, légèrement renversé. Mais qui donc était ce saint homme ?
Affiches d’une des éditions 2018 de cette cérémonie religieuse propre au pays Lanna
Son existence relève plus de la légende que de l’histoire. Mais en Asie histoire et légende se confondent bien souvent. Phra Upakut (en sanskrit, Upagupta Thera) était un sarvāstivādin, un moine bouddhiste de la forêt (un courant dont nous vous parlerons un jour). Il vécut au nord de l’Inde au IIIe siècle avant J.-C. sous le règne de l’empereur Aśoka, grand protecteur du bouddhisme. Notez qu’Upagupta Thera n’est jamais mentionné dans le canon pāḷi. Ici en Thaïlande, sa légende est incluse dans le Phra Paṭhamasambodhikathā, un récit populaire jātaka (mot sanscrit qui décrit les histoires des naissances antérieures du Bouddha historique). On le retrouve également dans d’autres manuscrits du Lanna – le nord de la Thaïlande et au-delà.
Une des représentations de Phra Upakut, nombreuses dans les temples du nord thaïlandais
Histoire et légendes
Retenons deux légendes à son sujet. La première, la plus troublante, a trait à sa naissance miraculeuse : il serait ainsi le fils du Bouddha historique et d’une sirène. Connu sous le nom de Bua Khem, nom signifiant aiguille tranchante en référence à la tige de la feuille de lotus qui recouvre sa tête sur presque toutes les statues qui le représentent. Selon cette légende, il a été conçu quand une sirène a ingurgité accidentellement du liquide séminal du Bouddha qui s’est détaché pendant qu’elle lavait ses robes dans une rivière.
Un moine né du liquide séminal du Bouddha !
Autre légende sanskrite ayant trait à ses vies passées : Upakut aurait été le fils d’un parfumeur et l’un des premiers adeptes du Bouddha. Un arhat – un saint – doté de grands pouvoirs magiques. Avant que le Bouddha n’entre dans le nirvana, il demanda à Phra Upakut de rester en vie jusqu’à ce que l’Éveillé devienne Maitreya, la seconde venue historique du Bouddha. Ayant pour mission de protéger la sangha – la communauté bouddhiste – et le dharma – l’enseignement du Bouddha. Aussi, les Thaïlandais croient que Phra Upakut est toujours vivant, résidant dans un palais en cristal du Grand Océan (ce qu’un chrétien appellerait le Paradis), flanqué de sa coiffe de lotus.
Et c’est précisément cette seconde légende qui explique la cérémonie dont il est question aujourd’hui, semblable à l’angélophanie chrétienne. Ainsi, Phra Upakut, à la neuvième pleine lune de l’année, arpenterait les rues en tant que moine quérant l’aumône. Le premier dévot à faire une offrande sera béni de sa bonne fortune… pourquoi pas à de Chiang Mai !
Selon la dénomination complète lanna, c’est une cérémonie nocturne qui n’a lieu que lorsque la pleine lune du mois se déploie dans la nuit du mardi au mercredi. Ce qui arrive deux ou trois fois par année. C’est alors que des cérémonies bouddhistes sont organisées en divers lieux de la ville, et même bien au-delà. Chants, sermons et autres prières débutent généralement vers 22h et les offrandes de nourriture à des dizaines de moines à même la rue se font après minuit (à minuit et une minute pour être précis). Des centaines de moines participent à l’événement dans les temples les plus importants. La cérémonie est appelée ตักบาตรเป็งปุ๊ด (tak bat peng pud, en langue du nord) ou ตักบาตรเที่ยงคืน (tak bat thiang kuen, en thaï, thiang kuen signifiant minuit). C’est là une tradition typique du Lanna – l’ancien nom du royaume du nord – que l’on vous invite vivement à découvrir.
Ici à Chiang Mai, le lieu emblématique où se rendre est bien entendu le temple bouddhiste qui porte le nom du saint, soit le Wat Upakut (วัดอุปคุต), qui se trouve sur la route Tha Phae, après le pont Nawarat, à gauche en allant vers la cité fortifiée (« le carré »), et donc au nord du fameux Night Bazaar. Ce temple, fondé au XIVe siècle, accueille la cérémonie la plus importante (emplacement et page Facebook; plus de site web à notre connaissance).
Parmi d’autres temples, le Wat Suan Dok (วัดสวนดอก), là où sont érigés les tombeaux royaux du Lanna,organise lui aussi cette célébration nocturne. Attention ! Ici la cérémonie débute habituellement à 20h alors que les offrandes aux moines se font à minuit une (emplacement, site web et page Facebook).
Ce sont là les deux temples principaux où se déroulent les cérémonies les plus populaires du tak bat peng pud en ville de Chiang Mai.
Cérémonies de l’année 2020
Hélas, trois fois hélas, les cérémonies d’offrandes à minuit (dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2020) sont toutes annulées en raison des restrictions liées à la pandémie du Covid-19. Les offrandes peuvent cependant être effectuées le matin du mercredi 6 mai 2020 au Wat Upakut où – en principe – la distanciation sociale sera appliquée (désinfection des mains à l’entrée du temple, distance de sécurité à respecter et port du masque obligatoire).
Celles et ceux d’entre vous qui désiraient assister à cette cérémonie religieuse auront dû patienter jusqu’au… mardi 1erseptembre 2020, seconde et unique date du calendrier lunaire où tak bat peng pud est organisé cette année. Mais hélas, tout est annulé en ville de Chiang Mai, malgré une tradition séculaire.
Quant au Wat Suan Dok, autre lieu où est attendu Phra Upakut durant la nuit, il a mis en suspens toutes ses activités religieuses. Ce devrait également être le cas de tous les autres temples qui organisent habituellement ce rite (voir la liste ci-dessous, dans le paragraphe des éditions 2019).
Notons encore que des temples de moindre importance disséminés dans la province organisent malgré tout cette cérémonie nocturne. C’est par exemple le cas, entre autres temples, du Wat Buak Krok Luang (วัดบวกครกหลวง) qui vous attend dès 23h39 ! C’est le temple situé à côté du complexe hôtelier de luxe Dhara Dhevi, à l’est de la ville, peu avant Bosang, ici.
Ailleurs dans le nord thaïlandais, une grande cérémonie est annoncée à Chiang Rai, ce mardi 1er septembre 2020 donc. Elle a lieu dès 13h30 (jusqu’à minuit passé) et inclut une parade en costume traditionnel. Plus d’infos sur cette page Facebook (c’est bien sûr en thaï).
Lampang célèbre malgré tout le tak bat peng pud, au grand dam du Covid-19. Comme par exemple à l’Université Thammasat (มหาวิทยาลัยธรรมศาสตร์ ศูนย์ลำปาง, ici) : prières dès 21h, cérémonie religieuse dès 23h et aumône à minuit.
Ce qui nous fait dire que le SARS-CoV-2 semble moins virulent à Chiang Rai ou à Lampang qu’à Chiang Mai, dans un pays où il ne sévit officiellement pas, les frontières étant hermétiquement fermées…
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Phra Upakut est une figure importante en Birmanie, au nord de la Thaïlande et au Laos, soit la région de ce qui était jadis le royaume du Lanna. Divinité bienveillante possédant de grands pouvoirs magiques, elle protège contre tous les maux et les dommages physiques; ses auspices sont censés attirer la richesse.
La Thaïlande étant le pays des amulettes, vous comprendrez dès lors que Phra Upakut est souvent représenté sur celles-ci, objets sacrés à qui la population attribue des pouvoirs magiques. Le bouddhisme siamois, qui s’inscrit dans l’école du bouddhisme theravāda, s’accommode de cette particularité… hérétique s’il en est !
Qui sait, peut-être qu’en plus de voir les nombreuses représentations de Phra Upakut dans les temples du nord de la Thaïlande, vous rencontrerez ce saint homme un mardi soir de pleine lune, transformé en moine mendiant…
Si vous n’êtes pas à Chiang Mai durant cette cérémonie nocturne (les dates varient selon les explications ci-dessus), vous aurez tout de même la possibilité de participer aux aumônes matutinales. Elles sont en effet quotidiennes, comme partout en Thaïlande. Il suffit de vous promener aux abords du temple le plus proche, généralement avant 7h du matin. À Chiang Mai, beaucoup de dévots se rendent au pied du Doi Suthep, là où a été construit un sanctuaire en hommage au moine le plus vénéré du nord de la Thaïlande, Khruba Siwichai (vous en saurez plus sur ce moine au caractère bien trempé en lisant notre article Khruba Siwichai, le saint homme de Chiang Mai). Autres endroits pour observer de telles offrandes aux moines : les marchés matinaux. Notre partenaire, le Swiss-Lanna Tour, organise avant l’aube un circuit hors des sentiers battus, que peu de touristes effectuent : vous serez là au contact du bouddhisme vécu par les Thaïlandais. C’est accompagné d’un ancien moine bouddhiste, Khun Wet, que vous assisterez à la cérémonie d’offrandes matutinales au haut du très vénéré Doi Suthep. En savoir plus.
Pour aller plus loin – Conseils de lecture
Peut-être que la pratique du bouddhisme vous attire. Si tel devait être le cas, le mieux est d’entamer une retraite dans un temple (celle de 10 jours a les faveurs de nombreux adeptes). Nous consacrerons un jour un article à cette pratique. À défaut, commencez donc par lire des ouvrages en lien avec le bouddhisme, une religion qui, sans être prosélyte, attire beaucoup de sympathisants occidentaux. On vous conseille ici quelques lectures introductives, omettant volontairement les ouvrages faisant référence à d’autres écoles du bouddhisme, telle le Véhicule du Diamant cher aux Tibétains ou le zen que pratiquent les Japonais.
Il nous semble intéressant de savoir comment se vit le bouddhisme au quotidien. Et qui mieux que Fabrice Vidal sait transmettre et son expérience et ses connaissances ? Comment être bouddhiste ? C’est là le titre d’un livre que nous vous recommandons. Vous pourrez ensuite poursuivre avec le coffret Pratique de la méditation (il contient un livre, un CD audio et un DVD). Dans le 3e ouvrage présenté ici, Fabrice Midal nous parle de son expérience – ce que vingt-cinq ans de méditation lui ont appris. Un livre au très beau titre : Frappe le ciel, écoute le bruit.
Le bouddhisme côté pratique
Ce sont là des références destinées aux personnes désirant s’initier au bouddhisme (et non pas à celles déjà versées dans la pratique). On se permet tout de même de vous rappeler que le propre du bouddhisme est la méditation. Vous pouvez lire tous les livres que vous voulez, votre connaissance du bouddhisme ne sera qu’intellectuelle. Or, l’essence même du bouddhisme est d’oublier tout savoir et de pratiquer la méditation. Ceci afin d’atteindre l’Éveil.
Que vous vous intéressiez au bouddhisme ou non, ne manquez pas d’attendre fébrilement, mêlé à la population de Chiang Mai, Phra Upakut. Sa rencontre sera gage pour vous d’une bonne fortune…
Anciennes éditions tak bat peng pud
En 2019
La cérémonie tak bat peng pud n’a eu lieu qu’à deux reprises l’année dernière, 2019 donc : les mardi 19 mars et mardi 10 décembre 2019. On vous rappelle que chaque temple est libre d’organiser son tak bat peng pud (explications ci-dessus), qui a donc lieu à minuit. En ville de Chiang Mai, les deux temples ayant recueilli le plus de dévots sont le Wat Upakut (วัดอุปคุต) et le Wat Suan Dok (วัดสวนดอก).
D’autres temples de la région attendaient eux aussi Phra Upakut. Non loin de Chiang Mai, àDoi Saket, le Wat Wang Than (วัดวังธาร หมู่ที่) proposait la présence de neuf moines. À l’est de la Rose du Nord, vers San Kamphaeng, les moines du Wat Phra Pan, appelé également Wat Phranon Mee Pukha (วัดพระป้าน ou วัดพระนอนแม่ปู๋คา) officiaient dès 22h. On vous a déjà parlé de ce temple qui permet une chouette balade dans la campagne; lisez donc notre article Un temple où repose un Bouddha couché à l’ombre des ombrelles… Au nord de Chiang Mai, à Mae Rim, les prières du Wat Tamnak Thamma Nimit (วัดตำหนักธรรมนิมิต) sont psalmodiées dès 20h30 déjà.
Dans le chef-lieu éponyme de la province voisine de Lamphun, le magnifique Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan (วัดพระธาตุหริภุญชัย วรมหาวิหาร จังหวัดลำพูน) a lui aussi marqué l’événement, comme à son habitude. À Lamphun toujours, au Wat Phrathat Doi Hang Bat (วัดพระธาตุดอยห้างบาตร), neuf moines bouddhistes ont prié dès 20h puis organisé la cérémonie spéciale dédiée à Phra Upakut à 22h30, étant prêts pour les aumônes à 23h59. Et enfin, dans la vallée de Mae Wang, au sud-ouest de Chiang Mai, les aumônes de minuit pouvaient être effectuées au Wat Saen Kham (วัดแสนคำ).
Vous l’aurez saisi, le chiffre 9 lié au nombre de moines rappelle le 9e mois lunaire du calendrier Lanna, mois où est attendu Phra Upakut…
En 2018
En l’an 2018 – 2561 selon le calendrier bouddhiste thaïlandais – ce ne sont pas moins de trois nuits de pleine lune où la population dévote de Chiang Mai a attendu Phra Upakut : les mardi 30 janvier, mardi 26 juin et mardi 23 octobre 2018. Chants, sermons et autres prières ont animés ces trois nuits en divers lieux de la ville. Ici en vidéo la dernière nuit de l’année :
Nous ne saurions que trop vous recommander de mettre au programme la visite du parc royal Rachaphruek1 (อุทยานหลวงราชพฤกษ์), à 12 km au sud-ouest de la ville de Chiang Mai (comptez 30 minutes pour l’atteindre). C’est une bouffée d’air frais bienvenue dans un splendide écrin de verdure. Avec plusieurs attractions alentour.
Ce parc de 80 hectares (c’est grand, très grand) vaut à lui seul le déplacement ! Il a été créé à l’occasion d’une exposition horticole internationale organisée en 2006 en l’honneur du précédent roi, feu Bhumibol le Grand. Une exposition qui avait drainé près de 4 millions de visiteurs et que nous avons eu la joie et le plaisir de visiter en son temps. De nombreux pays y avaient alors érigé leur pavillons qui rivalisaient de beauté (florale), au rang desquels les pays reconnus pour leur art horticole comme le Japon, la Chine ou encore les Pays-Bas. Supervisée par le centre royal de recherche agricole de Mae Hia – celui-ci y continue ses recherches – il en reste donc un immense parc public qui se visite. Les deux attractions majeures sont la serre aux orchidées et le pavillon royal Ho Kham, splendide. Le parc royal Rachaphruek est également appelé Royal Flora, du nom de l’exposition annuelle qui y est organisée. Rachaphruek (ou Rajapruek, ต้นดอกราชพฤกษ์ en thaï1) correspond à l’arbre cassia fistula dont les noms communs sont le cassier, le faux séné ou encore le faux caroubier. Il produit de magnifiques fleurs jaunes; ce qui explique son autre nom populaire, la douche d’or. Sa fleur est de facto la fleur nationale de la Thaïlande. Et la couleur jaune correspond à la couleur du lundi en Thaïlande, jour-anniversaire du défunt roi Bhumibol. Vous en saurez plus sur cet arbre et son abondante floraison qui explose en avril en lisant notre article Rachaphruek. Chiang Mai en jaune !
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Un parc en fête en cette fin janvier 2018
Si l’on vous parle aujourd’hui de ce parc, c’est qu’il vaut la peine de le visiter entre le jeudi 25 et le samedi 27 janvier 2018, période durant laquelle il sera particulièrement en fête :
Jeudi 25 janvier, de 9h30 à 16h : des ateliers vous en apprendront plus sur les qualité et les vertus des plantes, des herbes et autres essences de la région. Des produits utilisés dans la pharmacopée locale, notamment pour les massages, ô combien bienfaisants, utilisant des compresses chaudes aux herbes.
Du jeudi 25 au samedi 27 janvier, de 8h à 16h : le festival BEDO vous permettra de découvrir les produits agricoles de la région du Nord, des produits exclusivement biologiques. BEDO est l’acronyme du terme anglais de « Biodiversity-based Economy Development Office ». En clair, une économie biologique durable basée sur la biodiversité (site web et page Facebook). Au programme de ces trois jours : de nombreuses animations de sensibilisation à ce concept et des mini-concerts d’artistes locaux.
Du vendredi 26 au samedi 27 janvier, de 17h à 21h : Street Food Festival (événement Facebook). Ce sera la fête de la nourriture typique du nord de la Thaïlande avec des stands alimentaires et des food trucks. Deux soirées animées avec un impressionnant spectacle de feu et des mini-concerts d’artistes plus réputés, notamment des participants à l’émission TV Thailand Got Talent #5 (concept britannique repris en France sous le nom de La France a un incroyable talent).
Le samedi 27 janvier, de 9h à 17h : marché de fruits et légumes provenant des montagnes alentour; ce sont principalement les membres des minorités ethniques qui seront là. Faites-leur donc bon accueil.
Et enfin le dimanche 28 janvier, de 17h à 19h : spectacle musical de musique populaire nord-thaïlandaise (il devrait y avoir des danses traditionnelles).
Flora Festival 2017
Le parc Rachaphruek organise chaque année le Flora Festival durant la « saison froide » ici au nord de la Thaïlande (une fraîcheur toute relative). Ce festival, qui a débuté le 1er novembre 2017, se terminera le 28 février 2018. En plus de la splendide serre aux orchidées, qui vous permettra d’admirer de magnifiques specimens, ce sont des dizaines d’autres fleurs qui arc-en-ciéliseront votre visite. Jetez donc un oeil sur cet album-photo. Une explosion florale qui émerveillera votre regard. Un regard que vous ne manquerez pas de porter sur le somptueux Pavillon Royal Ho Kham.
Ouvert tous les jours de 8h à 18h (vendredi, samedi et dimanche, fermeture à 19h30).
En y allant ces jours (fin janvier 2018), vous devriez y voir de nombreux étudiant(e)s récemment diplômé(e)s de la CMU – l’Université de Chiang Mai – qui se font photographier là – ou qui se prennent en selfie, profitant de la richesse chromatique des champs de fleurs.
Attractions alentour
Le Royal Flora se trouve sur le chemin de la fameuse boucle de Samoeng, un road trip dont on vous parlera un jour. En y allant, ne manquez pas les attractions alentour, notamment :
Le Wat Intharawat (ou Wat Ton Kwen), l’un des plus beaux temples bouddhistes de la région, témoin inestimable de l’architecture du Lanna. S’y déroule régulièrement des événements hauts en couleur.
Le Wat Doi Kham, connu pour avoir fait gagner des joueurs à la loterie nationale. Il est souvent très animé, les pratiquants bouddhistes venant y déposer des milliers de fleurs. Difficile de ne pas le voir avec son grand Bouddha blanc érigée sur la colline d’où la vue sur le parc Rachaphruek, sur toute la vallée et plus loin encore est magnifique. C’est là.
Le Brandnew Field Good. C’est l’adresse du moment où tout le monde se presse. Un café-restaurant en pleines rizières financé par une star thaïlandaise. La vue sur les montagnes y est belle (mais le service déplorable lors de notre premier passage). On vous en reparlera sans doute. Quoiqu’il en soit, l’endroit vous emballera.
Si vous vous arrêterez à l’adresse précédente, vous ne manquerez alors pas de grimper sur la colline où vous attend le Phrathat Ban Pong (พระธาตุบ้านปง). Ce n’est pas un temple à proprement parler – le temple se trouve aux pieds de la colline – mais un site tout de blanc, encore en construction, qui protège un chedi vieux de 600 ans. Beaucoup d’hommes d’affaires viennent ici y faire des offrandes afin que leur commerce soit florissant. Vous ne regretterez pas l’ascension, croyez-nous.
La Royal Project Kitchen vous permettra de vous restaurer. C’est un restaurant de qualité utilisant principalement les produits issus de la Fondation du Projet Royal, des produits bio (est-il promis). Il se trouve ici.
Sans parler de ce qui est le zoo le plus moderne de la région, le Night Safari, juste à côté (mais alors votre programme risque d’être un brin trop chargé).
Puisque nous parlons de fleurs, concluons en vous révélant la date de la prochaine Fête des Fleurs de Chiang Mai, chatoyante, un rendez-vous incontournable que vous offre la Rose du Nord : ce sera donc du vendredi 2 au dimanche 4 février 2018.
Données pratiques
Le Royal Flora, ouvert tous les jours de 8h à 18h (vendredi, samedi et dimanche, fermeture à 19h30) :
sur Facebook (c’est là leur page de référence où vous trouverez les dernières informations à jour, malheureusement en langue thaïlandaise seulement pour l’écrasante majorité des publications)
sur le web (hélas, leur site en langue anglaise ne semble plus être mis à jour)
1 Pour le terme thaï complet ราชพฤกษ์, on retrouve bien souvent la translittération rajapruek (avec un j pour ราชา et sans h pour พฤกษ์). C’est d’ailleurs la translittération retenue par le parc royal Rajapruek. Mais vous nous savez fidèles au RTGS – Système général royal de transcription du thaï, ce qui nous pousse à adopter le plus officiel rachaphruek (avec ch pour le caractère ช et ph pour la lettre พ).
Source photographique de l’image à la Une : Facebook. Article composé le 25.01.2018 et mis à jour le 21.04.2020