Le Festival de la Balançoire au nord de la Thaïlande (Akha Swing Festival), ancien rite de fertilité

Voilà un festival qui vous permet d’entrer facilement en contact avec l’une des ethnies minoritaires du nord thaïlandais, les Akha. Il a généralement lieu entre la fin du mois d’août et la mi-septembre. La plupart des villages akha disséminés dans la province septentrionale de Chiang Rai l’organise. Un ancien rite de fertilité à double titre : fertilité des cultures et fertilité des jeunes filles de la tribu. Occasion pour ces dernières de montrer qu’elles sont en âge de se marier.

On vous en dit plus sur cette fête annuelle qui dure quatre jours, en vous précisant le déroulement des cérémonies et vous dévoilant les dates et lieux des festivités. Vous apprendrez quelle est la première implantation des Akha en terres siamoises et en saurez par ailleurs plus sur cette ethnie pourchassée. Bienvenue en pays akha, un peuple qui appréciait feu S.M. le roi Bhumibol le Grand, Rama IX, venu à leur rencontre.

Un ancien rite de fertilité

Le Festival de la Balançoire du peuple akha – tout en honorant les ancêtres – est une fête de la fertilité : en premier lieu agricole, visant à obtenir de bonnes récoltes, mais également fertilité humaine puisque les jeunes filles devenant adultes en profitent pour se mettre en avant. C’est donc un rituel annuel qui célèbre la vie, convoquant la déesse de la fécondité. Une symbolique que fêtaient également les anciens Grecs durant les célébrations des Anthestéries à travers la Fête athénienne de l’Aiora1.

D’origine tibéto-birmane, les Akha ont émigré du sud de la Chine au cours des deux cents dernières années pour s’installer au Laos, en Birmanie, au Vietnam et au nord de la Thaïlande. On estime entre 80 à 100 000 les Akha qui vivent aujourd’hui dans les montagnes du nord de la Thaïlande. C’est donc là une des nombreuses minorités ethniques de la région (les anglophones parlent de hill tribes, tribus des montagnes). Une peuplade qui disposait autrefois de son propre royaume, situé dans ce qui est aujourd’hui le sud de la Chine. Après des siècles de persécution, d’esclavage et de préjugés (ces derniers sont encore prégnants aujourd’hui, même en Thaïlande), ils se battent toujours pour conserver leur identité unique.

Tout en honorant les ancêtres, le Festival de la Balançoire du peuple akha est une fête de la fertilité, agricole et humaine.

La balançoire pour le plaisir et les morts. Ce qu’on appelle le Festival de la Balançoire est le festival le plus important du peuple akha. Une fête qui se déroule sur quatre jours, organisée chaque année entre fin août et mi-septembre, durant la saison des pluies. Eux-mêmes la nomment Yehkuja, Kuza za ou encore Loa cher bee err, ce qui se traduit approximativement par « manger du riz amer », une expression qui semble faire référence à la diminution des réserves de riz de l’année précédente et qui intègre l’espoir que les pluies prévues arroseront la nouvelle récolte de riz.

Les activités du festival comprennent des offrandes rituelles aux esprits ancestraux de la famille à l’autel des ancêtres situé dans un coin de la maison des femmes. Il faut savoir que les Akha vivent séparés selon le sexe, tant à la maison que dans les zones communes. Mari et femme habitent la même maison, ils font cependant chambre à part : la chambre de l’époux se trouve près de l’entrée de la maison et l’épouse dort avec les enfants dans une autre pièce. C’est l’épouse qui rejoint son conjoint dans le lit de ce dernier lorsqu’elle en a envie… Le Festival de la Balançoire est particulièrement important pour les femmes akha, qui attendent avec impatience l’occasion de porter les vêtements et les ornements de valeur qu’elles ont passé toute l’année à fabriquer. Véritable rite de passage, c’est aussi le moment pour les demoiselles de montrer qu’elles sont en âge de se marier…

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La nouvelle année des femmes akha

Les femmes akha sont renommées pour leurs coiffes d’argent – elles pèsent jusqu’à 5 kg – aux formes et décors différents suivant les groupes. Les coiffes – représentant leur statut social et marital dans la communauté – sont très souvent ornées de piastres de commerce, pièces de monnaie en argent datant de l’époque coloniale (de nos jours, les piastres sont de pâles copies). Des perles colorées finissent d’orner leur tête.

Les femmes du village passent beaucoup de temps à confectionner leurs vêtements brodés à la main, agrémentés de bijoux traditionnels qu’elles exposeront avec beaucoup de fierté, tout en exécutant des danses et des chants traditionnels pour les autres villageois. Cette fête est également connue sous le nom de Nouvel An féminin. Le Nouvel An traditionnel qui tombe à la fin du mois de décembre étant, lui, le Nouvel An masculin.

Si les femmes du village sont invitées sur l’escarpolette, seules ou à deux, à se balancer aussi haut que possible pour porter chance et attirer de bons augures au village, chantant et criant à gorge déployée, les hommes peuvent eux aussi se joindre à ce qui ressemble parfois à un envol de casse-cous !

Ko Ti Ah Ber, une belle femme akha, murmurait une chanson folklorique akha. Sa mélodie atteignit le dieu de la Pluie qui logeait au ciel. Attiré par cette musique tribale, le dieu bénit alors le peuple akha en leur accordant suffisamment de pluie pour leurs récoltes. Depuis lors, les femmes de la tribu revêtent de beaux costumes et célèbrent le festival peu la saison des récoltes, espérant que la pluie vienne en suffisance.

La légende sur laquelle repose le Festival Akha de la Balançoire
Fabuleux peuple akha © Facebook – Yochika Photographer (source)

Construction de la balançoire – Un rituel sacré

Une balançoire aux proportions gigantesques © Facebook – มนัสพรถาวรทรัพย์

Chaque année, au sein même du village, une nouvelle grande balançoire est construite à l’occasion du festival, sous la direction du chef du village, très respecté, appelé dzoeuh mah. Les villages sans chef spirituel ne peuvent pas construire de balançoire. Tout d’abord, la balançoire de l’année dernière doit être démontée, quatre longs poteaux sont coupés dans la jungle environnante et deux nouveaux trous de poteaux sont creusés. La nouvelle escarpolette doit utiliser deux des trous de la balançoire de l’année précédente. Tous les participants doivent être vigilants avec leur ombre; la balançoire doit se trouver à un endroit où aucune ombre de maison ne la traverse et les travailleurs qui creusent ne peuvent pas laisser leur ombre passer sur les trous de poteaux.

Les poteaux une fois enfoncés dans la terre, ils forment alors un quadrangulaire d’environ quatre mètres de distance. À ce stade de la construction, une cérémonie est organisée, au cours de laquelle on demande aux esprits de la terre la permission de l’utiliser. Du whisky, du thé, du riz fermenté et des pièces de monnaie sont offerts pour apaiser les esprits de la terre et s’assurer contre tout incident fâcheux.

Les Akha croient que les esprits peuvent influencer à la fois leur vie quotidienne et la fortune des vivants à plus long terme. Par cette cérémonie sacrée et les réjouissances, festins, chants et danses qui y sont associés, les Akha montrent leur respect et leur gratitude envers leurs ancêtres qui, à leur tour, apportent bien-être, prospérité et abondance de récoltes à leurs descendants.

Une fois ce rite important terminé, les hommes grimpent au sommet des poteaux, qui sont ensuite fermement attachés avec des cordes, créant ce qui ressemble au squelette d’un énorme wigwam. Là, sous un lourd joug en bois, on ajoute au sommet de ce grand édifice une longueur de vigne forte et bien sûr tissée, qui fait office de pendule. Lorsque la balançoire géante sera terminée, le dzoeuh mah attachera une poignée de pierre, de vigne épineuse et d’herbe du diable au siège suspendu. La pierre représente la force et la stabilité, tandis que la vigne épineuse et l’herbe du diable sont destinées à améliorer la santé et la prospérité.


Déroulement du festival sur 4 jours

Chacun des quatre jours de cet événement annuel a sa propre signification. Le Centre culturel de la communauté Ban2  Jalae nous les dévoilent.

Premier jour. Connue sous le nom de cérémonie de l’ours jarre, les femmes akha – qui portent leur robes traditionnelles affublées d’un grand nombre d’ornements et ce, jusqu’à la fin du festival – vont chercher de l’eau dans un puits sacré qui servira au rite de E joo e saw. C’est là un rituel qui honore les ancêtres décédés de chaque famille; des brioches de riz collant au sésame noir, du poulet cuit à la vapeur, du vin de riz et du thé chaud sont alors offerts à l’autel ancestral. Il ne s’agit pas d’un riz usuel mais d’un riz collant cultivé dans un champ spécial; il est d’abord cuit à la vapeur puis pilonné dans un pilon en bois, appelé hor tong, jusqu’à l’obtention d’une masse collante. De petites graines de sésame noir appelées luuh seeh sont ajoutées, ainsi qu’un peu de sel; la pâte est ensuite façonnée en gâteaux qui sont offerts aux invités.

Les Thaïlandais nomment cette fête ประเพณีโล้ชิงช้าอ่าข่า ou plus simplement โล้ชิงช้าอ่าข่า (lo ching cha Akha) qui se traduit littéralement par se balancer (โล้, lo), balançoire (ชิงช้า, ching cha) et Akha (อ่าข่า, akha), nom de la tribu en question, donc se balancer sur une balançoire akha.

Deuxième jour. Connue sous le nom de dzoeuh mah, la journée commence par une réunion de tous les membres du village avec le dzoeuh mah qui désigne la personne à qui sera confiée la tâche de construire la fameuse balançoire. Aucun autre rite n’est organisé ce jour-là, à l’exception d’un contact avec les esprits de la terre pour demander la permission d’ériger la balançoire; une journée où aucun animal ne doit être tué. Une fois la balançoire terminée, le dzoeuh mah sera le premier à l’essayer et à donner son approbation. Ensuite de quoi, les villageois peuvent s’amuser avec l’imposante balançoire. La journée s’achève lorsque les familles ont fini de construire pour leurs enfants leur propre balançoire (err ler), beaucoup plus petite, en bambou.

Où les jeunes Akha font des rencontres © Facebook – กาแฟคั่วภูผาฮี้

Troisième jour ou wan lor da ar pew. C’est le grand jour du festival. Toutes les familles se réunissent pour préparer la nourriture de la fête. Les anciens du village mènent leur propre rite : ils bénissent les gens, ainsi que leurs invités, en augurant chance et bonheur pour l’année à venir. Une orgie de nourriture, de boisson, de chants et de danses est promise la journée durant, jusqu’à tard dans la nuit. L’air est alors rempli de rires et de clameurs alors que les participants essaient de se surpasser sur la balançoire, atteignant une hauteur vertigineuse (l’objet est parfois installé en bordure de falaises). Durant ce rituel aérien, les demoiselles chantent, crient et scandent des versets de poésie akha en espérant que les déités leur répondent… et accessoirement qu’un prétendant se manifeste.

Quatrième et dernier jour. Connu sous le nom de jar sar, c’est le dernier jour des festivités. À la tombée de la nuit – vers 18h – le dzoeuh mah, vêtu de sa robe de cérémonie, enlèvera la corde qui relie la grande balançoire qui ne sera dès lors plus utilisée. Les poteaux, eux, resteront en place. Après le repas du soir et l’enlèvement des objets sacrifiés, le festival touche à sa fin.

Vous l’aurez compris : en tant que touriste de passage, les jours à ne pas manquer sont les troisième et quatrième jours qui s’avèrent les plus festifs. Vous aurez alors la possibilité de voir exécutée une danse qui se caractérise par des pas saccadés que les femmes fécondes effectuent en couvrant leur corps et en agitant un éventail. Au début de chaque séquence, elles s’ébranlent en faisant face à l’est, puis elles opèrent un double mouvement de va-et-vient et de rotation dans le sens des aiguilles d’une montre. L’orientation initiale du mouvement est liée à la structuration de leur habitat : les portes principales des habitations font en effet face à l’est, où le soleil se lève, mais d’où proviennent aussi les principales pluies de mousson. Soleil et pluies dont la combinaison est, faut-il le rappeler, essentielle à la vie3. Un motif de leur habit – posè sèta ou « bouton-éventail » – évoque justement cette danse; il symbolise le chemin que parcourt les danseuses.

Voici encore quelques photos d’une précédente édition du festival. Un reportage vidéo vous donne à voir ce festival avec ses préparatifs mais le mieux est encore de le vivre sur place.


Lieux et dates des festivités

En vous rendant dans un village akha, vous verrez alors une porte qui en marque l’entrée. Elle a pour but d’indiquer la limite entre le monde des humains et celui des esprits. Censée protéger le village contre l’extérieur (brigands, animaux sauvages et maladies), vous éviterez soigneusement de la toucher.

C’est donc le chef spirituel du village qui fixe la date des célébrations, qui varient selon les communautés. Elle tombe normalement sur le 120e jour après que le village ait planté son riz. ATTENTION : les règles de cette cérémonie étant très strictes, un report des festivités n’est pas exclu (par exemple en cas de funérailles). Faites donc preuve de flexibilité en vous y rendant.

Fête populaire à Baan Pha Mee et Baan Pha Hee

Au fil des ans, les villages de Baan2 Pha Mee et Baan Pha Hee, distants de 8 km, tous deux à la lisière de la Birmanie, sont devenus les lieux qui accueillent le plus de touristes durant leur Festival de la Balançoire respectif (โล้ชิงช้าอาข่า ดอยผาหมี). Un site naguère visité par feu Sa Majesté le roi Bhumibol le Grand (Rama IX), qui a œuvré afin d’améliorer le sort des minorités ethniques), devenu encore plus populaire depuis l’incident des douze enfants et leur entraîneur – surnommés les Sangliers sauvages – survenu en 2018 dans la grotte Tham Luang, située non loin. C’est l’endroit que nous vous conseillons si vous deviez assister à votre premier festival, notamment pour les nombreux logements proposés, pris d’assaut durant la fête (Phufa Zaje, une auberge parmi d’autres à Baan Pha Mee).

Cette année 2020 et ce pour les deux villages, les festivités commencent le mercredi 26 août pour se terminer le samedi 29 août 2020. Le 3e jour représente comme toujours l’acmé des célébrations. Rendez-vous vous est donc donné ce jour-là, vendredi 28 août 2020, dès 9h30 (cf. l’affiche ci-dessus).

En vous promenant dans le village de Baan Pha Hee, vous tomberez sans doute sur le café Phuphahee (กาแฟภูผาฮี้), un lieu qui vous offre un panorama inégalable. La preuve sur leur page Facebook. À moins que la spectaculaire vue du café Life Museum (สวนคุณปู่), se situant entre les deux villages, ne vous aura retenu (sa page Facebook). Les festivités sont aussi l’occasion de goûter à une nourriture typique (vous verrez alors que les Akha apprêtent merveilleusement les herbes sauvages).

Vue offerte par le café Life Museum à Baan Pha Mee © Facebook

Le village de Baan Pha Hee (ลานโล้ชิงช้าบ้านผาฮี้, ici) est précédé de celui de Baan Pha Mee (หมู่บ้านผาหมี, ). Tous deux organisent leur propre festival, généralement aux mêmes dates. Ils se trouvent au sud du district de Mae Sai, dans la province de Chiang Rai, à la frontière avec la Birmanie voisine. C’est par la route de montagne no 1149 que ces villages voisins se rejoignent, un tracé sur les crêtes que les motards ne pourront qu’apprécier. En continuant la route en direction du sud, vous atteindrez alors le Projet Royal du Doi Tung d’où la chaussée est de bien meilleure qualité.

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Et les autres villages akha

On vous l’a déjà dit, tous les villages disposant d’un dzoeuh mah, chef spirituel équivalent d’un chaman, organise leur Festival de la Balançoire, plus ou moins aux mêmes dates. L’Office du tourisme de Chiang Rai dispose généralement d’une liste des festivités, sans qu’elle soit forcément rendu publique. Si vous êtes du genre aventureux, vous privilégierez alors des villages akha un peu plus reculés.

L’Office du tourisme de Chiang Rai (TAT – Tourism Authority of Thailand) vous renseigne
➥ par téléphone : +66 53 717 433
➥ sur sa page Facebook.

Et c’est cet office qui nous a transmis la liste des célébrations locales4 que voici, tous les villages étant situés dans la province de Chiang Rai. Autre source possible (mais bien moins complète) : le média anglophone Chiang Rai Times (CTN News).

District de Mae Sai (อำเภอแม่สาย) :

  • Ban2 Pha Mee (บ้านผาหมี), Tambol Wiang Phang Kham (ตำบลเวียงพางคำ) : du 25 au 29 août 2020; GPS (20.3996822, 99.8479430), ici. C’est là l’un des deux villages décrits ci-dessus;
  • Ban Pha Hee (บ้านผาฮี้), Tambol Pong Ngam (ตำบลโป่งงาม) : du 26 au 29 août 2020; GPS (20.3511632, 99.8267856), ici. C’est là aussi l’un des deux villages décrits ci-dessus.

District de Mae Fa Luang (อำเภอแม่ฟ้าหลวง) :

  • Bam Mae Toe (บ้านแม่เต๋อ), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.1752434, 99.6123337), ici;
  • Mae Chan Luang (แม่จันหลวง), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก) : du 26 au 28 août 2020; GPS (20.1777201, 99.5944420), ici;
  • Pa Kha Suk Jai (ป่าคาสุขใจ), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.1331036, 99.6347255), ici;
  • Ban A Bae (บ้านอาแบ), Tambol Mae Salong Nok (ตำบลแม่สลองนอก) : du 6 au 9 septembre 2020; GPS (20.1251842, 99.6855992), ici;
  • Ban Thu Mo A-Ne (บ้านทูหมออาเน), Tambol Thoed Thai (ตำบลเทอดไทย) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.2407228, 99.7125280), ici;
  • Phaya Phrai Lao Ma (พญาไพรเล่ามา), Tambol Thoed Thai (ตำบลเทอดไทย) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.3190899, 99.6043639), ici;
  • Phaya Phrai Li Thu (พญาไพรลีถู่), Tambol Thoed Thai (ตำบลเทอดไทย) : du 25 au 28 août 2920; GPS (20.3222079, 99.5980603), ici;
  • Ban Mae Mo Lao Wang (บ้านแม่หม้อเล่าวาง), Tambol Thoed Thai (ตำบลเทอดไทย) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.3283761, 99.6340505), ici;
  • Ban Saen Chai (บ้านแสนใจใหม่), Tambol Mae Salong Nai (ตำบลแม่สลองใน) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.2049808, 99.7537669), ici;
  • Ban Saen Chai Phattana (บ้านแสนใจพัฒนา), Tambol Mae Salong Nai (ตำบลแม่สลองใน) : du 25 au 28 août 2020; GPS (20.2230919, 99.7704982), ici;
  • Ban Sam Yaek Akha (บ้านสามแยกอ่าข่า) : la date n’a pas été fixée ou communiquée. Ce village, dans le district de Mae Fa Luang, réunit plusieurs communautés akha de Mae Salong et est fort apprécié par ceux qui s’y rendent, précisément ici (จุดชมวิวแม่สลองใน), sur l’esplanade Phra Siam Thewathirat, GPS (20.1650671, 99.7088285). Il se trouve sur la route 1130, à l’ouest des fameuses plantations de thé Choui Fong.

Fête aussi à Ban Lo Yo (voir ci-dessous, en fin d’article). Par ailleurs, le village de Pa Kluay (ป่ากล้วย, ici), là-même où se situe le projet royal Doi Tung, organise lui aussi son festival de la balançoire mais cette année, la date nous est inconnue. Même inconnue pour ce qui est du village de Huay Yuak Pa So dans ce même district de Mae Fa Luang.

Le district de Mae Fa Luang recèle encore un village connu dans le monde entier pour avoir hébergé un temps l’homme le plus recherché du monde… Il s’agit de Ban Hin Taek. On vous en parle ci-dessous.

District Mae Chan (อำเภอแม่จัน) :

  • Ban Cho Pa Kha (บ้านจอป่าคา), Tambol Mae Chan (ตำบลแม่จัน) : du 6 au 9 septembre 2020; GPS (20.1318812, 99.9087034), ici;
  • Ban Huai Rai (บ้านห้วยไร่), Tambol Mae Rai (ตำบลแม่ไร่) : du 14 au 16 août 2020; GPS (20.2742195, 99.8257950), ici;
  • Ban Saen Suk (บ้านแสนสุข), Tambol Mae Chan (ตำบลแม่จัน) : du 6 au 9 septembre 2020; GPS (20.1880089, 99.7668812), ici;
  • Rai San Sao Doi (ไร่สีสันซาวดอย, Maesalong Farm), Tambol Pa Sang (ตำบลป่าซาง) : le 12 septembre 2020 (date du spectacle); GPS (20.1748032, 99.7650697), ici.

District de Mae Suai (อำเภอแม่สรวย) : à Ban Mae Chan Tai (บ้านแม่จันใต้), Tambol Tha Ko (ตำบลท่าก๊อ) : du 25 au 28 août 2020; GPS (19.4811567, 99.3227383), ici.

District de Mueang Chiang Rai (อำเภอเมืองเชียงราย, autour de la ville même de Chiang Rai) :

  • Ban Rom Yen (บ้านร่มเย็น), Huai Mae Liam (ห้วยแม่เลี่ยม) : du 25 au 28 août 2020; GPS (19.9157630, 99.6142052), ici;
  • Ban Pang Khon (บ้านปางขอน), Kam Jo (กำจ่อ) : du 25 au 28 août 2020; GPS (19.8997251, 99.6187465), ici;
  • Ban Sri Wichian (บ้านศรีวิเชียร), Tambol Tha Sut (ตำบลท่าสุด) : du 14 au 16 août 2020 (compétitions sportives); GPS (20.0651674, 99.8921203), ici;
  • Festival Akha Dae Khong (งานอ่าข่าแดข่อง, Athu Akhahome) : le 23 août 2020; GPS (19.9421457, 99.8271552), ici.

Pas de date communiquée pour le village Ban Pha Soet Phatthana dans ce district de Mueng Chiang Rai (ici).

Il y a encore d’autres villages organisant le Festival de la Balançoire, notamment au-delà de Mae Salong, dans le district de Chiang Saen (par exemple à Doi Sa Ngo, paisible village du Triangle d’Or), ou encore quelques-uns dans les provinces voisines, Chiang Mai et Phayao.

Comment s’y rendre

Si vous regardez sur une carte les lieux où se situent ces divers villages akha, vous n’aurez nulle peine à imaginer le souci qui sera le vôtre pour y accéder par des moyens de transports publics. Lorsqu’il y en a ! C’est pourquoi l’idéal bien sûr est de s’y rendre à l’aide de votre propre véhicule. Suivant la destination choisie, un 4×4 est parfois recommandé; les motards prendront leur pied en parcourant les routes montagneuses de la province de Chiang Rai.

Autre solution : vous faire accompagner. Jean-Baptiste, ethnologue et patron d’Indochina Trails, est sans doute l’un des plus fins connaisseurs de la région. Vivant en Thaïlande depuis belle lurette, il en maîtrise la langue, tant orale qu’écrite, entre autres langues d’Asie du Sud-Est. C’est l’homme qui vous fera connaître les villages les plus reculés des montagnes du nord thaïlandais, que ce soit en moto ou en 4×4. Ses circuits sont pour le moins originaux. À défaut, Mlle Toto, gérante de notre partenaire, le Swiss-Lanna Tour, aura plaisir à vous accompagner; guide thaïlandaise licenciée pour le nord thaïlandais, vous n’oublierez pas de sitôt son sourire 😄

Et si vous avez l’occasion de venir dans la région du Triangle d’Or, n’hésitez pas à profiter des autres attractions touristiques de la région. On vous donne d’ailleurs tous les détails pour rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai.

NOS ARTICLES SUR CHIANG RAI, LA PETITE SŒUR DE CHIANG MAI :

▶︎ Comment rejoindre Chiang Rai depuis Chiang Mai
▶︎ La splendeur du Temple Blanc (magnifiée par un festival nocturne)
▶︎ Balloon Fiesta au Parc Singha – Le Festival des Montgolfières
▶︎ Festivités du Songkran au nord de la Thaïlande (où l’on aime l’eau)
▶︎ Triangle d’Or. Dormir à la belle étoile sous une bulle, au pied des éléphants
▶︎ Le Festival Akha de la Balançoire, ancien rite de fertilité fêté à Chiang Rai


Ban Hin Taek, village akha d’un baron de la drogue

Bien que ses habitants continuent d’appeler leur village Ban Hin Taek (บ้านหินแตก), termes signifiant « Le village de la roche cassée », The Village of Broken Stone en anglais, la rivière Mae Kham ayant fragmenté une roche à cet endroit), les autorités l’ont officiellement renommé Ban Thoet Thai (ou Ban Therd Thai, บ้านเทอดไทย) qu’on traduira par le « Village qui honore la Thaïlande ». L’on dit que c’est la première implantation des Akha en terres siamoises. Les anthropologues estiment en effet qu’il s’agit du premier village Akha de Thaïlande, fondé en 1903 lorsque les Akha sont entrés au Siam en provenance des États Shan les plus à l’est de la Birmanie voisine.

Au cœur du fameux Triangle d’Or, le village doit sa notoriété à feu Khun Sa, baron de la drogue, de son vrai nom Chang Si-Fu. Pour les habitants de Ban Hin Taek, ce fut un bienfaiteur, construisant des centres de santé, des écoles (ce fut le principal soutien de l’école chinoise de Da Tong), de même que le réseau d’eau. Duangdee Khemmawongse, le chef du village de Ban Hin Taek, se souvient : « Khun Sa est venu vivre à Ban Hin Taek à la fin de 1964, alors qu’il avait environ 30 ans, et il est parti un an plus tard. En 1976, il est revenu avec sa femme et ses enfants. » Khun Sa se désignait comme le libérateur du peuple shan, plaidant pour un État Shan séparé au sein de la Birmanie. Le commerce de l’opium lui a permis d’entretenir une armée qui a compté jusqu’à 20 000 hommes. L’empire de la drogue de Khun Sa a continué à se développer jusqu’au début des années 1980, lorsque l’administration américaine de lutte contre la drogue (DEA) a estimé que « 70% de l’héroïne consommée aux Etats-Unis provenait de son organisation ». La DEA a donc décidé d’agir. Les changements politiques au sein du gouvernement thaïlandais ont précipité la chute de Khun Sa qui a négocié son retrait à Rangoon, où il est mort le 26 octobre 2007.

Arte dresse un portrait du narcotrafiquant Khun Sa, « roi de l’opium » et leader du peuple Shan. Vous pouvez également visionner le clin d’œil de Thomas Chauvineau jusqu’au 12 avril 2021 : Khun Sa, seigneur de l’opium. Wikipédia, comme toujours, vous permet d’en savoir plus (la version anglaise est plus fournie).

De nos jours, Ban Hin Taek est un bourg comptant plus de 3 000 âmes, composé principalement de Akha, la minorité prédominante fondatrice du village, mais aussi des résidents d’autres origines ethniques, dont les Shan, les Yunnanais, les Lisu, les Hmong ou encore les Lahu. Vous y entendrez parler le yunnanais à un coin de rue et l’akha au suivant; l’on peut même entendre parler le thaï avec un accent chinois. Indépendamment du commerce de la drogue – illégal, rappelons-le – le village doit sa prospérité au commerce agricole (tomates, maïs, oignons, ail, pommes de terre…) et au commerce transfrontalier, légal s’entend.

Les maisons de Ban Hin Taek ne sont pas construites dans un style akha mais montrent plutôt des signes d’influence yunnanaise : elles sont construites en torchis et en boue sur un sol solide au lieu des maisons sur pilotis que l’on trouve couramment dans la région. Vous y verrez aussi des lieux de culte très divers : deux temples bouddhistes thaïlandais bien sûr (les wat) mais aussi une mosquée, un grand temple chinois, de même que diverses églises chrétiennes (les évangéliques sont actifs ici au nord, qu’ils soient américains ou asiatiques). Ban Hin Taek offre une diversité culturelle réjouissante. En vous rendant au marché – allez-y tôt, réchauffé par les rayons du soleil – vous pourrez alors vous rendre compte de la multiethnicité du lieu.

Vous ne croiserez pas beaucoup de touriste à Ban Hin Taek. D’ailleurs, son surnom est Ban Lap Lay (le village caché) ! Sur place, la maison de Khun Sa a été transformée en musée. Par ailleurs, vous pourrez visiter les champs d’un producteur de thé. Depuis Ban Hin Taek, il est possible de voir le sommet du Doi Tung, une montagne culminant à 1322 mètres. En parcourant l’étroite route vers l’ouest, vous atteindrez alors en une heure de voiture le Doi Hua Mae Kham, extrémité frontalière qui vous permet d’admirer de magnifiques panoramas que constituent les montagnes birmanes.

Wikipédia vous en apprendra plus sur l’histoire mouvementée du village ces dernières décennies (c’est en anglais). Quant au magazine anglophone de Chiang Mai Citylife, il vous donne des informations pratiques pour y séjourner.


Les Akha, une ethnie minoritaire

Tribu Akha © Facebook – TAT Photograph Section

Les Akha (en thaï : อ่าข่า) sont l’une des minorités ethniques montagnardes les plus petites, les plus pauvres et les moins développées d’Asie du Sud-Est bien que parmi les plus connues des touristes. Les femmes Akha sont célèbres pour leurs beaux costumes traditionnels, très élaborés et on ne peut plus distinctifs. Notez qu’en Chine les Akha sont appelés Hani.

Les Akha ne vivent pas seulement dans le nord de la Thaïlande mais aussi dans le nord du Laos, l’ouest de la Birmanie, le nord du Vietnam et le sud de la Chine (selon un recensement de 1990, ils étaient 1 254 000 dans ce pays). Les chiffres dans les autres pays sont sommaires. D’après certaines estimations, il y en aurait 180 000 au Myanmar, 59 000 au Laos, 10 000 au Vietnam et 40 000 en Thaïlande (une source plus récente les estime à près de 100 000 de nos jours). On les trouve surtout dans les zones montagneuses entre le fleuve Rouge et le Mékong. Beaucoup vivent dans la région du Triangle d’Or (Thaïlande, Myanmar et Laos).

L’ethnie akha est composée de plusieurs sous-groupes ethniques et d’autres groupes associés à des clans et des lignées. Les différents sous-groupes ethniques au sein du groupe akha principal ne se mélangent pas entre les villages et les langues diffèrent considérablement entre eux.

Les Akha sont traditionnellement des agriculteurs semi-nomades pratiquant la culture sur brûlis. Dans certains endroits, ils sont impliqués dans le commerce de l’opium mais n’y sont généralement pas associés autant que d’autres groupes. Les Akha sont détestés par les autres tribus des collines thaïlandaises et birmanes qui les considèrent comme sales, ignorants et violents. Le taux de dépendance à l’opium est très élevé chez les Akha (particulièrement au Laos).

L’histoire des Akha est faite d’une longue migration nord-sud commencée au Tibet aux XVIe et XVIIe siècles (les plus anciens disent qu’elle remonte à plus de 55 générations). On dit qu’ils ont échappé aux rébellions politiques et aux malandrins chinois qui volaient le bétail et pillaient les villages. La plupart des Akha de Thaïlande sont arrivés après la Seconde Guerre mondiale en provenance des États du nord de la Birmanie, politiquement instables.

Petit lexique akha
Bonjour : u du tha ma (en prononçant, en français ou dou tha ma)
Merci : gue long gue ma (gu long gu ma)
Au revoir : u le ma de (ou lé ma deu)

La langue et l’écriture akha. Les Akha parlent une langue tibéto-birmane similaire aux langues parlées par les Lisu et les Lahu. Il s’agit d’une langue tonale sino-tibétaine; il existe plusieurs dialectes. Certains sont si différents qu’ils ne peuvent pas être compris par les autres Akha. De nombreux mots ont été empruntés au thaï, au chinois et à d’autres langues locales. Les Akha n’ont traditionnellement pas de langue écrite mais leur transmission orale est très performante. Après 1949, le gouvernement communiste chinois leur en a donné une; de leur côté, les Thaïlandais et les missionnaires chrétiens ont développé des scripts basés sur le thaï et sur l’alphabet latin.

Les Akha sont à l’aise dans la nature © Facebook – Akha Handmade

Chaque enfant reçoit un nom généalogique dans lequel la première syllabe provient du nom du père et la deuxième syllabe est ajoutée. Tout Akha accorde une grande importance à la « voie Akha » (Akha Way), un système de croyances compliqué qui implique, entre autres, la mémorisation et la récitation de mythes oraux et de noms d’ancêtres masculins. Ainsi, le code Akhazan régit leur vie quotidienne et est transmis oralement d’une génération à l’autre pour assurer la pérennité de leurs traditions. Dès lors, les comportements, attitudes et activités quotidiennes sont conditionnés par leurs croyances akha et des codes complexes.

Le peuple akha fait preuve d’un grand respect pour les êtres humains et les ressources naturelles, tous sous la garde d’un esprit protecteur. La naissance de jumeaux ou d’enfants malformés ou la mort d’une personne en dehors des limites du village sont considérées comme honteuses car on pense qu’elles sont voulues par des esprits mauvais.

Traditionnellement, la religion akha peut être décrite comme un polythéisme : de l’animisme combiné avec le culte des ancêtres. Mais depuis quelques décennies, les missionnaires tant protestants que catholiques ont été très actifs dans les villages akha. De sorte qu’un grand nombre d’Akha se sont convertis au christianisme. Dans de nombreux cas, des villages entiers sont devenus chrétiens, abandonnant de nombreuses croyances religieuses traditionnelles.

En Thaïlande, tout comme les Lahu, les Akha se sont installés dans des endroits accessibles aux touristes. Il faut savoir que de nombreux prostitués en Thaïlande sont issus de minorités ethniques. Dans certains cas, ils sont vendus par leurs parents pour des sommes ridicules.

Une semaine Akha dure 12 jours; pour chaque activité du village, il y a des jours favorables et des jours défavorables. Il y a également une sélection en fonction du jour de la semaine, du mois et de la période de l’année.

Visite royale de Sa Majesté le roi Bhumibol le Grand, Rama IX, à Doi Pha Mee le 11 janvier 1970

Les règles complexes des Akha ont survécu à leur longue histoire migratoire et leurs croyances dominent toujours leur mode de vie. Les traditions des Akha représentent la caractéristique principale de ce groupe ethnique particulier – elles méritent d’être profondément respectées, surtout à la lumière des changements et du développement que les Akha connaissent et dont ils dépendent de plus en plus, le tourisme en faisant partie.

Les informations ci-dessus relatives au peuple akha proviennent du site de référence Facts and Details (que nous remercions au passage). En le consultant, vous en apprendrez bien plus sur l’organisation de la société akha, notamment leurs esprits et dieux, leur mythe de la création, leurs croyances populaires, leurs funérailles et leurs mariages, leurs costumes ou encore d’autres festivals que celui de la balançoire. Tout cela en anglais cependant.

Si vous avez l’occasion de côtoyer des Akha ou de visiter un de leurs villages, vous pourrez alors acquérir des produits akha aux motifs caractéristiques dont la mode sait s’emparer.

L’Office du tourisme thaïlandais, à travers son site Thailand Village Academy, vous présente, en anglais, ce à quoi peut ressembler un séjour – très actif – dans une communauté akha, en l’occurrence celle du village de Lo Yo, à 2000 mètres d’altitude, sur les hauteurs du Doi Mae Salong (un village qui fête lui aussi sont Festival de la Balançoire).

Amae Amowr, guide Akha

Puisque nous nous trouvons avec les Akha dans la région de Chiang Rai, difficile de ne pas vous conseiller les treks proposés par Amae Amowr (oui, Amour). C’est un guide que nous recommandons fortement. Il est lui-même Akha et vous initiera aux secrets de la jungle, vous accueillant dans son village. Notre partenaire, le Swiss-Lanna Tour, vous présentera bientôt en langue française ses prestations. En attendant, jetez un œil à sa page Facebook, à ses services de guide et au musée Akha qu’il a créé.

Nos articles en lien avec les minorités ethniques présentes en Thaïlande :
Festival de la Vie Tribale, qui vous présente brièvement toutes ces minorités ethniques;
9 août – Journée internationale des Populations Autochtones du monde;
Le Festival Akha de la Balançoire, ancien rite de fertilité
29 juillet, Journée nationale du thaï, la langue officielle de la Thaïlande
Commémoration de l’anniversaire de feu le roi Bhumibol Adulyadej, grand défenseur des minorités ethniques de son royaume.

Si donc vous avez l’occasion de visiter le nord de la Thaïlande à cette période – fin août à mi-septembre – ne manquez pas de vous renseigner quant à ces Festivals de la Balançoire organisés là où vivent des Akha, particulièrement dans la province de Chiang Rai (et dans une moindre mesure celle de Chiang Mai). Une période de réjouissances et de célébrations qui vous laisseront un magnifique souvenir.


1 La fête athénienne de l’Aiora et le Symbolisme de la balançoire, un article de Jean Hani paru dans la Revue des Études Grecques (1978)
2 Le terme thaï บ้าน (ban), qui a plusieurs acceptions (maison, foyer, lieu, village), devrait s’écrire ban selon le RTGS – Système général royal de transcription du thaï. Pour une question pratique, nous avons cependant retenu la translittération la plus usitée, à savoir baan, qu’on retrouve souvent utilisée sur Google Maps.
3 Article de Bernard Formoso, Costumes, espaces protégés et « signature ethnique ». Le cas des Hani-Akha du Yunnan (R.P. de Chine) , paru dans Arts Asiatiques (2004)
4 Nous remercions ici Mlle Toto, gérante du Swiss-Lanna Tour, pour l’obtention de cette liste et Jean-Baptiste, d’Indochina Trails, qui a procédé à sa traduction et nous a donné quelques informations reproduites ici, notamment la photo de S.M. le roi Bhumibol et le petit lexique akha. Tous deux pourront vous accompagner au Festival de la Balançoire et plus généralement dans le nord thaïlandais (voir ci-dessus).

Sources éditoriales autres que celles mentionnées :
The Akha Swing Festival Thailand, par Josh, d’Asia Backpackers BLOG for Inspire
Akha celebrate life and fertility with annual Swing Festival, un article du Chiang Rai Times (CTN News)

Source de l’image à la une © Facebook – Amazing Thailand
Article composé le 28.08.2020 et mis à jour le 04.09.2020

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